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AIR-DEFENSE.NET

Perry

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  1. VII - N’était-il pas possible de sauver les quelques rescapés réfugiés à l’arrière du Kursk ? Vladimir Ustinov, procureur général et Ilya Klebanov, arrivèrent à la conclusion que le sous-marin fut complètement noyé dans les huit heures qui suivirent les explosions du 12 août. Le feu dont l’épicentre à atteint les 8000° centigrades a atteint tous les compartiments à l’exception du compartiment des réacteurs. La commission d’enquête détermina que la capsule de sauvetage du sous-marin était inutilisable à la suite de la deuxième explosion qui en a déformé les structures et voies d’accès. On s’accorde sur le nombre de 23 hommes ayant survécu et ayant réussi à atteindre les compartiments arrière n° 8 et 9 pour se réfugier finalement dans le n° 9. Deux sous-marins de profondeur dont le « Kolokol » furent envoyés auprès du Kursk (le Kolokol fut sur site le 14 août). Ces sous-marins n’étaient en aucun cas adaptés à effectuer des opérations de sauvetage. La marine Russe disposait bien de deux sous-marins miltaires de classe INDIA porteurs de DSRV spécialisés dans le sauvetage en eaux profondes mais ils rouillaient tranquillement depuis plusieurs années dans la baie de Murmansk, n’ayant jamais été entretenus depuis 1995 par manque de crédits… Le 15 août une tentative d’amarrer au Kursk une cloche de plongée afin de fournir au sous-marin oxygène et électricité échoua, une deuxième tentative menée le même jour échoua de même, en partie à cause d’une très mauvaise visibilité au fond et de vagues de 12 pieds de haut en surface. Un ROVer filoguidé fut envoyé en fin de journée pour tenter d’ouvrir l’écoutille de secours arrière. Cette dernière tentative échoua car le ROV n'était pas adapté à la manipulation du système d'ouverture de l'écoutille. Le lendemain 16 août, pas moins de trois cloches de plongées furent déployées sur les lieux. Toutes les opérations se révélèrent des échecs car la météo était particulièrement mauvaise avec de fortes vagues, des courants de fond et une visibilité inexistante aux abord de l’épave. La cloche du « Bester » dut renoncer après avoir été endommagée à sa troisième tentative d’arrimage. Les militaires Russes demandèrent conseil auprès des experts de l’OTAN en matière de secours sous-marins et la Russie demanda officiellement de l’aide à la Norvège et à la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne envoya trois avions de transport chargés de spécialistes et d’équipement. L’avion transportant le premier DSRV atterrit en Norvège le mercredi et les Russes planifièrent le transfert du véhicule de secours LR-5 sur zone le samedi. Les spécialistes estimèrent que le Kursk serait à cours d’air le 18 août. Bien que, ayant eu connaissance de cette estimation, le commandement de la Flotte du Nord donna la date du 23 août dans un communiqué de presse. Comme relaté plus avant, le problème n’était pas le manque d’oxygène mais l’accumulation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Comme précisé dans l’introduction, le 21 août, un communiqué officiel émanant du cabinet de Mikhail Motsak (Chef d’état-major de la flotte du Nord) annonce que le Kursk est innondé et que tous ses marins sont déclarés morts noyés. Ce n’est qu’en octobre 2000 que des nageurs de grande profondeur entamèrent un opération visant à percer un trou dans la coque afin de tenter de remonter à la surface les corps des marins du K-141 (précédemment des prises de vues avaient été effectuées en août à l’aide d’un ROV - Remote-Operated-Vehicle). Cette opération ne fut pas menée à bien car au même moment Vladimir Putin avait par le biais de son cabinet contacté la Norwegian Stalled Offshore Company (NSOC) pour négocier les conditions du renflouage du sous-marin. VIII - Le renflouage de l’épave. En mai 2001. Ilya Klebanov annonça que le renflouage du Kursk serait opéré grâce au concours des société Mammoet (pour tout le travail de levage) et SMIT International (pour toutes les opérations sous-marines). Les opérations préliminaires de plongée devant être entamées dès le mois de juin 2001. Une Joint-Venture entre Mammoet (Mammouth en Neerlandais) et SMIT fut créée pour ce projet. Quelques points abordés lors de la conférence de presse du 29 juin 2001 à l’Alexander House (1/8 Bolshaya Yakimanka). - Pourquoi tronçonner le premier compartiment du sous-marin avant son renflouement ? - Avant l’explosion, le premier compartiment contenait des charges pour un équivalent TNT de 10 tonnes. (L’explosion mesurée fut d ‘une puissance oscillant entre 1,5 tonnes et 2 tonnes de TNT). - Après l’explosion, le compartiment avant contient logiquement encore plusieurs charges qui n’ont pas détonné. Les ingénieurs de Mammoet et SMIT Intl. ont collaboré activement avec les ingénieurs de chez