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Sinon, non. Il y a un arrêt de la cour suprême précisant qu'une personne morale est une Personn et peut donc donner ce qu'elle veut, comme ell ele veut (cité dans la BD Economix)

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40 minutes ago, prof.566 said:

Sinon, non. Il y a un arrêt de la cour suprême précisant qu'une personne morale est une Personn et peut donc donner ce qu'elle veut, comme ell ele veut (cité dans la BD Economix)

En droit européen on va dans le même sens de non discrimination de la personne morale ...

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Tancrède quand je parlais d'extrémités c'est dans la forme : manifester avec son treillis et son fusil d'assaut me parait très excessif tout comme le fait de trimballer tous les jours cet attirail guerrier, la polarisation des opinions de plus en plus extrême des States mènera à dieux sait quelles fusillades multiples voire petites guerres civiles.

 

D'autre part l'état mental que suscite cette polarisation est un facteur agravant

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10 hours ago, kalligator said:

 

D'autre part l'état mental que suscite cette polarisation est un facteur agravant

Très d'accord avec ça: et il semble aujourd'hui que le système médiatique ne fonctionne que pour pousser cette polarisation qui est la seule chose lui garantissant encore un minimum d'audience, faisant des médias eux-mêmes plus le problème que la solution, surtout avec le niveau d'invention/mensonge/accusation/stigmatisation de facto autorisé, la gratuité désormais totale des propos (sans conséquence) et l'absence totale de comptes utiles à rendre (qu'importe même une rétraction -rare- si le bobard initial a eu son impact). 

Les flingues ne sont pas le problème dans ce cadre: ils sont ce qui pourrait l'aggraver jusqu'au niveau du tragique si ça continue sur cette pente. 

Quote

manifester avec son treillis et son fusil d'assaut me parait très excessif tout comme le fait de trimballer tous les jours cet attirail guerrier

Très peu le font; pour ainsi dire personne. C'est pour les grandes occasions, ou le fait d'une extrême minorité, un peu comme les gens qui trafiquaient leurs pots d'échappement pendant un temps pour dire merde au discours climato-alarmiste en faisant plein de fumée bien noire. De micro-groupes qui n'ont jamais du dépasser quelques dizaines/centaines de personnes aux USA, mais on peut être sûr que tout un tas de médias se déchaîneront sur la chose pour présenter ça comme une tendance de société, suggérant sans le dire que des centaines de milliers, ou des millions, le font. C'est pas comme s'ils avaient un intérêt à  présenter le portrait typique de la rue moyenne. Les médias se sont enfoncés toujours plus dans la caricature au point de présenter l'exception comme la règle de manière systématique (pour tirer l'oeil de l'audience, ce qui nous rend aussi coupables à un degré ou un autre). 

Après, pour la manif, c'était un peu l'idée pour ces gens de venir avec l'attirail aussi complet que possible de la "pew pew life" (c'est un terme aux USA): savoir si ça marche plus que ça ne dissuade, c'est une histoire de tactique de communication et de savoir quel public on vise. Ces gens, et surtout leurs organisateurs, savent que quoiqu'il arrive, les médias voudront les villipender et plaqueront leur trame narrative, quoiqu'ils fassent, donc ils procèdent autrement, pas pour les caméras de CNN, mais pour les leurs, pour produire leurs images qu'ils diffuseront via les réseaux sociaux. Les médias continuent par exemple à essayer de vendre, plus ou moins subtilement, une assimilation directe de ces manifs à Charlottesville, et évitent de montrer les groupes non blancs et non de droite qui étaient présents, et pas en petits nombres (les Black Panthers étaient là, très visibles et bien représentés, par exemple), tout comme ils évitent de mentionner qu'il n'y a pas eu le moindre incident, ou encore persistent à évoquer des "menaces crédibles" de nazillons avant l'événement (grosso modo 2 white supremacists arrêtés la semaine d'avant, qui avaient posté leur habituelle logorrhée sur internet, sans lien avec la manif). Ajoute des images où on voit des gens visiblement "ruraux" et pas vraiment hipsters-like, et la mise en scène extrêmement professionnelle pour mettre en valeur le propos pré-établi afin d'obtenir l'effet recherché auprès du public visé, et tu peux être sûr que, sans aucun besoin de lien avec la réalité, l'audience gauche bobo bien-pensante centre-urbaine des grandes villes sera persuadée que les nazis défilent dans la rue et ont sans doute tué des gens, ou essayé de le faire. 

Les pays occidentaux vivent dans des bulles informationnelles de plus en plus étanches les unes aux autres, pour le plus grand profit de ceux qui créent et animent ces bulles.

