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Il m'a l'air très bien ce Brown, allez on le valide.

Dans 1 an et demi, il devient POTUS, suite à la tentative d'impeachement d'Hilary qui a malencontreusement allumé un cigare d'un jeune stagiaire, les Républicains ont tout fait pour destituer la Cougar Presidente, le parti démocrate à pousser Hilary à renoncer à son mandat, et l'étoile montante Brown a été nommé.

 

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Une dernière remarque sur Clinton, qui pose problème à nombre de commentateurs et à beaucoup d'électeurs démocrates: les Etats qu'elle emporte nettement sont les Etats du vieux sud, qui sont son bastion, celui qui lui permet de se créer une telle marge d'avance.... Mais ce sont aussi essentiellement des Etats qui ne voteront jamais démocrate pendant une générale (à moins pour certains d'entre eux d'une participation autrement plus importante que tout ce qui peut être prévisible.... Surtout avec une candidate qui, comme Clinton, ne fait pas radiner les foules), ce qui est un handicap dans une élection américaine qui, rappelons-le, n'est pas une élection directe: les Américains élisent des grands électeurs (un "electoral college") dans chaque Etat, qui éliront eux le président, et dans la quasi-totalité des Etats, le système d'élection de ces grands électeurs est un "winner takes all system", le Maine et le Nebraska étant plus nuancés, établissant une "proportionnelle à bonus" pour le vainqueur (un petit surplus d'électeurs pour le vainqueur, le reste étant à la proportionnelle entre les districts). 

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Il y a 21 heures, Boule75 a dit :

Dis donc, toi : les retraités "ne faussent pas les stats" sur le chômage : ils ne cherchent plus de boulot, donc ils ne sont plus chômeurs !! Sinon il faudrait considérer que... les morts, eux-même, faussent les stats, et pas qu'un peu en cumulé !

Les retraités non, mais le baby boom qui arrive à la retraite oui. Plus de sortant que d'entrant, donc baisse "mécanique" du chomage.

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/papy-boom-la-courbe-du-chomage-va-t-elle-s-inverser-grace-aux-retraites_1675443.html

Edited by LeCassandre

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Une statistique issue du Mississipi qui illustre l'électorat trumpiste hier soir, dans ses motivations et caractéristiques électorales "primales". Le sondage (MSNBC) définit la proportion de gens s'identifiant ainsi qui votent Trump:
- rejet en bloc de l'establishment et de tout ce qui s'y apparente: 67%
- en colère avec Washington (pris comme un tout): 58%
- se définissant comme modérés ou "liberals": 55% (!!!!!)
- revenus inférieurs à 50 000 dollars/an: 51%

Une chose semble donc sûre, au moins pour le Mississipi: Trump réussit plutôt mieux que Sanders à rallier les gens modestes et/ou en colère qui votent (ce dernier point étant la plus grande nuance à avoir, vu l'abstention, surtout dans le bas de la pyramide socio-économique, aux USA). 

 

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Glâné dans les diaporamas de Politico :

http://www.politico.com/magazine/gallery/2013/12/chelseas-other-half-000010?slide=4 (12 avril 2013)

Une alliance encombrante : le mariage en 2010 de Chelsea Clinton avec Marc Mezvinsky, fils de Marjorie Margolies, anciennement représentante démocrate de Pennsylvanie et de Ed Mezvinsky, anciennement représentant démocrate de l'Iowa reconverti dans les affaires :

En 2000, Margolies était en campagne pour devenir sénatrice lorsque les ennuis dans les affaires de son mari le forcèrent lui à se déclarer en faillite et elle à renoncer à sa candidature. Une année plus tard, Mezvinsky avait été accusé d'avoir volé 10 millions à des investisseurs crédules, dont sa belle-mère âgée de 86 ans. En 2003, Mezvinsky a plaidé coupable de 31 chefs d'inculpation de fraude bancaire, postale et télégraphique, mais pas avant que le couple n'eut fait un procès au médecin qui avait prescrit à Mezvinsky des médicaments pour la malaria qui, d'après eux, avaient dérangé son cerveau.

http://www.politico.com/magazine/gallery/2015/04/inside-the-clintons-haiti-000148?slide=0 (26 avril 2015)

Un autre genre de promoteur immobilier : la Fondation Clinton dans le Haïti post-tremblement de terre de 2010. Des réalisations spectaculaires... ou pas.

http://www.politico.com/magazine/story/2015/09/hillary-clinton-email-213110 (2 septembre 2015)

Juste après la catastrophe, tandis que les quartiers étaient des amas de ruines, que les habitants ruisselaient sous des bâches, le consensus - à l'extérieur d'Haïti était que l'« invasion compassionnelle » (selon le magazine Time) avait été « très largement un succès » (Los Angeles Times), offrant davantage la preuve « qu'aux moments critiques de l'histoire de l'humanité... les États-Unis sont, en fait, la nation indispensable » (Expresso, Portugal).

Ainsi que les dernières livraisons par le Département d'État des courriels personnels d'Hillary Clinton ont révélé, cette perception n'était pas accidentelle. « Nous avons mené une campagne très réussie contre le traitement médiatique négatif de notre engagement à Haiti, écrit le 26 février 2010 Judith McHale, sous-secrétaire d'État à la diplomatie publique et aux affaires publiques ».

