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il y a 1 minute, Kineto a dit :

Pour l'Ohio et Austin, j'ai jamais entendu parler de velléités indépendantistes, par contre, aller faire un peu de promo au "Calexit", ça pourrait être rigolo ^^

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/28/calexit-l-initiative-en-faveur-de-l-independance-de-la-californie-gagne-du-terrain_5070444_3222.html

Ce qui prouve que Juncker n'est pas au courant de l'actualité américaine, puisque l'évocation du Calexit aurait été plus pertinente que de sortir des noms de régions américaines au hasard.

https://www.nytimes.com/2017/04/02/us/politics/trump-china-jared-kushner.html (2 avril 2016)

Le rôle clé de Kushner dans les relations avec la Chine :

- son invitation à l'ambassade par l'ambassadeur de Chine à Washington Cui Tiankai pour fêter le nouvel an chinois

- c'est Kushner et Cui qui se sont mis d'accord sur le lieu de Mar-a-Lago pour la rencontre Xi-Trump, et Kushner a reçu des projets de communiqués communs.

- Kushner a participé à une réunion du Conseil de Sécurité Nationale sur la Corée du Nord.

Qui se ressemble s'assemble : les Chinois sont familiers de la gestion "dynastique" du pouvoir, Xi étant lui-même le fils de son père.

L'administration Trump est à la peine pour expliquer que non non non, c'est bien Tillerson qui est à la tête de la diplomatie.

L'influence du Département d'État est diminuée à cause de nombreux postes encore vacants notamment dans les bureaux qui traitent les affaires chinoises, dont le poste de sous-secrétaire d'État chargé de l'Asie Orientale.

Sous pression des médias, l'entreprise de Kushner a mis un terme à une négociation avec un investisseur chinois qui voulait investir dans le 666 5e avenue à Manhattan.

Le choix de Mar-a-Lago permet un parallélisme qui place Xi symboliquement au même degré de proximité que Shinzo Abe déjà reçu à Mar-a-Lago.

La situation sera inversée par rapport à la visite de Xi à Sunnylands en 2013 : Xi était alors un petit nouveau dans le monde des chefs d'États et Obama représentait l'ancienneté et l'expérience.

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il y a 7 minutes, Wallaby a dit :

Ce qui prouve que Juncker n'est pas au courant de l'actualité américaine, puisque l'évocation du Calexit aurait été plus pertinente que de sortir des noms de régions américaines au hasard.

Je pense que c'était une vanne, précisément parce qu'il n'a parlé ni du Texas ni de la Californie.

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il y a 37 minutes, Tancrède a dit :

La seule notoriété que Padilla, leader du mouvement, a commencé à amasser sur le sujet, ce sont ses liens étrangement étroits avec la Russie, qui a financé son projet de A à Z quand.... Il vivait à Moscou. Où il a toujours des locaux, offerts par l'Etat. 

J'en avais entendu parler via le blog waitbutwhy  http://waitbutwhy.com/table/calexit

(dont l'auteur semble assez proche d'Elon Musk)

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

De son côté, Jean-Claude Juncker, qui ne digère toujours pas le brexitisme de Trump, a menaçé de "promouvoir l'indépendance de l'Ohio et d'Austin au Texas".

Si Juncker avait connu les conséquences que lui méritaient son comportement de promotion systématique de la fraude fiscale - "optimisation" est le mot joli - en toute pseudo-"légalité" par le Luxembourg notamment quand il en était premier ministre... il ferait un très bon boute-au-train à la cantine de la prison.

Là où il est, ce type est un embarras permanent.

 

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7 hours ago, Alexis said:

Si Juncker avait connu les conséquences que lui méritaient son comportement de promotion systématique de la fraude fiscale - "optimisation" est le mot joli - en toute pseudo-"légalité" par le Luxembourg notamment quand il en était premier ministre... il ferait un très bon boute-au-train à la cantine de la prison.

Là où il est, ce type est un embarras permanent.

