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Alskandre

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Everything posted by Alskandre

  1. Selon REUTERS, "Eurocopter garde bon espoir de finaliser un accord en Inde" Par Y. P. Rajesh "NEW DELHI (Reuters) - Eurocopter a bon espoir de voir se conclure un important contrat militaire de 600 millions de dollars avec l'Inde même si New Delhi a pris la décision inattendue de l'ouvrir à la concurrence. Le contrat de livraison de 197 hélicoptères devait à l'origine être signé à l'occasion de la visite du président Nicolas Sarkozy en Inde au début de l'année prochaine. Mais, sans donner de motifs, le ministère de la Défense indien a fait savoir ce mois-ci qu'il solliciterait de nouvelles offres dans deux ou trois mois même si les négociations sur le prix se poursuivent avec Eurocopter, filiale d'EADS. Citant des sources de la Défense, la presse indienne écrit que l'accord a capoté parce qu'Eurocopter n'a pas respecté certains termes de l'offre et en raison de l'usage illicite d'intermédiaires pour appuyer celle-ci. Eurocopter n'a jamais reçu notification officielle de New Delhi l'informant que l'accord était caduc, a déclaré Norbert Ducrot, vice-président d'Eurocopter pour les ventes et les relations avec la clientèle de la région Asie-Pacifique. "Nous n'avons jamais modifié les aspects techniques; nous n'avons jamais modifié notre proposition", a dit Ducrot lors d'une conférence de presse. "Pour ce qui nous concerne, tous les essais ont été approuvés par le ministère indien de la Défense". Eurocopter a traité directement avec le ministère de la Défense et n'avait pas d'intermédiaire, conformément à la politique du gouvernement indien qui interdit leur présence dans le cas de contrats militaires, a poursuivi Ducrot. Interrogé sur la probabilité que le contrat soit signé durant la visite de Sarkozy, Ducrot a répondu: "Je suis toujours optimiste". PROBLEME DE VERSION Le ministère de la Défense n'était pas joignable dans l'immédiat. L'Inde a forgé de solides relations militaires avec la France ces dernières années, s'approvisionnant en Mirage et en sous-marins Scorpene pour moderniser son armée, la quatrième au monde, dont 70% du matériel est d'origine russe. Les compagnies aériennes, dont Air India, ont également placé de grosses commandes d'Airbus, une autre filiale d'EADS. L'Inde, premier acheteur de matériel militaire au sein des pays dits émergents durant la décennie, est également courtisée par les Etats-Unis, qui a établi avec elle des liens stratégiques après des années passées à s'ignorer. La filiale hélicoptères Bell de Textron était également sur les rangs pour ce marché, qui avait été ouvert en 2001 et accordé à Eurocopter en février dernier. Les marchés militaires indiens ont fréquemment été montrés du doigt pour irrégularités présumées dans le processus d'appel d'offres, usage toujours présumé d'intermédiaires et de paiements de commissions. Les informations de la presse indienne, "plus ou moins correctes", selon un porte-parole de la Défense, accusent d'Eurocopter d'avoir employé un hélicoptère civil pour les essais, alors que le marché portait sur un appareil militaire. Ducrot affirme qu'il n'y a aucune différence entre les deux versions. "Pour ce qui concerne la performance, et d'un point de vue technique, les deux hélicoptères sont les mêmes. Il s'agit juste d'une question de nomenclature", a-t-il dit. "Le cahier des charges ne demandait pas qu'une version militaire soit mise à l'essai en Inde". Wilfrid Exbrayat"
  2. @ Fusilier Je songeais à la technologie du tir à très grande distance (180 kms et +). Je ne compare évidemment pas l'artillerie de la seconde guerre mondiale (déterminante et sur-exploitée en son temps) avec l'artillerie contemporaine (dont le rôle a évolué). Il y a un saut technologique très important. D'autre part, je ne remets pas du tout en cause l'utilité des canons, bien au contraire. Je pense également que l'artillerie peut jouer un rôle efficace dans l'assaut côtier. Dans le meilleur des mondes, il faudrait des unités très puissantes, chacune dotée d'un mix artillerie lourde/longue portée, missiles de croisière, capacités de projection de troupes (héliportées et amphibies), capacités de renseignement et de commandement (moyens de communication, guerre électronique et drones) =)
