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AIR-DEFENSE.NET

Manuel77

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  1. En fait, les astres sont favorables au FCAS franco-allemand si l'on veut considérer l'opinion publique allemande : Les positions politiques de la France et de l'Allemagne sur l'Ukraine sont similaires. On agit avec prudence. La plus grande capacité d'action militaire de la France est parfois mentionnée de manière élogieuse dans les médias. Il n'est pas nécessaire de créer des emplois en Allemagne. Chaque jour, nous entendons dire qu'il y a trop peu d'ingénieurs, de techniciens et surtout d'informaticiens. L'économie réclame à cor et à cri du personnel qualifié. N'importe quel imbécile avec deux bras et deux jambes trouve sans peine un emploi (je parle par expérience, nous avons des jeunes qui sortent de l'école et qui peuvent choisir les places d'apprentissage malgré des notes catastrophiques). Dans cette situation, pourquoi établir une industrie nationale entièrement nouvelle ? On a besoin de cerveaux pour les énergies renouvelables, que les médias ne cessent de réclamer. On écoute plutôt l'armée allemande, qui veut des armes fonctionnelles. C'est vrai, la Bundeswehr aime acheter américain. Mais ce n'est pas une option de vouloir renoncer complètement à sa propre construction aéronautique et de tout miser sur le F-35. Il y a aussi de l'anti-américanisme dans une partie de la gauche, mais pas d'antigaullisme dans aucun camp politique. La politique américaine est perçue comme de plus en plus imprévisible. Un FCAS avec d'autres Européens, sans la France ? Cela ne serait technologiquement possible qu'avec la Grande-Bretagne. Or, il se trouve que Johnson est détesté dans nos médias. En comparaison, Macron apparaît comme l'exemple type d'un professionnel fiable. Le FCAS franco-allemand est tout simplement le meilleur compromis du point de vue allemand.
  2. Un nouvel article du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung). C'est le journal le plus important du spectre conservateur/de droite (proche de la CDU/FDP).https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/unternehmen/warum-europas-groesstes-ruestungsprojekt-zu-scheitern-droht-18121033.html Les "Future Combat Air Systems" devraient en fait donner naissance à des avions de combat ultramodernes - mais la méfiance mutuelle est désormais grande. Les brevets, les emplois et le contrôle des exportations sont en jeu. L'avenir du Future Combat Air Systems (FCAS) reste incertain - un an jour pour jour après que le Bundestag a donné son feu vert au financement du projet d'armement européen le plus coûteux, estimé à 100 milliards d'euros. Il réunit un avion de combat, un essaim de drones et un nuage de combat, a été décidé par l'Allemagne, la France et l'Espagne après des années de lutte et doit remplacer les avions de combat Eurofighter et Rafale en 2040. Mais les négociations entre les entreprises concernées sont au point mort. La division défense d'Airbus, basée en Bavière, ainsi que Dassault Aviation en France et Indra Sistemas en Espagne sont d'accord sur six des sept lots de travail. Mais la pièce maîtresse du projet FCAS, l'avion de combat, n'avance pas. Le calendrier vacille : l'accord "avant le début de l'été", évoqué en février dans le F.A.Z. par Michael Schöllhorn, directeur de l'armement chez Airbus, n'a pas été conclu - malgré l'attaque de la Russie contre l'Ukraine et le "changement d'époque" proclamé à Berlin. De nombreux intérêts en conflit Le point d'achoppement des négociations reste le développement de l'avion de combat. Certes, Airbus et Dassault se sont mis d'accord pour que les Français s'occupent de la construction du fuselage et du cockpit, tandis que la partie allemande se charge de la construction des drones et de la mise en place du nuage de données. Mais la méfiance est grande des deux côtés. Les brevets, les emplois et le contrôle des exportations sont en jeu. "Nous restons confiants pour trouver un accord sur le FCAS dès que possible, tant au niveau industriel que politique", a affirmé mercredi Bruno Fichefeux, directeur du programme FCAS chez Airbus, lors d'un entretien avec le F.A.Z. Mais il ne nie pas que le bras de fer se poursuit. En ce qui concerne l'avion de combat, "on a encore actuellement une vision différente de celle de Dassault de ce que signifie la coopération", dit