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il y a 4 minutes, Akhilleus a dit :

Ouais et ?

Sérieux les gars arrêtez les réseaux sociaux et les envolées conspirationnistes

C'est un convoi militaire comme il y'en a des dizaines à l'année dans certaines régions de certains pays ou sont concentrés les polygones d'entrainement

Fait un tour dans l'Est entre Suippes et Mailly et tu as de bonne chance d'avoir le même film juste que ce sera des VBCI au lieu de Bradley sur les plates formes ferroviaires

La France a les moyens de faire des manœuvres ? 

Source ?

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il y a 6 minutes, pascal a dit :

je n'osais y croire ... :tongue:

J'avais oublié la leçon fondamentale de tout trait d'esprit sur un forum : l'usage intensif de smileys :coolc:

 

Edited by Shorr kan
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il y a 2 minutes, Shorr kan a dit :

J'avais oublié la leçon fondamentale de tout trait d'esprit sur un forum : l'usage intensif de smileys

Ben oui parce que selon le contributeur (esprit fin ou non) il faut savoir où l'on met le clavier sous peine de froisser une âme sensible (pour rester convivial sinon c'est une tête de brique)

mais il est vrai qu'avec toi j'aurai pu m'en passer :tongue:

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il y a 48 minutes, Akhilleus a dit :

Ouais et ?

Sérieux les gars arrêtez les réseaux sociaux et les envolées conspirationnistes

C'est un convoi militaire comme il y'en a des dizaines à l'année dans certaines régions de certains pays ou sont concentrés les polygones d'entrainement

Fait un tour dans l'Est entre Suippes et Mailly et tu as de bonne chance d'avoir le même film juste que ce sera des VBCI au lieu de Bradley sur les plates formes ferroviaires

Tout à fait! +1

Du reste, les tweets et rumeurs alarmistes se basant sur l'une ou l'autre photo d'un convoi militaire et annonçant une guerre imminente sont un très grand classique de la toile conspirationniste américaine: on en relève quasiment tous les mois depuis... plusieurs années (si pas décennies). En cherchant à peine, on en trouve en mars 2015 en Pennsylvanie pour envahir la Tchéquie, en avril 2015 au Texas (prétendument sur ordre d'Obama pour mater les Tea Parties), en novembre de la même année en Louisiane sur le train transcontinental (cette fois-là c'était pour attaquer la Russie par l'est après embarquement du corps expéditionnaire présumé en Californie), en janvier 2017 (dans une tentative désespérée d'Obama d'empêcher Trump de prendre le pouvoir ou d'attaquer la Russie avant qu'il ne soit au pouvoir / les interprétations des conspirationnistes divergent), etc.

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Sur le sujet épineux de l'altercation entre excités des deux bords à Berkeley, la semaine dernière, un excellent (je trouve) post sur le blog de FabiusMaximus:

https://fabiusmaximus.com/2017/04/20/after-action-report-on-the-berkeley-riot/

J'aime le développement parallèle des deux récits implausibles des forces en présence, et la formule qu'il utilise en conclusion pour résumer le phénomène et son développement politique: la montée des "tribal truths" ("vérités tribales") comme mode de narration dominant sur la scène publique américaine. Des pans désormais importants de l'opinion n'écoutent et ne croient que ce que raconte "leur camp", aussi absurde que ça sonne, et souvent, même s'ils ne croient pas vraiment le récit, ils s'y rallieront parce que s'est développée une mentalité du "eux contre nous". Un changement "subtil" par certains côtés, qui s'est développé surtout depuis les années 90, dont FoxNews a été le précurseur, le prescripteur, le symptôme, l'exemple à suivre, et le modèle, et un fait que le développement des nouveaux médias a largement démocratisé au point de la banalisation, le tout sur fond d'un modèle de médias traditionnels qui s'est encroûté dans son fonctionnement devenu corporatiste, à plat-ventriste devant la puissance et les intérêts des annonceurs et des sociétés-mères des médias en question, et hautement entriste dans son rapport au pouvoir politique, au point de la collusion permanente et de l'asservissement aux groupements d'intérêts qui font la pluie et le beau temps en politique, cherchant à monopoliser la conversation nationale sur tous les sujets.  

