S-37 Berkut

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Everything posted by S-37 Berkut

  1. Non, ils sont bon, car on parle du budget hors pensions, soit 31,4 milliards, c'est sur lui que se porte les réductions de moyens et donc le sujet du débat. Le budget pension augmente, car le nombre de retraités augmente en même temps que le nombre de militaires actif diminue. Pour le budget des soldes en OPEX, Il y a également eu des problèmes de retard de solde dû au système louvoie, qui ont généré des bulles et qui sont entrain d'être réglées, ce qui génère des augmentations momentanées. Et d'ailleurs, si on voulait être vraiment précis au sujet de ces réductions, on parlerait du budget équipement, car d'après les informations que l'on a, c'est lui qui va encore payé la note. Avant cette nouvelle probable baisse, Selon le projet de budget 2015, les dépenses d'équipements, (dont fait partie l'entretien des matériels qui représentent pas loin de 6 milliards par an) étaient normalement fixées à 16,8 milliards pour le budget 2015. Soit, une baisse de 3,40% du budget équipement et entretien si la nouvelle est confirmée.
  2. Bon alors pour commencer, mes chiffres sont faux ... ok on va vérifier : Education : 88 x 0.9977 = 87,7976 soit une baisse de 0,23% (je rappel que j'arrondis au chiffre supérieur.) Défense 31.4 x 0.9818 = 30,828, soit une baisse de 1,82%. Donc non, mes chiffres sont bon. Enfin bon, comme tu dis, on est plus à ça prêt... Après, en ce qui concerne mes œillères, pour justifier ton propos, tu mets sur le même plan les 572 millions de la défense et les quelques millions dans des ministères plus petit, en ramenant tout en pourcentage. Si on suis ton raisonnement, la défense ne subira de rééle réductions de moyens que le jours où son budget sera aussi élevé que celui du ministère de l'Outre-mer. Là 1€ de moins aura enfin des conséquences grave. C'est n'importe quoi. Et non, 5 ou 10 réductions de poste dans une PME n'on pas les même conséquences que 10 ou 30 000 dans une entreprise du CAC40. Car cela signifie des conséquences en cascade, des fournisseurs en faillite, des sites industriel fermé, des régions sinistrées, etc... Pour toi, tous les moyens sont bon pour continuer à te voiler la face. Remarque, avec tes œillères, un type qui conduit sa voiture et s'encastre un poids lourd est un drame bien plus grave qu'un génocide si il y a 1 survivant. La vie doit te paraître merveilleuse. On devrait rebaptiser le forum Rose défense. Maintenant, lorsque tu dis que l'Etat démissionne également de l'intérieur et la justice, pour le coup je suis totalement d'accord avec toi. Ca me surprend même que tu l'évoques, a moins que le but soit uniquement de justifier ton propos ?
  3. N'importe quel ministère plus petit avec un budget forcément moins élevé souffrira de manière proportionnellement plus importante d'une baisse, même réduite. Mais là c'est toi qui danse (comme tu dis). Car si on suis ton raisonnement, 1 licencié dans une PME est bien plus grave que 50 milles dans une entreprise du CAC40. Drôle de façon de penser. Après, je ne veux pas spécialement relancer cette polémique idiote, mais vu que tu compares les ministères, alors allons y et reparlons encore de l'éducation national. Education national : 88 milliards http://www.leparisien.fr/actualite/budget-2015-88-milliards-d-euros-pour-l-education-nationale-01-10-2014-4179795.php 88 milliards - 202 millions = 87,798 Milliards soit une baisse de 0,23% en arrondissant au chiffre supérieur. Et comme le rappel Ciders, on y sucre des dépenses utiles pour faire des économies de bout de chandelle. Alors que dire du budget défense : 31,4 milliards (et encore, 2,3 milliards de ces 31,4Md proviennent de ressources dites «exceptionnelles», c'est-à-dire de crédits provenant majoritairement de la vente de bandes de fréquences hertziennes comprise entre 694 et 790Mhz. Et dont le prix de vente dépendra des conclusions des négociations internationales et européennes. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/20/31003-20141020ARTFIG00304-comment-la-baisse-du-budget-de-la-defense-va-penaliser-notre-economie.php Mais admettons. 31,4 milliards - 572 millions = 30,828 milliards Soit une baisse de 1,82% en arrondissant au chiffre inférieur, et en comptant les 2,3 milliards de ressources dites «exceptionnelles» et encore hypothétiques. Tu veux que je te rappel le nombre de suppression de poste dans les armées depuis 20ans ? Je te met au défi de trouver un ministère qui ait autant souffert. Donc pour répondre à ta question, non, je ne suis pas surpris de voir encore et toujours la défense en tête de classement des ministères à qui on demande le plus. Rien ne change.
