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Cool Hand

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Everything posted by Cool Hand

  1. Le rapport final (*) concernant le crash du 737-500 de Sriwijaya Air (Vol SJ182) survenu le 9 janvier 2021 a été publié par le bureau d'enquête indonésien (NTSC/KNKT). Le rapport confirme un problème d'Auto manette entrainant une asymétrie de poussée. L'avion est passé sur le dos. La vitesse verticale maximale atteinte a été de - 45 000 ft/mn pour une Vp de 550 kts. L'examen des données de vol à partir de 2013 a permis de découvrir sept événements d'asymétrie de poussée sur cet avion. Malgré les sept cas d'asymétrie de la manette des gaz, aucun n'a jamais été signalé. De plus, de façon assez incroyable, les pilotes n'ont pas observé les séparations physiques de la manette des gaz, mais ont plutôt détecté l'asymétrie de la poussée par les indications des paramètres moteur. L'un des sept événements, le 15 mars 2020, par une tragique ironie, a impliqué le commandant de bord du vol de l'accident (il était pilote monitoring sur ce vol du 15 mars et PF sur le vol de l'accident). À lire l'excellente analyse de Peter Lemme : https://www.satcom.guru/2022/11/sj182-sequence-to-tragedy.html (*) le rapport final : https://knkt.go.id/.../KNKT.21.01.01.04-Final-Report.pdf
  2. Vidéo sur l'offensive dans l'oblast de Kharkiv publiée par l'unité Kraken (images parfois difficiles) :
  3. En complément : https://www.frstrategie.org/sites/default/files/documents/programmes/observatoire-armee-de-terre-2035/publications/2020/obsat-2020-1.pdf
  4. Salut, Je ne connais rien aux systèmes militaires, mais l'hypoxie n'entraine pas de gêne respiratoire, ce qui en fait un phénomène particulièrement sournois.
  5. Oui, je partage assez ton avis. D'autant que tant qu'à faire un procès, et je pense qu'il est important pour les familles des victimes quel qu'en soit le résultat, il aurait été préférable de convoquer tout le monde, notamment les autorités de certification et responsables du suivi de la navigabilité, car nul doute qu'il va en être question. Surement plus au sujet du remplacement des tubes Pitot que des histoires liées au PHR d'ailleurs, même si les Airbus victimes de perte de contrôle en vol et qui finissent au tapis ont la fâcheuse caractéristique commune de finir avec un PHR plein cabré (AF, Air Asia, Perpignan).
  6. Interview intéressante de Vincent Gilles, vice-président du SNPL et CDB 777 à Air France, au sujet du procès de l'accident du Rio-Paris qui s'est ouvert aujourd'hui. A la fin de l'entretien, Vincent Gilles précise : "Airbus a également modifié son système de commande de vol, puisque aujourd'hui, sur les 320 et 330 Néo, vous avez une fonction d'inhibition de l'autotrim à basse vitesse. C'est à dire que quand on se retrouve en loi alternate avec un avion qui éventuellement monte, un trim qui déroule, il y a un moment où ce trim, cet automatisme qui déroule sans que le pilote en ait conscience va s'arrêter. Il ne va donc pas emmener jusqu'au bout l'avion au décrochage profond." Reste à voir comment les parties civiles vont pouvoir exploiter ce changement de philosophie opéré par Airbus qui n'est pas tout à fait sans rapport avec un facteur potentiellement contributif à l'accident, le PHR via l'autotrim s'étant déplacé jusqu'à sa position plein cabré.
