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Clairon

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Everything posted by Clairon

  1. C'est légèrement HS, mais ça va faire plaisir à @MeisterDorf, car s'était principalement la métallurgie wallonne : Ukraine: quand le Donbass était surnommé la dixième province belge (Le Soir - Le Figaro) VU D'AILLEURS - À la fin du XIXe siècle, des entrepreneurs belges ont massivement investi dans cette région riche en charbon et en minerais de fer, participant au début de son industrialisation. Donbass. Le nom de cette région de l'est de l'Ukraine est devenu familier aux oreilles des Belges depuis le début du conflit entre l'Ukraine et les séparatistes prorusses en 2014 et bien plus encore depuis le déclenchement de la guerre par la Russie. On l'ignore souvent mais il y a 130 ans, le Donbass faisait aussi beaucoup parler de lui en Belgique. Sauf qu'à l'époque, il n'était pas synonyme de guerre et de désolation mais bien d'eldorado et de terre d'aventure. Dans les couloirs de la Bourse de Bruxelles, ce nom suffisait à électriser les investisseurs et à faire grimper le cours. Dans les états-majors des grands groupes industriels, il rimait avec expansion géographique et dividendes alléchants. La vie harassante dans les cités minières sinistrées du Donbass: le récit de l’envoyé spécial du Figaro Vers 1900, on dénombrait environ 20.000 Belges vivant dans l'Empire russe, employés par 166 entreprises noir-jaune-rouge. La plupart d'entre elles étaient actives dans le bassin minier du Donets, ce fleuve qui traverse le Donbass et se jette dans le Don en Russie. Dans son ouvrage Steel on the steppe (De l'acier sur les steppes), l'historien et diplomate Wim Peeters retrace l'épopée des entrepreneurs belges sur ces terres alors pratiquement inhabitées et éclaire le rôle décisif qu'ils ont joué dans les débuts de l'industrialisation de cette région, appelée à devenir l'un des poumons économiques de l'empire russe et de l'Europe orientale. Dès le milieu du XIXe siècle, la Russie prend conscience de son retard au niveau économique et technologique. Alors que la révolution industrielle bat son plein en Belgique, au Royaume-Uni et ailleurs en Europe, l'économie russe est encore basée sur l'agriculture et sur un modèle social moyenâgeux où les serfs travaillent pour l'aristocratie. Le gouvernement russe décide d'attirer des compétences et des capitaux étrangers pour moderniser son économie. Cette volonté coïncide avec la découverte de vastes filons de minerais de fer et de charbon facilement exploitables dans le Donbass. « La Russie a trouvé dans les entrepreneurs belges une source de capitaux, d'expérience managériale, de savoir-faire technologique et une volonté enthousiaste de faire du profit à l'étranger », résume Wim Peeters. À l'époque, la Belgique est en effet l'une des plus grandes puissances industrielles au monde. Confrontés à différentes crises économiques au niveau national, les entrepreneurs belges cherchent à s'étendre à l'étranger et voient dans l'immense territoire russe et ses ressources inexploitées un eldorado. Le bassin du Donets devient très vite leur centre d'intérêt principal. Cockerill en éclaireur Le premier groupe belge industriel à franchir le pas est Cockerill. En 1886, le groupe liégeois fonde la Société métallurgique dniéprovienne du midi de la Russie, en coentreprise avec une aciérie russo-polonaise. Trois ans plus tard, les premiers rails de chemin de fer sortent de son usine de Dniepropetrovsk, ville qui sera rapidement rebaptisée « le Seraing russe » selon Wim Peeters. L'usine prospère grâce aux commandes publiques de l'Empire. Cockerill fonde ensuite les Charbonnages du centre du Donetz et les Chantiers navals de Nicolaieff. Une autre figure emblématique de la révolution industrielle belge, Solvay, se tourne aussi vers l'Est et ouvre trois centres de production de soude en Russie, dont l'un à Lysychansk dans le Donbass. Les succès de Solvay et Cockerill dans cette région ne passent pas inaperçus en Belgique. En Bourse, le cours de l'action de « la dniéprovienne » s'envole passant de 1.715 francs or en 1892 à 7.400 en 1896. On s'arrache les actions du Donbass. Les concurrents de Cockerill se disent qu'ils doivent, eux