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il y a une heure, Yankev a dit :

Impossible: "Dans cinq jours", ça tombe un vendredi, et par convention les fins du monde ne peuvent avoir lieu le vendredi! D'ailleurs, une directive de Bruxelles a formellement codifié les fins du monde:

 

Article 666:

Les fins du monde peuvent avoir lieu à n'importe quelle date, à condition de répondre aux critères suivants:

  • qu'elle n'ai pas lieu le jour précédant un week-end (à l'exception de la Pologne et du Danemark, où ce n'est pas le jour précédant, mais le jour suivant le week-end, et l'Italie qui n'a pas encore ratifié ce point)
  • le mardi étant le jour de congé des salariés du secteur de la fin du monde, ce jour est également proscrit (sauf en France où ce n'est pas le mardi, mais le deuxième jour après le dimanche)
  • que ce soit une année bissextile impaire
  • Que la fin du monde ait été déclarée via le formulaire v47bis/rose quarante jours avant l'échéance, et ait été validée dans l'ordre chronologique par:
    • Dieu
    • Chuck Norris
    • Le conseil Megrathmoileux
    • Ben "Bouddha" London

Toute fin du monde contrevenant à n'importe laquelle de ces conditions sera immédiatement déclarée illégale, et par conséquent caduque!

 

Tu comprend donc pourquoi la fin du monde ne devrait pas avoir lieu dans cinq jours (quatre maintenant).

C'est tout a fait sensé comme article.

Il était temps de codifié la fin du monde, celle de 2012 nous ayant terriblement déçu, si on exclu les vendeurs d'abri atomique, qui on eu un chiffre d'affaire record, et l'agent immobilier de l'agence century de bugarach.

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Le 25/08/2019 à 00:16, kotai a dit :

Et le Dow Jones est à 25000 pts...

Je la sens pas la chute...

Contraction économique ne signifie pas chute. Ça nuira d'abord aux personnes sur-exposées.

J'espère pour les petits porteurs américains qu'ils ne seront pas trop concernés, et que ce seront les spéculateurs, fonds d'investissements et autre investisseurs activistes qui font de la découpe d'entreprise.

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Alors celle là j'avoue qu'elle me scie, pourtant c'est finalement très logique au vu de ce que deviennes nos société. Peste bubonique a LA !!! :blink:  :wacko:

https://townhall.com/tipsheet/mattvespa/2019/06/25/bubonic-plague-in-los-angeles-is-california-on-the-verge-of-becoming-our-first-thirdworld-state-n2548969

 

Bon pour le moment cas de tiphus et de vrai raison de s'inquiéter surtout!

Edited by nemo
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https://www.theguardian.com/business/2019/aug/26/nestle-suwannee-river-ginnie-springs-plan-permit (26 août 2019)

Les eaux bleues cristallines de Ginnie Springs sont depuis longtemps chéries parmi les perles qui bordent la pittoresque rivière Santa Fe en Floride, un terrain de jeux pour les amateurs de sports nautiques et un havre écologique essentiel pour les nombreuses espèces de tortues qui nichent sur ses rives.

Bientôt, cependant, on craint qu'il n'y ait beaucoup moins d'eau qui s'écoule, si un plan du géant de l'alimentation et des boissons Nestlé obtient l'approbation.

En 2017, le State Water Resources Control Board of California a publié un rapport d'enquête concluant que la société semblait détourner de l'eau de Strawberry Canyon, dans la forêt nationale de San Bernardino, de l'eau " sans base de droit valide " pour l'utiliser dans sa marque Arrowhead d'eau en bouteille.

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Ils pourraient avoir une bonne nouvelle du Canada, où la lutte active du gouvernement contre les industries d'extraction depuis l'élection de Trudeau a fait fuir les investisseurs à force de projets bloqués ou menacés (sites d'extraction et pipe lines), d'empilements de règles et conditions faisant grimper le coût du business, de blocages entre provinces et à la frontière américaine.... Apparemment, rien que cette année, ils en sont à 30 milliards qui se sont barrés ou ne se sont pas investis. L'alberta, jusque récemment l'Eldorado du grand nord, subit depuis 2-3 ans une vraie crise économique qui a durement impacté l'emploi et le commerce: il est à cet égard choquant, dans une province aussi à droite et libertaire momentanément passée sous un gouvernment de gauche (récemment giclé) que le seul secteur créant significativement des emplois ces derniers temps ait été le gouvernement. 

Si les produits canadiens (20% des exportations du pays) commencent à très sérieusement se raréfier, ce sera peut-être suffisant pour donner du souffle aux pétro-gaziers US, en termes de prix. 

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Il y a 1 heure, Wallaby a dit :

https://www.resilience.org/stories/2019-06-30/shale-oil-and-gas-destroying-capital-one-well-at-a-time/ (30 juin 2019)

Récemment, l'ancien PDG du plus grand producteur de gaz de schistes des États-Unis a raconté à une salle de conférence ce que n'importe quelle analyse financière compétente aurait dû révéler depuis de nombreuses années : l'industrie pétrolière et gazière de schiste dans son ensemble a détruit le capital depuis sa création.

"Le fait est qu'à chaque fois qu'ils mettent le trépan à la terre, ils érodent la valeur des milliards de dollars d'investissements qu'ils ont déjà faits ", a déclaré Steve Schlotterbeck, ancien chef du géant du gaz naturel EQT, à une conférence de l'industrie pétrochimique. "Il n'est pas étonnant que leur valeur boursière continue de chuter."

Mais la vraie nouvelle ici n'est pas que l'industrie du pétrole et du gaz de schistes a, depuis ses débuts, détruit les capitaux puits après puits. C'est qu'un grand initié de l'industrie, libéré des contraintes de son ancien emploi, l'ait admis.

Schlotterbeck calcule que l'industrie dans son ensemble a détruit 80 % de sa valeur depuis 2008. Il s'avère que la soi-disant révolution des schistes est une révolution tant dans la stupidité des investisseurs que dans la technologie, une technologie qui ne semble pas produire de bénéfices réels pour l'industrie. L'ancien PDG a ajouté qu'il y a eu 172 faillites parmi les sociétés d'exploration et de production engagées dans le secteur du pétrole et du gaz de schistes depuis 2015 seulement.

