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Il y a 11 heures, g4lly a dit :

on parle d'un mec qui est venu de l'autre bout du pays pour faire la police chez les autres.

L'autre bout du pays ? Antioch et Kenosha sont deux villes frontalière, pour l'une, presque frontalière, pour l'autre, de la frontière Illinois/Wisconsin. Il y a 30 km, une demi-heure en voiture entre les deux.

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source : https://eu.usatoday.com/in-depth/graphics/2020/08/27/jacob-blake-kenosha-police-shooting-two-killed/3442878001/

Le 17/09/2020 à 19:43, Tancrède a dit :

Tu veux dire.... Enfin des nouvelles productions un peu intéressantes à la télé? 

L'article est à prendre avec plus que des pincettes, vu la façon dont il présente le cas Rittenhouse, suivant la meute de médias qui déforment ou inventent sur son cas, le présentant comme un dangereux terroriste raciste venu de très loin pour foutre la merde: c'est un gamin, apparemment pro-Trump, qui habite à 20 minutes de Kenosha (mais dans un autre Etat, ce qui facilite la fausse narration) et y bosse. En l'état des choses qu'on connaît, il n'est pas un afficionado de "sites d'extrême droite" (ce qui est clamé partout... Mais évidemment, tout ce qui est à la droite d'une fenêtre d'Overton qui va de Bernie à Biden est fachoraciste), ni un taré de la gâchette, mais fait partie de ce mouvement plutôt spontané, vu un peu partout aux USA (et pas que chez les blancs, loin de là), qui a vu des citoyens s'organiser pour essayer de protéger leur voisinage face aux émeutes et à l'absence de réaction d'une police qui, bien souvent, a vidé les lieux depuis la fin mai, ou s'est abstenue de faire quoique ce soit. Résultat, il s'est trouvé dans une situation pourrie dont il n'apparaît pas qu'il était responsable (de ce qui est connu de l'altercation initiale qui a lancé la chaîne d'événements qui a suivi), et dont il est sorti vainqueur (et contrairement au tueur d'un supporter de Trump à Portland et d'autres agresseurs, il n'a pas fui et s'est spontanément rendu à la police). A ce jour, rien n'en fait un personnage néfaste, sinon la volonté de la majorité des médias de dépeindre ces "miliciens" spontanés sous les traits du nazisme (en omettant, pour ce faire, tous les groupes analogues noirs et latinos, comme "Black Guns Matter" et d'autres).  afin de dire qu'il y a des tonnes de nazillons dans les rues.

Réalité: les groupes d'extrême droite sont infiniment plus petits aux USA que ceux d'extrême gauche, beaucoup moins organisés et financés, quasiment sans "méta union" ou coordination au niveau national, et sans relais médiatiques ou politiques. Et au constat de la réalité.... Y sont pas bien malins: faut pas attendre du "social hacking" ou des tactiques efficaces de manipulations de manifs ou d'émeutes de leur part, ou de tactiques et stratégies élaborées en ligne, ou de grandes capacités de hacking . En d'autres termes, ils n'ont qu'un petit pouvoir de nuisance locale dans le "meilleur" (pour eux) des cas, même si une de leur spécificité (je pense personnellement que c'est en bonne partie du à cette absence de capacité de faire quoique ce soit = désespoir) est de voir, régulièrement, quelqu'un de leurs rangs péter un câble et se lancer dans une fusillade suicidaire, là où les groupes d'extrême gauche ont la capacité de plus planifier et de s'organiser pour, en général, rester volontairement juste sous le seuil létal (mais de commettre un bien plus grand nombre d'actes violents, qui marqueront ainsi moins les newscycles) et impacter de façon bien plus et mieux pensée, à une bien plus large échelle, avec des relais et alliés objectifs dans les médias et la politique (qui s'aplatissent, pardonnent, omettent ou encouragent, voire aident), ce qui donne une vraie capacité politique/stratégique en terme de résultats. 

Mais la petite présence de certains agitateurs et fouteurs de merde d'extrême droite est bonne pour la trame narrative voulue, qui "dédouane" en partie la gauche radicale via le whataboutisme, voire la présentation de cette gauche militante comme "rempart" contre les "nazis". Avec, comme c'est devenu la norme dans la presse moderne, pas/peu de quantification des forces en présence, aucune enquête réelle, et une sélection extrême de ce qui est observé sur place assortie de beaucoup de créativité. Et, comme les manifestants anti-confinement du mois de mai, les gens qui essaient de défendre leur quartier et de sauver ce qui peut l'être sont soit ignorés (noirs et latinos), soit présentés comme fachos (l'usage du mot "milicien", souvent ambigu aux USA, est indicatif). 