Dans un tel contexte, peu importe qui a jeté la première pierre entre "antifas" et "alt rightists", deux ensembles de cons et d'excités réunissant l'habituel cocktail d'idéologues et de radicaux, d'idiots utiles, et de brutes et enragés cherchant la castagne. Les anti-Trumps ont-ils été les premiers, depuis novembre/janvier, à aller titiller les Trumpistes? Ces derniers ont-ils plus cogné et provoqué initialement? Une chose est sûre, je n'ai JAMAIS vu les grands médias (et les nouveaux encore moins, la plupart étant pris dans la trame narrative d'une tribu ou d'une autre) parler équitablement de la chose (et je déteste aussi leur tendance aux fausses équivalences) en essayant AU MOINS de dater et quantifier les événements de ce type arrivant dans le pays: on a vu des militants trumpistes, pacifiques ou non, se faire dégommer gratuitement par des groupes spontanés ou organisés, on a vu des anti-Trumps, ou juste des gens ne correspondant pas au "profil" préféré de certaines "branches" du trumpisme (je sais, que d'euphémismes et circonvolutions pour pas dire "nazillons"), se faire tataner par de fiers porteurs de casquettes rouges. Mais à aucun moment je n'ai vu un journaliste essayer de lister de tels événements, de les authentifier (pour dégager les faux cris d'orfraies qui se sont aussi multipliés des deux côtés), de les analyser, de présenter un bilan comparé et de le tenir à jour. 

Une chose est sûre, comme le signale l'article que je mentionne, le niveau de violence politique tend à augmenter aux USA, symptôme extrême de la polarisation sans cesse croissante de l'agora américaine et de la radicalisation de la conversation où les tentatives d'autocritique et de recherche de terrains d'entente, d'analyse dépassionnée ou de contrôle de ses propres éléments trop "chauds bouillants", sont devenues des voeux pieux. Pour l'instant, jusqu'au plus haut niveau (les grands partis), quand on parle de telles choses, c'est pour dire que c'est la faute à ceux d'en face, et pour défendre les excités de "son" camp. Chacun innocente et applaudit ses brutes. 

Edited by Tancrède
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Sinon, juste pour le fun: Trump a lancé la campagne "Trump 2020" en fin d'année dernière, essentiellement une organisation destinée à commencer la levée de fonds en vue de sa réélection (et oui, quand il l'a fait, c'était choquant, même selon les critères américains). Cette campagne a déjà dépensé environs 6 millions de dollars dans les 3 premiers mois de l'année, dont 500 000 dollars dans des restaurants, golfs et hôtels appartenant au groupe Trump, ainsi que 274 000 dollars dans des loyers à la Trump Tower (source: Federal Election Commission, via un article du Wall Street Journal). On peut y ajouter 70 000$ dans un golf (trumpesque) de Palm Beach et 13 000$ dans un hôtel Trump à Las Vegas. Ce qui rappelle que la campagne Trump a, en 2016, dépensé (officiellement: seul l'argent de la campagne elle-même peut-être ainsi comptabilisé, pas celui des PACs et SuperPACs, et encore moins le "dark money" d'autres formes légales d'organisation censées ne pas se "coordonner" avec une campagne, ou l'aider.... Mais qui ont toute latitude pour le faire) plus de 14 millions de dollars en 2016 dans des sociétés du groupe Trump (principalement des hôtels et des ventes de produits dérivés). 

 

Ah, et autre chiffre publié, sur lequel Trump est plus que soupçonné d'avoir pris son écot: 107 millions de dollars ont été levés par la campagne Trump pour l'inauguration du 20 janvier. entre ce que paie l'Etat quoiqu'il arrive, et le spectacle observé au sol (rien de terrible), on se demande où est passé le fric (en tout cas certainement pas dans les artistes). Qu'on se rassure, l'argent levé pour ce genre de choses, comme celui pour l'organisation des conventions des partis :wacko: (.... Je veux un émoji "facepalm"), vient intégralement de grandes entreprises et d'individus riches (pas de restrictions particulières). 

