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OTAN

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Ils ont marre de payer on dirait, ils ont  plus de sous, ils demandent aux europeens de mettre de l'argent dans la gamelle.

http://www.opex360.com/2011/06/10/pour-robert-gates-les-reductions-des-depenses-militaires-europeennes-menacent-lotan/

Lors d’une allocution prononcée à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN), le 20 mai dernier, le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, a déploré le « piétinement d’une Europe cacophonique ou aphone, selon les cas, incapable de se concevoir en puissance globale sur la scène internationale ».

Le constat établi par le CEMA en matière de défense européenne vaut aussi pour l’Otan. Aussi, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui va quitter prochainement ses fonctions, a mis en garde les pays membres de l’Alliance atlantique (dont la plupart font aussi partie de l’Union européenne) contre la réduction de leurs dépenses militaires et leur manque de volonté politique.

« Il est devenu douloureusement évident que des lacunes – en capacité et en volonté – ont le potentiel de compromettre la capacité de l’Alliance à mener une campagne intégrée, efficace et durable dans les airs et sur mer » a ainsi affirmé le chef du Pentagone devant le centre de réflexion bruxellois Security and Defense Agenda, au lendemain d’une réunion des ministres de la Défense des 28 pays membres de l’Otan.

Même si il est de bon ton de souligner que l’opération Unified Protector, conduite en Libye sous le commandement de l’Otan, se déroule sans les moyens offensifs de l’armée américaine, il n’en demeure pas moins que cette dernière apporte son soutien en matière de logistique (notamment dans le domaine du ravitaillement en vol) et de renseignement.

Autre exemple : celui de l’aviation danoise, engagée dans les opérations en Libye. Selon le quotidien Politiken, elle manquerait de munitions pour ses F-16 et aurait donc été contrainte d’en demander aux Pays-Bas pour reconstituer ses stocks.

Pour Robert Gates, il est impératifs que les pays européens, pour qu’ils deviennent des « partenaires sérieux et capables pour ce qui relève de leur propre défense », investissent dans « des moyens de soutien cruciaux comme des hélicoptères, des avions de transport, des unités de maintenance, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ». Faute de quoi, l’Otan ne sera militairement plus crédibles.

« Nous tournant vers l’avenir, afin d’éviter la possibilité très réelle d’une inutilité militaire collective, les Etats membres (ndlr, de l’Otan) doivent examiner de nouvelles approches pour améliorer leurs capacités de combat » a affirmé Robert Gates.

Toujours selon lui, les Etats-Unis, qui contribuent à hauteur de 75% du budget de l’Otan, pourraient réduire leurs contributions pour juguler leurs déficits budgétaires. Les contribuables américains n’ont pas à « assumer le fardeau croissant créé par les réductions des budgets de la défense » a lancé Robert Gates.

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Ils ont tout à faire raison et on peut les comprendre, mais de là à croire que ça va faire bouger nos politiques... ;)

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Le plan adopté à Lisbonne en novembre prévoyait le dégraissage d’un peu moins de la moitié des quartiers généraux de l’OTAN, sans fixer les centres promis à la fermeture. C’est désormais chose faite.

Le détail de toutes les fermetures :

http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/la-bataille-des-qg-a-lotan-le-premier-round-est-acheve-reste-a-executer.html

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S'achemine t'on vers la fin d'lotan, qui semble de plus en plus inutile depuis la fin de la guerre froide ?

http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/10/01003-20110610ARTFIG00689-otan-la-derniere-fleche-de-robert-gates.php

Impatience américaine

Robert Gates, 67 ans, n'en est pas à son premier sermon contre le Vieux Continent, régulièrement accusé de s'abriter sous le parapluie sécuritaire américain sans en supporter le coût. Mais l'avertissement, lancé avec la franchise que permet un départ à la fin du mois, n'est pas anodin. Il émane d'un homme qui servit trois présidents couvrant toute la palette de la politique étrangère américaine : George Bush le père comme patron de la CIA, puis George W. Bush et Barack Obama en tant que chef du Pentagone.

