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Wikileaks : des documents sur la France potentiellement très gênants.


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Surtout quand les critiques viennent de journalistes, qui on le sait bien, eux, ont toujours à l'esprit tous les aspects d'un problème, tout accès aux sources, la volonté et le temps de tout recouper, prennent en compte tous les points de vue, ne se font jamais intoxiquer et ne collaborent jamais avec le pouvoir pour faire passer un message vrai ou faux...  :P

=D
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Enfin faut pas non plus diaboliser Wikileaks ou son fondateur, je ne vois pas vraiment de "péril pour la démocratie" dans tout cela ou que "la transparence est le début de la dictature" comme entendu dans la bouche de certains élites.

Le problème est qu'il ne faut jamais parler juste dans les grands principes et se pencher un peu sur les cas et sur leur nature: l'opacité sert les dictatures et totalitarismes, de même que la "transparence", mais faut savoir ce qui est mis derrière ces mots. Tu peux parfaitement faire de la "transparence", de la contrainte d'exposition et de "vérité" (quod est veritas?), une arme pour réduire au silence; ceux qui ne le comprennent pas sont ceux qui ne voient pas qu'il y a un intermédiaire déformant à chaque fois qu'une information passe d'un individu à un autre. Chaque niveau de "traitement" d'une info est un filtre potentiellement déformateur, chaque individu comprendra et transmettra la même info différemment. Les médias traditionnels ne sont pas parfaits, sont en proie au contrôle de certaines entités (surtout en France), mais ils sont un filtre au moins un peu professionnel qui sait peser ce qu'il transmet à l'aune de plusieurs critères (notamment celui de savoir comment faire comprendre une info de manière relativement homogène), et qui a surtout le mérite d'exister en tant qu'entité qui a des comptes à rendre, comme tout pouvoir. De quelle morale, de quel droit, de quelle crédibilité se prévaut Wikileaks? Quel degré de confiance peut leur être accordé? En l'occurrence, parce qu'ils se donnent une image de petits anars iconoclastes contre le grand méchant pouvoir, ils sont les "gentils" de l'histoire et leurs publications sont paroles d'évangiles?

Dire qu'il suffit de relâcher "l'info brute" pour que la vérité soit connue, c'est juste une illusion démago: aucune info n'est jamais brute (le simple fait de la coucher sur papier est déjà un biais et ne la transmet qu'imparfaitement), et manipuler la vérité, même inconsciemment, est l'une des choses les plus faciles qui soit. La même info lâchée à un moment ou à un autre aura déjà 2 sens différents (au moins).

niveau de secret des institutions est trop important pour des infos finalement banales mais comme ils se sentent obligés de communiquer en permanence comme des vendeurs de pots de yaourt, nous le peuple on est trop con pour avoir droit à des infos un peu plus proche de la réalité de la vie des états et des gouvernements. On est bon qu'à rester dans le monde des bisounours qu'ils nous vendent et de laisser la noblesse institutionnelle le droit de savoir et de décider

Ca c'est vrai, (voire commentaire plus haut): le niveau d'hypocrisie et de décalage du discours public avec la réalité, qui est en soi quelque chose d'obligatoire (ne serait-ce que parce que le discours public concerne TOUTE la société, ce qui ne peut passer que par l'abstraction), est aujourd'hui à un tel niveau et en plus repose sur de telles routines et codes puants (politiquement correct, storytelling, techniques de spin, plans médias au timing calculé....), combiné surtout en France à une "baisse" nette de la presse comme acteur de la scène publique, que le besoin de sauvagerie gratuite dans le déballage permet à un nouvel espace d'exister, essentiellement sur internet, avec des acteurs comme Wikileaks, mais aussi radio-rumeur et ses ravages.

Seulement la démocratie, équilibre fragile entre tous qui a besoin du discours posé et fondé en raison, peut aussi bien crever du ragot que de la censure, du monopole de la parole publique par une caste réduite de pros que de l'irruption sauvage et irresponsable de soi-disants "combattants de la liberté d'expression".... Le tout est de savoir se servir de ce qui fait la une.