Edited by Tancrède
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1 hour ago, Shorr kan said:

J'avais oublié la leçon fondamentale de tout trait d'esprit sur un forum : l'usage intensif de smileys :coolc:

 

Le smiley c'est le préservatif du web.

33 minutes ago, Tancrède said:

Sur le sujet épineux de l'altercation entre excités des deux bords à Berkeley, la semaine dernière, un excellent (je trouve) post sur le blog de FabiusMaximus:

https://fabiusmaximus.com/2017/04/20/after-action-report-on-the-berkeley-riot/

J'aime le développement parallèle des deux récits implausibles des forces en présence, et la formule qu'il utilise en conclusion pour résumer le phénomène et son développement politique: la montée des "tribal truths" ("vérités tribales") comme mode de narration dominant sur la scène publique américaine. Des pans désormais importants de l'opinion n'écoutent et ne croient que ce que raconte "leur camp", aussi absurde que ça sonne, et souvent, même s'ils ne croient pas vraiment le récit, ils s'y rallieront parce que s'est développée une mentalité du "eux contre nous". Un changement "subtil" par certains côtés, qui s'est développé surtout depuis les années 90, dont FoxNews a été le précurseur, le prescripteur, le symptôme, l'exemple à suivre, et le modèle, et un fait que le développement des nouveaux médias a largement démocratisé au point de la banalisation, le tout sur fond d'un modèle de médias traditionnels qui s'est encroûté dans son fonctionnement devenu corporatiste, à plat-ventriste devant la puissance et les intérêts des annonceurs et des sociétés-mères des médias en question, et hautement entriste dans son rapport au pouvoir politique, au point de la collusion permanente et de l'asservissement aux groupements d'intérêts qui font la pluie et le beau temps en politique, cherchant à monopoliser la conversation nationale sur tous les sujets.  

Dans un tel contexte, peu importe qui a jeté la première pierre entre "antifas" et "alt rightists", deux ensembles de cons et d'excités réunissant l'habituel cocktail d'idéologues et de radicaux, d'idiots utiles, et de brutes et enragés cherchant la castagne. Les anti-Trumps ont-ils été les premiers, depuis novembre/janvier, à aller titiller les Trumpistes? Ces derniers ont-ils plus cogné et provoqué initialement? Une chose est sûre, je n'ai JAMAIS vu les grands médias (et les nouveaux encore moins, la plupart étant pris dans la trame narrative d'une tribu ou d'une autre) parler équitablement de la chose (et je déteste aussi leur tendance aux fausses équivalences) en essayant AU MOINS de dater et quantifier les événements de ce type arrivant dans le pays: on a vu des militants trumpistes, pacifiques ou non, se faire dégommer gratuitement par des groupes spontanés ou organisés, on a vu des anti-Trumps, ou juste des gens ne correspondant pas au "profil" préféré de certaines "branches" du trumpisme (je sais, que d'euphémismes et circonvolutions pour pas dire "nazillons"), se faire tataner par de fiers porteurs de casquettes rouges. Mais à aucun moment je n'ai vu un journaliste essayer de lister de tels événements, de les authentifier (pour dégager les faux cris d'orfraies qui se sont aussi multipliés des deux côtés), de les analyser, de présenter un bilan comparé et de le tenir à jour. 

Une chose est sûre, comme le signale l'article que je mentionne, le niveau de violence politique tend à augmenter aux USA, symptôme extrême de la polarisation sans cesse croissante de l'agora américaine et de la radicalisation de la conversation où les tentatives d'autocritique et de recherche de terrains d'entente, d'analyse dépassionnée ou de contrôle de ses propres éléments trop "chauds bouillants", sont devenues des voeux pieux. Pour l'instant, jusqu'au plus haut niveau (les grands partis), quand on parle de telles choses, c'est pour dire que c'est la faute à ceux d'en face, et pour défendre les excités de "son" camp. Chacun innocente et applaudit ses brutes. 