Il survient aussi au moment où la Libye vient démontrer après l'Afghanistan que l'Europe a du mal à tenir la distance sans soutien. «L'alliance militaire la plus puissante de l'histoire n'en est qu'à sa 11e semaine d'opération contre un régime militairement mal équipé (…) et pourtant de nombreux alliés manquent de munitions, obligeant les États-Unis à combler le trou », précise Robert Gates. La Norvège, comme pour souligner le trait, a annoncé vendredi qu'elle se retirera du ciel libyen le 1er août «parce qu'elle ne peut pas maintenir longtemps sa contribution en avions de combat».

L'impatience américaine vise plutôt la vingtaine d'alliés sur 28 qui refuse de se mouiller en Libye. Robert Gates s'était montré encore plus incisif mercredi, dans le huis clos du Conseil de l'Atlantique, en pointant du doigt l'Allemagne et la Pologne, absentes du théâtre libyen, ainsi que la Turquie, l'Espagne et les Pays-Bas, présents mais sans ouvrir le feu. «Parmi ceux qui sont en spectateurs, le problème n'est pas qu'ils ne veulent pas participer, mais tout simplement qu'ils ne peuvent pas», dit-il. Seuls cinq pays de l'alliance consacrent à leur défense les 2 % du PIB préconisés par l'Otan : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Grèce et l'Albanie.

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Comme l'avait dit un auteur dans DSi, on aurait du démanteler l'OTAN dès la fin de l'U.R.S.S. Prolonger une alliance quand elle n'est plus utile, il n'y a rien de bon à en retirer. 

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Il semble que le choix récent de  la France pour entrer dans l'OTAN se termine rapidement. Je doute que les européens mettent de l'argent

dans le parapluie américain. He ben! on aurait du attendre, on aurait économisé des sous.

http://www.observatoiredessubventions.com/tag/otan/

Après la décision de Sarkozy de réintégrer l’OTAN, l’heure des comptes est arrivée. Le retour de la France au sein l’OTAN coûtera donc 650 millions d’euros d’ici 2015 aux contribuables français.

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Je re-post ici l'article que j'ai mis dans le Thread USA :

OTAN : les USA ne veulent plus payer pour l'europe.

Le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, n’a pas mâché ses mots pour déplorer l’état d’épuisement dans lequel se trouve l’organisation militaire atlantique et pour lancer un avertissement: si les alliés européens continuent à dépenser aussi peu pour leur défense, les Etats-Unis se désintéresseront de cette alliance. Ce n’est pas la première fois – Robert Gates l’a reconnu – qu’un responsable américain lance ce genre d’avertissement. Le thème du «burden sharing» (le partage du fardeau) occupe les débats de l’Alliance atlantique depuis des décennies. Bien avant la fin de la guerre froide, dans les années 1990, la question revenait régulièrement. Les Américains portaient l’essentiel de la charge financière et militaire dans la défense de l’Occident face au bloc soviétique et les Européens se reposaient sur la garantie américaine. Telle était, du moins, la vérité admise. Rien n’a changé. La situation s’est même aggravée si l’on en croit le secrétaire américain à la défense. Du temps de la guerre froide, les Américains contribuaient pour moitié aux dépenses de l’OTAN. Ils en assurent aujourd’hui les trois quarts.

Les Américains ont aujourd'hui d’autres préoccupations plus pressantes que la situation en Europe, en Asie par exemple.

Robert Gates dénonce une alliance «à deux vitesses»: d’un côté ceux qui combattent (sous-entendu principalement les Américains), de l’autre ceux qui touchent les dividendes de la paix (sous-entendu la plupart des Européens). «C’est inacceptable», a-t-il ajouté. C’est d’autant plus inacceptable que la crise économique oblige les Etats-Unis à faire des économies et notamment des coupes dans le budget militaire. L’engagement en Europe pourrait en être la première victime.