  7. Ça commence demain : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/crash-du-vol-rio-paris-air-france-et-airbus-devant-la-justice-20221009
  8. Je vous invite à traduire le texte qui accompagne le texte de la vidéo ci-dessous ainsi que les commentaires :
  9. Quelqu'un sait ce que sont devenus les époux Turenge ? Je -->
  10. Yo les gens, Le(s) missile(s) serai(en)t tombé(s) dans le Pacifique à l'Est du Japon.
  11. Bonsoir à tous, Une rumeur évoque que la frégate russe Amiral Makarov aurait été touchée et coulée par un missile Neptune ukrainien. Information à confirmer/infirmer : https://en.wikipedia.org/wiki/Russian_frigate_Admiral_Makarov
  12. Soir tout le monde, Concernant l'équipage du Moskva, une source fait état de 116 victimes et 100 disparus. Cette source évoque plus généralement 13 414 militaires russes tués et 7 000 disparus. "L'article" a été retiré mais reste visible sur la WaybackMachine : https://web.archive.org/web/20220421195045/vk.com/wall-163061027_2109268
  13. Ça commence à faire cher l'opération spéciale. Ils avaient 3 navires de cette classe. Reste deux. Un petit thread du 11/04 sur l'attrition des chars russes :
  14. Les recommandations (7 novembre 2018) : https://theaircurrent.com/wp-content/uploads/2018/11/B737-MAX-AD-1107.pdf Dans le cas du second crash, les pilotes ont coupé les interrupteurs du STAB TRIM, mais, la vitesse étant devenu excessive, les forces aérodynamiques exercées sur le stabilisateur ont rendu impossible l'utilisation du trim manuel de secours. Les pilotes ont alors réengager les interrupteurs afin de trimer l'avion avec le trim électrique du manche, avant que le MCAS ne se réengage à nouveau, précipitant l'avion dans un piqué final fatal (de mémoire et pour faire simple).
  15. Le Colonel général Leonid Grigorievich Ivashov, président de l’Assemblée panrusse des officiers (d'active et à la retraite) a produit un courrier au nom de l'association qu'il représente le 31 janvier dernier. Ce courrier appelait à la démission pure et simple de Poutine. Cette nuit, j'ai pu visionner une vidéo que je voulais partager ici même à l'instant avec vous, mais elle n'est plus disponible. Je vous invite à taper dans la recherche Youtube : Путину надоела Россия - Отставной генерал Ивашов о войне с Украиной / 08.02.22, vous en trouverez les vestiges. Il confirme dans cette vidéo les propos du courrier de l'association. Il est possible que nous arrivions à un point où les problèmes intérieurs accumulés et la situation intenable où la politique de Poutine a placé la Russie sur le plan international convergent, et où les patriotes de la vieille école et les libéraux se retrouvent.
  16. Discours de Claude Malhuret ce soir au Sénat : « L’invasion de l’Ukraine sera le premier clou sur le cercueil de la dictature de Poutine, comme l’invasion de l’Afghanistan fut le premier clou dans le cercueil de l’Union Soviétique » « Poutine est fou comme le sang est rouge. Ce n’est pas une insulte, c’est un diagnostic. Le discours sépulcral du 21 septembre ne laisse aucun doute. Un paranoïaque doublé d’un mythomane. Plus il élimine toute contradiction, plus il échappe à la réalité, au profit de son idée fixe et funeste, se venger de la chute de l’URSS. Comme beaucoup de dictateurs, ce Caligula botté souffre d’une autre infirmité. Ceux qui ont découvert stupéfaits la taille grotesque de la table où il recevait notre Président ont cru à une manœuvre pour l’humilier. Les réunions ubuesques avec ses ministres à 20 mètres révèlent la vérité : le COVID le terrorise. Néron se faisait raser par ses filles de peur d’être égorgé, Staline faisait goûter ses aliments, lui, chef de la deuxième force nucléaire au monde, qui se fait filmer dans des fausses chasses à l’ours, pétoche devant le virus comme un matamore fuyant devant une souris. En face de lui, un homme, debout, Zelensky. Lorsqu’on ignore la réalité, elle se venge. Il voulait diviser l’Europe, il la cimente. Ridiculiser l’OTAN, il la retrempe. Humilier les