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Le problème est qu'il ne faut jamais parler juste dans les grands principes et se pencher un peu sur les cas et sur leur nature: l'opacité sert les dictatures et totalitarismes, de même que la "transparence", mais faut savoir ce qui est mis derrière ces mots. Tu peux parfaitement faire de la "transparence", de la contrainte d'exposition et de "vérité" (quod est veritas?), une arme pour réduire au silence; ceux qui ne le comprennent pas sont ceux qui ne voient pas qu'il y a un intermédiaire déformant à chaque fois qu'une information passe d'un individu à un autre. Chaque niveau de "traitement" d'une info est un filtre potentiellement déformateur, chaque individu comprendra et transmettra la même info différemment. Les médias traditionnels ne sont pas parfaits, sont en proie au contrôle de certaines entités (surtout en France), mais ils sont un filtre au moins un peu professionnel qui sait peser ce qu'il transmet à l'aune de plusieurs critères (notamment celui de savoir comment faire comprendre une info de manière relativement homogène), et qui a surtout le mérite d'exister en tant qu'entité qui a des comptes à rendre, comme tout pouvoir. De quelle morale, de quel droit, de quelle crédibilité se prévaut Wikileaks? Quel degré de confiance peut leur être accordé? En l'occurrence, parce qu'ils se donnent une image de petits anars iconoclastes contre le grand méchant pouvoir, ils sont les "gentils" de l'histoire et leurs publications sont paroles d'évangiles?

Dire qu'il suffit de relâcher "l'info brute" pour que la vérité soit connue, c'est juste une illusion démago: aucune info n'est jamais brute (le simple fait de la coucher sur papier est déjà un biais et ne la transmet qu'imparfaitement), et manipuler la vérité, même inconsciemment, est l'une des choses les plus faciles qui soit. La même info lâchée à un moment ou à un autre aura déjà 2 sens différents (au moins).

Tout à fait mais c'est toujours le cas. Que ce soit l'oeuvre d'historiens qui auraient 10 ou 100 ans de recul ou le témoignage des acteurs d'un évènement.

Tout est partial et soumis à notre sens critique (lui-même influencé par un vécu).

Donc il n'y pas de raisons de discréditer plus le contenu de wikileads que celle d'autres sources.

Moi, mon sens critique me dit qu' une intoxication sur 250.000 documents est moins probable qu'un vol de données par un soldat blessé dans son orgueil.

Après sur les choix des documents qui sont mis en vant, c'est clair que les USA sont au centre de la cible de Wikileads mais comment pourrait-il en être autrement en utilisant des sources US?

Et puis les USA sont quand même le moteur des évènements importants du monde occidental (à qui s'adresse Wikileaks).

Sur un autre point, je ne pense pas que les "révélations" de Wikileads vont fragiliser le bloc occidental que ce soit les peuples ou les gouvernements. On en pas voulu aux USA d'avoir fait un guerre irakienne basée sur le plus gros bobard créé depuis le faux débarquement dans le Pas-de-Calais, même certains l'ont suivi à fond. Ce n'est donc pas le fait d'avoir traité Sarko d'hystérique et Merkel de poule mouillée qu'on va s'éloigner des USA. On sait très bien que face à la Chine on sera au coté des USA ou on ne sera plus.

Idem pour les professionels de la politique et de la diplomatie qui pleurent qu'on ne pourra plus parler avec les USA avec autant de confiance qu'aupravant. Perso, j'en doute très fortement parce qu'ils auront toujours autant besoin de parler avec les USA soit pour leur politique ou ... pour leur carrière (comme Wikileaks l'a révélé pour Sarko et ses amis, et ca pour moi c'était une vrai info que je ne soupçonnais que vaguement, en tout cas je sous-estimais l'importance des "soirées chez l'ambassadeur US" pour avancer en politique française).

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On sait très bien que face à la Chine on sera au coté des USA ou on ne sera plus.

HS On

Cette vision d'un monde - à nouveau - bipolaire ne fait pas l'unanimité.

A ce titre j'encourage la lecture des "royaumes combattants" de je ne sais plus qui.

HS Off

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Tout à fait mais c'est toujours le cas. Que ce soit l'oeuvre d'historiens qui auraient 10 ou 100 ans de recul ou le témoignage des acteurs d'un évènement.

Ca n'est pas le cas au même degré: l'examen à froid, la connaissance d'un dossier, l'esprit critique évidemment, la connaissance et l'examen des sources (base de toute approche rationnelle), une vision d'ensemble, une bonne culture de fond, l'habitude de traiter un problème, le fait d'avoir des comptes à rendre, le besoin de bâtir une crédibilité.... Diminuent d'autant la capacité de se faire entuber et de balancer gratuitement. Encore une fois, il ne faut pas en parler en principe, dans l'absolu.

