Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Tancrède

Members
  • Posts

    18,627
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    165

Everything posted by Tancrède

  1. C'est devenu la norme d'Hollywood, où le "club" des productions s'estime en charge de prophétiser la nouvelle foi, où les actionnaires sont encore en large part des proprios absents (voir pour un possible début de réaction l'affrontement intéressant, en ce moment, entre le CEO de Disney Bob Chapek et les "barons brigands" dirigeant les productions, notamment K Kennedy -vaincue et probablement sur le départ- et Kevin Feige), et où le recrutement des équipes de conception/écriture se fait sur base de quotas de race/sexe/sexualité, mais surtout de fidélité au nouveau credo. C'est en grande partie un paravent pour virer les gens expérimentés devenus trop cher et embaucher à tout va des jeunots cochant les bonnes cases démographiques, mais surtout pas chers, et venant maintenant exclusivement des cursus de "creative writing" des universités (dont 95%, de l'aveu des connaisseurs, ne valent pas tripette: les cursus de création artistique, hors 4 ou 5 grandes écoles, sont juste de l'arnaque), là où, encore récemment, une proportion énorme des meilleurs créateurs hollywoodiens étaient plus des gens qui s'étaient essentiellement éduqués eux-mêmes ou, même si diplômés, avaient bourlingué avant de finir dans des équipes d'écriture. Mais ces newbees fraîchement diplômés sont nombreux, remplaçables (= virables s'ils mouftent) et payés comme de la merde, sauf quelques-uns qu'on met en avant pour la photo. Et il en faut beaucoup avec les impératifs de production des services streaming: des dizaines et des dizaines de films/séries et autres tous les mois, désormais. Mais oui, au final, les seuls bons points de cette série, ce sont Lee Pace (même pas son script, qui est aussi minable que le reste de la série, mais lui en tant qu'acteur) et les visuels: félicitations aux équipes CGI, et un peu moins aux décorateurs.
  2. Tant que tu n'as pas à te faire marteler les burnes à coups de grosse corde par Mads Mikkelsen pour prendre ta décision là-dessus...
  3. De moins en moins de monde regarde, justement, et chaque série/film est désormais perdu au milieu d'un raz de marée permanent de nouvelles productions, sorties en quantités jamais vues à l'ère des grands services de streaming. Le fait est qu'il y a une large part d'irrationalité dans la production américaine (et du coup dans d'autres, par influence du "modèle" US... Qui est encore très réelle) eu égard à certaines caractéristiques du milieu de la production audiovisuelle de ce pays, qui, au final, tourne autour d'un très petit nombre de pôles de décision et de gens, tous très connectés et interdépendants, qui forment une sorte de "club" très endogame et imposent leurs codes à tout le secteur, tout en dictant leurs conditions aux financiers, lesquels sont en partie acquis à ces idées ou prêts à y céder avec le bon baratin et les bons goodies (les soirées, la pub, le glamour, leur nom au générique...), en partie mis en minorité et en partie sous le syndrôme du proprio absent ("on confie le divertissement aux divertisseurs et on voit ce que ça donne"....). Mais dans l'ensemble, la fiction audiovisuelle est en baisse dure: comme la musique, elle a été rétrogradée par les jeux vidéos, de loin le premier secteur du divertissement, d'une part... Et de l'autre, par cet océan de contenus de tous types fournis par des amateurs, des passionnés, des arnaqueurs, des organisations de tous types essayant quelque chose... Et vous-même dans bien des cas: internet sous toutes ses formes absorbe ainsi une énorme portion du temps, de l'attention, de l'investissement émotionnel (= dépendance), de l'imaginaire et des budgets (donations, abonnements...) qui étaient jadis consacrés au cinoche, à la télé, à la musique: youtube, insta, tiktok, twitter.... N'ont pas forcément de gigantesques de centres de production de contenus par des entités majeures, mais des millions de "créateurs" qui font des trucs de toutes sortes, le plus souvent simplement communiquer des visuels de votre cul, de vos journées, de vos repas, de vos fringues, de vos vacances, de vos délires, de vos réflexions, de vos hobbies.... Et à l'arrivée, la bande passante et les portefeuilles du publics restent, malgré leur immensité cumulée, des ressources plafonnées. Wokifier la prod hollywoodienne, surtout de façon si omniprésente, absolue, unilatérale... C'est peut-être juste un facteur d'accélération du déclin par un secteur incapable de s'auto-réformer à force d'entrisme.... Un peu comme les instances militaires françaises dans les années 30. Et la Wehrmacht dans cette analogie, c'est un peu la production d'autres pays, d'un secteur indépendant en cours de développement aux USA.... Et des gens comme PewdiePie, Mr Beast, Logan Paul, Joe Rogan et quelques millions d'autres.