États-Unis, il ressuscite Biden après Kaboul. Rallier à lui les régimes autoritaires, la Chine s’inquiète, la Turquie montre les dents, le Kazakhstan refuse l’envoi de ses soldats. Il pensait prendre l’Ukraine en trois jours, il est embourbé pour longtemps. Confiné dans son bunker, il n’a pas vu le monde changer. Il se croit au temps où ses complices du KGB et du Politburo mataient par des chars la Hongrie ou la Tchécoslovaquie et où lui-même rasait Grozny à l’abri des caméras. Il n’a pas compris que les images des smartphones font le tour du monde en une seconde et qu’en 2022 personne, pas même les russes, n’est prêt à accepter les bombardements de Kiev et les morts. S’il en est arrivé là, c’est en partie à cause de nos propres lâchetés. L’invasion de la Géorgie, l’annexion de la Crimée, le Donbass, la Transnistrie, les crimes contre l’humanité en Tchétchénie ou en Syrie, les centaines d’assassinats et les milliers d’emprisonnements en Russie même, nous avons laissé faire. Quelques discours à l’ONU sur les droits de l’homme et le droit international et puis circulez, y a rien à voir. Ce n’est pas seulement par lâcheté que nous n’avons rien fait, c’est parce que les démocraties ont en leur sein une cinquième colonne, le plus souvent soudoyée par le Kremlin, qui reprend mot à mot sur les réseaux antisociaux, avec les milliers de faux comptes, de trolls et de bots pilotés depuis Moscou, sur les radios et télés RT, Sputnik et hélas d’autres, la propagande de Poutine : l’Ukraine n’existe pas, elle est dans la sphère russe, ses dirigeants sont des nazis. Wladimir Zemmour, Joseph Vissarionovitch Mélenchon et Anastasia Le Pen sont depuis longtemps les généraux en chef de cette cinquième colonne, mais leurs dernières déclarations atteignent des sommets. Mélenchon le 18 janvier dernier : "Qui ne ferait pas la même chose avec un voisin pareil, un pays lié à une puissance qui les menace continuellement ? ». Le Pen : « Mon point de vue sur l’Ukraine coïncide avec celui de la Russie. ». Zemmour : « Il faut arrêter de faire de Poutine l’agresseur, c’est Poutine l’agressé. Poutine est l’allié qui serait le plus fiable ». Depuis que tout le monde a compris leurs mensonges, ils ont réinventé le « Oui mais ». Ils condamnent car ne pas le faire serait un suicide électoral, mais ils ne changent pas d’avis : tout est de la faute de l’Occident, surtout pas de sanctions et attention à la troisième guerre mondiale. Mélenchon jeudi dernier continue ses bobards : « Je n’ai jamais soutenu Poutine, jamais ». Le pire c’est Zemmour, le trois fois condamné pour racisme, qui crache sur les résistants ukrainiens et sur les réfugiés, qui donne des leçons de patriotisme, lui qui après s’être soustrait au service militaire, n’a pas hésité à se rendre samedi sur le plateau des Glières. Ses propos souillent les tombes des maquisards. Ces paillassons de Poutine après en avoir été les caniches, sont candidats à la Présidence de la République. Ils ont condamné le dictateur du bout des lèvres, mais leurs trolls inondent les réseaux de messages à sa gloire et leurs députés européens ont refusé de voter l’aide à l’Ukraine. Pendant des années nous avons tenté de faire comprendre qui était Poutine. Nous étions trop peu nombreux face aux idiots utiles de l’Europe, en Allemagne qui s’est mise dans les griffes de l’ours et de son gaz par l’incroyable erreur d’avoir cédé aux verts sur le nucléaire, en France ou le fond de l’air, fait d’un gaullisme du pauvre qui n’a rien à voir avec le gaullisme et d’un antiaméricanisme héritier de la vieille droite anti-anglosaxonne et de la vieille gauche anticapitaliste, conduit certains à prêcher l’équidistance entre Amérique et Russie, demain entre Amérique et Chine, sans comprendre qu’il y a d’un côté le camp de la démocratie et de l’autre celui des dictatures. Trop peu nombreux, nous étions par là-même trop faibles. Le 24 février 2022 restera dans l’histoire comme le jour prodigieux du grand basculement. Le plus grand succès de Poutine, c’est