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Un fil twitter où on remarque pas mal de coïncidences temporelles : https://threadreaderapp.com/thread/1017807929045635072.html

Citation

Per the indictments the four major Russian pushes were these:

1. Right after Manafort's hire;
2. Between the TIHDC/Mayflower events;
3. Right around the June Trump Tower meeting;
4. Right after Trump publicly begs Russia for assistance.

DCLeaks apparait la veille de la rencontre à la Trump Tower entre Donald Junior et les Russes... comme si le "matériel" promis à Junior a été livré de cette manière et pas à la réunion elle-même, qui n'était qu'une couverture, ou destinée à aller plus loin.

Sinon, c'est accessoire, mais j'aime bien aussi le paragraphe 43.a. de l'inculpation : un candidat au Congrès US demande en août 2016 à Guccifer 2.0 des documents volés... et Guccifer 2.0 a répondu. Les journalistes ont bien senti l'importance du truc et cherchent sur l'identité du candidat.

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21 minutes ago, Chronos said:

 

C'est le vieil argument du gouvernement des juges.

Le fait est que ces technocrates sont les seuls à produire un minimum de stabilité théorique/rationnelle et de cohérence dans la tenue d'une position juridique claire et d'une règle de droit un minimum prévisible...

Face à un pouvoir législatif fort et cohérent, cela ne pose pas un problème. Tel ne sera pas le cas à notre époque où, en plus d'être faible, le législatif (en ce compris sa branche exécutive) est devenu profondément erratique et irrationnel.  Il y a une propension à légiférer dans tous les sens et d'une manière de moins en moins logique, résultant en des textes flous, difficilement applicables et laissant de plus en plus souvent des "vides juridiques" (un concept par essence faux, le vide juridique, en réalité, n'existe pas) pour éviter un clash politique et laisser les acteurs se démerder. Le juge était supposé être la bouche de la loi. Encore faudrait-il qu'elle soit lisible... ce qu'elle n'est plus.

Il en résulte un espace de manœuvre pour les juges qui sont rapidement, à l'insu de leur plein gré, contraints d'endosser la veste du législateur pour combler les incohérences voir, tout simplement, prendre des décisions... Car à un moment il faut bien décider concrètement... sinon cela s'appelle du déni de Justice. De facto ce sont les juges qui se retrouvent à pouvoir faire avancer les choses tout en restant cohérents... 

Cela étant, si un pouvoir législatif, voir même un exécutif, n'est pas satisfait d'une jurisprudence, rien ne l'empêche de légiférer à ce propos... et de devoir en assumer les conséquences politiques. Visiblement personne n'en a envie, que cela soit ex ante ou ex post... Il faudrait savoir.

C'est le point que je faisais dans mon post: la faiblesse du législatif donne les coudées franches à des juges non élus, qui, de fait, légifèrent. Ce serait une chose s'ils le faisaient à minima, c'en est une toute autre quand ils casent de l'idéologie dedans, ce qui a été la tendance montante ces dernières décennies aux USA, à commencer par leur nomination. Et une tendance assez nettement plus active côté démocrate. Parce que sans avoir besoin d'aller jusqu'aux problèmes posés par les nouvelles lois, quand on parle de la Cour Suprême, on parle avant tout de l'interprétation de la Constitution, qui n'est pas un document récent (le contrôle constitutionnel des nouvelles lois mis à part). Le cas iconique de Roe v Wade reste à cet égard le mètre-étalon: l'argumentation est aujourd'hui encore hautement contestable, et les conséquences pratiques douteuses et à bien des égards scandaleuses (je ne parle pas du principe du droit à l'avortement, juste des obligations induites). Au lieu de travailler à une vraie loi en bonne et due forme, un abcès permanent et ultra-polarisant a été créé, d'autant plus "patate chaude" qu'il n'est justement pas une loi et devient de fait un sujet d'une telle intensité qu'il fausse le débat, empêche toute conciliation "a minima", et radicalise tout le monde encore plus que le sujet qu'il est censé traiter. Et aujourd'hui infiniment plus que lorsque l'arrêt a été prononcé et le précédent établi. Faut avouer que c'est un peu con. 

Mais comme je l'ai dit dans mon post, le problème n'est au final pas SCOTUS, ou POTUS, c'est le Congrès; les deux autres ne sont que des métastases de la maladie qui ronge Capitole Hill. 