  3. Un canon de 155 mm navalisé ? Pourquoi pas ... Mais c'est un peu l'arlésienne en matière de projection. Seuls les destroyers T 45 pourront supporter une telle artillerie. L'Allemagne et la France ont remisé ce projet. Très cher, complexe et d'une utilité encore trop incertaine (la technologie du tir longue distance n'est pas encore complémentement maîtrisée, contrairement aux missiles de croisière, et surtout il n'y a jamais eu d'utilisation en conditions opérationnelles réelles). En outre, je ne pense pas que les T 45 pourront supporter une telle artillerie, en plus des missiles Tomahawk (il faudra faire un choix). Une question cependant : visiblement, l'amirauté britannique est de plus en plus tentée de transformer les T 45 en batiments multi-missions, ce qui les éloigne progressivement de leur vocation anti-aérienne (contrairement aux frégates Horizon assez spécialisées). En réalité, cela n'annonce peut-être rien de bon pour le reste de la flotte de surface (frégates type 22 et 23) dont le remplacement n'est toujours pas clairement acté. La tentation ne serait-elle pas de produire quelques grosses unités polyvalentes au détriment du nombre ? Cela expliquerait la nécessité de produire six, voire huit T 45 ... après, il n'y aurait plus grand chose. Les T 45 deviendraient ainsi les batiments à tout faire de la RN ... O0 Mer et Marine, 18/12/2007 "BAE Systems a été chargé d'étudier la possibilité pour la Royal Navy d'embarquer une artillerie de 155 mm, contre un calibre maximum de 127 mm actuellement utilisé. La marine britannique pourrait, notamment, profiter des développements déjà menés sur l'artillerie terrestre de ce calibre, ainsi que sur les canons de 155 mm conçus pour les futurs destroyers américains de la classe Zumwalt, programme dans lequel BAE Systems est impliqué. Sur ces bâtiments, une nouvelle munition, associée à l'Advanced Gun System (AGS), devrait permettre aux destroyers US d'atteindre des objectifs terrestres situés à plus de 180 kilomètres. Très lourde, la pièce de 155 mm ne pourrait être embarquée que sur de grosses unités, comme les destroyers lance-missiles du type 45. En Europe, l'Allemagne avait envisagé, un temps, de doter ses nouvelles frégates du type 125 de tels canons. Le projet a, néanmoins, été abandonné, tout comme, visiblement, celui d'installer sur les FREMM françaises une version navalisée du 155 mm de GIAT."
  4. Pour le drone UAV, c'est pas gagné. C'est à se demander si la coopération a vraiment du bon ... O0 LaTribune, 18/12/2007 "Le lancement du drone de renseignement Advanced UAV reste dans l'incertitude. Près de quatre ans ont été nécessaires pour monter à trois pays un programme en coopération dans les drones de renseignement. La France, l'Allemagne et l'Espagne viennent de notifier à EADS en tant que maître d'oeuvre un contrat d'étude de réduction de risque pour un projet baptisé Advanced UAV. Quatre ans où EADS a été soutenu à bout de bras par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, et la Délégation générale pour l'armement. Retour sur l'histoire d'un programme mal né. Le lancement d'un grand programme de drone (avion sans pilote) européen peine toujours autant à décoller. En dépit du forcing d'EADS, soutenu depuis quatre ans par la DGA (Délégation générale pour l'armement du ministère de la défense), le lancement d'un programme de drone de renseignement Advanced UAV reste suspendu en France aux conclusions du Livre blanc sur la défense, selon nos informations. Il devrait être officiellement publié en février 2008. En clair, le besoin opérationnel de ce système devra être démontré par le Livre blanc, puis entériné par le ministère de la Défense. Et ce même si les trois pays partenaires du programme Advanced UAV (Allemagne, Espagne et France) viennent de notifier à EADS en tant que maître d'oeuvre (La Tribune du 21 novembre) un contrat de réduction de risques d'une durée de quinze mois d'un montant de 60 millions d'euros (20 millions par pays). EADS devra "définir la solution technique répondant aux besoins opérationnels des trois nations et mènera les actions de réduction des principaux risques techniques, financiers et calendaires associés", a précisé la DGA dans un communiqué publié aujourd'hui. Ce contrat fait appel aux branches française, allemande et espagnole d'EADS Defense & Security ainsi qu'à Indra (Espagne) pour le radar et à Thales (radar et data links). Depuis juin 2004, ce programme mal né et baptisé alors EuroMale, est allé jusqu'ici de déboires en déboires. Pourtant tout avait bien commencé. Dassault Aviation et EADS se mettent d'accord lors du salon de l'armement terrestre Eurosatory pour signer un "Yalta" des drones aux dépens de l'électronicien Thales, qui vit d'ailleurs à cette période le prélude d'un automne 2004 agité avec l'opération de rachat de l'électronicien ratée d'un cheveu par le groupe franco-allemand. A EADS, la maîtrise d'oeuvre de l'EuroMale avec une participation significative de Dassault Aviation. A l'avionneur, celle de l'UCAV Neuron (avion de combat sans pilote), qui accrochera sans difficulté des participations européennes. Selon le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, EADS et Dassault ont "signé un accord fondateur sur les drones, Male et Ucav, qui préfigure l'avenir de l'industrie européenne des avions militaires, de combat et de reconnaissance". Enfin, selon