Rubin pour déterminer quel était la meilleure marche à suivre concernant la dangerosité potentielle de l’opération de levage de l’épave. Comme facteur de risque aggravant, l’état très délabré de la structure du compartiment 1 ne permet pas un étagement sûr des forces de traction sur les différents câbles malgré système informatique sophistiqué permet des corrections sur chacun des « Strand Lifting Unit SSL ». La partie avant risque, dans un cas de se décrocher et tomber au fond lors du levage, compromettant l’équilibre des charges nécessaire à la traction de l’épave ou dans un cas plus grave, de subir l’explosion de charges d’une puissance potentielle maximum de huit tonnes de TNT. - La solution retenue fut de laisser le compartiment 1 au fond et de le détacher du reste de l’épave en le sciant grâce à un système sophistiqué de câble abrasif entraîné dans un mouvement de va-et-vient par deux systèmes hydrauliques automatisés. Cette opération fut réalisée sous monitoring de surface par la société SMIT Intl. A cet effet, le système de coupe fut préalablement testé sur des échantillons de métal, similaires au matériau composant la coque du Kursk, fournis par la société Rubin. D’autres problèmes techniques furent résolu avec le concours des Laboratoires spécialisés de la Marine à Saint-Petersbourg. Le sciage fut réalisé grace à un cable spécial entraîné dans un mouvement de va-et-vient par deux pylônes posés sur le fond et comportant chacun un système de traction pneumatique. Des essais de placement du cable furent effectués en percant la coque à l'aide d'un système de flux abrasif projectant contre la coque un mélange d'eau et d'une poudre abrasive à très haute pression afin de percer les trous nécessaire au passage des ROV qui détermineront la position des torpilles non explosées et l'exact placement des cables pour la découpe. Le processus est entièrement décrit sur le site de la compagnie Mammoet. Une fois la partie avant détachée, les trous d'attache seront fait sur le dessus de la coque par les plongeurs Norvégiens de la compagnie SMIT. - Le navire-ponton spécial « Giant 4 » fut transformé et adapté à sa future mission dans le port d’Amsterdam par les équipes de Mammoet. Il fut équipé de 28 « strand jacks » qui sont capable de lever chacun jusqu’à 900 tonnes. Le ponton du Giant 4 fait 140 mètres de long et 36 mètres de large. Un passage fut découpé au centre du ponton pour permettre à la superstructure (la « baignoire ») du Kursk de dépasser du pont lorsque le sous-marin sera levé et maintenu sous le Giant 4. Les modifications ne prirent que sept semaines et le navire fut ensuite envoyé sur zone, en mer de Barents. - Les deux lettres retrouvées. Lors du renflouage du sous-marin, les employés de Mammoet et Smit durent disposer des premiers cadavres sortis de l’épave sur leur navire. Le navire de surface Norvégien Regalia disposait pour se faire d'un équipage entièrement étranger à l'exception d'un représentant du bureau du Procureur Général militaire en charge de l'opération et un expert médical détaché par la marine Russe. Il semble que les autorités militaires aient souhaité prendre en charge les cadavres au plus vite et les transférer à terre à peine remontés. Ceci fut contrarié par la météo excécrable qui empêcha le transfert des corps vers Severodvinsk. Les examens médicaux préliminaires furent pratiqués à bord du Régalia, navire non soumis à l'autorité militaire Russe. L'expert Alexander Golts, Analyste Militaire pour Itogi pense que les autorités auraient sans aucun doute fait disparaître deux lettres trouvées sur deux corps examinés sur le Regalia sans la présence de nombreux témoins étrangers. Ces deux notes contredisaient le discours officiel des autorités selon lequel tous les marins avaient péri au moment de la deuxième explosion. Note de Dmitry Kolesnikov (27 ans) : -"13h15 - Il fait trop sombre pour écrire ici, je vais essayer en aveugle. Il semble qu'il n'y ait aucune chance, 10 à 20%. Tous les personnels des sections six, sept et huit se sont réfugiés dans la section neuf. Voici la liste des marins qui sont dans la section 9 et essayent de survivre : (...). Deux d'entre nous ont essayé de remonter en utilisant le caisson de secours mais ils ont échoué. Aucun de nous ne peux s'échapper. Adieu à tout le monde. N'ayez pas de peine." Note de Sergei Sadilenko (extraits) : -"Nous nous affaiblissons à cause des effets du monoxyde de carbone produit par le feu. La pression augmente. Si nous sortons, nous ne survivrons pas à la pression (/.../) je doute qu'aucun de nous ne survive plus de 24 heures." Le scrapping de l'épave. Le Kursk fut mené à Roslyakovo, près de Murmansk sur un drydock spécialement aménagé. Lorsque la commission d'enquète eu fini son travail. Les réacteurs et les 22 missiles Granit furent retirés sous le contrôle de l'association Bellona et l'épave fut démantelée.