aussi, saisir cette opportunité sous peine de se faire distancier et se ruent à leur tour là-bas. C'est le cas de la Société générale, épine dorsale de l'industrialisation belge, qui s'allie avec la Société des aciéries d'Angleur et la Société Saint-Léonard, pour créer en 1895 la Société métallurgique russo-belge. Sieverodonetsk, le verrou du Donbass sous la pression des forces russes: le récit de l’envoyé spécial du Figaro Entre 1890 et 1900, on assiste à un exode massif de capital belge vers la Russie, faisant de la Belgique, au tournant du siècle, le premier investisseur étranger du pays, loin devant la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. 62 % des capitaux étrangers investis dans le Donbass sont belges. Au début du XXe siècle, Wim Peeters dénombre dans l'est de l'Ukraine une trentaine de mines (de charbon et de fer) appartenant à des Belges ainsi que douze entreprises métallurgiques, vingt producteurs de machines, des verreries, des fabricants de matériaux de construction (ciment, briques…), des sociétés de tramways (Kharkiv, Odessa, Dnipropetrovsk, Sebastopol…) Un agent français du Crédit Lyonnais envoyé en mission dans la région à cette époque écrit dans son rapport : « Les Belges sont présents dans chaque secteur et chaque lieu industriel dans le Donbass. » À tel point que la région est rebaptisée par certains « la dixième province belge ». La fin du rêve russe Ces investissements s'accompagnent de la migration de milliers de Belges vers le Donbass : ingénieurs, contremaîtres, techniciens et leur famille effectuent les trois jours de voyage en train nécessaires pour rallier le bassin minier. Une ligne directe de la Compagnie des wagons-lits relie la gare du midi à Bruxelles à Dnipropetrovsk. Des villes nouvelles surgissent de terre pour abriter ces expatriés mais aussi et surtout la main-d'œuvre locale. La population d'une ville comme Donesk est multipliée par cinq entre 1890 et 1900. Les expatriés vivent en vase clos dans des villages séparés avec des écoles, des parcs, des théâtres, des casinos, des terrains de tennis… Des avocats, médecins, professeurs belges font à leur tour le voyage pour rejoindre la communauté d'expatriés. À LIRE AUSSIFuyant la Russie, des habitants du Donbass racontent leur chemin de croix vers la Géorgie La success story sera cependant de courte durée. En 1900, le gouvernement russe suspend ses commandes de rails. Le rêve des investisseurs devient un cauchemar. La surproduction qui résulte de cette décision entraîne les prix de l'acier vers le bas. Des usines à peine inaugurées doivent fermer leurs portes. Plusieurs tombent en faillite ou sont reprises par la concurrence. Les relations entre la classe ouvrière russe et les cadres étrangers se détériorent également et la mentalité change. Les investisseurs étrangers ne sont plus vus comme des créateurs d'emploi et des moteurs de développement économique mais comme des vautours qui volent les richesses du Donbass. L'animosité se calmera et les affaires reprendront à partir de 1908 mais jamais plus comme entre 1890 et 1900. La première guerre mondiale, puis la révolution russe de 1917 mettront un terme définitif à l'aventure belge dans le Donbass. Clairon
  2. Oui c'est ça merci. ...Prenons l’exemple du gaz et du pétrole : les équipements étrangers représentent environ 60 % de ceux utilisés, mais pour les plus complexes, ceux qui permettent d’extraire les hydrocarbures dans des conditions difficiles, ce chiffre monte à 80 %. Ces équipements viennent des pays européens, et les Chinois ne sont pas capables d’en fournir d’équivalents. La situation est comparable pour l’extraction minière. En clair, on va même pas devoir boycotter les hydrocarbures russes, ils vont se tarir d'eux même .... Autre aspect cité : même pour d'autres pays n'appliquant pas l'embargo, ils sont confrontés à des problèmes logistiques et administratifs, beaucoup de sociétés de transports et d'assurances refusant de travailler vers la Russie Clairon
