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A Hong Kong, Mme Lam ne va pas renouveler son mandat de chef de l'exécutif après 5 ans très houleux :

https://actu.orange.fr/monde/hong-kong-la-dirigeante-carrie-lam-va-quitter-son-poste-CNT000001Lhqjl.html

___________________

''Olga'', un film franco-suisse sur une athlète ukrainienne lors des mandats de 2014, fait l'objet de pression pour qu'il ne soit pas diffusé en Chine

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/05/l-institut-francais-de-pekin-deprogramme-un-film-sur-l-ukraine_6120722_3210.html

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Le 20/03/2022 à 18:29, Paschi a dit :

La stratégie zéro COVID en Chine semble atteindre ses limites et cela confine à tout va

https://www.letemps.ch/monde/chine-millions-personnes-confinees-face-une-flambee-cas-record-deux-ans

En Chine, des millions de personnes confinées face à une flambée de cas record en deux ans. Les autorités chinoises serrent la vis pour freiner la propagation du coronavirus dans le pays. Une stratégie sanitaire qui interroge. La lassitude se fait sentir au sein de la population

Sans surprise, le confinement de Shanghai est prorogé de facto pour plusieurs semaines.
Récit en français par un calédonien.
https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/covid-19-le-recit-d-un-caledonien-confine-a-shanghai-1269652.html

Les autorités tentent d'organiser le ravitaillement en nourriture, car c'est un confinement strict.
Pas d'auto certificat, pas d'exception courses, de promenade de chien, de sport, etc.
Le système D s'organise par le réseau de voisinage et les comités de quartiers.
 

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Il y a 16 heures, Henri K. a dit :

Protestation à "Shanghai" contre la tyranie de hard lock down :

 

"Social media"...

No comment.

Henri K.

Hello,

C'est a Taiwan, A Taipei en réalité, c'est bien ça?

(Je ne parles pas un mot de chinois)

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Moi, je ne suis pas étonné de ce qui se passe, les gens en ont raz la casquette surtout de la manière dont c'est pratiqué, sans aucunes distinctions, "Zéro Covid" point !
Cette discipline exigée sans discernements et par la force risque d'être contre productive et se retourner contre leurs instigateurs et la populace finira par ne plus croire en rien venant d'en haut.
Auraient-ils atteint le point maxi de résilience à Shanghai ?
Le même schéma dans quelle autre ville, puisque quand l'objectif semble atteint, la diffusion se fait ailleurs et on recommence indéfiniment ?
 

Edited by MIC_A
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Il y a 6 heures, Yankev a dit :

Hello,

C'est a Taiwan, A Taipei en réalité, c'est bien ça?

(Je ne parles pas un mot de chinois)

Taïwan, oui.

C'est un parfait example pour illustrer un bien étrange phénomène dans les réseaux sociaux : Une photo, ou une vidéo courte, un commentaire bien placé, et c'est parti.

En 2019, avec ma femme et un ami venu de France pour nous rendre visite à Hong Kong on a assisté aux premières loges comment une vidéo provocatrice a été faite et diffusée sur Facebook (?), lors que les policiers anti-émeutes ont lancé une opération dans notre quartier. Depuis, on se méfie énormément des réseaux ou des "alternative facts".

il y a 36 minutes, MIC_A a dit :

Moi, je ne suis pas étonné de ce qui se passe, les gens en ont raz la casquette surtout de la manière dont c'est pratiqué, sans aucunes distinctions, "Zéro Covid" point !
Cette discipline exigée sans discernements et par la force risque d'être contre productive et se retourner contre leurs instigateurs et la populace finira par ne plus croire en rien venant d'en haut.
Auraient-ils atteint le point maxi de résilience à Shanghai ?
Le même schéma dans quelle autre ville, puisque quand l'objectif semble atteint, la diffusion se fait ailleurs et on recommence indéfiniment ?
 

Chaque pays choisit la stratégie et la politique qui lui sont propres. Il n'existe pas de "meilleure stratégie", juste la stratégie la plus adaptée selon les conditions de chacun.

L'UK a choisi, on verra ce qu'il s'en suit, le temps est le meilleur juge :

https://www.theguardian.com/world/2022/apr/09/as-britain-learns-to-live-with-covid-it-faces-a-new-pandemic-of-disruption

Henri K.

Edited by Henri K.
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  • 2 weeks later...

 

Le 20/03/2022 à 18:29, Paschi a dit :

La stratégie zéro COVID en Chine semble atteindre ses limites et cela confine à tout va

https://www.letemps.ch/monde/chine-millions-personnes-confinees-face-une-flambee-cas-record-deux-ans

En Chine, des millions de personnes confinées face à une flambée de cas record en deux ans. Les autorités chinoises serrent la vis pour freiner la propagation du coronavirus dans le pays. Une stratégie sanitaire qui interroge. La lassitude se fait sentir au sein de la population

Les confinements se prolongent à Shanghai (c'était hélas attendu, vu l'hyper contagiosité des variants Omicron)
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/19/chine-sept-nouveaux-morts-du-covid-19-a-shanghai_6122707_3244.html

Face à la grogne de la population, les autorités locales lâchent un peu de lest:
https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/04/20/covid-19-en-chine-shanghai-assouplit-prudemment-certaines-restrictions_6122978_3244.html
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement-a-shanghai-notre-preoccupation-principale-au-quotidien-est-l-acces-a-l-eau-et-a-la-nourriture-raconte-un-francais_5088430.html

  • sortie promenade autorisée pour les résidences/quartiers testés négatifs (sans aucun cas depuis 3 semaines) ->
    mais les habitants sont fortement incités à rester dans leur quartier (car si contagion, reconfinement de toute la résidence)...
    Et de toute façon, tous les commerces et restaurants sont fermés...
     
