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Cool Hand

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Everything posted by Cool Hand

  1. Je l'ai trouvé très factuel. On comprend bien dans la chronologie des faits la duplicité dont a fait preuve Boeing et dans une certaine mesure la FAA.
  2. Salut les amis, Si vous souhaitez vous détendre un peu en regardant un très bon documentaire, je vous recommande vivement "Downfall : L'affaire Boeing" sur Netflix : https://www.netflix.com/fr/title/81272421
  3. J'ai quand même pris 200mg d'hydroxychloriquine en prophylaxie, on sait jamais.
  4. Salut, Je vois cette info tournée sur Twitter depuis quelques heures. Tu as une source "crédible" stp ? Merci.
  5. Salut les amis, Alors ? On parle plus de Raoult ? :) Article du Monde du 12/01/2022 Jusqu’où ira Didier Raoult, l’idole des antivax qui s’accroche à son poste ? EnquêteLes enquêtes judiciaires et administratives visant le microbiologiste se multiplient. Sa fille a porté plainte pour diffamation contre un de ses proches. Pourtant, le professeur, qui ne quittera pas l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille avant la fin de l’année, ne désarme pas. Même sa famille se fracture. La querelle couvait à bas bruit chez les Raoult, elle éclate désormais au grand jour. Le prénom de la fille de Didier, Magali (Carcopino-Tusoli), avait déjà disparu de la fiche Wikipédia de son père. Gommée du CV paternel, comme répudiée en ligne : elle n’est plus qu’« une fille née d’une précédente union » au côté de Sacha et Lola, les deux autres enfants du microbiologiste marseillais. Mais depuis que cette spécialiste en médecine vasculaire, qui ­officie à l’hôpital public marseillais de Sainte-Marguerite, s’est opposée aux avis médicaux du célèbre professeur, la guerre a pris un nouveau tour. Magali Carcopino-Tusoli, la fille de Didier Raoult, connaît les ravages causés par le coronavirus. Son regard sur les prises de position de son « géniteur », comme elle l’appelle en privé, devient chaque jour plus sévère. Notamment celles sur les vaccins contre le Covid-19. La fille de Didier Raoult a décidé de citer en comparution directe pour « diffamation et injures » l’un des plus proches collaborateurs du fondateur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille : le biochimiste Eric Chabrière, sniper chargé par l’institut de le défendre sur les réseaux sociaux. Une première audience doit se tenir le 4 février devant la 11e chambre du tribunal judiciaire de Marseille, a appris Le Monde. Et, pour la première fois, l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), membre fondateur de l’IHU et l’un de ses principaux soutiens financiers, se portera partie civile aux côtés de Magali Carcopino-Tusoli ainsi que de son époux, Xavier Carcopino, gynécologue-obstétricien à l’hôpital Nord, à Marseille. L’histoire n’est pas banale. En 2020, dès le début de la pandémie, la fille du premier mariage de Didier Raoult a intégré les unités Covid-19 pour prêter main-forte à ses collègues. Gardes au SAMU, oxygénothérapie à haut débit, la jeune femme s’est épuisée comme tant d’autres à sauver des patients qui décompensaient en une simple journée. Elle connaît les ravages causés par le coronavirus. Son regard sur les prises de position de son « géniteur », comme cette mère de famille de 44 ans l’appelle en privé, devient chaque jour plus sévère. Notamment celles sur les vaccins contre le Covid-19. Le professeur marseillais n’y a jamais cru. En avril 2020, dans Paris Match et sur BFM-TV, il expliquait de manière péremptoire qu’on n’en trouverait aucun rapidement : « C’est un défi idiot. Près de 30 milliards de dollars ont été dépensés pour celui contre le VIH, voyez le résultat ! (…) La chance qu’un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro. » Depuis qu’ils ont été développés et ont montré leur efficacité sur la mortalité, Didier Raoult, directeur de l’IHU, refuse d’inciter à une vaccination en masse et, à l’été 2021, c’est sans enthousiasme, et par un simple tweet, qu’il a appelé à celle des soignants. « Parce que je lui avais demandé », se souvient le nouveau patron de l’AP-HM, François Crémieux. Raoult refuse, en revanche, de signer tout communiqué sur le sujet avec lui. Une escarmouche dans ce qui est devenu une guerre de tranchées. Un retraité bénévole très actif Officiellement, Didier Raoult, qui aura 70 ans en mars, vogue vers sa fin de carrière. L’AP-HM l’a mis à la retraite de son poste de praticien hospitalier le 31 août 2021, et sa requête en référé a été rejetée en novembre par le tribunal administratif de Marseille, qui, pandémie ou pas, n’a vu aucune nécessité à son maintien en « cumul emploi-retraite ». A la fin de l’été, Aix-Marseille Université l’a également rayé de ses cadres actifs, lui octroyant tout de même le titre de professeur émérite. Didier Raoult n’est donc plus désormais que directeur bénévole de l’IHU, géré par une fondation privée. Didier Raoult, dans son bureau de l’IHU, à Marseille, en janvier 2021. Didier Raoult, dans son bureau de l’IHU, à Marseille, en janvier 2021. OLIVIER MONGE / MYOP Auréolé de son Grand Prix Inserm, obtenu en 2010, il l’avait taillé à sa mesure. A la présidence, il a nommé Yolande Obadia, une de ses meilleures amies, médecin épidémiologiste âgée de 68 ans qui accompagne le projet de l’IHU depuis ses débuts. Puis placé des proches au conseil d’administration, dont il occupe – une anomalie – un des sièges. « Nous avons donc un retraité bénévole à la tête du plus important institut d’infectiologie de France, en plein cœur d’une pandémie mondiale », résume, un brin désemparé, le patron des hôpitaux marseillais, François Crémieux. Un retraité bénévole qui s’accroche à son fauteuil. Bien décidé à tirer les ficelles de sa succession, Raoult louvoie, ruse, s’amuse, sème le doute, provoque. Dernier tweet en date : « N’oubliez pas de vous faire vacciner contre le pneumocoque, qui revient actuellement, qui donne des pneumonies mortelles. Ce vaccin, lui, marche pendant dix ans », écrit le patron de l’IHU le 5 janvier, quand Emmanuel Macron confie qu’il a « très envie d’emmerder » les non-vaccinés. Désormais, c’est clair : « Les vaccins ont augmenté l’épidémie », vient-il de lâcher sur Sud Radio, mardi 11 janvier. La veille, dans l’émission « TPMP » de la chaîne C8, il explique sans ciller à Cyril Hanouna que, jusqu’à 54 ans, « on ne peut pas dire aux gens qu’on met sa propre santé en danger en ne [se] vaccinant pas », et que « c’est dans les pays où l’on a fait le plus de vaccins qu’il