Mais une personne encore plus proche de la Secrétaire d'État chantait un tout autre refrain, très très discrètement. Le 22 février, après une visiste de quatre jours dans la zone dévastée, Chelsea Clinton signa un mémoire de sept pages adressé à "Papa, Maman" et adressé en copie à leurs collaborateurs en chef. Ce E-mail raconte une histoire ininterrompue des marques sans équivalent de pouvoir et de réseau d'informateurs forgées par la famille Clinton à Haiti et autour du monde, et de la manière typiquement clintonienne avec laquelle ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.

http://www.politico.com/magazine/story/2016/02/chelsea-clinton-press-213596 (5 février 2016)

Il est temps que l'indulgence de la presse à l'égard de Chelsea Clinton cesse. Pourquoi la presse traite-t-elle un agent politique de 35 ans, fortuné, comme un gamin de la Maison Blanche ?

https://www.washingtonpost.com/politics/role-of-hillary-clintons-brother-in-haiti-gold-mine-raises-eyebrows/2015/03/20/c8b6e3bc-cc05-11e4-a2a7-9517a3a70506_story.html (20 mars 2015)

Il a été révélé que Tony Rodham, le frère d'Hillary Clinton, avait été nommé au conseil d'administration de VCS Mining, la compagnie minière américaine qui a obtenu en 2012 les premiers permis d'exploitation de mines d'or à Haïti depuis 50 ans.

http://www.thenation.com/article/donald-trump-is-alienating-neoconservatives-and-anti-war-democrats-should-worry/ (7 mars 2016)

Contraste entre Trump, qui critique Obama, mais modérément, et Cruz, déchaîné, sur l'Iran :

Cruz, été 2015 : [si l'accord sur le nucléaire iranien est mis en oeuvre] "des Américains vont mourir, des Israéliens vont mourir, des Européens vont mourir".

Trump, février 2016 : "permettez-moi d'être une sorte de gars neutre. Plein de gens ont été descendus en flammes en essayant de passer cet accord ["deal" mot clé omniprésent dans la rhétorique trumpienne], donc je ne veux pas dire à qui revient la faute. Je ne pense pas que ce soit constructif".

Edited by Wallaby

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

Hillary Clinton a fait un pas en direction du protectionnisme en publiant un article fin février dans lequel elle dit "la Chine, le Japon et d'autres économies asiatiques maintiennent leurs marchandises à un prix bas pendant des années en faisant baisser la valeur de leur monnaie" et ajoute que les Etats-Unis devraient envisager "de nouveaux remèdes tels que des tarifs douaniers".

Loin de moi l'idée d'insulter notre président en le comparant à Hillary Clinton - lui du moins ne semble pas avoir été démesurément enrichi par son activité politique - mais ce genre de déclaration me rappelle un certain candidat qui déclarait "mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance".

En campagne, naturellement. Une fois élu, c'est différent. Les idées, les fidélités et les orientations fondamentales d'un politicien ne changent pas du fait de ce qu'il a pu dire pour se faire élire, parce qu'il l'a estimé expédient et utile d'un point de vue publicitaire.

Qui prendra ces déclarations de Clinton au sérieux montrera une naïveté assez confondante.

 

Il y a 2 heures, vincenzo a dit :

la tentative d'impeachement d'Hilary qui a malencontreusement allumé un cigare d'un jeune stagiaire, les Républicains ont tout fait pour destituer la Cougar Presidente

Rôoooh... :laugh:

 

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Comme j'avais du l'écrire il y a quelques mois, le discours de Trump peut rassembler des gens indépendants et libéraux et les derniers Etats le montrent. Certaines de ces personnalités le soutiennent.

Le revirement de Clinton sur le protectionnisme n'est que le énième du genre. Ça ne convainc personne mais elle doit apparemment sentir qu'il faut qu'elle sorte ça pour limiter les dégâts face à Sanders puis Trump à la générale.

Bon j'avais dit que Carson abandonnerait après le super tuesday, ce fut le cas. Kasich j'étais pas sûr. A mon avis il va abandonner après l'Ohio si il perd (pas sûr) mais il n'ira pas trop loin de toute façon. Rubio devrait perdre la Floride face à Trump.

Je ne crois pas tellement à la convention chienlit au final. Rubio fait des scores franchement passables. Une fois le mano à mano Cruz-Trump celui-ci devrait pouvoir obtenir ses délégués. 

Au sujet des ragots de couloir, perso ça ne m'étonnerait pas que rubio tâte de la coco. il vient de miami, son beau-frère est un ex-dealer de coke, toujours à 100%, comportement de "Robot rubio". Les remarques fréquentes de Trump sur le fait qu'il a toujours soif est un clin d'oeil je pense à ce ragot un peu colporté partout. A prendre au second degré avec la pub sur l'industrie du sucre de tout à l'heure lol.

Edited by gerole

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Il y a 6 heures, Tancrède a dit :

Sinon, à un moment où la victoire de Clinton dans les primaires ne semble plus faire beaucoup de doutes, la question se pose quand à l'identité de son futur co-listier (ou de sa future co-listière), et plus Sander réussira à se maintenir dans la course et à empêcher l'ex-Première Dame d'obtenir des marges importantes hors du Vieux Sud, plus elle se posera dans les termes qui sont venus à dominer depuis maintenant un moment: la tendance "liberal" et "progressive" se fait entendre pendant ces primaires, et elle le fait lourdement, semblant par ailleurs la seule à attirer de nouveaux électeurs et à mobiliser la jeunesse côté démocrate. La dérive centre droit du parti semble donc désormais rencontrer un obstacle, comme en atteste le virage à gauche de la campagne Clinton depuis maintenant un bon moment, si bien que son image de faucon, voire de "blue dog" (les démocrates ayant pas mal d'opinions normalement plus présentes chez les républicains, notamment sur les armes à feu, la réglementation financière et les énergies fossiles), a de plus en plus besoin, malgré ses changements de positions, d'une garantie de gauche. Des noms se sont donc mis à circuler pour la 2nde place sur le ticket démocrate: Sanders lui-même (quoique le facteur de l'âge pour le président de rechange puisse jouer), Elizabeth Warren, et celui qui semble le mieux politiquement placé, Sherrod Brown, très populaire et très enraciné sénateur de l'Ohio (malgré l'évolution de cet Etat vers un plus grand conservatisme), classé comme l'un des parlementaires les plus "liberals" et proche de Sanders, qui a coché toutes les bonnes cases (voté contre la guerre en Irak, opposé aux grands accords de libre-échange, déconcentrer le secteur bancaire et réétablir une séparation façon Glass-Steagall), mais qui est nettement moins abrasif et antagoniste que Sanders, ayant un très bon bilan de législateur à son actif, et une forte réputation "d'arrangeur/accomodeur" au Congrès. Il a une forte crédibilité "working class", surtout dans la rust belt, venant d'un Etat très touché par la désindustrialisation.  Détail plus important encore: c'est un excellent meneur de campagne et débatteur, ce que Clinton n'est apparemment pas: il a battu régulièrement toutes les anticipations dans l'Ohio face aux enragés conservateurs quand ils avaient le vent en poupe et un énorme avantage financier, et beaucoup le voient du coup comme nettement plus capable que Clinton de tenir la dragée haute à un troll comme Trump et à son style d'ignare (maxime du très conservateur William F Buckley: "ne jamais débattre avec un amateur"), parce que Brown sait être agressif et "mâle alpha" dans une situation de débat dur qui tourne à la foire d'empoigne. Détail additionnel qui compte aux USA: sa femme, Connie Schultz, est une journaliste de renom, mais aussi un personnage "politique" très efficace, excellente en campagne. 