  3. Bon, on a l'impression (diffuse encore) que ça va pas si bien qu'annoncé pour les Ukrainiens, au Nord de Kharkiv les russes auraient refait un "buffer", dans le Donbass ça semble tourner en faveur des Russes, et Marioupol est définitivement tombé, ce qui veut dire au bout du compte de 3 à 4 brigades Ukrainiennes totalement perdues. Autre chose, les formidables armes antichars livrées par les occidentaux (Javelin et NLAW) ont soit l'air d'être "épuisés" (+ de 15.000 systèmes livrés pour 3 à 4.000 engins russes détruits dont une bonne partie par l'artillerie = énorme gachis alors), soit ne sont plus jamais filmés (peut-être s'agit-il d'une nouvelle "politique" de communication Ukrainienne), d'ailleurs dans l'ensemble on a pas vu tant de destructions par Saint-Javelin .... Clairon
  4. Je connaissais la chair à canon, mais pas la poudre .... Euh, désolé pour le HS avant que les modos ne me tombent sur la tête tels la roquette dronisée Ukrainienne sur le blindé russe .... Clairon
  5. Je ne retrouve plus la source exacte (vu passer trop de trucs sur Twitter et autres), mais selon certains experts la situation économique et énergétique de la Russie pourrait aller très mal assez vite du fait de l'embargo et de nombreux départs d'étrangers et de russes relativement bien formés. Par exemple, Renault se sépare de son usine et les pièces détachées tant pour les voitures à assembler que pour les machines outils vont bientôt manquer, mais aussi la connaissance et l'ingénierie, Renault en cedant AvtoVaz reprend aussi des dizaines de spécialistes et ingénieurs non-russes qui étaient sur place et qui quittent la Russie, cela pourrait être encore plus sensible pour l'infrastructure pétrolière et gazière dont de nombreuses installations ont été construites/assemblées par des sociétés étrangères avec des ingénieurs non-Russes et avec là aussi avec quantités de composants indispensables fabriqués hors de Russie Clairon
  6. Selon la DGSE via G. Malbrunot : 28.000 soldats perdus par la Russie depuis 3 mois (pas de photos de cadavres, merci même si je comprend l'intérêt du tweet) Clairon
  7. Aux USA bof, par contre en Grande-Bretagne, certainement Clairon
  8. Il y a le centre souterrain de St Astier (Dordogne), ou pas mal de matériel est conservé Clairon
  9. Bon le site est financé pour les 7,5 prochains mois ... D'ici là Poutine aura sûrement été remplacé par Navalny, KIm Jong un sera mort du Covid, le petit-fils d'Erdogan aura par mégarde appuyé sur le mauvais bouton du Bayraktar que son grand-père lui a offert pour son anniversaire, Trump et Xi-Jing-Ping se seront réfugiés sur une île du Pacifique n'ayant comme seule infrastructure qu'un terrain de golf, bref nous n'aurons alors plus besoin d'informations de défense ... Ca m'énerve ma pharmacienne qui n'arrête pas de me rappeler pour m'informer qu'elle s'est trompée pour mes doses de Prozac ... Clairon
  10. C'est peut-être le traducteur auto qui déconne, mais c'est assez décousu comme texte, pas toujours facile d'y comprendre quelque chose, sauf que cela à l'air d'être une bande d'incapables complets, on se demande même alors comment ont-ils fait pour aller jusqu'à Kiev ou Izioum ... Drôle de texte ... Clairon
  11. J'en doute pas, mais là y a des blindés qui sont arrivés tous seuls ? Les unités russes sont faméliques ? On va pas me faire croire qu'ils font partir 70 BMP/T72 et autres BTR avec seulement, le pilote dedans ... Bientôt on a l'impression qu'on va avoir des soldats russes avec 7 BMP gravés sur la crosse de leur fusil : - Oh Camarade, tu as détruit 7 blindés nazi ? - Non, non, j'ai emmené 7 BMP différents au combat, mais j'ai toujours réussi a sortir avant que l'obus ou le Javelin me tombe dessus ... au fait Oryx est rentré de vacances, y a 2/3 tableaux Excel qui risquent de chauffer .... Clairon
  12. On en parle dans un autre fil, on a aussi Rostov sur le Don .... Bon, je connais le chemin Clairon
