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  1. https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/31/guerre-en-ukraine-dans-le-donbass-l-imprevisible-issue-de-l-offensive-de-moscou_6128328_3210.html Guerre en Ukraine : dans le Donbass, l’imprévisible issue de l’offensive de Moscou A l’est, l’armée russe est entrée dans Sievierodonetsk. Au nord, Sloviansk et Kramatorsk craignent, après la chute de Lyman, d’être les prochaines cibles. Tandis que sur le front le plus oriental du Donbass, l’armée russe est entrée dans Sievierodonetsk et pilonne la ville voisine de Lyssytchansk (province de Louhansk), elle menace aussi directement, sur le front nord de la région, depuis la chute de la bourgade de Lyman, les deux villes stratégiques de Sloviansk et de Kramatorsk (province de Donetsk) qui, après avoir été sporadiquement visées par des tirs de missiles depuis trois mois, craignent désormais de se retrouver sous le feu de l’artillerie. De la résistance ou non de ces quatre villes dépend le sort du Donbass. A Sievierodonetsk, « les Russes avancent vers le cœur de la ville, la situation est très difficile », reconnaît le gouverneur de Louhansk, Serhiy Hayday. La situation à Sievierodonetsk et Lyssytchansk « est aussi compliquée que possible, c’est aujourd’hui un territoire continuellement bombardé par tous les types d’armes dont dispose l’armée russe, des bombes aériennes, de l’artillerie et des chars. Tout », a indiqué M. Hayday, lundi 30 mai, dans son communiqué quotidien. Les deux villes de la poche de Louhansk ne sont plus reliées à l’ouest du Donbass que par un fragile corridor, lui-même régulièrement bombardé, menant à la ville de Bakhmout, elle aussi menacée par l’offensive russe. Alors que Sievierodonetsk est presque coupée du monde depuis que l’unique pont encore ouvert vers sa voisine est devenu impraticable en véhicule, car en permanence sous le feu ennemi, de rares évacuations de civils et de soldats blessés ont encore lieu de Lyssytchansk. Au nord de Sloviansk et de Kramatorsk, Moscou a par ailleurs confirmé, le 28 mai, avoir achevé la conquête de Lyman. Les derniers défenseurs de la ville se sont repliés vers Sloviansk en faisant sauter un pont sur la rivière Siversky Donets, afin de freiner l’offensive russe. La conquête russe de Lyman a été finalisée, selon diverses vidéos filmées depuis une colline et par des drones de surveillance ukrainiens, par l’usage de bombes thermobariques. Cette arme effroyable, qui déclenche une onde de choc, une privation d’oxygène puis une combustion nettement plus élevée qu’une munition classique, n’est certes pas officiellement interdite, mais elle n’est généralement employée que contre des cibles très spécifiques, tels que des bunkers souterrains. Autour de Lyman, il semble que l’armée russe ait utilisé « l’onde de chaleur », telle que l’arme est surnommée en russe, de manière indiscriminée. Sur ce front, Sloviansk et Kramatorsk craignent d’être les prochaines cibles. « Ce ne sera pas si facile pour l’armée russe de traverser la rivière Siversky Donets, mais nous sommes désormais à portée de leur artillerie », reconnaît le maire de Sloviansk, Vadym Liakh. Même inquiétude à Kramatorsk, où le maire, Oleksandr Goncharenko, estime que « la protection de la rivière pourrait inciter l’armée russe à s’installer dans une guerre de position et à [les] bombarder à l’artillerie, comme ils le font partout ». Si les forces armées ukrainiennes commentent peu leurs opérations, sauf pour dire que l’Ukraine sera « libérée » dans son intégralité, il semble qu’il y ait une différence entre le front de Sievierodonetsk et Lyssytchansk et celui de Sloviansk et de Kramatorsk. Tandis qu’à l’extrême est les soldats témoignent du peu de renforts reçus, et notamment de l’absence d’armes modernes récemment livrées par des pays occidentaux alliés de l’Ukraine, le front nord semble être davantage renforcé. Partout, autour de Sloviansk et Kramatorsk, on creuse des tranchées, on consolide des positions défensives. Des convois militaires