Au Congrès, et de plus en plus à la Maison blanche, sans parler de l’opinion publique américaine, la question est posée: l’investissement américain en Europe vaut-il la peine ? Quand la réponse sera non, il sera trop tard pour que les Européens se réveillent.

http://www.slate.fr/story/39343/OTAN-fin-libye-afghanistan

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Il y va pas de main morte, le petit vieux:  :happy:

http://www.economist.com/blogs/charlemagne/2011/06/libya-europe-and-future-nato

Frankly, many of those allies sitting on the sidelines do so not because they do not want to participate, but simply because they can’t. The military capabilities simply aren’t there

the mightiest military alliance in history is only 11 weeks into an operation against a poorly armed regime in a sparsely populated country (Libya) – yet many allies are beginning to run short of munitions, requiring the US, once more, to make up the difference.

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il est dans l'intérêt des USA d'avoir une/des armées européennes fortes et capables pour faire le boulot à la place des US dans la zone europe au minimum (zone d'importance stratégique secondaire pour les US) et capable de fournir plusieurs milliers d'hommes au sol pour partager le prix du sang.

De plus quelques milliards € dépensé en plus par l' Europe, ca fera au moins quelques centaines de millions de $ de chiffres d'affaires aux USA.

Ce n'est pas quelques milliards d'€ en plus ou une optimisation des 300M€ qui rendra l'Europe moins sensible à la volonté/dépendance des USA.

Donc ce serait tout bénéf pour les USA, un sidekick plus capable, plus puissant mais toujours aussi obéissant.

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Nous somme d'accord.

Toutefois, il existe une différence entre encourager l'Europe à augmenter ses dépenses militaires,(ce qui a été fait jusqu'à maintenant) et clamer au sommet de l'alliance que les Etats-Unis commencent à ne plus voir d’intérêt à l'OTAN.

Juste pour le délire, je me prends à imaginer les US quitter l'OTAN et se joindre à la Chine et à la Russie pour créer l'alliance du pacifique nord. Peu plausible? Qui sait ? ;)

Edit: Je rajoute un lien qui m'a semblé intéressant:

http://www.economist.com/node/18836734

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La nouvelle court avec insistance dans les plus hautes sphères militaires françaises, l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées françaises, serait "sollicité" par des homologues européens pour présenter sa candidature au poste militaire le plus élevé de l'Otan, celui de président du comité militaire, actuellement occupé par l'amiral italien Giampaolo Di Paola.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/un-francais-candidat-au-plus-haut-poste-militaire-de-l-otan-22-06-2011-1344688_53.php

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http://www.opex360.com/2011/06/25/defenseeurope-le-president-sarkozy-repond-vertement-a-robert-gates/

Défense/Europe : Le président Sarkozy répond vertement à Robert Gates

25 juin 2011 – 10:24

Le constat établi par Robert Gates le secrétaire américain à la Défense, devant le centre de réflexion bruxellois Security and Defense Agenda, le 10 juin dernier, a fait serrer quelques machoires. Et notamment celle du président Sarkozy.

Qu’avait dit Robert Gates? Que les pays européens membres de l’Otan, au lieu de baisser le niveau de leurs dépenses militaires comme ils le font actuellement devraient au contraire investir dans « des moyens de soutien cruciaux comme des hélicoptères, des avions de transport, des unités de maintenance, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance », sous peine de voir une Alliance atlantique décrédibilisée sur le plan militaire et que les contribuables américains n’ont pas à « assumer le fardeau croissant créé par les réductions des budgets de la défense » sur le Vieux Continent.

« Nous tournant vers l’avenir, afin d’éviter la possibilité très réelle d’une inutilité militaire collective, les Etats membres (ndlr, de l’Otan) doivent examiner de nouvelles approches pour améliorer leurs capacités de combat » avait encore ajouté Robert Gates.

Bon nombre de pays européens ont soumis leur effort militaire à une rigueur budgétaire parfois drastique. C’est notamment le cas aux Pays-Bas, où des déficits capacitaires ne manqueront pas de poindre, mais aussi en Belgique, en Allemagne ou encore au Royaume-Unis, où le Premier ministre David Cameron doit faire face à une grogne de ses généraux, en particulier ceux de la Royal Air Force et de la Royal Navy.