Bref, la demande de nazis excède de très loin l'offre effectivement disponible, mais la presse pallie à ce manque. Le cas Rittenhouse est assez indicatif à cet égard: un gamin qui n'aurait pas du se trouver là, mais qui, comme d'autres, ne voyait pas vraiment quoi faire parce que la police était aux abonnés absents, souvent de par la volonté des autorités politiques, se retrouve dans une situation merdique (et face à des gens dont quelques-uns étaient des ordures certifiées avec le casier ad hoc) et a en plus le tort de s'en tirer. La presse s'en prend à lui.... Et les autorités, responsables de la création de ce merdier? Nada! 

 

 

Edited by Wallaby
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https://apnews.com/article/kyle-rittenhouse-trial-key-points-bc51f3b9dd0fe0c1289fe2161d7c3ab3 (11 novembre 2021)

Rittenhouse a déclaré qu'il vivait à Antioch, dans l'Illinois, juste de l'autre côté de la frontière de l'État de Kenosha, en août 2020. Il aimait nager, aller à la plage avec ses amis et "juste des trucs normaux d'adolescent". Il était un explorateur de police pour le département de police de Grayslake et un cadet pour le département des pompiers d'Antioch. Il était également maître-nageur certifié, formé à la réanimation cardio-pulmonaire, à l'utilisation d'un défibrillateur et aux "soins de base". Il a déclaré que son père, sa grand-mère, sa tante, son oncle et un cousin vivaient à Kenosha - une tentative apparente de s'opposer à l'accusation qui le dépeint comme un étranger qui est allé là-bas pour chercher des ennuis.

Pouqoi est-il allé à Kenosha ?

Les protestations ont commencé le 23 août 2020, quelques heures après qu'un policier blanc de Kenosha ait abattu Jacob Blake, un Noir, lors d'une dispute conjugale. Rittenhouse a déclaré avoir vu une vidéo des troubles sur les médias sociaux.

Deux jours plus tard, Rittenhouse s'est rendu dans le centre-ville de Kenosha et s'est porté volontaire pour nettoyer les graffitis d'un lycée. Il a rencontré les propriétaires d'une concession automobile où des véhicules avaient été brûlés, leur a présenté ses "condoléances" et leur a dit qu'il voulait les aider. Il a dit que les propriétaires ont demandé à son ami de protéger leur entreprise, et qu'il a rejoint son ami et d'autres personnes cette nuit-là. Il a pris son fusil semi-automatique et des fournitures de premiers soins. Il a donné son gilet pare-balles - qui, selon lui, avait été délivré par la police de Grayslake - à un ami. Il a dit qu'il pensait ne pas en avoir besoin "parce que je vais aider les gens".

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Bonjour,

Je ne sais pas trop où le mettre, mais je pense que c'est un "objet" politique : Donald Trump: The Chosen de Wilfredo Torres Jr est sorti un mois avant la deuxième élection présidentielle.

https://www.nanarland.com/chroniques/nanars-a-main-armee/securitaire/chronique-de-donald-trump-the-chosen.html

Apparemment, les films politiques sont fréquents aux Etats-Unis.

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Essayez de taper "let's go brandon" sur votre moteur de recherche favori. Cette affaire prend des proportions assez hallucinantes.

Mais l'explication de l'origine du slogan n'est pas très claire. Suivant les versions, la présentatrice a mal entendu ou a délibérément essayé de camoufler ce que criaient réellement les spectateurs.

 

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il y a 37 minutes, WizardOfLinn a dit :

Essayez de taper "let's go brandon" sur votre moteur de recherche favori. Cette affaire prend des proportions assez hallucinantes.

Mais l'explication de l'origine du slogan n'est pas très claire. Suivant les versions, la présentatrice a mal entendu ou a délibérément essayé de camoufler ce que criaient réellement les spectateurs.

Et au final les (des ?) spectateurs braillaient "Enculez Biden ! ", "J'encule Biden" ou "Encule Biden", "Biden empafé !" ou "Baise Biden" : là encore, la polémique fait rage. :endifficultec:

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Il y a eu une sévère passe d'armes entre le juge et le procureur, le juge a même fait évacuer le jury. interressant d'ailleurs, personnes ne mentionne que les personnes abattus sont des ''emeutiers'' que c'était une ''emeute''

En faite j'espère que la ''situation'' globale sera bien prise en compte.

