Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Tagadatsoin

Members
  • Posts

    10
  • Joined

  • Last visited

    Never

Reputation

0 Neutral

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. A quoi nous ramène ce charabia? Aucun pays ne peut alors avoir la moindre influence - certainement plus la France. Si l'on prend comme référence les USA, battus partout en dépit de leur capacité militaire inégalée.
  2. C'est assez faux. Entre la décolonisation du Congo et jusqu'aux évènement Rwandais, la volonté politique belge affichée était d'être une force décisive en Afrique. Vu les richesses Africaines, la Belgique y a tenu un rôle plus qu'à sa taille, et ce n'est que le rétrécissement progressif des gonades de la classe politique belge entre les années 70 et 90 et une volonté affichée d'avoir un destin régional plutôt que mondial qui a fait rétrécir sa sphère d'influence. Les Pays-Bas sont un autre exemple intéressant de pays jouant dans une autre ligue que sa taille.
  3. Parce qu'en belgique, une partie du financement des pensions des militaires, qui sont parmis les plus élevées de la fonction publique (qui sont nettement plus élevées que les retraites misérables financées par l'état pour les employés du privé ou les indépendants, en dépit de la ponction fiscale sur le travil la plus élevée au monde) a explosé avec le vieillissement des cadres et la mise au rencard du cadre d'active de la guerre froide. De plus, l'armée belge ressemblait à une armée mexicaine par le nombre de ses généraux (3X plus que l'armée autrichienne a effectifs comparés, comme l'avait révélé un article à l'époque). En belgique, il n'y a pas de politique de défense, mais une sorte de gigantesque ministère chargé de contenir les chiffres du chômage en gardant un max de personnel. Toutes les projections, absolument ridicules, datant de la professionnalisation, visant à faire passer l'armée des 45/50.000 professionnels encadrant des miliciens à 37.000 puis 32.000 pros avec 5000 puis 2000 (?) civils (puisqu'on s'est entre temps rendu compte que le civil n'était pas si utile que ça et coutait cher) se sont toutes révélées rigoureusement foireuses, et couteuses en personnel (donc en voix pour le ministre, la quantité de personnel et familles et donc de voix est la seule vertu que nos politicards trouvent au ministère). Cela ne va pas s'améliorer puisque pour ajeunir il faut recruter, donc offrir des conditions financières correctes, et envoyer les vieux (qui coûtent cher en terme salarial: ancienneté, etc.) à la retraite (cher aussi, ça), bref, c'est pas demain qu'il y aura des sous pour financer des chars, des fusils ou des navions, voire un pièce d'artillerie décente.
  4. Merci Achilles. Vous êtes bien urbain.
  5. Mon père était chercheur à l'Ecole Royale Militaire, en Belgique. Quand j'étais petit, il me rapportait des publications avec des petits chars et des avions dedans. J'aimais bien. Puis il a fait son service. Il m'a raconté que les officiers qui le traitaient comme leur égal, avec qui il mangeait au mess off', qui lui serraient la pince, et tout le tintouin, l'on traité moins qu'une merde quand, à la fin de ses mois d'instruction ou il a été jouer à la guerre avec un fal a blanc et des thunderflashes, il s'est pointé à son bureau habituel à l'ERM pour poursuivre ses recherches, mais cette fois dans son uniforme un peu ridicule de caporal. (L'armée avait quand même eu l'intelligence, suffisament rare pour être notée, de ne pas l'emmerder les 10 mois restant de son service à lui faire passer son permis poids lourd ou faire de la surveillance de circulation routière pour lui laisser poursuivre sa thèse.) J'ai gardé pour cette époque une sorte de nostalgie étrange faite de Buck Danny et de Phantoms anglais, de Mirage ou de F104 en radada au dessus de la maison, de leopard à l'époque quasi neufs, bizarres JPK et de venimeux Scorpions, et un intérêt morbide pour cette période de la guerre, dont mes grands parents me parlaient en me disant qu'elle était terrible, terrible, mais qui semblait, à mes naïfs yeux d'enfants, tellement fascinante, ces 109 qui passaient en sifflant tandis que la DTCA - comme on l'appelait à l'époque - tirait dans le vide, cette impuissance du fantassin pris dans l'étau de ces chaudes journées de mai, les longues années de stalag à se les geler, ou celle de la libération, des amis américains que l'on gardait des ces années et qui habitaient dans des bleds paumés du South Dakota.
  6. Je m'appelle Tagadatsoin. Tagada, comme la cavalerie au galop, et tsoin, comme dans tsoin-tsoin. J'habite, cette semaine, les îles marshall. Mais demain, peut-être. (Avec modération.)