sont vus chaque jour en train d’acheminer des troupes et du matériel dans la région. « Une question de semaines » « Nos soldats sont prêts à défendre nos villes », affirme M. Liakh. « Même si elle manque encore d’artillerie lourde et d’armes antiaériennes, notre armée est forte ici », avance aussi M. Goncharenko. Outre la question de l’éventuelle destruction des villes par une artillerie russe puissante et brutale, le problème ukrainien dans le Donbass serait surtout celui du rythme de l’arrivée des armes occidentales. Un officier confie qu’il serait, selon lui, malvenu d’exposer les armes reçues tant qu’elles ne sont pas encore là en quantité suffisante, et qu’elles ne seront engagées sur le champ de bataille qu’une fois qu’elles permettront de lancer de véritables contre-offensives. « En attendant, il faut tenir. C’est une question de semaines… », espère-t-il. Après l’échec de l’assaut russe contre Kiev, puis une première contre-offensive ukrainienne autour de Kharkiv, dans le nord du pays, l’armée ukrainienne vient de lancer une seconde contre-offensive en direction de Kherson, dans le Sud. Il semble donc que ces deux opérations aient bénéficié de renforts et d’armes qui font peut-être encore défaut dans le Donbass. Après de premiers succès vers Kherson ces derniers jours, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé lundi : « Pas à pas, nous libérons notre terre, et nous nous rapprochons du moment où la Russie devra déposer les armes et avancer vers la diplomatie. » Il avait répété, quelques jours auparavant, que, quelle que soit la difficulté de la situation, « le Donbass sera ukrainien ». Le moral des combattants, s’il paraît très aléatoire dans la poche de Louhansk, semble continuer à être au plus haut partout ailleurs. Les soldats ukrainiens se préparent à une guerre longue, et nul n’envisage de déposer les armes avant une victoire. Nul ne croit non plus en l’idée que Moscou serait un jour prêt à négocier une paix respectant l’intégrité territoriale de l’Ukraine. L’heure est donc toujours, avec autant de détermination que dans les jours et semaines qui ont suivi l’attaque du 24 février, à la mobilisation. Lorsqu’on évoque la guerre en Ukraine, les semaines qui passent et l’incertitude quant à l’avenir, Nikolaiy, un infirmier de Kiev engagé volontaire sur le front de Sloviansk, décide de raconter « une belle histoire ». L’homme à la coiffure de cosaque, qui passe ses journées en ambulance à faire des allers-retours entre le front et l’hôpital, a pris en charge la semaine dernière un combattant très gravement blessé. « Il est mort trois fois. Deux dans l’ambulance et une à l’hôpital, raconte Nikolaiy. A chaque fois, nous sommes parvenus à relancer son cœur. » Le lendemain, le combattant devait être convoyé de Sloviansk vers des hôpitaux mieux équipés, à Kramatorsk puis Dnipro. Le hasard fait qu’il tombe de nouveau sur Nikolaiy et ses camarades. « Là, je me suis aperçu qu’il portait le même prénom que moi, et que c’était le jour de son anniversaire. On a arrêté l’ambulance devant une échoppe et on a acheté des fruits et des friandises. On a fêté son anniversaire durant le trajet dans l’ambulance. » Nikolaiy montre une vidéo des infirmiers lui chantant « Joyeux anniversaire ». L’histoire n’est que celle d’un soldat anonyme parmi tant d’autres blessés, d’un survivant, un miraculé. Mort trois fois, ressuscité trois fois. On croit cependant comprendre, à l’œil pétillant et au sourire en coin de Nikolaiy, qu’il est peut-être en train de raconter une autre histoire. Celle d’un pays ébranlé par une guerre d’une ampleur terrible, parfois en train de sombrer, comme ces temps-ci dans le Donbass, mais qui croit en sa résurrection. Rémy Ourdan(Sloviansk et Kramatorsk (Donbass, Ukraine), envoyé spécial)