y a le plus de cas ». Depuis quelques semaines, il laisse aussi entendre que la vaccination, en produisant des « anticorps facilitants », fait exploser les contaminations, comme dans une vidéo publiée le 4 janvier et déjà visionnée par près de trois ­millions de personnes. Un nouvel argument pour les antivax, qui brandissent son portrait dans leurs manifestations… Un crime de lèse-majesté A l’opposé, sa fille et son gendre s’investissent et militent à coups de #VaccinezVous. Avec son fils âgé de 16 ans, Magali Carcopino-Tusoli a imaginé une bande dessinée à la gloire des vaccins à ARN messager, mise en ligne par l’AP-HM. Elle taxe de « vision de l’enfer » le Doctothon, une rencontre organisée en décembre 2021 par le site France Soir pour promouvoir des traitements alternatifs réunissant entre autres l’antivax Louis Fouché, anesthésiste-réanimateur mis en disponibilité par l’AP-HM, la députée du Bas-Rhin anti-passe sanitaire et ex- « marcheuse » Martine Wonner, et le complotiste Christian Perronne, démis de ses fonctions de chef du service des maladies infectieuses à Garches. Avec plus de 500 praticiens hospitaliers marseillais, les époux Carcopino ont aussi signé l’appel à la vaccination lancé dans le journal La Provence daté du 3 janvier. Une tribune que seuls deux praticiens de l’IHU, dont Pierre-Edouard Fournier, propulsé par l’AP-HM à la tête du laboratoire de bactériologie et de virologie à la place de Didier Raoult, ont osé rejoindre. La jeune femme aurait aimé croire aux vertus de la chloroquine, la molécule si chère à son père et qui devait endiguer l’épidémie. « Je suis tombée de ma chaise en voyant les résultats de la première étude publiée par l’IHU : seuls six patients sur vingt-six avaient reçu le protocole complet » qui s’était avéré efficace, explique-t-elle. Elle ne fait pas davantage confiance au nouveau traitement que l’institut continue à délivrer, cette fois à base d’ivermectine, un médicament antiparasitaire. L’air de rien, Magali Carcopino-Tusoli distille sur son compte Twitter quelques petites appréciations sur ces scientifiques qui « ne doivent pas être idolâtrés », ou encore sur un virus qui « se fout complètement des fantasmes de grandeur ». Venant de la propre fille du patron, ces descriptions psychologiques pèsent leur poids et alertent les amis de Didier Raoult. Il y a là tout du crime de lèse-majesté. Un « shérif » des réseaux sociaux « Shérif », c’est le surnom que s’est donné Eric Chabrière. Ce collaborateur de Didier Raoult n’est pas médecin, mais biochimiste. Il a inventé l’enzyme annihilateur du gaz sarin. C’est par lui et quelques autres que le cyberharcèlement, encore embryonnaire dans la communauté médicale, se serait déployé au printemps 2020, depuis l’IHU où il est en poste. Officiellement, il s’agit de combattre la « harcèlosphère », le nom donné par France Soir et Didier Raoult aux adversaires du microbiologiste, qui ont aussi l’insulte facile. Eric Chabrière consacrait 20 % de son temps au service de l’AP-HM. Et bien qu’il prétende avoir « été averti le 31 août [2021] que [son] contrat était renouvelé », l’administration des hôpitaux marseillais assure formellement y avoir mis fin à l’été 2021. C’est toujours lui, en tout cas, qui mène la guerre au nom de son patron sur les réseaux sociaux. Chaque post qui déplaît à l’IHU se voit « trollé » de manière organisée par une armée de voltigeurs du Web, acculant souvent les cibles de ces raids en ligne au silence. Un mystérieux compte, Le Professionnel (« Défense IHU, Humour, antitroll, antidefakemed »), aujourd’hui suspendu pour avoir enfreint les règles de Twitter, se met à répandre des mensonges sur la vie privée de Xavier Carcopino. Agrémentés de quelques insultes misogynes réservées à la fille du professeur marseillais : « Magali, le vilain petit canard. Dans une famille de chênes brillants, il y a forcément des glands. » Mêmes fautes d’orthographe, même style virulent, mêmes références au film avec Belmondo… Comme beaucoup d’autres, Magali Carcopino-Tusoli et son avocat sont persuadés qu’Eric Chabrière se cache derrière. Ce que le biochimiste nie : « Encore les délires de Twitter !, répond-il au Monde. Ce n’est pas moi. Je n’ai qu’un compte. J’ai peut-être retweeté des choses sur elle, mais c’est tout. » Il juge cette citation en justice, qu’il a reçue mardi 11 janvier, à la fois « ubuesque et grotesque. » La fille de Didier Raoult apprécierait que d’autres médecins victimes se joignent à sa plainte. « Ma position sur le Covid n’a rien à voir avec cette filiation, et je n’ai pas envie que cela soit le message. Mais il se trouve que le contexte familial a déclenché les foudres d’Eric Chabrière. » Son mari renchérit : « Cette guerre, on n’est pas allés la chercher. Nous agissons aussi au nom des collègues qui ont dû fermer leurs comptes. » Les époux Carcopino ont demandé à leurs employeurs respectifs la mise en place d’une « protection fonctionnelle » : une assistance juridique et financière due par l’administration à un agent visé par une plainte dans l’exercice de ses fonctions. L’université a refusé pour lui, l’AP-HM n’a pas hésité pour elle. Pour son directeur, François Crémieux, il ne s’agit « ni d’un conflit privé ni d’une querelle de bac à sable » : les attaques répétées venues de l’IHU rendent difficile l’application des consignes sanitaires nationales et perturbent la pratique des médecins. Il a donc demandé aux services juridiques de se porter partie civile aux côtés des Carcopino. Le médecin français le plus connu au monde Voici le dernier épisode de la guerre à laquelle se livre un des temples de la virologie française. Lorsque, il y a deux ans, le Covid-19, responsable aujourd’hui de près de cinq millions et demi de décès, dont 123 000 en France, fait son apparition dans la province chinoise du Hubei, l’IHU de Marseille a pourtant tout pour devenir le centre névralgique de la lutte contre cette pandémie hors normes. Doté chaque année de 3 millions d’euros de subventions de l’Etat, il accueille dans ses laboratoires plusieurs centaines de chercheurs. Le 21 janvier 2020, sur YouTube, Didier Raoult explique pourtant : « Moi, le fait que des gens soient morts de coronavirus en Chine, je ne me sens pas tellement concerné. » Le 25 février, il brandit les résultats chinois du traitement du coronavirus par la chloroquine (réalisés in vitro, c’est-à-dire en laboratoire) en promettant : « C’est probablement l’infection respiratoire la plus facile à traiter. » En quelques semaines, Didier Raoult devient le médecin français vivant le