  4. Comme indiqué plus haut, c'est éloigné du roman; c'est visuellement puissant, mais pour l'histoire, c'est très éloigné d'Asimov qui, il est vrai, n'écrivait pas une histoire proprement dite avec des personnage "durables", vu qu'il essayait de couvrir une très vaste période de temps. Le résultat est qu'ils ont essentiellement inventé une histoire pour les débuts du refuge de Terminus, inventant des événements, faits, développements, histoires et personnages, ou en composant/recomposant d'autres à partir de brèves mentions dans les livres d'origine. Les indicateurs "woke" sont au plus haut cependant, chargés d'une forte symbolique (pas très subtile): pas que la race ou le sexe des persos soit si importants, mais la direction dans laquelle les choix poussent est évidente et systématique, avec une forte insistance sur la négativité ou la médiocrité des rôles masculins selon les codes hollywoodiens devenus axiomatiques. Je regarde, et je continuerai sans doute encore à regarder, à moins que les profondes déviations et le contenu idéologique deviennent réellement choquants, ou trop attachés aux codes et impératifs des querelles idéologiques actuelles mal déguisés par les oripeaux volés d'une oeuvre originelle qui ne traitait en rien de telles choses. Les deux premiers épisodes sont très beaux visuellement, techniquement bien réalisés, avec un rythme qui n'est pas mauvais pour ce type de récit. Je suis juste un peu fébrile à l'égard de ce que produit Hollywood ces jours ci, avec trop de déceptions, y compris quand ça commence bien ou pas trop mal: ça a plus tendance maintenant à être l'appât autour de l'hameçon: quelques épisodes bons/corrects, parfois une saison... Et la merde arrive en grand après, selon des modes dont j'ai appris à reconnaître les signes avant-coureurs.
  5. Evoqué plus haut: même en évacuant le sujet d'un possible suicide par wokisme, Bond, comme d'autres franchises historiques, doit faire face à son propre succès, d'une part (devenir une source d'inspiration dont les codes ont été copiés ad nauseam et sont devenus des tropes au point de la banalité), et à l'hyper abondance de productions, et d'autres types de contenus, d'autre part. Ce dernier point est le plus problématique: Bond n'est plus qu'un nom parmi d'autres, dans un genre comme un autre, de plus en plus perdu dans une marée constante de produits, là où, même il y a encore 15-20 ans, il était encore un produit beaucoup plus rare et visible, avec peu de concurrence à son niveau de notoriété et de puissance d'image (alors même qu'au début des années 2000, la production ciné/télé était déjà en plein boom et très abondante). Le "zapping" du consommateur est devenu bien plus inscrit dans les comportements, et la fidélité à une "marque" est bien plus fragile: un ou deux mauvais produits, et on va vers quelque chose d'autre, bien plus vite et définitivement qu'auparavant. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas une audience de base encore conséquente qui pourrait s'accrocher et supporter 3, 4 films et/ou séries dérivées, voire même plus, qui ne sont pas au top, voire floppent... Mais il y en a bien moins relativement aux seuils d'audience nécessaires, et cette base hardcore tend à vieillir (= se renouvelle moins vite qu'elle ne vieillit). Ce serait une chose si une production de Bond coûtait dans les 50-60 millions: c'est beaucoup plus facile à rentabiliser, et pour cette échelle de coût, il y a sans doute beaucoup de grain à moudre et une audience suffisante pour longtemps. Mais un JB, ça coûte dans les 150-200 millions à produire (voire possiblement 300 pour celui qui arrive), ces jours-ci, sans même compter le budget marketing (50 à 100% du budget prod EN PLUS), et à moins de devenir un truc beaucoup plus fréquent, de tels budgets sont nécessaires pour en faire un film-événement tous les 2, 3 ou même 4 ans. La viabilité d'un Bond, dans ces conditions, requiert un box office de 600-700 millions AU MINIMUM, rien que pour rentrer dans ses frais, et plus pour intéresser l'investisseur. Un tel résultat ne vient pas juste avec une audience d'afficionados de longue date, qui ont supporté les aléas: il faut le public "normal", et il faut une plus large audience de fans, du hardcore au casual, qui va revoir le film plusieurs fois.