 

Etant donné que la rumeur à Bruxelles indique avec un niveau élevé de certitude qu'il est beurré qu'il n'est plus totalement en possession de ses moyens dès l'heure du déjeuner, il devient pertinent de demander à quelle heure de la journée la citation a t-elle été recueillie. Bruxelles est bien plus dirigée par son dircab et les grands lobbies, un autrichien ambitieux et égotiste qui se fout complètement de la gouvernance et n'est obsédé que par le pouvoir personnel qu'il peut rassembler dans la baronnie administrative qu'il s'est taillée, et la suite cultiste qu'il s'est constituée. J'ai pas mal d'échos d'individus atterrés par l'évolution récente de la très haute administration de la Commission: y'avait déjà de l'alarmisme sous Barroso, mais depuis que Juncker a amené ce gars, j'entends plutôt des bruits oscillant entre panique mal déguisée et cynisme grinçant. Et ce sont ces gens là qui vont être aux commandes des négociations avec les Brexiteurs et Trump; c'est triste à dire, mais en cette occurrence, heureusement qu'il y a les gouvernements nationaux, aussi pourris et divisés soient-ils. Espérons que ce postulat de la démocratie et du pluralisme a un fond de vérité: les médiocrités rassemblées produisent du positif, les pouvoirs divisés et en compétition produisent de la liberté et à l'occasion de bons résultats. 

Bon, en tout cas ce postulat ne semble pour l'instant pas destiné à se vérifier avec un Trump qui a l'air d'avoir du mal à comprendre comment et pourquoi les pouvoirs sont divisés aux USA. Moi, je vous dit que les PDG et businessmen en tous genres à la tête des Etats, c'est la version XXIème siècle des généraux et occasionnels colonels (voire ici et là un ex-sergent, avec ou sans diamants) prenant le pouvoir: on croit que c'est une bonne idée, généralement quand la situation est merdique, pour s'apercevoir que le produit est culturellement vicié et en essence inadapté à la tâche, surtout si on parle d'une démocratie. 

Edited by Tancrède
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il y a 30 minutes, Tancrède a dit :

Etant donné que la rumeur à Bruxelles indique avec un niveau élevé de certitude qu'il est beurré qu'il n'est plus totalement en possession de ses moyens dès l'heure du déjeuner, il devient pertinent de demander à quelle heure de la journée la citation a t-elle été recueillie.

L'adage dit que "les méchants sont buveurs d'eau"... peut-être le Jean-Claude n'est-il pas foncièrement méchant. Juste suffisamment lucide sur la direction que prend tout ce bazar pour avoir besoin d'oublier.

Nunc est bibendum, comme disait le grand Caton :happy: - c'est le moment de s'en jeter une !

 

Citation

Bruxelles est bien plus dirigée par son dircab et les grands lobbies, un autrichien ambitieux et égotiste qui se fout complètement de la gouvernance et n'est obsédé que par le pouvoir personnel qu'il peut rassembler dans la baronnie administrative qu'il s'est taillée, et la suite cultiste qu'il s'est constitué.

Je pense que tu parles de Martin Selmayr, qui est allemand, non autrichien. D'une manière générale, c'est pas parce qu'un Allemand fait preuve d'un autoritarisme délirant qu'il est forcément d'origine autrichienne. Faut pas croire. mrgreen-161d.gif

Trêve de plaisanterie douteuse, ce portrait dans l'Opinion semble assez équilibré. Un homme auquel peu restent indifférents. 

Citation

C’est un personnage de roman. Qui alimente fantasmes et controverses. Que l’on dit omniscient et omnipotent, manipulateur et calculateur. Craint, admiré, détesté, Martin Selmayr, chef de cabinet du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, est considéré, à tort ou à raison, comme l’homme le plus puissant du nouvel exécutif communautaire. « On lui prête la capacité de tout voir, savoir et prévoir les coups avant tout le monde », décrit un fonctionnaire européen.

(...) « Il y a les pro et les anti-Selmayr, ceux qui mourraient pour lui et ceux qui ne peuvent pas le supporter », explique une eurocrate.

(...) « Il a de l’autorité naturelle, qui confine à l’autoritarisme. Il n’est pas dans le compromis, il impose, donne des instructions, est capable de colères froides. Ce qu’il veut, c’est obtenir des résultats », explique une source européenne.