 

Il a vraiment du pouvoir, le vice-président? Mis à part les accidents de parcours genre Cheney, j'ai l'impression que tant que le président est valide il sert surtout à décorer.

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57 minutes ago, hadriel said:

Il a vraiment du pouvoir, le vice-président? Mis à part les accidents de parcours genre Cheney, j'ai l'impression que tant que le président est valide il sert surtout à décorer.

Il y en a qui en ont, d'autres pas beaucoup. De par son poste, le vice-président n'a pas vraiment de pouvoir, sauf à être la voix qui tranche au Sénat, dont il est par statut le Speaker, en cas de vote partagé, ce qui en soi n'est pas forcément négligeable. La différence entre un vice-président potiche et un vice-président qui pèse réside dans l'identité du personnage, donc en son poids politique personnel (celui qu'il a non par position, mais par lui-même: charisme, savoir-faire, carnet d'adresse, "capital politique" acquis, accès, capacité à rassembler des élus et/ou des électeurs, savoir....). Joe Biden a été un vice-président très actif parce que c'est un excellent politique, un très bon meneur de campagne, une figure importante sur la côte est, un personnage connu, respecté et très apprécié (dans la population et dans le milieu politico-médiatique, tous bords confondus) et un vieux routier du Parlement. Il a joué un grand rôle pendant ces 8 dernières années, tant sur la scène publique que dans les coulisses du Congrès (au Sénat particulièrement), ou plus simplement à la Maison Blanche où il a été de tous les meetings, participant à la plupart des décisions. 

De plus, souvent, le vice-président est vu comme un futur candidat à la présidence, et/ou quelqu'un qui aura un job important après la vice-présidence, ce qui accroît son influence, sa capacité à se faire écouter, à avoir accès à ce qu'il veut, à rassembler du monde sur son nom: simplement par anticipation. On emploie rarement des gens dont ce sera le dernier taf, ou des figures peu ou pas politiques qu'on remercie de cette façon, et on emploie surtout rarement des abrutis (même Dan Quayle et son QI d'huître était un poids lourd du GOP et pressenti comme le futur leader); il y a une raison pour laquelle une personne est choisie et pas une autre, une raison pour laquelle on parle bien de la 2ème place sur le ticket présidentiel. Le point est qu'on parle nettement plus de poids et d'influence que de pouvoir au sens le plus strict (ergo correspondant à des attributions formelles) pour la personne qui occupe cette position: on prend quelqu'un qui A poids, influence et savoir-faire, qui apporte quelque chose au président/candidat présidentiel, et qui ne le fait pas pour des raisons désintéressées, mais bien parce qu'il a des ambitions que cette position va servir. 

Cette personne est un très mauvais exemple:

Selina_Meyer_-_season_1.jpg

 

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Il y a 17 heures, Tancrède a dit :

Cette personne est un très mauvais exemple

Mais en voici un meilleur :

giphy.gif

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Comme je le disais depuis un bail, le problème de Sanders est qu'il n'est pas assez agressif envers Hillary.

C'est avec plaisir qu'on l'a vu passer à l'attaque hier soir.

Il commence a dire presque ouvertement qu'elle est corrompue.

 

 

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il y a 12 minutes, gerole a dit :

Comme je le disais depuis un bail, le problème de Sanders est qu'il n'est pas assez agressif envers Hillary.

C'est avec plaisir qu'on l'a vu passer à l'attaque hier soir.

Il commence a dire presque ouvertement qu'elle est corrompue.

Non seulement il le dit, non seulement il frappe juste et fort, mais il fait tout cela sans se départir de ses bonnes manières. Il reste un gentleman, comme il convient à tout homme, et encore davantage à un homme politique aspirant à la magistrature suprême de son pays.

Supériorité indéniable sur l'autre candidat américain qui appelle un chat un chat, et la corruption par son nom, c'est-à-dire Donald Trump.

Et le résultat n'en est que plus cinglant.

 

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37 minutes ago, Alexis said:

Non seulement il le dit, non seulement il frappe juste et fort, mais il fait tout cela sans se départir de ses bonnes manières. Il reste un gentleman, comme il convient à tout homme, et encore davantage à un homme politique aspirant à la magistrature suprême de son pays.

Supériorité indéniable sur l'autre candidat américain qui appelle un chat un chat, et la corruption par son nom, c'est-à-dire Donald Trump.

Et le résultat n'en est que plus cinglant.

