Recommended Posts

Il y a 9 heures, Wallaby a dit :

Ce n'est plus simplement un phénomène excentrique circonscrit à quelques départements de sciences humaines de quelques universités bien pensantes. C'est en passe de toucher maintenant les lycées, puisque la Californie va y introduire un nouveau programme "d'études ethniques".

https://www.latimes.com/opinion/story/2019-08-02/californias-new-ethnic-studies-curriculum (2 août 2019)

Éditorial :

Mais un projet actuel de programme type, élaboré par un comité d'enseignants et d'universitaires et dirigé vers le Conseil national de l'éducation, est un mélange impénétrable de jargon académique et de déclarations politiquement correctes. Il est difficile de passer en revue toutes les références à hxrstory, womxn, misogynoir et cisheteropatriarchy. [1]

Nous n'avons aucune objection à un cours qui élargit la réflexion des étudiants sur la race et le genre, la sexualité, l'histoire et le pouvoir. Mais trop souvent, le programme d'études ethniques proposé ressemble à un exercice de pensée de groupe [2], conçu pour faire du prosélytisme et inculquer plus que pour informer et ouvrir les esprits. Il parle de pensée critique, mais ne présente habituellement qu'un point de vue unique et partial.

Ce programme d'études semble viser davantage à imposer aux élèves des opinions politiques prédigérées qu'à élargir leurs perspectives.

[...]

Il sera intéressant de voir si beaucoup d'élèves suivent cette option (si c'est bien une option ; il me semble que "tout est option" dans les programmes des lycées californiens).

Edited by Boule75
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 24 minutes, Alexis a dit :

Sur le modèle du kōan bouddhiste, c'est-à-dire une sentence destinée à provoquer l'esprit et favoriser la méditation (par exemple "Quel est le son d'une seule main qui applaudit ?" ou "L'homme regarde la fleur, la fleur sourit") je propose ce nouveau kōan :

Si un corps est pendu dans une cellule d'une prison de Manhattan et que personne n'est là pour le regarder, est-ce que cela en fait un suicide ?

 

aybteyzxkujm0ugde7wb.jpg

Je vous laisse méditer là-dessus...

Share this post


Link to post
Share on other sites

 

Visiblement, tu n’es pas le seul à te poser cette question :

 

« Le « suicide apparent » de Jeffrey Epstein déclenche un scandale national aux Etats-Unis »

(...)  le prix Nobel 2008 d’économie Paul Krugman a résumé sur le sentiment dominant. 

« Si nous vivions dans un univers de fantasme paranoïaque, je serais très méfiant sur le suicide d’Epstein, et même sur le fait de savoir si c’était réellement un suicide. » Et d’ajouter : « Et vous savez quoi ? Le cas Jeffrey Epstein montre que nous vivons dans une sorte d’univers de fantasme paranoïaque. ».

(...)

Doué d’une intelligence charmeuse selon ses associés, ce financier a en effet entretenu des contacts rapprochés avec les grands de ce monde : Donald Trump, Bill Clinton – il était au mariage de sa fille Chelsea –, le prince Andrew, fils de la reine Elizabeth II, ou le milliardaire Leslie Wexner, qui détient notamment la marque de lingerie Victoria Secret et accuse d’ailleurs M. Epstein de l’avoir spolié.

Son silence en soulagera sans doute plus d’un.

L’affaire Epstein est un condensé de toutes les névroses américaines supposées : argent, débauche sexuelle, crime, politique, justice corrompue par les puissants et « deep State » [Etat profond]. Sa mort ne fait que les renforcer. »

 

Le « suicide apparent » de Jeffrey Epstein déclenche un scandale national aux Etats-Unis http://va.newsrepublic.net/s/brYySU

 

 

Bon sinon, quand je lis la page wiki du type, ce n’est quand même pas tout à fait nouveau, ses démêlés avec la justice au sujet de relations sexuelles avec des mineures et de la prostitution de celles-ci.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jeffrey_Epstein

Edited by TarpTent
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ça fait du bruit en effet, à regarder divers médias américains.

Et la possibilité même qu'il ait pu se suicider peut être remise en doute. Voici un témoignage intéressant

Citation

Il n'y a pas moyen que Jeffrey Epstein se soit suicidé, dit un ancien détenu de la prison de NYC

Il n'y a aucune chance que cet homme se soit suicidé. J'ai passé trop de temps dans ces unités. C'est une impossibilité.

Entre le sol et le plafond, il y a deux mètres et demi. Il n'y a aucun moyen pour toi de te connecter à quoi que ce soit. Vous avez des draps, mais ils sont au niveau du papier, pas assez solides. Il pesait 200 livres - ça n'arriverait jamais. Quand vous êtes sous surveillance, ils vous mettent dans une blouse blanche, une veste droite. Ils savent qu'une personne ne peut pas se blesser elle-même. Les vêtements qu'ils vous donnent sont des uniformes de saut. Tout est de couleur brun foncé.