Le management par les résultats... a ses avantages. :tongue:

cordant-recruitment-156.jpg

 

Citation

Bon, en tout cas ce postulat ne semble pour l'instant pas destiné à se vérifier avec un Trump qui semble avoir du mal à comprendre comment et pourquoi les pouvoirs sont divisés aux USA. 

Tu aurais l'adresse de la Maison Blanche ? On pourrait lui adresser un exemplaire du De l'Esprit des Lois de Montesquieu, ça lui donnerait déjà les bases.

Tu dis ? Si ça existe en version BD ? Pourquoi cette question ? :huh:

Edited by Alexis
Ajout du management par les résultats...
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3 minutes ago, Alexis said:

 

Nunc est bibendum, comme disait le grand Caton :happy: - c'est le moment de s'en jeter une !

C'est plutôt Horace qui disait ça. Caton (du moins si on parle du jeune, Caton d'Utique, pas de l'ancien qui voulait tout le temps détruire Carthage), lui, semble avoir préféré agir plutôt que pérorer sur le sujet: de ce qu'on sait de lui, il la "jeanclaudait" sévère: il bibinait comme un enfoiré. 

Quote

peut-être le Jean-Claude n'est-il pas foncièrement méchant. Juste suffisamment lucide sur la direction que prend tout ce bazar pour avoir besoin d'oublier.

Ben sa lucidité semble justement être le problème. 

Quote

Trêve de plaisanterie douteuse, ce portrait dans l'Opinion semble assez équilibré. Un homme auquel peu restent indifférents. 

De ce que j'entends de Bruxelles, les seuls "pro" sont ceux qui bossent pour lui, et les "anti" sont ceux qui doivent bosser avec ce qu'il a produit: ce qui semble être constaté depuis qu'il est en place, c'est une propension accélérée à la constitution de baronnies et clans administratifs dont le seul but est de s'étendre sans produire quoique ce soit, sinon de la féodalité bureaucratique avec le motto "le pouvoir pour le pouvoir": placer les copains et fidèles, contrôler tout ce qui se fait et dit, créer une atmosphère de "eux vs nous" ("nous" étant les affiliés de ce monsieur), mettre la main sur tous les budgets, rogner toutes les prérogatives, grandes et petites, qu'on peut.... Le tout sans réelle direction autre que grapiller toujours plus, avec pour effet de tout politiser (et au sens le plus mesquin possible du terme, ce qui n'est pas peu dire) et de mettre tous les échelons, tous les services, tous les individus en compétition (ce qui est déjà assez palpable en temps normal, mais ici exacerbé) au point de l'inefficacité, de la paralysie mutuellement infligée, de la paranoïa permanente, de la paperassisation d'un système déjà paperassier (tant de culs à couvrir, tant de responsabilités à refiler à d'autres, de doigts accusateurs à dévier sur d'autres.... Ce qu'on appellera "délégation" pour la caméra).... Et dans cette atmosphère de division totale, ce monsieur peut mieux régner. 

Quelques-uns de mes interlocuteurs, pour la note, sont des hauts fonctionnaires (dont un vraiment très haut) ayant passé l'âge des ambitions suprêmes et ayant 10 à 20 ans de "maison" (voire plus pour l'un): ils voient la différence, et aucun ne voit "d'efficacité" dans la méthode de ce dircab. 

Quote

Je pense que tu parles de Martin Selmayr, qui est allemand, non autrichien

Je sais pas pourquoi je n'arrête pas de penser à lui comme autrichien... C'est vraiment loin d'être la première fois que je fais cette erreur, et sans doute pas la dernière, comme si c'était mon mode par défaut quand le sujet vient sur lui. Pourtant je n'assigne pas d'autoritarisme particulier aux Autrichiens, malgré le moustachu excité. L'autoritarisme, justement, je l'assignerais préférentiellement à l'Allemagne, avec des images de messieurs à fortes moustaches cirées, grandes bottes, rouflaquettes  exubérantes et casques astiqués (plus une ou deux cicatrices sur les joues). 

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Au détour d'un article du Monde consacré aux indélicatesses d'un membre de la Fed (et à sa démission), je découvre qu'entre autres nominations bloquées par les Républicains, se trouvent des postes à la tête de cette Federal Reserve, qui vont désormais pouvoir être pourvus par des copains de la fine équipe au pouvoir, partisans, n'en doutons pas, d'une meilleure rémunération des banques, et donc d'une hausse des taux, quels qu'en soient les effets par ailleurs.