  2. L’aviation, clé de la percée russe dans le Donbass La cadence effrénée des attaques aériennes semble avoir contribué au récent recul des forces ukrainiennes sur le front du Donbass, dans l’est du pays. Par Emmanuel Grynszpan Trois mois après le début de l’invasion de l’Ukraine, les forces aériennes russes intensifient leurs opérations. L’augmentation des sorties et le recours à de nouvelles tactiques pourraient avoir joué un rôle crucial dans la percée effectuée par l’armée russe, depuis la mi-mai, dans l’est du Donbass, au niveau de la ville de Popasna. De nombreuses images diffusées par le ministère de la défense russe, la télévision d’Etat ainsi que des vidéos postées sur les réseaux sociaux russes montrent des tirs de roquettes et de missiles guidés depuis des Su-25 [avions d’attaque au sol] et des hélicoptères d’attaque contre les lignes de défense ukrainiennes, sur toute la ligne de front entre Donetsk et Sloviansk. Des images montrent aussi l’usage de plus en plus fréquent de drones suicides KUB, commandés à partir de drones ZALA, contre des positions ukrainiennes. L’aviation militaire russe, pourtant dix fois supérieure à son équivalente ukrainienne, avait échoué jusqu’ici à prendre le contrôle intégral du ciel, faute d’avoir pu éliminer le danger représenté par la défense antiaérienne ukrainienne. Au 30 mai, la Russie a perdu 29 avions, 42 hélicoptères et 79 drones. Soit près de trois fois les pertes de l’aviation ukrainienne qui, malgré son infériorité numérique et l’âge moyen plus élevé de ses appareils, est loin d’avoir été anéantie. « L’aviation a probablement joué un rôle important dans la percée effectuée dans le Donbass », explique Jean-Christophe Noël, chercheur au Centre des études de sécurité de l’IFRI. D’un rythme de 250 sorties par jour, on est passé à une cadence de 400 sorties. Il s’agit de procéder à des frappes d’interdiction, avec des bombes qui écrasent tout. Le rôle de l’aviation, dans ce cas de figure, double celui de l’artillerie. C’est une arme de saturation et non de précision. Avec leurs salves de roquettes de 122 millimètres, les Su-25 vont raser toute une zone et faire de gros dégâts « , indique l’expert. Ecraser l’adversaire sous un déluge de feu Sur une chaîne Telegram, un pilote de Su-25 russe, qui se présente comme « Ivanovitch », a diffusé la vidéo d’une attaque et décrit la manœuvre consistant à tirer une salve de roquettes : « D’une hauteur de 200 à 250 mètres, j’ouvre le feu, je quitte le piqué à une altitude de 20 à 25 mètres et je change de régime moteur pour générer une accélération maximale jusqu’à une vitesse de 900 à 950 kilomètres à l’heure. C’est pour éviter les ennuis, car l’ennemi va certainement me tirer dans le derrière avec un Stinger [missile guidé de fabrication américaine]. » L’Ukraine a reçu un nombre important de Manpads, ces systèmes portatifs de défense aérienne (ou missiles sol-air) de type Stinger. Le pays dispose aussi d’un très vaste arsenal de systèmes portatifs soviétiques Igla, qui sont la hantise des pilotes d’avions et d’hélicoptères volant à basse altitude. « Comme les Russes ont encaissé des pertes importantes au début du conflit, ils sont désormais plus prudents et prennent soin de tirer à la plus grande distance possible des lignes ennemies », poursuit M. Noël. « Le Su-25 est le cheval de bataille de l’aviation russe. Cet appareil est un véritable “camion à bombes”. » La tactique russe reste basique et consiste, comme durant la seconde guerre mondiale, à écraser l’adversaire sous un déluge de feu, afin de percer des brèches dans lesquelles des colonnes de blindés vont aussitôt s’engouffrer. Contrairement à la doctrine occidentale, les Russes se contentent d’affirmer très localement leur supériorité aérienne. C’est une méthode éprouvée en Afghanistan, puis en Syrie. Les aéronefs russes doivent aussi prendre garde à ne pas tomber sous le « feu ami » de leur propre artillerie. C’est pourquoi, selon M. Noël, « lorsque l’aviation de Moscou passe à l’attaque, les tirs d’artillerie sont remplacés par le feu d’armes légères comme des mitrailleuses. Celles-ci obligent les soldats ukrainiens à rester abrités dans leurs tranchées, ce qui les empêche de saisir leurs missiles sol-air pour abattre les avions ». « L’aspect le plus compliqué du