Il aurait pu le faire depuis le lit ? Non, monsieur. Il y a un cadre en acier, mais vous ne pouvez pas le bouger. Il n'y a pas de luminaire. Il n'y a pas de barreaux. Ils ne vous en donnent pas assez pour créer un instrument de mort. Vous voulez écrire une lettre, ils vous donnent des stylos en caoutchouc et peut-être une fois par semaine un morceau de papier. Rien de dur ou en métal. Et il y a un flic à la porte toutes les neuf minutes, que vous soyez sous surveillance ou non.

Il y a jusqu'à 80 personnes. Ils pourraient en mettre deux en cellule. C'est un ou deux, mais je ne croirai jamais qu'il avait un compagnon de cellule. Il a été trop explosé.

Les dommages que cette unité peut faire à quelqu'un. C'est comme si tu étais un animal et qu'on t'avait amené dans un chenil. Un gars comme Jeffrey, c'est genre, "Holy sh-t." J'ai dit à mes parents de ne pas venir. Dieu n'était pas dans l'immeuble. J'ai eu de graves incidents dans l'immeuble. Ce qui s'est passé est permanent.

Certains gardes sont sur un gros coup de force. Ils savent qu'il y a des gars qui souffrent. Ils savent quelque chose que le reste du monde n'a pas vu, qu'un endroit comme celui-ci existe dans ce pays, et ils s'en tirent. Si les gardes voient que le gars est en train de craquer, ils vont t'aider à craquer.

Mais je crois fermement que Jeffrey Epstein ne s'est pas suicidé. C'est juste que ça ne s'est pas passé comme ça.

Et oui, il est rapporté par Fox News. Qui mérite autant de méfiance que les autres médias traditionnels américains.

Mais enfin la manière dont sont organisés ces lieux, le réalisme - ou pas - de l'idée qu'il ait pu se suicider va bien être examiné. On peut espérer en savoir un peu plus. L'inspecteur général est rapporté "livide" devant la disparition d'Epstein, qui rendra plus difficile de trouver et punir ses complices et il semble qu'il s'assurera qu'une enquête sérieuse sur les circonstances du décès ait bien lieu.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 4 heures, Boule75 a dit :

Il sera intéressant de voir si beaucoup d'élèves suivent cette option (si c'est bien une option ; il me semble que "tout est option" dans les programmes des lycées californiens).

En tout cas cela va créer des débouchés pour les étudiants qui ont été formés dans les universités qui offrent des diplômes dans ce domaine. Ils vont pouvoir former une intelligentsia, des "intellectuels organiques", un corps, un réseau, et peser de tout leur poids pour répandre leurs idées dans la société.

Share this post


Link to post
Share on other sites
8 hours ago, Alexis said:

Ça fait du bruit en effet, à regarder divers médias américains.

Et la possibilité même qu'il ait pu se suicider peut être remise en doute. Voici un témoignage intéressant

Et oui, il est rapporté par Fox News. Qui mérite autant de méfiance que les autres médias traditionnels américains.

Mais enfin la manière dont sont organisés ces lieux, le réalisme - ou pas - de l'idée qu'il ait pu se suicider va bien être examiné. On peut espérer en savoir un peu plus. L'inspecteur général est rapporté "livide" devant la disparition d'Epstein, qui rendra plus difficile de trouver et punir ses complices et il semble qu'il s'assurera qu'une enquête sérieuse sur les circonstances du décès ait bien lieu.

On peut éviter de polluer 2 fils sur les USA avec ce non-sujet? C'est de la ragoterie à ce stade, et il n'y a que des conjectures. A moins d'un condensé suffisant (cad autre chose que le peu qu'on sait maintenant) de l'affaire fondé sur des faits établis ou d'une analyse en profondeur de la réalité de la société américaine au prisme des dysfonctionnements de son système médiatique, je suggère qu'on se contente d'évoquer la chose sur le fil criailleries. 

6 hours ago, Wallaby said:

En tout cas cela va créer des débouchés pour les étudiants qui ont été formés dans les universités qui offrent des diplômes dans ce domaine. Ils vont pouvoir former une intelligentsia, des "intellectuels organiques", un corps, un réseau, et peser de tout leur poids pour répandre leurs idées dans la société.

