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il y a une heure, mehari a dit :

On ne peut l'influencer mais on peut le discuter. Il y a beaucoup de trucs intéressant dans le système US. Des trucs dont on peut s'inspirer (fédéralisme, structure bicamérale et division des sièges entre états dans les deux chambres, etc.) et des trucs à éviter (grands électeurs, first past the post, etc).

Ce qui est intéressant c'est de voir comment certains ici tentent de serveur leur rata politique ern interprétant de manière absurde les événements aux US alors que le contexte est différent. J'aime aussi voir à quel point certains sont incapables de chercher des sources sérieuses et mélangent faits et opinions.

 

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Il y a 4 heures, Hirondelle a dit :

il est beaucoup plus simple d’expliquer que ceux qui relaient les «courbes truquées » sont malveillants plutôt qu’idiots.

Mais que fais tu du Rasoir de Hanlon ? :biggrin:

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il y a 1 minute, FATac a dit :

Rasoir de Hanlon

« Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer »

C’est mon ambition pour le genre humain qui m’égare :)

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il y a 11 minutes, Tancrède a dit :

Donc... hypothèses?

-flatter les plus bas instincts de l'électorat est une stratégie gagnante

-la démagogie quand elle est combinée à l'acculturation est une arme redoutable

-l'immobilier mène à tout

 

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il y a 10 minutes, Tancrède a dit :

Ce n'est certainement pas sa personnalité, ou son élocution, ou encore sa "présidentialité" qui justifient ce vote, hors d'une proportion donnée (mais minoritaire, y compris dans le vote républicain) de l'électorat de droite. Et ce n'est certainement pas non plus un supposé racisme à grande échelle qui le porterait. Et à ce stade, c'est encore moins le parti républicain, qui n'a aucun capital sympathie hors de son électorat hardcore. 

Tu l’as suggéré, non : vote protestataire et peut-être (je ne suis pas sûr du tout) approbation de sa politique internationale ?

Et puis Biden est peut-être le repoussoir parfait pour l'électorat qui pouvait être tenté par le vote Trump : trop patricien, trop âgé..?

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Je dirais plutôt : approbation de sa politique intérieure, notamment économique. Après tout, il n'y avait plus de chômage il y a un an.

il y a 9 minutes, pascal a dit :

-flatter les plus bas instincts de l'électorat est une stratégie gagnante

-la démagogie quand elle est combinée à l'acculturation est une arme redoutable

-l'immobilier mène à tout

 

Flatter l'orgueil du peuple, ça marche toujours.

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il y a 13 minutes, Tancrède a dit :

Donc... hypothèses?

J'ai pas trop d'hypothèse mais je pense aussi qu'être au coude à coude après le mandat qu'il a eu c'est surprenant. Et c'est pas parce que ses adversaires se seraient démotivés, la participation n'a pas été aussi élevée depuis 1960 (https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/carte-election-americaine-le-taux-de-participation-a-son-plus-haut-niveau-depuis-les-annees-1960_4167893.html)

On peut accuser le système de vote mais il semble quand même qu'il ait gagné en popularité malgré toutes ses casseroles, on peut donc en conclure qu'une grosse partie des américains ne s'en soucie pas, voir même les approuve.

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Comparaison vaseuses : Fillon :

scandale financiers, affaires machin bon score éléctorale. 

 

Les casseroles, les gens s'en moque en fait. 

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il y a 23 minutes, Tancrède a dit :

Je m'abstiens de tout regard et commentaire sur le déroulement de l'élection, les mécanismes, les résultats précis.... Je recommande la chose à tous; c'est bien meilleur pour la santé mentale.

 

Cependant, un de mes premiers essais de prise de recul pour de plus vastes observations (plus durables) me fait dire que le résultat de Trump, victoire ou pas victoire, est excessivement impressionnant, étant donné qu'il est arrivé là:

- après 4-5 ans de traitement médiatique massif complètement antagoniste, mensonger, manipulateur et pour ainsi dire unanime dans 80 à 90% du bruit créé sur la scène publique: sa "bulle" de soutien est au final extrêmement petite (Fox, Sinclair et quelques journaux, et c'est tout), alors qu'en face, on n'a pas seulement les médias au sens strict, mais l'essentiel de la "clérisie", cad la soi-disant "intelligentsia", la classe "éduquée" qui commande à toutes les interfaces d'information, de débat, de "sense-making", d'enseignement et de "production émotionnelle" (cad les arts et le divertissement... Ce qui inclue l'essentiel des stars du showbiz et l'influence qu'elles peuvent avoir).