conflit » Les experts admettent qu’il est très difficile d’évaluer le rôle de l’aviation dans la guerre menée à l’Ukraine par la Russie. « C’est précisément l’aspect le plus compliqué du conflit parce que c’est là où il existe le moins de sources ouvertes d’information », signalait l’expert militaire américain Michael Kofman dans le podcast « War on the Rocks » du 14 mai. Pour lui, il est clair que les Russes ont augmenté leurs sorties aériennes. Mais il observe aussi que « la supériorité aérienne russe sur les champs de bataille du Donbass ne s’est pas transformée en puissance de feu substantielle à cause du déficit de munitions guidées et d’équipages capables de mener des frappes de précision ». Il n’est pas exclu que l’introduction progressive du drone suicide KUB change la donne en termes de précision. Une vidéo récente montre l’un de ces appareils fondre sur une batterie d’obusiers américains M777 fournis à l’Ukraine courant mai. Le KUB semble rater sa cible de quelques mètres. Une vidéo plus récente montre un autre exemplaire de ce même drone s’écraser au beau milieu d’un commando de neuf soldats ukrainiens, qui semblent tous tués ou au moins mis hors de combat par l’explosion. L’expert indépendant russe Pavel Luzin reste toutefois dubitatif sur l’efficacité du couple de drones KUB/ZALA. « Les ZALA [fabriqués dans l’Oural] avaient initialement une vocation civile et commerciale. Ils sont entièrement constitués de composants importés. L’armée les a achetés en raison de la pénurie aiguë de drones militaires, qui n’a été compensée ni par les drones israéliens Forpost ni par les drones [russes] Orlan-10. » Selon lui, la tactique russe ne change pas : les percées ne se réalisent qu’au prix de la démolition totale des villes ukrainiennes.
  3. Le point du jour de Michel Goya la carte Situation générale Evacuation complète du Nord de l’Ukraine. Les trois armées russes engagées à l’Ouest et au Nord de Kiev sont en cours de recomplétement en Biélorussie et probablement inaptes au combat. La 2e AG et la 6eA tiennent la frontière Est entre Soumy et Kharkiv. La 1ère ABG a été transférée dans le secteur Donbass-Nord en vue de la bataille décisive du mois d’avril. Hors Marioupol, les autres secteurs ne font l’objet que d’opérations limitées. Situations particulières Donbass-Nord La zone de combat Donbass-Nord peut être divisée en trois secteurs : Yzioum, rivière Donets face au bastion Sloviansk-Kabarovsk et Severodonetsk. L’ensemble semble avoir été pris en compte par l’état-major de la 1ère Armée blindée de la garde, venu de la région de Soumy, et qui prend sous commandement puis celui d’états-majors de division (3e DM, 144e DM) une dizaine de GTIA de marche et sans doute aussi la 106e Division aéroportée, peu engagée jusque-là. Lorsque cette masse d’attaque sera usée au combat fin avril-début mai, la capacité de manœuvre russe sera réduite à peu de choses. Quoiqu’il arrive à ce moment-là, il sera sans doute nécessaire de procéder à une longue pause opérationnelle. Face à la 1ère ABG, dans le secteur d’Yzium les forces ukrainiennes sont réduites à trois unités régulières : la 25e Aéroportée et les 81e et 95e brigades d’assaut aérien (en réalité des brigades d’infanterie mécanisée). Le bastion Sloviansk-Kabarovsk est solidement tenue par la 57e brigade motorisée et plusieurs unités territoriales ou paramilitaires (police, milices organisées) et Severodonetsk par la 79e brigade d’assaut par air et là encore plusieurs unités territoriales et paramilitaires. Les forces ukrainiennes de la zone représentent 1/6e des forces totales. Elles sont de bon niveau tactique et s’appuient sur des positions solides mais elles sont déjà usées. L’intention russe est clairement à l’Est de s’emparer au plus vite du saillant de Severdonetsk et surtout à l’Ouest de pousser d’Yzium vers Bervinkove, une petite ville de 8 000 habitants à 30 km à l’Ouest de Sloviansk tenue par la 85e brigade. Il n’est pas question pour l’instant de s’emparer du bastion urbain Sloviansk-Kabarovsk mais de le