 

Edited by Snapcoke
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6 hours ago, WizardOfLinn said:

 

Essayez de taper "let's go brandon" sur votre moteur de recherche favori. Cette affaire prend des proportions assez hallucinantes.

Mais l'explication de l'origine du slogan n'est pas très claire. Suivant les versions, la présentatrice a mal entendu ou a délibérément essayé de camoufler ce que criaient réellement les spectateurs.

 

C'est déjà vieux: ça fait un moment que ce slogan a son merchandising sous absolument toutes les formes possibles (T-shirts, mugs, posters, boîtiers de portables, capotes....) et plusieurs chansons dont 3 (toutes faites par des rappers noirs :laugh:) ont fait un malheur sur Youtube (qui s'est ensuite empressé de les ralentir, voir d'en bannir certaines.... Tout en laissant tout ce qui contient "Fuck Trump" passer) et sont allées directement en haut des classements de streaming musique (2 au moins passant le nouvel album d'Adèle qui n'en était alors qu'à sa 2ème semaine). "Fuck Joe Biden" devenant "Let's go Brandon" est un bon meme spontané et viral en termes de mécanique pour de telles choses. Mais l'hypocrisie du monde médiatique essaie depuis d'interdire, bloquer, handicaper la diffusion par tous les moyens possibles, y compris, évidemment, en disant que c'est encore un coup de la "white supremacy" et que le slogan est un "hate crime". L'ironie venant bien sûr du fait que ces cris d'orfraies sont poussés par des gens et organisations qui n'ont fait qu'encourager et crier eux-mêmes des slogants équivalents contre Trump, et osent demander en public pourquoi tout le monde est si divisé et "fantasme" sur un deux poids deux mesures dans les médias. 

Dans l'ensemble, c'est plutôt à crever de rire.... Le seul pour lequel je suis un peu triste, c'est le mec nommé Brandon, le pilote de Nascar victorieux dont l'interview a déclenché toute l'affaire: pendant un moment, il y croyait vraiment... Pov'gars!

 

 

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La liberté universitaire dans le viseur des élus républicains

"Des lois qui visent à restreindre ou carrément empêcher les discussions en classe sur des sujets jugés « clivants » comme le racisme, l’identité de genre ou certains pans de l’histoire du pays ont été introduites depuis le début de l’année dans des dizaines d’États américains."

13 novembre 2021 

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2021-11-13/la-liberte-universitaire-dans-le-viseur-des-elus-republicains.php

Le 11/11/2021 à 19:07, Snapcoke a dit :

Bas ouai, mais les votants étaient ceux qui combattent... Quand le citoyen est un soldat ...

Ben les métèques combattaient aussi à Athènes.. ca casse le mythe :sleep:.

https://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_1917_num_30_140_7530

https://clio-cr.clionautes.org/athenes-vue-par-ses-meteques.html#:~:text=Le métèque combat pour Athènes,être citoyen%2C donc sans voter.&text=Toutefois%2C le métèque peut être,économique%2C mais aussi comme combattant.

https://clio-cr.clionautes.org/athenes-vue-par-ses-meteques.html#:~:text=Le métèque combat pour Athènes,être citoyen%2C donc sans voter.&text=Toutefois%2C le métèque peut être,économique%2C mais aussi comme combattant.

Edited by Benoitleg
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il y a 49 minutes, Benoitleg a dit :

Ben les métèques combattaient aussi à Athènes.. ca casse le mythe :sleep:.

Et même les esclaves dans les cas critiques.

Sinon, les républicains feraient exactement comme les méchants wokistes qu'ils dénoncent ? Ce serait vraiment très ironique de leur part ! :laugh:

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il y a 12 minutes, Ciders a dit :

Et même les esclaves dans les cas critiques.

Sinon, les républicains feraient exactement comme les méchants wokistes qu'ils dénoncent ? Ce serait vraiment très ironique de leur part ! :laugh:

Et oui, ah la guerre comme à la guerre, ils ramassaient tout (les athéniens évidemment:happy:, pas les républicains).

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Il y a 8 heures, Ciders a dit :

Et même les esclaves dans les cas critiques.

Sinon, les républicains feraient exactement comme les méchants wokistes qu'ils dénoncent ? Ce serait vraiment très ironique de leur part ! :laugh:

Ce n'est pas exactement nouveau : sur les sujets économiques, examiner sérieusement des hypothèses "socialistes" dans certaines universités du genre Chigago ne devait pas être particulièrement bien vu depuis un paquet de temps.