La situation est plus contrastée en France, où le ministère de la Défense doit économiser 3,6 milliards d’euros en trois ans, somme partiellement compensée par des recettes exceptionnelles qui tardent à venir et des gains de productivité. Mais il n’empêche que les réformes entreprises depuis 2007 ont réduit le format des forces armées, même si 18 milliards d’euros ont été dépensés pour les équipements en 2009.

Seulement, le président Sarkozy n’a pas apprécié la sortie de Robert Gates, qui doit quitter ses fonctions dans quelques jours. « Il ne faut pas en vouloir à quelqu’un qui part à la retraite de faire preuve d’un peu d’amertume (…) on peut dire tout ce qu’on veut mais je n’ai pas le sentiment qu’en Libye, l’essentiel du travail soit fait par les Américains » a-t-il déclaré à l’issue d’un sommet europée, à Bruxelles, le 24 juin.

« C’est une déclaration injuste, qui tombe mal pour eux et qui ne correspond à aucune réalité » a-t-il poursuivi. « Nos amis américains ont deux drones, un certain nombre d’avions ravitailleurs et nous y sommes très sensibles mais, enfin, il ne viendrait pas à l’idée d’un homme aussi intelligent et responsable que le président Obama de dire que c’est l’Amérique qui fait l’essentiel du travail en Libye », a encore ajouté le président Sarkozy.

Certes, ce n’est pas l’armée américaine qui est à la manoeuvre, l’essentiel des frappes réalisées en Libye étant le fait des Français et des Britanniques. Mais tout de même, sans l’apport de ses avions ravitailleurs de l’US Air Force et de ses moyens de guerre électronique, les opérations seraient nettement plus compliquées. Dans le domaine du ravitaillement en vol, par exemple, la France, dispose de C135 FR à bout de force, maintenus grâce aux efforts des mécaniciens de l’armée de l’Air. Quant aux drones, Paris est encore à se demander s’il faut s’en procurer « sur étagère » auprès des Etats-Unis ou bien attendre qu’une solution européenne soit prête…

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, qui a approuvé le constat de Robert Gates en y ajoutant la crainte d’un décrochage techonologique de l’Europe par rapport aux Etats-Unis, en a pris aussi pour son grade. « Je peux vous dire qu’il se réjouit de l’implication des avions et des hélicoptères français » en Libye a déclaré le président Sarkozy. « Ces reproches peuvent être adressés à tous les pays que vous voulez, mais pas à la France » a-t-il estimé.

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Seulement, le président Sarkozy n’a pas apprécié la sortie de Robert Gates, qui doit quitter ses fonctions dans quelques jours. « Il ne faut pas en vouloir à quelqu’un qui part à la retraite de faire preuve d’un peu d’amertume (…) on peut dire tout ce qu’on veut mais je n’ai pas le sentiment qu’en Libye, l’essentiel du travail soit fait par les Américains » a-t-il déclaré à l’issue d’un sommet europée, à Bruxelles, le 24 juin.

En plus l'Europe a encore beaucoup de marge et pourrait faire bien plus que ce qu'on fait en Libye. Et ce qui est encourageant c'est qu'on prévoit une amélioration de la situation à court terme  :lol: :'( :'( :'(

Sérieusement, des fois j'ai l'impression que les moyens européens sont/vont être tellement réduit qu'un petit pays militariste pourrait assez facilement être capable de nous envahir. Le cas allemand ou ils prévoient presque une réduction de 50% de leurs effectifs me parait assez significatif, déjà qu'ils sont à peine capable d'assurer un déploiement en Afghanistan et un second front ...

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http://www.opex360.com/2011/07/09/afghanistan-le-point-sur-les-reductions-deffectifs-des-forces-de-lotan/

Le 22 juin dernier, le président Barack Obama, a annoncé le retrait d’Afghanistan de près de 33.000 soldats américains avant l’été 2012, soit l’équivalent des renforts envoyés après le changement de stratégie qu’il avait dévoilé devant les cadets de l’école militaire de West Point en décembre 2009.