Fichefeux. "Partenaire principal" plutôt que fournisseur de Dassault, c'est ainsi qu'Airbus définit sa conception de la construction du chasseur FCAS. Cela concerne notamment les commandes de vol et la fonction furtive. On reconnaît aux Français le rôle de leader dans le domaine des avions de combat, mais on attend d'eux qu'ils consultent en permanence les Allemands sur ces points technologiquement sensibles. Les commandes de vol sur le site de Manching font finalement partie de la "spécialité" d'Airbus. Le point de vue des Français est différent. "Ce que j'ai fixé comme ligne rouge, c'est qu'il y ait un leader", a déclaré le PDG de Dassault, Éric Trappier, en mars. Il a annoncé un retrait partiel de ses ingénieurs du projet - et n'a cessé depuis de durcir le ton. Trappier n'a même pas exclu publiquement un échec. Il y aura de toute façon un retard important : L'objectif de développer le FCAS d'ici 2040 n'est plus réaliste, a-t-il déclaré il y a deux semaines lors d'une manifestation à Paris. Il faut se préparer pour les années 2050. Les affaires avant tout Trappier n'a pas dit comment il en était arrivé à ce retard. Le patron de Dassault a refusé un entretien avec le F.A.Z.. Un porte-parole de l'entreprise a justifié cette décision par la "phase politique sensible" dans laquelle se trouve la France en vue des élections législatives. En France, Trappier a la réputation d'être un homme d'affaires acharné. Les récents succès à l'exportation du Rafale construit par Dassault ont, selon les dires, encore élargi la poitrine du manager. Ses déclarations sont alimentées par la droite politique en France, où l'on a toujours regardé FCAS d'un œil critique. La récente décision de Berlin de remplacer une partie de la flotte de Tornado par des avions de combat américains F-35 a renforcé le scepticisme selon lequel les Allemands sont finalement plus proches des Etats-Unis que des Français. Compte tenu de la nouvelle majorité au Parlement, il ne faut pas s'attendre à un nouveau souffle de Paris pour FCAS. Les fournisseurs potentiels de FCAS espéraient à l'origine que le président Emmanuel Macron, avec une majorité au Parlement, ferait plier Dassault et mènerait le projet dans la dernière ligne droite. Il en a été autrement. La balle reste donc dans le camp des entreprises. Chez Airbus, on exclut toutefois un échec de ce projet colossal. "Le FCAS est tout simplement trop important", déclare le directeur de programme Fichefeux. A cela s'ajoute le fait qu'une seule partie ne peut pas assumer financièrement ce projet prestigieux et coûteux. "La coopération européenne entre les deux nations dirigeantes que sont l'Allemagne et la France n'a pas d'alternative, elles doivent tirer ensemble dans le même sens pour une Europe unie", explique Fichefeux. Un sujet potentiellement conflictuel Le risque d'échec est grand, comme le montre l'histoire : jusqu'à présent, Dassault s'est montré très original pour les coopérations européennes. En 1957, lorsque l'armée allemande a voulu équiper la Luftwaffe d'un intercepteur moderne, le fabricant américain Lockheed-Martin avec son Starfighter et Dassault avec son Mirage 3 figuraient parmi les candidats présélectionnés par les militaires. Mais le constructeur français n'a pas voulu remplir l'exigence du ministre allemand de la Défense de transférer une partie de la production et de l'assemblage sur les sites allemands de l'avion en cas d'adjudication. Cela n'a pas posé de problème à son rival américain, qui a obtenu gain de cause auprès de la Luftwaffe. La coopération de Dassault avec le consortium Eurofighter, fondé en 1983, s'est avérée tout aussi difficile. Les Français participaient à l'origine, avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Italie, à cette tentative d'uniformisation de l'équipement des forces aériennes en Europe. Mais Dassault a insisté sur un statut particulier : il voulait être le leader du système pour la construction de l'Eurofighter et assumer 50 pour cent de la part de travail. Les autres partenaires ne souhaitant pas répondre à ces demandes particulières, Dassault s'est retiré de l'alliance en 1984 et a construit le Rafale, successeur du Mirage. En 1985, l'Espagne a comblé le vide dans le consortium Eurofighter. ----------- La droite politique en France ? Ce monsieur allemand ne connaît pas encore air-defense.net . Comme Daniel dans la fosse aux lions!
