max

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  1. Effectivement Akhileus, à l’époque émérite de l’état Carmin(1), la chaine logistique MEC/RAV/SAN (2) des pays de l’OTAN intégrait le fait selon lequel les GMP des MBT de chaque nation devait satisfaire aux essais standard de ladite « organization ». En l’occurrence, un GMP devait pouvoir passer le cap des 24h00 de fonctionnement en continu sur ban d’essais, en salle. Ce test était dimensionné par un protocole composé de différentes phases de régimes (départ à froid, accélération, ralenti accéléré, puissance recherché maxi, vitesse de rotation maxi etc…), mais aussi des possibilités et capacités d’alimentation en divers carburants. Ainsi le moteur HS 110 d’Hispano Suiza équipant l’AMX 30, dans sa configuration 12 cylindres en lignes, était contingenté comme étant un moteur poly carburant. De même et sur une autre échelle, le moteur du camion GBC8KT (le MK520, 5 cylindres en lignes, 125 ch, 36 l /100 km avec GO), ainsi que le moteur du camion de dépannage TBU 15 CLD (le MK 640, 6 cylindres en ligne 200 ch, 50 l/100 km avec GO) étaient aussi classés poly carburant. En fait, et au regard des exigences attendues au registre du cahier des charges « militaire » des moteurs à combustion interne de ces matériels, il était clairement défini que la composante comburant était invariable, mais que les carburants devaient être diversifiés (logistique/poursuite de la mission toussa toussa), notamment par des carburants ne possédant pas la particularité d’une autolubrification. Cette auto lubrification des carburants conditionnait le bon fonctionnement du système des pompes à injection. Les pompes à injection des moteurs de certains des matériels militaires tactiques roulants à l’époques possédaient des pompes à injection en ligne (genre Sygma). La particularité de ces pompes imposait la capacité de lubrification des têtes de pistons, à l’époque usinés au micron, et ainsi permettre d’assurer leur rôle de « générateurs » en haute pression du circuit d’alimentation en gas-oil. Si le carburant de type Gas-oil n’était pas utilisé, comme par exemple l’essence, un système de correction manuel devait permettre d’activer cette lubrification des têtes de pistons de la pompe à injection, par prélèvement directe sur le circuit de lubrification du bloc moteur. Pour la petite histoire, vous imaginez bien que de la part des maintenanciers (dont je fus), ces moteurs ont fait l’objet de moult essais dans les formations (les régiments) avec de l’éthanol, de l’alcool à bruler, du white spirit, de l’eau de vie de cidre etc… Tous ces essais ont été assez concluants en terme de possibilité de fonctionnement, mais que sur du court terme. En effet, les GMP ont très tôt exprimé leur mécontentement face aux indices d’octanes (et donc taux de compressions) infligés à leurs cylindres. Les claquements de pieds de bielles, notamment de leurs coussinets, mais aussi les hurlements des tiges de culbuteurs ont tôt fait d’alarmer les mécaniciens, et de finalement les émouvoir. De même, le bruit moteur engendré dépassait alors tout abaque des données constructeur. L’émission des gaz d’échappement, non répertorié dans les protocoles de bans d’analyses, ont en revanche séduit les artificiers du NEDEX et du fort potentiel inexploré dans le spectre fumigène observé. Dans le temps, tous les matériels qui avaient fait l’objet d’essais poly carburants ont eu pour dénominateur commun le fait de nécessiter très tôt de repartir en atelier, et de procéder à un échange standard du moteur. En gros ça fonctionnait, mais avec des claquements forts et une sonorité à l’échappement et surtout des émissions de fumées incroyables. Bref, des conditions d’emploi qui n’aurait pas mené loin dans le temps cette configuration de fonctionnement, et surtout aboutissant à coup sûr vers une casse moteur. Un crève-cœur pour les mécanos. Du reste, l’époque des moteurs poly carburants a dû couter aussi une blinde à l’EMAT. Imaginez les spec constructeur attendues pour réussir à faire tourner un moteur à combustion interne avec « en théorie » tous ce que la chaine Log comporte. Notamment au regard du prix d’un même matériel roulant mais avec une motorisation « normale ». (1) En ces temps de guerre froide et par ordre du commandement, Il était strictement interdit d’utiliser le mot « rouge » à l’égard du pacte de Varsovie. Par convention de manœuvre, le mot « carmin » devait être employé. Ainsi on ne parlait jamais de l’état rouge, ou encore des rouges pour désigner l’adversaire. Le mot « Carmin » était plutôt utilisé lors des réunions Ops par les haut gradés empreint de conventions, la piétaille utilisait couramment le terme « Mongoles hargneux » ou « Youri ». (2) MEC/RAV/SAN, acronyme couramment dédié à la chaine logistique pour désigner le maintien en condition, le ravitaillement et le sanitaire (genre RIZ/PAIN/SEL de nos amis marins)
  2. Ne rougis pas Pascal, moi je vois ici un juste retour de l'ensemble du travail effectué et de l'investissement exercé. L'ouvre consacré mérite ainsi une (ou des) critiques à leur juste mesure, et je gage que le temps va en autoriser d'autres du mème acabit... Par contre, le "bientôt dans les bacs" se mesure t-il en mois, du verbe "Noël est pressenti" ? Congratulation sincère
  3. Ben vi, on s'éloigne du peloton de notre Lieutenant Marc en Lettonie là ..."Strong Europ tank challenge" c'est quatre mots assez simples, non ?
  4. "Et de plus en plus de cassos qui vont pourrir la vie au bon." Tu parles surement de l'inadéquation besoin/ressources, j'imagine. En effet, pour faire venir, il faut que ce soit appétissant. Donc pour le moins la présence d'une ambition politique et stratégique servie par un ensemble de moyens dont l'aspect financier n'en est pas des moindres. Et là ... la crémière, son arrière train, son beurre pas forcément salé...
  5. Moi je trouve que ce serait une réelle opportunité que tu nous parles de ce sujet, sincèrement. Je reste sensible à la varicelle et à la rougeole, ainsi que tout ce qui a été avancé ici, mais alors sincèrement le sujet de "la fille reniée de la santé" qui s’illustre par deux ou trois articles de presses bâclés ici ou là, ça ne se manque pas. Parlons donc du plan santé mentale des territoires, du redécoupage à la hache de l'ARS à l'endroit du registre psy, du naufrage de notre secteur publique, du suicide programmé des CMP, de la relève et filière miracle des psychiatres roumains, des camisoles chimiques curatives sans lendemain, du passage "patates chaudes" de relais aux ESAT démunis, des ruptures de parcours, de la nouvelle reconnaissance du parcours psy infirmier, de la déchéance de l'offre de service du Secteur Publique de l'Emploi (Pole Emploi, Cap Emploi et les missions locales) concernant le parcours professionnel de ce public, du décloisonnement impossible des démarches administratives justement de ce public, des Neets et autres invisibles disparaissant des radars de la population Française, de l’extrême précarité des acteurs médicosociaux, du gouffre financier des dispositifs de territoires au regard des résultats observés... On ouvre un "sous" topic ?
  6. max

