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https://foreignpolicy.com/2019/05/20/be-afraid-of-the-world-be-very-afraid/ (20 mai 2019)

Pour de bonnes raisons réalistes, sensées et démodées, les États-Unis souhaitent maintenir une présence sécuritaire significative dans la région Asie-Pacifique. Pourquoi ? Empêcher la Chine de devenir un hégémon régional en Asie.

Si la Chine devait établir une position en Asie semblable à celle des États-Unis dans l'hémisphère occidental - c'est-à-dire une position où la Chine n'a plus à se soucier beaucoup de l'opposition régionale - elle serait libre de projeter sa puissance croissante dans le monde, comme les États-Unis le font actuellement. Et ces efforts pourraient inclure d'importants partenariats de sécurité en Amérique latine, effaçant la doctrine Monroe et forçant les États-Unis à consacrer beaucoup plus d'attention à des questions plus proches de chez eux.

Je ne pense pas que la Chine soit intéressée par l'expansion territoriale (à l'exception des îles artificielles qu'elle construit dans la mer de Chine du Sud), elle veut simplement établir une position dominante dans son propre voisinage. Qui peut la blâmer ? Quelle grande puissance sensée voudrait être entourée d'un ensemble d'États formellement alliés avec les États-Unis, dans le cadre d'arrangements permettant à Washington de déployer et d'exploiter de puissantes forces navales et aériennes près du territoire chinois ?

Pour Pékin, faire face à cette situation signifie pousser les États-Unis hors d'Asie. Non pas en menant une guerre, mais en convainquant les autres puissances asiatiques que les États-Unis sont trop faibles, distraits, capricieux, peu fiables et incompétents pour compter sur eux. Et jusqu'à présent, Trump et Pompeo les aident à défendre ce point.

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il y a 46 minutes, rendbo a dit :

Le maccarthisme était pas plus tendre, mais vu que c'était le camps du bien... on peut pardonner.

Certes mais les proportions et les conséquences ne sont pas comparables. Puis surtout il s'agissait du fait d'un homme (et de ceux qui le suivaient) qui a pu être arrêté rapidement. En Chine il ne s'agit rien de moins que de l'ensemble de l'appareil d'état qui cautionne et encourage ces représailles.

D'une certaine manière on ne peut pas comparer les civilisations occidentale et asiatiques selon notre propre mode de vie. Qui, en France ou en Europe, accepterait cette surveillance de masse (reconnaissance faciale, limitation des déplacements, humiliations publiques) sans broncher telle qu'elle a été mise en place en Chine ? Personne. Et pourtant cela semble normal là bas.

C'est aussi pour cela que cette surveillance de masse se met en place de manière bien plus insidieuse par chez nous, pour ne pas froisser les suceptibilités des être épris de liberté que nous sommes:rolleyes:

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Il y a 2 heures, Soho a dit :

Qui, en France ou en Europe, accepterait cette surveillance de masse (reconnaissance faciale, limitation des déplacements, humiliations publiques) sans broncher telle qu'elle a été mise en place en Chine ? Personne. Et pourtant cela semble normal là bas.

C'est aussi pour cela que cette surveillance de masse se met en place de manière bien plus insidieuse par chez nous, pour ne pas froisser les suceptibilités des être épris de liberté que nous sommes:rolleyes:

La plupart des européens qui vivent la bas, le vit plutôt bien cette surveillance. Au contraire, la sécurité est bien meilleurs la bas.

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il y a 17 minutes, koojisensei2 a dit :

La plupart des européens qui vivent la bas, le vit plutôt bien cette surveillance. Au contraire, la sécurité est bien meilleurs la bas.

C'est vrai, mes amis me le disent. Mais ils savent aussi qu'ils peuvent revenir et peuvent bénéficier au besoin d'une protection consulaire. C'est un peu le choix que résume la fable, le loup et le chien de Lafontaine. 

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il y a 33 minutes, koojisensei2 a dit :

La plupart des européens qui vivent la bas, le vit plutôt bien cette surveillance. Au contraire, la sécurité est bien meilleurs la bas.