  3. Oui, celui qui a le mal n'a pas besoin de s'occuper des moqueries (Wer den Schaden hat, braucht für den Spott nicht zu sorgen). Il y a quelques jours, le politologue bulgare Ivan Krastev a déclaré sur notre télévision que "La fin de l'histoire" de Fukuyama n'était qu'un livre pour le monde, mais une merveilleuse réalité pour les Allemands. C'est vrai, c'était un peu comme à Disneyland. Tout est très beau. Mais j'ai quand même quelques objections. Premièrement, un pays n'a-t-il pas le droit de prendre un peu de vacances de son histoire ? L'histoire a joué un mauvais tour à l'Allemagne (même si c'est souvent de sa faute). Deuxièmement : qu'en est-il des autres grands Européens 1989-2022 ? Quels exploits géopolitiques la France, l'Italie ou l'Espagne ont-elles accomplis ? Ou la Grande-Bretagne ? Il n'y a pas de honte à ne pas être au centre de l'actualité mondiale. Pour le dire plus simplement, toute l'Europe occidentale a passé de bonnes vacances. Troisièmement, l'évaluation du rôle militaire de l'Allemagne est quelque peu biaisée. De nombreuses contributions présentent les choses comme si l'on avait eu ici quatre-vingts ans de paix. C'est faux. C'était l'État de la ligne de front pendant la guerre froide, avec un effort de défense considérable (900 F-104, 4600 chars de combat en 1985, 18 mois de service militaire dans les années 60). La situation n'est donc pas totalement inconnue. Quatrièmement, l'ironie est que, d'une certaine manière, la période de 1945 à 1989 était également considérée en Allemagne comme des "vacances de l'histoire". Je me souviens encore de cette blague des années 80 : la Bundeswehr attendait à la frontière que de vrais militaires arrivent. Je me souviens aussi de l'arrogance de certains jeunes soldats allemands après les missions au Kosovo et en Afghanistan, qui se moquaient de leurs camarades plus âgés de la guerre froide en les qualifiant de "guerriers d'entraînement" et d'inexpérience opérationnelle. A l'époque, la presse avait perçu que l'Allemagne s'était désormais réveillée du sommeil de la guerre froide et qu'elle apprenait désormais la géopolitique. Cinquièmement, en comparaison avec les efforts d'armement chaotiques qui ont dû être entrepris en force à partir de 1953 après la création de la Bundeswehr, la situation actuelle est une promenade dans le parc.
  4. Nouvelle norme : Renouvellement du traitement des données Changement de radar Hensoldt avait déjà équipé le premier lot K130 de son radar TRS-3D. Pour le deuxième lot de cinq navires qui vient d'être commandé, le TRS-4D moderne sera livré dans une version avec une antenne rotative mécanique (TRS-4D Rotator), qui est également sous contrat, entre autres, pour le Littoral Combat Ship de l'US Navy. Il fait partie d'une famille de produits qui comprend également le radar de défense aérienne au sol TRML-4D. Changement du canon (ancien canon 76/62 Compact) Leonardo a signé un contrat avec le Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr, le bureau fédéral allemand chargé des acquisitions de défense, pour fournir sept systèmes OTO 76/62 Super Rapid qui équiperont les nouvelles corvettes K130 de la marine allemande. Le contrat comprend également la formation et la fourniture de pièces détachées. Problèmes : Un article de journal de 2011 La boîte de vitesses grince, l'embrayage est défaillant, l'électronique fait des siennes : cinq corvettes modernes devraient faire la fierté de la marine - mais ces navires, qui ont coûté 1,2 milliard, sont surtout source d'ennuis. Le ministère de la Défense est confronté à un désastre - alors que les problèmes sont faits maison. Lors du baptême, le secrétaire d'État avait fait l'éloge de ce projet de 1,2 milliard d'euros, le qualifiant de "preuve de la grande capacité de l'industrie navale allemande". Mais ces louanges étaient un peu prématurées ; le projet s'est transformé en désastre. Aucune des cinq corvettes, qui étaient encore célébrées il y a quatre ans comme "les navires de guerre les plus modernes de l'OTAN", n'est encore opérationnelle aujourd'hui : Un arbre de transmission s'est brisé, des problèmes électroniques sont apparus et la transmission a sa propre histoire, longue et grinçante. Depuis peu, les embrayages des boîtes de vitesses des bateaux posent problème. Parfois, il s'agissait simplement de vis desserrées. L'avenir