les prévisions des industriels, l'EuroMale doit voler en 2008. Après l'enthousiasme des signatures, EADS rencontre très vite des difficultés à fédérer autour d'un projet de drone d'observation les pays européens, notamment l'Allemagne en panne de budget. Pourtant, le coût de lancement est estimé à 340 millions d'euros, une goutte d'eau pour un projet en partenariat. Les Allemands rechignent également car le projet, tel qu'il est configuré par les Français, ne correspond pas à ses besoins opérationnels identifiés. la Bundeswehr, son armée veut un drone de reconnaissance. La France n'en a pas besoin grâce son système RECO-NG qui équipe ses avions. Fin 2005, le constat est clairement à l'échec pour EADS : seule l'Espagne souhaite monter à bord de l'EuroMale en y apportant 40 millions d'euros. La France est quant à elle prête à financer à hauteur de 75 millions d'euros, EADS apportant enfin 100 millions. Pas assez pour lancer le programme. Début 2006, la guerre des drones débute en coulisse entre les trois grands du secteur de la défense en France, EADS, Thales et Dassault Aviation. Après avoir été sélectionné par le MoD (ministère de la Défense) britannique pour fournir un drone tactique Watchkeeper, Thales se sent pousser des ailes en France et veut sa revanche sur EADS. Sentant son rival dans une impasse, l'électronicien n'hésite pas à chasser sur le pré carré du groupe européen en faisant une offre non sollicitée à la DGA. Il propose à François Lureau,, le Délégué général pour l'armement, une version francisée du programme britannique Watchkeeper. Sans succès en dépit du prix attractif du programme. EADS est dans l'impasse et l'avoue publiquement en juin 2006 lors du salon d'Eurosatory. "Nous sommes dans une impasse alors que nous avons un projet et déjà réalisé des investissements", regrette alors le patron de la division défense d'EADS, Stefan Zoller. Ce constat pousse le groupe européen à changer son projet EuroMale en proposant une plate-forme européenne (via son projet développé sur fonds propres Barracuda) pour satisfaire les exigences de la DGA qui souhaite avoir une maîtrise européenne totale sur cette technologie. Du coup EADS va reléguer sur la touche son partenaire israélien IAI, qui devait lui fournir la plate-forme Eagle 2 pour EuroMale. La DGA, qui a toujours soutenu un programme en coopération, maintient la confiance à EADS en dépit des proposition de Thales. En juin, un accord semble se dessiner "à condition d'un coût acceptable". EuroMale est désormais attendu en 2013-2014. EADS a déjà perdu plus de 120 millions d'euros sur ce projet. Il faudra attendre un an de plus pour que le projet aboutisse dans la douleur. A l'automne 2006, EADS remet tant bien que mal un projet de drone européen de surveillance, et non plus d'observation. C'est un compromis entre les besoins opérationnels français (observation) et allemand (reconnaissance) pour faire monter Berlin dans le programme. Soutenu par Michèle Alliot-Marie, EADS négocie alors avec trois pays européens - Allemagne, France et Espagne - le lancement d'un programme baptisé Advanced UAV. Ce nouveau projet réduit à la portion congrue la charge de Dassault Aviation. Furieux, le patron de l'avionneur Charles Edelstenne refuse de poursuivre avec EADS. L'alliance, qui préfigurait "l'avenir de l'industrie européenne des avions militaires, de combat et de reconnaissance" est bien finie. Au début de l'année 2007, la guerre des drones s'intensifie. Thales et Dassault Aviation, qui a dû mal à digérer ses démêlés avec EADS, proposent à la DGA au printemps deux projets de drone, l'un à court terme pour satisfaire les besoins opérationnels de l'armée française, et l'autre à long terme, qui est le concurrent de l'Advanced UAV. En vain. La DGA maintient sa confiance à EADS. Et tord le bras à Thales pour qu'il reste dans l'Advanced UAV et surtout qu'il ne fasse pas capoter le programme. Elle aurait eu recours à la pression sur d'autres programmes en cours de discussions entre la DGA et Thales, explique-t-on dans les milieux de la défense. Ce qui ravit EADS, où on explique que Thales a été "remis à son rang d'équipementier, son rôle normal dans les systèmes". A la veille du salon aéronautique du Bourget, en juin, Charles Edelstenne ne décolère pas sur ce dossier. "Le budget français déjà contraint va servir à dupliquer hors de France des compétences qui existe déjà en France, explique-t-il lors d'une conférence de presse. Je le déplore et les leçons des programmes en coopération ne sont pas apprises". Le PDG de Dassault Aviation annonce avec jubilation avoir conclu une coopération sur un drone Male avec Thales, qui, lui, reste plutôt discret sur ce projet. Et pour cause... EADS a quant à lui enfin son projet et ses contributeurs, Allemagne, Espagne et France. Le groupe européen propose de reprendre dans son projet de