C'est maintenant tout un secteur, considérant les énormes masses de fric qui sous-tendent, aux USA, le secteur universitaire et celui des divers circuits d'activisme et de lobbying (du lobbying à Washington à celui des Etats, en passant par l'agit/prop, l'activité conférencière, la "vie communautaire" idéologisée d'une portion du monde associatif....), mais aussi, par extension, les secteurs des médias (qui émanent directement de cet univers), des DRH et de divers types de "services" aux entreprises et administrations (conseil en "diversité", bias training, sensitivity training....). A une époque, on pointait avec alarme les télévangélistes US et leurs megachurches, avec un secteur religieux drainant des fonds énormes, mais à côté de ce complexe "intellectualo-industriel" désormais articulé par une quasi-religion toujours plus dominante, c'était du petit artisanat. Et au moins une moitié des sommes collectées allait-elle à des bonnes oeuvres (dans les formes d'organisation les plus utilisées par les religieux, notamment les 501c, les activités d'intérêt général doivent peser au moins 51% des dépenses, pour que même les plus cyniques ou artificielles soient forcées de faire ce qu'elles prétendent si elles veulent leurs niches et exemptions fiscales). 

 

Edited by Tancrède

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 7 heures, Alexis a dit :

Ça fait du bruit en effet, à regarder divers médias américains.

Et la possibilité même qu'il ait pu se suicider peut être remise en doute. Voici un témoignage intéressant

Les perles de la traduction automatique m'amusent toujours autant. "Une veste droite" (straightjacket : camisole), un "uniforme de saut" (jumpsuit : combinaison).

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 22 heures, Wallaby a dit :

En tout cas cela va créer des débouchés pour les étudiants qui ont été formés dans les universités qui offrent des diplômes dans ce domaine. Ils vont pouvoir former une intelligentsia, des "intellectuels organiques", un corps, un réseau, et peser de tout leur poids pour répandre leurs idées dans la société.

Ne machons pas nos mots : une armée, une cinquième colonne prête à saper les fondations morales de notre belle société pour la transformer en cour des miracles de l'ethno-bobo-politiquementcorrecto-bienpensance.

À part ça, quiconque ici a essayé de voir ce que ça contenait vraiment, au cas improbable voire inenvisageable où, sait-on jamais, le journaliste ait un tout petit peu laissé dériver sa plume, quand bien même on sait tous que ce genre de choses n'arrive jamais ?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, Brian McNewbie a dit :

À part ça, quiconque ici a essayé de voir ce que ça contenait vraiment, au cas improbable voire inenvisageable où, sait-on jamais, le journaliste ait un tout petit peu laissé dériver sa plume, quand bien même on sait tous que ce genre de choses n'arrive jamais ?

Oui, j'en ai lu une partie, notamment le glossaire. Il s'y confirme une dénonciation du capitalisme. Une dénonciation de la blancheur, etc... toute l'orthodoxie habituelle. Toutes les contradictions habituelles aussi : la race est un concept bidon, mais ils passent leur temps à se baser dessus pour en tirer toutes sortes de conclusions.

  • Like 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, Wallaby a dit :

Oui, j'en ai lu une partie, notamment le glossaire. Il s'y confirme une dénonciation du capitalisme. Une dénonciation de la blancheur, etc... toute l'orthodoxie habituelle. Toutes les contradictions habituelles aussi : la race est un concept bidon, mais ils passent leur temps à se baser dessus pour en tirer toutes sortes de conclusions.

Tu as lu ce que tu voulais lire je pense, parce que ce n'est pas ce que j'y trouve.

Soit dit en passant, hors néologismes sans équivalents en français, la plupart des concepts et propositions de réflexion de ce brouillon de programme sont abordés en France depuis au bas mot 15 ans en cours d'histoire-geographie et éducation morale et civique dès le collège, sans qu'une vague de femen communistes anti-blancs n'aient renversé le gouvernement depuis.

Je doute qu'il faille voir dans ce brouillon ouvert au regard et modifications du public, et spécifié plusieurs fois comme un guide optionnel plutôt qu'une trame imposée, l'expression d'une orthodoxie.

Je trouve enfin assez surprenant les oppositions de principe que le projet rencontre - les risques terribles de montrer aux lycéens que des enjeux à dimensions sociales peuvent transparaitre et affecter différents pans en théorie indépendants de la société, ou que le capitalisme n'est ni dénué de défauts ni le seul système possible dans l'absolu - quand dans d'autres états, on s'émeut bien peu de l'obligation "d'enseigner la controverse" quant à l'évolution ou de l'interdiction partielle ou totale de cours d'éducation sexuelle.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 3 minutes, Brian McNewbie a dit :

Tu as lu ce que tu voulais lire je pense, parce que ce n'est pas ce que j'y trouve.