du K130 est toujours incertain. D'après les recherches menées par le magazine télévisé Panorama Nord de la NDR, qui prévoit de faire un reportage sur l'affaire mardi soir, le commandement de la flotte estime actuellement que l'escadron ne sera pas opérationnel avant 2014. Les charges de ses autres équipages sont "incomparablement plus élevées", car les corvettes restent indisponibles, a constaté l'inspecteur de la marine Axel Schimpf. D'une part, les tristes corvettes dans les ports allemands sont le symbole des nombreux projets d'armement malsains de la Bundeswehr, d'autre part, ces problèmes en particulier semblent être faits maison. À l'époque du gouvernement fédéral rouge-vert, l'Office fédéral de la technique militaire et des achats, compétent en la matière, a été largement laissé de côté lors de la planification des corvettes. "On a renoncé autant que possible à prescrire des principes de construction et des règles de construction", notait il y a neuf ans le responsable de la planification au sein de l'office fédéral. Grâce à la privatisation du projet et à l'absence de contrôle de la part de l'État fédéral, le projet devait être mis en œuvre plus rapidement - et être moins cher. C'était une erreur. Il y a aussi un peu de malchance - des engrenages défectueux pour les bateaux ont tous dû être démontés et remplacés à grands frais. Ils provenaient d'un fabricant suisse (MAAG) qui s'était appuyé sur un sous-traitant polonais devenu entre-temps insolvable. Le fabricant suisse a entre-temps été repris par son concurrent allemand Renk AG, dont l'offre de transmissions avait été jugée trop chère par le consortium de chantiers navals allemands responsable de la construction des corvettes. Il n'y a pas que la boîte de vitesses qui craque et grince ; les travaux de réparation sont devenus assez confus, du moins pour les profanes. Deux des navires ont certes été mis en service, mais cela ne signifie pas qu'ils sont réellement opérationnels. Ils partent de temps en temps pour des essais en eau froide ou en eau chaude, mais reviennent généralement malades. C'est ainsi qu'en février de cette année (2011), lors d'un nouveau voyage d'essai en mer du Nord, des problèmes sont apparus avec la climatisation, car lors de la construction des navires, on n'avait manifestement pas suffisamment pensé à une bonne aération. Des moisissures et de l'eau de condensation se sont formées dans le navire. Il y a quelques années, des nuages de gaz d'échappement dans le pont inférieur avaient provoqué des nausées chez un équipage. Cette semaine, deux navires partent pour une croisière d'essai dans les eaux tropicales et un officier de marine prédit rapidement des problèmes liés à la chaleur.
  5. Le fait que le SPD soit traditionnellement moins orienté vers le transatlantisme que la CDU s'y oppose. Klingbeil fait partie du "Seeheimer Kreis", c'est-à-dire de la "droite" du SPD. Mais cela ne dit rien sur sa position concernant la France. C'est ici qu'un autre aspect de son discours est expliqué : https://taz.de/Kongress-der-Friedrich-Ebert-Stiftung/!5862123/ Le processus d'adhésion "ne doit pas s'enliser dans les rouages de la bureaucratie bruxelloise, mais doit être compris comme un projet géopolitique", a exigé Klingbeil. Reste à savoir s'il est judicieux d'associer l'exigence de rapidité dans l'admission de nouveaux membres à des attaques contre la bureaucratie et de se servir d'un préjugé courant contre Bruxelles. Cela fait resurgir un débat qui existait déjà dans les années 90 : l'élargissement n'est possible qu'en cas de réforme de l'UE. Comme le chancelier Scholz avant lui, le chef du SPD a souligné que l'UE devait rester capable d'agir même avec plus de membres. "C'est pourquoi nous devons supprimer le principe de l'unanimité, par exemple en matière de politique étrangère ou de politique financière et fiscale", a déclaré Klingbeil. Cette idée est également connue. La mettre en œuvre sera toutefois une tâche exigeante pour la "nouvelle puissance dirigeante qu'est l'Allemagne". Le mot France n'a pas été prononcé dans le discours de Klingbeil. ------------------------------ N'est-ce pas aussi la ligne française que de vouloir supprimer la règle de l'unanimité ? Mon interprétation : on ne sait pas encore comment Klingbeil souhaite ajuster les pôles Europe/Transatlantique.