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Il n'y a pas que la Chine qui met en prison les avocats des droits de l'homme :

https://reporterre.net/Defenseur-des-victimes-des-petroliers-il-est-condamne-a-six-mois-de-prison (4 octobre 2021)

Deux ans d’assignation à résidence et maintenant six mois de prison : l’avocat Steven Donziger a été condamné vendredi 1er octobre pour un délit mineur d’outrage à magistrat. Par sa décision, la juge étasunienne Loretta Preska donne satisfaction au pétrolier Chevron et au juge Lewis Kaplan.

Steven Donziger est l’un des trois avocats qui ont osé, en 1993, attaquer le géant pétrolier étasunien Chevron au nom des communautés autochtones équatoriennes pour la pollution et l’empoisonnement leur région pendant 28 ans. Ils ont gagné en 2011 après presque 20 ans de procédure. Chevron a été condamnée par un juge équatorien à payer 9,5 milliards de dollars de dommages et intérêts aux habitants des zones dévastées pour les aider à remédier au désastre abandonné par Chevron.

Le juge Kaplan est un ancien avocat de l’industrie du tabac connu pour ses déclarations et intérêts pro-Chevron.

Les juges Kaplan et Preska ont des liens avec la Federalist Society, organisation ultraconservatrice et libertarienne, dont le sénateur Sheldon Whitehouse explique qu’elle « est le relais d’intérêts puissants, qui ne cherchent pas simplement à “réorganiser” le système judiciaire, mais à en acquérir le contrôle au profit de leurs intérêts. »

Loretta Preska a été choisie par le juge Kaplan, qui a choisi aussi l’avocate Rita Glavin pour porter l’accusation, les procureurs officiels ayant refusé de se saisir de l’affaire. Elle appartient à un cabinet d’avocats d’affaires qui a des liens connus avec Chevron.

 

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https://www.cairn.info/revue-essaim-2013-2-page-19.htm

Sigmund Freud et l'Amérique :

Antérieurement à sa seule visite de 1909, l’idée d’une civilisation « américaine » avait déjà produit une influence sur Freud via l’analyse par George Beard de la neurasthénie – la « maladie américaine  ». L'influence de la thèse de Beard d’une « faiblesse » imputable à la culture américaine n’a jamais été absente de la pensée de Freud.

Le voyage de Freud devait lui laisser une impression durable des dommages provoqués sur le psychisme du peuple américain par les nouvelles formes de puritanisme, en particulier le presbytérianisme écossais (une forme de calvinisme). Freud nota également la large circulation, en Amérique, au début du xxe siècle, de nouvelles formes de racisme (en particulier, la théorie de l’eugénisme de Galton), ce qui l’a conduit à ignorer nombre des prétentions américaines à reprendre la responsabilité de propager l’éveil.

L’ouvrage Le président Thomas Woodrow Wilson. Portrait psychologique concentrait à la fois la colère de Freud et les caractéristiques névrotiques que favorisait, selon lui, la culture américaine. Cependant, lorsque l’ouvrage parut en 1967, il embarrassa les freudiens américains et ne fut pas réimprimé après sa publication par William Bullitt, son coauteur.

Freud présente Wilson comme un cas exemplaire d’« échec », et considère comme une conséquence de l’effet du surmoi sur la transmission son incapacité à déjouer les actions de Lloyd George et de Georges Clemenceau visant à humilier les empires centraux, et donc semer les germes d’une guerre future.

La vision d’une catastrophe européenne résultant de l’action du président Wilson s’est conjuguée avec la « suspicion » de longue date de Freud au sujet de la forme et de l’intérêt de la culture américaine. L’Amérique, qui de longue date souhaitait rester à l’écart de l’Europe et avait tenté, par sa politique isolationniste et sa destinée évidente, de dissimuler sa dette symbolique à l’égard de la civilisation européenne, avait remis en jeu, par l’entremise du président Woodrow Wilson, le meurtre de son père « symbolique ».

Si Freud considérait que l’Amérique était une « gigantesque erreur », cet ouvrage fut considéré, aux États-Unis au moins, comme une gigantesque erreur de Freud. Dès sa publication, l’ouvrage fit l’objet de violentes critiques – « Pourquoi quelqu’un a-t-il pu jamais croire en Freud ? » s’interrogea A.J.P. Taylor, historien de renom et expert reconnu des origines de la Seconde Guerre mondiale et de leurs racines dans le traité de Versailles.