 

Tu parles que Donald Trump appelle un chat un chat: d'abord, il invente 99% des chats dont il parle, mais surtout, il a été pris en flagrant délit de politiquement correct dans le dernier débat. Lors du (apparemment) très intéressant sujet sur la comparaison de tailles d'extrêmités de toutes sortes, il nomme les mains, mais ne nomme pas l'autre appendice dont il était question: quelle tapette! 

Sinon, on ne peut qu'admirer son culot et sa capacité à dire des trucs hallucinants sans même rougir (enfin sans être plus rougeaud qu'il ne l'est d'habitude) ou changer d'expression, avec le plus grand aplomb: à ce niveau là, "mentir" ou "baratiner" ne sont plus des mots adaptés, il faut quelque chose de nettement plus puissant pour qualifier la chose. En l'occurrence, suite à la très médiatisée sortie en service commandé de Mitt Romney (qui démontre en passant l'absence totale de compréhension et/ou de capacité de réaction de la direction du GOP.... Sérieusement? Romney comme arme offensive efficace?) sur le mensonge que représente le soi-disant génie de Trump en affaires, Trump a fait sa conférence de presse pour y répondre, ce qui pour lui est devenu l'équivalent 3D d'une twitter war: il répond à TOUT, tant il semble susceptible. Romney l'attaque sur le devenir des "Trump steaks", du "Trump wine", de "Trump Air", de "Trump magazine", du "Trump Fund" (fond d'investissement pour "l"élite" lancé..... Fin 2007), de "Trump Water" et de l'extrêmement  controversée "Trump University" (essentiellement une arnaque massive qui a fait 7000 victimes, escroquées de plus de 50 à 60 000 dollars chacunes en moyenne: environs 40 millions au total).... Dans le monde réel, toutes ces entreprises, tous ces projets, ont lamentablement foiré (souvent très vite) et certains ont collé au cul de Trump via les tribunaux (comme c'est encore le cas pour la fausse université). Mais dans le monde de Donald (pas le canard, mais bien l'orange à perruque), ce ne sont que des grands succès dont il a amené des échantillons dans la dite conférence de presse (notamment une pile de steaks à côté de laquelle il se tenait, en proposant à l'audience pour 60 dollars la pièce -ou l'offrant au public en disant qu'ils valaient ça, je suis plus sûr), arguant qu'ils étaient encore tous d'actualité, en activité, se portant extrêmement bien et lui rapportant beaucoup ou rapportant beaucoup à ceux à qui il pouvait avoir vendu (extrêmement bien vendu, ça va sans dire: la preuve, il dit que c'est comme ça). 

Il est aisé de vérifier à quel point ces marques furent une collections de foirades parfois très coûteuses, souvent ridicules, mais toutes mortes et enterrées; le Daily Show s'est particulièrement lâché sur la chose, comme la plupart des comiques ayant un show télé, mais les journalistes n'ont pas trop insisté, voire ont ignoré la chose (et on s'étonne que les Américains s'informent plus sur les comedy shows que dans les journaux télé actuellement, l'esprit critique ayant migré des seconds vers les premiers). Ridiculement facile de vérifier, outrageusement simple de démolir Trump en quelques minutes d'antenne, oui.... Mais c'est précisément ce qui n'est pas fait, alors que, comme sur d'autres sujets, cela permet de démontrer que non seulement il n'est pas qualifié, et qu'il est ridicule (ce dont ses fans et électeurs se tapent), mais surtout qu'il franchit allègrement, massivement et souvent le pas qui sépare le bonimenteur politique du pur arnaqueur...... Mais c'est apparemment un bon arnaqueur, et la classe politique "installée" doit baver de jalousie devant sa capacité à mentir, à raconter des craques dont un pêcheur marseillais n'oserait même pas rêver, et à vendre de la merde couverte de sucre sous le nom de bonbon. Comme certains l'ont déjà dit dans la campagne, le seul précédent de Trump, c'est PT Barnum (le fondateur de la compagnie de cirque du même nom, un personnage haut en couleur).... Je le vois plutôt comme l'enfant caché de PT Barnum et Barry Goldwater, mais bon.... 

Bref, ça donne la nausée.... Heureusement, j'ai ma boîte de Trump Antiemetic; on m'a dit que c'était le meilleur médicament pour absolument tout, et qu'en plus il me rendrait riche.... Pour 500 euros la boîte de 10 cachets, j'ai de la chance. 
img-0039.jpg

Edited by Tancrède
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http://foreignpolicy.com/2013/04/01/the-most-hated-man-in-the-senate/ (1er avril 2013)

Pourquoi Ted Cruz est-il l'homme le plus détesté du Sénat ?

- Il a traité Chuck Hagel et John Kerry, des anciens militaires décorés de "fans moins qu'enthousiastes de l'armée américaine".

- Par le fanatisme de sa lecture fondamentaliste de la constitution, il s'est opposé au président George W. Bush en 2005 sur une affaire de condamné à mort mexicain au Texas où le président voulait qu'on fasse preuve de flexibilité pour améliorer les relations diplomatiques avec le Mexique... et accessoirement respecter le droit international.

- Il s'est présenté directement au poste de sénateur, sans jamais avoir exercé de fonction élective auparavant, en infraction avec le cursus honorum informel qui veut qu'on commence en politique avec un poste électif de moindre importance, typiquement le poste de commissaire foncier du Texas, comme le fait George P., le fils de Jeb Bush.