Sachant qu'au moindre problème ils peuvent revenir en France. Tant que le système vous considère comme "fiable", tout va pour le mieux. Le jour ou ce n'est plus le cas, pour quelque raison que ce soit (personnelle, changement des règles), les autochtones n'ont aucune porte de secours, à l'inverse des expatriés.

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Une lecture assez amusante de l'économiste américain Jeffrey Sachs sur Huawei et les Etats Unis, écrite après l'arrestation de la fille du fondateur de Huawei au Canada sur ordre des Etats Unis :

The War on Huawei

Citation

Dec 11, 2018 JEFFREY D. SACHS

The Trump administration's conflict with China has little to do with US external imbalances, closed Chinese markets, or even China’s alleged theft of intellectual property. It has everything to do with containing China by limiting its access to foreign markets, advanced technologies, global banking services, and perhaps even US universities.

The arrest of Huawei CFO Meng Wanzhou is a dangerous move by US President Donald Trump’s administration in its intensifying conflict with China. If, as Mark Twain reputedly said, history often rhymes, our era increasingly recalls the period preceding 1914. As with Europe’s great powers back then, the United States, led by an administration intent on asserting America’s dominance over China, is pushing the world toward disaster.

The context of the arrest matters enormously. The US requested that Canada arrest Meng in the Vancouver airport en route to Mexico from Hong Kong, and then extradite her to the US. Such a move is almost a US declaration of war on China’s business community. Nearly unprecedented, it puts American businesspeople traveling abroad at much greater risk of such actions by other countries.

The US rarely arrests senior businesspeople, US or foreign, for alleged crimes committed by their companies. Corporate managers are usually arrested for their alleged personal crimes (such as embezzlement, bribery, or violence) rather than their company’s alleged malfeasance. Yes, corporate managers should be held to account for their company’s malfeasance, up to and including criminal charges; but to start this practice with a leading Chinese businessperson, rather than the dozens of culpable US CEOs and CFOs, is a stunning provocation to the Chinese government, business community, and public.

Meng is charged with violating US sanctions on Iran. Yet consider her arrest in the context of the large number of companies, US and non-US, that have violated US sanctions against Iran and other countries. In 2011, for example, JP Morgan Chase paid $88.3 million in fines in 2011 for violating US sanctions against Cuba, Iran, and Sudan. Yet Jamie Dimon wasn’t grabbed off a plane and whisked into custody.

And JP Morgan Chase was hardly alone in violating US sanctions. Since 2010, the following major financial institutions paid fines for violating US sanctions: Banco do Brasil, Bank of America, Bank of Guam, Bank of Moscow, Bank of Tokyo-Mitsubishi, Barclays, BNP Paribas, Clearstream Banking, Commerzbank, Compass, Crédit Agricole, Deutsche Bank, HSBC, ING, Intesa Sanpaolo, JP Morgan Chase, National Bank of Abu Dhabi, National Bank of Pakistan, PayPal, RBS (ABN Amro), Société Générale, Toronto-Dominion Bank, Trans-Pacific National Bank (now known as Beacon Business Bank), Standard Chartered, and Wells Fargo.

None of the CEOs or CFOs of these sanction-busting banks was arrested and taken into custody for these violations. In all of these cases, the corporation – rather than an individual manager – was held accountable. Nor were they held accountable for the pervasive lawbreaking in the lead-up to or aftermath of the 2008 financial crisis, for which the banks paid a staggering $243 billion in fines, according to a recent tally. In light of this record, Meng’s arrest is a shocking break with practice. Yes, hold CEOs and CFOs accountable, but start at home in order to avoid hypocrisy, self-interest disguised as high principle, and the risk of inciting a new global conflict.

Quite transparently, the US action against Meng is really part of the Trump administration’s broader attempt to undermine China’s economy by imposing tariffs, closing Western markets to Chinese high-technology exports, and blocking Chinese purchases of US and European technology companies. One can say, without exaggeration, that this is part of an economic war on China, and a reckless one at that.

