MrSel

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  1. Une news vient de paraître dans le SCMP, qui annonce que le dernier satellite de télécom chinois, Sinosat2, aurait subi un problème généralisé dans sa phase de déploiement des panneaux solaires. Un tel accident mettrait en danger toute la mission de ce satellite qui aurait dû permettre à la Chine de s’affirmer sur le marché des satcoms avant la livraison de ses premiers satellites export, au Nigeria et au Venezuela.
  2. [q]Pour faire face a une commande de 40 appareil de la part de la compagnie chinoise HNA[/q] Il s'agit d'une commande de 50 appareils pour Hainan Airlines, accompagnés de 50 ERJ-145 assemblés localement à Harbin.
  3. L'avantage des ERJ-190, c'est qu'ils ont un bon pied en Chine (grâce à Harbin) et qu'ils peuvent être livrés avec pilotes de la Varig.
  4. L'industrie aéronautique russe affiche les prémisses d'un redécollage. L'attitude des Européens pourra jouer en faveur d'un partenariat en pronant l'ouverture ou de l'émergence d'un concurrent de plus en se fermant les coopérations. L'inclusion des intérêts russes dans le conglomérat EADS peut en effet peut-être amorcer un certain rapprochement d'intérêts entre les trois Russies et l'Europe, comme c'est le cas sur d'autres sujets stratégiques, notamment en termes d'énergie. Les Européens montent dans les projets russes (le RRJ de Sukhoi a une motorisation Snecma et 20% du capital est détenu je crois par Finmecanica), Aeroflot joue le retour en grâce tant au niveau des achats que du positionnement éventuel dans une alliance mené par un européen (Star ou Skyteam), les Européens vont commercialiser des lancements de fusées russes depuis Kourou, pourquoi ne pas accepter en retour un placement financier dans EADS ? Pour ce qui est de la minorité de blocage, en revanche, il ne faut pas rêver, de mon point de vue : pour ce faire, il faudrait que les actionnaires actuels changent leur pacte d'actionnariat et admettent une force de plus dans le conseil d'administration. C'est un coup à prendre 12 mois de retard sur tous les programmes en cours...
  5. Satellites : Astrium. Put*in, ils prennent cher chez Thales/Alcatel. Certes il serait extrêmement intéressant d'avoir un seul ensemblier satellite européen - les vagues de licenciement de 2003-4 devaient d'ailleurs faciliter une intégration des deux groupes Alcatel et Astrium. Mais avec l'intégration d'Alcatel Alenia Space dans Thales (et le rejet d'intégrer Astrium dans le montage à sa constitution), ça devient dur d'imaginer à court terme cette fusion. Dans ton inventaire, il manque les lanceurs et les drones. Et pour les hélicoptères, je vois mal AW se faire dégager après le pognon investi là-dedans. Cette analyse me paraît intéressante, mais devrait - à mon avis - être doublée d'une cartographie civil/militaire pour mettre en relief les synergies et les compétences européennes du secteur (par exemple, on passe dans cet inventaire complètement sous silence les avions régionaux, qui sont pourtant importants dans la constitution de clusters aéro).
  6. Oui, c'est vrai, si vous voulez parler de Dassault Systèmes, merci d'aller dans un autre topic... [26]
  7. [q]la masse ne vient pas du vide,il y a masse manquante c est une certitude,elle vient donc forcement de la matiere manquante...c est une question de logique.....[/q] Non, c'est une question d'hypothèses.[08]
  8. Avec un peu de chance, on trouvera peut-être même quelque chose auquel on ne s'attend pas. Car des phrases telles que celle-ci "90 % de la masse de l univers est issue de particules inconnues" restent des hypothèses, pas des théories ou des faits avérés. Bref. La recherche c'est bien, la découverte c'est mieux [16]
  9. Un excellent papier du Cato Institute sur la manière de concevoir la guerre par les Américains. http://www.cato.org/pubs/pas/pa577.pdf
  10. Ça me rappelle l'article des audacieux de Sciences et Vie de janvier 2001, qui publiait les probabilités de découverte pendant le XXIe siècle de prochaines inventions majeures. [q]Téléportation : 95%[/q] [10][16]
  11. D'un point de vue purement mathématique, il est toujours préférable de comparer des éléments de même nature : on ajoute pas des choux et des patates comme disait ma prof de spé. Il est donc toujours préférable, quand on parle de salaires de prendre le smic comme point de comparaison, plutôt que le RMI, qui n'est normalement pas un revenu du travail. Comparer un salaire de pdg avec un rmi, ça n'a pas vraiment de sens économique - c'est comme de comparer le coût d'un paquet de mouchoirs et celui d'une opération de chirurgie : les deux touchent bien à la santé, mais n'ont rien à voir ! Pour ce qui est de l'analyse de la répartition des salaires, il est préférable, lorsque ces données sont disponibles, de comparer le salaire (ou mieux, le revenu provenant de l'activité salariée) des dirigeants avec le salaire le plus bas et avec le salaire moyen de l'entreprise en question. Dans le cas de Dassault Systèmes (vous faites bien de signaler que c'est une entreprise qui se repose sur Catia, un des très rares produits informatiques de conception nationale véritablement excellent), dont la majorité des effectifs est composée d'ingénieurs info/systèmes/méca, le rapport entre le salaire moyen et le salaire du pdg est plutôt de l'ordre de 350. Ce qui reste conséquent et qui dénote d'un probable découplage entre les responsabilités transverses et les fonctions de conception/production et peut signifier - ce qui ne peut être vérifié que par une analyse plus poussée - d'une certaine rigidité dans la progression interne de l'entreprise (ce qui en soit n'est vraiment pas de nature à étonner pour une entreprise très française).