drone Male (Moyenne altitude et longue endurance). les technologies développées par le biais du démonstrateur allemand Barracuda. Le projet d'EADS prévoit de lancer dans un premier temps un drone de surveillance, puis de reconnaissance pour le besoin de l'armée allemande. La signature était attendue au début du salon. Mais c'était sans compter sur les lenteurs administratives du ministère de la Défense allemand. Le 22 juin, la DGA publie un communiqué sur une coopération entre la France, l'Allemagne et l'Espagne. Les trois pays "s'accordent sur un arrangement technique pour une phase de réduction de risques d'un Advanced-UAV". Ce qui vient d'être confirmé avec la notification à EADS par le BWB allemand, l'équivalent de la DGA, d'un contrat d'étude de réduction de risques pour l'Advanced UAV. Ce drone est désormais attendu à l'horizon 2015 pour équiper les trois armées. De notre spécialiste de l'industrie de défense, Michel Cabirol"
  5. Cher Grinch, je comprends ton point de vue. Tu n'as pas tort sur certains points. Il est vrai que sur la "forme", la visite de Kadhafi peut poser problème. Sarkozy a commis certaines erreurs formelles. Il aurait du mieux anticiper certaines critiques et éviter de prêter le flan à la critique (il a offert une bvelle fenêtre de tir l'opposition. Mais bon, celle-ci a joué son rôle également). Je pense que cette viste était bien trop longue (5 jours ...). Le passage à l'Assemblée Nationale n'était pas franchement utile, ni du meilleur goût. Il ne pouvait soulever qu'un vent de fronde parlementaire. L'occasion était trop belle pour certains. La tente bédouine à l'hôtel Marigny était un peu ridicule. De manière générale, on ne pouvait pas traiter Kadhafi comme n'importe quel autre chef d'Etat représentant un pays démocratique. Mais bon, les autorités françaises ont du jouer un jeu serré, fondé sur un rapport de force. Kadhafi a fait des demandes symboliquement très fortes: il voulait pénétrer dans l'enceinte de l'Assemblée, se recueillir sur la tombe de Général de Gaulle ... Beaucup de choses lui ont été refusées ... Ainsi, d'un point de vue protocolaire, il faut savoir que cette viste n'était pas une "visite d'Etat". Sinon, Sarkozy aurait dû l'accueillir en personne à l'aéroport. L'Elysée aurait dû organiser un dîner d'Etat officiel avec le gouvernement au grand complet, les anciens présidents de la république, les corps constitués, d'innombrables délégations (il y a eu un dîner, mais plus restreint). Le dictateur aurait pu s'exprimer devant les députés debouts au Parlement. Il aurait également reçu la visite officielle, dans son ambassade, d'un certain nombre de corps constitués, notamment ceux du Conseil constitutionnel, du conseil d'Etat ... Les ministres auraient dû être tous présents, sans faute, etc. Je comprends parfaitement le malaise soulevé par cette viste. Et je le partage en partie. Voir Kadhafi à Paris me dégoûte assez. D'ailleurs, je ne suis pas sûr que Sarkozy ait pris beaucoup de plaisir. Sur certaines images, il n'a pas l'air sûr de lui, il a l'air bien pâle, un peu absent. Il savait très bien que c'était une visite à haut risque. Il craignait les frasques de Kadhafi. Il savait qu'il allait prendre des coups et qu'il ne pourrait pas riposter aussi librement, diplomatie oblige. Il pouvait se douter que Rama Yade, Kouchner, nombre d'intellectuels, l'opposition, certains membres de sa propre majorité allaient sérieusement renâcler ... Sarkozy dispose d'enquêtes d'opinion très pointues. Il savait fort bien que les Français, dans leur grande majorité, ne portent pas Kadhafi dans leur coeur (c'est presque un euphémisme). De plus, les contrats, la diplomatie, les relations internationales, c'est difficile à expliquer et assez peu "vendeur" politiquement. Lui qui aime tant l'image et qui maîtrise si bien la communication, il avait beaucoup de choses à perdre et bien peu à gagner. Pourtant, il l'a fait. La question que l'on peut se poser objectivemement c'est : pourquoi ? Dire qu'il a voulu "frimer", c'est un peu court ... Tout au contraire, il savait bien qu'il ne pouvait pas trop "frimer". A bientôt, Grinch ^-^
  6. Cher Grinch, Evidemment, Kadhafi a affirmé que Sarkozy ne lui avait pas parlé "droits de l'homme". Il fallait voir, cependant, l'embarras des conseillers libyens à la suite de cette déclaration. Et tu remarqueras que le dictateur a nuancé cette affirmation le lendemain. Tu remarqueras également qu'à la demande des autorités françaises, il a condamné les attentats d'Alger et -ce qui n'est pas rien pour lui- le recours au terrorisme. Quant à l'humiliation, soit disant, infligé par Kadhafi à propos de la situation des banlieues ... C'est tellement gros que peu de Français, à mon avis, ne se sont sentis profondément humiliés. Quant aux partenaires de la France, je crois qu'il n'accorde pas beaucoup de crédit à ces déclarations. A