Le capital confiance de Wikileaks ne cesse de m'étonner: aucun compte à rendre, aucune transparence, aucune mesure, aucune expérience, sur-réagissent, mais être sur internet et avoir l'image de gentils petits geeks anars suffit à créer la confiance :O? Y'en a qui appellent à se faire entuber.

Donc il n'y pas de raisons de discréditer plus le contenu de wikileads que celle d'autres sources.

Sur les questions traitées, tes 250 000 documents, qui te dit qu'ils ne mettent pas en lumière juste ce qu'il faut pour mieux cacher quelque chose d'autre? Qu'ils ne sont pas centrés que sur certains aspects qui prennent ainsi une importance démesurée par rapport aux autres nécessaires à une opinion équilibrée? C'est extrêmement partiel, absolument pas analysable par qui que ce soit (qui a la capacité de traitement et de vérification de tout ce qu'il y a derrière une telle masse? le contenu des messages est aussi important que chacune de leur date, des lieux auxquels ils font référence, de l'auteur....).

C'est la même chose que le journal de 20h qui, outre le fait de traiter mal et superficiellement ses sujets, en sélectionne un nombre tellement réduit qu'il est difficile de dire qu'il reflète "l'actualité": il laisse à l'écart nombre de sujets nettement plus importants que ceux qu'il traite, surfe sur le superficiel et le sensationnel, décide de ce sur quoi l'attention doit se porter.... En théorie des coms de masse, ça s'appelle "la théorie de l'agenda": tu décides de ce qui est digne de l'attention et des sources/angles qui sont "dignes" d'amener le sujet (bien avant de parler du traitement de l'info). Pour illustrer, dès que l'Eglise a décidé, plus de 3 siècles après Jésus, que 4 Evangiles étaient la vérité digne de former le Nouveau Testament et que tous les autres étaient apocryphes, y'a eu comme qui dirait un choix de fait ;).

Mais pour ce qui est de l'impact sur les courriers et rapports diplomatiques, en revanche, c'est vrai que ça va être dommageable: faut avoir vu 2 diplomates essayer d'aborder franco les "vrais" sujets. La parano de dire le mot de trop ou de gaffer, le besoin de nouer une relation personnelle, le jeu de poker menteur pour faire dire sans dire soi-même..... Bref, la danse nuptiale du professionnel de la diplomatie, c'est quelque chose de délicat où le peu de confiance qui existe reste nécessaire.

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D'accord avec ce que dit Tancrède sur la théorie de l'agenda et ces choses là, mais aussi d'accord avec Raoul car je ne vois pas au nom de quoi tout autre information pourrait échapper à cette accusation, du coup ça me parait dur de critiquer tout surplus d'information sous cet angle.

Edit : "Assange est poursuivi pour «sexe par surprise», pas pour viol" http://www.slate.fr/lien/31169/julian-assange-viol Grandiose comme accusation, grandiose ...

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Bref, à l'insu de son plein gré  :lol: faudrait savoir à la fin.

@ Tancrède : C'est pas un peu gros pour une fuite volontaire ? Une exploitation d'une fuite non voulue permettant de cacher autre chose ne serait pas plus crédible.

Après pour la crédibilité de wikileks lui-même je suis d'accord. De toutes façons de telles révélations changent-elles vraiment la donne ? Y compris dans la confiance du diplomate ?

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Sur les questions traitées, tes 250 000 documents, qui te dit qu'ils ne mettent pas en lumière juste ce qu'il faut pour mieux cacher quelque chose d'autre? Qu'ils ne sont pas centrés que sur certains aspects qui prennent ainsi une importance démesurée par rapport aux autres nécessaires à une opinion équilibrée? C'est extrêmement partiel, absolument pas analysable par qui que ce soit (qui a la capacité de traitement et de vérification de tout ce qu'il y a derrière une telle masse? le contenu des messages est aussi important que chacune de leur date, des lieux auxquels ils font référence, de l'auteur....).