Maintenant, la signification de ce message est autant le lieu où il a été dit que celui qui l'a dit. Schlotterbeck s'adressait aux participants du Northeast Petrochemical Exhibition & Conference à Pittsburgh à la mi-juin. Le buzz prédominant à la conférence était un plan pour transformer la Pennsylvanie et l'Ohio, qui se trouvent au-dessus de grandes ressources de gaz de schistes, en un centre pétrochimique et plastique similaire à celui qui existe sur la côte américaine du Golfe du Mexique.

Cette idée repose en grande partie sur l'idée que le gaz naturel est devenu bon marché en raison de la vaste surproduction provenant des foreurs de schistes. L'argument de Schlotterbeck, qui semblait largement ignoré par les promoteurs du projet, est qu'un jour, les prix devront augmenter considérablement pour maintenir les foreurs à flot. Cela peut se produire de deux façons, a-t-il expliqué : l'autodiscipline ou une nouvelle vague de faillites qui réduit la production en éliminant des entreprises.

Quoi qu'il en soit, les prix vont augmenter de manière significative, sapant le mème "gaz bon marché" qui anime la vision d'un pays des merveilles de la pétrochimie en Pennsylvanie et en Ohio.

Cela signifie moins d'offre et des prix plus élevés, qui vont généralement de pair. À quoi ressembleront alors de vastes investissements dans les raffineries pétrochimiques ?

La même myopie s'observe dans l'industrie américaine des fournisseurs d'électricité, qui continue d'ajouter des centrales au gaz naturel de base à son portefeuille. Il ne fait aucun doute que le passage au gaz naturel et l'abandon du charbon ont joué un rôle central dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis. Mais la combustion du gaz naturel émet encore des gaz à effet de serre, et l'accent mis sur le gaz naturel dans la production d'électricité a freiné les investissements dans les énergies renouvelables, dont l'empreinte carbone est beaucoup plus faible.

Ce qui risque de surprendre l'industrie de la fourniture d'électricité, c'est la même chose qui surprendra les nouveaux opérateurs pétrochimiques près des gisements de gaz naturel de Marcellus et d'Utica Shale en Pennsylvanie et en Ohio : des prix beaucoup plus élevés pour le gaz naturel.

Le fait est que les deux industries fondent leur avenir sur des hypothèses extrêmement optimistes quant aux prix et à l'offre de gaz naturel. Cette analyse indépendante et détaillée du pétrole et du gaz de schistes ( http://www.postcarbon.org/wp-content/uploads/2018/02/Hughes_Shale-Reality-Check_Winter-2018.pdf ), fondée sur les antécédents réels des puits, explique pourquoi ces hypothèses ne sont pas réalistes. La version courte est que les sociétés d'exploration et de production épuiseront leurs "sweet spots" et passeront ensuite à des gisements beaucoup plus difficiles qui exigeront beaucoup plus de ressources pour forer et produire et donc des prix beaucoup plus élevés. Tout cela pourrait se produire d'ici le milieu des années 2020.

Contrairement aux projections extrêmement optimistes de l'Energy Information Administration des États-Unis, qui prévoit une croissance continue des approvisionnements en gaz naturel jusqu'en 2040, la production de gaz naturel à partir de puits de gaz de schistes ne sera alors probablement qu'une fraction de ce qu'elle est aujourd'hui.

Cela impliquerait beaucoup d'infrastructures de fourniture d'électricité et pétrochimiques sans valeur ou du moins dévaluées et beaucoup d'investisseurs mécontents.

Il n'est pas nécessaire d'avoir une capacité paranormale de voir l'avenir pour comprendre que ce résultat est probable. La preuve se trouve maintenant dans les bilans et les résultats des sociétés pétrolières et gazières américaines qui exploitent le pétrole et le gaz de schistes. La situation financière de l'industrie est en ruine parce qu'elle ne peut tout simplement pas faire d'argent avec des prix aussi bas. Il s'ensuit que nous ne pouvons raisonnablement pas nous attendre à ce que les investisseurs subissent des pertes continues d'ici le milieu du siècle pour subventionner l'électricité et les industries pétrochimiques avec du gaz naturel bon marché.

C'était l'argument de Schlotterbeck, mais peu de personnes présentes à la conférence ou dans les industries touchées semblent pouvoir accepter sa conclusion évidente.

le boulot d'une compagnie de pétrole c'es de faire augmenter les prix meme artificiellement. Les majors ont arrêter de mettre de l'argent dans la recherche de puits pour ca. rien de supprenant donc dans la prise de position de ce monsieur. Le pétrole doit couter plus cher encore et toujours. Spéculation ... 

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Il y a 12 heures, Tancrède a dit :

Au-delà, on peut se demander si les mégapoles modernes sont des environnements effectivement gérables, au-delà des centres-villes travaillés pour la carte postale.

 

On entend/lit cela de temps en temps sans toutefois identifier en quoi une mégapole serait ingérable per se.

Franchement quand on regarde la chose de près les problèmes trouvent généralement leur cause à trois niveaux :

- Une administration globalement incompétente, indolente et peu motivée (et semblerait-il voulue telle par ceux qui en assurent le financement) ;

- Une balkanisation du pouvoir et/ou une politisation quasi systématique de toutes questions d'ordre technico-administratif (tendance lourde en Occident depuis les années 80) qui viennent empoisonner le traitement de problèmes simples ;

- La multiplication de structures qui ne servent à rien pour caser des potes (corruption), ce troisième problème procédant du second.

En soi, rien d'insurmontable et surtout, rien d'inhérent à la taille de la structure. On retrouve les mêmes problèmes dans des agglomérations plus petites. Dans celles-ci cela peut même être pire car l'entre-soi empêche même que la question puisse être soulevée sans rétorsions rapides et tendant à faire fuir les contestataires (esprit de village/Dupont-Lajoie, ce que tu veux).