En ce moment (période d'élections)n, on a ca qussi en France, non?

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Il y a 20 heures, Tancrède a dit :

Sinon, juste pour le fun: Trump a lancé la campagne "Trump 2020" en fin d'année dernière, essentiellement une organisation destinée à commencer la levée de fonds en vue de sa réélection (et oui, quand il l'a fait, c'était choquant, même selon les critères américains). Cette campagne a déjà dépensé environs 6 millions de dollars dans les 3 premiers mois de l'année, dont 500 000 dollars dans des restaurants, golfs et hôtels appartenant au groupe Trump, ainsi que 274 000 dollars dans des loyers à la Trump Tower (source: Federal Election Commission, via un article du Wall Street Journal). On peut y ajouter 70 000$ dans un golf (trumpesque) de Palm Beach et 13 000$ dans un hôtel Trump à Las Vegas. Ce qui rappelle que la campagne Trump a, en 2016, dépensé (officiellement: seul l'argent de la campagne elle-même peut-être ainsi comptabilisé, pas celui des PACs et SuperPACs, et encore moins le "dark money" d'autres formes légales d'organisation censées ne pas se "coordonner" avec une campagne, ou l'aider.... Mais qui ont toute latitude pour le faire) plus de 14 millions de dollars en 2016 dans des sociétés du groupe Trump (principalement des hôtels et des ventes de produits dérivés).

 

francois-fillon-a-chasseneuil-du-poitou-

Parfois, j'ai l'impression d'être un petit joueur...

 

 

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1 hour ago, Alexis said:

 

 

Parfois, j'ai l'impression d'être un petit joueur...

 

 

Seulement parfois? J'ai l'impression qu'être un petit joueur, malgré les hauts postes qu'il a eu et malgré le soutien dont il a pu bénéficier (par moments :rolleyes:) pour aller toujours plus loin, reste ce qui définit la carrière de Fillon, comme si "petit joueur" restait écrit sur sa tronche de fonctionnaire "mid level" tristouille (avec sa femme comme direct ornement et illustration de ce statut.... Non, je n'attaque pas le physique..... Je juge :sleep:, nuance). 

Sinon, pour faire suite à mon commentaire sur le coût de l'inauguration de Trump, une comparaison rapide: la plus gigantesque inauguration présidentielle vue aux USA fut celle d'Obama en 2009, et elle n'avait coûté "que" 53 millions. 53 millions pour organiser, contrôler, faire venir, encadrer, divertir, restaurer, abriter, orienter.... Une masse humaine plus de 2 fois plus importante que celle vue à l'inauguration de Trump. Avec en plus un tas d'artistes vraiment pas bon marché qui, s'ils ont été pour la plupart présents à titre bénévole, ont quand même du être défrayés (ben oui, un Springsteen ou une Beyoncé, c'est beaucoup de logistique en tant que "Entertainment Delivery System", avec beaucoup de monde et de matos pour pouvoir produire leur effet), ce qui est tout sauf gratuit. A côté, celle de Trump n'a pas eu de coûts significatifs: beaucoup moins de personnes se sont déplacées (en plus d'avoir peu de Washingtoniens et gens des comtés environnants qui sont venus), l'essentiel du divertissement était bénévole et pas cher à défrayer (majorettes et trucs du genre), ou payé par l'Etat (armée, police, pompiers et leurs orchestres), et les "stars" étaient du genre aux petits pieds, peu nombreuses, et bon marché pour ce qu'il y avait à payer (le concert était sans ambition et sans ampleur). Bref, cette inauguration fut plutôt très cheap. Et pour ça, les Trumpiens ont levé 107 millions de dollars. Comme disait Clemenceau en des temps troublés: "où sont les millions?". Contrairement à lui, Trump a des chances de le savoir. Ou au moins ses copains. 