  • Les enfants covidés ne sont plus obligatoirement séparés de leurs parents négatifs (!!).
    Un parent peut désormais demander à les accompagner en centre de quarantaine, pourvu qu'ils signent une décharge (!).
    (la directive d'origine était une connerie monumentale... et aurait contribué à un départ massif d'expat' hors de HK et de Shanghai)
     
  • De facto, l'envoi en centre de quarantaine n'est plus systématique.
    causes possibles : manque de place dans les centres, problème d'organisation, des cas de rébellion contre l'autorité.

------------------------------------------------


La politique zéro covid est contestée...
Mais pour être juste, avant de l'abandonner, la Chine doit relancer une campagne de vaccination massive anticovid au niveau national (surtout des personnes âgées), sous peine d'une hécatombe de type HK.
(à peine 30% des seniors sont vaccinés : le revers du zéro-covid = personne ne voit l'intérêt de se faire vacciner).
Les campagnes de vaccinations ont été relancées.

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-les-autorites-chinoises-ont-peur-que-tout-ca-derape-vers-les-petites-villes-alors-que-shanghai-est-touchee-par-une-flambee-epidemique-estime-un-specialiste_5078065.html

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/covid-19-la-chine-veut-vacciner-plus-de-seniors-pour-sortir-de-la-strategie-zero-covid_5090416.html

Une critique personnelle :
Pourquoi ne pas être passé à des vaccins ARNm comme les occidentaux (nettement plus protecteurs, du moins à court terme) ?
Malgré les craintes initiales, on a désormais assez de recul dessus sur leur efficacité.

Dans le meilleur des cas, même avec vaccination à 100% des seniors avec 3 doses des meilleurs vaccins ARNm, il pourrait y avoir jusqu'à ~1 million de mort chez les personnes âgées en Chine (le jour où un variant de covid déborde les confinements).
Avec les vaccins actuels chinois (avec 100% de vaccination des seniors), si les chiffres de HK sont fiables, il y aurait au moins 3 à 10x plus de morts :sad:

----------------------------------

L'impact économique des confinements se fait sentir.
C'est pour cette raison que les autorités locales de Shanghai ont tant trainé les pieds pour confiner (comme chez nous en Occident il y a 2 ans).
 

De nombreuses chaînes logistiques sont perturbées, avec des fermeture d'usine.
Le gouvernement chinois a autorisé des usines importantes à redémarrer, malgré le confinement, en mode isolation totale.
Les ouvriers restent à l'usine 24h/24 sans sortir.

EDIT : https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/17/le-confinement-de-shanghai-de-plus-en-plus-couteux-pour-la-chine_6122531_3234.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/20/chine-les-difficultes-de-la-reprise-de-l-activite-sous-confinement_6122913_3234.html

https://www.reuters.com/world/asia-pacific/tesla-others-prepare-shanghai-factory-restarts-city-aims-ease-lockdown-2022-04-18/

Edited by rogue0
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La Chine a signé 2 conventions de l'organisation internationale du travail concernant le travail forcée le 20 avril :

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/04/22/sous-pression-occidentale-la-chine-renonce-officiellement-au-travail-force_6123227_3234.html

Mais le même temps, on annonce que les ouvriers de l'usine Tesla dans ce pays devront dormir sur leur lieu de travail ! Pour éviter d'attraper le Covid :

https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/monde/chine-les-salaries-de-tesla-a-shanghai-devront-dorenavant-vivre-dans-l-usine-10695599.php

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  • 2 weeks later...

@Henri K. : pourrais tu nous confirmer que les sous titres de cette vidéos vue Twitter est correcte (je ne l'ai pas trouvé sur youtube) ? 

Cela semble être le cas vu que c'est mot pour mot ce qui est dit dans cet article : https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/202204/t20220427_10674461.html . extraits :

Citation

Bloomberg : Le Premier ministre australien Scott Morrison a déclaré qu’une base militaire chinoise dans les îles Salomon serait une ligne rouge pour son gouvernement. La Chine exclut-elle la possibilité de construire une telle base ? Et le Ministère des Affaires étrangères a-t-il d’autres commentaires à faire ?

Wang Wenbin : La coopération en matière de sécurité entre la Chine et les îles Salomon est fondée sur l’égalité et les avantages mutuels. Elle s’inscrit dans le cadre de la souveraineté de nos deux pays et est conforme au droit international et aux pratiques internationales. Cette coopération est ouverte, transparente, légitime, légale et irréprochable. L’assertion selon laquelle la Chine construirait une base militaire dans les îles Salomon est une pure désinformation fabriquée par une poignée de personnes qui nourrissent des arrière-pensées. 

J’ai noté que les États-Unis et l’Australie accusent l’accord-cadre sur la coopération en matière de sécurité entre la Chine et les îles Salomon de ne pas être transparent. Cependant, c’est justement le partenariat de sécurité AUKUS qui n’est ni ouvert ni transparent. Quand les États-Unis et l’Australie inviteront-ils les pays insulaires du Pacifique Sud et d’autres pays de la région à examiner la coopération AUKUS ? Les États-Unis prétendent que la présence militaire de la Chine suscitera de graves inquiétudes. Si l’on suit cette logique, les quelque 800 bases militaires gérées par les États-Unis dans 80 pays et régions du monde suscitent depuis longtemps de graves inquiétudes dans le monde. Quand les États-Unis fermeront-ils ces bases ? 