Huawei is one of China’s most important technology companies, and therefore a prime target in Trump administration’s effort to slow or stop China’s advance into several high-technology sectors. America’s motivations in this economic war are partly commercial – to protect and favor laggard US companies – and partly geopolitical. They certainly have nothing to do with upholding the international rule of law.

The US is trying to targeting Huawei especially because of the company’s success in marketing cutting-edge 5G technologies globally. The US claims the company poses a specific security risk through hidden surveillance capabilities in its hardware and software. Yet the US government has provided no evidence for this claim.

A recent diatribe against Huawei in the Financial Times is revealing in this regard. After conceding that “you cannot have concrete proof of interference in ICT, unless you are lucky enough to find the needle in the haystack,” the author simply asserts that “you don’t take the risk of putting your security in the hands of a potential adversary.” In other words, while we can’t really point to misbehavior by Huawei, we should blacklist the company nonetheless.

When  global trade rules obstruct Trump’s gangster tactics, then the rules have to go, according to him. US Secretary of State Mike Pompeo admitted as much last week in Brussels. “Our administration,” he said, is “lawfully exiting or renegotiating outdated or harmful treaties, trade agreements, and other international arrangements that don’t serve our sovereign interests, or the interests of our allies.” Yet before it exits these agreements, the administration is trashing them through reckless and unilateral actions.

The unprecedented arrest of Meng is even more provocative because it is based on US extra-territorial sanctions, that is, the claim by the US that it can order other countries to stop trading with third parties such as Cuba or Iran. The US would certainly not tolerate China or any other country telling American companies with whom they can or cannot trade.

Sanctions regarding non-national parties (such as US sanctions on a Chinese business) should not be enforced by one country alone, but according to agreements reached within the United Nations Security Council. In that regard, UN Security Council Resolution 2231 calls on all countries to drop sanctions on Iran as part of the 2015 Iran nuclear agreement. Yet the US – and only the US – now rejects the Security Council’s role in such matters. The Trump administration, not Huawei or China, is today’s greatest threat to the international rule of law, and therefore to global peace.

Henri K.

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https://www.phonandroid.com/huawei-ces-extraits-demails-accablants-prouvent-les-accusations-despionnage.html (31 janvier 2019)

Nous vous rapportions que Huawei est inculpé pour vol de technologies aux États-Unis, où le groupe chinois va devoir répondre de 13 chefs d’accusation. On apprend désormais que la justice américaine a en sa possession une série de mails échangés en 2012 et 2013 par des employés de Huawei prouvant l’implication du groupe chinois dans le vol de Tappy, un robot de l’opérateur T-Mobile servant à assurer le contrôle qualité des smartphones.

https://www.phonandroid.com/huawei-pays-bas-accusent-firme-chinoise-espionnage.html (16 mai 2019)

Huawei est maintenant dans le collimateur des Pays-Bas. Les services de renseignement du pays soupçonnent la firme chinoise d’avoir mis en place des backdoors dans les équipements réseaux utilisés par les opérateurs nationaux. Accusé d’espionnage pour le compte de Pékin, Huawei pourrait ne pas participer à l’essor du réseau 5G aux Pays-Bas. 

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Le 21/05/2019 à 13:22, Kelkin a dit :

Les applis Androids sont normalement installées à travers Google Play Store. Cependant, les applications peuvent être installées autrement si on sait comment faire (il faut installer un fichier .apk, on peut faire ça en branchant le téléphone sur un ordi avec un cable USB).

Pas besoin d'USB : ça se télécharge, il suffit de récupérer le fichier d'une manière ou d'une autre et d'accepter l'installation d'un logiciel "non-signé", à ses risques et périls. Suivant les versions d'Android, il faut effectuer un réglage dans paramètres de sécurité, ou confirmer simplement qu'on prend le risque lors de chaque nouvelle installation d'un apk non-signé.