 

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22 minutes ago, Chronos said:

 

En soi, rien d'insurmontable et surtout, rien d'inhérent à la taille de la structure. On retrouve les mêmes problèmes dans des agglomérations plus petites. Dans celles-ci cela peut même être pire car l'entre-soi empêche même que la question puisse être soulevée sans rétorsions rapides et tendant à faire fuir les contestataires (esprit de village/Dupont-Lajoie, ce que tu veux).

 

Dans les raisons majeures que tu énumères, j'opine surtout pour le mélange des 2ème et 3ème: la 1ère me semble plutôt un écho direct des limites de la démocratie, qui tient à beaucoup de variables d'un système donné, à la diffusion de responsabilité qui arrive plus facilement dans les grosses structures, et à l'atomisation de l'individu inhérente aux vastes populations, et encore plus dans les grandes cités modernes faites en bonne partie de gens plus isolés, moins liés par des structures "claniques" et des méta groupes plus à mêmes de peser dans la gestion politique. Difficile de "tenir" une administration dans un tel contexte, et encore plus dans une région ou une ville très politiquement monoculturelle: un parti de fait unique domine trop et longtemps, sans concurrence. Ca prend de très mauvaises habitudes. 

Mais je pense vraiment que la taille de la structure n'est pas neutre dans le cas d'une grande ville, avant tout par l'incontournable question du coût de la vie, à commencer par celui du mètre carré, qui dans une grande ville cesse vite d'être un élément susceptible de beaucoup varier autrement que vers le haut, ne retombant qu'occasionnellement vers un plancher qui, dans le temps mi-long, reste à la hausse permanente, souvent bien au-delà des possibilités de trop de monde dans l'aire urbaine. Et ce monde est contraint par le bassin d'emploi local: ils ne peuvent pas s'éloigner à l'infini pour trouver moins cher, alors même que les distances des déplacements pendulaires sont de nos jours très importantes dans les grandes agglomérations. C'est là qu'est l'emploi, mais "là" est trop cher, et n'a aucune chance de l'être moins. A moins qu'on fasse de l'aménagement du territoire intelligent et volontariste (cad suite à beaucoup de concertation avec les employeurs, pas comme dans les années 60 et les "nouvelles villes") visant à grouper des boîtes et à les "envoyer" dans des villes moyennes ou des trous paumés où on investit lourdement en infrastructures, je vois pas vraiment de solutions plausibles, quand bien même on parviendrait à réunir les conditions pour une gouvernance parfaite de ces monstruosités qui commencent sérieusement à ressembler à tous les fantasmes dystopiques de la SF de ces 60-100 dernières années. 

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Il y a 12 heures, Tancrède a dit :

Au-delà, on peut se demander si les mégapoles modernes sont des environnements effectivement gérables, au-delà des centres-villes travaillés pour la carte postale. 

Soit dit en passant, les autorités chinoises ont décidé de plafonner les populations de Pékin et Shanghai à leur niveau actuel, avec même des expulsions assez cruelles de provinciaux à Pékin qui ont défrayé la chronique :

Le 27/12/2017 à 10:57, Wallaby a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/10777-chine/page/109/?tab=comments#comment-1108427

https://www.lesechos.fr/monde/chine/0301068553421-shanghai-veut-limiter-sa-population-et-son-expansion-immobiliere-2141042.php (26 décembre 2017)

Shanghaï va limiter sa population à 24 millions en 2035, tandis que Pékin a annoncé en septembre qu'elle se limiterait à 23 millions en 2020 (alors que sa population est déjà de 24 millions).

Ces deux objectifs semblent très différents en matière de densité, puisque Pékin a un territoire plus de deux fois plus étendu que Shanghaï, et donc une densité moyenne plus de deux fois plus faible.

Note : le PIB de Shanghaï est deux fois supérieur à celui de Pékin (source : https://versus.com/en/beijing-vs-shanghai ). 

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Le 13/02/2018 à 12:01, Wallaby a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/10777-chine/page/112/?tab=comments#comment-1118891

https://supremepeoplescourtmonitor.com/2017/12/22/judicial-reform-post-19th-party-congress/ (22 décembre 2017)

Ce blogue sur la Cour Suprême chinoise est tenu par une spécialiste américaine. Ici elle examine un rapport publié par l'institut Chinois de Jurisprudence Appliquée, un institut qui dépend de la Cour Suprême, sur "La réforme judiciaire après le 19e congrès du Parti". Il y a 11 points.

Le numéro 10 porte sur l'État de droit :

Établir une culture et un environnement d'État de droit (法治).  C'est évidemment essentiel. Cependant, la difficulté de le faire a récemment été illustrée dans le récent nettoyage de la "population de bas de gamme" de Pékin et l'analyse juridique connexe (comme cet article  https://chinadigitaltimes.net/chinese/2017/11/中国宪政网|王留一:北京市冬季清理行动的/ publié à l'origine sur un site universitaire chinois).

-

https://www.liberation.fr/planete/2017/12/08/expulsions-a-pekin-on-est-comme-des-chiens-errants_1615455 (8 décembre 2017)

Utilisant le prétexte d’un incendie qui a tué une vingtaine de personnes le 18 novembre dans la banlieue de la capitale chinoise, les autorités mènent une brutale campagne d’expulsions de travailleurs-migrants, qui provoque une vague d’indignations.

 

Le 20/06/2019 à 13:38, Wallaby a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/10777-chine/page/151/?tab=comments#comment-1226071

https://www.city-journal.org/chinas-urban-crisis (printemps 2019)

Dans le système chinois, les migrants et les autres Chinois de la classe inférieure, note le sinologue Salvatore Barbones, sont confrontés à une "exclusion sociale" qui "risque de s'ossifier en quelque chose qui ressemble à un système de castes permanent". Les écrivains de science-fiction chinois - qui ont conservé un certain degré de licence politique - envisagent une société de plus en plus hiérarchisée. La science-fiction chinoise, comme Folding Beijing de Hao Jingfang, dépeint souvent de futures mégalopoles, divisées en communautés étroitement délimitées pour l'élite, les rangs moyens et une vaste population pauvre, vivant principalement du recyclage des déchets produits par les riches.