plus connu au monde. Mais pas forcément comme on l’attendait. Dans son fan-club : Donald Trump et Jair Bolsonaro, séduits par son remède, et aussi le président de la République, Emmanuel Macron, descendu de Paris à Marseille le 9 avril 2020 pour consulter le professeur dans son bureau. Mais, dès l’été 2020, les études attestent de l’inefficacité du protocole à l’hydroxychloroquine contre le coronavirus. Puis Didier Raoult se félicite de ne voir « nulle part de deuxième » vague, quand l’épidémie déferle dès septembre 2020 en commençant par… Marseille. Beaucoup auraient choisi la discrétion. Pas Didier Raoult. Trop orgueilleux. Trop narcissique. Embarqué dans une surenchère, il espère finir par tirer parti un jour du grand chaos de la pandémie actuelle : expliquer qu’il avait compris ceci, vu cela avant les autres. Qu’on se souvienne… En 2020, il est le sauveur pour beaucoup. Davantage même pour certains. « Un personnage hors du ­commun, bigger than life » (le philosophe Bernard-Henri Lévy), un « héros » qui pourfend ces « mercenaires des labos » (Michel Onfray). Les retournements publics, comme celui d’Onfray plus tard, demeurent rares à ce jour. Des provocations tous azimuts Enivré par son exposition médiatique, Didier Raoult peine à revenir dans l’ombre. La grande bataille pour la vaccination se poursuit en ce début 2022, et lui multiplie les provocations. « Je leur aurais dit d’aller se faire vacciner », se défend-il dans le « Morandini live » sur la chaîne CNews après la mort des ex-animateurs de « Temps X », Grichka et Igor Bogdanoff, décédés l’un après l’autre du Covid-19 sans avoir été vaccinés, a révélé Le Monde. Pas un mot de compassion pour ceux qui, trois semaines avant d’être emportés par le coronavirus, lui avaient ainsi rendu hommage sur l’antenne de France Bleu : « Quand Raoult dit “je fais davantage confiance aux vaccins des générations qui vont suivre”, il se fait tomber dessus, mais (…) il a largement raison. » Quatre jours après la mort du second des célèbres jumeaux, un témoignage inédit pointe nommément les responsabilités du patron de l’IHU. Le 7 janvier, dans les colonnes de La Provence, Sandrine Franchomme, veuve d’un médecin retraité dans le Vaucluse mort du Covid-19 en mai 2021, s’en prend à Didier Raoult. « Pas parce qu’il s’est trompé, confie alors cette ex-­responsable administrative dans la région toulousaine, mais parce qu’il n’avait pas à asséner ces messages péremptoires, sachant qu’il fait autorité. » Son mari, Alain, un ancien médecin chef à la Sécurité sociale, décédé à 76 ans, n’était ni un antivax ni un hurluberlu, explique-t-elle, mais « un praticien sérieux qui n’a jamais cru aux thèses du complot » et « a toujours vacciné ses filles, y compris pour des injections non obligatoires ». « La parole de Raoult avait une valeur pour lui, il était une référence », explique cette épouse en colère. Didier Raoult « pourrait au moins se taire, mais cet homme est inarrêtable. Il ne reconnaîtra jamais son tort. Se sent-il responsable des décès comme celui de mon mari ? » Sandrine Franchomme Quand, en avril 2021, le directeur de l’IHU explique dans une vidéo que le vaccin Pfizer produirait « 70 % d’effets secondaires », le docteur Franchomme s’interroge. Puis il visionne le documentaire Hold-up, qui livre une analyse complotiste de la pandémie et dans lequel apparaissent l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, un ami de Didier Raoult, membre du conseil d’administration de l’IHU, ou encore le médecin Christian Perronne, invité régulier des cycles de conférences de l’institut. Il se convainc alors qu’il ne veut pas de vaccin à ARN messager et s’éteint en « réa ». Au Monde, Sandrine Franchomme confie qu’elle conserve dans son téléphone les textos que son mari, isolé à l’hôpital, lui a envoyés pour regretter son erreur et lui enjoindre de se faire vacciner. Les dernières sorties du patron de l’IHU la mettent « hors d’elle ». « J’aimerais savoir combien de personnes sont mortes parce qu’elles ont cru que le protocole de Didier Raoult allait les protéger… Il pourrait au moins se taire, mais cet homme est inarrêtable. Il ne reconnaîtra jamais son tort. Se sent-il responsable des décès comme celui de mon mari ? » « Pour moi, c’est un criminel », osent certains, comme l’historienne Mona Ozouf, invitée en mai 2021 sur le plateau de « C à vous », sur France 5. Le 9 janvier, dans Le Parisien, l’avocat Benjamin Fellous et l’hématologue David Smadja ont réclamé des poursuites judiciaires contre les non-vaccinés transmettant le virus, appelant également à « une mise en œuvre pondérée et mesurée de la loi pénale qui permettrait de rechercher ­intelligemment la responsabilité des distributeurs de poudre de perlimpinpin ». Le nom de Didier Raoult n’est pas cité, mais l’un de ses avocats, Fabrice Di Vizio, chantre des antivax et imprécateur régulier de l’émission de Cyril Hanouna, voit rouge. « Cette tribune odieuse me scandalise, nous confie-t-il. C’est un quasi-appel à la haine et à la discrimination. Je vais engager des poursuites contre ce professeur et cet avocat. » Une onction élyséenne Est-ce parce qu’il reste populaire ? Que l’élection présidentielle approche et qu’une jacquerie marseillaise serait mal venue ? Les politiques continuent de ménager le patron de l’IHU. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a attrapé le Covid-19 en août 2021. A 62 ans, malgré sa double vaccination, l’ex-­secrétaire d’Etat avoue avoir « dégusté ». Cloué au lit plus d’un mois et demi, il a raté les deux visites d’Emmanuel Macron à Marseille, début septembre et à la mi-octobre. Il flotte encore un peu dans son costume lorsque, fin décembre, il nous reçoit dans son bureau de l’hôtel de région. Il confie s’être soigné au protocole vanté par Didier Raoult, celui à l’hydroxychloroquine. « Je le soutiens toujours, c’est mon ami et à la sortie, vous verrez, l’histoire lui donnera raison ! » Au sommet de l’Etat aussi, Didier Raoult bénéficie d’une sacrée mansuétude. Le 2 septembre 2021, le président se trouve sur le Vieux-Port pour présenter son plan « Marseille en Grand » : près de 3 milliards d’euros qui doivent permettre à la deuxième ville de France de combler une partie de son retard en matière de transports, d’écoles ou de sécurité. Un peu plus tôt, une conseillère santé du chef de l’Etat a rassuré quelques interlocuteurs locaux : non, Emmanuel Macron ne dira pas un mot sur le microbiologiste. Le moment venu, devant les micros qui se tendent, le président rend pourtant sa sentence : « Didier Raoult est un grand