Qu'apporte le Google Play Store ? Théoriquement, du choix, de la sécurité, des fonctions aux utilisateurs :

  • Le choix, parce qu'il y a plein d'applicatons, c'est le canal de mise sur le marché des applications Android, qui permet la rémunération des programmeurs
  • La sécurité, puisque Google est censé faire des efforts pour encadrer les applications mises à disposition au travers de sa plate-forme, éviter qu'elles ne fassent n'importe quoi n'importe comment sur les ordiphones. Chaque application est également signée et, par défaut, lors de l'installation, cette signature est vérifiée par le téléphone : elle garantit normalement que l'appli a bien passé une batterie de tests de conformité et n'a pas été altérée ensuite.
  • Des services,au-delà de la sécurité : possibilité de notation, paiement, recherche, etc...

En entreprise, on peut reconstituer le mécanisme de signature et de vérification de conformité du Google Play store en ré-instanciant le mécanisme de signature des apk - vérification des signatures dans une infrastructure privée, avec ses propres clés.

Le 21/05/2019 à 13:33, Lezard-vert a dit :

Je me demande si ce n'est pas illicite d'interdire aux gens qui ont acheté un produit via google de leur refuser la mise à jour.  Il y a une rupture de contrat je suppose. Idem pour les annonceurs de se voir restreindre leur clientèle potentielle sur Youtube et autres applis.

A priori oui pour la première question, mais la durée durant laquelle des mises doivent être fournies est, je crois, limitée à 2 ans seulement (ce qui est d'ailleurs nettement trop court).

Le 21/05/2019 à 13:33, Lezard-vert a dit :

Idem pour les annonceurs de se voir restreindre leur clientèle potentielle sur Youtube et autres applis.

Ca, ça m'étonnerait : ni Youtube ni Facebook ne sont des services publics ! Et surtout quand ils "offrent" leurs services gratuitement, ils ont tout loisir d'envoyer paître qui ils veulent : il n'y a même pas refus de vente !

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2019052201002467.jpg

source : https://www.tokyo-np.co.jp/s/article/2019052201002439.html (23 mai 2019)

Une équipe internationale de chercheurs dont le National Institute for Environmental Studies de Tsukuba (Japon) a cartographié les émissions chinoises de CFC11 un gaz de type fréon interdit dans le cadre de la protection de la couche d'ozone.

https://www.bbc.com/news/science-environment-44738952 (9 juillet 2018)

Le CFC-11 est un " agent gonflant " très efficace pour la mousse de polyuréthane, l'aidant à se transformer en isolant thermique rigide qui est utilisé dans les maisons pour réduire les factures d'énergie et les émissions de carbone.

Les chercheurs de l'EIA, un groupe de campagne verte, ont contacté des usines de fabrication de mousse dans 10 provinces différentes à travers la Chine. D'après leurs discussions détaillées avec des dirigeants de 18 entreprises, les chercheurs ont conclu que le produit chimique est utilisé dans la majorité des isolants de polyuréthane produits par les entreprises.

Un vendeur de CFC-11 a estimé que 70 % des ventes intérieures de la Chine utilisaient le gaz illégal. La raison en est très simple : le CFC-11 est de meilleure qualité et beaucoup moins cher que les autres produits.

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https://www.scmp.com/comment/insight-opinion/article/3011063/what-amazon-facebook-google-and-other-us-tech-companies-are (23 mai 2019)

Mais, comme dans le cas de Huawei, la lutte porte en réalité sur la sécurité, le pouvoir économique et la souveraineté. Avec Huawei, les États-Unis craignent qu'avec le passage à la technologie des communications 5G, la Chine ne contrôle une grande partie des réseaux sur lesquels circulent les données mondiales. Il ne s'agit pas seulement de savoir qui fournit l'équipement. Il s'agit de savoir qui contrôle l'accès à la plomberie de l'Internet.

Ce que ces entreprises américaines veulent vraiment, cependant, c'est se mettre derrière le grand pare-feu. Ils recherchent la capacité d'aspirer les données, tout comme ils le font ailleurs.