[...]

CCTV : Récemment, au cours de la troisième réunion du Dialogue États-Unis-UE sur la Chine, les États-Unis et l’UE ont exprimé leur « préoccupation » concernant les questions relatives à Taïwan, au Xinjiang et au « programme de désinformation » de la Chine, et ont déclaré qu’ils continueraient à maintenir le rôle central de la Charte des Nations unies. Avez-vous des commentaires à faire ?

Wang Wenbin : La Chine rejette fermement l’ingérence sans fondement des États-Unis et de l’UE dans les affaires intérieures de la Chine, ainsi que le dénigrement et la diffamation injustifiés à son encontre. Nous avons déposé une représentation solennelle auprès des deux parties et avons clairement exprimé notre position solennelle.

Les États-Unis prétendent maintenir le rôle central de la Charte des Nations unies, mais il est clair pour tout le monde que les États-Unis font tout le contraire. Lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies a refusé d’autoriser le recours à la force par les États-Unis en République fédérale de Yougoslavie, en Irak, en Syrie et dans d’autres endroits, les États-Unis et l’OTAN ont ignoré l’ONU, ont mené des guerres et se sont engagés dans une ingérence gratuite contre des États souverains.

Les États-Unis prétendent respecter les droits de l’homme, mais les guerres d’agression lancées par les États-Unis et leurs alliés dans des pays comme l’Afghanistan et l’Irak ont tué plus de 300 000 civils et fait de plus de 26 millions de réfugiés. Pourtant, personne n’est tenu pour responsable des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Les États-Unis ont même annoncé des sanctions contre la Cour pénale internationale qui enquêterait sur les crimes de guerre de l’armée américaine.

Les États-Unis affirment s’opposer à la coercition économique, mais ce sont justement les États-Unis qui ont inventé la « diplomatie coercitive » et qui excellent dans l’art de contraindre les pays, qu’ils soient grands ou petits, lointains ou proches, amis ou ennemis. L’embargo et les sanctions imposés à Cuba ont duré un demi-siècle et les sanctions imposées à l’Iran sont en place depuis 40 ans. Lorsqu’il s’agit de poignarder dans le dos leurs alliés tels que l’UE et le Japon, les États-Unis n’ont jamais hésité, comme nous l’avons vu à plusieurs reprises. 

Les faits ont prouvé que les États-Unis sont le plus grand diffuseur de désinformation, à l’origine de la diplomatie coercitive et le saboteur de la paix et de la stabilité mondiales. Qu’il s’agisse du dialogue entre les États-Unis et l’Union européenne, du partenariat trilatéral de sécurité AUKUS, du Quad ou de l’Alliance des Cinq yeux, les États-Unis utilisent la démocratie, les droits de l’homme, les règles et l’ordre comme prétextes pour dissimuler leurs activités louches consistant à créer des divisions, à attiser la confrontation et à s’assurer des avantages aux dépens des autres. En conséquence, les petits pays et les pays faibles ne sont pas les seuls à souffrir, les alliés des États-Unis, dont l’Europe, paient également un lourd tribut aux actes égoïstes des États-Unis. Il est à espérer que l’UE saura reconnaître la vérité et cesser de pactiser avec le diable.

[...]

CRI : Le porte-parole du Département d’État américain a déclaré l’autre jour que la Chine a répété maintes fois certaines affirmations de la Russie, y compris le principe de sécurité indivisible. Avez-vous un commentaire ?

Wang Wenbin : La Chine rejette ces accusations injustifiées au mépris total des faits. Les États-Unis devraient faire leurs devoirs. L’indivisibilité de la sécurité n’est pas une affirmation de la Russie, mais un principe important largement reconnu et accepté par les États-Unis et les autres membres de l’OTAN, les pays européens et la communauté internationale. Ce principe figure dans des documents importants, notamment l’Acte final d’Helsinki de 1975, la Charte de Paris pour une nouvelle Europe de 1990, l’Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l’OTAN et la Fédération de Russie de 1997, la Charte de sécurité européenne de 1999, entre autres. Et les États-Unis sont signataires ou parties prenantes de ces documents. Oublier l’histoire équivaut à une trahison. Rejeter le consensus entraînera de graves conséquences. De telles actions américaines de mauvaise foi sont typiques de l’unilatéralisme et du révisionnisme historique, et constituent la cause profonde de la crise actuelle de la sécurité européenne.

[...]

Il touche aussi les fils " USA ", " Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques ", " Australie ", et tous les fils qui touchent les tensions en Mer de Chine ou dans le Pacifique...

 

 

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Il y a 3 heures, rendbo a dit :

@Henri K. : pourrais tu nous confirmer que les sous titres de cette vidéos vue Twitter est correcte (je ne l'ai pas trouvé sur youtube) ? 

Ça va vite mais la traduction est globalement conforme.

Henri K.

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Leur stratégie 0 covid n'aura jamais de fin... Ils comptent vraiment continuer longtemps ?

On 5/5/2022 at 12:09 AM, rendbo said:

@Henri K. : pourrais tu nous confirmer que les sous titres de cette vidéos vue Twitter est correcte (je ne l'ai pas trouvé sur youtube) ? 