scientifique français. » La phrase fait les bandeaux des chaînes d’info en continu. La raison de cette onction élyséenne ? Didier Raoult, pourtant en déplacement au Gabon, a fait savoir à l’entourage du chef de l’Etat, par le biais de deux intermédiaires, que, « si Crémieux ne levait pas le pied, il ne maîtriserait pas les complotistes et autres antivax qui pourraient gâcher la visite du président ». Un ex-casque bleu pour gérer le « cas » Raoult La menace, c’est l’arme fétiche de Raoult. François Crémieux l’a appris très tôt. En juillet 2021, il prend ses fonctions de directeur général de l’AP-HM. Cet ancien casque bleu qui a dirigé l’hôpital de Mitrovica, en pleine guerre du Kosovo, n’est pas là par hasard. Le ministre de la santé, Olivier Véran, et le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch, l’ont expédié à Marseille pour tenter de résoudre pacifiquement le « cas » Raoult. Dès son arrivée, l’ex-numéro deux de l’AP-HP prend rendez-vous avec le « druide » de l’IHU. Impressionné, il visite en sa compagnie la formidable machine de soins et de recherche que le professeur a fait construire par l’Etat et les collectivités territoriales pour près de 50 millions d’euros. Raoult n’est pas dupe. Mais, quand il lit dans Le Monde, le 18 août 2021, que François Crémieux souhaite vite « tourner une page » de l’IHU, son ton change. « Ne vous inquiétez pas pour moi, lance-t-il sur l’antenne de la chaîne C8. Des gens qui s’imaginaient qu’ils allaient me dicter leur loi depuis trente ans, j’en ai vu [passer] quelques-uns. Moi, je serais plus inquiet pour le DG [directeur général]. » François Crémieux, le directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille, en juillet 2021. François Crémieux, le directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille, en juillet 2021. MAXPPP François Crémieux s’est pourtant installé à Marseille sans tapage. Ce fonctionnaire a refusé d’habiter la belle propriété sur la corniche réservée à ses prédécesseurs et vit dans un Apparthotel en centre-ville. Il n’a décoré son bureau que d’une simple affiche rapportée de Sarajevo, capitale de la Bosnie. Il n’imagine pas encore ce qui l’attend ici. Fin août 2021, au détour d’une vidéo postée sur la chaîne YouTube de l’institut (« Mortalité et vaccination, qui faut-il vacciner ? »), Didier Raoult glisse sur un ton badin que le bâtiment qui abrite la direction de l’AP-HM est une ancienne prison réquisitionnée par « les nazis », où son propre grand-père, résistant et « désobéissant », aurait selon lui été détenu. « Il faut faire attention que la mémoire des bâtiments ne se transmette pas trop », prévient-il. Le 4 septembre, quelques jours après ces insinuations, des manifestants anti-passe sanitaire quittent leur cortège pour bomber la façade d’un immeuble qu’ils pensent habité par ce « Parisien » cherchant des noises à leur idole. L’homonyme de François Crémieux découvre à son retour de week-end les tags qui ornent sa maison : « Collabo », « Crémieux dégage », « Marseille aura ta peau »… Comme toujours, Didier Raoult explique qu’il n’y est pour rien. Mais refuse longtemps, malgré des courriers de l’avocat de l’AP-HM, de retirer la vidéo en question. Elle est depuis passée en mode privé. Le directeur général des hôpitaux marseillais a porté plainte pour « injures publiques » et « menace de crime ou délit contre les personnes à l’encontre d’un chargé de mission du service public ». Il reçoit le soutien public de Michèle Rubirola, l’ex-maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Marseille devenue première adjointe, qui a usé ses blouses d’externe dans les services du professeur Raoult. En septembre 2020, encore maire, elle avait animé avec Didier Raoult une spectaculaire conférence de presse au sein de l’IHU pour protester contre le couvre-feu imposé par le ministre Olivier Véran aux restaurateurs de sa ville. Aujourd’hui, elle concède « qu’il devrait faire marche arrière sur le vaccin », comme elle l’a fait elle-même. L’enthousiasme des élus du sud de la France commence à retomber. Mais on ne critique pas un gourou. On ne réclame pas le départ de Raoult. Sous la pression de François Crémieux, le conseil d’­administration de la fondation qui pilote l’IHU a validé, en novembre 2021, le lancement d’un appel d’offres international pour le poste de directeur. Louis Schweitzer, haut fonctionnaire tout-terrain, est appelé à la rescousse pour mettre son expérience au service de ce dossier brûlant. Président non exécutif du conseil d’administration du laboratoire AstraZeneca de 2004 à 2012, il connaît bien le monde de la santé. Il a aussi suivi la création des IHU lorsqu’il était commissaire général à l’investissement. Il sait enfin combien, en général, le « vieillissement d’une star est un problème ». Il doit aider à dénicher, en France ou ailleurs, la perle rare qui acceptera, fin 2022, de prendre la tête d’un institut à la réputation scientifique internationale sacrément écornée. Un institut sur la sellette Raoult est donc encore là pour un an. « Je suis reposé, en pleine forme, nous ne nous coucherons pas, je n’ai pas peur et je suis avec vous », tweete le microbiologiste le 1er janvier, sans un mot sur les procédures qui le visent. Avant Noël, on croisait des émissaires parisiens un peu partout à Marseille. Depuis les révélations, à l’automne 2021, du site Mediapart sur les traitements délivrés par l’IHU à des patients atteints de tuberculose et victimes d’importants effets secondaires, le parquet de Marseille planche sur une enquête préliminaire. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a envoyé des enquêteurs sur place pour éclaircir les faits. De sources concordantes, ils « ont été d’emblée pris de haut ». L’IHU est sur la sellette. Les fonctionnaires de l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche tournent aussi autour de l’institut. Ils ont été missionnés par Olivier Véran et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, pour « examiner le contexte social de l’IHU, les pratiques managériales et plus généralement les relations de travail en son sein ». La feuille de route a été cosignée par les deux ministres le 4 novembre 2021, afin d’enquêter sur « de possibles manquements à la réglementation et à l’éthique concernant des prescriptions, des études et des essais cliniques menés à l’IHU Méditerranée infection ». Le parquet de Marseille a également ouvert une enquête préliminaire au sujet des conventions signées entre l’IHU et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Arrivée en février 