  6. James Bond était encore un produit beaucoup plus rare à cette époque: rappelons qu'entre 2001 et 2015, rien que les USA ont multiplié par 5 leur production films/séries (la population n'a pas augmenté du tout de la même façon, pas plus que le pouvoir d'achat, et le temps d'attention pour les films/séries a largement baissé au profit d'autres secteurs concurrents: non fiction, internet, jeux vidéos...), et depuis avec l'arrivée des services de streaming et de la lutte à mort entre eux qui est maintenant en cours, cette même production de 2015 a encore du être multiplée par 2 ou 3 au moins, rien que pour la fiction. Dans les franchises connues et production "de luxe", anciennes et nouvelles, la quantité a aussi explosé, donc le droit à l'erreur pour des franchises d'un certain âge est infiniment moindre qu'à l'ère pré-streaming, surtout pour le type de films qui ne peut PAS se permettre des échecs ou des demi-réussites: comme pour les Star Wars et Marvels, un James Bond ne peut pas s'offrir une carrière à 300-400 millions de recettes en salle. C'est bien trop peu pour justifier son existence, et c'est l'équivalent de "passé inaperçu" pour un tel label.
  7. J'avais pourtant compris que le film avait eu de très importants (et chers) re-shoots juste avant et pendant la première période de la pandémie précisément parce que les audiences tests avaient TRES mal réagi à la version initiale du film, précisément, disent les méchantes rumeurs, en raison de ce wokisme triomphant que le marketing (depuis des années dans le cinéma et autres secteurs contaminés) appelle "a modern take on the subject". Et apparemment, en anglais tout du moins, les bandes annonces avaient radicalement changé en minimisant/évacuant cet aspect.... Donc là, de ce que tu as vu, c'est pas vraiment le cas? Barbara Broccoli est-elle en train de foutre en l'air l'héritage familial? James Bond a survécu à Moonraker et à l'ère Pierce Brosnan (post Goldeneye), mais la franchise accuse son âge, un vieillissement probable de son audience, la relative banalisation de ses atouts (l'inconvénient d'être le classique: tout dedans devient une trope réutilisée par d'autres) et une avalanche de concurrence à l'ère du streaming et des mégaprods qui pululent.... Un seul film passant vraiment à côté de la plaque et rejoignant la mode actuelle de minimiser, ridiculiser ou dénigrer son propre personnage principal (surtout s'il est mâle, cis, hétéro et -pire crime de tous- blanc), pourrait-il définitivement briser la magie, détourner une masse critique de l'audience hardcore et désintéresser l'audience "normale"?
  8. Merci pour la vision du non lecteur de la série. Pour la complexité et la richesse de l'univers et de ses intrigues, enjeux, personnalités et interactions, suggérées par le film, tu es, sans le savoir, dans l'euphémisme. Pour ce qui est d'un second opus, la chose sera liée à la performance du film sur HBOmax et ses affiliés par régions, parce qu'il est à ce stade douteux que le film se rentabilise en salles, non seulement à cause de l'impact de COVID sur l'économie du cinéma en salles, mais aussi en raison des limites probables de ce style de SF sur le grand public, et du ton "calme" et oppressant de la vision de Villeneuve, et ce malgré un assez bon début ce WE dans les pays où il est sorti. Il ne sera pas payant sur HBOmax (décision de l'an dernier pour tout un tas de grosses prods de la Warner, en réponse au confinement et pour promouvoir la croissance de HBO max), ce qui le handicapera encore plus dans l'esprit des décideurs. Ils ont une série en cours de prod sur le Bene Gesserit, qui sent déjà l'idéologie féministe bien au-delà de la vision de Frank Herbert, mais même si c'est HBO et si Villeneuve est impliqué, donc avec un budget conséquent, on n'est pas dans les mêmes ordres de grandeur. Donc la décision pour un 2ème film va être en suspens pour un moment, à moins que le récent changement corporate autour de Warner/HBO (en partie vendu par Viacom et acquis par Discovery) change la donne et qu'une plus grande propension au risque pour essayer de forcer l'expansion de leur service streaming soit de mise.