  12. Voilà ce qui arrive quand on ne paie pas sa redevance au Parrain. Hop, on perd son statut de planète... [16] Plus sérieusement : l'ESA et la NASA ont chacun leur projet de "Planet Finder", à la conception étrangement similaire. Il s'agira d'un groupe de satellites placé au point de Lagrange 2 (ou 1, je ne sais plus), asservi en vol en formation. Le vol en formation permettra de combiner les différentes mesures pour améliorer la télédétection des exoplanètes. Ce programme pourrait avoir une réussite plus importante que prévue, étant donné qu'on détecte la présence d'un nombre d'exoplanètes par méthode indirecte bien supérieur à ce que les prévisions laissaient entendre. Ces exoplanètes étant déjà détectés, les programmes Planet Finder pourront pointer dans la bonne direction tout de suite...
  13. La Chine même si elle reste "pacifique" n'est est pas moins une puissance avec des vues expansionnistes clairement affichées. Cette phrase me semble en contradiction avec la doctrine militaire chinoise. Des précisions ?
  14. Faire un engin réutilisable fait exploser les coûts. Pour preuve, les coûts de vérification de la navette spatiale américaine excède le coût de fabrication d'une navette neuve, avec peu d'avantages par rapport à une navette Kleenex. En ce qui concerne les investissements dans la station, ça me semble peu cohérent avec la politique de l'ESA et du CNES. Soyons francs : les grandes explorations spatiales à venir se feront en coopération internationale (c'est pour ça que les petits projets, type DEMETER, le sont de plus en plus, pour apprendre à coopérer). Si toutes les nations spatiales investissent dans les mêmes savoir-faire, c'est probablement un raisonnement sous-optimal. A l'heure actuelle, Russes et Américains ont une connaissance des conditions de vie en micro-gravité bien plus avancée que les autres nations spatiales. L'Europe a décidé de se positionner sur d'autres segments de l'exploration spatiale (notamment, les sondes robotisées - à l'exemple de smart-1, Rosetta et Mars Express - et les missions scientifiques), ce qui l'éloigne dans les faits d'un investissement massif dans l'ISS. Si l'Europe acquiert une avance suffisante dans un secteur donné, c'est une entrée quasiment assurée dans tous les grands programmes internationaux des vingt ans à venir. C'est d'ailleurs le même raisonnement qu'a fait la Chine : son programme spatial s'éloigne de plus en plus de son modèle russe pour aborder d'autres technologies.
  15. Pas si incroyable que ça. Outre les questions purement techniques (matériaux, propulsion, etc.), deux grands défis de la conquête spatiale telle que l'ont expérimentée soviétiques et américains sont : 1/ la méconnaissance des conditions du "vide" spatial et 2/ la limitation de capacité de calcul disponible à l'époque. La Chine ne rencontre aucun de ces deux problèmes : la nature de l'espace est bien mieux connue aujourd'hui est fait l'objet de publication depuis plusieurs années d'une part et les capacités de calcul disponibles d'autre part sont autrement plus importantes que celles des années 60. Ces deux éléments "de découverte" enlevés, les défis technologiques sont tout de même bien moindres que ceux auxquels se sont attaqués les deux super-grands. On oublie souvent de souligner l'importance qu'à joué la conquête spatiale dans le développement des outils informatiques. Et c'est mal.