Cela semble être le cas vu que c'est mot pour mot ce qui est dit dans cet article : https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/202204/t20220427_10674461.html . extraits :

Il touche aussi les fils " USA ", " Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques ", " Australie ", et tous les fils qui touchent les tensions en Mer de Chine ou dans le Pacifique...

 

 

Il ne mâche pas ces mots.

Il n'a cependant pas tort : comment peut-on se permettre de critiquer un régime (même si les critiques sont en elles-mêmes légitimes) alors qu'on est loin d'être irréprochable ?

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  • 2 weeks later...

Une fuite de documents officiels confirme l'ampleur du programme de rééducation chinois au Xinjiang

Depuis des années, la Chine est pointée du doigt pour son traitement des minorités musulmanes au Xinjiang. Les "Xinjiang Police Files", des milliers de documents officiels de la police chinoise transmis à un consortium international de journalistes, confirment la violence et l'ampleur du programme de rééducation chinois.

https://www.rts.ch/info/monde/13119958-une-fuite-de-documents-officiels-confirme-lampleur-du-programme-de-reeducation-chinois-au-xinjiang.html

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Le 04/05/2022 à 23:09, rendbo a dit :

@Henri K. : pourrais tu nous confirmer que les sous titres de cette vidéos vue Twitter est correcte (je ne l'ai pas trouvé sur youtube) ? 

Cela semble être le cas vu que c'est mot pour mot ce qui est dit dans cet article : https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/202204/t20220427_10674461.html . extraits :

Il touche aussi les fils " USA ", " Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques ", " Australie ", et tous les fils qui touchent les tensions en Mer de Chine ou dans le Pacifique...

 

 

En gros les chinois ont décidé de répliqué mot pour mot au US. Je ne peux pas dire que je n'approuve pas. Seulement il y a un arbitre quelque part ? Parce que sinon on est mal.

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Le 07/10/2021 à 12:08, Wallaby a dit :

https://www.japantimes.co.jp/news/2021/10/01/business/china-box-office-headache-for-hollywood/

Dix-sept films américains sont sortis en Chine cette année, contre 30 l'an dernier et 52 en 2019.

https://supchina.com/2021/10/04/patriotic-films-dominate-chinas-national-day-holiday-as-industry-faces-pileup-of-unreleased-titles/

Parmi les options limitées, La bataille du lac Changjin (长津湖), est le film le plus performant au box-office en ce moment. Coréalisé par les éminents cinéastes chinois et hongkongais Chén Kǎigē 陈凯歌 et Tsui Hark (徐克 Xú Kè), cette épopée guerrière de trois heures a rapporté 2 milliards de yuans (310 millions de dollars) en billets vendus depuis sa sortie jeudi dernier, soit le début des vacances d'une semaine, selon l'application de billetterie Maoyan.

Dimanche, le drame de guerre a rapporté 438 millions de yuans (67,9 millions de dollars), battant ainsi le record du box-office en une journée précédemment détenu par le blockbuster d'action de 2017 Wolf Warrior 2 (战狼2). Maoyan prédit que La Bataille du lac Changjin terminera sa course avec un total d'environ 5 milliards de yuans (776 millions de dollars), ce qui en fera l'un des films chinois les plus rentables de tous les temps.

Commandé par le département de la propagande du gouvernement central et produit par un groupe de grands studios, dont le Bona Film Group et le August First Film Studio, propriété de l'armée chinoise, le film raconte l'histoire réelle de la bataille du réservoir de Chosin, en 1950, pendant la guerre de Corée, au cours de laquelle des soldats chinois ont combattu les forces des Nations unies dirigées par les Américains, dans une action connue en Chine sous le nom de "guerre pour résister à l'agression américaine et aider la Corée du Nord".

Zhang Yimou gâche son talent dans le "film patriotique" :

https://supchina.com/2022/04/01/snipers-zhang-yimous-korean-war-film-misses-its-mark/ (1er avril 2022)

Snipers (狙击手 jūjí shǒu) [est] un thriller d'action "patriotique" se déroulant au cours d'une seule bataille pendant la guerre de Corée, dans lequel un groupe de snipers de l'APL affronte un groupe de tireurs d'élite américains.

 

Dans ce récit de la "Guerre pour résister à l'Amérique et aider la Corée", l'accent est mis une fois de plus sur la lutte des soldats chinois contre un adversaire technologiquement et militairement supérieur. Mais si les soldats américains disposent d'un bien meilleur équipement, ils sont dépeints comme manquant de l'esprit combatif des soldats chinois. Sans surprise, les Américains sont montrés comme maladroits et incompétents, devenant de plus en plus caricaturaux au fur et à mesure que le film avance, presque jusqu'à l'absurdité.

Il n'y a pas grand-chose dans Snipers qui puisse indiquer qu'il s'agit d'un film co-réalisé par Zhang Yimou. Le développement des personnages est rare, voire totalement absent. Le film plonge le public dans l'action sans prendre le temps d'explorer l'histoire des personnages principaux ou leurs motivations profondes.

Là encore, la définition d'un film de Zhang Yimou est devenue moins claire, tant sa filmographie des 15 dernières années a été différente de ce qui l'a précédé.

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  • 2 weeks later...