Citation

M. Lacker n’était plus que membre suppléant du FOMC. Mais son successeur sera de nouveau membre à part entière du Comité dès 2018. Celui-ci fait actuellement l’objet d’un renouvellement sans précédent. Daniel Tarullo a en effet annoncé en février son départ. Deux autres postes n’ont toujours pas été pourvus, après le refus, fin 2016, du Sénat à majorité républicaine d’avaliser les deux candidats proposés par Barack Obama. Enfin le vice-président de la Fed, Stanley Fischer, doit quitter son poste en juin 2018, tandis que M. Trump a laissé entendre qu’il ne renouvellerait pas le mandat de Mme Yellen, qui, lui aussi, arrive à échéance en 2018.

 

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7 minutes ago, Boule75 said:

Au détour d'un article du Monde consacré aux indélicatesses d'un membre de la Fed (et à sa démission), je découvre qu'entre autres nominations bloquées par les Républicains, se trouvent des postes à la tête de cette Federal Reserve, qui vont désormais pouvoir être pourvus par des copains de la fine équipe au pouvoir, partisans, n'en doutons pas, d'une meilleure rémunération des banques, et donc d'une hausse des taux, quels qu'en soient les effets par ailleurs.

 

Oh putain! Le monde est foutu, avec ce coup là! Brace for impact! 

Edited by Tancrède
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il y a 46 minutes, Tancrède a dit :

Oh putain! Le monde est foutu, avec ce coup là! Brace for impact! 

La Bourse Us pourraît quand même en pâtir, avec des conséquences en chaîne. Et les ménages en direct.

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Une des rares choses qui réussit à mettre les démocrates et les républicains d'accord : une bonne guerre !

Les déclarations d'Hillary Clinton confirme bien ce que l'on pensait d'elle.

Trump le président faible qui ne peut faire passer aucune loi faute d'avoir un parti derrière lui pourrait être tenté de choisir l'option guerre : cela mettrait tout le monde d'accord et donnerait l'impression qu'il n'est pas impuissant (et puis c'est bien pour l'unité du pays et les sondages). J'espère qu'il va se rappeler qu'on peut être fort tout en refusant les actions militaires stupides (comme il le faisait plus ou moins pendant sa campagne avec sa critique de la guerre en Irak, peut être après coup, mais c'est déjà rare).

edit : c'est fou de voir le nombre de démocrates et "NeverTrump" néocons qui disent qu'ils vont supporter Trump si il déclenche une guerre... quand il veut construire un mur sur le long de la frontière c'est un crime contre l'humanité et Trump égal Hitler mais par contre quand il s'agit d'aller tuer un paquet de personnes tout le monde soutient cet acte de compassion dont l'aspect moral et humanitaire fait consensus... la guerre c'est la paix, épisode 29 !

Edited by Pseudonyme
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Il y a 4 heures, collectionneur a dit :

Hum, ''victoire'' de Trump sur le plan intérieur avec la nomination d'un juge a la Cour Suprême par le Sénat en modifiant les règles...

Je n'est pas compris pourquoi Obama n'a pas fait de même en 2016 pour placé son candidat...

Il n'avait pas les votes depuis 2014 !