Les freudiens américains – et en définitive, l’ouvrage leur était adressé – cultivaient la figure sacrée et impartiale de Freud, en adoptant une posture d’analyste neutre, silencieuse et anonyme, que les postfreudiens établis avaient tenté de développer dans les années 1950. Ils ne pouvaient pas tolérer un ouvrage dans lequel Freud n’était manifestement pas neutre !

Le freudisme américain avait gagné ses lettres de noblesse au cours des années 1940 et 1950, non par les écrits d’analystes praticiens, mais parce que des intellectuels de renom, tels que Philip Reif et Lionel Trilling, avaient conféré à Freud une image de saint laïc de la modernité. Ce plaidoyer des leaders d’opinion culturels favorables à Freud s’accompagnait d’un engagement délirant dans un freudisme simplifié jusqu’à l’absurde (et largement issu de la seconde topique) par l’establishment psychiatrique américain.

En outre, Freud, dans cet ouvrage, proposait une analyse de la société américaine comme productrice d’une « faiblesse » pathologique. Selon lui, le modèle social sur lequel se fondait l’Amérique n’était pas acceptable, et il n’y avait lieu ni de l’adopter, ni de s’y adapter.

En 1987, une biographie de William Bullitt, So Close to Greatness, est publiée par deux historiens et journalistes politiques, Will Brownell et Richard N. Billings. Les auteurs décrivent Bullitt comme un prophète, qui non seulement dénonça l’incapacité de Woodrow Wilson à constater les injustices du traité de Versailles, mais qui démontra également que Roosevelt (avec lequel il collabora après avoir servi Wilson !) avait mis en danger la civilisation occidentale en attribuant des territoires trop étendus à Staline, lors de la conférence de Yalta.

Freud est en accord à juste titre avec les nombreux exemples de la carrière politique de Wilson où il agissait en fonction de ce qu’il souhaitait voir advenir – par exemple, son rêve de paix – mais sans reconnaître le « fait » qu’attribuer un territoire d’un pays à un autre pourrait créer les conditions d’une guerre.

Dans le cas de Wilson, le surmoi a donné jour à une identification à Dieu au travers d’une identification avec le « père tout-puissant », avec une cristallisation du phénomène dans une identification avec Jésus-Christ.

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

Il n'y a pas que la Chine qui met en prison les avocats des droits de l'homme :

https://reporterre.net/Defenseur-des-victimes-des-petroliers-il-est-condamne-a-six-mois-de-prison (4 octobre 2021)

Deux ans d’assignation à résidence et maintenant six mois de prison : l’avocat Steven Donziger a été condamné vendredi 1er octobre pour un délit mineur d’outrage à magistrat. Par sa décision, la juge étasunienne Loretta Preska donne satisfaction au pétrolier Chevron et au juge Lewis Kaplan.

Steven Donziger est l’un des trois avocats qui ont osé, en 1993, attaquer le géant pétrolier étasunien Chevron au nom des communautés autochtones équatoriennes pour la pollution et l’empoisonnement leur région pendant 28 ans. Ils ont gagné en 2011 après presque 20 ans de procédure. Chevron a été condamnée par un juge équatorien à payer 9,5 milliards de dollars de dommages et intérêts aux habitants des zones dévastées pour les aider à remédier au désastre abandonné par Chevron.

Le juge Kaplan est un ancien avocat de l’industrie du tabac connu pour ses déclarations et intérêts pro-Chevron.

Les juges Kaplan et Preska ont des liens avec la Federalist Society, organisation ultraconservatrice et libertarienne, dont le sénateur Sheldon Whitehouse explique qu’elle « est le relais d’intérêts puissants, qui ne cherchent pas simplement à “réorganiser” le système judiciaire, mais à en acquérir le contrôle au profit de leurs intérêts. »

Loretta Preska a été choisie par le juge Kaplan, qui a choisi aussi l’avocate Rita Glavin pour porter l’accusation, les procureurs officiels ayant refusé de se saisir de l’affaire. Elle appartient à un cabinet d’avocats d’affaires qui a des liens connus avec Chevron.

Ça a toute sa place devant la Cour Suprême, ça, non ? Et il faudrait alors que plusieurs de ses juges se récusent : ils furent membre de la Federalist Society qui, sous quelques dehors dogmatiques, est en pratique une organisation destinée à fournir à des très riches très à droite la mainmise sur la justice fédérale US.