    L'artillerie de demain

    Espèce de vieux pirate. Honte à toi de venir chatouiller les plates-bandes de ma sensibilité aux gargousses. Excellent ce RETEX en lien, avec son corollaire sur la pertinence de la munition guidée. Ainsi les bouches à feu auraient aujourd’hui encore une place dans l’appui en agglo, mais au prix…… du prix. Je retiens donc comme axes une carence avérée des munitions guidées sur nos pièces, une usure des tubes impliquant une gestion fine des potentiels. De même une coordination des feux de semonce (tir de harcèlement) et de destruction (munitions guidées) et une nécessaire prise en compte de la planimétrie des objectifs (cf immeubles). L’employabilité des pièces d’artillerie sol-sol implique une forte notion de moindre dispersion des points de chute pour les tirs sur objectifs. Le point moyen devient donc la référence et les écarts probables doivent être à minima. D’où j’imagine l’appel à la solution Excalibur. Il semblerait que les tirs de voisinages n’aient été que du fait de nos pièces, et que la comunication à fait défaut avec les forces locales… Merci bien Gibbs de ce doc’, mais tu n’es qu’un espèce de vieux pirate quand même !
  7. Nous partageons certaines approche camarade, et par St Barbe ....
  8. Alors effectivement, profitons-en , c'est collector !
  9. max