La chose n'est pas un potentiel scandale d'argent public, étant donné qu'il s'agit d'argent levé auprès de riches donneurs, entreprises et individus, et qu'il n'est pas encadré par des règles liées aux élections (à moins qu'un usage postérieur ne se fasse dans ce domaine, pour peu qu'on puisse tracer ce fric), mais la question est posée: à quoi va servir le surplus dégagé de cette opération? On sait que les donneurs n'ont pas récupéré ces sommes, et ne s'attendaient certainement pas à les récupérer, ce qui renvoie au fait qu'il s'est agi d'un transfert d'argent concerté avec l'inauguration comme prétexte, soit un cas de surfacturation aussi gigantesque que peu discret. Pot de vin? Versement au futur fond de campagne? Cadeau de Bat Mitsvah tardif pour Donald? Prix du ticket d'entrée à la nouvelle Maison Blanche pour un certain nombre de riches donneurs? 

Rachel Maddow signalait hier soir pour illustrer la chose que le 8 février, les patrons du National Security Council du moment (dont Flynn) ont rencontré deux hommes d'affaire, notamment un M. Waddie Habboush dont le père avait contribué à l'inauguration à hauteur de 666 000 dollars (l'autre hommes d'affaire est Gentry Beach, un ami de longue date de Donald Trump Jr); le lendemain, il rencontrait Steve Banon. Le but de ces meetings était, pour cet homme, de mettre sur la table un plan en 10 points pour lever les sanctions US sur le Venezuela. Pendant ces réunions, il avait le ministre des affaires étrangères vénézuelien au téléphone, comme participant à la réunion, non seulement pour montrer qu'il était sérieux, mais aussi parce que la compagnie pétrolière d'Etat du pays (CITGO).... Avait aussi versé un demi-million de dollars à l'inauguration de Trump. De fait, il s'agit d'un pur cas de "pay for play", comme qu'y disent les ricains, l'inauguration de Trump jouant en cette instance le rôle qu'a, par exemple, joué la Fondation Clinton jusqu'au 8 novembre dernier. Le détournement du fonctionnement du NSC est ici choquant, non seulement à cause du pay for play, mais aussi par le parasitage du fonctionnement de cet organisme que l'affaire représente, le NSC étant le lieu où toute l'info du gouvernement se centralise pour, surtout dans des moments cruciaux et sur des sujets brûlants, favoriser une prise de décision informée, non influencée (par des acteurs extérieurs et intéressés) et relativement consensuelle afin que l'Etat parle d'une seule voix, censément dans l'intérêt du pays (au moins tel que la majorité gouvernante le comprend et le définit). Maddow pointait ainsi, pour montrer ce qui arrive quand le NSC ne fonctionne pas, la contradiction des derniers jours sur l'Iran: Tillerson annonce que Téhéran est pour l'instant en conformité avec les termes du traité sur l'armement nucléaire.... Et Trump dit le contraire le lendemain. Même chose sur la Turquie: le Département d'Etat s'est dit "préoccupé" par le référendum de dimanche dernier, et là-dessus, Trump est l'un des premiers (et le seul en occident) à féliciter Erdogan. 

Au moins, par ce cas, on connaît les tarifs des audiences à la cour. Le prix de la modification effective d'une politique reste à voir. 


L'article d'origine, par Jake Horowitz:

https://mic.com/articles/172936/trump-tied-businessmen-met-nsc-officials-bannon-over-venezuela-sanctions-sources-say#.SqPCsoO4h

 

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Il y a 1 heure, Tancrède a dit :

Rachel Maddow signalait hier soir pour illustrer la chose que le 8 février, les patrons du National Security Council du moment (dont Flynn) ont rencontré deux hommes d'affaire, notamment un M. Waddie Habboush dont le père avait contribué à l'inauguration à hauteur de 666 000 dollars (l'autre hommes d'affaire est Gentry Beach, un ami de longue date de Donald Trump Jr); le lendemain, il rencontrait Steve Banon.[...]