  4. Par chez moi, on a rasé la bibliothèque qui datait du 19ème siècle et qui avait été entièrement restaurée il y a 2 ans, pour construire un bâtiment moderne en béton qui a coûté plus de 3,5 millions d'€uros. Des exemples de gaspillage dans ce genre, on en a à la pelle dans tous le pays, mais je comprends qu'il soit urgent de réduire en priorité le budget des armées plus que celui de tout autre ministère de la république.
  5. Merci debonneguerre. Ca sent le déjà vu. Je me disais aussi que cette histoire de dépassement de budget soutenue par les autres ministères, contrairement aux autres années, était un peu dure à avaler. La suite de l'article que tu nous as posté, parle des impayés du mindef dont on avait débattu il y a quelques pages.
  6. Les Échos" révèlent que pour compenser les dérapages dans la Défense, le gouvernement prévoit d'annuler 2,2 milliards d'euros de crédits. Les opérations militaires au Mali, en Irak, ou encore en Centrafrique sont la première cause du dérapage budgétaire que le gouvernement entend compenser par les mesures d'économies supplémentaires présentées mercredi, assurent Les Échos. Selon le site internet du quotidien économique, le projet de loi de finances rectificative, présenté mercredi par Bercy, "prévoirait de l'ordre de 2,2 milliards d'euros d'annulations de crédits cette année pour contenir l'évolution de la dépense de l'État". L'opération vise "à compenser le dérapage de certains budgets sous-dotés". Parmi eux, selon Les Échos, "figure en tête le budget des opérations extérieures de la Défense. Du Mali à l'Irak en passant par la Centrafrique, les interventions de l'armée française ont compliqué un peu plus l'équation budgétaire d'une mission traditionnellement sous-dotée". Alors que "450 millions étaient programmés dans la loi de finances initiale, les opex devraient ressortir à au moins 1,1 milliard d'euros", affirme le quotidien. http://www.lepoint.fr/economie/budget-les-operations-militaires-premiere-cause-du-derapage-11-11-2014-1880245_28.php
  7. Publié le 13.07.2014 « On n'a pas de balles à blanc, raconte le caporal-chef Régis*, 27 ans. A l'entraînement, avec les Famas, on doit dire pan au moment de tirer. http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/dans-les-casernes-la-colere-gronde-13-07-2014-3997245.php
  8. Alors il n'y a qu'à baisser leur pensions durant cette période. (Comme ça se fait dans le privé pour les salariés en pré-retraite.) (je rappel que l'on parle d’une fourchette comprise entre 5 200 et 6 600€). Et l'on pourrait aussi se pencher sur le système de calcul des pensions de retraite des militaires de carrière. Après tout, il parait que l'Etat cherche à faire des économies. Le problème qui est dénoncé par un certain nombre d'officier du plus bas échelon, c'est que des officiers d'active de grade plus faible et d'utilité vitale à l'encadrement des troupes, notamment projetable, vont supporter l’essentiel des restructurations. Alors que cette masse de généraux inutile, semblent intouchable. Par ailleurs, le cumul de la solde en cas de rappel momentané sous les drapeaux et de leur pension, donne des totaux assez impressionnant, dans une armée où je le rappel, les hommes du rang crie "PAN PAN!" à l'exercice, pour compenser l'absence de balles à blanc. En tout cas, je doute qu'il n'y ait aucune marge de manœuvre à ce sujet et que cette gabegie soit aussi inévitable que la pluie.