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il y a 5 minutes, Tancrède a dit :

Mais comme je l'ai dit dans mon post, le problème n'est au final pas SCOTUS, ou POTUS, c'est le Congrès; les deux autres ne sont que des métastases de la maladie qui ronge Capitole Hill. 

Qui est lui même un symptôme du mal général qui frappe la société tazu (mais on est pas loin derrière) à savoir la recherche de "l'avantage" à court terme sans se demander ce que ça coutera demain. 

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à l’instant, nemo a dit :

Qui est lui même un symptôme du mal général qui frappe la société tazu (mais on est pas loin derrière) à savoir la recherche de "l'avantage" à court terme sans se demander ce que ça coutera demain. 

Ils sont élues pour une durée fixe pas à vie..Et ceci rejoint aussi les autres démocratie.

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La justice américaine autorise la distribution de modèles 3D d’armes

 

« La justice américaine a en effet autorisé la distribution de modèles d’armes à feu à imprimer en 3D. Cody Wilson, un libertarien de 25 ans, a remporté sa bataille judiciaire entamée en 2013, alors que le personnage avait mis en ligne les plans du Liberator, le premier pistolet fonctionnel à réaliser avec une imprimante 3D : il s’agissait d’une reproduction d’un colt 45 en plastique ABS (seul le percuteur était en métal afin que l’appareil reste détectable dans les aéroports, entre autres). »

« « Je trouve que c’est vraiment une grande chose », dit Wilson à Wired. « Cela deviendra une partie irrévocable de la vie politique : les armes sont téléchargeables, et c’est ce que nous avons contribué à faire », poursuit-il. Son objectif est de prouver que le contrôle des armes est inutile puisqu’elles sont accessibles depuis internet. »

 

https://www.journaldugeek.com/2018/07/14/justice-americaine-autorise-distribution-de-modeles-3d-darmes/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeJournalDuGeek+(le+Journal+du+Geek)

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Je met ici, car ça a très largement dépassé le stade des criailleries.
EDIT3 : grilled  par @hadriel :tongue:

Rappel des épisodes précédents de 24h chrono, pardon du RussiaGate

  • Comme prévu, Trump a maintenu son tête à tête intime avec Poutine (sans témoin sauf les traducteurs), malgré les inculpations de 12 agents russes pour ingérence dans les élections US (et 29 pages de preuves) ...
  • Pendant la conférence de presse jointe (de 38 mn, vidéo ici de France 24), Trump a consacré au moins la moitié à nier (en choeur avec Poutine) toutes les accusations d'espionnage, influence, collusion, de pipigate, et à taper sur Hillary, un serveur mail, le procureur Mueller et Obama et les démocrates :rolleyes:.
    Et il dit croire plus Poutine que ses SR ... (au moins, il est constant sur ce point, depuis 18 mois).
    EDIT2: Ah, et il ne voit aucune raison pour la Russie de s'ingérer dans les élections US :rolleyes:
    (autrement, la conférence commençait plutôt assez "dignement" , parlant de syrie, contrôle des arsenaux nucléaires, etc.)
  • Condamnation des élus démocrates, et faible rappel à l'ordre du GOP
    (Ah, et même certains présentateurs de Fox News auraient désapprouvé....)
  • Les SR US (par la voix de Dan Coates, choisi par Trump) maintiennent leurs conclusions sur l'ingérence russe.
    Et on se demande qui va démissionner ce soir...

"Réponse" du FBI et du DOJ: (et gros badaboum)
(ce n'est pas Mueller qui a fait l'arrestation...)

On vient d'apprendre qu'une citoyenne russe a été arrêtée (hier) aux USA justement sur l'accusation de faire de l'influence/ingérence russe dans les institutions US... et sans être déclarée comme lobbyiste (ou ambassadeur ou espion)...
Son histoire est déjà connue de longue date pour ceux qui ont suivi l'enquête de l'influence russe.