L'article d'origine, par Jake Horowitz:

https://mic.com/articles/172936/trump-tied-businessmen-met-nsc-officials-bannon-over-venezuela-sanctions-sources-say#.SqPCsoO4h

Heureusement que tu as mis une source, sinon cette somme aurait sonné comme un indice conspirationniste : et pourquoi pas 6 fois 6 ? :tongue:

 

Citation

Le détournement du fonctionnement du NSC est ici choquant, non seulement à cause du pay for play, mais aussi par le parasitage du fonctionnement de cet organisme que l'affaire représente, le NSC étant le lieu où toute l'info du gouvernement se centralise pour, surtout dans des moments cruciaux et sur des sujets brûlants, favoriser une prise de décision informée, non influencée (par des acteurs extérieurs et intéressés) et relativement consensuelle afin que l'Etat parle d'une seule voix, censément dans l'intérêt du pays (au moins tel que la majorité gouvernante le comprend et le définit).

Au moins, par ce cas, on connaît les tarifs des audiences à la cour. Le prix de la modification effective d'une politique reste à voir. 

Je suis curieux sur cet nouvelle : elle n'a pas rencontré un fort écho.
Quelle est la fiabilité de ce site, et de cet auteur ?
Ils sont évidemment anti-Trump, mais sont-ils assez honnêtes pour publier ce qui est crédible?

Perso, je n'aurais pas investi cet argent dans Trump.
Son track-record dans le passage de loi est franchement médiocre jusqu'à présent 1. :dry:
C'est mieux d'acheter (légalement) les votes de sénateurs / représentants.

1Seule exception : la salve de missile de croisière est purement discrétionnaire, et Trump devrait la vendre pas cher.
C'est dans le budget feux d'artifices :dry:

 

Le 20/04/2017 à 17:53, prof.566 a dit :

Le smiley c'est le préservatif du web.

Shuuuuut.

ça explique pourquoi certains n'en mettent pas assez :biggrin:

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25 minutes ago, rogue0 said:

Heureusement que tu as mis une source, sinon cette somme aurait sonné comme un indice conspirationniste : et pourquoi pas 6 fois 6 ? :tongue:

 

Je suis curieux sur cet nouvelle : elle n'a pas rencontré un fort écho.
Quelle est la fiabilité de ce site, et de cet auteur ?

Raisonnable, au moins pour ce genre d'infos; sur les trucs sociétaux ou économiques, je serais plus prudent vu l'alignement démocrato-establishment (plutôt hillariste), même si là, ce serait plus pour des raisons idéologiques que sur une contestation des méthodes journalistiques. C'est un site sérieux de ce point de vue: le genre avec des vrais journaleux qui, surtout pour ce type de sujets, ont de bonnes infos d'insiders et obéissent à la règle des 2 sources crédibles, censée être sacro-sainte dans la presse américaine, mais passée à la trappe hors des grands médias, et pas assez systématique dans l'info "immédiate" (l'actu "chaude") pour ce qui concerne la télé. 

Bref, c'est pas des blogueurs avec un agenda idéologique et/ou une parano spécifique, opérant en vendant des pilules pour bander (cf Infowars) ou avec l'aide d'un riche "sugar daddy" (Breitbart, The Blaze). 

Quote

1Seule exception : la salve de missile de croisière est purement discrétionnaire, et Trump devrait la vendre pas cher.
C'est dans le budget feux d'artifices 

C'était quoi? 19 millions pour la frappe sur la Syrie (sans compter le coût de déplacement des navires pour l'opération, qu'on va laisser dans les frais courants), et 16 millions pour la MOAB (pareil pour les autres coûts de l'ops)? Ca fait 35 millions le petit caprice du vieux monsieur orange en mal d'amour, de reconnaissance et de virilité? Parce que le bénéfice stratégique est incertain: il aurait pu exploiter le coup en Syrie pour finir de rétablir le "crédit" américain, mais n'a rien fait, gaspillant l'essentiel de l'occasion. 