  9. Tout ça est très lourd à digérer. Surtout que l'on parle d'hommes de moins de 67ans qui pour la plupart travaillent dans le privé en même temps. Par ailleurs, la solde moyenne d’un officier général serait de 5 850 euros, moyenne d’une fourchette comprise entre 5 200 et 6 600 euro. Ces généraux devraient être en retraite, et pas maintenu artificiellement en activité. La France n'a pas les moyens de cette gabegie. L'article rappelles que les généraux de 2e section sont un réelle problème pour le budget du mindef. Des officiers se sont déjà insurgé à ce sujet l'an dernier. http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/armee-des-officiers-en-colere-denoncent-le-trop-plein-de-generaux-235247 Ce nombre trop important d'officiers a également été critiqué par la Cour des comptes en juillet 2012 dans son examen à mi-parcours de la loi de programmation militaire. http://www.ccomptes.fr/Presse/Communiques-de-presse/Le-bilan-a-mi-parcours-de-la-loi-de-programmation-militaire L’Association de défense des droits des militaires a déjà saisi en octobre 2007 le ministre du Budget sur la situation illégale et abusive de généraux placés « en deuxième section » qui cumulaient, lors de rappels à l’activité pour des durées de quelques semaines à quelques mois, leur solde de réserve et la solde d’activité correspondante. http://rue89.nouvelobs.com/2008/06/17/le-ministere-de-la-defense-a-la-double-solde-des-generaux Je suis entrain de rechercher le nombre réelle de généraux de 2e section pour le comparer aux actif. Mais ce genre d'information
  10. Oui et non, car oui bien sûr, le nombre de ce type d'officiers, si on le compare au nombre d'hommes de troupes, augment forcément en période de réduction d'effectif. Mais d'un autre côté, cela ne justifie pas complètement un tel sur nombre. Voilà un article sur le sujet parue dans OPEX360 en mai 2013. On y parle notament de la polémique sur les généraux de 2e section. (une sorte de préretraite créée en 1839 et qui correspond à une armée de conscription, ces généraux restant théoriquement à la disposition du ministère de la Défense pour des missions ponctuelles). http://www.opex360.com/2013/05/19/manipulation-sur-le-nombre-de-generaux-en-france/ Il y avait en France en 2012 (selon la cours des comptes) 1 général actif pour 754 hommes de troupes. avec les réductions d'effectif, le nombre a dû augmenter. http://www.ifrap.org/L-armee-francaise-a-t-elle-trop-de-generaux,13002.html
  11. Le problème c'est surtout les hauts gradés. je vous remets la citation "Sauf que justement, pour l’armée de Terre, son taux d’encadrement est de 12% (voire moins pour les forces projetables) alors qu’il est de 14% pour son homologue britannique. Et cela fit dire à son ancien chef d’état-major, le général Ract-Madoux, que les efforts demandés en matière de « dépyramidage » étaient « déraisonnables »." http://www.opex360.com/2014/11/03/lobjectif-de-supprimer-1-000-postes-dofficiers-en-2015-sera-difficile-atteindre/ Et il est fort probable que l'attrition va toucher l'encadrement des unités de terrain. (Lieutenant, capitaine, etc...) Alors que le problème ce sont les hauts gradés en sur nombre, la France est une des championne du monde en la matière. Mais là c'est plus dure, il y a des copains dans le lot.