2020 à la tête de cette agence d’Etat qui pilote près de 300 chercheurs à travers le monde, Valérie Verdier a eu la désagréable surprise de voir, en juin 2021, la police perquisitionner son siège, basé à Marseille. « Jusqu’à mon arrivée, les conventions entre l’IHU et l’IRD étaient du domaine réservé du précédent président », assure cette scientifique spécialiste des végétaux dans son bureau donnant sur le port industriel. Le PDG auquel elle a succédé, Jean-Paul Moatti, n’est autre que le mari de Yolande Obadia, la présidente de la fondation IHU. Une proximité, révélée par le site Marsactu, qui a fait tiquer dès 2018 l’Agence française anticorruption. Tailleur strict, épaulettes volontaires, Valérie Verdier est un des rares membres fondateurs de l’IHU à ne pas cacher son agacement. Les déboires judiciaires, le déficit de parité au sein des hauts postes de l’IHU et les accusations de harcèlement ou de management brutal qui frappent l’institut la sidèrent. « On me réclame des comptes en interne. On veut savoir pourquoi nous continuons à soutenir l’IHU », concède-t-elle. Chaque année, l’IRD verse près de 350 000 euros au vaisseau de Didier Raoult, dont un loyer de 296 000 euros pour l’hébergement de seize chercheurs. Pour 2022, elle fixe déjà un ultimatum : « Si, au 31 décembre, le processus de succession n’a pas abouti à l’IHU, nous ne renouvellerons pas nos conventions. » L’IRD retirera alors ses billes, comme l’Inserm et le CNRS, lassés des méthodes internes, l’ont fait avant lui. Un simple blâme De son Aventin, Didier Raoult fait mine de s’amuser de cette agitation, comme si elle n’était que règlements de comptes de la fameuse « complosphère ». Sa dernière audience publique, devant la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins, en novembre 2021, a même réussi à apaiser sa légendaire paranoïa. Signe des passions qu’il déchaîne, elle a été délocalisée à Bordeaux, afin d’échapper au chaudron marseillais. « Mon client est jugé comme un criminel », peste Me Di Vizio. Pour se défendre, Didier Raoult a ôté sa blouse blanche. Veste en velours côtelé et pull vert, il a fait le déplacement avec sa première fan : son épouse, Natacha Raoult-Caïn, psychiatre et mère de ses deux autres enfants. Didier Raoult, sa femme, Natacha Raoult-Caïn, et son avocat, Fabrice Di Vizio, à Bordeaux, le 5 novembre 2021. Didier Raoult, sa femme, Natacha Raoult-Caïn, et son avocat, Fabrice Di Vizio, à Bordeaux, le 5 novembre 2021. THIBAUD MORITZ / ABACAPRESS.COM Les plaintes émanent cette fois de ses collègues de l’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône et de l’ordre national. Ils l’accusent de « charlatanisme », de « mise en danger des patients » et de « manquements à ses devoirs de confraternité ». Ses adversaires rêvaient d’une radiation, le professeur s’en sort avec un simple blâme et s’en est ravi dans un premier temps. La chambre disciplinaire estime que le patron de l’IHU n’a pas fait de faute en prescrivant de l’hydroxychloroquine puisque, en 2020, « il n’existait pas de données scientifiques acquises concernant le virus SARS-CoV-2 ». Elle sanctionne néanmoins la promotion de ce remède miracle « sans faire preuve de la prudence nécessaire » et la « manière peu correcte, discourtoise, voire agressive » de s’adresser à ses pairs, « de nature à déconsidérer la profession de médecin ». L’ordre national a fait appel pour aggraver la sanction. En riposte, Fabrice Di Vizio a fait de même au nom de Didier Raoult. Des frais de justice pris en charge par l’IHU D’autres procès s’annoncent, et avec eux de nouveaux frais de justice. Il n’a pas du tout l’intention de payer la facture. Ceux qu’il a engagés culminent à 56 000 euros. Le microbiologiste a lancé plusieurs procédures, notamment pour « harcèlement moral » contre la microbiologiste néerlandaise Elisabeth Bik, qui a relevé des erreurs dans les publications de l’IHU, ou pour « diffamation » contre Karine Lacombe, chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Il a réclamé lui aussi la fameuse protection juridique. La scène se déroule le 23 novembre 2021 dans l’une des salles attenantes à l’amphithéâtre de l’IHU de l’infectiopôle Sud. Derrière ce pupitre nommé « autel », le professeur Raoult a l’habitude de faire ses présentations de microbiologie aux internes ou d’annoncer des grandes nouvelles. Il a imaginé chaque détail de cette pièce pour mieux copier le rituel antique de l’Académie d’Athènes, où Platon enseignait à ses disciples : chacun peut s’allonger sur les gradins pour écouter le maître. Il ouvre la réunion du conseil d’administration par une présentation fleuve de son œuvre à l’IHU, qu’il s’empresse de diffuser sur les réseaux sociaux, sans prévenir les administrateurs ­présents. C’est alors que son amie Yolande Obadia fait mettre aux voix la demande de « protection juridique » de « Didier ». Il s’agit de voter une enveloppe supplémentaire de 80 000 euros maximum. Une fois n’est pas coutume, le vote se déroule à bulletin secret, dans une autre salle. Pas n’importe laquelle : un portrait intimidant de Didier Raoult, offert par un artiste colombien, veille sur chacun des administrateurs passant la porte pour déposer son bulletin dans l’urne. Résultat du vote ? Cinq contre (dont l’AP-HM et l’IRD), treize pour. Les fonds publics paieront donc les frais d’avocat du « patron ». Jusqu’à quand Didier Raoult fera-t-il la loi dans son infectiopôle, s’invitera-t-il dans le débat public, narguera-t-il la communauté médicale avec des prises de position aux conséquences ravageuses ? Le 10 novembre 2021, Bruce Toussaint l’interroge sur la chaîne BFM-TV à propos de la « fin de sa carrière mouvementée ». Le journaliste est venu de Paris – Didier Raoult ne se déplace plus vers la capitale – pour l’interviewer à nouveau. Mais cette fois, sans la spécialiste des questions médicales de la chaîne : le professeur refuse de recevoir Margaux de Frouville, qui l’a très habilement mis en difficulté à plusieurs reprises. « Fin de carrière » ? La question de Bruce Toussaint paraît presque dérisoire, alors que le variant Omicron ne cesse de se répandre : les avis de son « pôle d’excellence » ne sont même plus considérés par la communauté scientifique, les recherches de l’IHU n’apportent rien à la connaissance de l’épidémie… La question déplaît néanmoins au microbiologiste marseillais. A nouveau, il menace. « Faites attention, lance Didier Raoult au journaliste, le destin est imprévisible. Peut-être allez-vous traverser la rue, mourir, et votre fin de carrière [viendra] avant la mienne ? »