"Personne en Chine ne sait où va la société ", m'a dit un expert en politique urbaine à Pékin. "Nous vivons dans une haute densité qui est trop chère et dépensons toute notre énergie à essayer de payer assez pour rester dans la ville."

Créer un avenir urbain plus humain, moins hiérarchisé et plus abordable peut s'avérer plus important pour le sort de la civilisation chinoise que les accords commerciaux ou le perfectionnement de la technologie. Pour prospérer dans les années à venir et éviter un déclin semblable à celui du Japon, la Chine devrait réinventer ses villes en tant que lieux d'opportunités économiques et de familles florissantes.

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il y a 6 minutes, Tancrède a dit :

Dans les raisons majeures que tu énumères, j'opine surtout pour le mélange des 2ème et 3ème: la 1ère me semble plutôt un écho direct des limites de la démocratie, qui tient à beaucoup de variables d'un système donné, à la diffusion de responsabilité qui arrive plus facilement dans les grosses structures, et à l'atomisation de l'individu inhérente aux vastes populations, et encore plus dans les grandes cités modernes faites en bonne partie de gens plus isolés, moins liés par des structures "claniques" et des méta groupes plus à mêmes de peser dans la gestion politique. Difficile de "tenir" une administration dans un tel contexte, et encore plus dans une région ou une ville très politiquement monoculturelle: un parti de fait unique domine trop et longtemps, sans concurrence. Ca prend de très mauvaises habitudes. 

Mais je pense vraiment que la taille de la structure n'est pas neutre dans le cas d'une grande ville, avant tout par l'incontournable question du coût de la vie, à commencer par celui du mètre carré, qui dans une grande ville cesse vite d'être un élément susceptible de beaucoup varier autrement que vers le haut, ne retombant qu'occasionnellement vers un plancher qui, dans le temps mi-long, reste à la hausse permanente, souvent bien au-delà des possibilités de trop de monde dans l'aire urbaine. Et ce monde est contraint par le bassin d'emploi local: ils ne peuvent pas s'éloigner à l'infini pour trouver moins cher, alors même que les distances des déplacements pendulaires sont de nos jours très importantes dans les grandes agglomérations. C'est là qu'est l'emploi, mais "là" est trop cher, et n'a aucune chance de l'être moins. A moins qu'on fasse de l'aménagement du territoire intelligent et volontariste (cad suite à beaucoup de concertation avec les employeurs, pas comme dans les années 60 et les "nouvelles villes") visant à grouper des boîtes et à les "envoyer" dans des villes moyennes ou des trous paumés où on investit lourdement en infrastructures, je vois pas vraiment de solutions plausibles, quand bien même on parviendrait à réunir les conditions pour une gouvernance parfaite de ces monstruosités qui commencent sérieusement à ressembler à tous les fantasmes dystopiques de la SF de ces 60-100 dernières années. 

 

 

Pour la dilution de responsabilité, j'entends bien à court terme (c'est-à-dire le temps d'une réunion interne où on pose pas trop de questions). Passé ce délai de grâce, qui veut remonter la chaîne de responsabilité/délégation de pouvoir dans une administration peut le faire. C'est simplement qu'on oublie un peu trop souvent d'aller poser les questions qui fâchent à qui s'est fait muter dans un autre service après avoir fait n'importe quoi. ça plus la tendance parfois affolante de recruter des gens pour des postes aux antipodes complets de leurs qualifications.

S'agissant de la chèreté de la vie en ville, il me semble que nous avons, notamment en Europe, un vaste problème de densité de l'habitat urbain et une sous exploitation chronique des infrastructures. À vient effectivement s'ajouter un maillage pas toujours approprié de zones résidentielles/zones de travail et un service de transport qui chute brutalement une fois les strictes limites d'une agglomération franchies.

Si ce que tu proposes est intéressant, il ne résout pas le problème dès lors que le "trou paumé" qui, en dehors des USA (genre en Europe), n'est jamais loin d'une ville, va finir par rejoindre celle-ci avec, entre les deux, une urbanisation anarchique sans plan.

Il me semble qu'une bonne mesure serait déjà de forcer la densification de l'habitat et lutter contre l'étalement urbain.

Mais on est d'accord que ce problème ne va pas se résoudre avec des trottinettes électriques et des potagers de balcons..

Bref, autant je peux comprendre le problème lorsqu'on atteint des villes de 24-30 millions de gens*, autant des villes comme LA, l'IDF, Londres ou NY (j'entends le NY étendu, donc qui comprend aussi l'Est du New Jersey**) ne me paraissent pas totalement ingérables et leurs problèmes trouvent leur source dans des subdivisions administratives héritées de temps anciens et qui devraient être réformées, de la corruption politique et de mauvaises pratiques de gestion qui ne résistent pas à l'examen et donc les deux seuls motifs d'existence semblent être "On a toujours fait comme ça" et "il y a une histoire derrière ce qui se passe aujourd'hui", soit les deux répliques préférées de ceux qui manquent d'arguments.

Il me semble plutôt qu'un argument plus pertinent contre l'émergence de mégapoles voir de mégalopoles serait la tendance de ces dernières à s'affranchir de leur hinterland ou, plus précisément, à ne pas chercher à le valoriser utilement quitte à en perdre le potentiel, pour privilégier une insertion dans le terrain de jeu qui est en fait le leur : le monde. Ce problème me semble bien plus profond sans toutefois être insurmontable non plus, l'hinterland historique de la Ville devant cesser de se considérer comme zone champêtre et entrer dans le jeu, se valoriser, ou se rappeler aux bons souvenirs des villes qu'il approvisionne.

En cela les pays européens paraissent, à première vue, très outillés pour relever ce défi, à conditions toutefois de se débarrasser de certains tabous et d'accepter des remembrements territoriaux/administratifs.
 

 

*Et encore, ces villes sont de facto des structures polycentriques et donc le problème ne se pose en fait qu'à moitié.

** La côte Nord-Est américaine relevant plus de la structure polycentrique évoqué ci-dessus, de elles limitations sont-elles encore pertinentes ?