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Un nouveau concept économique aux USA, le "Trump slump" ("slump" indiquant une chute forte, et utilisé généralement avec une connotation d'impuissance et/ou de mollesse de l'objet/personne en chute, pour indiquer une manière particulièrement lamentable de tomber): la mauvaise image de Trump à l'étranger a un impact concret sur l'attractivité du pays à travers tout le spectre de l'industrie et de la clientèle touristique, compilant plusieurs faisceaux de démotivation. On a évidemment certains pays/régions en particulier qui semblent plus touchés par cet effet, notamment l'Amérique du Sud et le Moyen Orient (-38% de réservations), mais on peut mentionner aussi les nouvelles politiques et pratiques en matière de contrôle aux frontières (notamment les employés de la TSA dans les aéroports, qui passent de nombreuses bornes comme l'indiquent les vidéos dérangeantes qui se multiplient, comme celle sur le "palpage" d'un jeune garçon), les tracasseries en tous genres qui en découlent, de la gêne physique et de l'humiliation à la paperasserie alourdie et à l'arbitraire de nombreuses décisions, ou encore la crainte de voir une attitude plus hostile à l'égard des étrangers (notamment de la police, des interlocuteurs administratifs....), surtout de certaines ethnies/cultures, avec des noms et/ou accents "notables". Sans compter évidemment l'image tout simplement donnée par l'Amérique via le discours de sa nouvelle majorité et de son chef de file, ce qui, comme toutes les images, est évidemment en plus répété, déformé, amplifié.... Et mal reçu. La Global Business Travel Association estime par exemple que la perte sera entre 7 et 8 milliards cette année (le tourisme étranger est une industrie d'environs 200 à 250 milliards aux USA), avec 4 à 5 millions de touristes en moins, tant sur le segment vacances que sur le segment professionnel: les réservations sont en baisse, notamment -14% pour l'Europe de l'ouest, 6,5% au global. Au RU, en temps normal le plus américanophile des pays européens sur ce sujet (5 milliards de dollars annuels dans le tourisme aux USA), la baisse est marquée: 13% de recherches d'infos en moins (le flux de clicks se réoriente ailleurs), 29% des Anglais déclarent ne plus vouloir de vacances aux USA. Les recherches sur les voyages à Miami, la 2ème ville américaine la plus courue par les Angliches, par exemple, ont diminué de moitié. 

Par ailleurs, on peut signaler que c'est disproportionnellement dans le haut du panier que cet effet est ressenti: les gens plus aisés (donc les touristes qu'on veut le plus) tendent à être plus politiquement impliqués, plus libres de leurs choix, plus enclins à changer de destination pour des motifs intangibles.... Et putain il fait fuir les moyen-orientaux, Golfiens en tête. 

On notera aussi que jusqu'à l'annonce du "Travel Ban" le 27 janvier, rien de tout cela ne semblait affecter les réservations: entre l'élection et le lancement effectif de cette ligne politique, les perspectives étaient en hausse par rapport à la même période un an avant. Depuis, la baisse est continue, dans une industrie où l'augmentation (résa et CA) est traditionnellement toujours au-dessus de l'inflation. Quoique le dollar plus fort puisse compter dans l'explication, les professionnels s'accordent pour dire que l'essentiel de ce changement est du à une toute nouvelle perception des USA et de sa direction: on est là purement dans le domaine du psychologique qui a de vrais effets. Les résultats pour janvier et février sont encore bons, la quasi totalité dépendant de réservations prises avant, mais on peut déjà estimer les manques à gagner au regard de l'état des réservations prises depuis la fin janvier (j'ai vu passer un -185 millions pour la seule période du 28 janvier au 4 février, juste sur les réservations en résas pour voyages d'affaires).  45% des professionnels des voyages d'affaires européens déclarent qu'il seront moins/peu enclins à prévoir des meetings ou conventions aux USA. 

Il faut aussi avoir à l'esprit que, comme pour chaque pays, les USA ont déjà des éléments psychologiques jouant contre leur attractivité touristique: la violence par armes à feu, par exemple, est recensée comme un motif réel et statistiquement significatif par les professionnels du secteur, qui dissuade une proportion conséquente de voyageurs potentiels. Comme pour la question "sentiment d'insécurité vs insécurité réelle", le psychologique s'ajoute au réel (déjà inquiétant) pour produire un effet bien concret et, sinon mesurable, du moins estimable. Ben la tronche à Donald, c'est pareil (sauf qu'à mon avis, c'est pire en vrai: demandez à Melania pourquoi elle choisit de vivre à NY), et son discours aussi. 

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Le 05/04/2017 à 18:10, Ciders a dit :

Et Devin Nunes (qui reste pour l'instant président du House Intelligence Committe) a dû se récuser dans l'enquête de la Chambre sur l'immixtion russe dans la campagne : Trump y perd un allié médiocre, mais allié quand même.

De ce point de vue, un bonne petite frappe en Syrie contre un poulain du Popov est véritablement une distraction rêvée. Merci Bachar !