- de façon similaire, le "5ème pouvoir", cad la sphère internet/médias sociaux, est un peu plus partagé en termes de production de contenus, mais les plates-formes elles-mêmes sont devenues aussi des censeurs extrêmement partisans qui ont tout fait (même régulièrement de la censure directe, pure et dure, sans toujours de justification) pour entraver sa communication

- avec un mix démographique changé par rapport à 2016, particulièrement dans certaines minorités ethniques (et chez les femmes), face à un constant barrage de messages directs et indirects disant ou suggérant (pour l'essentiel gratuitement) qu'il est un raciste/nazi/sexiste (et sans doute un violeur d'enfants.... Parce que Epstein et les illuminati)

- avec un budget de campagne très largement inférieur à celui de son adversaire (comme en 2016) qui bénéficiait en outre des avantages médiatiques et institutionnels précités (qui peuvent aussi s'évaluer, imparfaitement, en dollars de pub)

- après cette année de merde (COVID, crise économique, division tribale/raciale et émeutes + menace permanente d'émeutes plus ou moins organisées/coordonnées) où tout ce qui pouvait lui être mis sur le dos, à tort et à raison, a été multiplié par 1000. 

 

Et malgré tout, le gars, et son parti avec lui, n'est pas balayé dans une immense vague antagoniste dans les urnes.... Outre l'aspect impressionnant de ce résultat (plus impressionnant encore que 2016 où l'appareil médiatique, les élites et les plates-formes internet n'étaient pas à ce point contre lui), le point que j'essaie de faire et qui m'interpelle, c'est de savoir ce que cela révèle. S'il y a certainement un enthousiasme pour Trump proprement dit dans une certaine portion de l'électorat qui a voté à droite, il va vraiment falloir décomposer, dans les jours qui viennent, ce vote et les raisons de chaque groupe pour l'avoir choisi. Il a certainement une part très conséquente de gens qui ont voté pour lui en se pinçant le nez, et d'autres qui ont voté largement CONTRE Biden, ou les démocrates, ou leur aile gauche, ou encore juste pour dire "merde" à leur façon. Le système de fait bipartisan a aussi cette limite qu'il fait de "l'autre" parti (que celui qui semble avoir le vent en poupe) le seul vote protestataire avec effets, ce qui a toujours contribué à limiter les tentatives de 3ème parti aux USA (avec d'autres blocages, certains très intentionnels). 

Avant qu'on commence à avoir ces données et que les médias commencent à mal les traiter pour ne surtout pas comprendre et faire comprendre les leçons à tirer (comme en 2016, où les bonnes intentions de comprendre n'ont pas duré plus de quelques semaines), et se rattacher aussi vite que possible aux trames narratives tribales pré-établies, il convient quand même de remarquer l'importance de ce simple résultat serré, ou en tout cas beaucoup plus serré que tout ce que les conditions créées depuis 4 ans (et augmentées par les circonstances exceptionnelles de 2020) auraient pu suggérer; plus encore que 2016 où, logiquement, un candidat comme lui n'aurait même pas du avoir moins de 5-10% d'écart avec Clinton. 

Ce n'est certainement pas sa personnalité, ou son élocution, ou encore sa "présidentialité" qui justifient ce vote, hors d'une proportion donnée (mais minoritaire, y compris dans le vote républicain) de l'électorat de droite. Et ce n'est certainement pas non plus un supposé racisme à grande échelle qui le porterait. Et à ce stade, c'est encore moins le parti républicain, qui n'a aucun capital sympathie hors de son électorat hardcore. 

Donc... hypothèses?

 

Mon hypothèse :

les gens en on marrent...

littéralement ils sont saoulé, et Trump est un chien dans un jeu de quilles, et je crois que beaucoup aime ça...

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Même analyse que Kershaw faisait de l'adhésion du peuple allemand à Hitler, Hitler n'était pas particulièrement intéressant ni charismatique, mais il avait trouvé le discours qui résonnait avec les aspirations profondes d'une grande partie de son peuple.