Y as-tu trouvé la définition du captitalisme ? La voici :

Capitalisme : un système économique et politique dans lequel l'industrie et le commerce sont basés sur un "marché libre" et largement contrôlés par des entreprises privées plutôt que par le gouvernement. Dans le cadre des études ethniques, les universitaires sont souvent très critiques à l'égard du système capitaliste, car les recherches ont montré que les autochtones et les personnes de couleur sont exploités de façon disproportionnée dans ce système. Dans une économie capitaliste, la plus-value (le profit) est générée par le travail humain et tout est marchandisé.

Y as-tu trouvé la définition de la blancheur ? La voici :

Blancheur : une construction sociale qui a servi de fondement à la racialisation aux États-Unis. La blancheur est l'antithèse de la noirceur et est généralement associée à ceux qui s'identifient comme blancs. Cependant, la blancheur est beaucoup plus qu'un marqueur d'identité raciale, elle sépare ceux qui sont privilégiés de ceux qui ne le sont pas. La blancheur peut se manifester par un comportement et un pouvoir social, économique, politique et culturel. Par exemple, la "norme" ou la "norme" culturelle sont souvent toujours basées sur la blancheur et par extension sur la culture, les normes et les valeurs blanches.

  • Confused 1
  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, Wallaby a dit :

Y as-tu trouvé la définition du captitalisme ? La voici :

Capitalisme : un système économique et politique dans lequel l'industrie et le commerce sont basés sur un "marché libre" et largement contrôlés par des entreprises privées plutôt que par le gouvernement. Dans le cadre des études ethniques, les universitaires sont souvent très critiques à l'égard du système capitaliste, car les recherches ont montré que les autochtones et les personnes de couleur sont exploités de façon disproportionnée dans ce système. Dans une économie capitaliste, la plus-value (le profit) est générée par le travail humain et tout est marchandisé.

L'idée que le capital ne génère pas de profit dans une économie capitaliste, puisque "la plus-value (le profit) est générée par le travail humain"  est on-ne-peut-plus distrayante !
Et puis c'est rassurant de savoir qu'on n'est nul part en régime capitaliste : je ne paye pas l'air (quoi qu'en Inde ou en Chine, indirectement... :wacko:) et il reste quelques services publics ; quelques centaines de services publics, même, par chez nous ! On n'est super pas capitalistes alors...

Quels guignols.

Citation

Y as-tu trouvé la définition de la blancheur ? La voici :

Blancheur : une construction sociale qui a servi de fondement à la racialisation aux États-Unis. La blancheur est l'antithèse de la noirceur et est généralement associée à ceux qui s'identifient comme blancs. Cependant, la blancheur est beaucoup plus qu'un marqueur d'identité raciale, elle sépare ceux qui sont privilégiés de ceux qui ne le sont pas. La blancheur peut se manifester par un comportement et un pouvoir social, économique, politique et culturel. Par exemple, la "norme" ou la "norme" culturelle sont souvent toujours basées sur la blancheur et par extension sur la culture, les normes et les valeurs blanches.

Allez, chantez avec moi !

To to to, Tautologies,
Fais, fais, fais, fée du Logis !
Noix, noix, noir, tout est noirceur,
Foin de rime j'en fais mon beur-re !

Edited by Boule75
  • Like 1
  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 39 minutes, Brian McNewbie a dit :

Tu as lu ce que tu voulais lire je pense, parce que ce n'est pas ce que j'y trouve.

Soit dit en passant, hors néologismes sans équivalents en français, la plupart des concepts et propositions de réflexion de ce brouillon de programme sont abordés en France depuis au bas mot 15 ans en cours d'histoire-geographie et éducation morale et civique dès le collège, sans qu'une vague de femen communistes anti-blancs n'aient renversé le gouvernement depuis.

Je doute qu'il faille voir dans ce brouillon ouvert au regard et modifications du public, et spécifié plusieurs fois comme un guide optionnel plutôt qu'une trame imposée, l'expression d'une orthodoxie.

Je trouve enfin assez surprenant les oppositions de principe que le projet rencontre - les risques terribles de montrer aux lycéens que des enjeux à dimensions sociales peuvent transparaitre et affecter différents pans en théorie indépendants de la société, ou que le capitalisme n'est ni dénué de défauts ni le seul système possible dans l'absolu - quand dans d'autres états, on s'émeut bien peu de l'obligation "d'enseigner la controverse" quant à l'évolution ou de l'interdiction partielle ou totale de cours d'éducation sexuelle. 

Je ne sais pas si j'ai été suffisamment clair, mais mes critiques ("mes" est un bien grand mot, je me contente de relayer celles que j'ai lues dans le Los Angeles Times) ne veulent pas dire que je suis en désaccord avec tout.

J'ai dit qu'il y avait des contradictions. Cela peut vouloir dire que je suis d'accord avec la moitié, avec l'une des deux propositions qui se contredisent. Par exemple quand ils disent que la race est un concept bidon, je suis tout à fait d'accord avec eux. Par contre quand ils se basent sur la race blanche et en tirent toute une série de conclusions sur la méchanceté de la race blanche, j'ai un peu de mal à suivre...