Un projet de rénovation du port de Ream, au Cambodge, crée la controverse. La Chine est accusée par les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux d'y établir une base militaire navale en secret, une information que Pékin et Phnom Penh démentent.

https://www.rts.ch/info/monde/13160580-une-base-navale-militaire-chinoise-serait-en-construction-au-cambodge.html

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https://www.economist.com/china/2022/06/09/the-hotheads-who-could-start-a-cold-war

Citation

Les têtes brûlées qui pourraient déclencher une guerre froide
La profonde méfiance de la Chine à l'égard des États-Unis et de l'Occident la rend imprudente.

Il est presque trop poli de qualifier la rivalité croissante entre la Chine et l'Occident dirigé par les États-Unis de nouvelle guerre froide. La première guerre froide entre l'Amérique et l'Union soviétique était sinistrement rationnelle : un affrontement à l'arme nucléaire entre des blocs idéologiques hostiles qui souhaitaient tous deux voir l'autre échouer. Malgré toutes leurs différences, la Chine et les pays occidentaux profitent largement, bien qu'inégalement, d'échanges de biens, de personnes et de services représentant des milliards de dollars par an. Leurs dirigeants respectifs savent que les problèmes mondiaux, du changement climatique aux pandémies ou à la prolifération nucléaire, ne peuvent être résolus que s'ils travaillent ensemble. Pourtant, de plus en plus, l'interdépendance ne suffit pas à empêcher l'une des parties - souvent la Chine, mais pas toujours - de déclencher des conflits irréfléchis fondés sur la suspicion envers l'autre.

Un exemple consternant est celui des avions de chasse de l'Armée populaire de libération de la Chine (APL) qui, ces derniers mois, ont effectué des passages dangereux à grande vitesse pour intimider les avions militaires occidentaux dans l'espace aérien international proche de la Chine. Les pilotes chinois ont volé si près que des diplomates américains, australiens et canadiens ont déposé des plaintes officielles auprès des autorités de Pékin. Les gouvernements occidentaux se souviennent de la crise provoquée par la mort d'un pilote chinois après une collision avec un avion espion américain au-dessus de la mer de Chine méridionale en 2001. Le 26 mai dernier, le ministre australien de la défense a accusé un avion de l'armée de l'air d'avoir coupé la route à l'un de ses avions de surveillance maritime dans la même zone, avant de lâcher des "paillettes" - de petites bandes métalliques destinées à brouiller les radars - qui ont été aspirées par l'un des moteurs de l'avion australien. De son côté, le Canada accuse les avions de chasse chinois d'avoir mis en danger un de ses avions de patrouille maritime en provenance du Japon. Les responsables canadiens font remarquer que leur avion effectuait une mission d'un mois pour détecter la contrebande nord-coréenne, notamment les transferts de carburant de navire à navire en mer, à l'appui des sanctions des Nations unies destinées à dissuader la Corée du Nord de développer des missiles nucléaires. Il s'agit de sanctions que la Chine a approuvées en tant que membre permanent du Conseil de sécurité. Les actions de la Chine "mettent les gens en danger tout en ne respectant pas les décisions de l'ONU", a déclaré le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Ces interceptions en vol sont une preuve inquiétante de l'appétit du pays pour le risque. Mais les défenses proposées par le gouvernement chinois révèlent un problème encore plus important. La méfiance chinoise à l'égard de l'Amérique et de ses alliés est si profonde que les deux camps ne s'entendent même pas sur les principes de base. Lorsque l'Amérique et les puissances occidentales tentent de discuter de règles visant à garantir la sécurité des rencontres dans les eaux ou les cieux internationaux, la réponse de la Chine consiste à grogner que les navires et les avions de guerre étrangers doivent rester loin de ses côtes. Son ministère des affaires étrangères, qui a promu des porte-parole qui enthousiasment les nationalistes en affichant leur mépris pour l'Occident, remet en question la légitimité des missions de surveillance, bien qu'elles soient normales pour les forces armées avancées, comme lorsqu'un navire espion chinois a flâné à 50 miles nautiques (93 km) d'une base de communication militaire australienne le mois dernier. Zhao Lijian, porte-parole pugnace du ministère des affaires étrangères, a déclaré que l'avion australien "menaçait sérieusement la souveraineté et la sécurité de la Chine", et a qualifié la réponse de la Chine de "professionnelle, sûre, raisonnable et légale". Le ministère de la défense a accusé le Canada d'utiliser les sanctions comme prétexte à des "provocations contre la Chine" et a fait remarquer que les résolutions de l'ONU sur la Corée du Nord n'offrent aucun mandat pour les opérations de lutte contre la contrebande.