Trump  a su trouver les mots qui résonnent dans la conscience de beaucoup d'américains. Et il y a désormais un Trump, au delà de Trump lui même,  l'incarnation d'une certaine idée, une dignité à reconquérir, qui résonne avec la culture américaine. (Make america great again)
C'est un mensonge, un beau mensonge, mais ça justifie que des millions d'être humains veuillent bien y croire. Couplé à l'existence d'un système oligarchique, de la corruption, et à une pauvreté croissante de la population, ça peut marcher (un temps) comme programme politique.

 

Edited by Berezech
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1 minute ago, Hirondelle said:

Tu l’as suggéré, non : vote protestataire et peut-être (je ne suis pas sûr du tout) approbation de sa politique internationale ?

Et puis Biden est peut-être le repoussoir parfait pour l'électorat qui pouvait être tenté par le vote Trump : trop patricien, trop âgé..?

Pour Biden: au contraire, je pense qu'il était la meilleure carte que les démocrates avaient à jouer dans les circonstances dont ils disposaient, cad avec des médias qui leur passent tout, refusent toute attitude adversariale (cad refusent de faire du journalisme), couvrent tout problème pour le parti et font la propagande du candidat pour lui, qui a pu se contenter de rester dans sa maison et faire campagne le moins possible (donc merder le moins possible) tout en restant dans toutes les consciences avec une image associée (et fausse, et très travaillée en ce sens) de père tranquille plutôt sympa. En revanche, je crois franchement qu'ils ont merdé en choisissant Harris comme colistière, même si c'était sans doute une chose obligatoire relativement aux intrigues, guéguerres et luttes d'influence internes au parti: elle n'apporte rien, n'a aucun charisme, n'a aucune conviction (au point que ça se voit), embrasse tout et son contraire (et plutôt maladroitement), et ne soulève aucun enthousiasme (voire le contraire) dans ce qui est censé être son segment démographique. 

Pour ce qui est de la politique internationale, cela a rarement été un facteur conséquent de vote pour les Américains depuis le Vietnam (et la fin de la conscription). Même en 2008, ce n'est pas une promesse de retrait d'Irak qui a aidé en quoique ce soit la candidature d'Obama. 

Just now, Héliphas said:

Comparaison vaseuses : Fillon :

scandale financiers, affaires machin bon score éléctorale. 

 

Les casseroles, les gens s'en moque en fait. 

Jusqu'à un certain point, les "casseroles" (quelle que soit la variété des réalités que cela recouvre) ont un impact limité parce qu'une grande part de l'électorat est plutôt cynique/fataliste à ce propos: ils pensent, et savent, que c'est pas celui qui est pointé du doigt comme le plus pourri qui l'est nécessairement (ou en tout cas que l'autre l'est beaucoup moins), et que ça va avec le statut de politicien. Et vu que les choix sont toujours très limités, ce genre de critères est passé par pertes et profits. Il peut être opérant dans les primaires ou les premiers tours d'une élection (pour les pays qui en ont), mais pas après. 

Just now, Berezech said:

Même analyse que Kershaw faisait de l'adhésion du peuple allemand à Hitler, Hitler n'était pas particulièrement intéressant ni charismatique, mais il avait trouvé le discours qui résonnait avec les aspirations profondes d'une grande partie de son peuple.

Ils a trouvé les mots qui résonnent dans la conscience de beaucoup d'américains. Et il y a désormais un Trump, au delà de Trump lui même,  l'incarnation d'une certaine idée, une dignité à reconquérir, qui résonne avec la culture américaine. (Make america great again)
C'est un mensonge, un beau mensonge, mais ça justifie que des millions d'être humains veuillent bien y croire. Couplé à l'existence d'un système oligarchique, de la corruption, et à une pauvreté croissante de la population, ça peut marcher (un temps) comme programme politique.
 

Ouais, je vais avoir mon moment d'économiste autrichien: il faut mener une politique de l'offre.... Sur le marché politique :tongue:. Lutter contre ce cartel de 2 boîtes contrôlant tout! Faut créer plus de boutiques sur ce marché fermé! Libéraliser, déréglementer, quoi. C'est ça, le vrai problème de la politique américaine: ils ont pas eu droit aux années 80 thatchéro-reaganiennes, en fait :laugh:! Ils en sont encore aux cartels-syndicats des années 60-70, façon Royaume Uni, avec blocages permanents, ruptures de service et coupures d'électricité toutes les semaines. 