    L'artillerie de demain

    Ah la batterie Sol air... Voila voila. Le spectre polymorphe de la menace évolue, ainsi que sphère d'auto protection pour tout dispositif. Je pense que ça ne fait que commencer, parce que le "drone" a cette particularité d’être dans le "ici et maintenant" omniprésent sur le théâtre, et aussi finalement parce que si peu cher au regard des enjeux "en face". Ceci implique un décloisonnement de pas mal de choses émergentes, et selon moi c'est tant mieux. Dans un autre registre, concernant le Kaézarre, et sur sa spec' "vite partout et pas cher" en 155 mm, je pense qu'on doit encore s'en regorger à plus soif dans les chancelleries occidentales. Tant mieux aussi. Mais alors demain, chez nous et sur nos terres, on reste donc sur une dotation de pièces auto-tractées à la servitude paléolithique ? Je fais partie de ceux pour lesquels on a choisi à tort de prioriser des éléments sur le versant des valeurs ajoutées du court terme. Paf les salves partout , et pof les RETEX induits des chefs de pièces(au passage en redécouvrant l'usure du tube de pièce). A la lumière des préco' constructeur... Voila voila, St Barbe et son artilerie d’assaut s'en retourne dans sa tombe. Demain sera un autre jour, forcément. Nous avons par exigence volontairement ignoré l"unité de feu et ses corollaires de volumes et de maintenance. A la va vite. Trinquons donc a ses artilleurs qui ont assuré récemment une constance extraordinaire et un engagement peu commun, le dépassement.
  10. max

    Reconversion

    Je pense que la recherche d'un "taf" procède de la gamelle, ou pas. "Le reste", comment le bonhomme s'approprie ce qui cimentait son engagement, m'est plus sensible. L 'adéquation entre les valeurs partagées ( en gros le succès des armes de la France) et ce qui régie notre quotidien (en gros le succès des armes de ma banque) me parait une sacrée alchimie, une affaire bien singulière. Comme le sens des choses....
  11. Je ne sais si je suis dans le bon chapitre...mais je me lance. Ceux qui ont choisi un jour le métier des armes ont tôt ou tard été amené ensuite à posé le treillis dans un carton, et revêtir l'uniforme civil. Grand moment, de vérités et de doutes. Un souvenir ? un repère ? une perte ? Je propose à ceux qui ont vécu ce changement d'accepter un partage de leur vécu, et vraisemblablement de leurs ressenti. Dans cette proposition les Stanag et autres prouesses technologiques restent à la porte, l'homme et seulement lui sont recherchés. Ou en passe de l’être. Un grand merci par avance à ceux qui accepteront de craquer le vernis, ou l'armure.
  12. max