Avec un peu de recul, cette dispute révèle à quel point la Chine et l'Occident doutent de la sincérité de l'autre lorsqu'il s'agit de débarrasser la péninsule coréenne des armes nucléaires. Le 6 juin, l'Agence internationale de l'énergie atomique, le chien de garde nucléaire de l'ONU, a averti que le premier essai nucléaire nord-coréen depuis 2017 pourrait être imminent, notant une activité sur un site d'essai. Markus Garlauskas, de l'université de Georgetown à Washington, a été le responsable national du renseignement américain pour la Corée du Nord de 2014 à 2020. Il estime que l'"obstructionnisme" chinois sur l'application des sanctions est "exactement le mauvais message" à envoyer à la Corée du Nord à un tel moment. Le mois dernier, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à une résolution de l'ONU rédigée par les Américains et visant à renforcer les sanctions à l'encontre de la Corée du Nord après l'essai de missiles balistiques. Les diplomates occidentaux s'inquiètent de l'effritement d'un rare terrain d'entente avec la Chine, à savoir la crainte partagée d'une Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire.
Cette méfiance se reflète en Chine, dont les diplomates reprochent aux États-Unis de ne pas avoir proposé d'incitations à la Corée du Nord pour qu'elle revienne à la table des négociations, après l'échec des rencontres au sommet entre Kim Jong Un, le dirigeant nord-coréen, et Donald Trump, le président de l'époque. Zhao Tong, expert en désarmement basé à Pékin auprès de l'institut de recherche Carnegie Endowment for International Peace, rapporte qu'un nombre croissant d'universitaires chinois soupçonnent l'Amérique de "ne pas vouloir résoudre le problème nucléaire nord-coréen". Ces universitaires pensent que l'Amérique utilise la menace de la Corée du Nord pour rallier la Corée du Sud et le Japon à son véritable objectif, à savoir contenir la Chine, explique M. Zhao.


Des rencontres rapprochées du genre téméraire
Selon Li Nan, expert de la Corée du Nord à l'Académie chinoise des sciences sociales, la Chine est confrontée à des choix fâcheux. Il rapporte que les responsables nord-coréens aspirent à une guerre froide en Asie, croyant que la Russie et la Chine prendraient leur parti, ce qui anéantirait la politique chinoise de longue date consistant à rechercher des relations équilibrées avec la Corée du Nord et du Sud, qui est un important partenaire commercial de la Chine. Selon lui, la Chine tient à éviter une division idéologique de l'Asie, qui pousserait la Corée du Sud et le Japon encore plus près de l'Amérique. En effet, la Chine soutient toujours les sanctions de l'ONU contre la Corée du Nord, insiste M. Li. Selon lui, la Chine considère le désarmement de la Corée comme un domaine de coopération avec l'Amérique, mais elle perd l'espoir que la Corée du Nord soit une priorité pour Joe Biden, le président américain.
La perspective de voir la Corée du Nord se doter de missiles nucléaires capables de frapper des continents lointains - un cauchemar qui a réuni la Chine et l'Occident à l'ONU pas plus tard qu'en 2017 - ne suffit plus à instaurer la confiance. Pendant ce temps, la PLA tente d'utiliser la peur pour remettre les puissances occidentales à leur place et montrer que la Chine joue selon des règles différentes. Ce n'est pas encore la guerre froide. Mais les têtes brûlées courent à la catastrophe.

 

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La stratégie méridionale de la Chine
Pékin utilise le Sud pour contraindre l'Amérique

Au cours de la dernière décennie, le président chinois Xi Jinping s'est efforcé d'aider la Chine à atteindre ce qu'elle considère comme sa position légitime au centre de la scène mondiale. Pour ce faire, Xi Jinping et le reste des dirigeants chinois tentent de consolider la puissance économique, politique, diplomatique et militaire du pays. Il s'efforce également de contrer la pression des États-Unis dans la région indo-pacifique. Le désir de Xi de faire de la Chine l'État le plus puissant du monde est, après tout, associé à un corollaire inextricable : l'impératif de mettre un terme à ce qu'il considère comme des efforts de l'Occident pour la contenir.
Mais la grande stratégie de la Chine comprend une troisième composante : l'affirmation de sa position dominante sur un système international d'États différent. Les responsables politiques chinois tentent de créer une sphère d'influence comprenant non seulement la région immédiatement contiguë à leur pays, mais aussi l'ensemble du monde émergent, non occidental et largement non démocratique - le "Sud global". S'assurer la domination de ce vaste ensemble de nations constituerait une base solide pour la puissance de la Chine tout en limitant les actions et l'influence des États-Unis. En fin de compte, cela pourrait contribuer à sonner la fin de l'hégémonie mondiale des États-Unis.

ALLER DE L'AVANT
Le monde en développement a toujours été au centre de la diplomatie chinoise depuis les premières années de la République populaire. Entre 1946 et 1974, Mao Zedong a perfectionné sa vision du déroulement de la lutte contre les puissances impérialistes en se concentrant sur le Sud. Sa théorie des "trois mondes" envisageait un front uni rassemblant les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, constituant le tiers monde, dans une lutte commune contre le premier monde - composé des États-Unis impérialistes et (après la scission sino-soviétique) de l'Union soviétique. Pendant ce temps, la Chine cajolerait et neutraliserait le deuxième monde, composé de puissances moyennes comme l'Australie, le Canada, le Japon et les États d'Europe occidentale. Mao pensait qu'un front uni des pays en développement dirigé par la Chine pourrait encercler et isoler les puissances hégémoniques, tout comme le Parti communiste chinois (PCC), au cours de ses premières années de lutte politique, avait "encerclé les villes depuis la campagne", selon les mots de Mao, permettant finalement à la révolution communiste de triompher. À cette fin, à partir du milieu des années 1950, Pékin a fourni une assistance technique et financière aux mouvements de libération révolutionnaires et anticolonialistes du tiers-monde.