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CNN Projection: Biden wins Michigan

Joe Biden will win Michigan, CNN projects.

There are 16 electoral votes at stake in Michigan. It takes 270 electoral votes to win the 2020 presidential election.

Who won in 2016: President Trump carried the state and won the general election.

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On serait donc à 264 en admettant que Biden ait remporté le combo Wisconsin + Michigan.

Côté têtes d'affiche, la stratégie en cours varie : Trump insiste sur la triche supposée des démocrates et envoie les avocats (et le fiston) au front en Pennsylvanie et dans le Wisconsin (et ça frite un peu à Detroit où des pro-Trump ont été empêchés d'envahir des bureaux de décompte des bulletins par correspondance), Biden la joue rassembleur et légaliste.

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il y a une heure, Boule75 a dit :

Si Biden gagnait, en l'absence de majorité au Sénat, et du fait de la composition de la Cour Suprême, il ne pourra strictement rien faire et fera face à une guérilla permanente et très dure : impossible de nommer les ministres, les responsables de l'administration, lois contestées et retardées, menaces permanentes de chantage sur les finances publiques.

Après le "coup d'état permanent", le "shutdown permanent"?

il y a une heure, Boule75 a dit :

Allez : je parie sur deux ans de récession majeure, non-seulement à cause du Covid, mais également parce que les Rep's vont insister pour le retour à l'équilibre des comptes par diminution des programmes sociaux, pour ne pas changer.

Pourtant le "relief plan" proposé par trump pour le covid était plus généreux que celui poussé par Pelosi. Il y a même eu course à l'échalotte, un peu cousue de fil blanc.

il y a une heure, Boule75 a dit :

Trump a beaucoup gouverné par ordonnances : le président sorti de ce scrutin va devoir continuer et ce n'est pas la règle démocratique normale.

Il est aussi possible que le camp biden s'en satisfasse tout à fait. En argumentant que puisque trump l'a fait, pourquoi pas eux.
Est-ce irrecevable?

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"Prise de distance" très judicieuse...

Sinon

il y a 31 minutes, Tancrède a dit :

Donc... hypothèses?

En désordre, certaines compatibles entre elles, d'autres antinomiques

- Distanciation entre intelligentsia et peuple portée à un degré largement sous-estimé, faisant d'une bonne partie du peuple un levier accessible à un démagogue proposant de s'en prendre à une intelligentsia si arrogante. Arrogance peut-être d'ailleurs favorisée par le "moment unipolaire", la conscience de cette intelligentsia d'être, non seulement en charge des Etats-Unis, mais au sommet du Monde. Arrogance et distanciation favorisées aussi par la mondialisation économique - et le mépris des "perdants" matériellement en difficulté donc sans doute réprouvé par Dieu

- Contre-coup majeur type "lame de fond" au mouvement de mondialisation, dans le sens non seulement économique mais encore et peut-être surtout idéologique. Le collectif "humanité" fait difficilement sens charnel, d'autant plus si ceux qui se présentent comme ses partisans ressemblent de trop à de simples sectateurs de Mammon : "Le pauvre défend sa patrie et le riche la vend" (Charles Péguy) C'est donc le collectif "pays" qui revient - et il est très énervé. Dans cette hypothèse, le fait que ce mouvement soit présentement dirigé par un démagogue n'est peut-être que circonstanciel - il pourrait tout aussi bien servir un jour, et être servi, par un homme d'Etat

- Réaction saine "Restons dans des limites", de nature anti-impériale, à la période unipolaire et à l'hybris des "créateurs de réalité" utilisant les forces du géant américain dans aventures et rêves impériaux - et contribuant sans doute aussi à les épuiser. Réaction qui, jointe à une inconscience des véritables objectifs de l'Empire, mène à l'idée "Les pays étrangers nous exploitent, ils abusent de notre générosité !"

- Réaction élémentaire, facile, basique et inadaptée au glissement progressif de la puissance, et peut-être surtout de la qualité de vie américaine - le "G" de MAGA "great" peut aussi se comprendre non comme grandeur nationale mais comme "bonne pour y vivre". Réaction à un déclassement éducatif et économique qui vient de loin, qui touche beaucoup de personnes et de classes sociales. Et illusion que la manière forte et l'impatience offriraient des solutions : "Que l'on agisse enfin, vite un homme fort qui défende le peuple !"