  12. Pakistan : une foule enragée tue et brûle un couple de chrétiens Source AFP Un couple de chrétiens pakistanais accusé de blasphème a été battu à mort mardi par une foule musulmane enragée, qui a ensuite brûlé leurs corps dans le four à briques où ils travaillaient, selon la police. Ces meurtres, derniers épisodes d'une vague de violence croissante contre les minorités non musulmanes sunnites au Pakistan, ont eu lieu à Kot Radha Kishan, une ville située à 60 kilomètres de Lahore, principale ville de l'est du pays. Les accusations de blasphème sont, selon les défenseurs locaux des droits de l'homme, souvent instrumentalisées contre les minorités ou pour régler des conflits personnels, car elles déclenchent facilement la colère populaire dans cette république islamiste conservatrice. "Une foule a attaqué et battu à mort un couple de chrétiens qu'elle accusait d'avoir profané le Coran. Elle a ensuite brûlé leur corps dans le four à briques où ils travaillaient", a déclaré à l'AFP un responsable de la police locale, l'officier Ben Yameen. Affaire de profanation du Coran La foule s'est vengée des deux chrétiens, un époux et sa femme prénommés Shehzad et Shama, qu'elle estimait coupables dans une affaire de profanation du Coran qui avait éclaté la veille, a-t-il expliqué. Son récit a été confirmé à l'AFP par un autre responsable de la police. Les autorités de la province du Penjab, où se trouve le village, ont indiqué à l'AFP avoir ordonné la constitution d'un comité restreint pour accélérer l'enquête sur cette affaire et ordonné à la police de renforcer la sécurité dans les quartiers chrétiens. Les chrétiens, qui représentent 3 millions des quelque 180 millions de Pakistanais, sont une minorité souvent très pauvre et cantonnée à des emplois subalternes. Des conditions proches de l'esclavage Les deux victimes étaient également des ouvriers de four à briques, un secteur qui emploie près de 5 millions de Pakistanais dans des conditions proches de l'esclavage selon les syndicats locaux. Le blasphème, qui regroupe notamment les insultes à l'islam, à son prophète où à son livre saint du Coran, est un sujet explosif et controversé au Pakistan, où la loi prévoit jusqu'à la peine de mort pour les coupables. Défendue bec et ongles par les influents cercles islamistes, cette législation est critiquée par les défenseurs des droits de l'homme, qui l'estiment abusivement utilisée pour régler des conflits locaux, et dénoncée en Occident. En novembre 2010, Asia Bibi, une chrétienne mère de cinq enfants, avait été condamnée à mort pour blasphème, un an après en avoir été accusée par des femmes musulmanes de son village avec qui elle s'était disputée. Et les condamnés ne sont pas à l'abri même en prison. Fin septembre dans un centre de détention proche de la capitale Islamabad, un garde a ainsi tenté de tuer un prisonnier britannique condamné à mort pour blasphème. http://mobile.lepoint.fr/monde/pakistan-une-foule-enragee-tue-et-brule-un-couple-chretien-04-11-2014-1878700_24.php
  13. L’armée de Terre n’est pas certaine pouvoir réduire ses effectifs dans le temps imparti En 2015, les effectifs du ministère de la Défense devront être réduits, à nouveau, de 7.500 personnels, la Loi de programmation militaire (LMP) 2014-2019 ayant prévu la suppression de 23.500 postes supplémentaires. Ayant les effectifs les plus nombreux, les forces terrestres seront évidemment les plus touchées. « Cette deuxième année de la LPM marque une rupture avec les années précédentes » puisqu’elle se traduira par « une hausse de 25% des déflations » pour l’armée de Terre, a souligné le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major (CEMAT), lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères et des Forces armées du Sénat. En clair, il faudra trouver non pas 3.000 mais 4.000 postes à supprimer. Pour le général Bosser, « l’objectif