la limite, on s'en fiche ... Tout le monde connaît les frasques du personnage. Dans cette affaire, la France n'a pas perdu son âme ni son rang diplomatique. En Afrique, Kadhafi n'a pas la même image qu'en Europe. Il est l'un des plus anciens chefs d'Etat (1969) encore au pouvoir. Il joue les leaders panafricain. Ca compte pour les populations africaines. Et que dire de nos partenaires occidentaux ? Je te rappelle que les chefs d'Etat et de gouvernements du monde entier n'ont guère hésité à se rendre à Tripoli ces quinze dernières années : Romano Prodi, Tony Blair, José Maria Aznar, Condoleeza Rice (et Jacques Chirac d'ailleurs). Quant à Angela Merkel, elle a envoyé son ministre des Affaires étrangères. A cette époque, les infirmières bulgares étaient encore emprisonnées. Et où se rend Kadhafi après sa visite à Paris ? En Allemagne et en Italie ... C'est drôle, il faut croire que la France a eu tellement tort de recevoir Kadhafi que d'autres pays ont immédiatement décidé de faire comme nous. J'espère bien que l'on dira que Romano Prodi et Angela Merkl ont été "humiliés", se sont fait "traités de menteurs" et ont renié leurs "valeurs". D'ailleurs, je suppose que si ces pays signent des contrats importants, l'on dira qu'ils ont "vendu leur âme" et s'ils ne vendent rien ou presque, l'on dira, comme pour la France, qu'ils se sont fait "rouler" ... Concernant les contrats, évidement, rien n'est certain. Et alors ? Est-ce une raison pour ne rien tenter ? A ce compte là, on ne vend plus rien. On ne négocie avec plus personne. Si on négocie, c'est bien parce que rien n'est encore acquis. Le cas libyien ne diffère pas d'autres pays. C'est pareil avec les Chinois (cf. les réacteurs nucléaires d'Areva, longtemps incertains), pareil avec les Indiens (cf. dernier contrat annulé avec les hélicoptères) ... Même avec les Britanniques, rien n'est jamais sûr (cf. la longue négociation sur les PA, l'ancienne coopération sur les destroyers T 45 ...). En la matière, c'est un peu la loi du genre. Le sales coups, on connaît. Les Américains, qui sont nos alliés, bloquent la vente des Rafales dans le monde ... Les Allemands ne nous font pas de cadeaux sur les marchés émergents. La compétition est dure. Evidemment l'avantage intellectuel avec des "principes", c'est que c'est "sûr", c'est que c'est "certain", c'est que c'est "propre", c'est "rassurant" les "principes". La morale a bien des avantages : intellectuellement, elle est confortable. Et puis, ça donne de l'importance, la morale. La réalité diplomatique ou politique, c'est beaucoup plus complexe, c'est beaucoup plus floue, moins nette et moins propre. La politique, c'est sale. Bien sûr qu'il faut affirmer et respecter les droits de l'homme. C'est même là le but ultime et légitime que poursuit notre idéal de société. Simplement, avant d'y arriver partout dans le monde, ne soyons pas naifs. Il faut mettre les mains dans le "cambouis" (même si les moyens employés conditionnent aussi les fins). Enfin, dernière chose, l'on peut légitimement se demander quel est l'intérêt de Kadhafi de dénoncer ainsi les contrats, d'arrêter les négociations, de "ballader" ses partenaires. La Libye a aussi besoin de ces équipements. Son économie est sous-équipée, sous-développée ... Son armée n'est guère crédible. Dernière chose: c'est quoi "l'idéologie" de Sarkozy ? J'aimerais que l'on m'explique ... P.S. On est peut-être pas d'accord, mais merci pour cette discussion, Grinch ;)
  7. Merci à tous pour votre accueil ! ^-^
  8. Je crois que tout le monde est d'accord pour dire que Kadhafi est une bien belle "ordure" ... C'est un dictateur, cela ne fait pas aucun doute. il ne faudra jamais oublier les crimes commis. Cependant, je l'écris comme je le pense, c'est précisément parce que c'est un dictateur (situé sur les bords Méditerranée) que nous devons (l'Etat français, l'UE, ...), dialoguer avec lui. en effet, il n'y a pas trente six solutions. Soit on l'ignore suberbement, soit on dialogue, soit on le détruit (évidemment par des moyens guerriers). 1) L'ignorer, c'est beau, c'est noble, mais c'est complétement stupide. Cela n'empêchera pas ce monstre de commettre des sales coups, des crimes, bien au contraire. C'est précisément lorsque Kadhafi était isolé sur la scène internationale que rien ne pouvait le retenir. Nul n'avait les moyens de faire pression sur lui. Pour exister, pour affirmer ses ambitions (tant sur le plan intérieur qu'extérieur), le colonel a donc eu recours au terrorisme. Pour la communauté internationale, la seule solution, en toute urgence, c'était alors de le détruire (ex. bombardements américains). Mais c'était (et c'est encore) une solution risquée, complexe, coûteuse, etc. En effet, cela peut fort bien produire les effets inverses à ceux escomptés. On voit ce que les Américains ont finalement fait avec Sadham Hussein. L'Irak en est débarrassé, très bien, mais qui peut dire que l'Irak va mieux ? La Libye n'est pas l'Irak, certes, mais une fois le tyran disparu, il faut prendre en charge tout un pays et si l'on échoue, d'autres s'en occuperont (un autre dictateur, des factions armées, des puissances étrangères ...). Cela n'arrange pas forcément les affaires du monde. 