  9. Je l'ai vu hier: mon impression est que, comme mentionné partout, la cinématographie est absolument exceptionnelle. La qualité visuelle, les effets spéciaux, les angles et vues, les décors, les costumes.... Tout est à un niveau rarement égalé au cinéma, y'a absolument aucun doute. Pour l'histoire, j'avoue une limite dans ma capacité d'analyse: ayant été un avide lecteur des bouquins, je n'ai aucun mal à suivre et à remplir les vides et nombreux silences que Villeneuve a préféré mettre pour un vrai récit visuel, plutôt que de s'essayer aux monologues intérieurs si présents chez Lynch et si essentiels dans la lecture des bouquins. Je ne peux donc pas vraiment voir comment ce récit marche pour un non lecteur de la série. Mais donc côté récit, rythme, intrigue.... Je dirais que ça pâtit un peu de la qualité de l'image, qui essaie beaucoup d'imposer les humeurs: contemplatif en grande partie, fait pour l'exposition (peut-être cela changera t-il s'il y a une suite), le film est LENT et franchement souvent morose, avec un sentiment continuellement oppressant (recherché, non sans raison) et fataliste qui peut finir par peser. Et je dirais qu'il y a un petit problème, en tout cas pour moi, d'attachement aux personnages. Leto, par exemple, a été vraiment réduit à la portion congrue à mon avis (et sa fin, du coup, marque moins), et les relations entre les persos souffrent de ne pas vraiment marquer par leur force, alors que beaucoup de la puissance du récit dépend précisément d'elles. Là aussi, je ne peux vraiment voir la chose par les yeux d'un spectateur non branché sur Dune étant donné que j'avalerais pratiquement n'importe quoi dans cet univers, y compris la vieille série SyFy aux visuels si pourris et cheaps, et à la qualité d'écriture objectivement douteuse. Comme les films de cape et d'épée, je consomme sans hésiter et j'en redemande, même si c'est un peu de la merde. Mais un non afficonado "rentrera" t-il aussi facilement dans le récit?
  10. C'est le schéma type de ces séries "de genre", quel que soit le genre, maintenant: produites à la chaîne, elles finissent toujours par n'être qu'un soap opera cheap où la vie amoureuse aussi invraisemblable que pleine de rebondissements des personnages, ainsi que leurs pathétiques et perpétuels états d'âmes, prennent 99% du temps d'écran, leur profession n'étant qu'un élément de décor au maximum, ou, si elle est un peu plus montrée, n'est là que pour la validation de leur ego (du moins, celui des persos préférés par les showrunners). Repeat as needed. Ca veut dire quoi? Ah! Souvenir d'Ally McBeal dans ses 2 premières saisons, quand il y avait quelques trucs de bons dans ce bouzin: les persos secondaires excentriques. Quelques clients, mais surtout les autres avocats et les juges.
  11. Déjà pas le genre de films que je regarde quand ils sont dans l'ordre "normal".... Les romcoms ados: aucun de nous ici n'a jamais été le public cible
  12. C'est juste (déjà évoqué) que au moment de l'intrigue des romans (pas un spoiler: c'est la situation de départ), la moitié de la magie du monde (celle pratiquée par les hommes) ne peut être pratiquée, en raison d'événements funestes dans un lointain passé qui a vu une bande de gars sauver le monde d'un gros, gros méchant qui, avant de se faire envoyer en camp de redressement (euphémisme), a jeté un truc pas clean dans la source de magie masculine. Depuis, si un mec essaie de taper dans la dite source, il a des problèmes et il en cause encore plus. Donc c'est une ceinture de chasteté mystique, en quelque sorte. Et depuis, le monde s'est réorganisé autour de cette donnée majeure où seule une moitié de la micropopulation des gens doués de magie (les nanas) peuvent le faire. Ergo, conséquences sociétales, politiques.... Mais la narration qui va en découler sur cette série, dans le contexte narratif actuel, je ne peux qu'anticiper: la masse de nuances, d'équilibres subtils soigneusement élaborés par Jordan (précisément ce qui compense son style lourdingue, lent, laborieux), la richesse des personnalités toutes pleines de qualités et de défauts, tant chez les persos principaux que secondaires.... Tout cela va passer aux chiottes, c'est garanti. Nynaeve, par exemple, est un perso toujours à la limite de l'insupportable, et cela n'est compensé que par certaines choses dans la narration, et par les choix qu'elle fait quand ça compte. Elle serait difficile à transcrire en narration audiovisuelle déjà en temps normal (sans une narration écrite qui explique pourquoi elle dit ou fait çi ou ça et a souvent l'air d'être une mégachieuse sans qualités compensatoires), mais vu les archétypes de perso qui ont la cote en ce moment à Hollywood, j'ai peur qu'elle soit juste imblairable.