est d’autant plus ambitieux que cette déflation doit être réalisée en 4 ans et que les suppressions effectuées depuis 2008, à hauteur d’environ 25 000 postes, amenuisent le vivier de candidats à un départ aidé » alors que « dans le même temps, l’allongement de la durée des services consécutif aux réformes des retraites diminue le nombre de départs naturels jusqu’en 2017. Aussi, a-t-il fait valoir, « l’exercice est très compliqué ». En outre, le « dépyramidage », qui doit se traduire par une baisse du taux d’encadrement et, donc, du nombre des officiers, « accentue les difficultés, dont celle de l’acceptabilité et de la faisabilité ». « Cet objectif suscite auprès d’eux, sur qui repose d’ailleurs la mise en oeuvre de la réforme, une certaine incompréhension quant aux motivations profondes du dépyramidage. D’autant plus qu’ils ne peuvent s’empêcher de constater, comme nos concitoyens, que les effectifs militaires diminuent au moment même où le niveau de menace augmente », a expliqué le CEMAT au sujet des officiers. Alors, quelles sont les marges de manoeuvre? « Ayant déjà optimisé les écoulements de ses flux RH en réduisant les volumes de recrutements et d’avancement (notamment pour les officiers, de l’ordre de 30% en 2 ans), l’armée de Terre va devoir dynamiser encore davantage sa politique d’aide au départ volontaire, en sélectionnant, en identifiant et en accompagnant plus qu’aujourd’hui les départs », a estimé le général Bosser. Mais ce dernier se veut prudent. « Pour être franc, a-t-il lancé aux sénateurs, je ne sais pas si nous parviendrons à atteindre les déflations qui nous sont imposées dans le temps imparti ». Il faudra donc jouer sur les flux d’avancement et de recrutement, lesquels ont un impact sur l’efficacité opérationelle et le moral, déjà pas au beau fixe. « Le constat d’un échec mettrait en évidence les limites atteintes par la logique de réduction des effectifs, à l’oeuvre depuis 2008″, a prévenu le CEMAT, qui travaille sur un projet visant à changer le modèle de l’armée de Terre, avec une architecture plus lisible et une chaîne de commandement plus simple et verticale. La suite ici : http://www.opex360.com/2014/11/08/larmee-de-terre-nest-pas-certaine-pouvoir-reduire-ses-effectifs-dans-le-temps-imparti/ Par manque de moyens, la préparation opérationnelle des forces terrestres est insuffisante Avec des combats qui se durcissent, comme on a pu le voir en Afghanistan et au Mali, la préparation opérationnelle des forces appelées à être projetées sur un théâtre extérieur est d’une importance cruciale. L’expérience des militaires ne fait pas tout – et avec les déflations d’effectifs, c’est un capital qui s’amenuise. L’aguerrissement et l’entraînement sont donc nécessaires afin de permettre aux soldats français de garder un avantage tactique sur leurs adversaires. Or, avec des budgets sans cesse contraints, les crédits vont généralement là où est l’urgence. Et l’entraînement des troupes en pâtit. Pour le moment, l’on ne s’en rend pas forcément compte : les militaires français ont su répondre présent quand il s’est agi d’aller chasser les jihadistes dans l’Adrar des Ifoghas, au Mali, ou encore de s’interposer entre miliciens anti-balaka et combattants de l’ex-Séléka en Centrafrique. Mais, lors de son audition devant les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des forces armées, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), a mis en lumière un « paradoxe auquel nous devons prendre garde ». « En effet, a-t-il expliqué, c’est le capital d’expérience constitué en opération qui permet de compenser, pour le moment, des insuffisances de ressources destinées à l’instruction et à l’entraînement ». La Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 a fixé comme objectifs 90 jours de préparation opérationnelle (JPO) et 180 heures de vol, hors simulation, pour les pilotes