2) La seule solution viable, sur le long terme (hors cas d'urgence), c'est de créer des liens. Attention, il ne s'agit pas de faire copain-copain, d'effacer l'ardoise, etc. Non, il s'agit de coincer l'Etat lybien par des accords, des échanges, des contrats stratégiques qui vont le rendre dépendants des puissances occidentales. Songez un peu: la Libye n'a certainement pas les capacités de construire un réacteur nucléaire, une centrale de déssalement, des infrastructures lourdes ... Si la France lui procure ces équipements très complexes, il faudra des années pour les construire, il faudra fensuite ormer des ingénieur, des techniciens, il faudra également fournir du combustible, des pièces de rechange ... De même avec les Rafales: il faudra former les pilotes, les personnels, construire ou adapter une base aérienne, des équipements radars, fournir là aussi des armes et des pièces de rechange. Les Libyens seront dépendants de nous. Leur armée de l'air dépendra de la France. Ces armes ou ces équipements sont intéressants, de ce point de vue là, précisément parce qu'ils sont très sophistiqués et qu'ils nécessitent, durant toutes les années de leur emploi, un suivi, une maintenance permamente que seule la France pourra leur fournir. Dans ces conditions, si Kadhafi déconne un peu trop, la France pourra lui faire comprendre, en sous-main, qu'il a tout intérêt à se calmer. Faute de quoi, plus d'éléctricté, plus d'eau potable, plus d'avions en état de marche. Elle pourra lui couper les vivres (en partie du moins). Nous avons donc intérêt à rendre l'économie et l'armée libyenne dépendantes de nous. C'est exactement ce que les pères de l'Europe ont voulu faire entre la France et l'Allemagne au lendemain de la guerre en instituant la CECA (communauté du charbon et de l'acier). Hitler n'aurait jamais pu construire son instrument de guerre si les intérêts économiques et industriels de l'Allemagne avaient été étroitement croisés, dépendants de ceux de la France. Il aurait été obligé de négocier. Libre, autonome, il a pu faire ce qu'il voulait. Il nous faut une politique réaliste de puissance. Les principes, les droits de l'homme, c'est beau et c'est juste, sans nul doute. Il faut les respecter. Mais ne soyons pas dupes. Les Etats sont les "plus froids des monstres froids". Kadhafi, on le fera pas pleurer avec de belles déclarations, avec des manifestations et des débats parisiens entre "gens biens" au café de Flore. Il s'en fout complétement. Cela ne sert à rien de s'agiter devant son café-crème dans un salon à Saint-germain. Il faut donc tenir ce dictateur avec des arguments concrets, solides, massus, matériels ... En commercant avec la Lybie, en échangeant avec elle (on ne leur vend pas des sucettes tout de même ...), on l'arrime à la communauté internationale. On l'oblige à nous considérer, à nous écouter, à prendre en compte nos demandes. Si la France peut jouer ce rôle, c'est très bien. Elle gagne en influence diplomatique (en plus des contrats strictement économiques, ce qui n'est pas rien vue notre balance commerciale ...). Et je n'hésite pas à dire que nous gagnons aussi moralement. Dans les années trente, il était très mal vu (par les pacifistes de tous bords, y compris les victimes de la première guerre) de vouloir réarmer la France. Mais que serait devenue la France, que serait devenue l'Europe, le Monde, si un certain moins de juin 1940, un pays comme le nôtre avait joué son rôle historique en battant l'Allemagne nazie ... Tout aurait été différent. Ne soyons donc pas dupes. Le "commerce", c'est aussi la pousuite de la politique par d'autres moyens.
  9. LesEchos. 13/12/07 "Rafale : le Brésil de nouveau en ligne de mire" O0 [ 13/12/07 ] "En dehors de la Libye où les négociations vont pouvoir débuter (« Les Echos » d'hier), de la Suisse et de l'Inde où un appel d'offres est en cours, Dassault lorgne de nouveau le Brésil pour vendre son Rafale. Face à un Vénézuéla surarmé par Moscou, Brésilia veut renforcer son rang de puissance régionale. Le gouvernement envisage pour cela un programme d'acquisition d'avions de chasse de dernière génération. Le chiffre de 36 appareils circule, à condition pour Brasilia de voter une hausse substantielle de ses crédits militaires. Et comme pour le précédent programme, annulé en 2003 par le président brésilien pour raisons budgétaires, le transfert de technologies sera déterminant. A l'époque, Dassault s'était allié avec Embraer. Depuis, Paris a vendu une douzaine de Mirage 2000 au Brésil pour assurer ses chances."