Edited by Tancrède
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45 minutes ago, rendbo said:

je kiffe : je résilie mon abonnement à "rainbow & unicorn" et je vais par là !

 

  Hide contents

  

 

 

 

Attention quand même, parce que le mot "pew" tout seul invite à d'autres significations en anglais:

- ça veut dire un banc d'église

- c'est aussi l'exclamation qui signifie la révulsion face à une odeur désagréable

Le 2ème sens est d'autant plus usité qu'il renvoie à un personnage de cartoons bien connu de la Warner, qui demeure, pour les ricains, un archétype assimilé aux Français.... Pepe le Pew (Pépé le putois par chez nous), le putois narcissique et dragueur à accent français: 

pepe-le-pew-has-been-fired-from-warner-bpepe-le-pew-faces-sekual-harassment-char9057330ebc1834482c2a86a477f97779.jpg

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il y a 46 minutes, Tancrède a dit :

pepe-le-pew-has-been-fired-from-warner-b

le texte est pour de vrai ?

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Just now, rendbo said:

le texte est pour de vrai ?

Je ne pense pas... Mais qui sait?

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Interview intéressante de Bannon sur la stratégie électoral, la candidature de Trump et les choix de positionnement.

 

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Il y a 13 heures, g4lly a dit :

En droit européen on va dans le même sens de non discrimination de la personne morale ...

Mais encore ? Un ptit fait vit'fait ? L'interdiction des appels au boycot peut être ? (ça me semble un argument faiblard, mais va savoir comment il est justifié).

Sinon, cher @Tancrède, je ne remet pas en cause l'apparente unification des concepts pourtant toalement disjoints de citoyen et de personne morale, mais l'affaire me semble illustrer à merveille ce que des juristes, dans leur délire propre, arrivent à faire dire au Droit, un peu comme certains théologiens finissent par arriver à des conclusions absurdes après de grandes discussions de plus en plus hors-sol, qui perdent de vue l'essentiel : le texte de la Constitution US est très clair et il n'y est question que d'individus et de la Presse, en tant que pilier de la démocratie. Les sociétés commerciales (hors presse, disons) n'ont aucune place dans le premier Amendement, il ne les concerne évidemment pas. Parvenir à une conclusion évidemment débile et qui aurait horrifié les Pères fondateurs est une prouesse.

Bientôt sur vos écrans : la notion de "meurtre" d'un personne morale, le "droit de vote" d'une personne morale, la "liberté de conscience et de religion" d'une personne morale. Le "droit à l'héritage" d'une personne morale même... Euthanasie, changement de sexe, funérailles, PMA même ! Allons-y gaiement !

 

Bon : on est HS depuis deux pages au moins.

Edited by Boule75
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il y a 25 minutes, Boule75 a dit :

Parvenir à une conclusion évidemment débile et qui aurait horrifié les Pères fondateurs est une prouesse.

De toute façon les pères fondateurs n'avaient pas prévu que la cour suprême s'occupe de contrôle de constitutionnalité. C'est une usurpation de pouvoir par la Cour Suprême.

Si la cour suprême était honnête, elle se déclarerait elle-même anti-constitutionnelle.

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33 minutes ago, Wallaby said:

De toute façon les pères fondateurs n'avaient pas prévu que la cour suprême s'occupe de contrôle de constitutionnalité. C'est une usurpation de pouvoir par la Cour Suprême.

Si la cour suprême était honnête, elle se déclarerait elle-même anti-constitutionnelle.

#cancelSCOTUS? 

 

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Si les Pères Fondateurs voyaient ce qu'est devenu leur pays je crois qu'ils désapprouveraient (et je suis très très poli)

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23 minutes ago, kalligator said:

Si les Pères Fondateurs voyaient ce qu'est devenu leur pays je crois qu'ils désapprouveraient (et je suis très très poli)

Célèbre commentaire de B Franklin au sortir du Congrès continental qui vota la constitution:

- what regime did you get us, Mr Franklin?

- A republic.... If you can keep it!

Oups!

1b6nr5.jpgimages?q=tbn:ANd9GcSZUQzqac4_NjAODtJBoXi

Edited by Tancrède
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https://www.nytimes.com/2019/12/01/world/asia/china-fentanyl-crackdown.html

Peut-être dans le but d'apaiser les tensions commerciales, la Chine coopère maintenant avec les USA pour réprimer le trafic de Fentanyl.