C'est Maria Butina, une lobbyiste pro-russe, pro-gun qui avait tenté 2 fois d'organiser des rencontres Poutine / Trump (et des "back channel") pendant la campagne électorale.
Alexander Torshin et elle sont soupçonnés d'avoir transféré 30M$ à la NRA pour financer la campagne deTrump.
Accessoirement, c'est une (fausse) rousse assez ... euh convainquante (toute ressemblance avec Anna Chapman, une espionne russe n'est que pure coincidence :tongue:)

Pour les chauds lapin, ouvrez le spoiler (montage):

Révélation

170222-mak-Maria-Butina-tease_q8wusw.jpg

https://www.motherjones.com/politics/2018/03/trump-russia-nra-connection-maria-butina-alexander-torshin-guns/
https://www.propublica.org/article/russian-politician-who-reportedly-sent-millions-to-nra-has-long-history-in-spain
https://www.thedailybeast.com/the-kremlin-and-gop-have-a-new-friendand-boy-does-she-love-guns

Sources:

(il y aurait une des dizaines de tentatives de contacts russes pendant la campagne, chacune avec des couvertures de déni plausible... bref, des couvertures de barbouze)

 


La suite ?

Franchement, je n'en ai aucune idée.

Sans la conférence de presse (assez épique), j'aurais parié à 99% que le GOP n'aurait rien fait de concret (midterms, la base Trump, crainte de la vague démocrate).

Là, Trump a quand même poussé le bouchon assez loin.
(les réactions de Fox News, ou même de Abby Huntsman sont ... éloquentes)

Mais si le GOP ne fait rien, alors il est probable qu'il y ait des démissions en cascade (ou purge) des SR, de la justice et du FBI.
Dans tous les cas, c'était un excellent week-end pour Poutine , qui a gagné sur tous les plans...

(et même si Trump se faisait destituer (perspective ultra lointaine), les divisions et clivages US eux se sont aggravé. Et c'est tout bénéfice pour lui)


 

Citation

Je note que Mueller a attendu que Trump soit parti en Europe, et 3 jours avant la rencontre avec Poutine pour larguer son badaboum. :tongue:
A mon avis, cela n'aura pas grand effet sur Trump

Une précision
A noter que la justice US a briefé Trump sur les inculpations du GRU avant son départ en voyage (pour "casser" l'OTAN et T.May et Merkel), .
Il savait depuis 10 jours ce qui allait tomber.... Et il l'a superbement ignoré.

Bref, le monde devient dingue...

Modifié par rogue0
edit : formatage, précisions
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On va finir par arriver à la saison de Homeland où POTUS fait arrêter les membres de ses propres services secrets. Rock'n roll !

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Le 09/07/2018 à 23:10, Tancrède a dit :

Le récent développement du groupe Sinclair (la plus grande concentration de chaînes locales aux USA, désormais assez dominante sur le marché) redonne un peu de punch à la droite, et cela se couple avec d'autres formes de "médias" au sens large (églises, congrégations et communautés religieuses, communautés civiques plus actives à droite....),

Petit revers pour le développement explosif du groupe media Sinclair (très conservateur, ouvertement trumpiste).

Ajit Pai, le président de la FCC (qui avait déjà enterré la neutralité du net) a soudainement été pris de violents doutes sur la méga-fusion de Sinclair avec Tribune (42 chaines locales de plus ... lui donnant accès à 75% des foyers US).
Il a donc consigné le dossier à une revue administrative en profondeur (apparemment, souvent un discret enterrement du dossier).

Il est vaguement possible :dry: que ses doutes / remords soient liés à une enquête interne à la FCC pour favoritisme flagrant en faveur de Sinclair (comme la levée accélérée de tous les règlements bloquant la fusion, comme l'interdiction à un média d'avoir plus de 39% de part de marché US...)

https://www.politico.com/story/2018/07/16/fcc-sends-sinclair-mega-deal-to-likely-doom-722423

Prochain épisode quand Sinclair ira se plaindre à Trump de ce scandaleux obstructionnisme contre la parole divine :rolleyes:

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A propos de la Grande Réforme Fiscale de Trump (celle censée garantir la victoire aux midterms) :

Un forumeur avait déjà posté les profonds doutes sur la réalité des annonces tonitruantes des primes qui allaient être redistribuées vers le travailleur moyen (comme 2000$ de wall-mart ... mais seulement à ceux qui ont 20 ans d'ancienneté...).

J'attendais une vision plus globale et systématique, qui vient de tomber :

Un observatoire des salaires US
montre ... une baisse de 1% en absolu des salaires US (primes et variable compris) au 2e trimestre 2018 (comparé au Q1 2018) (post réforme fiscale).
Et c'est pire en comptant l'inflation.