- Résonance avec les nouveaux médias, et Internet lui-même, en tant qu'il favorise un zapping et une superficialité, et encore la constitution de "communautés" électives de gens pensant la même chose ensemble - c'est-à-dire de gens qui ne pensent pas, prisonniers volontaires d'une bulle informationnelle. Cette résonance joue du côté des partisans de Trump... et de ses opposants, d'ailleurs. Elle peut peut-être expliquer une partie de la radicalisation de l'attachement partisan - et si le côté partisan est suffisamment fort, peu importe que mon champion ait des défauts béants et évidents, je voterai pour lui parce que c'est mon champion

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à l’instant, Patrick a dit :

Après le "coup d'état permanent", le "shutdown permanent"?

C'est apparemment vers quoi on s'achemine depuis le deuxième mandat d'Obama et l'obstruction du Congrès républicain. A l'époque déjà, le budget fédéral était régulièrement bloqué.

il y a 2 minutes, Patrick a dit :

Pourtant le "relief plan" proposé par trump pour le covid était plus généreux que celui poussé par Pelosi. Il y a même eu course à l'échalotte, un peu cousue de fil blanc.

Les républicains auront beau jeu de réclamer un retour à l'équilibre, oubliant au passage que la dette a explosé sous le mandat de Trump. C'est ainsi, les politiques de tout poil oublient souvent leurs responsabilités passées. On n'a pas de smiley avec une auréole ? Roooh.

il y a 3 minutes, Patrick a dit :

Il est aussi possible que le camp biden s'en satisfasse tout à fait. En argumentant que puisque trump l'a fait, pourquoi pas eux.

Est-ce irrecevable?

Pas irrecevable. Les démocrates partiraient peut-être sur un autre argument "regardez, les républicains sont des rageux, ils veulent pénaliser tout le monde. Le président n'a pas le choix, c'est bien triste, PAN DANS LEUR TRONCHE". Mais Boule n'a pas tort : quand on en est réduit à diriger par oukaze, même dans le respect de la Constitution, c'est mauvais.

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2 minutes ago, Patrick said:

 

Il est aussi possible que le camp biden s'en satisfasse tout à fait. En argumentant que puisque trump l'a fait, pourquoi pas eux.
Est-ce irrecevable?

C'est même pas simplement recevable: c'est garanti... Comme si les médias avaient découvert avec Trump que le président pouvait gouverner (dans une mesure limitée) par ordonnance: jamais cela n'a fait polémique hors de FoxNews quand c'était Obama qui le faisait, et c'était étouffé par le contexte dominant de la guerre sous Bush. Sous Clinton, c'était déjà tout aussi systématique, mais  là encore, hors Fox (2ème mandat Clinton, quand la chaîne a été créée), cela ne choquait personne. 

Le fait est que, et les conservateurs traditionnalistes et convaincus (cad attachés aux principes constitutionnels) le pointent du doigt dans l'indifférence générale depuis plus de 5 décennies, la branche législative aux USA s'est (en grande partie volontairement), déchargée de ses responsabilités au profit des branches exécutives et judiciaires (par nature plus technocratiques et arbitraires) depuis bien longtemps, préférant verser dans la démagogie et l'affrontement systématique de façade pour faire de la politique politicienne, tandis qu'une part sans cesse grandissante de la réalité du pouvoir a été accaparée par la bureaucratie (quand on dit "exécutif", c'est moins la présidence que les grandes agences fédérales) et des juges (fédéraux: les nommés à vie qui donnent le la) sans comptes à rendre. Avec les ordres exécutifs du président sur certains points qui font plus les choux gras d'une presse bien plus attachée aux batailles tribales symboliques (à plus forte charge émotionnelle, donc vendeuses) qu'aux réalités d'une gouvernance qui échappe par trop au processus politique et démocratique. 

 

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45 minutes ago, cracou said:

Ce qui est intéressant c'est de voir comment certains ici tentent de serveur leur rata politique en interprétant de manière absurde les événements aux US alors que le contexte est différent. J'aime aussi voir à quel point certains sont incapables de chercher des sources sérieuses et mélangent faits et opinions.