  2. IV - L’armement du Kursk lors de l’exercice. Lors des exercices OTAN il est d’usage pour une phase de tirs de test d’une nouvelle arme de ne pas emporter d’armement autres que les armements de test pour éviter le risque d’une réaction de proximité ou de réaction en chaîne en cas d’incident de tir. Dans la marine Russe… c’est un peu différent. Les sous-marins OSCAR II « Antey » disposent de six tubes lance-engins dans le nez. Quatre tubes de 533 mm et deux tubes de 650 mm. Au moment de l’exercice la commission d’enquête a dévoilé que les deux tubes de 650 mm étaient chargés de torpilles 65-76*7 à têtes conventionnelles et que deux des quatre tubes de 533 mm étaient chargés de torpilles USET-80*8 à têtes conventionnelles. Les deux derniers tubes de 533 mm étaient les tubes modifiés par Dagdisel à Sevmash. Ils étaient prévus pour lancer deux munitions 53/8 Shkval à propulsion expérimentale et têtes inertes. Ces deux seules munitions devant être tirées lors de l’exercice de manœuvre. Le système de propulsion expérimentale des Shkval avait été développé dans l’usine de torpilles de Dagdisel située au Dagestan sur les rives de la mer Caspienne. Les racks de la salle des torpilles contenaient 18 torpilles et missiles anti-navire en plus des engins engagés dans chaque tube. Pourquoi des torpilles armées à bord du Kursk durant un exercice ? Question intéressante car c’est contraire à tous les règlements de sûreté et les modes opératoires de la marine. Les journalistes Russes ont mis à jour des correspondances entre le Commandant en Chef de la Marine Russe Vladimir Kuodenov, le Premier Député du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie N. Michailov et le représentant du Comité sur la Défense de la Duma Popkovich dans le cadre d’une requête adressée par la Duma au premier ministre Mikhail Kasyanov. Cette requête concernait l’entretien des grues des ports de sous-marins de la flotte du Nord. - « …En ce moment la marine Russe utilise 14 grues de 100 tonnes et 63 grues de 40 tonnes. Seulement 3 grues de 100 tonnes et 17 grues de 40 tonnes sont utilisables et ne présentent pas de danger immédiat. Toutes les autres ont besoin de réparations immédiates. La conséquence de l’état de décrépitude de ces matériels est qu’aucune opération de chargement de torpilles et de missiles ne peut être menée sur les batiments de la flotte du Nord…» - En réponse, la Duma envoya début 2000 une demande au cabinet du Premier Ministre Mikhail Kasyanov recommandant avec insistance d’allouer en urgence la somme de 516 millions de Roubles pour la réparation des grues qui ne pouvait être délayée plus avant. Cette recommandation fut ignorée par le Ministère de l’Economie et le Ministère de la Défense lors du bouclage du Budget 2000 de la Défense… Sans grue on ne peut plus charger les armements… et on ne peux plus les décharger tout autant. Par fatalisme typiquement Russe on décida d’envoyer le Kursk avec son armement opérationnel dans une mission de manœuvre et d’essai d’un armement expérimental. La théorie US de la torpille-fusée Stallion. Les médias US évoquèrent l'essai secret d'un armement nommé "missile 100-RU Veder" surnommé "Stallion" par l'OTAN (SS-N-16A). Cette théorie datant de fin août 2000 fut en partie discréditée par le fait que le bureau Rubin avait apporté la preuve de la modification des deux tubes de 533mm pour expérimentation et que les tubes de 650mm étaient standards. Les torpilles-fusées Stallions utilisent des tubes spéciaux de 650mm à cause du booster. La torpille-fusée Stallion emporte une tête Type 45 ou E45-75A. Le missile est équipé de sonars actifs et passifs. Il est censé être propulsé hors de l'eau, suivre une parabole et retomber sur sa cible à la verticale (marine ou sous-marine). Note : Il existe deux versions du Stallion. RU-100 Veder ( Torpedo Warhead - Type 40) et RU-100 Vodopod ( Nuclear Depth Charge - 200kT). Les Stallion sont produits par le design bureau Novator or c'était deux représentants de Dagdisel qui se trouvaient à bord du Kursk. Les sous-marins équipés de Stallions sont censé embarquer quatre de ces torpilles. La version SS-N-16B est à tête nucléaire. V - Identification des Observateurs de la Société Dagdisel (Dagdizel) présents à bord du K-141. Le chef du bureau de design Mamed Gadzhiev, et le Lieutenant chef Ingénieur Arnold Borisov. Tous deux étaient officiellement chargés de tester une nouveau système de propulsion pour torpille utilisant un nouveau type de batteries. Les batteries en question ne purent être utilisées car elles étaient trop encombrantes et ne rentrèrent pas dans le logement prévu à cet effet. Ils se trouvaient dans le compartiment 1 avec cinq autres marins*10 au moment de l'explosion. VI - Pourquoi tout ce secret ? Le nombre d'informations contradictoires et infondées dévoilées par les autorités lors de l'affaire du Koursk ont mis en évidence plusieurs facteurs. Premièrement si les centres de décisions politique de Moscou et St Petersbourg ont bénéficié dans une certaine mesure de l'ouverture sociologique entraînée