D'autre part, j'adhère à l'idée de l'éditorial du Los Angeles Times que "Nous n'avons aucune objection à un cours qui élargit la réflexion des étudiants sur la race et le genre, la sexualité, l'histoire et le pouvoir".

Je rappelle que j'ai écrit il n'y a pas très longtemps sur ce forum :

Le 17/07/2019 à 18:42, Wallaby a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/20649-usa-criailleries-2-rumeurs-controverses-polémiques/page/94/?tab=comments#comment-1232564

C'est la déification qui est stupide. Sinon il y a beaucoup de choses que dit Foucault dans ses bouquins et qui tiennent debout.

Foucault, quelqu'un qui a déconstruit, en tout cas historicisé (archéologisé) la sexualité et la "folie" au sens de montrer que chaque époque se construit sa propre idée de la sexualité et sa propre idée de la folie (et de la "raison"). Cela nous incite à relativiser les idées que nous pouvons avoir sur ces sujets et à soupçonner que nous sommes peut-être les victimes et les transmetteurs perroquets passifs des préjugés de notre époque sur ces questions.

 

  • Upvote 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 51 minutes, Brian McNewbie a dit :

Soit dit en passant, hors néologismes sans équivalents en français, la plupart des concepts et propositions de réflexion de ce brouillon de programme sont abordés en France depuis au bas mot 15 ans en cours d'histoire-geographie et éducation morale et civique dès le collège, sans qu'une vague de femen communistes anti-blancs n'aient renversé le gouvernement depuis.

Je veux bien voir un extrait du programme qui s'en rapproche. Je connais un peu le programme de collège et je n'ai rien vu de tel. Il est organisé en thèmes assez généraux, pour laisser une liberté pédagogique à l'enseignant, et insiste pas mal sur les méthodes. Il y a eu beaucoup de critiques en France, notamment sur le fait qu'il est assez centré autour de l'hexagone, mais ça je n'ai jamais vu... On est quand même allé jusqu'à supprimer le mot "race" dans la constitution, j'imagine même pas le scandale que ça ferait s'il apparaissait dans le programme.

  • Upvote 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 12/08/2019 à 21:56, Boule75 a dit :

L'idée que le capital ne génère pas de profit dans une économie capitaliste, puisque "la plus-value (le profit) est générée par le travail humain"  est on-ne-peut-plus distrayante !
Et puis c'est rassurant de savoir qu'on n'est nul part en régime capitaliste : je ne paye pas l'air (quoi qu'en Inde ou en Chine, indirectement... :wacko:) et il reste quelques services publics ; quelques centaines de services publics, même, par chez nous ! On n'est super pas capitalistes alors...

Le capital ne génère du profit que grâce au travail des autres.

l argent du capital ne génère pas des profits par l’opération du saint esprit mais bien en ponctionnant une partie de la valeur ajoutée générée par le travail des gens. Le but du système étant d en ponctionner le plus possible au détriment de ceux qui produise réellement la valeur.

ou alors faudra que tu m expliques comment un système capitaliste pourrait fonctionner Sans travailleur qui produisent des produits ou des services....

Quant a l air tu ne la payes peut être pas encore directement mais sa qualité elle, a un prix bien quantifiable... Notamment à paris où les bas revenus se retrouvent en bordure du perif.

tu pourrais aussi prendre l exemple des voitures haut de gamme dont l air de l habitacle est bien mieux filtre qu une vielle gimbarde. Idem pour les logements abordables rarement équipé de vmc.

Edited by Kovy

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 5 minutes, Kovy a dit :

Le capital ne génère du profit que grâce au travail des autres.

l argent du capital ne génère pas des profits par l’opération du saint esprit mais bien en ponctionnant une partie de la valeur ajoutée générée par le travail des gens. Le but du système étant d en ponctionner le plus possible au détriment de ceux qui produise réellement la valeur.

ou alors faudra que tu m expliques comment un système capitaliste pourrait fonctionner Sans travailleur qui produisent des produits ou des services....

Oh on peut toujours tenter de remonter récursivement jusqu'au prime effort qu'il a fallu pour ramasser le premier fer, puis le bois qu'il a fallu ramasser (pas couper, hein...) pour pouvoir fondre la première pioche et la première hache et accélérer le processus ensuite, etc...

Le fond de l'affaire, c'est qu'à un moment, il y a l'entreprise de terrassement capable de se payer une pelleteuse et ses concurrentes qui ne le peuvent pas et qui vont mourir.