On peut dire ce qu'on veut, l'objectivité n'est pas aisée et nous sommes tous victimes de nos préjugés. La meilleure chose qu'on puisse faire c'est essayer de trouver les sources les plus neutres possibles ou de réussir à appliquer une critique sur la source mais même celà est difficile.

Le fait est que l'esprit humain préfère les idées qui renforcent ses biais. C'est quelque chose qu'on apprend en secondaire (ou en tout cas que j'ai appris en secondaire) et que j'ai aussi très récemment (et à mes dépens je dois l'admettre) réappris en ingénierie1: en approchant une donnée ou un problème, il faut d'abord se vider la tête de toute idée préconçue.

En ingénierie (et dans le cas d'un cours très mal donné), on nous apprend que les étapes pour approcher un problème sont les suivantes

  1. Établissement des spécifications (cahier des charges) et établir des critères (potentiellement pondérés)
  2. Prendre une bouteille feuille de papier et essayer de trouver le plus de solutions au problème convenant au cahier des charges, peu importe leur stupidité. En brainstorming et avec des spéciales, c'est mieux
  3. Établir des brouillons de ces solutions
  4. Comparer les solutions sur base des critères
  5. Sélectionner la solution la mieux évaluée
  6. Créer le système sélectionné

En histoire, si mes souvenirs sont bon (ça fait quand même quelques années) on nous dit d'évaluer, dans le cas d'une source humaine

  1. La fiabilité générale de l'auteur de la source (est-ce que la source a fourni de bonnes informations sur d'autres sujets dans le même domaine)
  2. Le nombre de personnes impliquées dans la transmission de l'information à l'auteur de la source (l'auteur est-il témoin des événements qu'ils décrit, écrit-il le témoignage de quelqu'un, écrit-il des on-dit?)
  3. La source est-elle recoupée par d'autres sources indépendantes?

Etc. Comme je l'ai dit, mes souvenirs ne sont pas exactement les plus précis sur le sujet. Mais je peux dire que dans les deux cas, c'est une rigueur qui est difficile à appliquer, même pour les plus intelligents d'entre nous.

 

1 Rassurez vous, c'était pour l'unif. Aucun pont ou aucune voiture n'est conçue par moi. Pour le moment... *rire diabolique*

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il y a 24 minutes, Ciders a dit :

On serait donc à 264 en admettant que Biden ait remporté le combo Wisconsin + Michigan.

Tu peux ajouter les 6 du nevada à priori, vu que l'essentiel de ce qui reste est plutot bleu, donc ça va se finir par une victoire d'extreme justesse de "super giant douche" Biden contre "mega turd sandwich" Trump, à 270 contre 268.

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à l’instant, Carl a dit :

Tu peux ajouter les 6 du nevada à priori, vu que l'essentiel de ce qui reste est plutot bleu, donc ça va se finir par une victoire d'extreme justesse de "super giant douche" Biden contre "mega turd sandwich" Trump, à 270 contre 268.

Le Nevada a l'air encore assez tangent. A voir mais ça pourrait éventuellement se finir ainsi... à condition aussi que les grands électeurs votent selon le mandat des électeurs. C'est pas fait ça non plus.

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6 minutes ago, Ciders said:

C'est apparemment vers quoi on s'achemine depuis le deuxième mandat d'Obama et l'obstruction du Congrès républicain. A l'époque déjà, le budget fédéral était régulièrement bloqué.

Même chose sous Trump, depuis 2018: faut pas se leurrer, c'est devenu la méthode de non gouvernance américaine de façon sans cesse croissante depuis les années 80, accompagnant la polarisation toujours plus prononcée de la scène politique et la "futilisation" d'une bonne partie de l'activité du Congrès, plus assujetti aux aléas et impératifs de la politique politicienne électoraliste et médiatique qu'aux besoins de la gouvernance du pays. On peut gloser longtemps des causes de cette évolution (beaucoup sont structurelles, et beaucoup sont, à mon sens, liées au système électoral, à l'état de la compétition qui s'y déroule, au système médiatique et aux méthodes de financement de la lutte), mais le résultat est là: le Congrès sert plus de scène à la foire d'empoigne qui fait les personnalités et réputations qu'à gouverner (hors de quelques grands votes nécessaires), l'essentiel de cette activité se faisant plus discrètement via la bureaucratie et les cours d'appels, qui n'ont pas de comptes à rendre mais où pantouflage, lobbying et guéguerres idéologiques peuvent oeuvrer sans l'inconvénient de la démocratie. 