C'est la même chose que le journal de 20h qui, outre le fait de traiter mal et superficiellement ses sujets, en sélectionne un nombre tellement réduit qu'il est difficile de dire qu'il reflète "l'actualité": il laisse à l'écart nombre de sujets nettement plus importants que ceux qu'il traite, surfe sur le superficiel et le sensationnel, décide de ce sur quoi l'attention doit se porter.... En théorie des coms de masse, ça s'appelle "la théorie de l'agenda": tu décides de ce qui est digne de l'attention et des sources/angles qui sont "dignes" d'amener le sujet (bien avant de parler du traitement de l'info). Pour illustrer, dès que l'Eglise a décidé, plus de 3 siècles après Jésus, que 4 Evangiles étaient la vérité digne de former le Nouveau Testament et que tous les autres étaient apocryphes, y'a eu comme qui dirait un choix de fait ;).

C'est vrai, mais une fuite organisée de wikileaks (qui est quand même complexe a organiser) est elle indispensable pour avoir le même effet? Y aurait il quelque chose de particulier à cacher en ce moment?

Ce que tu dis, c'est valable toute l'année, pour la majorité de la presse et des journaux TV (les journaux de 20h étant en effet la caricature de cette approche).

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Tancrède : C'est pas un peu gros pour une fuite volontaire ? Une exploitation d'une fuite non voulue permettant de cacher autre chose ne serait pas plus crédible.

"Volontaire" est un grand mot, évidemment: le point n'est pas exactement là. Je parle moins d'une opération volontaire d'intox que de la focalisation qui résulte instantanément de ce genre de fuite, et qui est très facilement utilisable. Sans compter que les fuites, qui viennent plus vraisemblablement de quelques "mécontents" dans les services gérant de telles bases de données, peuvent ne traduire qu'un choix arbitraire (ou au contraire un peu pensé, donc extrêmement partial) de ces personnes. Et qui plus est, dans ce qu'elles décrivent, elles ne traduisent que leur niveau d'accréditation et les infos accessibles au dit niveau, soit pas vraiment l'ensemble des problèmes traités, mais juste une vision forcément caricaturale de ces questions, mais qui est automatiquement acceptée comme "LA" vérité.

Y compris dans la confiance du diplomate ?  

Oh oui! Le diplomate est une espèce extrêmement timide, pudique et craintive :lol:, qui a toujours une patte en avant et une sur le recul.... Avec celle en avant qui fera un petit coup de sonde tandis que celle sur le recul est toujours prête au galop pour fuir. S'il a pas confiance dans la filière qui le nourrit d'infos, dans celles qui va digérer ses mémos, et plus encore dans celle de ses communications, il adoptera l'attitude de l'huître.

Au global, il est logique, et dans une certaine mesure souhaitable que de telles infos puisse voir le jour de temps en temps.... Le problème est que le dommage fait est bien plus grand que le bénéfice retiré pour la "vérité" et la "transparence": dommage aux filières de communication diplomatiques, dommage aux diverses crédibilités en cause, dommage à l'info elle-même qui sert d'autres objets et au final tapera bien à côté de l'intention originelle (si elle est vraie et "pure").

Mais je ne perds pas de vue que dans mon opinion, les premiers responsables sont les gouvernants qui ont été beaucoup trop loin dans la caricature, la nullité, l'hypocrisie et la déformation de la parole publique, et plus encore dans la manipulation, l'atonie et la médiocrité du débat public, aujourd'hui plutôt mal portant. Les médias traditionnels ont leur part de responsabilité, les organisations civiques (partis, clubs/cercles de réflexion, associations....) et le public aussi (besoin de "sensationnel", désintérêt, faible culture, superficialité....): la com envahit et pollue la sphère publique comme les démagogues à Athènes, rien de nouveau.

Seulement, la réation contre ce mouvement (si tant est que Wikileaks soit ça) n'est pas vraiment saine et encore moins efficace.

Ce que tu dis, c'est valable toute l'année, pour la majorité de la presse et des journaux TV (les journaux de 20h étant en effet la caricature de cette approche).

Yep, bienvenue dans la médiacratie :lol: et la société de l'exposition! Loin du débat fondé en raison. Ceci dit, il vaut encore mieux des médias professionnels, responsables, visibles et ayant des comptes à rendre (ou essayant de tendre vers ça) que l'internet et son effet multiplicateur pour radio rumeur. Le manque des médias en france, le degré trop extrême d'hypocrisie politique et la mort du débat public sont la faute de tout le monde et sont la première cause de ces phénomènes, mais même s'ils le sont inégalement, il faut garder à l'esprit que les torts sont partagés.
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Dans l'article sus-cité :

Une décision judiciaire favorable à WikiLeaks pourrait être une véritable épine dans le pied du gouvernement, dont les relations avec les États-Unis ne manqueraient pas d'être entachées.