S'ils possèdent le stockage, ils ont facilement accès à l'information stockée - courriels personnels et d'entreprise, rapports et plans d'entreprise, conversations, transactions en ligne, mots de passe et, grâce à tout cela, la possibilité de comprendre ce que les gens pensent et disent.

Tout en continuant à prétendre promouvoir la liberté d'expression et soutenir l'amélioration des droits de l'homme, ils peuvent ensuite utiliser ces informations pour aider à "élargir les horizons" des internautes chinois et pousser le pays vers ce que l'Amérique appellerait une "plus grande ouverture".

Le contrôle du cloud offre une nouvelle étape sur la voie pour influencer l'actualité, promouvoir des modèles alternatifs de progrès politique et modifier les opinions.

La Chine sait que ces entreprises américaines sont comme des renards qui veulent avoir accès à un poulailler, d'autant plus que nombre d'entre elles sont étroitement liées à l'armée américaine et qu'une décision judiciaire a même classé secrets certains des liens entre Google et la National Security Agency.

Ce qui est en jeu ici, ce n'est pas seulement l'accès des entreprises. Il s'agit de la possibilité d'influencer la pensée chinoise et donc le développement politique à long terme du pays. Il s'agit, au fond, d'une bataille pour les cœurs et les esprits.

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Le 07/12/2013 à 13:23, Henri K. a dit :

Le 5 Décembre, à l'occasion de la visite officielle du Président ukrainien en Chine, les deux pays ont fait une déclaration commune sur l'approfondissement du partenariat stratégique.(...)

De la même manière, la Chine promet, également sans condition, de fournir une garantie de sécurité à l'Ukraine quand cette dernière subit une attaque nucléaire, ou simplement une menace d'attaque nucléaire.

http://news.xinhuanet.com/politics/2013-12/05/c_118439894.htm

Le Président ukrainien Viktor Ianoukovytch a dit une phase lors du speech qui est très intéressant : "Nous n'avons pas uniquement comme choix la Russie ou les Etats Unis..."

 

Je l'avais raté celle-là.

Autre dimension des liens Ukraine-Chine.
La Chine est un gros client / investisseur en Ukraine : non seulement Belts& Road, mais aussi les industries d'armement ukrainiennes (dont les moteurs d'avion Motor Sich).
Ce qui ne plait pas aux USA.

https://www.washingtonpost.com/world/europe/at-a-ukrainian-aircraft-engine-factory-chinas-military-finds-a-cash-hungry-partner/2019/05/20/ceb0a548-6042-11e9-bf24-db4b9fb62aa2_story.html?utm_term=.3ee246d1db9b

https://en.wikipedia.org/wiki/Motor_Sich#cite_ref-scmp-20170916_5-0

cf le fil Ukraine pour plus de commentaires

 

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10 juillet 2018. Un bref tour du campus Huawei à Shenzhen, un centre de recherche et de formation du personnel

0:58 "le quartier bourguignon s'inspire de la célèbre région vinicole française"

01:09 "le quartier parisien s'inspire de la cité universitaire internationale de Paris"

Edited by Wallaby
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nm-coffee-2903.jpg

Le café à emporter est servi dans des gobelets en papier portant les mots chinois « Le phare attend le retour rapide du navire en retard ». Le terme "navire en retard" est également le [prénom : Wanzhou] de [la dirigeante] de Huawei, Meng Wanzhou, qui a été détenu[e] au Canada pour avoir prétendument violé les sanctions américaines contre l'Iran.

Source : https://www.nouvelles-du-monde.com/de-paris-aux-croissants-en-passant-par-les-chateaux-et-les-places-bienvenue-dans-le-nouveau-centre-de-recherche-et-developpement-de-huawei-east-asia-news-top-stories/ (29 mars 2019)

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Il y a 3 heures, Wallaby a dit :

10 juillet 2018. Un bref tour du campus Huawei à Shenzhen, un centre de recherche et de formation du personnel

0:58 "le quartier bourguignon s'inspire de la célèbre région vinicole française"

01:09 "le quartier parisien s'inspire de la cité universitaire internationale de Paris"

Ca donne envie de faire le touriste.