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Bon, je crois que le sujet des interférences présumées russes a dépassé le stade des crialleries.

Des anciens hauts responsables (sans doute la CIA) donnent plus de détails sur la chronologie de l'enquête sur les hacks du DNC :
en particulier pourquoi la comm' était aussi confuse, et arrivée tardivement.
https://www.nytimes.com/2017/04/06/us/trump-russia-cia-john-brennan.html?referer=https://t.co/mtXaapTiRL

En résumé, la CIA et le FBI étaient convaincus du sérieux des interférences, dès le mois d'août 2016 (au point de briefer la commission parlementaire des renseignements pendant leurs vacances ).
En revanche, il y a eu divergence d'opinion sur le but du hack : selon la CIA (à prendre avec des pincettes, en se donnant le beau rôle), le FBI restait convaincu d'une "simple" interférence dans le processus électoral (sans intention de favoriser l'un ou l'autre candidat).
La CIA aurait été persuadée de l'intention russe de favoriser le candidat Trump.
Dans les dernières semaines avant l'élection, une faction du FBI aurait changé d'avis ... pile au moment où une autre faction du FBI rouvrait l'enquête sur les emails.

Je n'ai pas d'opinion sur cette thèse, à part que ça colle avec les bribes de détails ayant fuité depuis l'année dernière.

 

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Un papier assez long dans le Washington Post qui traite des dernières statistiques du chômage aux US, après un mois de mars décevant mais pas nécessairement significatif (seulement +98.000 emplois crés par rapport au mois d'avant), mais les chiffres sont fragiles d'une part, et des facteurs climatiques exceptionnel en février comme en mars doivent être pris en compte).

En revanche, l'article (écrit par Jared Bernstein, ex-membre du gouvernement Obama), fournit des courbes de long terme sur plusieurs sujets connexes dont il a déjà été question ici :

  • il y bien un retour de la hausse du salaire moyen mais ces hausses concernent surtout les cadres (voire les cadres supp)
  • il y a bien encore pas mal de gens qui sont contraints de travailler à temps partiel, plus qu'en 2007, mais la tendance demeure à l'amélioration, d'une part, et ça ne concerne qu'un peu moins de 4% des personnes ayant un emploi.
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Pour continuer sur la situation actuellement précaire de Trump, faisant suite à la question du soutien russe, cet article de crashdebug qui explique comment il est maintenant tenu par les.... enfin vous avez compris :

https://www.crashdebug.fr/international/13468-coup-d-etat-a-washington-trump-tente-de-sauver-sa-peau

 

Bref, si leur analyse est correcte, les neocons ont définitivement repris la main.

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Il y a 2 heures, TarpTent a dit :

Pour continuer sur la situation actuellement précaire de Trump, faisant suite à la question du soutien russe, cet article de crashdebug qui explique comment il est maintenant tenu par les.... enfin vous avez compris :

https://www.crashdebug.fr/international/13468-coup-d-etat-a-washington-trump-tente-de-sauver-sa-peau

Bref, si leur analyse est correcte, les neocons ont définitivement repris la main.

Attention quand même, la source d'information est le Boulevard Voltaire, qui est légèrement biaisé, tout comme dedefensa.

ça a piqué ma curiosité sur "l'Obamagate".

Je reposte ici, parce que ça risque effectivement d'être la meilleure contre attaque de Trump.

 

Citation

Je ne sais pas si ça a été discuté sur le forum, mais les canaux "alter" n'ont pas tous lâché Trump après son bombardement préemptif (même dedefensa).

Sur le front des relations avec les russes, ils semblent contre-attaquer sur un sous-dossier : celui d'allégations "d'abus" de levée d'anonymat (un-minimization) d'américains écoutées par la NSA (ici, ce serait bien sûr l'équipe de transition de Trump / les proches de Trump).
Supposément, Susan Rice aurait demandé systématiquement la levée de l'anonymat, et aurait balancé ça à la presse.

https://www.bloomberg.com/view/articles/2017-04-03/top-obama-adviser-sought-names-of-trump-associates-in-intel

Je ne m'y connais pas des masses dans ces procédures. (à voir sur les fils SR)
Si c'est le cas, ça serait effectivement une infraction à l'esprit des SR tournés  vers le renseignement extérieur, et une violation des secrets de l'instruction (<sarcasme> qui est aussi bien respecté des deux côtés de l'Atlantique).