de nous avoir ouvert les yeux. Nous nous sommes réveillés bien tard. Mais nous nous sommes réveillés. Pour la première fois nos sanctions sont plus que des coups de griffe. Le blocage des réserves de la banque centrale, la déconnexion de SWIFT, l’arrêt de Nord Stream II, la saisie des avoirs des corrompus, la fermeture des espaces aériens, le bonheur de la livraison d’armes aux ukrainiens par l’Allemagne elle-même, mouton devenu non pas tigre mais au moins lionceau. Et enfin, enfin, la chasse aux agents de désinformation. Voilà 5 ans que je demande la fermeture de RT, de Sputnik et de leurs satellites, 5 ans qu’on me répond que ce serait bafouer la liberté d’expression. On vient enfin de comprendre que les organes de propagande du FSB n’ont rien à voir avec la liberté d’expression. Mesdames et Messieurs les dirigeants européens, permettez-moi d’ajouter à mes félicitations pour ces sanctions une supplique : qu’elles soient précises, sans exception, efficaces, non contournables et prolongées. Et surtout qu’elles soient rapides et accrues, car les résistants ukrainiens, aussi héroïques soient-ils, ne tiendront pas longtemps par leurs seuls moyens. Et enfin, qu’elles soient accompagnées du message clair, que l’assassinat de Zelensky entrainerait une riposte bien plus massive encore. Quant à la cinquième colonne, elle va se déchaîner dans toute l’Europe pour relayer les menaces du tyran et expliquer que, comme vous êtes responsables de la guerre en Ukraine, vous serez responsables demain de la troisième guerre mondiale dont Poutine brandit la menace. Pour l’heure, autre miracle, personne n'y croit. Comment penser qu’un hypocondriaque qui s’ausculte toute la journée soit prêt à mourir sous les frappes ou à finir ses jours dans un abri anti-atomique comme Caïn dans son souterrain ? Lorsque nous aurons pris ces sanctions et que nous nous serons préparés à un long conflit, car cette guerre sera longue, il nous faudra relever un autre défi, plus redoutable encore. Celui du rétablissement de la puissance de l’Europe. « L’Europe ne se fera qu’au bord du tombeau » disait Nietzsche. Propos prophétique car l’Europe est née des charniers de la deuxième guerre mondiale et elle n’a progressé qu’en surmontant ses crises. Celle du COVID a permis un pas de géant par la mutualisation des dettes du plan de relance. L’invasion sanglante de l’Ukraine a fait comprendre à tous, à commencer par les allemands, ce que le Président de la République ne cesse d’expliquer depuis le début de son mandat, c’est que l’Europe ne sera jamais une puissance si ses États ne se réarment pas et si une défense commune ne voit pas le jour. Jamais Poutine n’aurait pu nous faire un meilleur cadeau. Pour l’heure, nous allons participer à cette guerre par les mesures déjà prises, par notre unité avec nos alliés européens et américains et par notre fermeté face au tyran qui s’est lancé dans une aventure sans issue. Mais ce n’est pas nous qui allons la gagner. Les seuls qui peuvent la gagner, ce sont deux peuples. Le peuple russe qui, pour la première fois, malgré une répression impitoyable et une propagande effrénée, est en train de comprendre que Poutine le conduit vers le gouffre. Le sursaut viendra-t-il de la rue, ou de quelques Brutus qui comprendront l’urgence d’agir avant qu’il ne soit trop tard, je ne sais. Mais le dénouement pourrait bien surprendre. Et surtout, ceux qui vont gagner cette guerre, ceux qui sont déjà en train de la gagner quel qu’en soit le coût, ceux qui nous donnent une grandiose leçon de courage, guidés par un Président devenu en quelques jours un héros de la trempe d’un de Gaulle ou d’un Churchill, Wolodomir Zelensky, ceux qui vont gagner cette guerre, c’est le peuple ukrainien soudé contre Poutine et prêt au sacrifice pour défendre sa liberté et la nôtre, sa démocratie et les valeurs européennes qu’il partage. Puissions-nous les admirer, les acclamer, les soutenir et nous montrer dignes d’eux. »
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