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il y a une heure, koojisensei2 a dit :

Ca donne envie de faire le touriste.

Cela va faire de la concurrence à Window of the World, le parc d'attractions de Shenzhen.

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il y a 38 minutes, Wallaby a dit :

Cela va faire de la concurrence à Window of the World, le parc d'attractions de Shenzhen.

Au moins, on sait que xiaomi pourra toujours se reconvertir ! :rolleyes:

Nan, je plaisante, je fais entièrement confiance à cette boite pour s'en sortir. :smile:

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Il y a 18 heures, koojisensei2 a dit :

Ca donne envie de faire le touriste.

Ou à Paris? Ou d'aller voir la réplique miniature de Paris en Chine?

La Chine depuis des années détruit et rase son patrimoine historique pour y construire des usines, des grattes-ciel, mais dans le même temps cherche à acquérir le patrimoine historique des autres.

Cette Chine se meurt dans une course à vouloir faire et être comme les autres, dans une course ou il n'y a que l'économie et le fric par tous les moyens qui compte avec un système politique qui ne veut pas d'oppositions à son pouvoir. On a bien du mal à voir une identité et une culture chinoise, il n'y a que du made in china de produits occidentaux ou inspirés des produits occidentaux en faisant croire que ce serait chinois.

Le grand malheur de cette Chine, c'est qu'elle n'offre pas un modèle alternatif, elle n'exporte ni des valeurs ni une culture, elle ne rayonne pas la Chine, il n'y a que le fric qui dirige tout et qui fait tout! Les chinois quand ils ont de l'argent viennent rêver en Europe devant notre Histoire (chez eux il n'y a plus rien du passé à part la grande muraille et quelques bâtiments symboliques, c'est quoi le centre ville "historique" de leurs grandes villes?) et notre héritage, rêvent de s'acheter des produits de luxes par ce que pour eux c'est une manière de nous ressembler dans ce qu'il y a de mieux, rêvent de s'acheter une belle berline allemande ou un truc qui s'en approche et vont se faire débrider les yeux en portant un beau costard bien occidental.

Quand on voit le parti au pouvoir revendiquer des terres "historiques" appartenant à la Chine, désolé mais je m'interroge, comment un pouvoir efface à ce point le patrimoine historique de son pays ou seul la misère et les oubliés de la campagne semblent encore vouloir rappeler une Chine un peu "différente", moi j'ai un peu des doutes. Les eaux polluées un peu partout car on privilégie l'entreprise qui produit des jeans à la nature...

Qui rêvent vraiment d'aller en voyage en Chine? On y va pour faire des affaires, rarement pour y voyager. Mais ce constat n'est pas propre à la Chine, il peut se voir en Corée ou au Japon, il commence aussi par s'étendre en Asie du Sud-Est, en Inde, faire du fric, produire pour vendre, on oublie le reste.

Moi je suis content qu'en France, dans chaque village vous y trouverez une Histoire à chaque coin de rue et il n'y a pas un état qui va venir du jour au lendemain vous expulser pour raser tout le quartier par ce qu'il a été jugé économiquement plus profitable d'y construire une route. C'est d'ailleurs ce droit à la propriété qui permet chez nous, de maintenir l'ancien, de l'entretenir, de le rénover, mais aussi à toutes ces règles d'urbanismes qui parfois emmerdent des promoteurs immobiliers mais qui imposent de garder un style "ancien", qui impose de ne pas dépasser une certaine hauteur, d'avoir des volets battants, fenêtres en bois, des couleurs uniformes etc...

La richesse d'un peuple et d'une nation, c'est cela, c'est cela qui rend notre France belle, diversifiée. Tâchons nous de réparer l'erreur des grands blocs HLM d'il y a quelques années, folies dans laquelle la Chine et d'autres sont tombés en plein dedans, ils en payeront eux aussi le prix un jour. Tâchons aussi d'éradiquer la pollution de nos eaux et de nos terres en plus de l'air, on aura un beau pays qu'on devra préserver d'un scénario à la Chinoise (mais pas que eux) même si à côté on n'a pas une croissance économique de folie.

