max

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  1. Je ne sais pas si personne ne l’avait remarqué. Mais peut-être aussi que parmi les quelques anciens Biffins présents sur AD on peut penser que tracter ce genre de boulet (la remorque) fait partie des actes réflexes du métier, des pratiques de base, et donc on en parle jamais (mode humour). La remorque tractée c’est effectivement un boulet sur sol meuble (gras, très gras, sablonneux …), mais aussi sur piste, au franchissement d’obstacle et surtout …… à la manœuvre. Surtout chargée comme une mule. Notamment en espace restreint. Quant à la marche arrière (longueur de timon, double essieux toussa toussa), même après des années de pratique, personne n’est à l’abris de « casser l’attelage » (se dit d’un angle irrécupérable), et de devoir dételer. Mais ça aide bien, le « fourre-tout » des TC1 ou des TC2. Je dirai même que ça met du beurre dans les épinards, surtout quand toutes les caisses disponibles sont chargées à bloc. D’ailleurs, la pratique reste de mise dans les NTI 1 Haut. Le luxe de pouvoir emmener un deuxième compresseur, de rajouter quelques centaines de litres d’huile, de prendre les lots complémentaires d’intervention, de caser une palette d’eau, d’empiler quelques arbres de transmission et BV/BT en rab et surtout quelques roues montées complètes en spare. Hé oui, en 2020 la simple remorque 1t a encore de beaux jours devant elle. Les jolies photos OPEX ne montrent que des convois « lisses », c’est-à-dire sans remorques. Et effectivement en OPEX, rajouter un camion mulet est assez aisé. Mais il y a aussi une foultitude de convois OPEX mixtes (avec attelage), et pas pris en photo. Promis. Juré.
  2. max

    VBCI

    Merci de ce rire Gibbs ! J'adore ton "ben quand on aura des pièces", simple, sans chi chi, mais tellement vrai.
  3. max

    VBCI

    Le tonneau des Danaïdes .... Je me demande jusqu’où la machine arrière toute de la "Politique de Gestion des Parcs Machin Chose" va nous amener. C'est la perte du sens donné à tout ça qui m'interroge vraiment.
  4. Oups, la boulette… Dans toute manœuvre de force (MDF), et surtout lors d’un retournement, la recherche du point fixe est obligatoire. Ici le mini « ripage » en première phase de levée est essentiellement due au fait que la sangle sur le Panzer ne se situe pas en point milieu de sa masse. Donc rééquilibrage. Ensuite oui, le frein, de parc devrait être mis sur le Panzer, comme une sélection si BV manuelle, voir la mise en place de sabots de blocage. Mais surtout un autre véhicule tiers doit être élingué pour servir de point fixe à la descente. Ne serait-ce que pour contrôler l’amorce d’un autre retournement… Donc ; - Position du point d’attache sur le Panzer déficiente - Neutralisation de la mobilité du véhicule levé non effectuée - Absence de point fixe (ou d’accompagnement) au levage Un militaire du rang mécanicien un tant soit peu expérimenté maitrise ce genre d’approche. Je ne juge pas, mais ça ne fait pas très pro’. D’autant qu’on est sur sol plat, il ne pleut pas, tout est stable. Bref, une belle journée pour faire un levage aux petits oignons !
  5. Merci Gibbs ! Séquence nostalgie.... Tu remarqueras les extraordinaires trois outils fondamentaux de l'équipage ; la barre à mine, le cric et la cale de réglage (genre Go-no Go des vénérables 12.7). Rien de plus, si ce n'est une clé à molette. Pour les couples de serrage, les préconisations constructeur et le manuel de réparation indiquaient "serrage à la louche, au doigt mouillé avec un shouilla". Tu as remarqué la mise en position (et donc tension) de la chenille avec le cric et vérification avec la cale de réglage. Point barre. J'ai surtout soutenu des HTM16, la version antiaérienne avec la tourelle quadritube de 12.7 mm. JAMAIS je n'ai vu un déchenillage par rupture. La chenille se changeait uniquement par usure des crampons sur la bande roulement caoutchouté. Il était possible de décheniller aussi par ripage à allure soutenue en virage, genre petit pari entre amis sur piste goudronné. A noter que les roues avants étaient des pneus pleins à alvéoles, la aussi, increvables. Une roue pesait une blinde ! Pour le reste, démarrage aisé dans la petite bise froide et hivernale de Munsingen grâce à la canette de Kronenbourg remplie d'essence directement versé dans le carburateur. Un jeu de bougies et une pompe à eau de rechange dans le lot de bord et hop, en avant nous autres. Vent du c... dans la plaine et sus aux mongoles hargneux dans les pistes à chars ! Mème si ce genre d'engin était rustique, force est de constater que les US avaient réellement pris en compte la capacité d'effectuer le moins de maintenance possible dès la conception. Chapeau bas.
  6. Avec une vue de face et l'autre de l'arrière, on est gâté. Donc la dessus un treuil devant, derrière un relevage d'assise avec deux lots de bords en aérien... J'ai grand hâte d'en voir un peu plus parce que là, l'estampille Génie est maigrelette (pour moi au mieux un ELI).
  7. Exact camarade, j'avoue que pas mal d'ancien de cette illustre "vielle " école suivent ça de près, de très près mème. Quel crève cœur d'avoir assisté à la remise du drapeau de ce que les autres armées ont su conserver. Imaginez, trois ans pour former un Sous-Officier technicien… Un cursus technique suffisamment rationnel et « sioux » pour armer de jeunes boutonneux d’à peine 16 ans, et leur donner une vraie première couche mili. On est à des années lumières de St Maix et son suppositoire de quelques mois. Relevant des Enfants de troupes, ce creuset de couillus arme encore actuellement (et plus pour très longtemps) quelques belles formations. Hélas l’âge est là. A l’époque de la fermeture d’Issoire, la solution « à bas coût » d’ensuite orienter les jeunes sergents sur les écoles d’application a été un certain temps séduisante, mais a aussi généré dans les soutiens divers et au plus près du combat une rupture des capacités technico-opérationnelles. La mode de l’échange standard de tout ce qui tombe en panne ou relève du dommage de guerre (à l’américaine) a révélé bien des choses, s’approchant ainsi dangereusement d’un QCD (cout, qualité et délais) brinquebalant. Cette logique-là a aussi générer le terrain propice à la naissance de merveilleuse Politique de gestion machin des parcs machin-chose, dénoncé il y a peu par … Madame Parly. Un Issoirien est par nature un démerdard, qui sait adapter et manier aussi bien les préconisations constructeurs, le manque de pièces, d’outillage que les exigences du terrain. L’illustrer de simple bricolo est une insulte et le blesse. N’en déplaise à certain. Donc machine arrière toute, évidemment. Je fus de la 18 eme promotion de l’ENTSOA, spécialité Auto Engins Blindés. Petit « Off » Je lisais il y a peu sur un autre topic l’intervention de ce que je pense être un marin qui caviardait copieusement la STAT, à propos de je ne sais quelle histoire de compétence ou champ d’action sur les bateaux gris. En gros des bons à rien qui de mémoire ne savent que remplir des tableaux Excell et rester dans leur bureau. Ma position de modo m’a contraint à rester sage et juste immoler mon épouse, ainsi que mon chien. La STAT est justement l’une de ces belles unités qui quotidiennement ont ce rôle ingrat et pivot entre les industriels, la DGA et les forces. Du genre quand tout va bien « ils" sont absent, mais quand ça m… c’est bien évidemment leur faute. Le devoir de réserve (pas de modo, celui-là) m’impose une discrétion de mise, car j’y est servi qq temps dans ma carrière. Mais sincèrement sans la STAT, point de salut pour TOUTE dotation initiale de matériels neufs. Franchement. La STAT est actuellement encore largement doté d’une ossature très Issoirienne (surtout dans le corps des Officiers), ce qui participe grandement à sa valeur ajoutée, sa marque. La débauche par le secteur civil y est permanente, et contribue aussi largement à ce que j’évoquais plus haut, une fragilité capacitaire avérée. Par tous les Saints, vive les Issoiriens.
  8. max