Le capital permet d'investir dans la recherche, permet d'investir dans des procédés, outillages, méthodes, savoir-faire, etc... On peut tourner en rond en prétendant qu'au final ce capital ne représente en fait que du travail accumulé ou "libellé" sous une autre forme, mais je ne vois pas bien où ça mène ni en quoi c'est opératoire. Le fait est qu'à un moment, des capitaux (ils pourraient être publics) sont mobilisés pour acquérir des machines, des bâtiments, et que ceux-ci permettent de produire efficacement, beaucoup plus efficacement que si ces capitaux n'avaient pas été mobilisés et ces moyens de production non-humains acquis.

Il ne s'agit pas de raisonner comme s'il n'y avait pas de "travailleurs", comme si les hommes n'avaient aucune valeur : il s'agit juste de faire remarquer qu'on ne peut pas raisonner comme si tout ne procédait que des hommes, comme si la mobilisation de moyens par le capital n'avait aucun sens ni aucun effet concret.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 2 heures, Boule75 a dit :

Oh on peut toujours tenter de remonter récursivement jusqu'au prime effort qu'il a fallu pour ramasser le premier fer, puis le bois qu'il a fallu ramasser (pas couper, hein...) pour pouvoir fondre la première pioche et la première hache et accélérer le processus ensuite, etc...

Le fond de l'affaire, c'est qu'à un moment, il y a l'entreprise de terrassement capable de se payer une pelleteuse et ses concurrentes qui ne le peuvent pas et qui vont mourir.

Le capital permet d'investir dans la recherche, permet d'investir dans des procédés, outillages, méthodes, savoir-faire, etc... On peut tourner en rond en prétendant qu'au final ce capital ne représente en fait que du travail accumulé ou "libellé" sous une autre forme, mais je ne vois pas bien où ça mène ni en quoi c'est opératoire. Le fait est qu'à un moment, des capitaux (ils pourraient être publics) sont mobilisés pour acquérir des machines, des bâtiments, et que ceux-ci permettent de produire efficacement, beaucoup plus efficacement que si ces capitaux n'avaient pas été mobilisés et ces moyens de production non-humains acquis.

Il ne s'agit pas de raisonner comme s'il n'y avait pas de "travailleurs", comme si les hommes n'avaient aucune valeur : il s'agit juste de faire remarquer qu'on ne peut pas raisonner comme si tout ne procédait que des hommes, comme si la mobilisation de moyens par le capital n'avait aucun sens ni aucun effet concret.

Ce sont des hommes qui font des choix qui permettent la création de valeur en question ou bien tu crois que celui qui choisis d'acheter une pelleteuse plutôt qu'une Maserati n'est pas un homme? Et l'homme en question ne peux le faire que parce qu'à un moment il a concentré du capital (et donc in fine du travail humain) de façon dont l'histoire nous montre qu'elle n'a rien de neutre et bienveillante.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, nemo a dit :

Ce sont des hommes qui font des choix qui permettent la création de valeur en question ou bien tu crois que celui qui choisis d'acheter une pelleteuse plutôt qu'une Maserati n'est pas un homme? 

Si tu veux, mais ça n'a pas de rapport avec ce qui était écrit dans le bouquin de cours et qui m'avait fait réagir : "dans une économie capitaliste, la plus-value (le profit) est générée par le travail humain [...]".
Moi je me retourne bêtement sur la pelleteuse, et je me dis que la machine fait une grosse part du boulot, que les résultats de cette entreprise découlent largement des capitaux qui y ont été investis, pas seulement de la quantité de travail.

il y a une heure, nemo a dit :

Et l'homme en question ne peux le faire que parce qu'à un moment il a concentré du capital (et donc in fine du travail humain) de façon dont l'histoire nous montre qu'elle n'a rien de neutre et bienveillante.

Je ne sais pas si on doit évaluer et observer ces systèmes à une échelle historique, je soupçonne que ça n'ait pas d'autre intérêt que philosophique.

D'un point de vue concret, ça n'apporte rien ou pas grand chose.

On peut bien s'accrocher à l'idée que le capital procède du travail), mais ça ne rend pas la phrase correcte pour autant : une bonne partie de la valeur ajoutée (y compris les éventuels profits) est générée par des investissements dans autre chose que l'humain.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 3 heures, Boule75 a dit :

Si tu veux, mais ça n'a pas de rapport avec ce qui était écrit dans le bouquin de cours et qui m'avait fait réagir : "dans une économie capitaliste, la plus-value (le profit) est générée par le travail humain [...]".
Moi je me retourne bêtement sur la pelleteuse, et je me dis que la machine fait une grosse part du boulot, que les résultats de cette entreprise découlent largement des capitaux qui y ont été investis, pas seulement de la quantité de travail.