  13. Je ne sais vraiment pas si on peut dire que les persos féminins sont plus mis en valeur que les persos masculins dans WoT: c'est un tel cafouillage de persos dont on voit le point de vue, d'intrigues individuelles qui partent dans tous les sens.... J'ai pas vraiment fait la quantification des centres d'attention et portions de l'oeuvre dédiés à tel ou tel, mais y'a vraiment beaucoup, beaucoup de temps passé sur Rand (et son méandre intérieur/duel avec Shaitan), peut être ressenti comme plus long qu'il ne l'est en réalité parce que c'est pas une oeuvre écrite avec une main légère (comme Tolkien et Herbert, Jordan -et Sanderson pour la fin- n'a pas précisément un style alerte et plaisant qui fait lire vite). Mais Rand prend vraiment de la place, de même que Perrin et Matrim, mais aussi Tom. Lan est plus un "pur" personnage secondaire même s'il est souvent présent et discuté: on ne voit pas le monde de son point de vue, pour l'essentiel. Pour le reste, c'est comme la série Dune que HBO a commencé à tourner (dans la foulée des films), centrée sur le Bene Gesserith: on sent la priorité, et on connaît le mode de narration lié à ce mode de centrage.
  14. Je suis censé essayer de me retenir? Pourquoi? J'attends vraiment rien de cette série vu les directives qui courent à Hollywood ces temps-ci en général, et celles à Amazon et Disney en particulier, et qui sont imposées aux équipes d'écritures (qui par ailleurs se sabordent déjà très bien par elles-mêmes de par leur fonctionnement et leur recrutement). Voir déjà ce qui arrive avec la 2ème saison du Witcher dont Gerald sera pour l'essentiel absent et/ou rétrogradé (quand présent) au point d'être un personnage secondaire. H Cavill pendant une interview: "le showrunner a choisi d'aller dans une autre direction que prévue"... Traduction depuis la langue hollywoodienne: "ouaip, ils font n'importe quoi". Là, on va avoir quoi? Une série WoT entièrement centrée sur Moiraine, Nynaeve et Egwene, avec les Aes Sedai au pinnacle, Rand et ses potes en encombrants bagages à diminuer autant que faire se peut, un Lan désormais est-asiatique (donc avec des arts martiaux orientaux, parce que Hollywood-les-pas-racistes savent que le stéréotypage, c'est mal ).
  15. T'inquiètes, ils vont se lâcher sur le caractère "queer" de Ed.... Qui, pour être honnête, est un peu élaboré par l'anime, même si d'une façon beaucoup plus innocente, absolument pas idéologique et, franchement, beaucoup plus juste pour le fun; référence de soi-même à la 3ème personne (pronoms personnels.... Check!), confusion sur le sexe (queerness/non binaire... Check!) notamment par son propre père, et même une certaine asexualité dans la nature du personnage. Je me demande juste ce qu'ils vont faire avec Ein.... Déjà que dans la bande annonce, ils lui ont collé une laisse.... Pffff! Ein ne tolèrerait JAMAIS une laisse.
  16. Dans les faits oui, en théorie non: grosso modo, on dit ou fait sentir à la personne qu'elle ferait mieux de donner sa décision. Dans la pratique, ce sera souvent fait d'un commun accord (quand c'est possible) via le parti, du genre "tu pars maintenant, mais t'inquiètes, tu auras un bon job où aller, et tu pourras attendre ton tour pour la prochaine"... La version non gentille: créer un scandale qui salit visiblement le VP: vu le bagage moyen des gens qui arrivent à ce niveau de la politique, ça veut souvent juste dire un assaut de com' qui ressuscite des trucs qui avaient été mis sous le boisseau.