Dicton énoncé par un ami américain : "ne jamais se placer entre un américain et une ressource naturelle".

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https://www.journaldemontreal.com/2021/11/19/wisconsin-kyle-rittenhouse-declare-non-coupable

Le jeune Américain Kyle Rittenhouse, qui a tué par balle deux personnes et blessé une troisième en marge de manifestations antiracistes en août 2020 à Kenosha, a été acquitté vendredi à l’issue d’un procès très suivi aux États-Unis.

 

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https://thehill.com/opinion/judiciary/581411-rittenhouse-trial-perils-of-weighing-public-opinion-over-evidence (13 novembre 2021)

Avec les plaidoiries finales prévues pour lundi dans le procès de Kyle Rittenhouse, le jury aura bientôt l'une des affaires les plus politiquement et émotionnellement chargées de l'histoire. La question, cependant, est de savoir si les procureurs ont pratiquement clos cette affaire avant qu'elle ne commence en 2020. Ils ont suivi une longue tendance des procureurs à précipiter les mises en accusation et à surcharger les défendeurs dans des affaires très médiatisées. Même si le tribunal a accepté une instruction favorable clé, le ministère public a peut-être condamné cette affaire en répondant au poids de l'opinion publique plutôt qu'au poids des preuves.

Rittenhouse a abattu Joseph Rosenbaum, 36 ans, et Anthony Huber, 26 ans, le 25 août 2020, lors d'émeutes à Kenosha (Wisconsin), suite à une fusillade mortelle avec la police. Il a également blessé Gaige Grosskreutz, 27 ans.

Les photos de Rittenhouse marchant dans une rue avec un fusil AR-15 attaché à son dos ont déclenché une indignation générale. Joe Biden, alors candidat à la présidence, a qualifié Rittenhouse de "suprémaciste blanc" dans un tweet montrant sa photo et a demandé pourquoi le président Trump de l'époque n'avait pas "désavoué les suprémacistes blancs".

Les procureurs ont tenté d'apaiser l'indignation du public en inculpant Rittenhouse, 17 ans, le 28 août. Il a été accusé en tant qu'adulte d'homicide volontaire au premier degré, d'homicide par imprudence au premier degré, de tentative d'homicide volontaire au premier degré et de deux chefs d'accusation de mise en danger par imprudence au premier degré. Alors qu'il était accusé de meurtre en tant qu'adulte, il a également été accusé de possession d'une arme alors qu'il était âgé de moins de 18 ans.

Ce qui est le plus frappant dans ce procès, c'est que, même plus d'un an après, les procureurs semblent apprendre des détails essentiels en même temps que le jury. Une image étonnamment différente des victimes et des fusillades a rapidement émergé. Il y a également eu des maladresses flagrantes de la part de l'accusation, y compris une violation potentiellement fatale d'une ordonnance du tribunal - et d'une loi constitutionnelle de longue date - en utilisant le silence de Rittenhouse après son arrestation contre lui.

Le juge Bruce Schroeder a été critiqué pour avoir dit aux procureurs que, comme de nombreux juges, il s'oppose à l'utilisation du terme "victime" lorsque le jury ne s'est pas prononcé dans l'affaire. Le procès a semblé confirmer ce jugement.

Dès le début, Rosenbaum, 36 ans, a été dépeint comme un acteur menaçant et violent. Condamné pour abus d'enfant, il a été décrit par divers témoins comme menaçant Rittenhouse et d'autres personnes et se livrant à des actes de violence aléatoires. À un moment donné, Rosenbaum a poussé une benne à ordures en feu dans une voiture de police avec des officiers à l'intérieur. Les procureurs ont essayé de le réhabiliter, avec des résultats désastreux. Ils ont appelé Richard McGinnis, un journaliste qui était à côté de Rittenhouse quand il a tiré sur Rosenbaum. Un procureur a confronté McGinnis et a déclaré : "Vous n'avez aucune idée de ce que M. Rosenbaum pensait à un moment donné de sa vie. Vous n'avez jamais été dans sa tête. Vous ne l'avez jamais rencontré." McGinnis a haussé les épaules et a dit qu'il "n'a jamais échangé de mots avec lui, si c'est ce que vous voulez savoir". Le procureur a ensuite insisté, disant que McGinnis n'avait aucune idée de ce que Rosenbaum pensait parce que "c'est une pure conjecture, n'est-ce pas ?" McGinnis a répondu sèchement, "Eh bien, il a dit, 'F--k you' et a attrapé l'arme [de Rittenhouse]".