d’hélicoptère de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT). Or, comme l’a indiqué le CEMAT, ces niveaux « ne sont pas atteints ». Par exemple, les troupes aéroportées ne sont plus en mesure d’effecturer leurs 6 sauts annuels, ce qui est le minimum requis. « Concrètement, ces insuffisances se traduisent par des renoncements en termes de capacités opérationnelles », a-t-il déploré. S’agissant des pilotes de l’ALAT, la solution a été de les diviser en 3 catégories pour remédier au nombre insuffisant d’heures de vol. Ainsi, il existe désormais un « premier cercle » (60% des équipages), à qui l’on donne les moyens de s’entraîner correctement afin qu’ils puissent être immédiatement opérationnels. Quant à ceux relégués aux 2e et 3e rangs, ils auront besoin d’une remise à niveau de 6 mois à 1 an pour être aptes à être engagés en mission opérationnelle. Outre le nombre de jours insuffisants de préparation opérationnelle, les moyens pour les entraînements font aussi défaut. « Environ 25% de nos unités s’entraînent dans nos centres de préparation sur des structures incomplètes, avec des matériels manquants ou des capacités qui ne sont pas totalement réalisées, dégradant donc la qualité de leur préparation opérationnelle », a expliqué le général Bosser. « Il s’agit d’un enjeu capital puisqu’au combat le niveau d’entraînement du soldat participe autant que son casque et que son gilet de protection à sa sauvegarde », a-t-il conclu. http://www.opex360.com/2014/11/08/par-manque-de-moyens-la-preparation-operationnelle-des-forces-terrestres-insuffisante/
  14. Le sujet c'est la défense ici. Et aucun ministère n'a autant été restructuré et purgé que la défense. Après on connait vos idéaux, et franchement on s'en cogne le coquillard. Si on pouvait revenir au sujet SVP.
  15. Le militaire peut être amené au sacrifice ultime au service de la patrie. On vient de le voir encore récemment. Le jour où les enseignants iront au front et mourront sous les balles on en reparlera. Maintenant, je me demande ce que c'est que ce grand Hors Sujet n'importe quoi ?
  16. L’objectif de supprimer 1.000 postes d’officiers en 2015 sera difficile à atteindre En 2015, le ministère de la Défense aura à supprimer 7.500 postes, dont, comme l’an passé, 1.000 d’officiers. L’idée est de réduire la masse salariale en procédant à un « dépyramidage », c’est à dire en jouant sur le taux d’encadrement en le faisant passer de 16,75 à 16%. Sauf que justement, pour l’armée de Terre, son taux d’encadrement est de 12% (voire moins pour les forces projetables) alors qu’il est de 14% pour son homologue britannique. Et cela fit dire à son ancien chef d’état-major, le général Ract-Madoux, que les efforts demandés en matière de « dépyramidage » étaient « déraisonnables ». Son successeur, le général Jean-Pierre Bosser, n’a pas répété ce mot au cours de sa première audition devant les députés. Mais il a toutefois reconnu ne « pas être certain de parvenir » à atteindre les objectifs fixés en matière de déflation du nombre d’officiers. Cela dit, le fait de ne pas réussir pourrait constituer le premier signe objectif que les déflations successives auxquelles il a été procédé ces dernières années arrivent aujourd’hui en butée », a-t-il déclaré. Même chose pour le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA). « Entre 2008 et 2014, l’armée de l’air a diminué ses effectifs de 16 000 personnes, fermé douze bases aériennes et quinze unités majeures. Sur les deux dernières années, près de 5 000 postes ont été supprimés. Pour 2014, la déflation représente sur une seule année 5 % des effectifs du budget opérationnel de programme ‘air’. Ce rythme très fort risque de poser des problèmes de maintien de certaines compétences et de préparation de l’avenir. Ce qui nous attend en 2015, c’est le départ de plus d’un millier de personnels, dont 200 officiers », a-t-il