Besson vient donc d'allumer un feu qui a de bonnes chances de se retourner contre lui aussi sec... bravo.
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Bon pour l'instant on reste sur notre faim: rien de bien interessant.

Juste quelques profils psychologiques à l'emporte piece et un langage assez cru parce que pas destiné au grand public, lequel grand public a tellement l'habitude de se faire raconter des berceuses qu'il se choque pour un rien.

M'enfin assez embarassant pour les US mais si ils voulaient pas que ça fuit ils avaient qu'a mieux soigner l'étancheité. C'est pas a Assange qu'ils devraient chercher des noises mais a ceux qui étaient responsables de la transmission et du stockage des infos diplomatique

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Notons qu'il y a moins de 1 000 documents en ligne sur les 250 000 annoncé, c'est peu  :rolleyes:

Y a 1.4Go de données cryptée 'wikileak insurance' qui trainent sur les réseaux P2P, et qui pourraient bien etre le "tout". Pour le moment c'est distiller un peu chaque jour.

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Forcément, ça leur fait de la place en Afrique si les seuls réseaux qui tenaient le "pré carré" (aussi sales soient-ils), dernier multiplicateur de puissance de la France, viennent à disparaître :lol:. Ils apprécient: ils feront la même chose, en plus grand et plus systématique, mais comme ils sont vachement puissants, y'a que des sales petits gauchistes et terroristes qui aiment pas la liberté qui oseront appeler ça "l'Amérafrique"  :lol:. La nouveau "scramble for Africa" est lancé; seuls participants, la Chine et les USA. Nouvelle puissance coloniale, la Chine aura du mal à garder son image de membre fondateur du mouvement des non alignés  :lol:.

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je suis sur que  la dst et/ou de la dgse  doivent fouiller dans les poubelles du net pour essayer de bloquer des infos sensibles, je suis certain que les degats ne font que commencer.....

quant au tranfer des données industrielles sur le rafalr , sa ne suffira pas, le rafale reste trop cher.

les bresiliens devraient s'associer avec les russes et construire un bassard maison .

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je suis sur que  la dst et/ou de la dgse   doivent fouiller dans les poubelles du net pour essayer de bloquer des infos sensibles, je suis certain que les degats ne font que commencer.....

quant au tranfer des données industrielles sur le rafalr , sa ne suffira pas, le rafale reste trop cher.

les bresiliens devraient s'associer avec les russes et construire un bassard maison .

Bah pour la France les documents sont pas vraiment compromettant, ni vraiment inattendus.  (oh et DCRI, plus DST  ;))
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Le visage de l'ennemi.

Image IPB

VZCZCXRO8264

RR RUEHRG

DE RUEHBR #0634/01 1391639

ZNY SSSSS ZZH

R 191639Z MAY 09

FM AMEMBASSY BRASILIA

TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 4328

RUEKJCS/SECDEF WASHDC

RHEHNSC/NSC WASHDC

INFO RUEHFR/AMEMBASSY PARIS 0490

RUEHSM/AMEMBASSY STOCKHOLM 0075

RUEHRG/AMCONSUL RECIFE 9551

RUEHRI/AMCONSUL RIO DE JANEIRO 7753

RUEHSO/AMCONSUL SAO PAULO 4071

RUCPDOC/DEPT OF COMMERCE WASHDC

RUEKJCS/JOINT STAFF WASHDC

RHMFISS/CDR USSOUTHCOM MIAMI FL

S E C R E T

SECTION 01 OF 03 BRASILIA 000634

NOFORN

SIPDIS

STATE FOR WHA AND PM

E.O. 12958: DECL: 05/19/2019

TAGS: PREL MASS ETTC BR

SUBJECT: BRAZIL’S FIGHTER PURCHASE: ENDGAME STRATEGY

REF: A. BRASILIA 216

¶B. BRASILIA 41

Classified By: Charge d’Affaires Lisa Kubiske. Reason: 1.4(d)