  10. Merci beaucoup Bruno. Je suis très honoré. =) Je lis depuis longtemps, avec grande attention, tes différents posts. Je les trouve toujours très intéressants et très justes. ;)
  11. Sur ces questions, les processus décisionnels sont nécessairement longs et aléatoires. L'affaire n'est certainement pas perdue. Le gouvernement bulgare a choisi une solution de compromis en tenant compte de trois contraintes : budgétaires, techniques, stratégiques. En effet, il doit rapidement équiper sa marine, ce que lui permet de faire, à mondre coût, l'achat des frégates belges. Cela lui permet également de maintenir en condition opérationnelle ses équipages qui pourront s'entraîner sur ces bâtiments, en attendant mieux. Il se ménage la possibilité d'acheter ultérieurement des navires plus modernes. Sans contrainte de temps excessive, il pourra ainsi négocier au mieux l'acquisition des corvettes, préparer ses bases techniques et industrielles, etc. N'oublions pas que les GOWIND sont bien plus que des navires : ce sont des sytèmes d'armes dont la mise en oeuvre va modifier les structures, les capacités, le savoir-faire, ... la physionnomie même de la marine bulgare. C'est un saut qualitatif assez important pour ce pays. Selon Mer et Marine, DCNS l' a très bien pris en compte : "Selon DCNS, la décision de la Bulgarie d'acheter deux frégates d'occasion à la Belgique n'enterre pas le projet d'acquisition de Gowind. « Les navires belges vont assurer la jonction avec les nouvelles corvettes mais il ne remet pas en cause l'accord franco-bulgare », indique-t-on chez l'industriel. Cette réaction fait suite aux déclarations du ministre bulgare de la Défense, Veselin Bliznakov. Evoquant des problèmes budgétaires pour financer les corvettes françaises, ce dernier a confirmé le transfert des bâtiments belges, à l'étude depuis plusieurs années. Le 4 octobre, lors d'une visite du président Sarkozy à Sofia, un accord portant sur la réalisation de quatre corvettes du type Gowind avait été annoncé. Depuis, un groupe de travail a été mis en place pour étudier le projet et rendre une offre. « Ce groupe est aujourd'hui constitué, a travaillé et a commencé à rendre ses premiers résultats », souligne-t-on chez DCNS, où l'on reconnait, néanmoins ne pas « maîtriser le calendrier ». L'objectif initial de signer un contrat avant la fin de l'année ne sera, d'ailleurs, vraisemblablement pas tenu. Si elle n'est pas rédibitoire, l'acquisition de bâtiments belges peut, dans le même temps, retarder le projet. Bien que trentenaires, les Wielingen et Westdiep ont, en effet, bénéficié de plusieurs rénovations ces dernières années, notamment au niveau de la propulsion. Elles rejoindront une troisième unité du même type, le Wandelaar, déjà vendu à la Bulgarie en 2005. Le coût du contrat Gowind est estimé à plus de 700 millions d'euros. Spécialement conçue pour le marché export par DCNS, ce type de navire n'a pas encore trouvé acquéreur."
  12. A. Rovan. Le Figaro. 10/12/2007 "Défense : vers un pentagone à la française" Cinq mille militaires et civils des états-majors disséminés dans la capitale seraient regroupés dans le XVe arrondissement à Paris. C’est la plus grosse opération depuis le départ des agents des Finances du Louvre vers Bercy en 1989. C’est une révolution qui se prépare à la Défense, «une rupture historique et culturelle», assure un fonctionnaire. Selon nos informations, Nicolas Sarkozy devrait annoncer mercredi, à l’issue de la première réunion du conseil de la modernisation des politiques publiques, le regroupement des états-majors des différentes armées autour du ministre de la Défense et le lancement d’une étude de faisabilité sur le sujet. Il y a de quoi faire puisqu’il s’agit ni plus ni moins de créer un Pentagone à la française. Ce projet encouragé par le ministre de la Défense, Hervé Morin, aurait obtenu l’aval du président de la République la semaine dernière. Pour permettre le regroupement des états-majors, un immeuble serait construit dans le quartier parisien de Balard (XVe arrondissement) à côté de la Cité de l’air, un endroit où travaillent déjà quelque 5 000 fonctionnaires civils et militaires. C’est là que viendraient s’installer en 2012 le ministre et sa garde rapprochée, les états-majors de l’armée de terre et de la marine, l’état-major des armées, le secrétaire général et le délégué général du ministère. Soit environ 5 000 civils et militaires de plus. À terme, 10 000 fonctionnaires de la Défense travailleraient donc dans le quartier de Balard, aux portes de Paris. La Concorde à vendre «Cette opération, estime un fonctionnaire, ne coûterait pas un centime à l’État et pourrait même lui en faire gagner.» Et, peut-être même lui en faire gagner beaucoup. Les armées sont propriétaires de quelque… huit hectares de foncier constructible à Balard. Pour financer la construction de l’immeuble, la vente de trois hectares serait envisagée. Nul doute qu’ils trouveraient rapidement acquéreurs. Idem pour les immeubles qui seront libérés dans le centre de la capitale et qui seraient aussi vendus : ceux du boulevard Saint-Germain où sont actuellement logés l’état-major de l’armée de terre et l’état-major des armées ou encore celui de la Concorde où est installée la marine. Seul serait conservé l’hôtel de Brienne où se trouvent les bureaux actuels du ministre et de ses équipes. «C’est un lieu d’histoire où de Gaulle et Clemenceau ont eu leur bureau. Pas question donc de le vendre. Nous pourrions en faire un lieu de réception pour le ministre.» Nicolas Sarkozy pourrait annoncer mercredi d’autres opérations immobilières mais celle-ci est la plus emblématique. Au moins aussi importante que ne l’a été, en juin 1989, le départ des 6 000 agents des Finances du Louvre vers Bercy. «Le regroupement des états-majors autour du ministre, assure un bon connaisseur du dossier, permettra d’affirmer la cohésion du ministère, de rationaliser les implantations parisiennes et donc de réaliser des économies sur le soutien aux forces.» Ce que les spécialistes appellent le « back office ». Chasse aux doublons Ce projet ne sera sans doute pas facile à faire accepter aux responsables des différentes armées – terre, air ou marine – qui n’ont jamais cohabité les uns avec les autres et n’occupent pas les mêmes locaux que leur ministre de tutelle. D’où des «réflexes centrifuges», selon les mots d’un fonctionnaire. Ce déménagement permettrait aussi de réduire les doublons au profit du chef d’état-major des armées (Cema) qui devrait encore voir ses prérogatives se renforcer. Le Cema pourrait ainsi récupérer l’ensemble de la planification, du budget et des programmes (nos éditions du 5 décembre). Hervé Morin n’a jamais fait mystère de sa volonté de rationaliser le «back office» afin de pouvoir consacrer plus de moyens à l’équipement des forces, autrement dit au «front office». La proportion «front office-back office» de l’armée française tourne autour de 50-50. Elle est de 65-45 outre-Manche. La Défense tricolore dispose donc de belles marges de progression devant elle.