  6. La tournée de Habeck à Canossa: "Voilà. Mais je ne vais vraiment pas plus loin"! https://fr.wikipedia.org/wiki/Pénitence_de_Canossa
  7. Le chantier naval MV Werft est en faillite. Il construisait jusqu'à présent des navires de croisière. Fait intéressant : deux des sites semblent avoir trouvé des acheteurs. La marine allemande veut acheter le site de Rostock. Elle souhaite y reprendre 500 ouvriers et assurer la maintenance de ses corvettes. TKMS (ThyssenKruppMarineSystems, un chantier naval militaire) veut acheter le site de Wismar. Il est prévu d'y construire des sous-marins avec 800 ouvriers. La guerre en Ukraine a redistribué les cartes Il pourrait s'agir de corvettes, de frégates et surtout de sous-marins, comme l'a expliqué le directeur général de TKMS, Oliver Burkhard. L'achat du chantier naval représente un "très bon complément stratégique". "L'occasion - la guerre en Ukraine - nous nous en serions volontiers passés". Mais en raison du "recalibrage de la politique de sécurité" suite à la guerre russe contre l'Ukraine, les navires de la marine seraient très demandés par les clients publics. Les carnets de commandes de TKMS devraient être remplis bien au-delà de 2030. Burkhard n'a pas tari d'éloges sur le site. Il a parlé d'un "excellent personnel" et d'un "site exceptionnel". "Nous pensons qu'ensemble, nous allons réussir ici. Nous resterons ici à long terme". https://www.ndr.de/nachrichten/mecklenburg-vorpommern/Thyssenkrupp-Marine-Systems-kauft-MV-Werften-Wismar,mvwerften538.html https://www.tagesspiegel.de/politik/einmalige-gelegenheit-durch-insolvenz-bundeswehr-will-offenbar-rostocker-mv-werften-kaufen/28253214.html
  8. Je ne suis pas un expert de l'industrie de la défense allemande. Je peux te parler de l'"âme" allemande ou de la politique/histoire. Cet article te fournit une interprétation : le chef de Rheinmetall, Papperger, veut faire pression sur le gouvernement de Berlin. Il l'a déjà fait lorsqu'il a déclaré qu'il pouvait livrer des Marder à l'Ukraine (le gouvernement en a été irrité). https://www.wiwo.de/politik/deutschland/rheinmetall-chef-papperger-der-taktiker-vom-rhein-macht-tempo/28426322.html Il ne faut pas oublier que Rheinmetall est basé à Düsseldorf, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où le lobby est puissant. Les gouvernements de ce Bundesland/region alternent entre CDU et SPD, donc tout le monde est intéressé. KMW est basé à Munich, en Bavière. La CSU y gouverne pour l'éternité. C'est également un lobby puissant en Allemagne. Globalement, je suppose que les politiques vont essayer de conserver les deux constructeurs.