Selon les plans du Pentagone avalisés par le locataire de la Maison Blanche, ce début de retrait des forces américaines est prudent, afin de ne pas perdre le bénéfice des fragiles progrès enregistrés sur le terrain alors que les insurgés ont lancé leur offensive de printemps. Ainsi, dès cet été, 800 gardes nationaux rentreront aux Etats-Unis. Ils seront suivis par 800 marines au début de l’automne. Par la suite, 8.400 GI’s prendront le même chemin avant la fin de l’année. Cela étant, l’état-major américain aurait sans doute souhaiter disposer du même niveau de forces opérationnelles pour s’attaquer aux infiltrations rebelles dans l’est afghan.

Suite à l’annonce de la Maison Blanche, Paris a emboîté le pas et fait savoir que « plusieurs centaines » de militaires français quitteront l’Afghanistan d’ici à la fin de l’année. Pour cela, la France compte sur le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes dans le district de Surobi et rationaliser sa participation au dispositif OMLT (operational Mentoring Liaison Team), mis en place pour la formation de l’armée afghane. Une équipe d’instructeurs pourrait être ainsi disparaître.

Le Royaume-Uni, second contributeur de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), va ramener le niveau des effectifs de ses troupes à 9.000 hommes d’ici la fin 2012. « J’ai déjà dit que nous retirerons 426 militaires d’ici à février 2012 et aujourd’hui, j’annonce que la Grande-Bretagne sera en mesure de diminuer d’un demi-millier de soldats ses effectifs pour les amener à 9.000 d’ici à la fin de l’année prochaine », a déclaré le Premier ministre britannique, David Cameron, devant la Chambre des communes, le 6 juillet.

Pour l’Allemagne, qui fournit le 3e contingent de l’ISAF (4.800 hommes), il est question de retirer 500 soldats avant la fin de l’année. Ce projet a été dévoilé par le général Volker Wieker, l’inspecteur-général de la Bundeswehr (équivalent de chef d’état-major), au cours d’un entretien accordé à la radio Deutschlandfunk. Cela correspond aux renforts allemands envoyés dans le nord de l’Afghanistan en 2010. Toutefois, l’officier a précisé que le nombre de militaires concernés dépendara de « l’ampleur du retrait » américain dans la zone de responsabilité allemande.

En Italie, rien d’officiel n’a été annoncé. Cela étant, en octobre 2010, Rome avait fait part de son intention de retirer partiellement ses troupes d’Afghanistan, « en coordination avec ses alliés » en octobre 2010. « C’est un calendrier qui doit encore être approuvé : l’été 2011 pour le début d’un retrait progressif des soldats, avec l’objectif d’un retrait final d’ici à 2014″, avait déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, au quotidien La Repubblica. Plus généralement, l’Italie envisage de réduire progressivement sa participation militaire à l’ensemble des opérations internationales en cours, cela pour des raisons économiques et sous la pression de la « Ligue du Nord ». Il s’agit, pour le gouvernement italien, de trouver 47 milliards d’euros d’économies d’ici 2014 pour éviter un scénario à la grecque.

L’on retrouve le même souci en Belgique. Ainsi, Bruxelles compte revoir les modalités de la participation de ses forces aux opérations internationales et compte économiser 25 millions d’euros. Les troupes belges actuellement déployées en Afghanistan seront donc réduites de moitié dans le courant de l’année 2012. Ce retrait concernera surtout le contingent qui assure la protection de l’aéroport de Kaboul (325 hommes). La contribution à la formation des forces afghanes (Kunduz) et les F-16 engagés depuis Kandahar ne sont pas concernés.

Le contingent espagnol présent en Afghanistan (1.500 militaires) sera réduit progressivement, selon un calendrier fixé par le Premier ministre José Luis Zapatero. Ainsi, 10% des effectifs devraient être rapatriés au cours du premier semestre 2011, puis 40% en 2013 et le reste en 2014. Bien évidemment, cela dépendra de l’évolution sur le terrain.