contourner. Donbass-Est Le 2e Corps d’armée LNR accompagne par l’Est l’action russe contre Severodonetsk et tente plus au Sud de s’emparer de Popasna tenue par la 24e brigade mécanisée ukrainienne. Le 1er Cors d’armée DNR tente toujours de progresser vers l’Ouest depuis la ville de Donetsk sur la N15 et surtout l’autoroute E50 mais la 95e brigade d’assaut aérien résiste sur des positions fortifiées. Donbass-Sud Les Russes progressent toujours dans Marioupol mais très lentement. L’incertitude est complète sur la date de la prise de la ville. Il paraît difficile d’imaginer que la 150e division motorisée russe soit capable d’enchaîner un nouveau combat à l’issue, par exemple en direction de Zaporijjia. Equilibre des forces dans la ligne Sud Donbass entre trois brigades ukrainiennes en défense (59e, 56e et 53e motorisées/mécanisées) et la 42e division motorisée russe. La prise de Zaporijjia serait d’un grand intérêt pour les Russes mais ils se contentent pour l’instant de bombarder la ville, en attendant sans doute les moyens d’une attaque. Sud-Ouest Attaques ukrainiennes Kherson depuis Kryvyi Rhi et Mykolayev. La reprise de Kherson par les forces ukrainiennes et le franchissement du Dniepr serait un coup très dur porté aux Russes, mais c’est très peu probable. Notes La structure de base de l’armée de Terre russe est le « GTIA lourd » de 800 à 1000 hommes, à 120 véhicules blindés dont une puissante artillerie (il s’agit en fait d’un bataillon de « mêlée » et d’un bataillon d’artillerie accolés). La structure ukrainienne est différente avec des « GTIA légers » de 300 à 500 hommes, de différentes configurations en fonction de leurs équipements majeurs, mais presqu’entièrement de mêlée. Les GTIA russes sont réunis par deux, trois ou parfois quatre, dans des brigades indépendantes ou des régiments incorporés dans des divisions blindées ou motorisées, brigades ou divisions commandées par des armées. Les GTIA ukrainiens sont regroupés par trois ou quatre, avec un groupement d’artillerie dans une brigade d’environ 3 000 hommes. En fonction du dosage des types de GTIA, l’armée ukrainienne dispose d’une trentaine de brigades de différents type (blindées, mécanisées, motorisées, montagne, légère, assaut aérien, aéroportée, infanterie navale). Au niveau tactique (le combat local), il existe un seuil de densité de forces sur les points de contact en dessous duquel on n’exerce pas assez de puissance de feu pour être efficace et au-dessus duquel on ajoute surtout des pertes. Cela conduit à des rapports de volumes souvent proches (très rarement supérieurs à 2 contre 1). Le GTIA Ukrainien semble mieux adapté que le russe, à la fois lourd à commander, insuffisant en troupes de contact et moins efficace dans ces feux indirects face à un adversaire en défense dans une localité ou dans une position très retranchée, ce qui est souvent le cas. Les expériences russes réussies de 2014 et 2015 ont pu être trompeuses dans la mesure où les GTIA bénéficiaient de l’infanterie des milices séparatistes et où les unités ukrainiennes moins bien organisées n’étaient pas dans des positions aussi solides. L’organisation générale ukrainienne est zonale avec quatre commandements régionaux qui combinent ces brigades de manœuvre, des éléments organiques (une brigade d’artillerie et un bataillon de reconnaissance par région, par exemple), les bataillons territoriaux de réservistes et les bataillons de volontaires divers souvent rattachés au ministère de l’Intérieur, pour former des groupements ad hoc de défense de zones. Ces groupements de zones, par exemple à Chernihiv articulés autour de la 1ère brigade blindée ukrainienne, ont pu résister chacun à une armée complète russe. De l’importance des réserves, dans l’armée territoriale bien sûr mais aussi dans l’armée régulière avec notamment un tiers des brigades les plus lourdes. Sans réservistes, l’armée ukrainienne n’aurait sans doute pas résisté, et avec de réelles unités de réserve professionnelles, l’armée russe ne se trouverait pas dans cette situation.