 

 

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il y a une heure, Tancrède a dit :

A moins qu'on fasse de l'aménagement du territoire intelligent et volontariste (cad suite à beaucoup de concertation avec les employeurs, pas comme dans les années 60 et les "nouvelles villes") visant à grouper des boîtes et à les "envoyer" dans des villes moyennes ou des trous paumés où on investit lourdement en infrastructures, je vois pas vraiment de solutions plausibles, quand bien même on parviendrait à réunir les conditions pour une gouvernance parfaite de ces monstruosités qui commencent sérieusement à ressembler à tous les fantasmes dystopiques de la SF de ces 60-100 dernières années. 

Le problème c'est qu'il existe, avec la théorie de l'« urban scaling », des lois empiriques qui permettent de calculer en particulier le PIB d'une ville en fonction de sa population. C'est une science qui en est à ses balbutiements, et qui varie selon les pays, et il y a des exceptions dans tous les coins. Mais approximativement, le PIB d'une ville est proportionnel à la puissance 7/6 de sa population. C'est à dire que si je double la population d'une ville, j'obtiens un PIB qui est plus que le double du PIB initial (il sera 2^(7/6)=2,24 fois plus grand). Ou réciproquement, si je divise par deux la population d'une ville, en déplaçant la moitié de la population dans une ville nouvelle située à des centaines de kilomètres de là, de façon à obtenir deux villes deux fois moins peuplées, j'obtiendrai un PIB plus faible que ce que j'avais au départ.

Tout se passe comme si les lois de l'économie donnaient une prime au gigantisme. Plus une ville est géante, plus elle est efficace en terme de production de PIB. C'est une manière de dire que la densité est une source d'efficacité.

Mais peut-être peut-on jouer sur certains paramètres (la fiscalité ?), les modes de transport, les logements, que sais-je et réussir à faire mentir cette loi empirique. Ou encore analyser les exceptions et s'en inspirer.

https://www.lesechos.fr/2016/03/comment-predire-la-ville-du-futur-217893

« La ville est une forme complexe, dont il n'existe aucun autre équivalent dans la nature, explique Luis Bettencourt, physicien spécialiste des systèmes complexes à l'Institut de Santa Fe.

Quand les humains se regroupent en colonies denses, il est clair qu'ils créent collectivement une dynamique capable de produire des résultats créatifs et économiques. » C'est ce qu'il appelle « un réacteur social » qui, en tant que tel, évolue selon un petit ensemble de principes mathématiques décrivant comment les propriétés des villes varient en fonction de la taille et des interactions de leur population.

« Si nous savons comment fonctionne le système, nous pouvons l'optimiser en créant le plus possible d'interactions sociales positives à faibles coûts en termes de mobilité et d'énergie ». Dans son modèle, les obstacles à la socialisation, tels que la criminalité ou la ségrégation, et les catalyseurs qui favorisent la capacité des gens à se connecter, comme le transport et l'électricité, font partie de l'équation. Une ville dense mais encombrée perd, par exemple, une partie du potentiel qu'elle pourrait réaliser avec de meilleurs transports.

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11 minutes ago, Wallaby said:

Le problème c'est qu'il existe, avec la théorie de l'« urban scaling », des lois empiriques qui permettent de calculer en particulier le PIB d'une ville en fonction de sa population. C'est une science qui en est à ses balbutiements, et qui varie selon les pays, et il y a des exceptions dans tous les coins. Mais approximativement, le PIB d'une ville est proportionnel à la puissance 7/6 de sa population. C'est à dire que si je double la population d'une ville, j'obtiens un PIB qui est plus que le double du PIB initial (il sera 2^(7/6)=2,24 fois plus grand). Ou réciproquement, si je divise par deux la population d'une ville, en déplaçant la moitié de la population dans une ville nouvelle située à des centaines de kilomètres de là, de façon à obtenir deux villes deux fois moins peuplées, j'obtiendrai un PIB plus faible que ce que j'avais au départ.

Tout se passe comme si les lois de l'économie donnaient une prime au gigantisme. Plus une ville est géante, plus elle est efficace en terme de production de PIB. C'est une manière de dire que la densité est une source d'efficacité.

Mais peut-être peut-on jouer sur certains paramètres (la fiscalité ?), les modes de transport, les logements, que sais-je et réussir à faire mentir cette loi empirique. Ou encore analyser les exceptions et s'en inspirer.

https://www.lesechos.fr/2016/03/comment-predire-la-ville-du-futur-217893

« La ville est une forme complexe, dont il n'existe aucun autre équivalent dans la nature, explique Luis Bettencourt, physicien spécialiste des systèmes complexes à l'Institut de Santa Fe.

Quand les humains se regroupent en colonies denses, il est clair qu'ils créent collectivement une dynamique capable de produire des résultats créatifs et économiques. » C'est ce qu'il appelle « un réacteur social » qui, en tant que tel, évolue selon un petit ensemble de principes mathématiques décrivant comment les propriétés des villes varient en fonction de la taille et des interactions de leur population.

« Si nous savons comment fonctionne le système, nous pouvons l'optimiser en créant le plus possible d'interactions sociales positives à faibles coûts en termes de mobilité et d'énergie ». Dans son modèle, les obstacles à la socialisation, tels que la criminalité ou la ségrégation, et les catalyseurs qui favorisent la capacité des gens à se connecter, comme le transport et l'électricité, font partie de l'équation. Une ville dense mais encombrée perd, par exemple, une partie du potentiel qu'elle pourrait réaliser avec de meilleurs transports.