  9. Existe-t-il des idées pour réaliser le MGCS sous la forme d'une casemate ? Si tous les concepts prévoient un canon automatique de 20 à 30 mm, on pourrait se passer de la grande tourelle et disposer d'un moyen capable de réagir rapidement à des menaces à 360 degrés. Même en ville, la mitrailleuse pourrait suffire avec une grande mobilité/élévation. https://de.wikipedia.org/wiki/VT1_(Panzer)
  10. Le nouveau président du SPD, Lars Klingbeil (il s'agit d'une double direction avec Saskia Esken), a laissé entendre que son parti allait changer de cap vers la Russie et Realpolitik. Klingbeil a refusé de faire son service militaire, son père était militaire de carrière. Klingbeil est considéré comme un ami de l'armée allemande et aurait sans doute aimé devenir ministre de la Défense. https://www.n-tv.de/politik/Klingbeil-mutet-der-SPD-einiges-zu-article23412534.html https://www.sueddeutsche.de/politik/spd-klingbeil-zeitenwende-grundsatzdebatte-1.5606471 Des déclarations : Fermer les yeux sur la réalité mène à la guerre. "Pour moi, la politique de paix signifie aussi considérer la violence militaire comme un moyen légitime de la politique". Les Allemands doivent mieux gérer leur armée fédérale. Nous avons mal vu la Russie. Des erreurs comme la dépendance énergétique ne doivent pas se répéter. L'Allemagne a besoin de prétendre à un rôle de leader et doit faire avancer le projet d'une Europe souveraine. La devise "le changement par le commerce" est révolue. Ces déclarations sont remarquables, car le SPD est considéré comme favorable à la Russie/romantique. On s'attend désormais à des conflits au sein du SPD avec les pacifistes/amis de la Russie Rolf Mützenich et Ralf Stegner.
  11. Le débat sur la poursuite de l'exploitation des centrales nucléaires s'intensifie. Le ministre de l'Economie Lindner (FDP) affirme qu'il serait judicieux de compter au moins trois à cinq ans. Les Verts et le SPD s'y opposent. Le journal "Handelsblatt" a examiné si cela serait possible.https://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/energiekrise-unter-diesen-bedingungen-koennten-atomkraftwerke-laenger-laufen/28442392.html Les trois centrales nucléaires restantes en Allemagne peuvent-elles être exploitées au-delà du 31 décembre 2022 avec les barres de combustible existantes ? En principe, c'est possible. Pour cela, il faudrait que les centrales fonctionnent en mode étiré. Cela signifierait qu'elles ne fonctionneraient plus à pleine puissance. Elles produiraient alors moins d'électricité en été et en automne 2022, les éléments combustibles "brûleraient" donc plus lentement. En contrepartie, elles pourraient encore produire de l'électricité au-delà du 31 décembre 2022, au premier trimestre 2023. L'association Kerntechnik Deutschland (KernD) rappelle que dans une centrale nucléaire en Allemagne, un "mode de fonctionnement réduit constant de l'ordre de 30 pour cent de la puissance nominale a été réalisé en 2010". Le ministère fédéral de l'Economie (BMWK) et le ministère fédéral de l'Environnement (BMU) sont sceptiques quant à l'exploitation en continu. Dans une note commune des deux ministères datant de début mars, il est dit qu'une exploitation en continu n'entraînerait qu'un déplacement de la production d'électricité, mais pas de quantités d'électricité supplémentaires. Une valeur ajoutée résiderait toutefois dans le fait que l'hiver prochain, le système disposerait d'une puissance supplémentaire pour contribuer à la sécurité d'approvisionnement en cas de pics de demande d'électricité. Mais cet effet pourrait également être obtenu en utilisant des centrales à charbon de réserve. De quels pays proviennent les barres de combustible actuellement utilisées ? Selon les données du secteur, les éléments combustibles des centrales nucléaires en Allemagne proviennent traditionnellement de fournisseurs qui exploitent des usines en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne et en Suède. "L'uranium contenu et les services nécessaires à son traitement ont été achetés sur un marché