M. Yu, le directeur adjoint de l'agence des stupéfiants, a cité des statistiques de l'agence américaine des douanes et de la protection des frontières montrant que sur les 536,8 kilogrammes de fentanyl saisis entre octobre 2018 et mars 2019, seuls 5,87 kilogrammes, soit un peu plus de 1 %, ont été expédiés de Chine.

"D'après ces statistiques, il est clair que la Chine n'est pas la principale source de fentanyl aux États-Unis", a déclaré M. Yu lors d'une conférence de presse à Xingtai à la suite du verdict contre les neuf revendeurs de fentanyl.

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La partie importante est :" ont été expédiés de Chine." Les trafiquants, devant les saisies, ont simplement changés les chemins d'acheminement.

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Pour débloquer

‘We’ve felt … a distance with dear America’: How key allies see the U.S. amid political dramas

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Nous avons ressenti ... une distance avec la chère Amérique" : comment les alliés clés voient les États-Unis au milieu des drames politiques
 

Pour la politique américaine, cette semaine a été une semaine comme les autres : un début raté de la saison primaire présidentielle de 2020, un discours sur l'état de l'Union avec un discours partisan à l'affiche et la conclusion du chapitre le plus controversé de tous - le troisième procès pour destitution de la nation.

Les alliés, les ennemis et ceux qui se sont tournés vers les États-Unis pour assurer leur stabilité regardent tout cela de loin. Voici, à partir des correspondants de l'AP dans quatre régions, un aperçu de la façon dont certains alliés clés des États-Unis envisagent l'élection américaine de 2020 et les mois confus qui la précèdent - que ce soit dans l'espoir que la présidence républicaine de Donald Trump se poursuive pour un second mandat ou qu'un démocrate revienne à la Maison Blanche.

___

FRANCE

On peut dire sans risque de se tromper que beaucoup de Français voient l'élection américaine à travers leur propre prisme - quatre années au cours desquelles l'une des plus anciennes alliances internationales du monde a été démantelée.

"Depuis l'arrivée du président Trump, nous avons ressenti une distance considérable avec cette chère Amérique", déclare Jacques Mistral, ancien conseiller économique du Premier ministre et du gouvernement français et ancien conseiller pour les affaires financières à l'ambassade de France à Washington. "Il a aliéné tout le monde".

Les célèbres poignées de main musclées entre Trump et le président français Emmanuel Macron ont servi de métaphores à une relation difficile et turbulente. Sur des questions qui sont chères à Macron - notamment la lutte contre le changement climatique et la tentative d'empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires - il y a eu de fortes divergences. L'expérience de perdre l'oreille de la Maison Blanche sur ces questions clés a été quelque peu humiliante pour la France, montrant combien elle ne peut pas faire grand-chose seule sur la scène internationale si Washington y est opposé.

"Si les Etats-Unis mettent tout leur poids dans la balance pour ne pas faire quelque chose, alors il n'y a aucune chance que cela arrive", a déclaré Mistral.

Bien que la France ait eu par le passé des différends célèbres avec Washington, notamment en disant "non" à la guerre menée par les Etats-Unis qui a renversé le leader irakien Saddam Hussein, le sentiment à Paris était que Washington était fiable et prévisible. Ce n'est plus le cas.

"L'incertitude", a déclaré Mistral, "est maintenant permanente".

Les élections américaines sont toujours surveillées de près en France, en partie à cause du poids de Washington dans le monde mais aussi à cause des vastes dépenses de campagne et des procédures électorales qui n'ont pas d'équivalent dans la politique française.

Cette fois, l'élection risque d'être suivie de plus près encore.

"Bien sûr que cela nous concerne", a déclaré M. Mistral. "Le monde devient de plus en plus mauvais à cause des États-Unis maintenant".

- John Leicester à Paris

___

GRANDE BRETAGNE

La Grande-Bretagne connaît une chose ou deux sur la polarisation extrême. Depuis le référendum de 2016, au cours duquel le pays a voté pour quitter l'Union européenne, le discours politique dans cette nation insulaire a été déchiré par la division.

Aujourd'hui, certains s'interrogent : L'Amérique peut-elle encore prétendre être le phare de la démocratie et du fair-play dans le monde entier ? Ou est-ce que la progression du tribalisme efface la revendication de longue date du pays à ce titre ?

"Les Britanniques se demandent si l'Amérique défend vraiment les valeurs de la démocratie libérale", a déclaré Jeffrey William Howard, professeur associé de politique à l'University College London. "Est-elle capable d'être le leader du monde libre ?"

Quelle que soit la réponse, la Grande-Bretagne a vraiment besoin des États-Unis en ce moment.