par les retombées de la perestroïka (nous ne sommes encore qu'en 2000), il n'en est pas de même pour toutes les régions de la Fédération de Russie. En particulier les régions militaires sensibles. Pour la région qui nous intéresse, de Murmansk à Archangelesk, le temps semble s'écouler au ralenti et les mentalités forgées au temps de la guerre froide semblent figées. Les Britanniques et les Norvégiens ont offert leur aide pour des secours immédiatement après la catastrophe. Ils n'ont reçu aucune réponse des autorités Navales, ce qui a profondément choqué les Russes eux-même mais aussi les observateurs étrangers (journalistes et délégation Chinoise y compris). Il est aussi avéré que les informations erronées données au public par les autorités navales de la flotte du Nord l'ont été en toute connaissance de cause. Les autorités en question ont finalement accepté l'aide d'un consortium Anglo-Norvégien alors qu'il était déjà trop tard pour sauver quiconque. Les navires de surveillance de l'OTAN dont le Marjata parti de Kirkenes (electronic survey & electronic warfare) et un navire de surface Anglais enregistraient sur zone en eaux internationales les déplacements des navires Russes durant cet exercice. Ce, en toute connaissance des Russes eux-même. Les Russes connaissaient aussi parfaitement la présence sur zone d'au moins trois sous-marins de l'OTAN. On ne peut s'imaginer une seconde que plus de trente navires Russes dont certains de premier ordre (dont Lutte ASM) équipés des moyens de détection les plus sophistiqués aient pu ignorer ces batiments et encore moins les laisser s'approcher (je ne parle même pas des palpations satellitaires ni des chapelets de bouées de détection et de balises sonars de fond qui tapissent la mer de Barents depuis la presqu'île de Kalastajasaarento jusqu'à l'île d'Ostrov Pakhtusova classée zone militaire interdite). Fin de la disgression. Il est établi que les deux navires de surface purent enregistrer les deux explosions subies par le K-141. D'abord une petite explosion, puis une énorme. Les militaires Norvégiens ont été les premiers à dévoiler les données d'enregistrement (note : les Anglais ont été plus réticents à le faire car cela donne évidemmment des informations sur les capacités, rayon d'action, sensibilités des moyens accoustiques déployés sur cette opération) après que les Russes aient menti sur la date exacte de l'accident (16 août au lieu du 12). Les Russes ont ensuite déclarés que le Kursk était entré en collision avec un autre batiment. Mensonge éhonté. Tous les enregistrements rendus publics montrent qu'aucun batiment ne se trouvait à proximité du K-141. Le K-141 étant en position d'attente près de la surface immobile en faisceau d'interception sur un batiment de surface afin de suivre son planning de manoeuvre, il disposait de tous ses sonars passifs (proue, latéreaux, poupe) pour détecter n'importe quel navire en approche et manoeuvrer. La théorie du sous-marin était hautement fantaisiste mais celle qui suivit l'était encore plus... Peu de temps après, le Vice-Premier Ministre Ilya Klebanov (chef de la commission d'enquête) annonce devant la presse que le Kursk a heurté un navire de surface, ce qui a causé la perte du sous-marin. Je rappelle que le Kursk était en attente au moment de la première explosion (11h28 heure de Moscou) à une profondeur de 20 mètres (les sous-mariniers apprécieront le risible de l'assertion d'une collision avec un navire de surface même si la profondeur de sécurité s’établit à env. 40 mètres pour un fond sondé à 100 mètres). Ce navire de surface « fantôme » n’aurait été vu par personne dans une zone grouillant de navires de guerre et serait reparti tranquillement après « l’impact ». La bureaucratie Russe et sa hiérarchie sont bien connues, les amiraux auditionnés lors de l'enquête avouèrent plus tard qu'il préféraient ne pas prendre de décision au risque de prendre la mauvaise et de perdre leurs étoiles, on préfère alors laisser l'initiative à d'autres. Mais comme personne ne prends d'initiative... On essaie de gagner du temps et de noyer le poisson, dans ce cas pour faire un jeu de mots macabre, noyer le sous-marin... Dans ce cas, la décision d'accepter la main tendue ne fut prise qu'après un ordre express de Vladimir Putin (qui furieux fit tomber les têtes par dizaines à la suite de l'enquête*9). Malheureusement, pendant tout ce temps perdu, les quelques survivants du K-141 réfugiés dans les compartiments arrière moururent par suffocation au dioxyde de carbone*3. [Dioxyde de carbone produit par respiration et consumation des molécules d’oxygène en circuit fermé : Limite Oxygène = 0.1atm & Limite Carbon Dioxide = 0.003 et 0.006atm. En moyenne on compte une molécule de dioxyde de carbone pour chaque molécule de carbone consommée. Cela suggère que, en partant avec 0.21atm d’oxygène , la pression partielle d’oxygène devrait rester autour de 0.15atm même quand 0.06atm de dioxyde de carbone est présent dans l’air (tous les tableaux de conversion sont disponibles sur le site de la Comex)].