Mais où est passé tout cet argent ?
En rachat d'action : 700G$ depuis le début d'années ...
https://www.cbsnews.com/news/worker-wages-drop-while-companies-spend-billions-to-boost-stocks/

(ça n'a pas l'air d'être un think tank démocrate, plutôt une solution de paye utilisé par des RH de grands groupes...)
https://www.payscale.com/payscale-index/compensation-trends-methodology (méthodo pour les statisticiens)

 

Bref, pour gagner les midterms, y a plus que 3 messages à matraquer (à part la menace du retour d'Hillary et les media fake news  :dry:).
Le danger des immigrés, l'immense danger des sangsues étrangères (dans l'ordre l'OTAN, l'UE et la Chine, et pas du tout la Russie :dry:), puis l'économie...
(notez qu'il n'y a plus de tweet sur les cours de la bourse, qui a clairement atteint un plateau)...

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:laugh:

"La « faiblesse » de Trump face à Poutine scandalise jusque dans les rangs républicains"

Citation

Les réactions n’ont pas tardé à fuser, chez les politiques américains, après les propos tenus par Donald Trump lors du sommet d’Helsinki, lundi 16 juillet. Le président des Etats-Unis a obstinément refusé de condamner Moscou pour l’ingérence dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Il a opté pour un ton résolument conciliant avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

 

Citation

Le chef de l’opposition démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer (Etat de New York), a accusé le président américain de s’être montré « irréfléchi, dangereux et faible » face à Vladimir Poutine. « La Maison Blanche est maintenant confrontée à une seule, sinistre question : qu’est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des Etats-Unis, a-t-il écrit sur Twitter après la conférence de presse commune des deux dirigeants dans la capitale finlandaise. Des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump. »

 

Citation

A Helsinki, le locataire de la Maison Blanche s’en est notamment pris à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle qui l’a porté au pouvoir, et il a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

 

Citation

« Erreur tragique »

« Dans toute l’histoire de notre pays, les Américains n’avaient jamais vu un président des Etats-Unis soutenir un adversaire de l’Amérique comme Donald Trump vient de soutenir le président Poutine », a déploré Chuck Schumer. Et d’estimer :

« Pour le président des Etats-Unis, être du côté du président Poutine contre les forces de l’ordre américaines, les responsables américains de la défense et les agences américaines du renseignement est irréfléchi, dangereux et faible. »

La conférence de presse commune de Donald Trump et Vladimir Poutine a été « un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine », a renchéri le sénateur républicain John McCain (Arizona). « Il est clair que le sommet d’Helsinki est une erreur tragique », a ajouté dans un communiqué l’élu de 81 ans qui a exprimé publiquement son désaccord avec le président Trump à plusieurs reprises par le passé.

 

Citation

Le chef de file des républicains au Congrès des Etats-Unis, Paul Ryan, a quant à lui appelé Donald Trump à « réaliser que la Russie n’est pas notre alliée ». « Il n’y a pas moralement d’équivalence entre les Etats-Unis et la Russie, [un pays] qui demeure hostile à nos idéaux et à nos valeurs fondamentales », a-t-il dit.

Trump tente d’éteindre l’incendie

Le directeur du renseignement américain, Dan Coats, a lui aussi réagi, défendant les évaluations « claires » de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

Tentant d’éteindre l’incendie, Donald Trump a réagi sur Twitter, disant avoir une « immense confiance »dans le renseignement américain : « Comme je l’ai dit aujourd’hui et à plusieurs reprises auparavant, j’ai une IMMENSE confiance dans MES agents du renseignement. Toutefois, je dois aussi reconnaître qu’afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé – [la Russie et les Etats-Unis] étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre ! »

Ben voyons ...

https://mobile.lemonde.fr/donald-trump/article/2018/07/16/trump-face-a-poutine-un-des-pires-moments-de-l-histoire-de-la-presidence-americaine_5332399_4853715.html?xtref=https://www.google.com/

Modifié par jojo (lo savoyârd)

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« Toutefois, je dois aussi reconnaître qu’afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé – [la Russie et les Etats-Unis] étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre ! » »

 

Comme je le disais sur le fil Otan, il veut trancher le noeud gordien.

Maintenant, il le fait d’une telle manière que ça passe pour un aveu de faiblesse aux yeux des américains.

 

Quoi qu’il en soit s’il persiste dans cette voie d’une vraie normalisation des relations avec la Russie, ça va modifier en profondeur pas mal d’équilibres, de l’Otan à l’Opep en passant par ses soutiens à certains pays européens et à la Syrie. Je maintiens que les USA se désengageront totalement de la question ukrainienne, pour laisser tout ça sur les bras de l’Europe.