commencé par rappeler aux parlementaires. Lors de son audition à l’Assemblée nationale, l’amiral Rogel, le chef d’état-major de la Marine nationale, ne s’est pas spécialement attardé sur les suppressions de postes d’officiers. Cela étant, il a quand même abordé le problème des effectifs en en expliquant qu’il ne serait pas possible d’aller au-delà de la déflation de 1.800 postes prévue pour la période 2014-2019. « Je souhaite vivement que cette facture ne soit pas dépassée, afin que le maintien des compétences, donc le format, donc le contrat opérationnel, ne soient pas mis en danger », a-t-il dit. Article complet ici : http://www.opex360.com/2014/11/03/lobjectif-de-supprimer-1-000-postes-dofficiers-en-2015-sera-difficile-atteindre/
  17. Crash de Louvois 59.000 militaires de l'armée de terre touchés.Un militaire de l'armée de terre sur deux touché parfois plusieurs fois durant la même année http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20141030trib28b4d75f7/un-militaire-de-l-armee-de-terre-sur-deux-touche-par-le-crash-de-louvois.html
  18. Mort d'un soldat au Mali : Pour le général Vincent Desportes, ce drame était prévisible. "On a d'abord l'opération Serval qui se passe extrêmement bien. Et qui détruit la grande majorité des forces djihadistes. Et puis hélas cette force doit partir beaucoup trop tôt, en particulier parce que nous sommes engagés en République centrafricaine. Le terrain qui avait été conquis, stabilisé, est lâché beaucoup trop tôt alors que ni l'armée malienne, ni les forces de la Minusma ne sont capables de prendre véritablement la relève des forces françaises. Et comme la nature a horreur du vide, les djihadistes se sont replacés. On déshabille Jacques pour habiller Paul, tout cela n'est pas très sérieux. On a un problème d'effectifs et de moyens". L'interview complète ici : http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/mort-d-un-soldat-au-mali-un-probleme-d-effectifs-et-de-moyens-general-desportes-592955
  19. Pascal : Je ne dis pas forcément de "bêtises" parce que je n'adhère pas l'idéologie relativiste niannian du "c'est pas si mal" et du "contentons-nous de ce que nous avons". J'ai entendu ça des millions de fois. La France fait des choix qui auront des conséquences. J'attends de voir les courbes des promesses de commande en diminution et celle des réception se croiser, pour connaître le nombre réel de Rafale que possédera la France au final. Nul doute qu'il sera revue à la baisse plusieurs fois avant la fin du programme. En espérant qu'une fois l'arrêt des commandes arrivé, le Rafale ne subisse pas le sort du Leclerc avec la vente de près de la moitié park à l'étranger, quelques années après.
  20. Un carnet de commande d'Etat, ça peut se modifier. Les militaires ne se battent pas avec des promesses de commande et des signatures sur des contrat prétendument sûr. Je pourrais dire que le nombre final risque de diminuer encore à l'avenir, mais tu risques à nouveau de m'accuser de pleurnicher encore sur l'Etat de l'armée et de ressortir les gros mots et les métaphores à la Michel Audiard des rayons camping et bricolage. ;)
  21. Si je suis ta logique, pourquoi ne pas avoir augmenter la production les années suivantes alors ? Ca pourrait palier le problème du nombre d'appareil non livré, augmenter la vitesse d'acquisition de l'appareil par l'Etat et résoudre pas la même la problème de rodage de la production industriel. Il est même possible que ça puisse générer des économies sur les coûts de production. Enfin, je n'ai jamais prétendu, contrairement à ce que tu écris, être un spécialiste du Rafale. J'écris souvent les choses de mémoire, et il m'arrive de me gourer quand je site une source d'info entendu ou lu il y a 8 ou 10 ans et de rectifier par la suite, comme tout le monde. J'ai jamais prétendu être infaillible. C'est pas une raison pour sortir les gros mots.