Je ne sais pas si on doit évaluer et observer ces systèmes à une échelle historique, je soupçonne que ça n'ait pas d'autre intérêt que philosophique.

D'un point de vue concret, ça n'apporte rien ou pas grand chose.

On peut bien s'accrocher à l'idée que le capital procède du travail), mais ça ne rend pas la phrase correcte pour autant : une bonne partie de la valeur ajoutée (y compris les éventuels profits) est générée par des investissements dans autre chose que l'humain.

Pardon mais exclure le travail humain de la production n'a aucun sens. Dire que le capital est un multiplicateur dans la production de richesse est vrai mais sans travail humain il ne se passe tout simplement rien. La phrase peux te sembler imprécise ou orienter mais elle est pas fausse tandis que dire le contraire sera forcément faux. 

Le point de vue historique apporte un éclairage sur la nature de ce qu'on observe ça permet de comprendre, mais ça dit pas l'alpha et l'oméga de la chose on est d'accord.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Hors levée de capitaux à un  cout nul ou presque (l'investisseur pariant qu'il va gagner une remuneration), je me demande après en quoi actions et actioonaires servent une société.

Ce que je vois par le petit bout de ma lorgnette, ce sont des speculateurs qui s'engraissent plus ou moins, pendant que les salariés recoivent des miettes quand uls sont chanceux. Si je comprend que ce gain ne peut se faire sous forme de salaire indéfiniment, les primes d'intéressement pourrait au moins etre moins rachétiques.

Quand à l'investissement matériel et la recherche, ils sont trop souvent réduit au minimum, toujours afin de garantir un pourcentage sur les actions.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 7 heures, nemo a dit :

Pardon mais exclure le travail humain de la production n'a aucun sens. Dire que le capital est un multiplicateur dans la production de richesse est vrai mais sans travail humain il ne se passe tout simplement rien. La phrase peux te sembler imprécise ou orienter mais elle est pas fausse tandis que dire le contraire sera forcément faux.

Mais où as-tu lu que j'excluais le travail humain ? En aucune manière ! Ce que je pense faux, ou du moins plus du tout opératoire pour une économie industrielle, c'est leur définition de le plus-value comme découlant exclusivement du travail humain.

En fait elle procède de la même démarche qu'un grosse partie du discours "genre" : on forge des définitions foireuses, très orientées* et ensuite on passe son temps à s'y référer et à tenter de les imposer dans les "débats".
La démarche n'est certes pas originale mais toujours aussi perverse.

Il y a 7 heures, nemo a dit :

Le point de vue historique apporte un éclairage sur la nature de ce qu'on observe ça permet de comprendre, mais ça dit pas l'alpha et l'oméga de la chose on est d'accord.

On est d'accord.

--

* d'ailleurs, "plus-value"... :wink:

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 3 heures, rendbo a dit :

Hors levée de capitaux à un  cout nul ou presque (l'investisseur pariant qu'il va gagner une remuneration), je me demande après en quoi actions et actioonaires servent une société.

Historiquement, le but était de permettre de diluer le risque afin d'éviter de ruiner les investisseurs en cas de coup dur. Cela permettait aussi à des petits investisseurs pas très riches de participer à des projets qu'ils n'auraient jamais pu faire eux-mêmes tout seuls.

Le problème est qu'avec le tournant hyper-financiarisé du monde et la facilité avec laquelle les actions peuvent être échangées et revendues, l'actionnariat n'est plus un investissement dans un projet à long terme mais de la spéculation à court-terme poussant les entreprises à agir à courte vue. L'action est devenue le produit principal de l'entreprise, au lieu de sa production officielle. Donc il ne suffit plus que la rémunération des actionnaires soit stable, il faut qu'elle croisse de manière exponentielle. Pour ça, tous les moyens sont bon ; et quand la courbe de croissance arrête de ressembler à une asymptote verticale alors il faut compenser en pillant l'entreprise pour que les actions continuent de monter artificiellement.

  • Upvote 4

Share this post


Link to post
Share on other sites

https://www.latimes.com/california/story/2019-08-12/california-greenhouse-gas-emissions-fell (12 août 2019)

Les émissions de CO2 de Californie ont diminué de 1% en un an, principalement grâce à une baisse de 9% de l'électricité carbonée. Atteignant 424 millions cette année, l'objectif de rester sous la barre des 431 millions de tonnes de CO2 en 2020 sera probablement atteint. Par contre pour l'objectif d'abaisser la barre de 40% d'ici 2030 ne sera probablement pas atteint si on continue à ce rythme d'escargot. Les émissions dues aux transports, qui constituent 40% du total ont encore augmenté de 1% cette année. Trump s'agite pour empêcher la Californie de placer des restrictions sur les émissions des voitures. Les émissions de la Californie avaient diminué de 2.8% en 2016 et de 1.2% en 2017, donc on voit que ça se tasse. Le fait que tout cela se passe dans un contexte de relativement forte croissance économique suscite divers commentaires. Les chiffres ci-dessus ne tiennent pas compte des incendies de forêt en augmentation ces dernières années, qui, si ils étaient comptés, alourdiraient le bilan.

https://www.sfchronicle.com/wine/article/Napa-wineries-confront-climate-change-by-planting-14308512.php

Les viticulteurs de Napa Valley se préparent à abandonner progressivement le cabernet sauvignon pour passer à des cépages plus adaptés à la chaleur.