  6. Démonstration Boeing 777x au Dubaï Airshow. L'angle d'inclinaison en roulis atteint à 5:35 est impressionnant :
  7. C'est ça, ils pensent boire de la Bénédictine alors que c'est l'eau des chiottes.
  8. De ce que j'ai pu lire, la baisse de l'efficacité semble concerner en premier lieu l'infection, puis dans une moindre mesure l'infection symptomatique et enfin les formes graves, qui restent à un bon niveau de protection (>94% 40-59 ans / >86% + 60ans). Ma compagne a reçu une lettre anonyme de menace et une autre reprenant le serment d'Hippocrate avec des partie stabilotées dans la boîte aux lettres de son cabinet. Elle commence a en avoir plein le c.. des antivax, qui viennent lui expliquer son boulot.
  9. Quelques images des deux démonstrations réalisées par la PAF hier et aujourd'hui (première partie) : Source : photos personnelles
  10. Photos de la Patrouille de France prises cet après-midi. Enjoy !
  11. Salut les amis, Ce week-end à Tarbes se déroule le 300ème anniversaire du 1er Régiment de Hussard Parachutiste. Pour l'occasion, la Patrouille de France effectuera deux démos demain 9 juillet (15h30) et samedi 10 (11h45). Cet après midi vers 15h30, alors que je faisais la sieste, j'ai été réveillé par des bruits de réacteurs d'avions manifestement à très basse altitude. J'ai dévalé les escaliers quatre à quatre, me suis précipité vers mon sac photo dans lequel mon appareil se trouvait avec heureusement, mon 300mm monté. Direction mon jardin en petite tenu. La PAF était en répétition. Source : photos personnelles
  12. Je ne savais pas trop où mettre ça : Un pipeline offshore est en feu dans le golfe du Mexique. Des fuite d'hydrocarbures à une profondeur de 78 mètres seraient à l’origine de l’incident.
  13. On prend les mêmes et on recommence. Citant un grave incident lors d'un essai en vol et un manque de maturité de la conception, la FAA ralentit la certification du Boeing 777X https://www.seattletimes.com/business/boeing-aerospace/citing-a-serious-flight-test-incident-and-lack-of-design-maturity-faa-slows-boeing-777x-certification/ Dans un nouveau coup dur pour Boeing, l'Administration fédérale de l'aviation a formellement refusé le mois dernier au constructeur de jets l'autorisation d'aller de l'avant avec une étape clé de la certification de son futur avion géant à large fuselage, le 777X. Dans une lettre sévère datée du 13 mai, dont le Seattle Times a pris connaissance, la FAA a averti Boeing qu'il pourrait être contraint d'augmenter le nombre de vols d'essai prévus et que, de manière réaliste, la certification n'interviendrait que dans plus de deux ans, probablement fin 2023. Cela pourrait repousser l'entrée en service commercial du jet au début de 2024, soit quatre ans plus tard que prévu initialement. La FAA a cité une longue liste de préoccupations, dont un grave incident de contrôle de vol lors d'un vol d'essai le 8 décembre 2020, lorsque l'avion a subi un "événement de tangage non commandé" - ce qui signifie que le nez de l'avion s'est brusquement levé ou baissé sans intervention des pilotes. Boeing n'a pas encore convaincu la FAA qu'elle a pleinement compris et corrigé ce qui a mal tourné ce jour-là. La lettre a été signée par Ian Won, le responsable du bureau local de la FAA qui juge si Boeing a respecté toutes les normes réglementaires. Il a également indiqué à Boeing qu'un système avionique critique proposé pour l'avion ne répond pas aux exigences. Il a également exprimé son inquiétude quant aux modifications proposées, qui impliquent des changements tardifs à la fois au niveau du logiciel et du matériel dans l'électronique des commandes de vol de l'avion. "L'avion n'est pas encore prêt", a écrit Won. "Les données techniques requises pour la certification de type n'ont pas atteint un point où il apparaît que la conception de type de l'avion est mature et qu'on peut s'attendre à ce qu'elle réponde aux réglementations applicables." Un responsable de la FAA, qui a demandé à ne pas être identifié afin de pouvoir s'exprimer librement, a déclaré que le retard pris dans la certification du 777X fait désormais "l'objet d'une grande attention" à des niveaux élevés, tant au sein de l'agence que chez Boeing. Le dernier avion entièrement nouveau de Boeing, le 787, a dû être immobilisé au sol en 2013 lorsque ses batteries ont fondu en vol. Le nouvel avion suivant, le dérivé 737 MAX, a été cloué au sol pendant 21 mois à partir de 2019 après que de nouvelles commandes de vol défectueuses ont provoqué deux accidents mortels. Aujourd'hui, le prochain 777X connaît un processus de certification difficile. S'agit-il simplement d'un durcissement de la FAA en raison de tous les examens minutieux ? Le responsable de la FAA a déclaré que même si les crashs du MAX n'avaient pas eu lieu, la liste des problèmes sérieux maintenant soulevés au sujet du 777X mériterait une attention réglementaire rigoureuse. Au sein de la FAA, a déclaré la personne, "il y a un sentiment général que Boeing a en quelque sorte perdu la main", en référence à la disparition de sa réputation historique de prouesse technique. Et à cause de tous ces faux pas, a ajouté le fonctionnaire, "l'époque où Boeing pouvait dire à la FAA "Faites-nous confiance" est révolue depuis longtemps". Dans un communiqué publié vendredi, Boeing a déclaré que "la sécurité reste notre priorité absolue tout au long du développement du 777X". L'avion fait l'objet d'un "programme d'essais complet pour démontrer sa sécurité et sa fiabilité ... afin de s'assurer que nous répondons à toutes les exigences applicables", a ajouté Boeing. Dans une déclaration, la FAA a déclaré que la sécurité était le moteur de ses décisions et de ses échéances. "La FAA n'approuvera aucun avion s'il ne répond pas à nos normes de sécurité et de certification", a déclaré l'agence. La FAA exaspérée Boeing a lancé le 777X au salon aéronautique de Dubaï à l'automne 2013, et avait alors fixé à 2020 l'année de son entrée en service. Destiné à remplacer les avions de ligne Boeing 747 jumbo et Airbus A380 superjumbo - qui ne sont plus construits - en tant que plus