¶1. (S/NF) SUMMARY AND ACTION REQUEST. With two months

remaining before the Government of Brazil decides on a next

generation fighter aircraft, the U.S. competitor, Boeing’s

F18 Super Hornet is still perceived by many Brazilians in and

outside the GOB as a likely second or even third-place

finisher, despite having the best aircraft and best offset

package. Most Brazilian contacts tell us that they do not

believe the USG is supporting the sale strongly, raising

doubts in their minds about our long term reliability as a

partner. Between now and July, there will be several

opportunities to assure the Brazilians at senior levels that

the USG will be behind the sale. Paragraphs 3-7 below

contain proposed steps to address key Brazilian concerns and

maximize chances for selection of the U.S. competitor. Among

these steps, high level contacts, especially by the President

and Secretary will be critical to overcome the perception of

a lack of U.S. support. We also need to underscore our

assurances that technology transfer has been approved and

highlight the superiority of Boeing’s proposal to that of its

French competitor. As noted reftels, Embassy believes State

will play a critical role in roviding assurances that will be

essential to a winning bid. END SUMMARY.

¶2. (S/NF) As the FX2 competition moves into its final

stages, the U.S. has a strong offer from Boeing for the F18

Super Hornet that comes with a huge package of industrial

cooperation and a competitive overall cost. While we can be

confident that the Super Hornet would be Brazil,s choice

based on its superior capabilities and attractive offset

package, it still has no better than a fifty/fifty chance of

success because of political support for the French

competitor and a lingering belief among some Brazilian

leaders that a close relationship with the U.S. may not be to

Brazil,s advantage. Winning the FX2 endgame, therefore,

will depend on an effective strategy to overcome our

political disadvantages and allow the Super Hornet,s

superiority be the deciding factor. Such a strategy must

address several key issues:

Perception of a lack of USG support

———————————–

¶3. (S/NF) With the French sale effort being managed directly

from President Sarkozy,s cabinet and ongoing Swedish

engagement on the Ministerial level, the USG is perceived by

most Brazilians as lukewarm at best in its support for the

FX2 sale. This is a critical disadvantage in a Brazilian

society that depends on personal relationships as a

foundation for business. The difficulty is exacerbated by

the separation between government and industry in the United

States. We cannot, for example, offer government financing

to support a state owned company as can our competitors. To

address this problem, high level contacts will be essential,

particularly from the Department of State which is assumed by

the Brazilian Air Force to be restrictive of mil-mil

ooperation. In such contacts, U.S. officials will need to

highlight expanding U.S.-Brazil partnership and how

cooperation with the United States as Brazil modernizes its

obsolescent military will not only provide the best

operational capabilities, but will enhance our overall

cooperation. This is why we have been forward leaning in

approving transfers of technology in support of this sale.

In addition to taking advantage of the near-term

opportunities for high level contacts presented by MOD

Jobim,s May 20 visit to Washington And Secretary Clinton,s

possible visit to Brazil in late May, Embassy believes that

phone calls between Presidents Obama and Lula, between NSA

Jones and Presidential Foreign Affairs Advisor Marco Aurelio

Garcia, and between SecDef Gates and MOD Jobim, would boost

our case significantly.

Tech Transfer

————-

¶4. (S/NF) Although the major decisions to approve the

BRASILIA 00000634 002 OF 003

transfer of technology for the FX2 sale have been made,

Brazilian leaders continue to doubt U.S. ability to follow

through. While the problem has been mitigated by an

effective public affairs strategy, we still hear that, absent

specific high level State Department assurances, the

Brazilians cannot be sure. It may well be that the

Brazilians want to keep tech transfer doubts alive in order

to have a ready-made excuse for buying an inferior plane,

should political leaders decide to do so. Repeated concerns

about unreleasable source code could have a similar basis.

Finally, we have heard that there are concerns on Capitol

Hill about the possibility of a South American arms race.

Should these reach Brazilian ears, there will be additional

worries that Congress will intervene to block the sale.

Embassy recommends the following as next steps to strengthen

our case on tech transfer:

– An advocacy letter from President Obama to President Lula

– A letter from Secretary Clinton to MOD Jobim stating that

the USG has approved the transfer of all appropriate

technology.

– Interagency guidance on source code (cleared for April

Revista Forca Area article) should be disseminated for use.