  17. Apparemment, le schéma (peu commenté à l'époque) de sa campagne présidentielle foirée s'est reproduit dans son staff: elle est imblairable, divisive, n'assume aucune faute ou responsabilité, engueule tout le monde et n'a aucune qualité de chef. Et elle ne semble pas vraiment comprendre les sujets, hors de son domaine d'expertise. Son staff est très dysfonctionnel et a vu beaucoup de turnover, tant et si bien qu'elle aurait été de facto isolée des discussions depuis un bon moment. Mais eu égard à son sexe et à sa couleur de peau, dans la politique démocrate actuelle, elle est absolument in-virable, à moins d'être filmée en train de violer un cadavre ET de tuer un bébé. Ou de regarder FoxNews. Nan, c'est bon. Avec ma carte fidélité, ça doit pouvoir passer par Fedex .
  18. C'est aussi ce qui m'aurait semblé plus logique, mais toutes les références que j'ai vues et entendues utilisaient clairement le mot "cash", ce qui peut aussi avoir beaucoup de sens dans la situation afghane où la corruption requiert beaucoup d'argent liquide, dès lors qu'on passe sous les montants permettant/justifiant une transaction électronique complexe, car détournée/masquée et requérant donc des procédures multiples pour frauder -avec les Emirats Arabes Unis au centre de tels systèmes apparemment (où tous les membres de l'ex-gouvernement possèderaient un patrimoine foncier considérable, avec des apparts fabuleux). De la liasse à la mallette de biftons pour des clients et obligés de tous niveaux, vivant dans une économie avec très peu de dématérialisation et un clientélisme quasi absolu, un gouvernement doit avoir une réserve de cash considérable pour graisser les rouages de tous les jours. Après un regard rapide, 160 millions en billets de 100 dollars pèsent environs 1 tonne et demie. Mais pour le volume, j'ai du mal à visualiser.... C'est con, mais ça me turlupine vraiment.
  19. Attends que les talibans voient la consommation de carbu des Hummers... Je suis pas sûr qu'il faille voir quelque chose de si alambiqué: les soldats de l'ANA, de toute façon, n'ont jamais eu aucun respect ou allégeance aux gouvernants de Kaboul qu'ils voyaient comme des corrompus, quand ce n'était pas comme de purs étrangers (Ghani, élevé à l'ouest, était dans ce cas). Les imaginer combattre ou lâcher l'affaire sur un ordre de Kaboul ne semble pas probable. Ensuite, partir avant que les ricains soient complètement hors du pays était logique pour les membres du gouvernement, parce qu'après, ils étaient 100% cuits. Sur ce point, on saluera la performance de Ghani: je ne sais toujours pas comment il a pu emporter 160 millions de dollars en liquide dans UN hélico. Est-ce que je me méprends sur le volume que ça représente?
  20. C'est leur pratique ordinaire pour toute une gamme de matos (même de vieux hélicos à l'occasion, comme avec le cas des CH-46), mais ici, l'essentiel de ce qui a été saisi était à l'ANA il me semble. Je ne doute pas que les ricains aient laissé un tas de trucs, mais pour ce qui concerne les matos militaires, je doute que ce soit plus que des armes légères, des consommables et fournitures divers... Petit rappel filmique amusant: Nicolas Cage décrivant ce genre de situations dans Lord of War, où son personnage commence à trafiquer à une échelle un peu significative avant la chute du Mur (le moment où il "explose" via son accès à l'ex URSS) précisément grâce à ce genre d'habitudes de l'armée US.