Quant aux questions iranienne et turque, elles devraient rester des points de friction.

Si vraiment sa démarche aboutit durablement, on pourrait peut-être se retrouver avec des changements d’équilibre de même ampleur que lors de la chute du Mur... (Sans parler de l’évolution des mentalités, qui devrait prendre une bonne génération au moins), pour peu que les américains n’aient pas le sentiment de « capituler » face aux russes.

 

Pour le complexe militaro-industriel, ça ne devrait pas changer grand-chose, ils ont une nouvelle locomotive à financements avec la Chine.

Modifié par TarpTent
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Il y a 3 heures, TarpTent a dit :

« Toutefois, je dois aussi reconnaître qu’afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé – [la Russie et les Etats-Unis] étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre ! » »

La dernière fois qu'un président a choqué l'establishment américain en se montrant conciliant avec les Russes, c'était avec Reagan :

https://foreignpolicy.com/2010/06/07/think-again-ronald-reagan/ (7 juin 2010)

Reagan a commencé à abandonner sa position anti-soviétique dure à la fin de 1983, 18 mois avant que Gorbatchev ne prenne le pouvoir. L'une des raisons en était la politique intérieure. (...). Le soutien public aux dépenses de défense a chuté, et la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un gel de la production d'armes nucléaires.

Craignant que ces tendances pacifiques puissent menacer la réélection de Reagan, le chef d'état-major de la Maison-Blanche James Baker a poussé Reagan à faire une ouverture aux Soviétiques, une suggestion soutenue par Shultz, qui était impatient de reprendre les pourparlers sur les armes.

Leur effort a coïncidé avec un changement chez Reagan, qui a longtemps été marqué par une véritable terreur de la guerre nucléaire, reflétée dans sa croyance vieille de plusieurs décennies - souvent ignorée par ses partisans de droite - que les armes nucléaires devraient finalement être abolies. La terreur avait ses racines, comme beaucoup d'inclinations de Reagan, dans le cinéma. Selon Colin Powell, conseiller à la sécurité nationale de 1987 à 1989, Reagan avait été profondément affecté par le film The Day the Earth Stood Still de 1951.

En janvier 1984, il a dit au pays que "mon rêve est de voir le jour où les armes nucléaires seront bannies de la surface de la Terre". En été, il avait en grande partie supprimé les conditions préalables à la rencontre avec les dirigeants soviétiques, et en septembre, le magazine Time a rapporté qu'il avait dit au ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko que les États-Unis "respectent le statut de superpuissance de l'Union soviétique et ne souhaitent pas changer son système social".

En mars 1985, quelques heures après la sélection de Gorbatchev, Reagan l'invita à un sommet sans conditions préalables. La même année, il a renversé la ligne dure de l'administration et a discrètement mis au rebut certains sous-marins plus anciens afin que les États-Unis ne violent pas le traité SALT II jamais ratifié et ne mettent pas ainsi le Kremlin en colère.

Lorsqu'ils se sont rencontrés à Genève, en novembre, Reagan a chuchoté à Gorbatchev : "Je parie que les extrémistes de nos deux pays saignent quand nous nous serrons la main". Une première réunion prévue pour durer 15 minutes a duré cinq heures.

En 1988, bien que l'Union soviétique n'ait pas encore libéré l'Europe de l'Est de son emprise, Reagan niait explicitement que l'Union soviétique constituait toujours un "empire du mal" et avait commencé à appeler Gorbatchev "mon ami".

Dès 1982, après que Reagan s'est opposé à Israël, a refusé d'envoyer des troupes américaines en Amérique centrale et a refusé de couper les prêts occidentaux à la Pologne communiste, Norman Podhoretz a déclaré dans Commentary que les néoconservateurs "s'enfonçaient dans un état de quasi-désespoir politique".

En 1986, alors que Reagan n'annule pas son deuxième sommet avec Gorbatchev malgré l'emprisonnement d'un journaliste américain à Moscou, Podhoretz l'accuse d'avoir " fait honte à lui-même et au pays " dans son "  lâche empressement " à céder l'arsenal nucléaire. Le chroniqueur du Washington Post, George Will, a déclaré que l'administration s'était dégonflée "comme un ballon perforé". Lorsque Reagan a signé le Traité INF, la plupart des républicains qui rivalisaient pour lui succéder se sont manifestés dans l'opposition. Les dirigeants conservateurs de la base ont créé l'Alliance contre l'apaisement pour s'opposer à la ratification et ont publié des annonces dans les journaux comparant Gorbatchev à Hitler et Reagan à Neville Chamberlain.