  22. A la fin du mois d’avril 2013, l’armée de l’Air avait reçu 38 Rafale B et 42 Rafale C, et la Marine nationale 38 Rafale M. Quatre tranches ont été commandées, comportant respectivement 13, 48, 59 et 60 avions, soit 132 Rafale pour l’armée de l’Air (63 B et 69 C) et 48 Rafale M pour la Marine nationale. http://www.dassault-aviation.com/fr/defense/rafale/historique-de-la-mise-en-service-du-rafale/ Le Rafale a été mis en service en 2002 http://www.defense.gouv.fr/marine/decouverte/equipements-moyens-materiel-militaire/aeronefs/rafale-marine Tu prétend que 11 appareils ont été livré depuis sa mise en service tous les ans. La France est dans la fin de sa 13ème année d'acquisition du Rafale. J'espère que tu ne fais pas d'études de comptabilité. Exemple de retard de paiement de la DGA http://www.opex360.com/2010/05/12/la-dga-en-retard-de-paiements/ Quelques articles parue par le passé pour ta culture personnelle http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/loi-de-programmation-militaire-l-etat-achetera-moins-de-rafale-ia0b0n1451546 http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/dassault-a-vendre-moins-rafale-a-france-573196.html http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130322trib000755499/rafale-la-defense-envisage-d-arreter-les-commandes-a-225-exemplaires.html Pour une fois, Wiki est précis à ce sujet, En 1992, les besoins seront révisés une première fois à la baisse ; au lieu de 336 appareils – 225 monoplaces C et 25 biplaces B pour l'Armée de l'air, 86 pour la Marine nationale –, seuls 294 Rafale sont finalement prévus pour les armées françaises : 234 pour l'Armée de l'air (dont 95 monoplaces C et 139 biplaces B ) et 60 monoplaces M pour la Marine nationale. Puis une deuxième fois, au 20 novembre 2008, la cible est désormais de 286 appareils : 228 pour l'Armée de l'air et 58 pour la Marine nationale. L'exécution de la loi de programmation militaire (2003-2008) et l'insuffisance de crédits (11 milliards d'euros, soit l’équivalent d’une année complète de programmation) ont par ailleurs conduit à ralentir le rythme de réalisation de la plupart des programmes non nucléaires, l'exemple le plus marquant étant celui du Rafale : la date de la dernière livraison, initialement prévue en 2010, est désormais fixée à 2025. Au 18 novembre 2010, 180 appareils au total avaient été commandés (132 Air + 48 Marine). En 2011, l'État anticipe la livraison de 11 appareils supplémentaires plus tôt que prévu, afin d'honorer une clause du contrat, signé avec l'avionneur, qui oblige l'État à garantir une cadence minimale de la chaîne de production, compte tenu du fait que le Rafale n'a pas encore trouvé d'acheteur ferme à l'export. en juin 2014, 127 exemplaires de Rafale ont été livrés aux forces armées françaises sur les 180 commandés fermement par les gouvernements français : 40 monoplaces (Rafale M40 livré en avril 2014), 42 biplaces (Rafale B339 en essai) et 45 monoplaces (Rafale C) pour l'Armée de l'air. Il reste donc 53 Rafale à livrer entre juin 2014 et fin 2018. Tu réfléchie de temps en temps, où tu ne fait que faire du trollage idéologico-politicard ?
  23. Pas par mois, par an, et oui, ça a été la norme durant des années. Sous Chirac notamment. Et s'il te plait, arrêtes de te prendre pour un tonton flingueur de supérette avec des arguments du genre Bullshit ou tu t'enfonces dans la semoule, parce que tu t'es tapé 4 heures de cours, qu'est ce que ce sera le jour où tu travailleras.
  24. Je suis d'accord avec ton haut niveau d'analyse sur le situation. Même si comme d'hab, je doute que tu comprennes ce que j'écris. Ce n'est pas un mystère que la France demande souvent des délais de paiement aux entreprises, qu'elle rallonge en fonction de ses humeurs, et reçoit des matériels échantillonnaires en prêt de ces même entreprises. Matériels échantillonnaires devenant souvent la vitrine des visites de politiques. Nenel : D'après ce que tu écris, la France possèdera près de 150 Rafales en 2015. Intéressant. Dassault n'a pas trop le choix si ils veulent vendre des Rafale à la France, ils sont obligé de faire des facilités de paiement de temps à autre, comme les autres entreprises du secteur de la défense.