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

https://www.sfchronicle.com/bayarea/article/San-Francisco-school-board-reverses-course-14302519.php (13 août 2019)

Face à un tollé international, à des milliers de courriels et à l'opposition de célébrités à la décision de juin de détruire une fresque historique dans une école, la commission scolaire de San Francisco a fait marche arrière mardi en votant pour masquer l’œuvre d'art avec des panneaux ou des matériaux similaires plutôt que de la recouvrir de peinture.

La décision, adoptée par 4 voix contre 3, signifie que la fresque représentant la vie de George Washington subsistera, mais sera cachée, au moins de manière semi-permanente, à la vue du public.

https://www.sfchronicle.com/bayarea/article/School-board-faces-mural-dilemma-free-speech-or-14065213.php (2 juillet 2019)

Alors que le conseil scolaire réfléchissait au sort de la fresque, le gouverneur Newsom s'est excusé ce mois-ci pour le "massacre systémique" des Amérindiens dans le passé et a signé un décret exécutif présentant des excuses.

Et en septembre, les autorités de San Francisco ont retiré du Civic Center Plaza la statue en bronze d'une tonne "Early Days" d'un Amérindien aux pieds d'un missionnaire catholique.

La fresque de 1936, peinte sur plâtre humide, est l'œuvre de l'artiste russe Victor Arnautoff et fait partie du programme d'art public Works Progress Administration dans le cadre des projets du New Deal du président Roosevelt. La murale de 1 600 pieds carrés "Life of Washington" présente de multiples panneaux avec des scènes de la vie du premier président.

Arnautoff était ouvertement communiste et l'élève de l'artiste mexicain Diego Rivera. À l'époque, sa fresque scolaire était considérée comme une œuvre subversive, illustrant les liens de Washington avec l'esclavage et le massacre.

"Cette fresque avait pour but de corriger les manuels de blanchissage [de la réputation de Washington] qu'on écrivait à l'époque qui resteraient ainsi jusqu'à une époque récente ", a déclaré Leslie Correll, une diplômée du Washington High en 1961 qui a connu Arnautoff par l'intermédiaire de son père artiste.

"Pensez à toutes les familles, aux enfants qui sont passés par là ", a déclaré Joely Proudfit, professeure d'études amérindiennes à la California State University, San Marcos. "Quelles sont les images qu'ils voient ? Des Indiens morts à gauche et des Afro-Américains enchaînés à droite."

Au lieu de la censure, Proudfit voit l'occasion de remplir l'espace peint de nouvelles œuvres d'art d'artistes amérindiens mettant en scène des Amérindiens.

"Faisons de nouvelles fresques", dit-elle. "Pour moi, la réparation serait de permettre à la Première nation et aux premiers peuples d'être enfin entendus."

Dans les années 1960, un groupe d'étudiants noirs a demandé la destruction de la fresque, ce qui a suscité des préoccupations similaires dans le district. En réponse, les fonctionnaires ont embauché l'artiste Dewey Crumpler, qui est noir, pour peindre des "fresques de compromis" représentant des Latinos, des Amérindiens, des Américains d'origine asiatique et des Afro-Américains qui ont surmonté l'oppression.

Plus de quarante ans plus tard, Crumpler a pesé sur le débat actuel.

"Je comprends l'angoisse des élèves face à des images difficiles et traumatisantes, mais le blanchiment et le retrait ne sont pas la solution ", a-t-il déclaré dans un courriel au Chronicle. "Je pense que nous nous rapprochons de la pente glissante qui consiste à n'autoriser que l'art qui satisfait notre besoin temporaire de confort."

Vue panoramique : https://theta360.com/s/nFakdrg2fY2AHf5VUJ0OHaeGG

 

Dewey Crumpler (professeur associé au San Francisco Art Institute) - 14 juin 2019

 

Edited by Wallaby
  • Like 2
  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Member Statistics

    5,412
    Total Members
    1,550
    Most Online
    Andreas
    Newest Member
    Andreas
    Joined
  • Forum Statistics

    20,718
    Total Topics
    1,250,755
    Total Posts
  • Blog Statistics

    3
    Total Blogs
    2
    Total Entries