  13. Je sais, j'en ai aussi vu, et d'autres où sur des blindés détruits il y a un floutage pour "cacher" les dépouilles, mais ici sur un film en 4K avec fastoche 15 blindés au tapis, pas un floutage et rien qui de près ou loin ressemble à une dépouille, je ne recherche pas ces images, je constate simplement. Je ne crois pas que les russes aient fait le ménage avant de partir, on a de plus en plus de témoignages qu'ils abandonnent parfois les corps de leurs camarades tués au combat, et je ne crois pas non plus que les Ukrainiens aient fait le ménage avant de filmer, pour ne pas froisser les fragiles regards ouest-européens ... J'en conclus donc que pas mal de soldats russes dégagent sans doute bien vite de leurs véhicules dès que ça tape, et l'on pourrait se poser la question : que deviennent-ils ? car regagner tes lignes à pince avec de l'artillerie qui te pilonne, des drones qui te cherchent, et sans doute un peu d'infanterie légère Ukrainienne infitrée ça et là et que tu dois en plus traverser un fleuve à la nage tout habillé ...c'est pas gagné non plus ... Et en arrivant dans tes lignes : 1° tu évites de te faire mitrailler, car tu dois avoir 2/3 collègues à la gachette facile, et puis 2° tu expliques : "Oui chef, j'étais aller pisser quand l'obus est tombé sur mon BMP" ....3° pas sûr que tu sois super motivé pour retourner au taff le lendemain avec un BMP-1 ressorti de la naphtaline la veille au soir ... Clairon
  14. Encore des images sur place cette fois du "massacre" du BTG russe sur le Siversky Donetsk : On notera la quantité effroyable de matériel détruit les uns contre les autres quasi littéralement, que malgré cette quantité, la plupart des arbres sont debout, donc on a eu affaire à des tirs sans doute très précis et pas du "je bombarbe jusqu'il n'y aie plus rien", le nombre élevé de BMP1 qui semble indiquer que les russes n'ont sans doute pas envoyé une unité d'élite pour cette opération, n'en ont-ils plus sur cette zone ? Autre remarque, que vous trouverez peut-être "macabre" de ma part, mais très très peu de soldats morts dans ou près des engins, je veux bien que les Ukrainiens se retiennent en filmant (quoi que ...), mais je crois plutôt que dès que cela commence à taper, les soldats russes abandonnent très vite leurs engins comprenant que ce sont d'abord les engins qui sont visés, et qu'ils ont sans doute plus de chances de partir à pied que de rester dans l'engin qui est une cible privilégiée ... dans ce cas, si les soldats russes parviennent à regagner leurs lignes, l'abondance de réserve d'engins, même assez anciens, permettrait de ré-utiliser rapidement ces troupes .. Clairon
  15. Tiens, si c'est vrai, voila peut-être la solution d'avenir pour tout le monde, enfin pas sûr que les pétroliers, exploitants de gisements de gaz et autres spécialistes du nucléaire apprécient grandement ... Geothermie grande profondeur - Quaise Principe : nouveau procédé (le gyrotron) permettant de forer jusqu'à 20 km de profondeur de façon rapide (max 100 jr), on atteint des couches à 500° permettant à l'eau de devenir un fluide supercritique. Avantages : ça s'installe n'importe ou, ça peut se mettre sur l'infrastructure d'une ancienne centrale électrique au charbon ou autre énergie, c'est inépuisable (exploiter seulement 0,1% de la chaleur interne du globe, via la géothermie, pourrait répondre aux besoins énergétiques du monde entier pendant plus de 20 millions d’années.) Ils ont déjà levé plusieurs millions de $ pour valider leur projet (sans doute vers 2024). Grande inconnue : les risques sismiques, comme constatés dernièrement en Alsace Clairon
  16. Je cherche le 3e , Mussolini n'avait pas de moustache, et Franco (si on cherche un dictateur moustachu) est resté dans son coin Clairon
  17. C'est vrai que j'en avais marre de voir des conseils relatifs à ma prostate gonflée .... Clairon
  18. Très optimiste quand même, ca va être une course de vitesse, les Ukr doivent encore tenir plusieurs jours/semaine la poche du Dombass, le temps que leur contre-offensive du Nord tombe dans le dos de la pince nord des russes ... Ca fait 2 gros conditionnels (percée au nord d'Izium, résistance dans la poche) Clairon
  19. Je sais ce qu'est une mine et un mortier, mais la mine de mortier ? Pouvez-vous nous éclairer cher @g4lly Clairon
  20. Les Pastèques belges, toujours les mêmes, on ferrait mieux d'avoir les Groen Allemands, bons va-t-en-guerre ... Bon, il faut dire que les écolos belges viennent de se faire retourner le fion sans vaseline avec la prolongation des centrales nucléaires grâce à Tonton Vlad, qui au passage a également rendu leur projet de transition énergétique via le gaz (Russe) totalement impayable ... Clairon
  21. Voilà, j'ai versé mon écot Clairon
  22. Aucune machine à laver retrouvée parmi les débris ? Clairon
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