– All high-level contacts, including by Secretaries of

State and Defense and POTUS should include reassurance that

tech transfer has been approved.

– Washington agencies should begin consultations with

appropriate Hill staff as early as possible to overcome

misperceptions that arms sales to Brazil could be

destabilizing.

Financing

———

¶5. (S/NF) U.S. inability to offer government financing or

guarantees puts the Super Hornet at a significant

disadvantage to its competitors. EXIM is prohibited from

engaging in sales of defense articles, leaving Brazil to

depend on commercial financing at higher rates. According to

Washington agencies, it would be possible to seek

Congressional relief for EXIM to support the sale. This has

been done in the past on rare occasions. The Brazilian Air

Force finance office has told us that even a statement that

we are willing to seek such legislative action would be

considered a positive sign. Embassy recommends that

Washington explore the possibility of legislative action to

allow EXIM Financing and respond by the May 29 deadline to

the GOB request to provide information on government

financing options.

Making the Case

—————

¶6. (S/NF) We have been successful in getting across the

points that the Super Hornet is a highly capable aircraft,

and now need to focus on the broader picture — how

partnership on the fighter sale will yield benefits for both

sides both in military terms and in economic benefits. As

the world,s largest aerospace company, Boeing is able to

offer a much greater scope of opportunities for Brazilian

industry, including some outside of the FX2 offset program.

The early June visit of Brazilian legislators to Washington

will be an opportunity to get the message to political

leaders. By focusing on key Senators, we have the

opportunity to bring on board individuals who can influence

the decision makers and ensure that the people who will have

to approve spending Brazilian government money understand

that the F18 offers them the best value. Embassy will

continue to highlight tech transfer and Expand our message

to include economic benefits to Brazil of the Boeing

proposal. We also recommend the following:

– Make an expert on the aerospace industry available for

interview to highlight economic health of Boeing compared to

its competitors.

– Use visit of Brazilian Congress to drive home message

that partnership with the U.S. entails benefits to both sides

that go well beyond offset program. Ensure that Brazilian

Senators understand significantly lower life

cycle costs of the Super Hornet.

BRASILIA 00000634 003 OF 003

– Arrange for an interview of the SecDef, or other senior

Administration representative, with a prominent Brazilian

journalist to underline importance of U.S.-Brazilian

partnership and how the FX2 sale will help.

Attack the French Bid

———————

¶7. (S/NF) Although the French offer a less capable fighter

at a higher cost, the Rafale has been the presumptive winner

since the inception of the FX2 competition. While the

technical evaluations of the aircraft should result in a

significant advantage for the Super Hornet, we need to take

steps to erode the French political edge. While a major

element of this will be highlighting Boeing,s lower cost,

there are several other measures that can make a case against

the French. The first step will be to remind the Brazilians

that their interest in the Rafale was driven by an assumption

that the United States would not release technology. Since

we have approved release of the relevant technology, we

should ask if Brazil still needs the French as a safety.

Over the last few months, the French sales effort has been

based on a misleading, if not fraudulent, claim that their

plane involves only French content (rendering it free of

meddlesome U.S. export controls). This is not the case. A

DTSA analysis found a high level of U.S. content, including

targeting systems, radar components and safety systems that

will require U.S. licenses. Next steps:

– Although it does not appear that the tech data provided

with the French bid violated ITAR regs, PM/DDTC and DTSA

should continue to monitor French marketing to ensure

Dassault does not skirt ITAR restrictions.

– Investigate India,s decision to drop the Rafale from its

fighter competition to see if there is a reason that would

make the aircraft less attractive to Brazil.

– Ensure the Brazilians are aware that we expect to be

issuing retransfer licenses for U.S.-origin components on the

French plane and have already approved transfer of some

technical data.

KUBISKE

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Rien de nouveau, rien de nouveau...

Mouais. Ce que je retiens surtout, c'est que sarko a dit aux américains en 2003 que lui il aurait envoyé des troupes en Irak  =( =( =(

Et dire que j'ai longtemps soupçonné qu'une telle chose soit possible de ca part, mais bien sûr on m'a assuré que non car il avait dis que s'il avait été président à cette époque il l'aurait pas fait...

Ça l'arrangeait surtout bien de pas être président à cette époque et devoir prendre une décision si impopulaire.  :P

J'ai de moins en moins foi en la politique on se demande pourquoi... O0

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