  3. III - Les trop nombreuses théories officielles. Plusieurs théories furent avancées dont par exemple l’explosion d’un des réservoirs d’air pressurisé des ballasts due à une fuite d’huile des compresseurs. Ce type d’accident de ballast étant déjà arrivé dans le passé sur d’autres navires, la cause en fut toujours après enquête une négligence grave de l’entretien. Une erreur de l’équipage lors d’un passage en commandes manuelles fut aussi évoqué, cela sans aucun élément de preuve ni aucun rapport d’enquête. Le journaliste Igor Kudrik rapporte le 16 août que les Russes dépêchèrent sur zone deux navires de secours l’après-midi du 13 août. Le même jour, ordre fut donné de clore les exercices des manoeuvres engagées le 9 août. L’information de l’accident a été tenue secrète durant deux jours par l’amirauté et ne fut rendue publique que le 14 août par le centre de presse de la Marine Russe. Entre le 14 et le 15 août, les hypothèses officielles évoluèrent une nouvelle fois pour présenter trois nouvelles versions d’une possible cause de la perte du bâtiment. (Je passe sur la version selon laquelle le K-141 aurait été touché par une torpille ou un missile anti-navire tiré depuis le croiseur Pierre le Grand, hypothèse complètement farfelue car le Pierre le Grand n’a délivré aucune munition ASM, que les SSN-19 n’ont aucune vocation à frapper sous l’eau et que les munitions d’exercice sont toujours à charge inerte. La rumeur en question fut propagée par le journal Allemand "Berliner Zeitung" dans les heures qui suivirent le drame du Kursk, donc sans aucune information tangible pour étayer une hypothèse reprise de l'article d'un journal Russe disposant d'encore moins d'informations au moment de l'explosion. La rumeur fut démentie par le FSB, par une dépèche Interfax et de manière plus convaincante par Pavel Felgenhauer et Alexander Goltz (voir arguments cités plus avant). Je passe aussi sur la théorie risible de la mine allemande de la seconde guerre mondiale qui aurait échappé à un tapis de sonars de fond, aux palpages satellitaires et aux multiples et incessants balayages radars et sonars d’une zone dans laquelle évolue en permanence des batiments dont le coût se chiffre en milliards de dollars). 1) - Un dysfonctionnement durant le lancement d’une torpille entraînant une voie d’eau par le tube. 2) - Une explosion d’une torpille dans son tube de lancement. En gardant à l’esprit que ce type d’accident est déjà arrivé à la marine Russe dans le cas de torpilles propulsées au carburant liquide. Les torpilles du Kursk sont propulsées hors du tube par éjection sous pression. On apprendra plus tard que deux des tubes de 533mm étaient des tubes expérimentaux modifiés pour lancer des torpilles-fusées à supercavitation et que sur les 11 observateurs présents dans la K-141, deux étaient des ingénieurs de la société Dagdisel, la société chargée du développement des torpilles-fusées à supercavitation dans son usine de Kaspiysk. C’est la société Dagdisel qui effectua les travaux de modification de deux tubes de 533mm du K-141 Kursk dans le chantier de la Sevmash de Severodvinsk près d’Archangelesk durant le refit de 1998 afin de les adapter au lancement de torpilles-fusées expérimentales de type Shkval*6 (information dévoilée par le journal Russe d’informations sur le domaine militaire « Red Star Daily »). Notons que les torpilles-fusées à supercavitation utilisent un carburant très dangereux et hautement instable à base de péroxyde*5. Ce même carburant fut utilisé par les Français, les Américains et les Britanniques sur des torpilles conventionnelles dans les années 60. C’est la dangerosité extrême de ce carburant qui a conduit à la perte du sous-marin «USS Scorpion » en 1968. Une fuite de péroxyde (hydrogène dioxide) sur une torpille entra en contact avec une batterie à l’argent défectueuse et entraîna un feu puis une explosion suffisamment puissante pour détonner d’abord le carburant qui s’était mis à bouillir dans les bouteilles-réservoirs contenues à l’intérieur des torpilles puis les têtes des armes posées sur rack dans la chambre des torpilles. De nos jours, seuls les Russes utilisent encore ce produit comme carburant dans des armes expérimentales dont la célèbre torpille à supercavitation Shkval. Les Britanniques eurent le même problème le 16 juin 1955 avec le même type de propulsion pour torpilles (perte du sous-marin HMS Sidon). L'une des "Fancy" à charge inerte vit son propulseur exploser dans le tube, entraînant un incendie et un intense dégagement de gaz toxiques. 20 hommes furent tués immédiatement et 7 autres très grièvement blessés. L'équipage réussit in extremis à s'extraire du batiment et fut secouru par un navire d'escorte. Le sous-marin fut perdu. La commission d'enquète établit que le péroxyde utilisé par ces torpilles-fusées expérimentales était à l'origine de l'explosion. Le programme de torpilles-fusées fut abandonné. 