gros avion de ligne en production, le 777X est une version allongée de l'avion de ligne 777 à succès, dotée d'une nouvelle aile super longue en carbone composite avec des extrémités repliables et des moteurs à réaction les plus gros jamais construits. Boeing a investi plus d'un milliard de dollars dans une nouvelle usine de fabrication de composites à Everett pour construire les ailes. À l'intérieur du bâtiment d'assemblage principal d'Everett, Boeing a également installé des stations automatisées de pointe pour l'assemblage robotisé des ailes - équipement conçu par la société d'ingénierie Electroimpact, basée à Mukilteo - et a complètement modifié la façon dont le fuselage et les ailes du 777 s'assemblent pour rendre l'assemblage plus souple et plus efficace. Le premier des deux modèles 777X et le plus grand - le 777-9X, qui transporte 426 passagers dans une configuration à deux classes - a effectué son premier vol en janvier 2020, donnant le coup d'envoi du programme de vols d'essai. À l'heure actuelle, quatre avions d'essai sortent de Boeing Field et au moins 17 autres 777X destinés aux clients Emirates, Lufthansa, Qatar Airways et All Nippon Airways sont sortis de l'usine. Boeing devra immobiliser ces appareils de série et tous les autres construits à partir de maintenant jusqu'à la fin 2023 au moins, jusqu'à ce que la certification permette leur livraison. La lettre de la FAA sur le statut de la certification du 777X est adressée à Tom Galantowicz, le chef de l'organisation interne de Boeing, composée d'ingénieurs et de cadres qui agissent en tant que mandataires de l'agence fédérale, chargés de tester et de vérifier qu'une nouvelle conception d'avion répond aux normes de sécurité. La lettre refuse à Boeing une autorisation spécifique pour le 777-9X appelée "autorisation d'inspection de type". Sans cette autorisation, Boeing ne peut pas faire participer le personnel de la FAA aux essais en vol et commencer à recueillir les données de certification. La formulation suggère un certain degré d'exaspération à l'égard de Boeing qui pousse pour l'AIT alors que la FAA le juge loin d'être prêt. "La FAA et Boeing ont discuté de l'état de préparation du Boeing 777-9 au TIA lors de nombreuses réunions au cours des neuf derniers mois", peut-on lire dans la lettre, qui ajoute qu'en dépit de l'affirmation de Boeing selon laquelle la poursuite du TIA "mérite d'être envisagée", la FAA, en revanche, "considère que l'avion n'est pas encore prêt". La lettre énumère ensuite une série de lacunes dans l'état de préparation de Boeing. La FAA exige des données, pas des promesses Interrogé sur le vol d'essai qui a connu un "incident de tangage non commandé" en décembre, Boeing a déclaré que l'avion s'est posé en toute sécurité et que les ingénieurs ont enquêté sur la cause profonde du problème et ont mis au point une importante mise à jour logicielle pour le résoudre. Dans l'intervalle, jusqu'à ce que celle-ci soit approuvée, Boeing a donné aux pilotes d'essai des instructions sur la manière d'éviter que l'incident ne se reproduise, afin que les vols d'essai puissent se poursuivre. Pourtant, la FAA n'est manifestement pas satisfaite de la promesse de Boeing de corriger le logiciel. "Après l'événement de tangage non commandé, la FAA doit encore voir comment Boeing met en œuvre pleinement toutes les actions correctives identifiées par l'enquête sur les causes profondes", peut-on lire dans la lettre. "Les dates de chargement des logiciels glissent continuellement et la FAA a besoin d'une meilleure visibilité sur les causes de ces retards", précise-t-elle. Pour confirmer "la maturité et la sécurité/navigabilité de l'avion", la FAA exige des examens complets et documentés des changements résultant de l'enquête sur l'incident, afin de garantir qu'un problème similaire "ne se reproduira pas à l'avenir et qu'il ne s'agit pas d'un problème systémique." La FAA souligne séparément l'inquiétude suscitée par une pièce essentielle de la nouvelle avionique du jet - le Common Core System, un ensemble de ressources informatiques partagées essentielles au fonctionnement de plusieurs systèmes de l'avion. Won note que Galantowicz a concédé dans une lettre adressée à la FAA plus tôt en mai que le CCS a un logiciel incomplet et ne répond pas aux exigences de la TIA. Citant un "manque de données" et l'absence d'une évaluation préliminaire de la sécurité à examiner par la FAA, la lettre de l'agence déclare que Boeing n'a même pas satisfait aux exigences de son propre processus. Les dates de révision du CCS de Boeing "ont continuellement glissé sur plus d'un an", note la lettre. En refusant que le 777X soit prêt pour le TIA, la FAA a également cité une constatation selon laquelle le fournisseur de l'avionique a fourni "un examen par les pairs inadéquat" dans une analyse de sécurité "entraînant des incohérences ... et une réutilisation incorrecte des données du 787". L'usine de GE Aviation à Grand Rapids, dans le Michigan, fournit le CCS, qui s'appuie sur le système avionique commun similaire qu'elle a conçu pour le 787. GE, qui présente le CCS comme le "système nerveux central et le cerveau" de l'avion, a transmis ses commentaires à Boeing. La demande de 777X est actuellement proche de zéro Un autre problème pour la FAA est la proposition par Boeing de modifications tardives du système de contrôle de vol du 777X. "Boeing propose des modifications qui impliqueront des changements de micrologiciel et de matériel au niveau de l'électronique de commande des actionneurs du système de contrôle de vol", indique la FAA. "Boeing doit s'assurer que les modifications n'introduisent pas de nouveaux modes de défaillance involontaires". D'autres modifications en attente de la conception des systèmes autour de l'empennage ou du stabilisateur horizontal du jet, qui contrôle l'inclinaison de l'avion, changeront les alertes de l'équipage qui signalent certaines défaillances du système. "La maturité de la conception est remise en question, car les modifications de conception sont en cours et peuvent être importantes", indique la lettre. Par