Cependant, contrairement au scandale Palame (agent CIA démasqué sur vengeance des néo cons), AMHA, ça ne remet pas en cause la justification des écoutes de l'équipe Trump, qui a dû être approuvé par le tribunal FISA (grosso modo l'équivalent CNCTR chez nous, mais qui refuse plus fréquemment les écoutes non justifiées).

EDIT: et ça expliquerait certains déplacement étranges de Nunes à la Maison Blanche:
Il s'y serait rendu pour consulter les logs informatiques du NSC (avec le NSA HR Master) qui enregistrent ces demandes

Citation

It now appears that he needed to view computer systems within the National Security Council that would include the logs of Rice's requests to unmask U.S. persons.

 

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L'article principal sur Breitbart.com ce moment : "Donald Trump’s Pick For Top Economic Adviser Is Pro-Immigration, Pro-Outsourcing" "President Donald Trump has picked an economic advisor who believes in growing the nation’s economy by importing workers and consumers, and by expanding free-trade outsourcing, despite Trump’s “buy American, hire American” campaign promises."

J'ai comme l'impression que la relation entre Trump et Steve Bannon ne se porte pas très bien.

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il y a une heure, Pseudonyme a dit :

L'article principal sur Breitbart.com ce moment : "Donald Trump’s Pick For Top Economic Adviser Is Pro-Immigration, Pro-Outsourcing" "President Donald Trump has picked an economic advisor who believes in growing the nation’s economy by importing workers and consumers, and by expanding free-trade outsourcing, despite Trump’s “buy American, hire American” campaign promises."

J'ai comme l'impression que la relation entre Trump et Steve Bannon ne se porte pas très bien.

Y'a des exemples de personnes qui se soient associées avec Trump sans s'en mordre les doigts par la suite ?

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1 minute ago, Kineto said:

Y'a des exemples de personnes qui se soient associées avec Trump sans s'en mordre les doigts par la suite ?

Wilbur Ross et Carl Icahn, présentement au gouvernement, et qui ont jadis sauvé la peau de Trump quand il était au plus bas suite à son incroyable exploit de perdre du fric massivement dans le secteur des casinos (pertes qu'il paie encore aujourd'hui avec l'essentiel de son cash flow); il faut noter cependant qu'ils avaient une particularité dans leur "association" avec Trump.... Ils étaient en position de force (et le sont toujours). Alors oui, pour eux, l'histoire s'est avérée très fructueuse depuis novembre: Icahn va sans doute obtenir, entre mille et une autres choses (notamment une fiscalité à la carte.... Qu'il aide grandement à définir actuellement), le renouvellement de licence d'exploitation pour une des plus grandes mines de cuivre (et d'argent et d'autres trucs) en Indonésie, qu'une de ses boîtes détient (mais seulement jusqu'en 2021 sauf si intervention "divine"). Et Ross est en charge de la politique commerciale et participe à tous les meetings de définition de politique économique et fiscale. On notera aussi l'association fructueuse avec Trump du financier Robert Mercer, le principal "sugar daddy" de sa campagne (et de Breitbart, qui sinon ne pourrait vivre de son audience), qui est en passe d'obtenir beaucoup de choses, comme tous les autres banquiers et traders présents au gouvernement ou liés à lui. 

Mais bon, c'est sûr que depuis novembre, ou au plus depuis que la campagne Trump a fait la course en tête aux primaires, y'a toute une gamme de nouveaux "associés" qui ont rejoint Trump et profitent de la chose, mais qui ne l'auraient jamais approché avant. Pour la quasi totalité de ceux qui ont fait du business avec lui avant 2016, là y'a pas grand-monde qui s'estimera satisfait. 