Des témoins ont décrit Rosenbaum comme brandissant une chaîne et menaçant de tuer d'autres personnes.

Les procureurs ont ensuite demandé à la petite amie de Rosenbaum, Kariann Swart, s'il avait pris des médicaments plus tôt le jour où il a été abattu. Cela a "ouvert la porte" à la défense pour demander à Swart à quoi servaient les médicaments, et elle a révélé que Rosenbaum souffrait de troubles bipolaires et de dépression.

Grosskreutz n'a pas fait mieux. Il a admis lors du contre-interrogatoire que Rittenhouse ne lui a pas tiré dessus lorsqu'il avait les mains en l'air après une confrontation. Au lieu de cela, a-t-il admis, Rittenhouse n'a tiré qu'après que Grosskreutz ait pointé son propre pistolet de 9 mm vers la tête de Rittenhouse.

Le jury a entendu comment Rittenhouse a été poursuivi alors que Huber le frappait à plusieurs reprises avec un skateboard et que quelqu'un d'autre le frappait à la tête avec une pierre.

Même le témoin médical de l'accusation s'est montré favorable à la défense après avoir admis que les preuves médico-légales confirmeraient les affirmations selon lesquelles Rosenbaum saisissait le canon du fusil de Rittenhouse lorsqu'il a tiré.

Un témoin de l'accusation, le photographe Nathan DeBruin, a fait sensation lorsqu'il a accusé les procureurs d'avoir fait pression sur lui pour qu'il modifie sa déclaration sur ce qui s'est passé cette nuit-là. L'assistant du procureur James Kraus a examiné le récit de DeBruin et a demandé, bizarrement, "Nous ne vous avons pas demandé de le changer ?". - ce à quoi DeBruin a répondu : "Si, vous l'avez fait".

Compte tenu de la faiblesse du dossier de l'accusation, il aurait été tentant de ne pas appeler Rittenhouse à la barre. Cependant, la défense a clairement estimé qu'elle avait franchi la ligne pour un jury partagé et a voulu pousser pour un acquittement pur et simple. Rittenhouse a décrit comment il a passé la journée à nettoyer les graffitis du lycée et comment un commerçant lui a demandé de protéger son bâtiment. Il a également décrit comment il a apporté une trousse médicale et a porté secours aux personnes blessées pendant les émeutes.

Pour ceux qui ont suivi le procès, il y a eu un décalage choquant entre la couverture médiatique antérieure et les preuves réelles. Il y avait une déconnexion encore plus grande avec les accusations.

C'est un schéma familier. Dans l'affaire Trayvon Martin, George Zimmerman a été accusé de meurtre au premier degré ; certains d'entre nous ont critiqué le procureur Angela Corey pour avoir poursuivi un meurtre au premier degré dans un cas classique de légitime défense. Étant donné que seul Zimmerman a survécu à la rencontre et qu'il présentait des blessures dues à la lutte, une condamnation au premier degré était extrêmement improbable, contrairement à une condamnation pour homicide involontaire - mais cette accusation moins grave n'aurait pas satisfait une grande partie du public. Le résultat a été un acquittement.

L'inculpation excessive peut plaire au public, mais elle peut démolir une affaire. Bien que les jurés puissent condamner pour des infractions "moins graves", la crédibilité de l'accusation est établie par l'accusation principale. Les jurés ont tendance à commencer par le haut et à descendre dans les charges. Si l'accusation de premier degré est hors de portée, ils sont plus susceptibles de douter des accusations moins graves.

Même avec des délits mineurs, il sera difficile pour les procureurs de l'affaire Rittenhouse de faire marche arrière. Ils ont promis au jury qu'il verrait un membre d'un groupe d'autodéfense se déchaîner au mépris total de la vie humaine. Au lieu de cela, le jury a vu une scène beaucoup plus confuse et chaotique dans laquelle Rittenhouse a été menacé avec une arme, frappé à plusieurs reprises et poursuivi dans une rue.

Vendredi, les procureurs ont fait pression pour ajouter des chefs d'accusation moins importants ; la défense a renoncé à ses objections à la prise en compte de chefs d'accusation moins importants pour certains des chefs d'accusation, mais pas tous. Tout en permettant une telle considération, le juge a repoussé l'examen d'un chef d'accusation moindre d'homicide par imprudence au deuxième degré, car cela ne nécessiterait pas de prouver que l'adolescent a fait preuve d'un "mépris total" pour la vie humaine.