  4. Tu peux développer ton propos et tes croyances ? Je suis encore récent ici et je ne connais pas les positions des uns et des autres ni même d'ailleurs l'état moyen de connaissance et compréhension de l'urgence écologique (qui est triple, urgence climatique, destructions systémique de la biodiversité et destructions des habitats naturel) par les contributeurs du forum et plus généralement auprès "des militaires". Mais j'imagine qu'une majorité ont compris qu'il ne s'agit pas de délire de bobo écolo et autres hippies ne comprenant rien aux "choses sérieuses" ni même de conséquences à plusieurs dizaines d'années. (dans la notion de stratégie globale, on est bien sur le temps long hein?) Les conséquences sont déjà visible (hausse en nombre et/ou en intensité des évènements climatiques extrême) , particulièrement depuis quelques années et vont augmenter de manière exponentielle dans les années à venir. L'impact à long terme et les répercussions politiques sont immense et dramatique, le coût de l'inaction climatique est supérieur à l'effort qu'il faudrait fournir pour la réduction d'émission de Co2 notamment. Les premiers, et ceux qui vont morfler le plus fort sont les plus pauvres (pour changer). Rappel, si tu es smicard français, tu fais partie des 10% des plus riches de la planète. Mais tout le monde va morfler, vous et particulièrement vos enfants. (sauf peut-être les ultra-riches et je doute qu'il y en ait beaucoup sur le forum) Donc évidemment que ceux qui galère à manger, ceux qui doivent se battre pour survivre ont d'autres chats à fouetter. C'est bien pourquoi c'est à nous (européens, éduqué, étant plutôt sur les besoins secondaire de la pyramide de maslow) de prendre le problème à bras le corps (et aussi car c'est bien le capitalisme, l'extraction fossile et globalement "l'occident" qui a induit cette fuite en avant et dissimulé/nié la prise de conscience/l'action) Ceci étant dit, je ne suis pas spécialiste, ni scientifique et donc pas un super interlocuteur. J'ai juste lu et regardé beaucoup de choses (et j'ai l'esprit critique, je suis un pragmatique, joueur de poker qui résonne quasi toujours avec Ev+ (l'Expected Value)(la rentabilité sur le long terme) Je vous invite donc tous, ceux que ça intéresse mais et surtout ceux qui sont très très loin de ça et soit qui considèrent que c'est loin d'être une priorité d'aller lire les différents volets du dernier rapport du GIEC (c'est le minimum, sérieux)(y'a des synthèse bien faite) et d'aller jeter un œil sur le site de bonpote qui fait un travail de synthèse et de vulgarisation et de pédagogie impressionnant
  5. J'ai tenté la génération automatique de sous titre youtube et c'est assez peu concluant. (c'est un euphémisme) Est-ce que tu postes là pour traduction par un russophone ou est-ce que tu as pu en tirer quelque chose? Si oui, qu'est-ce que tu en ressors?