De là, on peut néanmoins questionner, comme à l'échelon national, la pertinence du PIB comme seul critère d'évaluation de la "richesse" créée, ou le tempérer par des mesures plus effectives de la quantité de misère, de malheur ou d'adversité infligée aux vastes pans de population qu'il semble étrangement toujours nécessaire de sacrifier sur l'autel de ce mode de "réussite". De même, dans l'édification de tels modèles, il y a sans doute, comme dans toute autre discipline, une limite haute et une limite basse pour la pertinence de la thèse: au-delà d'un certain seuil, comme en -deça d'un autre, la règle énoncée est-elle toujours si valide? Ou bien le modèle marche t-il quelle que soit la taille atteinte? Les seules limites physiques (temps, distances) et économique (coût des infrastructure, de la vie: ils ne sont pas facilement élastiques, et on ne peut pas décréter que leur seuil plancher conviendra quoiqu'il arrive) semblent iimposer de fortes limites par nature. D'autant plus que si une grande ville existante peut dans une certaine mesure faire l'objet de planification dans ses développements, les limites pratiques sont vite atteintes: l'essentiel du bâti et des dynamiques fondamentales (axes de circulation....) sont déjà là et pas/peu modifiables, surtout dans une fenêtre temporelle commode; et à moins de disposer de l'espace autour pour s'étendre, et/ou de pouvoir démolir ce qu'on veut à volonté dans la ville pour densifier (rare: c'est cher, le sol et le sous-sol sont "encombrés", on ne peut bloquer des surfaces importantes du système, et beaucoup d'endroits et constructions tendent à être du genre "pas touche"), il est douteux que le "système urbain" ainsi développé soit un joujou si souple qu'il puisse être commodément modifié pour s"adapter suffisamment vite aux besoins et changements. La très grande ville a à mon sens une tendance naturelle à la sclérose, de par son poids et sa taille. Et le "bénéfice" rapporté tel que mesuré en PIB semble avoir trop de coûts économiques et sociaux pour trop de monde, et des retombées réellement satisfaisantes pour trop peu de monde, pour que la chose soit si aisément jugée comme pertinente. Peut-être que la mégapole pertinente devrait plus être une "mégapole distribuée", comme un réseau de plus petites cités ou villes moyennes très fortement connectées sur une surface donnée. Evidemment, là encore, cela suppose un fort niveau de planification à une plus grande échelle, et sans doute un certain dirigisme, pas forcément praticable hors de certains systèmes politiques plus autoritaires que ce qu'on pratique à l'ouest. 

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Il y a 3 heures, Tancrède a dit :

De là, on peut néanmoins questionner, comme à l'échelon national, la pertinence du PIB comme seul critère d'évaluation de la "richesse" créée, ou le tempérer par des mesures plus effectives de la quantité de misère, de malheur ou d'adversité infligée aux vastes pans de population qu'il semble étrangement toujours nécessaire de sacrifier sur l'autel de ce mode de "réussite". De même, dans l'édification de tels modèles, il y a sans doute, comme dans toute autre discipline, une limite haute et une limite basse pour la pertinence de la thèse: au-delà d'un certain seuil, comme en -deça d'un autre, la règle énoncée est-elle toujours si valide? Ou bien le modèle marche t-il quelle que soit la taille atteinte? Les seules limites physiques (temps, distances) et économique (coût des infrastructure, de la vie: ils ne sont pas facilement élastiques, et on ne peut pas décréter que leur seuil plancher conviendra quoiqu'il arrive) semblent iimposer de fortes limites par nature. D'autant plus que si une grande ville existante peut dans une certaine mesure faire l'objet de planification dans ses développements, les limites pratiques sont vite atteintes: l'essentiel du bâti et des dynamiques fondamentales (axes de circulation....) sont déjà là et pas/peu modifiables, surtout dans une fenêtre temporelle commode; et à moins de disposer de l'espace autour pour s'étendre, et/ou de pouvoir démolir ce qu'on veut à volonté dans la ville pour densifier (rare: c'est cher, le sol et le sous-sol sont "encombrés", on ne peut bloquer des surfaces importantes du système, et beaucoup d'endroits et constructions tendent à être du genre "pas touche"), il est douteux que le "système urbain" ainsi développé soit un joujou si souple qu'il puisse être commodément modifié pour s"adapter suffisamment vite aux besoins et changements. La très grande ville a à mon sens une tendance naturelle à la sclérose, de par son poids et sa taille. Et le "bénéfice" rapporté tel que mesuré en PIB semble avoir trop de coûts économiques et sociaux pour trop de monde, et des retombées réellement satisfaisantes pour trop peu de monde, pour que la chose soit si aisément jugée comme pertinente. Peut-être que la mégapole pertinente devrait plus être une "mégapole distribuée", comme un réseau de plus petites cités ou villes moyennes très fortement connectées sur une surface donnée. Evidemment, là encore, cela suppose un fort niveau de planification à une plus grande échelle, et sans doute un certain dirigisme, pas forcément praticable hors de certains systèmes politiques plus autoritaires que ce qu'on pratique à l'ouest. 

Moi je pense surtout Tancrède, que tu devrais être président...

Tu a posté a 4h du matin...

Et tu pond un pavé, construit, compréhensible...

Moi là je suis sur le cul...

Tancrède, dit moi que tu est en plein jetlag ?! Rassure moi... 

Tu vois là moi j'ai même pas encore pensé à faire quelque chose de plus complexe qu'un café pour ma chérie....

 

Et toi tu analyse la pertinence des mégapoles et leurs capacités d'adaptation au monde actuel...

Ils y a des êtres humains qui sont hors norme....

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Il y a 6 heures, Wallaby a dit :

Le problème c'est qu'il existe, avec la théorie de l'« urban scaling », des lois empiriques qui permettent de calculer en particulier le PIB d'une ville en fonction de sa population. C'est une science qui en est à ses balbutiements, et qui varie selon les pays, et il y a des exceptions dans tous les coins. Mais approximativement, le PIB d'une ville est proportionnel à la puissance 7/6 de sa population. C'est à dire que si je double la population d'une ville, j'obtiens un PIB qui est plus que le double du PIB initial (il sera 2^(7/6)=2,24 fois plus grand). Ou réciproquement, si je divise par deux la population d'une ville, en déplaçant la moitié de la population dans une ville nouvelle située à des centaines de kilomètres de là, de façon à obtenir deux villes deux fois moins peuplées, j'obtiendrai un PIB plus faible que ce que j'avais au départ.