  13. "La Libye négocie l'achat de Rafale, dit le fils Kadhafi" O0 PARIS (Reuters) - La Libye négocie l'achat d'avions de combat Rafale, déclare le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dans une interview accordée au Figaro. "Nous négocions sur les Rafale", l'avion construit par Dassault Aviation, dit Seif al-Islam Kadhafi dans cet entretien paru sur le site internet du quotidien. Le numéro un libyen est attendu en visite officielle en France lundi. Ce contrat, s'il se confirmait, serait le premier à l'étranger pour le Rafale. Le quotidien La Tribune écrivait mercredi que la vente de 10 à 14 Rafale serait conclue lors de la visite du dirigeant libyen, la première en France en 34 ans. L'Elysée n'a pas confirmé cette information. Le porte-parole de la présidence de la République, David Martinon, a seulement déclaré vendredi qu'un "certain nombre d'accords seront signés" à l'occasion de la visite de Mouammar Kadhafi, soulignant qu'il n'existait pas de "tabou" en ce qui concerne les ventes d'armes à Tripoli. "Nous voulons aussi acheter de nombreux équipements militaires", ajoute le fils aîné du numéro un libyen, qui est parfois présenté comme son successeur désigné.
  14. Bonjour maréchal ! en effet, je connais très très bien "Robert Schuman" ... ;) merci à vous pour votre accueil !
  15. On ne sait jamais ... Wait and see ... O0
  16. C'est parce qu'il n'y a pas la mer à Strasbourg que la mer m'intéresse. ;)
  17. Alskandre

    Eurofighter

    Je précise mon propos: la société Eurofighter est un consortium détenu à 33% par le britannique BAE, à 33% par EADS, à 21% par l'italien Alenia (groupe Finmeccanica) et à 13% par l'espagnol CASA.
  18. Alskandre

    Eurofighter

    Il y a quelque chose que je ne comprends pas avec nos amis anglais. Ils présentent systématiquement les ventes d'Eurofigther comme des victoires commerciales de la Grande-Bretagne. Si je ne m'abuse, cet avion est produit par un consortium réunissant les britanniques, les allemands, les italiens, les espagnols ... De plus, EADS comporte des actionnaires français ... Donc, la France a presque autant de raisons de se réjouir de la vente de ces appareils que nos amis d'outre-manche. Il est vrai que nous avons cette spécificité, nous autres Français, de produire ou de participer à la production de deux avions concurrents, ce qui pose problème. Néanmoins, d'un point de vue financier et industriel, nous gagnons aussi.
  19. Originaire de Strasbourg, passionné de défense (en particulier de questions navales), ainsi que de stratégie et d'histoire, je suis depuis plusieurs années les fils de discussion de cet excellent site. Je décide aujourd'hui de sauter le pas en m'inscrivant. Je ne suis pas un militaire (des membres de ma famille le sont, cependant). Je suis un juriste (droit public, plus particulièrement). J'ai ainsi quelques connaissances en matière de Finances publiques (budget de la défense). Je serai très heureux d'apporter ma modeste contribution à vos débats. Alskandre
  20. Bonne nouvelle ! Exclusif : la Libye envisage d'acheter à la France 10 à 14 Rafale A l'occasion de la visite officielle du colonel Kadhafi en France la semaine prochaine, Paris et Tripoli pourraient conclure la vente de 10 à 14 avions de combat Rafale aux forces spéciales libyennes. Au menu également des discussions entre le guide libyen et Nicolas Sarkozy, l'achat d'armement (hélicoptères, corvettes), Airbus et le nucléaire. Site "LaTribune.fr"
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