international, y compris en incluant la Russie", indique-t-on chez KernD. L'implication de la Russie n'est toutefois pas nécessaire, car l'uranium peut être acheté ailleurs, et les services de traitement de l'uranium, comme l'enrichissement, peuvent également être fournis en Europe occidentale, selon KernD. Quel est le délai nécessaire pour se procurer de nouvelles barres de combustible ? Le gouvernement fédéral prévoit entre douze et dix-huit mois. Mais en cas d'urgence, la livraison peut se faire beaucoup plus rapidement. Le fabricant américain Westinghouse, qui compte parmi les fournisseurs établis des exploitants allemands de centrales nucléaires, a reçu, selon ses propres dires, peu après le début de l'attaque russe contre l'Ukraine, une demande du gouvernement fédéral pour livrer à court terme des barres de combustible afin de prolonger la durée de fonctionnement des trois centrales nucléaires. C'est ce que rapporte le média en ligne "The Pioneer". L'entreprise aurait répondu par l'affirmative et aurait dit qu'elle était encore aujourd'hui en mesure de livrer des barres de combustible jusqu'à la fin de l'année. Le gouvernement fédéral n'a toutefois pas donné suite à cette question. "La fenêtre d'opportunité se referme maintenant rapidement, une demande devrait être faite rapidement", écrit Westinghouse. Le BMWK et le BMU étaient arrivés en mars à la conclusion que même en cas de commande immédiate et de traitement accéléré, il ne fallait "pas s'attendre à une utilisation de nouvelles barres de combustible avant l'automne 2023". Une poursuite de l'exploitation au-delà du 31 décembre 2022 nécessiterait-elle une modification de la loi ? La poursuite de l'exploitation des trois centrales nucléaires encore en service serait obligatoirement liée à une modification de la loi sur l'énergie atomique, dans laquelle la limitation calendaire devrait être supprimée et de nouvelles quantités d'électricité devraient être attribuées. Il s'agit ici de la poursuite d'une exploitation actuellement autorisée et surveillée, de sorte que les exigences ne seraient pas aussi élevées que pour la nouvelle autorisation d'exploitation d'une centrale qui a déjà été déconnectée du réseau. Mais les obstacles seraient tout de même importants. Pour les trois centrales nucléaires qui ont été arrêtées à la fin de l'année dernière, le principe est le suivant : leur autorisation d'exploiter la puissance est éteinte. Une exploitation ne pourrait avoir lieu que sur la base d'une levée légale de l'extinction et d'une prolongation légale de la durée de vie. La barre est donc placée très haut pour une reprise de l'exploitation. Du personnel qualifié sera-t-il disponible en nombre suffisant au-delà du 31 décembre 2022 ? Le BMWK et le BMU sont pessimistes à cet égard. "Les ressources en personnel nécessaires à une poursuite de l'exploitation dans les meilleurs délais ne sont plus disponibles et devraient d'abord être reconstituées", écrivent les ministères dans une évaluation commune. Cela ne vaut pas seulement pour les centrales elles-mêmes, mais aussi pour les autorités de surveillance et les experts. Le secteur estime toutefois que c'est faisable : "Il serait en principe possible de mettre à disposition du personnel qualifié, étant donné que les centrales doivent d'abord satisfaire à toutes les exigences de sécurité comme en période d'exploitation, même après leur arrêt en post-exploitation", explique-t-on chez KernD. Quelle est l'importance des trois centrales nucléaires pour l'approvisionnement en électricité ? La puissance installée des trois centrales est de 4,3 gigawatts (GW). Hormis de petites pauses dues à des révisions, les installations fonctionnent quasiment 24 heures sur 24 de janvier à décembre. Elles représentent environ six pour cent de la consommation d'électricité en Allemagne. En outre, elles font partie de la puissance garantie, tout comme les centrales à charbon, car contrairement aux éoliennes et aux installations photovoltaïques, elles sont disponibles de manière calculable.