 

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à l’instant, Tancrède a dit :

Même chose sous Trump, depuis 2018: faut pas se leurrer, c'est devenu la méthode de non gouvernance américaine de façon sans cesse croissante depuis les années 80, accompagnant la polarisation toujours plus prononcée de la scène politique et la "futilisation" d'une bonne partie de l'activité du Congrès, plus assujetti aux aléas et impératifs de la politique politicienne électoraliste et médiatique qu'aux besoins de la gouvernance du pays. On peut gloser longtemps des causes de cette évolution (beaucoup sont structurelles, et beaucoup sont, à mon sens, liées au système électoral, à l'état de la compétition qui s'y déroule, au système médiatique et aux méthodes de financement de la lutte), mais le résultat est là: le Congrès sert plus de scène à la foire d'empoigne qui fait les personnalités et réputations qu'à gouverner (hors de quelques grands votes nécessaires), l'essentiel de cette activité se faisant plus discrètement via la bureaucratie et les cours d'appels, qui n'ont pas de comptes à rendre mais où pantouflage, lobbying et guéguerres idéologiques peuvent oeuvrer sans l'inconvénient de la démocratie.

Oui. D'où mon assentiment à ce que disait Boule plus haut : ça ne va pas.

Tiens, Eric Trump (mais rase toi m'enfin, on dirait un survivant de The Hangover !) qui vient en rajouter une couche sur la fraude massive et que tout le monde la voit tellement elle est grosse.

Oh et au fait, Chambre des Représentants à plus large majorité démocrate, Congrès encore républicain. On a des chiffres ?

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il y a 20 minutes, Patrick a dit :

Il est aussi possible que le camp biden s'en satisfasse tout à fait. En argumentant que puisque trump l'a fait, pourquoi pas eux.
Est-ce irrecevable?

C'est surtout qu'ils n'auront pas le choix ! La Chambre vote les lois, qui doivent être avalisées par le Sénat et promulguées par le Président : compte tenu du niveau de polarisation et d'une instrumentation systématique de ces mécanismes, à mon sens essentiellement par les Républicains, ni les nominations ni les lois ne passeront à un rythme compatible avec un bon exercice du pouvoir.

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Il y a 1 heure, Tancrède a dit :

Je m'abstiens de tout regard et commentaire sur le déroulement de l'élection, les mécanismes, les résultats précis.... Je recommande la chose à tous; c'est bien meilleur pour la santé mentale.

 

Cependant, un de mes premiers essais de prise de recul pour de plus vastes observations (plus durables) me fait dire que le résultat de Trump, victoire ou pas victoire, est excessivement impressionnant, étant donné qu'il est arrivé là:

- après 4-5 ans de traitement médiatique massif complètement antagoniste, mensonger, manipulateur et pour ainsi dire unanime dans 80 à 90% du bruit créé sur la scène publique: sa "bulle" de soutien est au final extrêmement petite (Fox, Sinclair et quelques journaux, et c'est tout), alors qu'en face, on n'a pas seulement les médias au sens strict, mais l'essentiel de la "clérisie", cad la soi-disant "intelligentsia", la classe "éduquée" qui commande à toutes les interfaces d'information, de débat, de "sense-making", d'enseignement et de "production émotionnelle" (cad les arts et le divertissement... Ce qui inclue l'essentiel des stars du showbiz et l'influence qu'elles peuvent avoir).

- de façon similaire, le "5ème pouvoir", cad la sphère internet/médias sociaux, est un peu plus partagé en termes de production de contenus, mais les plates-formes elles-mêmes sont devenues aussi des censeurs extrêmement partisans qui ont tout fait (même régulièrement de la censure directe, pure et dure, sans toujours de justification) pour entraver sa communication

- avec un mix démographique changé par rapport à 2016, particulièrement dans certaines minorités ethniques (et chez les femmes), face à un constant barrage de messages directs et indirects disant ou suggérant (pour l'essentiel gratuitement) qu'il est un raciste/nazi/sexiste (et sans doute un violeur d'enfants.... Parce que Epstein et les illuminati)

- avec un budget de campagne très largement inférieur à celui de son adversaire (comme en 2016) qui bénéficiait en outre des avantages médiatiques et institutionnels précités (qui peuvent aussi s'évaluer, imparfaitement, en dollars de pub)

- après cette année de merde (COVID, crise économique, division tribale/raciale et émeutes + menace permanente d'émeutes plus ou moins organisées/coordonnées) où tout ce qui pouvait lui être mis sur le dos, à tort et à raison, a été multiplié par 1000. 