ailleurs, la lettre indique en passant que l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) n'a pas non plus "encore convenu de la marche à suivre" en ce qui concerne la certification du 777X. Dans une réponse envoyée par courriel vendredi, Janet Northcote, porte-parole de l'AESA, a déclaré que l'agence "coopère étroitement avec la FAA" sur la certification du 777X. "Nous examinons de près les dossiers techniques avec la FAA et Boeing et ce travail est toujours en cours", a-t-elle déclaré. La lettre de la FAA indique à Boeing qu'en raison des lacunes dans les données techniques du 777X, elle prévoit une augmentation significative du niveau de test et d'analyse requis, "et la possibilité d'augmenter le nombre de tests en vol de certification qui devront avoir lieu". La lettre conclut en demandant que l'unité de Galantowicz "comble ces lacunes" avant de soumettre toute autre demande d'approbation de la TIA et que, "sur la base des informations fournies par Boeing", la certification du 777X est prévue de façon réaliste dans plus de deux ans, vers "le milieu ou la fin de l'année 2023". Ironiquement, le seul point positif pour Boeing dans cette situation est que - en raison de la destruction de la demande de transport aérien international par la pandémie - aucune compagnie aérienne dans le monde ne veut d'un 777X en ce moment. Lorsque les voyages internationaux commenceront à reprendre après la pandémie, les compagnies aériennes commenceront le service avec des jets plus petits comme le 787 à long rayon d'action de Boeing jusqu'à ce que les voyages aériens long-courriers reviennent progressivement à un niveau proche de ce qui était typique en 2019. Pourtant, lors d'une conférence industrielle organisée par Bernstein Research ce mois-ci, le PDG de Boeing, Dave Calhoun, a réaffirmé l'importance du 777X malgré tous les revers. Une fois que le jet sera certifié, a-t-il déclaré, "il aura une durée de vie de 40 ou 50 ans, et je pense que ce sera l'une des meilleures durées de vie de tous les temps". "J'ai une grande confiance en lui", a déclaré Calhoun. "Nous l'adorons." Le site web de Boeing répertorie 320 commandes pour le 777X, bien qu'en raison des retards, les clients des compagnies aériennes auront la possibilité d'annuler certaines d'entre elles et pourront se tourner vers des jets Boeing plus petits. La compagnie Emirates, basée à Dubaï, le plus gros client du 777X, a réduit sa commande initiale de 150 appareils à 115, remplaçant 35 des 777X par 30 787 beaucoup moins chers. Le programme initial d'essais en vol du 777 au milieu des années 1990, du premier vol à la certification, a duré 10 mois. Pour le 737 MAX, cette période était d'un peu plus de 13 mois. Pendant le développement du 787, qui a connu des problèmes et des retards considérables, le premier vol et la certification ont duré un peu plus de 20 mois. La certification du 777X est actuellement prévue près de quatre ans après le premier vol. Invoquant les retards dans la certification de l'avion, Tim Clark, président de la compagnie Emirates, a déclaré qu'il ne prévoyait pas de livraison de 777X avant 2024. D'un point de vue réaliste, c'est la date la plus proche à laquelle un transporteur mondial pourrait vouloir prendre livraison d'un avion aussi énorme. Avec quatre ans de retard, le 777X pourrait enfin être prêt. Dominic Gates - Seattle Times Traduit avec DeeplPro
  14. Salut, Je ne pense pas. D'après ce que je comprends, dans le cas du Max 10, le train ne s'étend qu'à la rotation et à l'atterrissage. Le système vise manifestement à éviter les tails-strike, pas à augmenter la garde au sol de façon permanente au sol. C'est d'autant plus regrettable qu'il me semble que ce système existait sur Concorde qui était haut sur pattes et dont les futs de trains se racourcissaient lors de la rétractation. Un tel système aurait en effet probablement permis de résoudre les problèmes de déplacement des moteurs.
  15. Le Max 10 était prévu depuis l'origine du programme avant la mise à Terre des MAX 8 et MAX 9. De mémoire, les MAX 8 et 9 étaient les premiers prévus (production/livraison), puis le MAX 7 et enfin le MAX 10.
  16. C'est la version la plus "grande" avec une cabine allongée pouvant accueillir jusqu'à 230 PAX. Le range est par contre inférieur aux versions Max 8 et Max 9. Une nouveauté présente sur cette version concerne le train d'atterrissage qui est allongé mais pouvant s'insérer dans le fuselage lors de la rétractation comme sur les autres versions de 737:
  17. Je pense que le couac des MG qui n'ont pas pu commander de vaccin cette semaine est dû à la vaccination "massive" de ce week-end et non à "l'amorçage de pompe des pharmaciens" (ils ont pris sur les stocks prévu pour les MG et conserve leur promesse que les pharmas pourront vacciner dès lundi). C'est un coup de com... ceci dit, plus vite les vaccins sont dans les bras des patients mieux c'est. Mais c'est aussi certainement au détriment des plus fragiles que les MG sont mieux placés pour identifier. Bref... Étant donné les files d'attente qu'on a pu voir devant l'IHU (75 lits), il parait difficile qu'ils aient pu proposer une chambre à chacun. Je ne doute pas que les actes (PCR, ECG, prise de sang, Ordo) aient été réalisés. Le problème c'est de tarifer un forfait HDJ, plus cher que chaque acte pris un par un. La sécu comme les mutuelles pourraient demander des comptes...et les patients sans mutuelle. Que pensez-vous d'amener plus de vaccin dans les zones les + touchées ? Perso je m'interroge. Je me demande s'il ne faudrait pas faire le contraire (vacciner les zones les moins touchées pour le moment, voire faire ce qui était prévu). J'ai l'impression qu'on courre après le virus alors qu'on pourrait être plus pro-actif @Ben tu vaccine en 6h à T° ambiante tes 10 patients ou en 48h après prise de la première dose avec remise au frigo ? ou les deux ? Merci. Ma compagne devait commencer lundi qui vient, mais avec cette histoire du week end dernier et n'étant pas en zone prioritaire, elle ne pourra que commencer lundi en 8.
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