  12. Pour la première fois, une liste officielle des équipements fournis par l'Allemagne : https://www.bundesregierung.de/breg-de/themen/krieg-in-der-ukraine/lieferungen-ukraine-2054514 Services d'appui militaire létaux et non létaux fournis : 3.000 cartouches "Panzerfaust 3" plus 900 poignées 14.900 mines antichars 500 roquettes anti-aériennes STINGER 2.700 grenades antiaériennes STRELA 16 millions de munitions d'armes de poing 50 bazookas 100 mitrailleuses MG 3 avec 500 tubes de rechange et culasses 100.000 grenades à main 5.300 charges explosives 100.000 mètres de cordeau détonant et 100.000 détonateurs 350.000 détonateurs 23.000 casques de combat 15 palettes de vêtements 178 véhicules à moteur (camions, minibus, véhicules tout-terrain) 100 tentes 12 groupes électrogènes 6 palettes de matériel de neutralisation des engins explosifs 125 doubles jumelles 1.200 lits d'hôpitaux 18 palettes de matériel sanitaire, 60 éclairages opératoires Vêtements de protection, masques chirurgicaux 10.000 sacs de couchage 600 lunettes de tir 1 système de radiofréquence 3.000 téléphones de campagne avec 5.000 rouleaux de câbles de campagne et équipement de transport 1 hôpital de campagne (projet commun avec l'Estonie) 353 lunettes de vision nocturne 4 appareils électroniques de défense contre les drones 165 jumelles Matériel sanitaire (entre autres sacs à dos, trousses de secours) 38 télémètres laser Carburant Diesel et essence (livraison continue) 10 tonnes d'AdBlue 500 unités de pansements hémostatiques 500 unités de rations alimentaires Nourriture : 2.025 palettes (68 chargements de camion) avec 360.000 rations Emballage individuel (EPa) Pièces de rechange MiG-29 30 véhicules à protection spéciale Prestations de soutien militaire létales et non létales en préparation/exécution : (Pour des raisons de sécurité, le gouvernement fédéral s'abstient de donner plus de détails, notamment sur les modalités et les dates des livraisons, jusqu'à ce que la remise ait eu lieu). 10.000 tirs de munitions d'artillerie 53.000 tirs de munitions antichars 5,8 millions de tirs de munitions d'armes de poing 7 obusiers blindés 2000, y compris adaptation, formation et pièces de rechange (projet commun avec les Pays-Bas) 5.000 casques de combat 8 radars terrestres mobiles et appareils d'imagerie thermique*. 8 drones de reconnaissance*. 10 véhicules protégés* 7 brouilleurs* 8 appareils électroniques de défense contre les drones* 4 appareils de déminage mobiles, télécommandés et protégés*. 65 réfrigérateurs pour matériel sanitaire 1 point de décontamination de véhicules 100 auto-injecteurs 14 capteurs et brouilleurs anti-drones* 10 canons anti-drones* 32 drones de reconnaissance* 54 véhicules blindés de transport de troupes M113 avec armement (systèmes en provenance du Danemark, transformation financée par l'Allemagne) 30 chars antiaériens GEPARD, y compris environ 6.000 munitions antiaériennes*. Système de défense aérienne IRIS-T SLM*. Radar de détection d'artillerie COBRA*. 80 pick-up Toyota 3 lance-roquettes multiples MARS avec munitions 100 000 kits de premiers secours* 22 camions * Il s'agit d'une livraison de l'industrie financée par les fonds de l'initiative de modernisation. Les livraisons sont en partie liées à des mesures de remise en état ou à une production en cours ; en outre, des prestations de formation sont encore en partie fournies.
  13. Je pense que tu me confonds avec une autre personne. Je n'ai jamais parlé de Manching ou du Barracuda. Je n'ai jamais parlé non plus de CDVE. Y a-t-il des voix en Allemagne qui disent que l'on devrait développer un avion complètement seul ? Oui, sur certains forums, par des amateurs. Je n'ai jamais entendu cela de la part d'une voix pertinente. Je trouverais ça complètement absurde aussi, c'est exactement ce dont nous n'avons pas besoin.
  14. Néanmoins, la consommation de charbon est en baisse. L'Allemagne abandonne le nucléaire et le charbon. Il est remplacé par le gaz, le photovoltaïque et l'éolien. Tout cela est connu depuis longtemps. Cela ne sert à rien de répéter sans cesse les mêmes arguments. Est-ce un bon plan ? On peut discuter. On peut dire que l'Allemagne est naïve. Mais on ne peut pas dire qu'elle est irréfléchie. En effet, nous passerions alors tout au lignite, qui est bon marché, autarcique et sale. C'est ce qu'a fait la RDA.
  15. À quoi fais-tu référence ? À la crise énergétique actuelle due à la Russie ou au "Energiewende" /"tournant énergétique" dont on parle depuis des décennies et qui est mis en œuvre de manière plus ou moins cohérente ? Production de lignite en Allemagne en millions de tonnes :
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