    VBCI

    Effectivement, en terrain gras si le fond de caisse est au contact, le coefficient de manœuvre de force nécessaire à la traction pour une sortie est multiplié par deux. Et sincèrement, ça demande alors une autre configuration de moyens qui ne sont pas immédiatement disponible en TC1 et TC2. Si globalement et techniquement la garde au sol de caisse est une piste envisageable (quoique limité) pour améliorer la capacité de mobilité terrestre (ET roue ET chenille), un train chenillé est nettement plus avantageux en terrain libre (piste et hors piste). Le train chenillé et son historique n'ont pas a être réinventé à chaque fois qu'une configuration terrain défavorable se présente. Nous (notre EMA en particulier) avons choisi la roulette pour diverses raisons, mais sincèrement, passé les 20t de masse roulante, il n'y a pas photo. Merci cher Rescator de préciser notre attitude à cet égard suicidaire. La monte pneumatique, aussi volumineuse soit-elle, n'est qu'une solution dédiée à autre chose que le combat de mêlée "cuirassé" pour la mobilité terrestre. It's so french.....
  13. C'est surtout ce que je devine comme un effet de "machine arrière toute" qui me préoccupe un peu … D'autant plus qu'un mix de ce qu'il existe pour l'instant (PEGP) et de ce qui "existait" est difficilement conciliable, si d'aventure ce virage était pris. Ces deux mondes (gestion type Pooling et gestion par dotation) sont totalement étranger l'un à l'autre. Tu remarqueras que je reste silencieux sur le gâchis général de ce dispositif avorté (ou en devenir), comme du temps perdu ….. ainsi que les hommes. Haut les cœurs, l'EMAT et la STAT a de la ressource !
  14. L’effet d’annonce de Mme Parly me parait loin d’être anodin. Je vois derrière cette communication un petit raz de marée institutionnel qui, sans forcément mobiliser les feux de la rampe ici-bas, va modifier considérablement l’approche actuelle de notre MCO. On peut considérer sans trop de risque et dans un premier temps que le (grand) retour du premier échelon (échelon utilisateur) est programmé, et surtout qu’il va s’inscrire dans le temps. Puisque la tendance doit être globalement de doter matériellement les forces selon leur propre DUO (document unique d’organisation), chaque unité de formation re-possédera in situ son parc roulant. Ainsi des créneaux entretien 1er échelon reprendront place dans les planning d’unité (incluant l’instruction), l’infrastructure et les lots d’entretien 1er échelon seront donc aussi redécouvert. Redécouvert parce que aujourd’hui si ce vocabulaire est bien présent dans le jargon métier, il ne représente en réalité terrain qu’une portion congrue de ce qu’il devrait-ètre être réellement. L’effet Pooling est passé par là. Ce que représente effectivement le véritable entretien 1er échelon, et son suivit matériel « au plus près », va engendrer une réappropriation chronophage et énergivore que le quotidien d’un soldat avait quitté. Par ordre. En 2012 la programmation d'une réduction de 5000 postes de maintenanciers a été acté (dont un peu plus de mille civiles) dans le cadre de la PEGP. Demain, les formations (les régiments) vont devoir remonter en puissance… Pour ce faire toute formation va devoir intégrer dans son infrastructure la capacité de pouvoir mettre sous abris l’intégralité de son parc, et par unité. Une capacité raisonnée autorisant l’entretien utilisateur de celui-ci (fosses ou ponts sécurisés, aires de lavage NON régimentaire, magasin de lots d’entretien/lots de bords et lots pionniers, etc ….). Il y a fort à parier que le retour organique en unité d’un maintenancier est dans le tuyau de l’EMAT (toujours avec infra, personnels et lots divers). De même que le redécoupage du NTI1 bas et haut (les ex 2A et 2B). La déconstruction de l’approche 1er échelon conduite depuis maintenant une dizaine d’années est donc annoncé. C'est presque la fin de la "véritable révolution doctrinale". Le commandement (surtout en haut lieu) va devoir réapprendre sur ce registre que ce que l’on effectue à un instant donné ne produira pas forcément un résultat l’instant d’après. Les résultats à court termes en MCO ne se résument toujours qu’au curatif. Plein de questions me viennent à l'esprit, quid de la SIMMT et du SMITer (recréation de la DCMAT ?), devenir de la PEGP ? Quid des SMR et du barème d'intervention à 4hoo max.... Patience, dans à peine 6 mois un projet bien ficelé va sortir des cartons...
  15. Si je ne m'abuse, ce coin des cambouis est le bon. Je vous invite donc à aller lire par ici ce qui va (vite) être une belle révolution pour les plus jeunes. Pour les moins jeunes, quelques grincements de dents suffiront. http://www.opex360.com/2018/07/24/mme-parly-remet-cause-politique-demploi-de-gestion-vehicules-de-larmee-de-terre/