  7. Pourquoi 54 F16, mystère. Soutien à l'industrie locale?... SAUF QUE... cette industrie est essentiellement wallonne. (Et le ministre est flamand, ce n'est donc ni sa priorité, ni son électorat.) Depuis le chantier MLU, l'industrie aéro wallonne n'a plus rien à se mettre sous la dent. Dans un colloque récent de l'industrie aerospatiale en Belgique, un de mes "confrères" dans l'industrie locale me confiait "qu'Evere (l'EM de la Composante Air) avait renoncé à chercher un remplaçant au F16, et l'industrie de même." La belgique se recentre sur l'A400M (et le consortium belge A400M est plus équilibré linguistiquement - lire: autant d'entreprises Flamandes que Wallonnes, alors que le programme F16 ou une éventuelle participation à un consortium pour le remplacement du F16 sera principalement wallon, la flandre n'ayant ni capacité ni industrie pour participer à un consortium pour l'assemblage d'un avion de combat) 54 à mon avis pour en réduire progressivement le nombre et les prolonger autant que possible. NB: l'avis de Briquemont (ancien patron des FBA et de l'assez mal nommée Forpronu) sur la dernière réforme de Crem dans la Libre Belgique: Défense L’érosion du budget Inexorablement Francis Briquemont Mis en ligne le 21/10/2009 - - - - - - - - - - - Plan Charlier (1989), plan Delcroix (1992), plan Stratégique (2000-2015), plan Directeur (2003) et plan De Crem : on gère la déglingue de l’armée. Et l’avenir ? Tous les conflits depuis 1990 exigent beaucoup d’hommes opérationnels sur le terrain. D.R. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, je reprends le titre d’un article, paru le 20 janvier 2005, pour illustrer l’évolution de nos forces armées. Depuis vingt ans, les gouvernements successifs laissent mourir à petit feu notre outil de défense et ce, dans l’indifférence générale. Le budget de la Défense est depuis longtemps la dernière priorité des gouvernements et est même devenu en quelque sorte une variable d’ajustement du budget fédéral. Il est d’ailleurs remarquable qu’avant même que ne débutent les discussions finales sur l’élaboration du budget pour les années 2010-2011, le département de la Défense savait déjà qu’il était prié d’économiser 100 millions d’euros, c’est-à-dire plus de 3 % du budget "espéré". A l’époque, c’est-à-dire le 21 janvier 2005, "La Libre" avait publié une réponse "immédiate" à mon article, signée par le ministre d’Etat Monfils et dont le titre était, j’en souris encore aujourd’hui : "Général, la Défense a un avenir !" C’est le même qui déclarait récemment : "Il est temps que soit mis au point un plan global et étayé portant sur l’avenir des infrastructures, du personnel ainsi que des présences de nos militaires à l’étranger. (1)" Sans doute, pour définir un "nouvel avenir" ! Compte tenu de l’ampleur de la crise qui frappe le monde et notre pays depuis un an, il est peut-être compréhensible que la Défense participe à l’effort de rétablissement de l’équilibre budgétaire, mais le problème est que, pour celle-ci, le laminage continu de ses moyens budgétaires dure depuis plus de vingt ans. Et c’est ainsi que du plan Charlier (1989) au plan Delcroix (1992), puis du plan Stratégique (2000-2015) au plan Directeur (2003), les ministres de la Défense et les responsables militaires ne font plus que gérer au jour le jour la déglingue des forces armées. Jamais le mot "stratégique" n’a été à ce point galvaudé. Au mot "stratégie" sont liées des notions de long terme (pour les armées, 15-20 ans), d’objectifs clairement définis et de moyens (personnel et matériel) correspondant aux objectifs. De ces points de vue, depuis 1992 et la professionnalisation de l’armée, l’échec est total pour deux raisons essentielles. Primo, la professionnalisation du personnel a été menée en dépit du bon sens. Celle-ci exigeait d’emblée un vaste "plan social" prévoyant dégagement du personnel excédentaire, utilisation du mécanisme des préretraites, etc., afin de permettre non seulement le remplacement des miliciens par du personnel "jeune" mais aussi d’adapter le volume du personnel aux structures (toujours) réduites d’une armée professionnelle. Cela n’a pas été fait; aussi nous avons aujourd’hui une armée où la moyenne d’âge est beaucoup trop élevée et où un déséquilibre important existe entre les unités opérationnelles et les unités d’appui logistique. Les unités opérationnelles de la composante Terre n’ont que 75 % de leurs effectifs - c’est encore pire à la Marine opérationnelle, 60 % - alors que de nombreuses unités logistiques sont à plus de 100 %. La seconde raison est que la Défense n’a, depuis vingt ans, jamais pu compter sur des moyens budgétaires stables. Je ne parle pas ici d’augmentation du budget mais, simplement, du maintien de celui-ci au même niveau en euros "constants". Au lieu de cela, de non-indexation en coupures brutales, le budget de la Défense n’a cessé de décroître, ce qui a inévitablement entraîné une adaptation permanente des plans, tous plus stratégiques les uns que les autres, toujours revus à la baisse, et qui aboutissent in fine à une diminution du personnel, donc des structures, afin de permettre un minimum d’investissements et de fonctionnement. Au fil des ans, le ministre A. Flahaut a transformé l’armée en une organisation humanitaire gouvernementale plus ou moins musclée et vouée