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Il y a 13 heures, Tancrède a dit :

Tu parles que Donald Trump appelle un chat un chat: d'abord, il invente 99% des chats dont il parle

Les 99% peut-être, mais dans ce cas les 1% qui restent incluent :

- La corruption de la grande majorité des politiques américains et l'influence directrice qu'a sur eux la classe des milliardaires. Clinton naturellement, et les Rubio, Cruz, Bush avec elle. Le seul autre qui le dise, c'est Sanders précisément

- La guerre d'Irak a été une faute stratégique monumentale, et GW Bush a menti pour la déclencher. Oui, ça peut paraître évident, mais là encore inutile d'espérer même le quart de cette franchise de la part d'un autre candidat républicain, et de Clinton non plus. Parmi les candidats encore dans la course, le seul autre à être aussi franc est... de nouveau Sanders

- Les rebelles syriens sont en grande partie des islamistes patentés qui ne sont pas les alliés des Etats-Unis. Espérer d'un autre Républicain, ou de Clinton la va-t-en-guerre qu'ils le reconnaissent... eh bien on attend encore

- L'Arabie saoudite pourrait bien avoir un lien avec le 11 septembre, ce que Trump a dit ouvertement tout en s'engageant en cas d'élection à mettre sur la place publique les 28 pages classées "top secret" du rapport parlementaire sur les attentats de 2001. Je ne suis pas certain que Sanders ait été aussi franc, ce serait à vérifier, même si je trouverais assez vraisemblable que s'il est élu, The Bern lui aussi soit prêt à sortir tout ce qui a été caché dans les placards

Mine de rien, ces différents points reviennent tout de même à une remise en cause d'une part de la corruption structurelle des politiques américains, d'autre part des fondements même de la politique Bush-Obama suite au 11 septembre, désastre qui non seulement a coûté cher aux Etats-Unis, mais qui de plus pourrait bien ne pas être terminé - par exemple si une certaine Hillary C. devait s'installer à la Maison Blanche.

 

Il y a 13 heures, Tancrède a dit :

Dans le monde réel, toutes ces entreprises, tous ces projets, ont lamentablement foiré (souvent très vite) et certains ont collé au cul de Trump via les tribunaux (comme c'est encore le cas pour la fausse université)

Ça, c'est une autre histoire. Et je n'ai pas dit que j'allais prêter de l'argent à Trump, hein... On peut observer les primaires américaines, et tenir quand même un peu à ses sous :happy:

Personnellement je comprends sans difficulté que des Américains puissent juger que la remise en cause dévastatrice par Trump de la corruption politique structurelle et de la politique étrangère post-11 septembre pèse plus lourd que ses divers échecs en affaires et son ego hypersensible.

Avec toutes les limites d'un point de vue extérieur, non américain, en l'occurrence le mien, si le meilleur candidat à la présidence américaine est éliminé par la Harpie, ce qui paraît malheureusement probable, les Américains auront probablement le choix entre :

- Un clown hypersensible, mais relativement honnête - enfin autant qu'un homme d'affaires peut l'être, et surtout mélangeant des propositions absurdes et d'autres qui sont d'excellentes idées, avec la psychologie d'un bulldozer pour les mettre en application, ou faudrait-il dire d'un dynamiteur

- Une politicienne corrompue jusqu'à la moelle, totalement dans la main de la partie parasite de la finance, et par-dessus le marché plus va-t-en-guerre qu'Obama ne l'a jamais été, et moins prudente que GW Bush ne l'était

A leur place, et faute de mieux, je choisirais le clown bulldozer.

 

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18 janvier 2016. Publicité négative d'un comité d'action politique (PAC) pro-Cruz dénonçant l'amitié entre Trump et Bill De Blasio, le maire démocrate de New York.

Ce PAC reproche à Bill de Blasio d'avoir cessé les fouilles inopinées « stop and frisk », ce qui fait à ses yeux de de Blasio le complice des "tueurs de flics" (cop killers). Voir http://www.air-defense.net/forum/topic/11243-usa/?page=75#comment-696671

Il lui reproche sa campagne sur le thème des "villes sanctuaires" : les villes où les sans-papiers ne sont pas arrêtés, et son soutien aux syndicats enseignants.

Edited by Wallaby

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http://edition.cnn.com/2016/01/19/politics/terry-branstad-ted-cruz-defeat/ (19 janvier 2016)

Terry Branstad, le gouverneur républicain de l'Iowa appelle à voter contre Ted Cruz. Pourquoi ? parce que Ted Cruz est opposé aux subventions sur les énergies renouvelables, alors que 47% de la production de maïs de l'Iowa sert à produire de l'éthanol en 2014 (source). Pour Terry Branstad, Ted Cruz représente l'industrie pétrolière du Texas (big oil). Pour les soutiens de Ted Cruz, Branstad représente le lobby de l'éthanol.

http://fortune.com/2016/02/01/ethanol-and-the-iowa-caucus/ (1er février 2016)

En particulier, Ted Cruz veut supprimer la Norme de Carburant Renouvelable qui oblige les fabricants à mettre 10% d'éthanol dans l'essence automobile. Le magazine de gauche Mother Jones a récemment publié un article approuvant la position de Ted Cruz sur l'éthanol : http://www.motherjones.com/environment/2016/01/ted-cruz-iowa-ethanol-climate (26 janvier 2016)

Trump a dit récemment qu'il voulait augmenter l'exigence [c'est à dire la part d'éthanol dans l'essence].

La Norme de Carburant Renouvelable est une création de l'administration George W. Bush.

Des études aboutissent en 2011 à la conclusion que l'éthanol de maïs génère plus de dioxyde carbone que le pétrole.

http://www.pbs.org/newshour/bb/will-ethanol-fuel-caucus-voters-in-corn-country-iowa/ (28 janvier 2016)

Steve King, représentant républicain de l'Iowa, est co-directeur de campagne de la campagne de Ted Cruz. Pourtant, il a promis de combattre Ted Cruz sur la Norme de Carburant Renouvelable si Ted Cruz est élu président.

Edited by Wallaby

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Il y a 16 heures, Tancrède a dit :

(...) Sinon, on ne peut qu'admirer son culot et sa capacité à dire des trucs hallucinants sans même rougir (enfin sans être plus rougeaud qu'il ne l'est d'habitude) ou changer d'expression, avec le plus grand aplomb: à ce niveau là, "mentir" ou "baratiner" ne sont plus des mots adaptés, il faut quelque chose de nettement plus puissant pour qualifier la chose. (...)