Les troubles intérieurs et les moyens économiques limités de la Chine ont toutefois fini par limiter sa capacité à consolider une coalition anti-hégémonique efficace. Ainsi, lorsque Deng Xiaoping prit le pouvoir après la mort de Mao, il abandonna la ferveur révolutionnaire de son prédécesseur et donna plutôt la priorité à la construction de la puissance nationale de la Chine. Mais les pays en développement sont restés importants pour Pékin, bien que pour des raisons idéologiques et géostratégiques différentes. Le Sud mondial a plutôt contribué à servir les objectifs de développement national de la Chine, notamment en permettant au pays d'avoir un accès continu à l'énergie et aux ressources naturelles pour alimenter son économie en croissance. Les successeurs de Deng ont continué à s'intéresser au potentiel économique du monde en développement en encourageant les entreprises chinoises à "sortir" et à conquérir de nouveaux marchés à l'étranger. Le 16e Congrès du Parti, en 2002, a officiellement fait des pays en développement la "base" de la diplomatie chinoise - derrière les relations avec les grandes puissances et avec les voisins de la Chine, mais devant son travail au sein des institutions multilatérales.
La Chine n'en continue pas moins d'entretenir les pays en développement afin d'atteindre des objectifs géopolitiques majeurs. En utilisant ouvertement l'aide économique et les investissements comme incitations, la Chine a obtenu que les pays du Sud rompent leurs relations avec Taïwan, contribuant ainsi à asphyxier diplomatiquement l'île. Par un mélange d'incitations similaires et d'appels à un sentiment anti-occidental partagé, Pékin a exploité les votes des pays en développement aux Nations unies pour éviter une condamnation internationale de ses violations persistantes des droits de l'homme.

Vers la fin du mandat de Hu Jintao, qui a occupé les plus hautes fonctions en Chine jusqu'en 2012, le PCC a acquis la conviction que son pays était sur une trajectoire ascendante. Après tout, la Chine avait dépassé le Japon en tant que deuxième plus grande économie du monde. Dans le même temps, Pékin a perçu le "pivot" vers l'Asie récemment annoncé par l'administration Obama comme une intensification des efforts américains visant à restreindre la puissance de la Chine. Ressentant à la fois un regain d'optimisme et une inquiétude grandissante, les dirigeants chinois ont abandonné sans ambiguïté la politique étrangère discrète de Deng en faveur d'une nouvelle vision globale proactive visant à faire de leur pays la puissance dominante du monde.

Alors qu'ils esquissaient la manière dont leur pays pourrait atteindre cet objectif, certains experts chinois ont plaidé en faveur d'une stratégie d'équilibre consistant à "marcher vers l'ouest" à travers la masse continentale eurasienne afin de compenser la concentration croissante des efforts diplomatiques, économiques et militaires des États-Unis en Asie maritime. D'autres, en revanche, ont insisté sur le fait que le Sud mondial pourrait à nouveau jouer un rôle crucial en aidant la Chine contre son rival hégémonique, d'autant plus que le manque d'intérêt de l'Occident pour ces régions rendrait la tâche plus facile. En élaborant cette deuxième option sous la direction de l'actuel président Xi, les théoriciens du PCC ont exhumé les concepts de contre-encerclement développés par Mao des décennies plus tôt. Et aujourd'hui, comme sous Mao, les élites stratégiques de Pékin semblent croire qu'un front uni dans le Sud contribuera à contrebalancer ce qu'elles perçoivent comme des tentatives occidentales d'isoler la Chine et d'empêcher son essor.

Une différence majeure avec les années 1960, cependant, est la puissance économique de la Chine. Grâce à l'initiative "la Nouvelle route de la soie" tant vantée par Xi, la présence de la Chine se fait sentir dans le monde entier, des États insulaires du Pacifique aux côtes africaines de l'Atlantique. Pékin a également soutenu ces pays par des prêts, des investissements, des infrastructures et une coopération renforcée dans un éventail toujours plus large de domaines. Par conséquent, la Chine dispose à la fois d'incitations et de moyens de pression potentiels qu'elle peut utiliser pour former des coalitions d'États en développement alignés en sa faveur et contre l'Occident.

L'investissement économique de la Chine dans le Sud contribuera également à soutenir la croissance économique et la prospérité à long terme du pays. La classe moyenne urbanisée de l'Afrique devrait compter jusqu'à 800 millions de personnes de plus au cours des 15 prochaines années, une population qui pourrait constituer une nouvelle source de demande massive pour les entreprises chinoises. Les entreprises chinoises qui mettent en place des réseaux de technologies de l'information dans les pays en développement pourraient être en mesure de collecter de vastes quantités de données numériques auprès de leur clientèle diversifiée, qu'elles pourraient utiliser pour former des algorithmes d'IA - une étape indispensable pour réaliser l'ambition de la Chine de devenir un futur leader technologique mondial. Enfin, comme le montre un rapport publié en mai 2022 par le National Bureau of Asian Research, les investissements de la Chine dans les infrastructures africaines pourraient avoir pour but de contribuer à transformer le continent en une plateforme intégrée de fabrication à faible coût, permettant aux pays africains de jouer pour la Chine un rôle semblable à celui qu'elle a joué pour l'Occident. En somme, Pékin espère manifestement que les pays du Sud pourront contribuer à réduire la dépendance de la Chine à l'égard des marchés américains et européens, tout en créant un sous-système économique viable et substantiellement découplé de l'Occident.