Quote

ça explique pourquoi certains n'en mettent pas assez 

Ca gratte? Ca explique du coup pourquoi il y en a qui en mettent partout. Mais bon, quand on aime l'humour qui tache.... 

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Il y a 3 heures, Tancrède a dit :

Le détournement du fonctionnement du NSC est ici choquant, non seulement à cause du pay for play, mais aussi par le parasitage du fonctionnement de cet organisme que l'affaire représente, le NSC étant le lieu où toute l'info du gouvernement se centralise pour, surtout dans des moments cruciaux et sur des sujets brûlants, favoriser une prise de décision informée, non influencée (par des acteurs extérieurs et intéressés) et relativement consensuelle afin que l'Etat parle d'une seule voix, censément dans l'intérêt du pays

Ce ne serait pas une première, un des thèmes du premier bouquin de Robert Baer était justement les liaisons dangereuses NSC-privé, surtout avec les compagnies pétrolières, à l'époque de la présidence Clinton. Les têtes du NSC étant in fine des politiques et pas des fonctionnaires, ca doit être un problème sous toutes les administrations.

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C'est en HS, mais l'USAF a fait rectifier le prix de la MOAB qui est officiellement a moins d'un million (hors coût de R&D).

Sinon, on a les coupables de l'élection de Trump :excl: :

http://www.ouest-france.fr/europe/russie/russie-un-institut-auteur-d-un-plan-pour-influencer-l-election-us-4940102

Des documents retrouvés chez la Russian Institue for Strategic Studies, institut contrôlé par le Kremlin, indiquent la marche à suivre pour influencer l’élection américaine du 8 novembre et la victoire de Donald Trump.

Edited by collectionneur
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Le 8/2/2017 à 15:14, Wallaby a dit :

http://nationalinterest.org/feature/trump-was-right-reject-australias-dumb-refugee-deal-19357 (7 février 2017)

Des précisions sur l'accord sur les réfugiés avec l'Australie rejeté par Trump.

- Il a été mis en place par Obama après l'élection présidentielle de 2016

- Il consiste d'une part à accueillir aux Etats-Unis des réfugiés principalement iraniens actuellement retenus à Nauru dans des conditions discutables, et d'autre part à accueillir en Australie des mineurs non accompagnés d'Amérique Centrale, aujourd'hui jeunes adultes en détention administrative aux Etats-Unis, qui auraient de la famille aux Etats-Unis, sans que cette famille n'ait le droit de les accueillir.

http://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/etats-unis-un-accord-migratoire-avec-l-australie-entre-en-vigueur-4943889 (22 avril 2017)

Finalement Trump respectera l'accord sur les réfugiés signé entre Obama et les Australiens.

Edited by Wallaby
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http://www.boursorama.com/actualites/libre-echange-trump-pourrait-negocier-avec-l-ue-avant-la-gb-4bb6883b7d101f114309f3ad4b2e30d6 (22 avril 2017)

Les Etats-Unis pourraient négocier un accord de libre-échange avec l'Union européenne avant de le faire avec la Grande-Bretagne

Wolfgang Schäuble, s'est dit optimiste sur le fait qu'un tel accord pourrait être rapidement finalisé entre Bruxelles et Washington

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Un article et un angle de vue intéressant sur l'un des multiples aspects des problèmes (passés, présents et potentiels) de conflits d'intérêts de Donald Trump et de la sensibilité de sa présidence à la corruption ou à des formes de chantage sur son patrimoine et ses activités privées. D'autant plus à souligner qu'il faut signaler quand des journalistes font vraiment leur boulot et vont chercher l'information difficile à trouver, impossible à compiler pour le pégu moyen:

https://www.usatoday.com/story/news/2017/04/20/trump-owns-250m-condos-and-you-could-buy-one/100566302/