La Grande-Bretagne a quitté l'UE la semaine dernière, amorçant une période de transition d'un an au cours de laquelle elle établira une nouvelle relation économique entre les pays de l'Union. Des négociations difficiles se profilent à l'horizon alors que le Royaume-Uni suit sa propre voie tout en essayant de préserver les liens avec son principal partenaire commercial, couvrant tous les aspects, des tarifs douaniers et des normes de produits à la capacité de l'industrie britannique à recruter des travailleurs étrangers. Le gouvernement britannique doit également négocier des accords commerciaux distincts avec les différents pays, maintenant que le pays s'est séparé.

Le premier prix commercial du Premier ministre Boris Johnson en dehors de l'UE est décerné aux États-Unis, la plus grande économie du monde et destination de 18 % des exportations britanniques.

Mais les Américains ont déjà formulé des exigences ambitieuses. Le commerce des denrées alimentaires, par exemple, et les normes qui y sont associées, reviennent sans cesse sur le tapis. Il sera difficile de concilier ces éléments, car toute tentative de répondre aux exigences américaines en abaissant les normes britanniques éloignera davantage le Royaume-Uni des règles qu'il doit respecter dans ses échanges avec l'UE.

Un choix s'impose donc : La Grande-Bretagne va-t-elle se tourner davantage vers les États-Unis ou rester plus proche de l'Europe ?

"Les citoyens britanniques sont extrêmement inquiets de devoir se plier en quatre pour donner à l'administration Trump ce qu'elle veut pour obtenir un accord commercial", a déclaré M. Howard. "Nous ne sommes pas dans la même relation égalitaire que lorsque nous faisions partie de l'UE".

- Danica Kirka à Londres

 

ISRAËL

Les Israéliens et les Palestiniens ont beaucoup à gagner de l'élection présidentielle américaine de 2020.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est peut-être le plus grand fan international de Trump. Trump a bouleversé des décennies de politique étrangère américaine en promouvant des mesures favorisées par Nétanyahou et ses alliés nationalistes, comme la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et l'installation de l'ambassade américaine dans cette ville. Il a également reconnu l'annexion par Israël du plateau du Golan et s'est retiré de l'accord nucléaire avec l'Iran.

La semaine dernière, M. Trump a dévoilé son plan très attendu pour le Moyen-Orient qui s'aligne sur la plupart des positions nationalistes d'Israël. Cette alliance étroite a été très profitable pour Netanyahu en l'aidant à promouvoir Israël comme une porte d'entrée à Washington et en lui ouvrant des opportunités diplomatiques comme sa récente rencontre avec le leader du Soudan. Les gestes de Trump l'ont rendu populaire en Israël, et Nétanyahou a claironné leur amitié dans sa campagne électorale actuelle.

Mais une telle étreinte a aliéné de nombreux Juifs américains, qui penchent pour le parti démocrate, et a sapé le soutien bipartite traditionnel dont Israël a bénéficié au Congrès. Beaucoup en Israël craignent un retour de bâton si un démocrate est élu et qu'Israël est trop étroitement associé à l'atout qui divise.

Lior Weintraub, un ancien diplomate israélien à Washington, a déclaré que les récents drames aux États-Unis ont peu d'impact sur les Israéliens et, s'ils ont créé un lien de parenté, c'est en raison de troubles similaires dans la politique israélienne.

"Il n'y a pas de brèche dans l'admiration d'Israël pour l'Amérique ou de dommages à la position américaine", a-t-il déclaré. "Les gens ici considèrent l'Amérique comme leur grande soeur, et certains événements sont similaires à ce qui se passe en Israël.

Michael Oren, ancien ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis et expert en histoire américaine, pense que la récente polarisation de la politique américaine telle qu'elle s'est manifestée la semaine dernière reflète "l'effondrement de la civilité américaine", qu'il appelle "l'un des piliers de la politique américaine".

"Je pense que le fait que la moitié de l'Amérique s'oppose instinctivement à l'autre moitié affaiblit sa capacité à avoir un impact", a-t-il déclaré.

Quant aux Palestiniens : Trump ne les a même pas inclus dans ses consultations pour son plan, qui leur offrait une autonomie limitée à Gaza, dans certaines parties de la Cisjordanie et dans certaines zones peu peuplées d'Israël en échange du respect d'une longue liste de conditions. Ce plan était loin de répondre aux exigences traditionnelles d'un État palestinien et est arrivé après que Trump ait fermé leurs bureaux diplomatiques à Washington et réduit le financement des programmes d'aide aux Palestiniens.