  21. Le ScanEagle n'est plus vraiment un drone tip top depuis longtemps: c'est une technologie de 2002, non? Une cellule légère faite aux normes civiles, faite pour être pas chère et porter la seule chose de valeur dedans, la caméra. Et c'est juste de l'observation; les talebs n'auraient de toute façon pas vraiment l'infrastructure voulue, et les vecteurs, pour en profiter s'il faisait aussi du ciblage. Sans compter que je crois qu'au total, il y en avait quelque chose comme 5 ou 6 dans l'inventaire afghan; vu l'attrition de ce genre de petites bébêtes en temps normal, dans une armée pro, y'a vraiment pas de quoi baliser pour ça: l'ANA avait besoin de techniciens occidentaux pour faire marcher tous ses matos volants et dépendait des ricains pour acquérir les pièces de rechange. Là, on a quoi? Quelques drones pouvant assurer un peu de couverture vidéo, et qui n'ont probablement pas une grande espérance de vie dans les mains de leurs nouveaux proprios; je gage que des matos turcs (du genre récemment utilisé en grand nombre par l'Azerbaidjan) acquis au marché noir seront rapidement plus en inventaire chez les talebs, avec des "consultants" pour leur emploi et soutien. Ou ce sera du chinois. Y'a vraiment beaucoup de n'importe quoi clamé dans la presse sur cette "manne" acquise par les talebs: un tas de matos russes datant des années 60 à 80, avec probablement peu de disponibilité vu leur âge, la corruption extrême du précédent régime (revente permanente avant usage de tout dans l'ANA, des pièces détachées aux consommables en passant par les matériels eux-mêmes) et son incompétence.... Et des matos ricains qui sont essentiellement 1/des trucs d'infanterie légère au niveau primitif (au sens: des bagnoles, quelques blindés légers.... Des trucs basiques, rien de pointu, rien de lourd), et 2/ des matos RICAINS, cad très demandeurs en maintenance, très gourmands et qui ont besoin d'une lourde chaîne logistique. Des forces rustiques comme celles des talebs feraient mieux de les utiliser pour la com'/propagande (ce qu'ils font déjà) et d'en revendre autant qu'ils peuvent pour avoir du pick up plus rustique et des matos en général plus aisés d'emploi, moins gourmands et beaucoup plus disponibles sur le marché (pour une rechange et un entretien aisés). Ils pourront vouloir plus si Chine ou Pakistan veulent bien fournir, mais ce délire médiatique de voir désormais les talebs comme en train de devenir une armée d'invasion pour la région, capable d'opérations grand style grâce à un matos tip top, c'est vraiment un truc de journaleux en mal de buzz, et sans doute en partie du aux faucons de Washington qui jouent maintenant l'alarmisme... Tant et si bien que tous les médias bien pensants ont ressorti ces derniers jours les grands "sages" et "experts" de l'ère Bush, en plus des actuels "légitimes": ainsi, en plus de toute une fournée de démocrates et républicains en poste qui se soucient tout d'un coup des petites afghanes, on a vu parader de grands esprits comme Wolfowitz, Bolton ou Condoleeza Rice, tout d'un coup célébrés comme grands sages et humanistes par les médias bien pensants, avec en bonus de nombreuses interviews de George W Bush, lui aussi remis à l'honneur par les gens "biens". ET tous, tous, de tous les bords, chantent la même chanson: l'évacuation ratée n'est que le prétexte pour dire qu'il fallait rester en Afghanistan, qu'il ne fallait qu'encore un peu de temps pour avoir un pays de cocagne progressiste (je caricature, là, mais même pas tant que ça).... Et garder le "gravy train" sur les rails. Et avec ces gens là, une litanie de généraux, diplomates et "experts" dont les médias ne citent que les anciens titres... Et jamais le job qu'ils ont actuellement (tous bossent dans des boîtes de quel secteur, vous pensez?). Mais c'est sûr, va falloir trembler parce que les talebs ont des Hummers.
  22. Je constate que la première vidéo avait presque un ratio (nbr de dislikes équivalent ou supérieur à celui des "likes", dont beaucoup sont généralement achetés ou "pourvus" quand il s'agit d'un institutionnel, nombre de dislikes étant aussi effacés par accord avec YT), et que la chaîne de la CIA.... Est assez petite (moins de 60 000 abonnés ). J'avoue avoir un instinct: quand une orga a besoin de ce genre de vidéos corporate, ça veut dire qu'elle donne à manger à des copains, et qu'elle a du mal à recruter. La vidéo change rien, mais ça sauve quelques jobs en interne qui disent qu'ils font quelque chose.
  23. Ca fait quand même mauvais genre, rien que pour la photo et ce qui en sera tiré par tous ceux qui se contentent généralement de bien moins pour faire du buzz. On est d'accord que les ricains laissent toujours un ample dépotoir de matos divers derrière eux (tous les MRAPs d'Irak de la première génération, ceux commandés dans l'urgence, par exemple) qui est plus cher à rapatrier qu'à garder, mais quand même: ce genre de matos a encore du potentiel symbolique pour la com'.
×
×
  • Create New...