 

Sinon, on parle régulièrement de gerrymandering (tripatouillage des circonscriptions électorales) sur ce topic: enfin, un journaliste sérieux :sleep: s'est attaqué au sujet et l'a traité avec toute la rigueur scientifique qu'on lui connaît: 

 

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il y a 7 minutes, Tancrède a dit :

Wilbur Ross et Carl Icahn, présentement au gouvernement, et qui ont jadis sauvé la peau de Trump quand il était au plus bas suite à son incroyable exploit de perdre du fric massivement dans le secteur des casinos (pertes qu'il paie encore aujourd'hui avec l'essentiel de son cash flow); il faut noter cependant qu'ils avaient une particularité dans leur "association" avec Trump.... Ils étaient en position de force (et le sont toujours). Alors oui, pour eux, l'histoire s'est avérée très fructueuse depuis novembre: Icahn va sans doute obtenir, entre mille et une autres choses (notamment une fiscalité à la carte.... Qu'il aide grandement à définir actuellement), le renouvellement de licence d'exploitation pour une des plus grandes mines de cuivre (et d'argent et d'autres trucs) en Indonésie, qu'une de ses boîtes détient (mais seulement jusqu'en 2021 sauf si intervention "divine"). Et Ross est en charge de la politique commerciale et participe à tous les meetings de définition de politique économique et fiscale. On notera aussi l'association fructueuse avec Trump du financier Robert Mercer, le principal "sugar daddy" de sa campagne (et de Breitbart, qui sinon ne pourrait vivre de son audience), qui est en passe d'obtenir beaucoup de choses, comme tous les autres banquiers et traders présents au gouvernement ou liés à lui. 

Mais bon, c'est sûr que depuis novembre, ou au plus depuis que la campagne Trump a fait la course en tête aux primaires, y'a toute une gamme de nouveaux "associés" qui ont rejoint Trump et profitent de la chose, mais qui ne l'auraient jamais approché avant. Pour la quasi totalité de ceux qui ont fait du business avec lui avant 2016, là y'a pas grand-monde qui s'estimera satisfait. 

 

Sinon, on parle régulièrement de gerrymandering (tripatouillage des circonscriptions électorales) sur ce topic: enfin, un journaliste sérieux :sleep: s'est attaqué au sujet et l'a traité avec toute la rigueur scientifique qu'on lui connaît: 

 

Tu lui reproches quelque chose ? 

il y a 7 minutes, Tancrède a dit :

Wilbur Ross et Carl Icahn, présentement au gouvernement, et qui ont jadis sauvé la peau de Trump quand il était au plus bas suite à son incroyable exploit de perdre du fric massivement dans le secteur des casinos (pertes qu'il paie encore aujourd'hui avec l'essentiel de son cash flow); il faut noter cependant qu'ils avaient une particularité dans leur "association" avec Trump.... Ils étaient en position de force (et le sont toujours). Alors oui, pour eux, l'histoire s'est avérée très fructueuse depuis novembre: Icahn va sans doute obtenir, entre mille et une autres choses (notamment une fiscalité à la carte.... Qu'il aide grandement à définir actuellement), le renouvellement de licence d'exploitation pour une des plus grandes mines de cuivre (et d'argent et d'autres trucs) en Indonésie, qu'une de ses boîtes détient (mais seulement jusqu'en 2021 sauf si intervention "divine"). Et Ross est en charge de la politique commerciale et participe à tous les meetings de définition de politique économique et fiscale. On notera aussi l'association fructueuse avec Trump du financier Robert Mercer, le principal "sugar daddy" de sa campagne (et de Breitbart, qui sinon ne pourrait vivre de son audience), qui est en passe d'obtenir beaucoup de choses, comme tous les autres banquiers et traders présents au gouvernement ou liés à lui. 

Mais bon, c'est sûr que depuis novembre, ou au plus depuis que la campagne Trump a fait la course en tête aux primaires, y'a toute une gamme de nouveaux "associés" qui ont rejoint Trump et profitent de la chose, mais qui ne l'auraient jamais approché avant. Pour la quasi totalité de ceux qui ont fait du business avec lui avant 2016, là y'a pas grand-monde qui s'estimera satisfait. 

 

Sinon, on parle régulièrement de gerrymandering (tripatouillage des circonscriptions électorales) sur ce topic: enfin, un journaliste sérieux :sleep: s'est attaqué au sujet et l'a traité avec toute la rigueur scientifique qu'on lui connaît: 

 

Tu lui reproches quelque chose ? 

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