 

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Il y a 5 heures, jojo (lo savoyârd) a dit :

:laugh:

"La « faiblesse » de Trump face à Poutine scandalise jusque dans les rangs républicains"

On a pu dire que la russophobie était à peu près le seul sujet qui unisse les Congressmen démocrates et républicains.

C'est une exagération certes, mais :happy: ...

Cela dit, sur le fond Trump a entièrement raison. Il n'est pas dans les intérêts des Etats-Unis de continuer à pousser la Russie dans les bras de la Chine, comme Obama l'a imprudemment fait par emportement idéologique. La Chine étant la puissance montante, la seule qui menace le statut de première puissance des Etats-Unis, c'est leur intérêt de trouver des accommodements avec toutes les autres puissances afin de les éloigner de celle-là.

Je recommande cet article où l'on peut sans doute chipoter quelques détails mais qui est tout à fait juste sur le fond

Once Again, President Trump Is Magnificently Right—This Time About Russia

Citation

President Trump offended the entire political spectrum with a tweet this morning blaming the U.S. for poor relations with Russia. “Our relationship with Russia has NEVER been worse thanks to many years of U.S. foolishness and stupidity,” the president said, and he is entirely correct. By this I do not mean to say that Russia is a beneficent actor in world affairs or that President Putin is an admirable world leader. Nonetheless, the president displayed both perspicacity and political courage when he pointed the finger at the United States for mismanaging the relationship with Russia.

(...) The United States supported the 2014 Maidan uprising in Ukraine and the overthrow of the Yanukovych government in the hope of repeating the exercise in Moscow sometime later. Then-Assistant Secretary of State Victoria Nuland pulled whatever strings America had to replace the feckless and corrupt Victor Yanukovych with a government hostile to the Kremlin. She didn’t say it in so many words, but she hoped the Ukraine coup would lead to the overthrow of Vladimir Putin. Evidently Nuland and her boss, Hillary Clinton, thought that the Ukraine coup would deprive Russia of its Black Sea naval base in Crimea, and did not anticipate that Russia simply would annex an old Russian province that belonged to Ukraine by historical accident. At the time, liberal opinion evanesced with the notion that Moscow would follow Maidan.

(...) As I wrote in Asia Times a decade ago, “On the night of November 22, 2004, then-Russian president - now premier - Vladimir Putin watched the television news in his dacha near Moscow. People who were with Putin that night report his anger and disbelief at the unfolding 'Orange' revolution in Ukraine. ‘They lied to me,’ Putin said bitterly of the United States. ‘I'll never trust them again.’ The Russians still can't fathom why the West threw over a potential strategic alliance for Ukraine. They underestimate the stupidity of the West."

(...) Russia is a brutal country that always has been governed by brutal men. No-one talks about Ivan the Reasonable. Compared to Peter the Great or Alexander II, let alone Stalin or Ivan the Terrible, Putin is one of Russia’s gentler heads of state.

(...) The Chinese and Russians (and most of the rest of the world) simply cannot process the notion that the United States is run by clueless amateurs who stumble from one half-baked initiative to another, with no overall plan

(...) If they want a different sort of government, let them establish one; what sort of government they prefer is not the business of the United States. America’s attempt to shape Russia’s destiny, starting with the Clinton administration’s sponsorship of the feckless, drunk and corrupt Boris Yeltsin, had baleful results. So did the State Department’s attempt to manipulate events in Ukraine in 2004 and 2014.

 

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Sauf que Trump vomit sur tous les partenaires potentiels SAUF la Russie. Même en étant sain d'esprit, ce que je ne suis pas, il y a quand même quelque chose qui ne va pas. D'autant plus que Poutine n'a absolument AUCUNE envie de se mettre à dos la Chine.

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Bon le bilan de ce sommet c'est que Poutine a hypnotisé Trump (Aie confiance...crooaa en moa) grâce à ses yeux démoniaques qui dévoilent le marteau et la faucille subliminales) ce qui augure tout de bon pour les prochaines élections...