 

Et malgré tout, le gars, et son parti avec lui, n'est pas balayé dans une immense vague antagoniste dans les urnes.... Outre l'aspect impressionnant de ce résultat (plus impressionnant encore que 2016 où l'appareil médiatique, les élites et les plates-formes internet n'étaient pas à ce point contre lui), le point que j'essaie de faire et qui m'interpelle, c'est de savoir ce que cela révèle. S'il y a certainement un enthousiasme pour Trump proprement dit dans une certaine portion de l'électorat qui a voté à droite, il va vraiment falloir décomposer, dans les jours qui viennent, ce vote et les raisons de chaque groupe pour l'avoir choisi. Il a certainement une part très conséquente de gens qui ont voté pour lui en se pinçant le nez, et d'autres qui ont voté largement CONTRE Biden, ou les démocrates, ou leur aile gauche, ou encore juste pour dire "merde" à leur façon. Le système de fait bipartisan a aussi cette limite qu'il fait de "l'autre" parti (que celui qui semble avoir le vent en poupe) le seul vote protestataire avec effets, ce qui a toujours contribué à limiter les tentatives de 3ème parti aux USA (avec d'autres blocages, certains très intentionnels). 

Avant qu'on commence à avoir ces données et que les médias commencent à mal les traiter pour ne surtout pas comprendre et faire comprendre les leçons à tirer (comme en 2016, où les bonnes intentions de comprendre n'ont pas duré plus de quelques semaines), et se rattacher aussi vite que possible aux trames narratives tribales pré-établies, il convient quand même de remarquer l'importance de ce simple résultat serré, ou en tout cas beaucoup plus serré que tout ce que les conditions créées depuis 4 ans (et augmentées par les circonstances exceptionnelles de 2020) auraient pu suggérer; plus encore que 2016 où, logiquement, un candidat comme lui n'aurait même pas du avoir moins de 5-10% d'écart avec Clinton. 

Ce n'est certainement pas sa personnalité, ou son élocution, ou encore sa "présidentialité" qui justifient ce vote, hors d'une proportion donnée (mais minoritaire, y compris dans le vote républicain) de l'électorat de droite. Ce n'est certainement pas non plus un supposé racisme à grande échelle qui le porterait. Et à ce stade, c'est encore moins le parti républicain, qui n'a aucun capital sympathie hors de son électorat hardcore. On peut en être, comme en Europe mais sous d'autres oripeaux politiques, à un stade où la catégorisation droite-gauche qui a prévalu depuis les années 70 dans ce pays, n'a plus aucun sens pour une portion très conséquente de l'électorat (ce qui se voit aussi chez les minorités ethniques, où Trump est beaucoup moins mal vu chez les jeunes noirs que chez les personnes âgées, et réalise de beaux scores chez les latinos, surtout non mexicains). 

Donc... hypothèses?

 

 

Donald Trump - même si ça fait mal au cul de le dire- est un maitre ès démagogie. Tout simplement.

La presse fait peut être feu à tir groupé sur lui, mais ça le renforce. Il en tire son énergie. Plus que ça, il garde l'initiative sur le champ de bataille médiatique, il fait l'événement. Il a réussi l'exploit d'imposer sa fameuse "vérité alternative" où le faux devint le vrai, et les conneries à répétition ont fini par anesthésier l'opinion publique. Quelqu'un se souvient encore - de tête - des polémiques du début de son mandat ?

Il est en effet - superficiellement- étonnant qu'il garde autant de soutiens parmi les électeurs. J'avais parié que déçus ils se démobiliseraient, mais non ce n'est pas arrivé. J'avais juste oublié que les électeurs ne font pas le compte des promesses de campagnes non tenues et qu'il vivent dans le présent, et ne sont sensible qu'aux impressions du moment. 

Edited by Shorr kan
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