3) - Troisième hypothèse, la collision avec un autre sous-marin. Comprenez un sous-marin Américain. Si les informations fournies par les Russes sont correctes (…) les deux unités US dans les parages de la zone d’exercice auraient été deux sous-marins de classe Los Angeles (SSN). Ceux qui connaissent un tant soit peu les sous-marins de type Antey (double coque acier HLES + Titane) et ceux de type Los Angeles (tout le radôme de sonar de proue en matériaux composites…) imaginent sans peine lequel des deux irait au tapis en cas de collision. De plus les Hollandais de la société Mammoet en collaboration avec la société SMIT Intl. ont ratissé la zone autour de l’épave sans découvrir la moindre trace de débris. Absolument rien n’a été trouvé confirmant une hypothétique présence d’un navire étranger sur zone. La théorie des "conspirationistes" est que le USS Memphis serait entré en collision avec le Kursk. Les Russes étant réputés pour tirer à charge réélles dans le cadre d'exercices, quel intérêt à se coller en plein milieu de la zone d'exercice ? Surtout lorsque la mission est de monitorer l'exercice pour le compte de l'OTAN avec des apareillages qui permettent de rester à très bonne distance, hors de portée de munitions et dans un seuil de détection acceptable. Aucun intérêt en fait. Pourtant les conspirationistes considèrent qu'il y a bien eu collision avec le Memphis et que ce sous-marin plus de toute première fraicheur puisque datant tout de même de 1977 (même avec les refits) serait reparti tranquillement quoiqu'en traînant la patte à 16km/h (8 Knots) vers le port de Bergen en Norvège (...). Avec plus de 30 bâtiments de guerre sur zone... Avec des sous-marins d'attaque de type Schuka et Bars en plongée... Avec de la chasse spécialisée ASM ayant décollé pour fouiller la zone mais n'ayant pas ramené le moindre film, la moindre photo, le moindre témoignage d'un pilote ou d'un technicien ayant pu traiter les informations collectées (même 10 ans après...). Alors que les conspirationistes affirment que le Memphis a rallié Bergen en surface (...). Mais personne n'a rien détecté. Le Memphis serait-il à la mer de Barents ce que la Fiat Uno blanche est au pont de l'Alma ? Pourtant une photo statellite (une seule) de très mauvaise qualité et d'une résolution incroyablement faible montrerait le USS Memphis endommagé à Bergen le 18 août. Le quai en question est identifié à : 60°20'6.88"N et 5°14'8.82"E sur GE. On notera avec amusement que le quai auquel le "Memphis" était à l'ancre est en face d'une Marina dans une zone résidentielle. De nombreuses embarcations privées et de plaisance passent dans cet étroit chenal. Une marina se trouve au nord et l'autre juste en face à l'est. Evidemment, pas une seule personne n'a pensé à prendre en photo cet étrange sous-marin "tout cabossé" qui devait offrir une vision assez insolite... L'ambassade de Russie aurait soi-disant envoyé des "journalistes" sur place dont pas un seul n'a pu rapporter la preuve photographique (pourtant tellement simple à obtenir dans une zone ouverte à tous civils et sans vis-à-vis) de cette "Fiat Uno". Bellona qui est très implanté en Norvège a détaché plusieurs personnes à Bergen. Ce qui est très amusant, c'est que les pseudos journalistes Russes avaient déjà disparu et que le sous-marin nucléaire cabossé (et on sait combien Bellona n'aime pas les sous-marins nucléaires cabossés...) était dans le jargon journalistique une "Licorne" (tout le monde en parle mais personne ne l'a vu). Le Memphis avait Plymouth pour port d'attache à cette époque dans le cadre d'un échange d'officiers sous-mariniers avec la Grande-Bretagne. Le port de Bergen avait déjà été utilisé comme port de relâche et ravitaillement lors d'opérations de l'Alliance Atlantique. S'il est très possible que le Memphis ait fait escale à Bergen, la date de la photo satellite est sujette à circonspection. Le sous-marin Memphis aurait ensuite quitté la Norvège (en surface, le port de Bergen ne pouvant opérer les réparations sur un Los Angeles) pour regagner son port hôte de Plymouth en Grande-Bretagne pour y subir d'importantes réparations. Là encore avec les dizaines de marins dont certains sont partis à la retraite, les techniciens, les contractants civils auquels il a fallu faire appel pour réparer un SSN US dans un port Anglais. Personne, pas une seule personne n' a confirmé cette histoire du sous-marin endommagé et de ses hypothétiques réparations. Même dix ans après... N'importe qui de censé aurait écrit un bouquin pour raconter l'anecdote. Mais même pas. Personne....
  4. Reprenons depuis le début. I - Présentation du navire. Le sous-marin "SSGN" de classe Antey (Projet 949A). Code Marine Russe : PLARK Atomnaya Podvodnaya Lodka Raketnaya Krylataya 949A Antey. Sevmashpredpriyatiye (Severodvinsk SY 402), Severodvinsk Gen. designer I.L.Bazanov (RUBIN design bureau). Code OTAN : OSCAR II - Cruise Missile Nuclear-powered Submarines. Déplacement : 18 000 Tonnes en immersion. Double coque (intérieur/extérieur acier HLES et renforts de Titane sur la coque interne) avec isolation en polymères carbone/"caoutchouc" - extérieur : Tuiles Anéchoïques polymères et jointures "caoutchouc". Vitesse : 28/30 Knots. Dimensions : 154.0 x 18.2 x 9.0 mètres. 