 

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Messieurs, messieurs, déplaçons ceci dans le topic des crialleries s'il vous plaît: à moins que quelque chose ne soit réellement décidé et ne rentre dans le marbre, changeant la politique, l'économie, la société ou la posture internationale US, je ne pense pas que cela aie sa place ici, surtout dans le cas de Trump, qui dit tout et son contraire dans la même seconde, va dans une direction puis dans l'opposé dans la même phrase, forçant la scène politique et médiatique US à aller dans tous les sens et à hurler au scandale à chaque minute. 

Sur ce topic, cela ne fait que du remplissage sans grand objet. 

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12 minutes ago, kalligator said:

Tancrède : si on met toutes les c...ries de DT dans le fil pinailleries que va-t-il rester dans le fil sérieux ?

C'est précisément ce pourquoi le fil criailleries a été créé: éviter de parler de Trump autant que possible, parce que c'est un trou sans fond :rolleyes:

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il y a 32 minutes, Gibbs le Cajun a dit :

Compliqué comme situation :

 

Deux aspects qui questionnent dans ce post. Il y a d'une part la problématique du financement du système de soins. Il y a ensuite le système d'attribution de droits qui repose sur le ménage et non pas sur l'individu. Personnellement, je n'ai jamais compris pourquoi on serait censés payer moins d'impôts lorsque mariés ou pacsés et inversement pourquoi l'on devrait se voir réduit l'accès à certaines protections sociales lorsque réunis en mariage ou concubinage. Surtout que cela légitime ensuite les autorités étatiques dans leur entreprise de vérifications d'aspects étant tout à fait du registre de la vie privée : quel boulot de c** que d'aller vérifier s'il y a bien une relation particulière entre un homme et une femme, ou même entre un homme et un homme ou une femme et une femme, plutôt qu'une simple cohabitation... pour pouvoir attribuer/refuser une aide particulière.

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Il y a 2 heures, Tancrède a dit :

Messieurs, messieurs, déplaçons ceci dans le topic des crialleries s'il vous plaît: à moins que quelque chose ne soit réellement décidé et ne rentre dans le marbre, changeant la politique, l'économie, la société ou la posture internationale US

Je suis en partie d'accord avec monsieur (qui a dit pour une fois ?:tongue:).

Au vu des réactions du GOP cette nuit, on en revient au script : il ne devrait rien se passer pour recadrer Trump, à 4 mois des midterms.

Donc pour la suite, RDV dans les fils criailleries, et politique étrangère US (car malgré ses girouettes, il n'a jamais dévié de ses croyances/lubies profondes, et commence à les imposer : faire sauter l'OTAN, faire raquer ses "alliés", etc).

En partie, parce que c'était quand même un jalon important.

  • Après Charlottesville, ce n'était plus possible de nier (même pour ses soutiens) que Trump est proche des suprémacistes blancs.
  • Après Helsinki, ce n'est plus possible de nier (même pour Fox) qu'il est de facto "Putin's bitch"...
    C'est rare de voir les gens se demander ouvertement pour quel pays il travaille vraiment ...:dry:
    Et renommer le sommet en "Treason Summit"

Une dernière pour finir :

Apparemment, après le sommet, POTUS était tout content, et n'a pas compris l'avalanche de critiques avant plusieurs heures...
https://edition.cnn.com/2018/07/17/politics/white-house-mood-donald-trump-vladimir-putin-news-conference/index.html
EDIT2: selon la Maison Blanche (mode damage control), la conférence de presse n'était pas du tout censée se passer comme ça...
Qui aurait préparé 100 pages de briefing pour négocier avec fermeté avec les russes, totalement oubliées: https://t.co/gaIzqGwKuZ

La suite sur les fils criailleries et politique étrangère...

Modifié par rogue0

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il y a une heure, Skw a dit :

Deux aspects qui questionnent dans ce post. Il y a d'une part la problématique du financement du système de soins. Il y a ensuite le système d'attribution de droits qui repose sur le ménage et non pas sur l'individu. Personnellement, je n'ai jamais compris pourquoi on serait censés payer moins d'impôts lorsque mariés ou pacsés et inversement pourquoi l'on devrait se voir réduit l'accès à certaines protections sociales lorsque réunis en mariage ou concubinage. Surtout que cela légitime ensuite les autorités étatiques dans leur entreprise de vérifications d'aspects étant tout à fait du registre de la vie privée : quel boulot de c** que d'aller vérifier s'il y a bien une relation particulière entre un homme et une femme, ou même entre un homme et un homme ou une femme et une femme, plutôt qu'une simple cohabitation... pour pouvoir attribuer/refuser une aide particulière.

Oui c'est très perturbant. 

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