Je propose "trumpetter"  :ph34r:

Ok, je ---> 

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2 hours ago, Alexis said:

Les 99% peut-être, mais dans ce cas les 1% qui restent incluent :

- La corruption de la grande majorité des politiques américains et l'influence directrice qu'a sur eux la classe des milliardaires. Clinton naturellement, et les Rubio, Cruz, Bush avec elle. Le seul autre qui le dise, c'est Sanders précisément

- La guerre d'Irak a été une faute stratégique monumentale, et GW Bush a menti pour la déclencher. Oui, ça peut paraître évident, mais là encore inutile d'espérer même le quart de cette franchise de la part d'un autre candidat républicain, et de Clinton non plus. Parmi les candidats encore dans la course, le seul autre à être aussi franc est... de nouveau Sanders

- Les rebelles syriens sont en grande partie des islamistes patentés qui ne sont pas les alliés des Etats-Unis. Espérer d'un autre Républicain, ou de Clinton la va-t-en-guerre qu'ils le reconnaissent... eh bien on attend encore

- L'Arabie saoudite pourrait bien avoir un lien avec le 11 septembre, ce que Trump a dit ouvertement tout en s'engageant en cas d'élection à mettre sur la place publique les 28 pages classées "top secret" du rapport parlementaire sur les attentats de 2001. Je ne suis pas certain que Sanders ait été aussi franc, ce serait à vérifier, même si je trouverais assez vraisemblable que s'il est élu, The Bern lui aussi soit prêt à sortir tout ce qui a été caché dans les placards

Mine de rien, ces différents points reviennent tout de même à une remise en cause d'une part de la corruption structurelle des politiques américains, d'autre part des fondements même de la politique Bush-Obama suite au 11 septembre, désastre qui non seulement a coûté cher aux Etats-Unis, mais qui de plus pourrait bien ne pas être terminé - par exemple si une certaine Hillary C. devait s'installer à la Maison Blanche.

 

Ça, c'est une autre histoire. Et je n'ai pas dit que j'allais prêter de l'argent à Trump, hein... On peut observer les primaires américaines, et tenir quand même un peu à ses sous :happy:

Personnellement je comprends sans difficulté que des Américains puissent juger que la remise en cause dévastatrice par Trump de la corruption politique structurelle et de la politique étrangère post-11 septembre pèse plus lourd que ses divers échecs en affaires et son ego hypersensible.

Avec toutes les limites d'un point de vue extérieur, non américain, en l'occurrence le mien, si le meilleur candidat à la présidence américaine est éliminé par la Harpie, ce qui paraît malheureusement probable, les Américains auront probablement le choix entre :

- Un clown hypersensible, mais relativement honnête - enfin autant qu'un homme d'affaires peut l'être, et surtout mélangeant des propositions absurdes et d'autres qui sont d'excellentes idées, avec la psychologie d'un bulldozer pour les mettre en application, ou faudrait-il dire d'un dynamiteur

- Une politicienne corrompue jusqu'à la moelle, totalement dans la main de la partie parasite de la finance, et par-dessus le marché plus va-t-en-guerre qu'Obama ne l'a jamais été, et moins prudente que GW Bush ne l'était

A leur place, et faute de mieux, je choisirais le clown bulldozer.

 

Houlà, j'étais nettement moins sérieux que ça dans le post auquel tu fais référence, calmons-nous. Je faisais juste un truc sur le ridicule trumpien, en ouvrant en mode uniquement second degré (pour mon premier paragraphe)..... J'aurais du faire plus attention à la formulation, apparemment quelque chose s'est largement perdu dans la transcription. My bad. 

Ceci dit, "un clown hypersensible mais relativement honnête"? C'est un escroc professionnel! Et un dont je cherche encore les "excellentes idées" dont tu parles, qui sont en fait assez difficiles à cerner vu qu'il n'a RIEN dit de précis au-delà de vagues déclarations souvent contradictoires, mélangeant allègrement des délires purs et simples à des appels mal déguisés aux plus bas instincts, avec, ici et là, quelques généralités et vérités certes souvent évitées par le discours politicien jusqu'ici dominant (et encore dominant chez la plupart des élus en place), mais qui n'en restent pas moins des constats simplistes et génériques que d'autres font sur un mode bien plus intelligent et pertinent.... Y compris Clinton, même si elle y a été graduellement astreinte par la poussée de la gauche des démocrates incarnée par Sanders. 

N'oublions pas non plus qu'on parle de la présidentielle américaine, pas de la française: le président américain est puissant, mais pas l'alpha et l'omega du système politique américain comme le président de la Vème république peut l'être. C'est une position dont l'action et les positions de principe dépendent beaucoup plus d'une dialectique permanente entre les pôles de pouvoir. Clinton présidente, quelles que soient ses vraies positions et préférences (si elle en a qui ne dépendent pas des sondages), serait un compromis de choses multiples, y compris l'état du parti démocrate, raison pour laquelle il est important que Sanders, Warren, Brown, Kucinich et d'autres parviennent à structurer et mobiliser nettement plus les "liberals" et "progressives" en quelque chose de plus cohérent, méchant et puissant, à l'instar (avec nettement plus de potentiel électoral, en plus) de ce qui s'est passé pour les ailes évangéliques et tea party du GOP, voire l'aile "national populiste" en devenir autour de Trump (quoique je doute franchement qu'il soit capable de ce genre de suivi et de travail de fourmi sur des années qui permet de créer ce genre de choses). 