2 réacteurs à eau pressurisée (OK-650b et 190MW de troisième génération avec refroidissement autonome), 2 turbines à vapeur entraînant 2 hélices à sept 7 pales - 90,000 shp Equipage : jusqu'à 130 personnels. Equipage lors de l’accident : 107 personnels et 11 observateurs dont 2 ingénieurs de Dagdisel. Endurance : 50 jours avant ravitaillement en vivres. Armement : 24 missiles de croisière SS-N-19/P-700 "Granit" à têtes conventionnelles ou nucléaires dans tubes latéraux à 40° (portée : 550km) ; 4 tubes de 533mm et 2 tubes de 650 mm ds le nez (16/ SS-N-15 Starfish/82-P et SS-N-16 Stallion/85-P missiles ou torpilles + contremesures et mines en racks de trois dans des lanceurs de 533mm). Ratio de l'armurerie de bord : 12 missiles anti-navires à lancement par tube et 12 torpilles. Sonars : de Proue, Latéraux (Shark Rib), tractés (Pelamida). Actifs et passifs (Shark Gill LF MGK-503) ; radars, periscopes, antennes & bouées satellites. Fonction : Détruire un groupe aéronaval (US ou OTAN) entier (PA, escorte de surface et sous-marine) en une seule salve. II - Les évènements de la tragédie du Kursk. Le 12 août de l'an 2000, durant un exercice naval majeur de la flotte du Nord Russe impliquant pas moins de 30 bâtiments de surface et sous-marins ainsi que de l'aviation, la onzième unité de SSN/SSGN de classe Project 949A Antey (code OTAN : Oscar 2 - Les Project 949 Granit - code OTAN Oscar 1 de la classe précédente ne furent produits qu'à deux unités*1) coule à 100 miles à l'est du port de Mourmansk - 69'40 N, 37'35 E, presqu'en face (N-NE) de l'embouchure de la côte de la péninsule de Kola. Le K-141 "Kursk" était le deuxième bâtiment le plus moderne de ce type*2, mis en service actif en 1995, il n'avait que cinq ans lors de l'exercice et bénéficiait d'un équipage bien entraîné qui s'était illustré lors de la poursuite des groupes aéronavals de l'OTAN en Méditérannée. L'exercice naval de la Flotte du Nord se déroulant en Mer de Barents débuta le 9 août 2000. Le 12 août, des sous-marins prirent part à l'exercice. Leur rôle était de simuler une attaque à la torpille contre un groupe de vaisseaux de combat. Le groupe de vaisseaux-cibles était sous le commandement du croiseur "Pierre le Grand" (Pyotr Velikhiy - Type 1144.2 Kirov - équipé de missiles anti-navires SS-N-19 "Granit" - mis en service en 1995). Le groupe de navire avait ordre de croiser en au cap SE avec les sous-marins en embuscade sur leur trajectoire. Le croiseur Pierre le Grand étant la cible principale des sous-marins. Le Kursk était en position d'attente sur un secteur lui étant attribué d'une superficie de 15x20 miles. Une fois en place il envoya un message par bouée de surface au Commandant de la Flotte du Nord, l'Amiral Vyacheslav Popov. Le message fut émis et réceptionné le 12 août à 8.51h du matin, heure de Moscou. Selon le planning d'exercice, le K-141 Kursk devait attaquer le groupe cible en lançant deux torpilles d'exercice dans une fenêtre de tir comprise entre 11h30 et 18h00, heure de Moscou. Pendant son temps d'attente, le Kursk manoeuvra en patrouillant son secteur d'abord sur sa frontière sud puis dans le nord-ouest. Peu avant 11h00, heure à laquelle le groupe ennemi devait entrer dans le secteur, le Koursk remonta à 19 mètres à profondeur périscopique et étendit ses antennes, périscope et snorkel en croisant à une vitesse de huit noeuds. Deux détonations : Selon la station sonar de surveillance Norvégienne Norsar, deux détonations ont été enregistrées ce 12 août. La première explosion, enregistrée à 07:28:27 GMT (11:28:27 heure de Moscou), équivalait à 100 kilogrammes de TNT. Dans les 2 minutes et 15 secondes suivantes les données sonar des deux sous-marins américains*4 qui surveillaient les manoeuvres montrent des signes de cavitation probablement causées les hélices du Koursk, on identifie aussi un bruit de machinerie ainsi que celui des ballasts en train d'être purgés dans un effort pour remonter à la surface. Il faut souligner que la presse Russe en était réduite à faire des conjectures quand au pourquoi de la tragédie. La deuxième explosion, enregistrée à 07:30:42 GMT (11:30:42 heure de Moscou), équivalait à 1,5 tonne de TNT soit une équivalence sismique de 3,5 points sur l’échelle de Richter. La partie avant est désagrégée par la seconde explosion jusqu’à un quart du compartiment armurerie. Le blast détruit la passerelle de commandement et comprime les organes d’une majorité des marins les tuant sur le coup. Le reste sera noyé. Le K-141 chute de 75 mètres à la vitesse de 4 mètres seconde pour se poser à l’endroit sur le fond. Aucune bouée de détresse ne sera éjectée. Seuls 23 marins réussirent à atteindre les compartiments arrière. Les générateurs étant coupés, aucun système de communication, de régulation d’air, de température ne fonctionnait. Tout l’intérieur du navire était plongé dans le noir. Une note retrouvée sur l’un des cadavres au mois d’octobre (le 26 octobre) écrite dans le noir par l’un des 23 marins ayant survécu aux deux explosions décrit que ce petit groupe de survivants quittèrent les compartiments 6, 7 et 8 pour se réfugier dans le compartiment 9 (à 12 h 58 heure de Moscou) près de l’écoutille de secours arrière afin d’attendre des secours qui ne vinrent jamais. La note manuscrite écrite avec un crayon à papier est datée du 12 août entre 13 h 34 et 15 h15 (heure de Moscou). Il est décrit que deux ou trois hommes voulaient tenter une sortie par l’écoutille de secours pour tenter de regagner la surface par leurs propres moyens (suicidaire par 100 mètres de fond dans une eau glaciale). La dernière ligne serait datée du 15 août. Le 21 août, un communiqué officiel émanant du cabinet de Mikhail Motsak (Chef d’état-major de la flotte du Nord) annonce que le Kursk est innondé et que tous ses marins sont déclarés morts noyés. L’Amiral Motsak ajouta qu’une équipe Norvégienne de plongeurs de grandes profondeurs spécialisés dans les cablages et l’off-shore ont réussi à forcer l’écoutille de secours arrière et ont filmé l’intérieur du bâtiment (un des compartiments arrière).