 

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il y a 29 minutes, Jésus a dit :

Qui rêvent vraiment d'aller en voyage en Chine? On y va pour faire des affaires, rarement pour y voyager. Mais ce constat n'est pas propre à la Chine, il peut se voir en Corée ou au Japon, il commence aussi par s'étendre en Asie du Sud-Est, en Inde, faire du fric, produire pour vendre, on oublie le reste.

 

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il y a 40 minutes, Jésus a dit :

c'est quoi le centre ville "historique" de leurs grandes villes?

https://urbanland.uli.org/economy-markets-trends/beijings-historic-hutongs-china-handle-redevelopment-historical-icon/ (29 mai 2018)

Confrontés à l'impératif commercial de réaffecter les terrains du centre-ville à des fins plus efficaces sur le plan économique, les autorités ont commencé à démolir systématiquement les logements traditionnels. En conséquence, au moment des Jeux olympiques de Beijing en 2008, pratiquement tous les quartiers historiques contigus de la capitale avaient été rasés au bulldozer, ne laissant que des îlots individuelles de hutongs éparpillés dans la ville.

Un domaine, cependant, n'a pas encore été développé. Qianmen East, un quartier du centre-ville de 56 hectares (138 acres) juste au sud de la place Tiananmen, avait été rasé par les promoteurs il y a environ dix ans, mais n'avait jamais été reconstruit, les attitudes officielles envers la préservation du patrimoine ayant commencé à changer. Aujourd'hui, conformément à la politique nouvellement révisée, l'ensemble du quartier a été affecté à la régénération d'une manière conforme à l'esprit original.

L'autre obstacle majeur vient de l'absence de consensus parmi les responsables sur le fait que la restauration historique devrait être fondée sur l'engagement de préserver les conditions qui confèrent à un lieu son caractère, soit sur le plan architectural, soit sur celui de sa communauté. Il est révélateur que lors d'un récent exercice de rénovation similaire dans un quartier voisin, les autorités ont démoli la totalité de la plus ancienne rue commerçante de Pékin, expulsé la plupart de ses habitants et recréé le quartier en tant que destination touristique avec une fausse architecture des années 1930 et un tramway de style Disney qui circule au centre de la rue ressuscitée.

Ce projet extrêmement coûteux a fait l'objet de critiques à l'échelle nationale et internationale, et il demeure sans succès sur le plan commercial. Les développeurs actuels sont impatients de ne pas répéter ce résultat dans Qianmen Est, mais ils ne savent toujours pas comment procéder.

Edited by Wallaby
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Il y a 2 heures, Jésus a dit :

Mais ce constat n'est pas propre à la Chine, il peut se voir en Corée ou au Japon, il commence aussi par s'étendre en Asie du Sud-Est, en Inde, faire du fric, produire pour vendre, on oublie le reste.

Pour ce qui concerne le Japon c'est assez faux, le pays avait déjà initié une politique de conservation du patrimoine culturel avant son occidentalisation. Et les japonais sont très attachés à leurs patrimoine (même certains poteaux électrique son considéré comme objet du patrimoine), il y a même une véritable passion pour l'archéologie. Cela atteint un certain point que si on veut étudier l'histoire de l'architecture chinoise il faut aller au Japon pour retrouver des style aujourd'hui disparus en Chine.

Ce qui est paradoxal tant les japonais n'apprécient trop pas les vieilles demeures, dans la culture japonaise ont croit que tous à une âme ou en referment. D'où la crainte d'acheter une maison ancienne, ainsi que la préférence pour du neuf

 

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A la décharge des Coréens, la colonisation japonaise puis la guerre de Corée n'ont pas laissé grand chose debout. Et au Nord, Pyongyang a été largement détruite puis reconstruite sous l'impulsion de Kim Il Sung. Au Japon, il reste encore pas mal de choses, notamment à Kyoto (épargnée par les bombardements alliés).

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