Dernier point que je ferais ici: autant je ne suis pas fan de Mme Clinton ou de beaucoup de ses positions, ainsi que de ce qui peut la structurer et la soutenir en tant que figure politique (notamment le réseau relationnel incarné par la Fondation Clinton -entre autres-, l'abonnement étrangement lucratif aux discours rémunérés ou la relation avec les grandes banques), autant je refuse de simplifier un personnage, surtout un aussi puissant, en disant qu'elle est "corrompue jusqu'à la moëlle" ou "totalement dans la main de la partie parasite de la finance". C'est beaucoup trop simpliste et loin de la réalité: un politique, surtout un qui, comme elle, a pu bâtir un tel capital politique sur des décennies, n'est jamais "totalement dans la main" de qui que ce soit: d'abord et plus prosaïquement parce qu'elle a tellement de soutiens institutionnels (souvent très antagonistes entre eux) que le simple jeu de la concurrence et sa capacité à pouvoir en perdre quelques-uns (y'en a tellement) lui donnent une bonne marge de manoeuvre. Ensuite parce qu'elle a son propre capital politique -qui s'ajoute à celui encore énorme de son mari- dont une bonne partie ne dépend pas de ces financiers et autres grandes boîtes (image personnelle, soutiens de la société civile, surtout "non marchande", réseaux relationnels et accès, positions électorales acquises, statut, savoirs et savoirs-faires, équipes de travail établies tant pour la gouvernance que pour les campagnes, image, relations et statut hors des frontières....), et qui est au contraire ce qui la rend attractive et très rare (peu remplaçable) pour ces mêmes soutiens de grandes entreprises et banques. Elle peut négocier ses positions dans une mesure plus conséquente que d'autres, dire merde aux financiers dans une certaine mesure (variable suivant la situation) sans crainte de les perdre.... Parce qu'elle est un produit rare pour eux. C'est beaucoup plus dialectique et complexe que ce que ton affirmation postule. Je ne dis pas qu'elle est infondée non plus, attention, juste que c'est beaucoup moins catégorique.

Ce que je craindrais plus, c'est ce qui s'est passé avec Obama: moins que les financiers puissent lui faire décider ce qu'ils veulent que le fait que ce soit leur mentalité sur la façon dont l'économie fonctionne qui continue à dominer les esprits dans les instances dirigeantes, comme une sorte de consensus de l'élite qui considère que le "bon sens" et le "réalisme" soient justement cette pensée unique qui est limitée aux "gens qui comptent", cad dans les faits, aux décideurs dans les capitales (politiques et hauts fonctionnaires, leaders d'opinion), alors que c'est précisément cette pensée unique qui s'est cassé la gueule il y a 8 ans, et qui s'est réinstallée depuis. Ainsi de l'entourage économie-finance d'Obama (mais pas que: le schéma se retrouve un peu partout dans la politique ricaine), uniquement fait d'ex de Wall Street qui n'ont rien oublié et rien appris (et avec qui même Janet Yellen, pourtant pas une communiste enragée, est plus souvent en désaccord qu'autre chose). Là, c'est en fait plus ce consensus tacite sur les bornes du débat économique qui m'inquiète (et on retrouve la même chose en Europe, particulièrement au niveau de Bruxelles où il n'y a qu'une vision économique, sans dialectique avec une autre). Et Clinton est effectivement en plein dedans, moins par "corruption" que par effet de mentalité partagée, d'ambiance dans laquelle tous baignent en permanence. Sur ce sujet, l'exemple de Sanders brandissant l'idée d'une assurance maladie universelle me semble un bon exemple: il est pointé du doigt comme délirant et irréaliste, tous oscillant plus entre une privatisation totale du système de santé (pour les plus enragés à droite) et une amélioration marginale de l'ACA, en refusant de voir l'éléphant dans la pièce que pointe Sanders, à savoir que quelles que soient les altérations qu'on peut apporter ici et là au système, on parlera toujours de 18% du PIB dépensés dans la santé contre 12-13% de moyenne dans les pays développés, pour une couverture dans l'ensemble minable et des effets sur la santé bien réels, qui font des Américains les moins bien couverts, les moins efficacement couverts, et les plus malades dans les populations comparables. Et pas par une marge négligeable. Mais Sanders est ridiculisé et son discours caricaturé, essentiellement par le biais de dire que ce qu'il propose est trop coûteux, et en présentant son plan de dépense comme un de NOUVELLES dépenses exclusivement (l'essentiel de ce qu'il ferait consistant plutôt en un transfert de dépenses existantes). 

Ce n'est qu'un exemple, mais c'est celui, révélateur, de la résistance (pour la plus grande partie, une résistance inconsciente) au changement qu'on trouve partout, par refus automatique de sortir des cadres étroits du paradigme politique dominant (vision managériale conjuguée à la peur du changement, l'étroitesse d'esprit, la pression de groupe/la peur de sortir du lot): c'est cette partie pavlovienne du conformisme qui m'inquiète beaucoup plus encore que la force plus ou moins grande de pression des entités qui ont un intérêt versé dans l'absence de changement, banques en tête. Parce que ça, surtout après ce que Sanders a démontré via sa collecte de fond, et que Sanders comme Trump ont montré par le refus du discours ambiant, ça peut encore être circonvenu dans une certaine mesure, et ce beaucoup plus dans l'état actuel de colère (durable) et de polarisation des richesses (durable aussi), conditions qui garantissent qu'il y aura désormais toujours un marché, sans doute de plus en plus dominant et porteur politiquement, pour envoyer Goldman Sachs se faire foutre. Mais il faut plus de politiques désireux de prendre cette porte, et capable de l'exploiter. Sanders et Trump ne sont que des précurseurs à cet égard, et j'avoue avoir aussi peur de pas mal de ceux qui pourraient leur emboîter le pas d'ici 2-3 cycles électoraux, surtout si rien ne change. 