Tout se passe comme si les lois de l'économie donnaient une prime au gigantisme. Plus une ville est géante, plus elle est efficace en terme de production de PIB. C'est une manière de dire que la densité est une source d'efficacité.

Mais peut-être peut-on jouer sur certains paramètres (la fiscalité ?), les modes de transport, les logements, que sais-je et réussir à faire mentir cette loi empirique. Ou encore analyser les exceptions et s'en inspirer.

https://www.lesechos.fr/2016/03/comment-predire-la-ville-du-futur-217893

« La ville est une forme complexe, dont il n'existe aucun autre équivalent dans la nature, explique Luis Bettencourt, physicien spécialiste des systèmes complexes à l'Institut de Santa Fe.

Quand les humains se regroupent en colonies denses, il est clair qu'ils créent collectivement une dynamique capable de produire des résultats créatifs et économiques. » C'est ce qu'il appelle « un réacteur social » qui, en tant que tel, évolue selon un petit ensemble de principes mathématiques décrivant comment les propriétés des villes varient en fonction de la taille et des interactions de leur population.

« Si nous savons comment fonctionne le système, nous pouvons l'optimiser en créant le plus possible d'interactions sociales positives à faibles coûts en termes de mobilité et d'énergie ». Dans son modèle, les obstacles à la socialisation, tels que la criminalité ou la ségrégation, et les catalyseurs qui favorisent la capacité des gens à se connecter, comme le transport et l'électricité, font partie de l'équation. Une ville dense mais encombrée perd, par exemple, une partie du potentiel qu'elle pourrait réaliser avec de meilleurs transports.

La formule est sans doute proche de la réalité, mais l’interprétation ne me plait pas. Une petite ville de quelque milliers d'habitants n'a certes pas un "reacteur social" aussi performant, mais à partir d'une certaine population (je sais pas, 100 000?), ce réacteur fonctionne à mon avis déjà à 100%. Je ne vois pas pourquoi une ville de 10 millions d'habitants serait plus efficace qu'une ville de 1 millions d'habitants, vu que la taille pose autant de problèmes qu'elle n'apporte d'avantages.

En revanche, je vois très bien comment la ville plus grosse vampirise le PIB des villes plus petites et des zones qui l'entourent. C'est elle qui va avoir les grandes écoles, les étudiants, les entreprises innovantes qui veulent ces étudiants, les sièges sociaux des grosses boites pour les compétences et le prestige, les grands hôpitaux, les grosses administrations, les médias, le pouvoir politique... et l'énorme quantité d'emplois de services permettant à tout ce petit monde de dépenser son argent. C'est aussi elle qui va bouffer la part du lion en subventions et investissements publics de l'état.

Paris vole le PIB de Lyon et de la France entière, Lyon vole de PIB de Villefranche et de tout Rhone-alpes, Villefranche vole le PIB des patelins paumés du beaujolais (où il reste que des agriculteurs et les cas sociaux). Le sort des petits patelins est inévitable, mais à mon avis, une mégapole de xx millions d'habitants est une sottise à long terme par rapport à un bon réseau dense de villes  de 100 à 1000khab. Surtout au 21eme siècle avec les technologies de l'info pour communiquer et s'organiser à distance, et l'énergie qui va couter de plus en plus cher.

 

 

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Il y a 7 heures, Tancrède a dit :

De là, on peut néanmoins questionner, comme à l'échelon national, la pertinence du PIB comme seul critère d'évaluation de la "richesse" créée, ou le tempérer par des mesures plus effectives de la quantité de misère, de malheur ou d'adversité infligée aux vastes pans de population qu'il semble étrangement toujours nécessaire de sacrifier sur l'autel de ce mode de "réussite". De même, dans l'édification de tels modèles, il y a sans doute, comme dans toute autre discipline, une limite haute et une limite basse pour la pertinence de la thèse: au-delà d'un certain seuil, comme en -deça d'un autre, la règle énoncée est-elle toujours si valide? Ou bien le modèle marche t-il quelle que soit la taille atteinte? Les seules limites physiques (temps, distances) et économique (coût des infrastructure, de la vie: ils ne sont pas facilement élastiques, et on ne peut pas décréter que leur seuil plancher conviendra quoiqu'il arrive) semblent iimposer de fortes limites par nature.

Je suis bien conscient des faiblesses de la notion de PIB et j'avais noté les remarques suivantes il y a quelques temps :

Le 04/07/2015 à 09:19, Wallaby a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/6454-russie-et-dépendances/page/172/?tab=comments#comment-882679

Il restait à critiquer la notion de "développement". C'est ce que font les auteurs de l'article http://genuineprogress.net/wp-content/uploads/2013/01/GPI-Finland-Paper.pdf (2013) :

Dans cet article l'Indice de Bien-être Durable (ISEW) et son dérivé, l'Indice de Progrès Véritable (GPI) ont été adoptés pour traiter les données finlandaises. Le résultat est que la croissance économique mesurée par le Produit Intérieur Brut (PIB) n'a pas amélioré le bien-être économique de la population en Finlande depuis le milieu des années 1980. Ce résultat suggère que le PIB est un mauvais indicateur du bien-être dans les pays post-industriels.

Mais contentons nous de remarquer que le PIB a l'effet d'une croyance collective, d'une religion, d'une illusion, mais le genre d'illusion qui peut avoir la vie dure.

Le PIB, c'est peut-être le veau d'or qui attend son Moïse qui pique une crise et brise les tables de la Loi.

Je pense aux militaires, est-ce qu'en première approximation un budget militaire n'est pas un pourcentage du PIB ? Si on décide un beau jour d'être des bisounours qui laissent tomber le PIB, les militaires vont dire "mon budget stagne", pendant que l'ennemi, lui, peut-être continue de croire au PIB, et de faire monter son budget militaire. Donc les militaires vont froncer les sourcils. Donc il faut une politique de désarmement négocié entre puissances adverses.