Les procureurs ont gagné un combat pour une "instruction de provocation". Selon la loi du Wisconsin, si quelqu'un provoque une confrontation, il est alors tenu d'épuiser toutes les autres options - comme la retraite - avant d'utiliser la force mortelle en cas de légitime défense. Cependant, les procureurs ont convenu (malgré les rapports des médias affirmant le contraire) qu'il n'y avait aucune provocation dans le simple fait que Rittenhouse soit apparu au milieu de la manifestation avec son arme. De plus, les propres témoins de l'accusation ont décrit Rosenbaum et d'autres personnes menaçant et poursuivant Rittenhouse.

À moins d'un retournement de dernière minute sauvant l'accusation, l'affaire Rittenhouse peut prouver, une fois de plus, comment un procureur satisfaisant l'indignation publique peut finir par sacrifier une affaire criminelle.

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Il y a 3 heures, gustave a dit :

Je ne comprends pas en quoi on a "sacrifié une affaire criminelle" puisqu'il semble que l'accusé n'était justement pas coupable d'actes criminels au sens de la loi si je suis bien. On a juste déçu ceux qui espéraient pouvoir condamner un "méchant".

Ce que dit l'article, c'est que les procureurs ont "sacrifié leur affaire" en l'inculpant de charges disproportionnées qui se sont écroulées au procès... Rittenhouse est innocent de meurtre et les autres charges pour lesquelles il avait été inculpé, mais s'il avait été inculpé pour homicide par imprudence au deuxième degré, il ne s'en serait peut-être pas tiré blanc-blanc.

 

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c’est pas que la procecution. 
Le president des usa parle d’un raciste qui a tué … deux blancs dont un mec sous trainmement psy et condamné pour pedophilie … 

le gamin a ete depeint en mechant simplement parce que les mecs en face sont des cocos donc forcement des gentils. 
 

c’etait aussi le tribunal de la legitime defense et du porte d’arme.

OJ sans simpson. 

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il y a 16 minutes, wagdoox a dit :

c’est pas que la procecution. 
Le president des usa parle d’un raciste qui a tué … deux blancs dont un mec sous trainmement psy et condamné pour pedophilie … 

le gamin a ete depeint en mechant simplement parce que les mecs en face sont des cocos donc forcement des gentils. 
 

c’etait aussi le tribunal de la legitime defense et du porte d’arme.

OJ sans simpson. 

Exactement,  et le grosskreuz,  c'est un chanceux,  franchement  le gamin a tiré  dans le bras... il a désarmé, alors qu'il était sous la menace d'une arme...

C'est pas un procès que l'on devrais lui faire, mais une médaille. 

Et Biden qui prend partie... résultat des courses ? Bas il a tort. 

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Il y a 8 heures, wagdoox a dit :

c’est pas que la procecution. 
Le president des usa parle d’un raciste qui a tué … deux blancs dont un mec sous trainmement psy et condamné pour pedophilie … 

Moi, concernant les déclarations de Biden, j'ai ça, et ça ne colle pas avec ce que tu décris, ce sont des déclarations d'apaisement :

Le président Biden a déclaré vendredi qu'il s'en tenait à la décision du jury d'acquitter Kyle Rittenhouse, l'adolescent qui a abattu deux manifestants à Kenosha (Wisconsin) et en a blessé un troisième.

"Eh bien écoutez, je m'en tiens à ce que le jury a conclu. Le système du jury fonctionne et nous devons nous y conformer", a déclaré le président lorsque des journalistes l'ont interrogé sur la décision à la Maison Blanche. Il a précisé qu'il venait d'apprendre le verdict et qu'il n'avait pas regardé le procès. Il a refusé de dire directement s'il maintenait un tweet qu'il avait envoyé en tant que candidat à la présidence et qui laissait entendre que Rittenhouse était un suprémaciste blanc.

Dans une déclaration publiée plus tard dans la journée de vendredi, M. Biden a déclaré que, comme "beaucoup d'Américains", il se sentait "en colère et préoccupé" par le verdict, mais a exhorté les Américains à exprimer leur opinion sur le résultat "pacifiquement". "Nous devons reconnaître que le jury a parlé", a-t-il dit. "Je sais que nous n'allons pas guérir les blessures de notre pays du jour au lendemain, mais je reste ferme dans mon engagement à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que chaque Américain soit traité de manière égale, avec équité et dignité, en vertu de la loi", a-t-il ajouté.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

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