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il y a 36 minutes, Tancrède a dit :

comme une sorte de consensus de l'élite qui considère que le "bon sens" et le "réalisme" soient justement cette pensée unique qui est limitée aux "gens qui comptent", cad dans les faits, aux décideurs dans les capitales (politiques et hauts fonctionnaires, leaders d'opinion), alors que c'est précisément cette pensée unique qui s'est cassé la gueule il y a 8 ans

À propos de pensée unique, dans un autre domaine, à savoir la politique étrangère, on peut relever la remarque de Barack Obama dans sa dernière interview à Atlantic où il parle d'un "playbook" qui est au sens propre soit un livret de théâtre, soit un manuel de stratégie de football américain :

http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2016/04/the-obama-doctrine/471525/ (avril 2016)

"Au milieu d'un défi international comme la Syrie, vous êtes jugé durement si vous ne suivez pas le playbook, même s'il y a de bonnes raisons pour ne pas le faire".

Il y a un livret (playbook) à Washington que les présidents sont censés suivre. C'est un livret qui est écrit par la corporation (establishment) de politique étrangère. Et le livret prescrit des réponses à différents événements, et les réponses tendent à être des réponses militarisées. Lorsque l'Amérique est menacée directement, le livret fonctionne. Mais le livret peut aussi être un piège qui peut conduire à de mauvaises décisions. Au beau milieu d'un défi international comme la Syrie, vous êtes jugé durement si vous ne suivez pas le livret, même s'il y a de bonnes raisons pour lesquelles il est inapplicable".

On peut rapprocher cela des remarques faites dans un article par Cass Sunstein, le mari psychologue de Samantha Power :

http://foreignpolicy.com/2014/03/21/cass-sunstein-is-sleeping-on-the-couch-tonight-2/ (21 mars 2014)

Les auteurs estiment que la corroboration par les autres membres d'un groupe respecté augmente la confiance dans son propre jugement et réduit la variance de l'opinion, que la position prise soit correcte ou non, ce qui mène à "partager un point de vue dans lequel ils croient fermement, mais qui s'avère faux". Les groupes en pratique ne s'en remettent pas à leurs experts internes : ils tendent à adopter les positions soutenues par la majorité. (...) Sunstein et Hastie identifient quatre types particuliers d'erreurs : l'amplification des erreurs, les effets en cascade, l'augmentation de l'extrémisme, et la domination de l'information partagée.

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Carson est maintenant officiellement un soutient de Trump.

Je dois dire que Trump était low energy lors du débat d'aujourd'hui...

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21 minutes ago, Pseudonyme said:

Carson est maintenant officiellement un soutient de Trump.

Je dois dire que Trump était low energy lors du débat d'aujourd'hui...

Ils ont eu beaucoup de retours négatifs après le dernier débat niveau cour de maternelle, avec insultes permanentes et comparaisons de tailles d'extrêmités: Cruz a pris quelques points en moins, Rubio beaucoup, et Kasich, qui avait joué l'adulte dans la pièce, est resté au même (bas) niveau, Trump gardant son score voire l'améliorant un peu, mais voyant une montée des opinions défavorables à son égard, déjà très élevées (il a le plus mauvais score en la matière, de loin), ce qui pose problème à l'approche d'une convention où même s'il est loin en tête, il n'aura pas forcément la majorité et devra donc négocier des délégués. Dans l'ensemble, quand le débat est transformé en tas de fange, personne ne peut tenir tête à Trump qui semble décidément un cochon bien à l'aise dans cette boue. Mais ça ne le sert que partiellement: ça n'a d'utiité que dans la mesure où ça lui permet de démolir de l'opposition, pas de gagner plus de soutien désormais. Ce qui l'avait servi dans la première phase de la campagne ne le sert plus aujourd'hui. 

Résultat: ce débat et son ton plus policé, même si le niveau reste juvénile et superficiel. A noter que selon tous les commentateurs, c'est quand même Trump qui s'en sort le mieux, semblant dicter le ton et le contenu de la conversation. Les autres candidats sont de fait bloqués: s'ils attaquent le Trump, ils déchaînent le Donald enragé, et dans ce genre d'altercations, le passé a prouvé qu'il est le mieux armé et que de telles engueulades et concours de bite leur font mal à eux, pas à lui. Mais s'ils n'attaquent pas, ils semblent passifs et effacés, donnant à la grande gueule l'air de dominer. Et personne n'a trouvé la recette pour une position intermédiaire permettant de le critiquer et de s'affirmer à ses dépends sans entraîner d'épisode de catch dans la boue qui ne profite qu'à lui. 

 

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bon bah j'avais dit que carson allait sans doute s'allier à trump, c'est chose faite.

Voilà ce que je disais le 27/02 ici :

"Idem, bien sûr que Trump a  dit des choses sur Carson (carson est un malade pathologique suite à sa bio et sa tentative de meurtre (child molester), he is a ok surgeon, un menteur  etc...). Ces mots mis bout à bout on pourrait croire qu'ils se détestent. Cependant, beaucoup de gens pensent que c'est du cinéma en partie (ce qui est vrai). Je peux voir les deux créer une alliance"

Honnêtement je ne pensais pas que Rubio était aussi con :

Il appelle tous les électeurs à voter Kasich en Ohio et lui en Floride pour contrer trump :

http://www.politico.com/blogs/2016-gop-primary-live-updates-and-results/2016/03/marco-rubio-ohio-kasich-220635

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1 hour ago, gerole said:

Honnêtement je ne pensais pas que Rubio était aussi con :

Il appelle tous les électeurs à voter Kasich en Ohio et lui en Floride pour contrer trump :

http://www.politico.com/blogs/2016-gop-primary-live-updates-and-results/2016/03/marco-rubio-ohio-kasich-220635

C'est la même chose que disait Romney. C'est probablement la position "officielle" du GOP, vu les chances assez inexistante de gagner de Rubio j'imagine qu'il est plutôt dans son intérêt d’être docile.

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