    VBCI

    Quelqu'un connais ce type d'empreinte sur la bande de roulement des pneumatiques ? Je me demande la valeur ajoutée du truc ...
  9. Yep, patience. On est en train de se recentrer sur du vintage, avec un brin de rustique...
  10. Excellent Gibbs, thanks a lot .
  11. max

    VBCI

    Oui, je peux comprendre. Le 10P coté Pax ou en tourelle, c'est d'un autre age. Comme au registre du MCO. Et puis ce blindage ....
  12. max

    [Quiz] Char

    Très belle photo Kiri, je ne sais si ces trois chars on été réunis pour la photo, ou si c'est par besoin. En tout cas la somme des trois treuils (mème s'ils ne sont qu'en traction directe) donne un résultat de force conséquente à la MDF (manœuvre de force) en cours .
  13. Yep, ce bouclier était "vitale". il permettait de ne pas se voir cribler , lors du blast, par les particules incandescentes qui criblaient le treilis 300 (à l'époque) et parcellait l'épiderme de chaque tireur. Lors de chaque séance et au pas de tir, un gazier muni d'un tampon d'ouate imbibé grassement d'une solution miracle rouge permettant de "reconditionner" le personnel. Je me rappel malgré avoir tous un look de boutonneux bien ado', parce que dotés d'une acné foudroyante. Nonobstant la serviette blanche du paquetage précisément enroulée autour des attributs masculins, en dessous du pantalon de treillis. Je passe sur le maintien de la posture de tir, qui devait combiner judicieusement l’extrême application sur la butée du casque lourd en caoutchouc sur ce bouclier, et l'indispensable distance de recule avec l'appareil de visée (ici absent de cette photo) qui conditionnait la pérennité de votre arcade sourcilière. Bref, au pas de tir, ça pissait des yeux et de l'entre-jambe. Quand au recul de l'arme ... il valait mieux avoir comme chargeur un gars bien costaud plutôt qu'une tafiole de bureau. Pour la précision du tir, notamment de véhicules roulants ... Dieu reconnaissait les siens. Bien évidemment, lorsque le 89 mm est arrivé, tout me monde était volontaire au pas de tir. Mème plus tard avec l'Appilas. Aucune comparaison.