En l'occurrence, les 3 auteurs ont passé beaucoup de temps à lister les propriétés de Donald Trump aux USA, un travail difficile étant données la taille du patrimoine et la complexité de ce boulot de fourmi, la plupart de ces actifs étant planqués derrière des montagnes de sociétés écrans et autres dispositifs courants dans l'immobilier. On apprend ainsi que Donald Trump possède plus de 400 appartements (422), maisons (12) et terrains valant de 200 000 à 35 millions de dollars (estimation selon le marché actuel), pour un total sans doute supérieur à 250 millions de dollars, qui n'inclue pas par ailleurs ses participations dans de grands immeubles (bureaux et habitations), qui se comptent en millions de mètres carrés. Là, il s'agit de propriétés qu'il détient entièrement et dont il peut donc disposer de façon arbitraire. Depuis le début de la campagne présidentielle, le groupe Trump a vendu 58 "unités" pour environs 90 millions. Une partie a financé sa campagne, l'autre lui a fait du cash (et calmer ses nombreux créditeurs?), le tout indiquant cependant un rythme supérieur (de beaucoup) de ventes à ce qui est courant pour un groupe de cette taille sur une période donnée. Ce que l'on ne sait pas, c'est si les prix négociés correspondaient à des valeurs de marché, et là survient justement l'un des principaux problèmes de l'existence de ce capital et de l'absence de séparation entre Trump et lui; de fait, ces propriétés deviennent l'un des mille et un moyens pour la présidence de vendre accès et influence à qui peut payer. Comme l'illustre par exemple l'achat et la vente en Floride par Trump d'une des villas les plus chères du pays il y a quelques années: achetée pour 40 millions et à peine retouchée, la baraque a été vendue 100 millions à un oligarque russe dont le nom est aujourd'hui inextricablement lié à l'imbroglio des étranges liens de Trump et de ses staffers avec la Russie (entre autres via une banque à Chypre dont l'oligarque en question est un membre éminent du board). La plus value réalisée à cette occasion par Trump n'a aucune explication commerciale, et constitue un exemple simple de ce qui peut se passer avec le capital du président américain: surpayer ces propriétés devient un moyen simple et relativement direct, et qui plus est potentiellement anonyme (via des dispositifs comme les LLCs), de verser un pot de vin pur et simple. 

Tout comme d'ailleurs des opérateurs anonymes peuvent se mettre à louer de grandes quantités de mètres carrés trumpiens à des tarifs prohibitifs (apparts, bureaux, chambres d'hôtels, séjours de golf....), en profitant aussi bien des multiples dispositifs légaux pour rester invisible, que de simples manoeuvres comme louer des paquets de locaux éparpillés un peu partout (pas un grand espace à un endroit). Très difficile, voire souvent impossible, de se rendre compte que ça arrive (à moins de surveiller à la loupe en permanence), et très difficile d'identifier, de tracer, de remonter à la source. C'est d'autant plus problématique que les intérêts financiers du président sont pour beaucoup clairement identifiables: ils portent son nom, et un avocat même con peut souvent simplement arguer que Trump "a la cote" en ce moment, que son business est attractif, et bien malin qui peut prouver dans quelle mesure son nouveau job contribue à cette attractivité (99% ces jours-ci, mais convertir cette vérité basique en argument légal est pour le moins délicat). 

Donc qu'on se le dise: on veut l'oreille de Donald, on achète sa merde avec un bonus (via une société écran, histoire de) et on le lui fait savoir. Il y a mille autres façons d'acheter ses bonnes grâces, mais là c'est vraiment le plus simple et le plus évident. 

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4 hours ago, Wallaby said:

http://www.boursorama.com/actualites/libre-echange-trump-pourrait-negocier-avec-l-ue-avant-la-gb-4bb6883b7d101f114309f3ad4b2e30d6 (22 avril 2017)

Les Etats-Unis pourraient négocier un accord de libre-échange avec l'Union européenne avant de le faire avec la Grande-Bretagne

Wolfgang Schäuble, s'est dit optimiste sur le fait qu'un tel accord pourrait être rapidement finalisé entre Bruxelles et Washington

Sauf erreur de ma part, la Grande Bretagne ne peut pas négocier un tel accord avant de sortir de l'UE non?

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