aux opérations dites de paix, les mots "paix" et "humanitaire" étant très "tendance" et rentables sur le plan électoral. Le ministre actuel, P. De Crem, si j’ai bien compris, veut que les forces armées retrouvent un cachet un peu plus militaire. N’oublions quand même jamais que les armées n’éprouvent aucune difficulté à faire de l’humanitaire en cas de nécessité. Le ministre De Crem s’est donc retrouvé face à la situation décrite ci-dessus. Il veut en sortir, et c’est ainsi qu’a été élaboré un énième plan de restructuration des forces armées. Je suis certain que le général Delcour, compte tenu des contraintes dans le domaine du personnel et du carcan budgétaire qu’il a trouvés à son arrivée à la tête de la Défense, a présenté au ministre le plan le plus crédible ou le moins mauvais possible. Inutile de revenir en détail sur ce plan, mais je mesure la "peau de chagrin" que sont devenues l’armée belge et la force terrestre en particulier. Je voudrais cependant en souligner un aspect important : la suppression des infrastructures obsolètes, et m’interroger sur l’avenir. Pour expliquer son plan, approuvé par le ministre, aux chefs des Corps, le chef de la Défense a intitulé son texte "La finalisation de la transformation de la Défense". Comme dans la loi de programmation militaire française votée cette année, le chef de la Défense redéfinit une carte des installations militaires pour ne retenir que les plus adéquates. Cela a déjà provoqué un tollé chez certains élus locaux, mais j’espère que le ministre de la Défense sera intraitable à ce sujet. Depuis vingt ans, je n’ai jamais entendu un élu accueillant une unité dans sa commune, monter au créneau pour s’insurger contre la diminution constante du budget de la Défense. La finalité de l’armée consiste en fait pour la plupart des élus locaux à maintenir "leur" caserne dans "leur" commune; inutile donc d’accorder de l’importance à leurs doléances. Je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait garder une caserne à Bastogne sous prétexte que la 101e division aéroportée américaine s’y est couverte de gloire en décembre 1944. Cela dit, je me pose quelques questions. Je suppose que le plan De Crem tient déjà compte de la diminution de 3 % des moyens budgétaires qui avaient été envisagés pour 2010. Je suppose aussi, mais c’est déjà un pari plus hasardeux, que le gouvernement aura le courage politique dans les années à venir de maintenir le budget de la Défense à son niveau 2010 en euros constants. Si ce n’était pas le cas, le chef de la Défense serait condamné dans quatre ou cinq ans à refaire une nouvelle finalisation. Mais se poserait alors la question de savoir quelle serait encore l’utilité d’avoir une armée en Belgique. Je m’interroge également sur le volume de la composante Terre, mais cette interrogation ne concerne pas uniquement notre pays. En Europe et aux Etats-Unis, les armées de terre ont vu leurs effectifs fondre comme neige au soleil, parce que le recrutement de volontaires pour servir dans les unités opérationnelles terrestres devient de plus en plus difficile partout dans le monde occidental et ce, pour de multiples raisons. Or tous les conflits depuis 1990, presque tous intraétatiques, exigent beaucoup d’hommes opérationnels sur le terrain. Les opérations en Bosnie (1992-1995), au Rwanda (1994), en Irak et en Afghanistan aujourd’hui ont montré et montrent que l’Onu, l’Otan ou l’UE, ne parviennent plus à engager un nombre suffisant d’unités au sol pour remplir les missions prévues. En Afghanistan, cela tourne même à la caricature. Et qui d’autres que des unités terrestres - avec bien sûr des moyens de transport et logistiques suffisants - pourraient faire face à des menaces comme un terrorisme de grande ampleur ou encore celles résultant d’un réchauffement climatique rapide provoquant des catastrophes naturelles dévastatrices allant de pair avec des déplacements de millions de Terriens qu’il faudrait aider, soigner, canaliser, tout en évitant les pillages ou les heurts entre populations. Je n’oublie certes pas le rôle des polices ou des gendarmeries mais chez nous, on commence à diminuer aussi leurs effectifs ! Enfin, je m’interroge sur le "poids" de la composante "air combat" encore prévu dans le plan De Crem. Est-il logique de conserver 54 F16 dans la composante Air alors que nous n’avons plus qu’une brigade et demie et que dans tous les conflits intraétatiques régionaux que nous connaissons depuis vingt ans, les forces de combat aériennes ne jouent, in fine, qu’un rôle secondaire, quand il n’est pas néfaste à cause de leur emploi abusif, comme en Afghanistan aujourd’hui, au Kosovo ou en Irak hier ? Cela dit, je souhaite bon courage au général Delcour et j’espère ne pas devoir récrire le même article dans 4 ou 5 ans. (1) "La Libre" du 15 septembre 2009.
  8. C'est une question importante, qui mérite d'être posée. La réponse est oui, indubitablement. Hubert a vraiment bien fait les choses. Chapeau Hubert!
×
×
  • Create New...