- Aron Heller à Jérusalem

___

CORÉE DU SUD

Pour un pays comme la Corée du Sud, qui accueille 28 500 soldats américains à titre de dissuasion contre son voisin doté de l'arme nucléaire, cette élection américaine est vue à travers un prisme sécuritaire.

Ces deux dernières années, le président Moon Jae-in s'est associé à Trump pour tendre la main au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Une vague de diplomatie nucléaire s'en est suivie, avec notamment trois sommets entre Trump et Kim. Mais alors que Trump a vanté ses sommets avec l'ancien président Kim comme des succès majeurs en matière de politique étrangère, les négociations ont échoué et Pyongyang n'a fait aucun pas important vers la dénucléarisation.

Les relations intercoréennes ont par la suite été tendues, ce qui a fait reculer la volonté de Moon de se rapprocher davantage du Nord.

Moon a également été confronté à un président américain qui a ouvertement déploré que les exercices militaires réguliers avec Séoul soient "très, très coûteux". Trump a demandé au gouvernement de Moon d'augmenter de façon drastique sa contribution financière pour payer le déploiement de l'armée américaine dans la péninsule.

Cela va à l'encontre des décennies d'une alliance hermétique forgée dans le sang sacrifié lors de la guerre de Corée dans les années 1950 - des liens qu'aucun président américain n'a jamais remis en question jusqu'à présent.

Que le prochain président américain soit un Trump ou un démocrate, de nombreux experts à Séoul estiment qu'il est probable que la position de Washington envers la Corée du Nord se durcisse.

"Une réélection libèrera Trump des considérations politiques et lui permettra d'adopter une approche plus dure et basée sur des principes à l'égard de la Corée du Nord", a déclaré Moon Seong Mook de l'Institut de recherche sur la stratégie nationale de Corée, basé à Séoul.

- Kim Tong-hyung et Hyung-jin Kim à Séoul

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Il y a 3 heures, Picdelamirand-oil a dit :

"Depuis l'arrivée du président Trump, nous avons ressenti une distance considérable avec cette chère Amérique", déclare Jacques Mistral,

Ce n'est pas ce que dit le général Desportes, ce n'est pas ce que dit Angela Merkel. L'Amérique se sépare de l'Europe, Trump ou pas Trump. C'est l'époque, la structure commerciale mondiale qui veut ça et les élections américaines sont un épiphénomène.

Et l'affaire Alstom, l'affaire BNP, ce n'était pas sous Trump mais Obama.

 

Le 16/01/2020 à 18:34, Picdelamirand-oil a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/18727-allemagne/page/145/?tab=comments#comment-1271558

Angela Merkel warns EU: ‘Brexit is a wake-up call’

Elle ajoute : "L'intérêt des Etats-Unis pour l'Europe diminue - ce sera le cas sous n'importe quel président."

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il y a une heure, Wallaby a dit :

Ce n'est pas ce que dit le général Desportes, ce n'est pas ce que dit Angela Merkel. L'Amérique se sépare de l'Europe, Trump ou pas Trump. C'est l'époque, la structure commerciale mondiale qui veut ça et les élections américaines sont un épiphénomène.

Et l'affaire Alstom, l'affaire BNP, ce n'était pas sous Trump mais Obama.

 

Trump nous en fait prendre conscience plus vite.

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38 minutes ago, Picdelamirand-oil said:

Trump nous en fait prendre conscience plus vite.

Plus clairement, surtout. En fait, il est pas du tout brouillon, il est on ne peut plus honnête :blink: :laugh:, ce que beaucoup, y compris à gauche, voire très à gauche, aux USA, ont signalé, soulignant que Trump est beaucoup moins hypocrite que les incarnations précédentes du pouvoir américain (sans faire, en fait, grand-chose de différent). 

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C'est pour ça que, pour les Européens, le meilleur scénario possible est une réélection triomphale de Trump. Si on se retrouve au contraire avec Biden/Buttigieg/Sanders/Warren, on reviendra à l'époque d'Obama,  l'Europe regardant avec les yeux de Chimène un Oncle Sam qui la poignarde en souriant.

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Représailles contre les témoins suite à la procédure d'impeachment : Windman et son frère viennent d'être raccompagnés à la porte de la Maison Blanche avec de petits cartons sous le bras. Pas les seuls concernés.

Représailles limitées (le premier Windman en tout cas, ne se retrouve pas au chômage et reste militaire), et probablement logiques d'une certaine manière (une petite perte de confiance mutuelle préjudiciable au travail certainement...), mais représailles contre témoin tout de même, pas de négociation. Le Ministre de la Défense assurait voici quelques semaines qu'elles n'auraient pas lieu.

Edited by Boule75
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