PUISSANCE EN DÉVELOPPEMENT
Dans certaines de ses entreprises dans le monde en développement, la Chine connaît déjà le succès. Considérez ses efforts pour utiliser un engagement plus profond avec le Sud pour délégitimer ce que le PCC considère comme les "soi-disant valeurs universelles" de l'Occident. Les pays en développement peuvent voter dans les institutions internationales de manière à soutenir les préférences de la Chine, et beaucoup l'ont fait pour les résolutions relatives aux droits de l'homme. De nombreuses économies émergentes participent également à des plates-formes dirigées par la Chine, telles que le dialogue Sud-Sud sur les droits de l'homme ; elles approuvent des concepts chinois tels que la "communauté d'avenir partagée", la vision du parti d'un ordre mondial centré sur la Chine ; elles se font l'écho des récits préférés de la Chine et, ce faisant, donnent à Pékin plus de pouvoir sur le discours international. Les décideurs chinois ont été aidés, dans une certaine mesure, par les échecs de l'Occident. Certains pays en développement sont déçus par le modèle démocratique libéral soutenu par les États-Unis, qui, selon eux, n'a pas tenu ses promesses. Encouragés par les programmes de formation incessants de la Chine visant à partager les pratiques de gouvernance de Pékin, un plus grand nombre de pays en développement pourraient finir par choisir d'emprunter des éléments du modèle autoritaire étatiste, mercantiliste et répressif de la Chine. De cette façon également, les pays du Sud pourraient contribuer à consacrer la Chine comme arbitre des droits et des torts internationaux.

L'influence croissante de Pékin dans le monde en développement pourrait également renforcer sa capacité à projeter sa puissance militaire ou, au minimum, à restreindre les options militaires et la liberté de manœuvre des autres pays. La Chine reste prudente quant à l'étalage de sa puissance militaire, et elle présente ses activités militaires à l'étranger comme le simple produit d'un besoin légitime de protéger ses intérêts en expansion. Mais en 2017, elle a établi une base navale dans le pays d'Afrique de l'Est de Djibouti, et elle a nourri le projet d'installer au moins un autre avant-poste militaire étranger, au Cambodge. La Chine est susceptible de prendre d'autres mesures pour promouvoir sa présence permanente près d'autres points d'étranglement maritimes et le long de voies maritimes vitales.

Rien de tout cela ne signifie que Pékin parviendra à devenir la puissance économique, politique et militaire dominante dans le monde en développement. La Chine pourrait craindre que les faibles retours sur investissement ne drainent ses ressources et, par conséquent, se retirer des grandes initiatives à l'étranger. En effet, sa vague de grands projets "Nouvelle route de la soie" a déjà reculé ces dernières années et pourrait rester faible alors que la croissance économique du pays continue de ralentir. Pékin voudra également éviter les bourbiers sécuritaires qui mettent en péril ses intérêts. Mais quelles que soient les difficultés à venir, il ne fait aucun doute que la Chine considère désormais le monde en développement comme un théâtre d'importance stratégique croissante.
Les États-Unis, cependant, ne semblent pas avoir été tout à fait à la hauteur pour répondre à la vision de Pékin pour le Sud mondial. Au cours de la dernière décennie, les administrations américaines successives ont été presque entièrement réactives aux tentatives de la Chine d'accroître son influence dans les pays en développement. Leur politique globale dans le Sud semble consister à qualifier l'initiative "Nouvelle route de la soie" de Pékin d'exercice d'économie prédatrice, à tenter de rassembler des coalitions occidentales de construction d'infrastructures "axées sur les valeurs" et à envoyer des représentants américains de haut niveau dans les îles du Pacifique Sud uniquement lorsque ces États discutent d'accords de sécurité avec la Chine. Rien de tout cela ne semble être les éléments d'une stratégie réfléchie. En effet, les planificateurs de Pékin aiment probablement observer la réaction frénétique de Washington chaque fois que des rumeurs d'une nouvelle base navale chinoise émergent. Ils pourraient même envisager des manœuvres destinées à détourner les ressources financières, l'énergie diplomatique et la concentration militaire des États-Unis de lieux de grande importance.
Au lieu de fondre leur stratégie pour le Sud en termes de concurrence avec la Chine, les États-Unis devraient déterminer leurs propres priorités. Les ressources américaines ne sont pas infinies, et Washington n'a pas besoin d'être engagé de manière égale partout. Elle devrait accorder une plus grande attention aux pays qui se trouvent à proximité de points d'étranglement géographiques et qui détiennent des minéraux ou des ressources naturelles essentiels aux futurs progrès économiques et technologiques. Les États-Unis devraient également accorder une attention particulière aux endroits où la démocratie a commencé à prendre racine. La responsabilité, la transparence, la liberté et le pluralisme ont une valeur intrinsèque pour les gens ordinaires. Ils soutiennent également les efforts des États-Unis pour concurrencer la Chine : les pays dotés de médias indépendants, d'organisations non gouvernementales et de sociétés civiles fortes sont plus à même de détecter les effets néfastes des investissements de la Chine et de résister à ses tentatives de corruption, de cooptation et de coercition.
Les États-Unis doivent toujours être prêts à investir des ressources substantielles dans le monde en développement. Comme le soulignent souvent les critiques, il est difficile de battre quelque chose avec rien. Washington devrait chercher à partager les charges financières de ces investissements avec ses principaux alliés asiatiques et européens. Mais il n'est peut-être pas nécessaire de dépenser des sommes énormes pour gagner en influence dans les pays en développement. Au-delà des promesses d'argent, la principale carte de Pékin dans les pays du Sud est intangible : la promesse d'opportunités et de respect. Il n'y a aucune raison pour que les États-Unis ne puissent pas offrir les deux à des pays qui se sont trop souvent sentis ignorés.

 

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