  6. La première génération de JAPD je crois. (j'suis de 1981) Mon rapport avec le militaire, c'est lors de la première journée la présentation d'une double page du programme télé et des questions du style: Quand se déroule l'émission "Le Bigdil" (ou un truc du genre) J'avais trouvé ça un peu ridicule.... avant de me rendre compte le nombre de personnes ayant du mal à piger les consignes/lire correctement le programme TV ! Donc pas d'expérience dans l'armée mais j'ai beaucoup regardé du Starcraft 2 sur Twitch, ça compte? P.S. Dans x années, quand les drones et autre robots rempliront les champs de batailles, ça serait bien d'être dans le camps des coréens ! Sont balèze !
  7. S'il n'y avait que la fédération internationale de chats, la fédé de biathlon et de judo et les restaurateurs québécois proposant "la poutine", ça serait ridicule. Là, c'est l'accumulation / constellation de sanction/bannissement qui compte. L’intérêt est double (au moins) - Atteindre/semer le trouble directement à l'intention de la population russe qui n'a principalement que le narratif de la télé russe (en tout cas pour ceux qui ne cherche pas [particulièrement] à s'informer) - indignation / émotion / sanctions internationale (particulièrement le monde du sport) dans le domaine du civil "permet" la mise au ban de la Russie dans la communauté internationale dans sa définition la plus large et incite ses soutiens potentiels à la prudence: typiquement, la Chine est très (très) attentive à son image à l'internationale. (source Le Monde) (désolé que mon premier post soit un poil HS, ça aurait plus sa place dans répercussions géopolitiques et économiques) Et sinon, mettre l'extrême gauche française au niveau de l'extrême droite française sur le soutient à Poutine c'est juste ridicule et factuellement faux (proximité idéologique, financement de campagne, déclaration de "sympathie", visite diplomatique, etc...) (et pourtant, je n'apprécie pas du tout le positionnement à l'internationale de Mélenchon) Pour revenir à l'opérationnel: L'Ukraine annonce une action de masse imminente (ça veut dire quoi d'ailleurs imminente en temps de guerre? plusieurs heures, 2 jours ou une semaine?) dans l'est. Quid des renforts (armée régulière et volontaire de la territoriale) ukrainiens en provenance de l'ouest et/ou de Kiyv ? Ont-il besoin d'homme ou de matos principalement? J'imagine que ses renforts sont zieuté par le renseignements russe et qu'il est nécessaire de se dispatcher pour ne pas être une cible trop attrayante pour l'aviation/les missiles russes. Est-ce que le soutient sera suffisant pour tenir? Au passage, merci à tout ceux qui postent des cartes, des fois "sur-grimé" par leur soins pour aider à la visualisation et la compréhension de combats et objectifs militaires micro et ceux qui prennent le temps d'expliquer les stratégies/tactiques. C'est précieux pour les profanes (comme moi)
  8. Bonjour a tous J'ai débarqué sur ce forum complétement par hasard lorsque le fil "Guerre Russie Ukraine 2022+: Opérations militaires" avait un peu plus de 300 pages parce que je cherchais à obtenir plus de détail sur les opérations militaire au 4ème jour (de mémoire) de l'attaque Russe et à comprendre si effectivement la "seconde armée du monde" était bien en train de se foirer. C'est donc une bête recherche google qui m'a fait arriver là. Depuis, je geek-me tient au courant sur ce fil là et sur les celui des répercussions géopolitiques et économiques. Quarantenaire, jeune père de deux filles, militant climat, gauchiste, amateur (monomaniaque) de jeux de stratégie (Twilight Struggle = meilleur (ou l'un des) jeu de plateau (et online)de stratégie à 2 joueurs, avec comme toile de fond la guerre froide ndlr), de sport (le biathlon, ça gagne!), séries (Des gens ici pour me dire que la série Chernobyl, que j'ai trouvé très bonne et très en phase avec l'urgence climatique, bah en fait c'est de la merde?) ... Venu se présenter pour pas me faire houspiller par Akhilleus si je me décidais à poser une question sur l'un des fils que je suis. Bien à vous !
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