  5. Premier post conséquent en ce qui me concerne. Je vais le faire en plusieurs étapes car j'ai beaucoup à écrire... D'abord, le fameux pseudo-reportage de Carré puisque c'est de lui qu'il s'agit, est truffé d'erreurs, d'amalgames, d'assertions sans fondements ou carrément (sans faire de jeu de mot) érronées. J'ai souffert pour regarder ce tissu d'âneries dont dans les cinq premières minutes, Paoli (un ex. bon journaliste qui ne vérifie plus ses sources) affirme tout de go : "...équipé de missiles dont chacun avait quarante fois la puissance de la bombe d'Hiroshima...". Oups ! Bon, alors on va répèter que les missiles P-700 3M-45 Granat "SS-N-19 SHIPWRECK" fabriqués par le design bureau NPO Mashinostroenia contenaient tous des charges conventionnelles de 700 kilos (au lieu des 750 initialement prévus pour tenir le cahier des charges sur la portée effective). Le Kursk n'a jamais été équipé de Granat (Granit en Russe) à têtes Nucléaires. Ni le "Pierre Le Grand" d'ailleurs. Il affirme ensuite que deux sous-marins Américains étaient sur place (cela a été confirmé par les Américains eux-même mais il oublie deux bâtiments de surface et un troisième sous-marin, Britannique celui-là). On parle du "SSN 769 Toledo" (Commissioné en 1994) et du "SSN 691 Memphis" (Commissioné en 1977) deux sous-marins nucléaires d'attaque de classe Los-Angeles. Le sous-marin Britannique dont personne ne parle était le "HMS Splendid" (sous-marin Nucléaire d'attaque - SSN - de classe "Swiftsure") et les bâtiments de surface, le Marjata (Norvège - Detection & Electronic Warfare) et l'intelligence ship américain le USS Loyal (un pseudo navire de surveillance océanique mais vrai navire d'espionnage dont la désignation exacte est "United States Naval Ship" ou "U.S.N.S. Loyal"). USNS pour "United States Naval Ship", des vaisseaux de la navy sous immatriculation civile et avec équipage civil. Bon, avec un peu de recherche on aurait pu avoir l'info dans le reportage (je dis "docu-fiction"). On n'en est plus à "A la poursuite d'Octobre Rouge" mais à "A la poursuite des Chimères d'août 2000"... Aïe ! Aïe ! Aïe ! Ca continue... Depuis quand les missiles de croisière Granit (les P-700) sont à têtes multiples ??? C'est juste une hérésie. Ce sont des missiles de croisière à Booster mer-mer. Ils ont été conçus pour shooter un groupe aéronaval US au complet (PA et navires d'escorte) en une seule salve. Il s'agit quand même de 24 missiles de croisière. Aucune défense AA ne peut actuellement contrer cela. Les têtes multiples c'est pour les véhicules de ré-entrée des MIRV de la force de frappe Ballistique Stratégique (6 x 150kt pour nos M41). La charge alternative des Granit était une tête nucléaire unique d'une charge nominale de 500 kilotonnes. Je répète que le Kursk avait des charges conventionnelles. - "...Si les Chinois étaient là, c'est que les Russes avaient l'intention de leur vendre la nouvelle version de cette torpille...". Voilà encore une assertion gratuite. D'abord ce sont les Russes qui construisent actuellement les SSBN Chinois (équivalents aux Delta III avec une électronique moderne) donc trois observateurs Chinois dans des manoeuvres, cela n'a rien d'exceptionnel si l'on veut choyer ses bons clients et les Chinois avaient déjà acheté des Shkval, c'est vrai. Mais là encore l'utilisation limitée que l'on pouvait faire de ces torpilles n'avait pas convaincu les Chinois qui n'en avaient pas fait grand chose au final. Les travaux sur les Shkval filoguidées et guidées n'étaient qu'embryonnaires et en aucun cas destinés à l'export...
  6. Oui probablement. Ils n'en ont pas 40 au Brésil.
  7. Vous pouvez aussi essayer Imagevenue.com Une option vous permet de rentrer les images par 10.
  8. "Long time lurker, first time poster..." Actuellement Infographiste dans le domaine médical en RP j'ai auparavant servi dans différentes unités et services : 4èRH, CDE, BDSC, CNEASA, BRGE (ces quatres derniers sont les principaux bureaux pour lequels j'ai été amené à travailler). Je suis intéressé particulièrement par ce qui touche l'armée de l'air et les forces sous-marines. Je ne suis pas technicien en ces domaines mais j'ai eu à travailler dessus dans le passé. Je suis aussi assez irrité par les Théoristes du "Grand complot mondial" (réseau Voltaire, Carré, etc...) qui semblent proliférer ces temps-ci, surtout grâce à Internet qui n'offre qu'une validité des sources très relative. Voilà pourquoi ce forum m'a incité à m'inscrire. On y trouve beaucoup de personnes de qualité qui ont une réelle expertise dans leur domaine de prédilection. Amicalement. Perry.
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