J'ai signalé hier un article ( ici http://www.air-defense.net/forum/topic/19441-effondrement-écologique-et-civilisationnel-en-ce-siècle/?do=findComment&comment=1240889 ) fait par des Australiens qui critiquent la notion de découplage, qui est une notion de dématérialisation : la séparation du bon grain du PIB de l'ivraie de la pollution. Ils disent que ça ne marche pas. Et leur ultime conclusion est qu'il faut jeter le PIB à la poubelle. C'est séduisant, mais est-ce que ce n'est pas analogue à jeter le thermomètre en lieu de guérison de la maladie. Si j'ai une grosse grippe mais que j'utilise un autre paramètre que la température, alors peut-être que je ne suis pas malade et que je peux aller travailler ? Euh.... je fais un peu les yeux ronds.

Il y a peut-être une taille limite, et c'est peut-être ce qu'ont découvert les Chinois en plafonnant les populations de Pékin et Shanghai : peut-être que l'exponentielle s'arrête à 24 millions d'habitants parce qu'on atteint des limites physiques de pollution atmosphérique, de problèmes insolubles d'approvisionnement et de recyclage de l'eau, ou que sais-je.

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Il y a 10 heures, Wallaby a dit :

Le problème c'est qu'il existe, avec la théorie de l'« urban scaling », des lois empiriques qui permettent de calculer en particulier le PIB d'une ville en fonction de sa population. C'est une science qui en est à ses balbutiements, et qui varie selon les pays, et il y a des exceptions dans tous les coins. Mais approximativement, le PIB d'une ville est proportionnel à la puissance 7/6 de sa population. C'est à dire que si je double la population d'une ville, j'obtiens un PIB qui est plus que le double du PIB initial (il sera 2^(7/6)=2,24 fois plus grand). Ou réciproquement, si je divise par deux la population d'une ville, en déplaçant la moitié de la population dans une ville nouvelle située à des centaines de kilomètres de là, de façon à obtenir deux villes deux fois moins peuplées, j'obtiendrai un PIB plus faible que ce que j'avais au départ.

Tout se passe comme si les lois de l'économie donnaient une prime au gigantisme. Plus une ville est géante, plus elle est efficace en terme de production de PIB. C'est une manière de dire que la densité est une source d'efficacité.

Mais peut-être peut-on jouer sur certains paramètres (la fiscalité ?), les modes de transport, les logements, que sais-je et réussir à faire mentir cette loi empirique. Ou encore analyser les exceptions et s'en inspirer.

https://www.lesechos.fr/2016/03/comment-predire-la-ville-du-futur-217893

« La ville est une forme complexe, dont il n'existe aucun autre équivalent dans la nature, explique Luis Bettencourt, physicien spécialiste des systèmes complexes à l'Institut de Santa Fe.

Quand les humains se regroupent en colonies denses, il est clair qu'ils créent collectivement une dynamique capable de produire des résultats créatifs et économiques. » C'est ce qu'il appelle « un réacteur social » qui, en tant que tel, évolue selon un petit ensemble de principes mathématiques décrivant comment les propriétés des villes varient en fonction de la taille et des interactions de leur population.

« Si nous savons comment fonctionne le système, nous pouvons l'optimiser en créant le plus possible d'interactions sociales positives à faibles coûts en termes de mobilité et d'énergie ». Dans son modèle, les obstacles à la socialisation, tels que la criminalité ou la ségrégation, et les catalyseurs qui favorisent la capacité des gens à se connecter, comme le transport et l'électricité, font partie de l'équation. Une ville dense mais encombrée perd, par exemple, une partie du potentiel qu'elle pourrait réaliser avec de meilleurs transports.

Après le rôle d une ville est il de faire toujours plus de pib ou de permettre à ses habitants de vivre heureux et en bonne santé ?

parceque si tu mets ces 2 facteurs dans l equation a mon Avis ca doit creer rapidement un effet de seuil sur la taille de la cité.

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D'accord avec Snapcoke : Tancrède fait des post bien complexes bien argumentés même à 4h du mat, je suis sûr qu'il n'est pas humain sûrement un nexus 6

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il y a 33 minutes, kalligator a dit :

D'accord avec Snapcoke : Tancrède fait des post bien complexes bien argumentés même à 4h du mat, je suis sûr qu'il n'est pas humain sûrement un nexus 6

Ou alors il habite pas en Europe, par exemple aux US.

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il y a 7 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

Ou alors il habite pas en Europe, par exemple aux US.

voila...

un anticomplotiste primaire... qui trouve des raisons et prétextes fallacieux pour justifié les bizarrerie de Tancrède...

Kalligator a raison Tancrède n'est qu'un robot... skynet et parmi nous...

 

blague a part.

 

Tancrède, tu évoque l'idée d'une sclérose naturelle des grandes villes...

le baron Haussmann ne serait t'il pas l'exemple même d'une libération rapide d'une ville scléroser ?

Edited by Snapcoke

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Le 26/08/2019 à 11:45, nemo a dit :

Alors celle là j'avoue qu'elle me scie, pourtant c'est finalement très logique au vu de ce que deviennes nos société. Peste bubonique a LA !!! :blink:  :wacko:

https://townhall.com/tipsheet/mattvespa/2019/06/25/bubonic-plague-in-los-angeles-is-california-on-the-verge-of-becoming-our-first-thirdworld-state-n2548969

 

Bon pour le moment cas de tiphus et de vrai raison de s'inquiéter surtout!

Bof rien d'inhabituel (sauf pour l'appeau putaclick)

Les USA sont endémiques pour la peste et le typhus (et un paquet d'autres cochoncetés) en particulier sur la cote ouest (Californie, Texas, Nouveau mExique, Nevada, Utah)

Et ce depuis des années ....

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il y a 11 minutes, Akhilleus a dit :

Et ce depuis des années ....

A  quelle niveau ? C'est à dire qu'ils ont jamais complètement réussi à éradiquer ces maladies, une sorte de survivance du far West ou une réapparition de ces merdes depuis X années ( et du à de multiples facteurs dont certains listés par Tancrède) ?

Si cela est du à une réapparition, depuis combien de temps à peu près l'Ouest s'est transformé peu à peu en Anatomy park ? ^^

Comme pays se voulant à la pointe du monde libre (ou du monde tout court) ça fait tâche

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