Deux pays ont mis fin à leur mission de combat en Afghanistan pour se concentrer, avec des effectifs réduits, à la formation des forces afghanes. C’est le cas des Pays-Bas, depuis le 1er août 2010 et celui du Canada, qui vient de remplacer 3.000 combattants déployés à Kandahar par 950 instructeurs. La Pologne envisage d’en faire de même.

Enfin, l’Australie, par la voix de son Premier ministre, Julia Gillard, ne réduira pas les effectifs de ses troupes (1.500 hommes), déployées dans le sud afghan. « Le chef des forces armées vient de me confirmer que ces 1.500 membres de l’armée australienne doivent s’acquitter de leur mission dans la province de l’Uruzgan », a-t-elle déclaré le 23 juin. « Par rapport à ce qui a été annoncé par les Etats-Unis, notre travail (…) va se poursuivre de la même façon », a-t-elle ajouté.

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Anonymous prétend avoir piraté des bases de données de l'OTAN

LEMONDE.FR | 21.07.11 | 17h59

Le collectif d'hacktivistes Anonymous dit s'être introduit, jeudi 21 juillet, dans les bases de données de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/07/21/anonymous-pretend-avoir-pirate-des-bases-de-donnees-de-l-otan_1551416_651865.html#xtor=RSS-3208

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Mouais. Ca fait déjà 50 ans que les Russes le font. :lol:

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Mercredi (18 avril) Alexandr Vondra, et Leon Panetta, ministres de la Défense tchèque et américain ont ainsi signé un accord intergouvernemental sur l’acquisition mutuelle des matériaux et des services à des fins de défense. Cet accord permet aux entreprises tchèques d’être traités sur le même pied d’égalité que les autres entreprises, estime-t-on coté tchèque. « L’accord est d’une importance vitale pour les entreprises tchèques de l’industrie de défense. Cela nous ouvre la voie à l’obtention de contrats gouvernementaux américains de défense. Nous avons ainsi rejoint 21 des plus proches alliés des Etats-Unis (*) qui avaient déjà signé un tel accord », a expliqué Alexandr Vondra, le ministère tchèque. « Cet accord est évidemment réciproque. Les entreprises américaines pourront accéder aux marchés tchèques de défense. Une concurrence accrue dans les compétitions aurait alors un impact favorable sur les prix », explique-t-il.

http://www.bruxelles2.eu/marches-de-defense/les-tcheques-signent-un-accord-de-reciprocite-sur-les-marches-publics-avec-les-americains.html

Les ministres de la défense et des affaires étrangères polonais, tchèque, hongrois et slovaque ont ainsi signé une déclaration commune, en marge de la réunion de l’OTAN, mercredi (18 avril). Objectif : renforcer l’Alliance, y compris ses capacités de défense. Le titre de la déclaration est d’ailleurs éloquent : « responsability for a strong Nato ». A la différence des autres coopérations (ravitaillement en vol, Benelux…), il ne s’agit pas vraiment ici de s’engager dans des projets concrets mais davantage d’apporter un soutien politique et une orientation précise aux projets de l’Alliance Atlantique.

http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/capacites-milit-%e2%80%93-exercices-ue/les-visegrad-coopereront-egalement-enfin-en-parole-surtout.html

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OTAN : moisson d’étoiles pour la France

Les longues et âpres négociations de ces derniers mois sur la question de l’attribution des “étoiles” au sein de l’Otan ont porté leurs fruits pour la France, qui a globalement obtenu les postes attendus. Au total, la France obtient 19,5 étoiles et passe de la quatrième position à la troisième, à égalité avec les Britanniques et derrière les Américains et les Allemands. C’est, certes, 5,5 étoiles de moins qu’auparavant, mais il convient, ici, de tenir compte de la réduction de 30 % de la structure de l’Alliance.

La stratégie française visait à concentrer l’effort sur les postes de haut niveau (pour des généraux ou amiraux de quatre et cinq étoiles), avec moins de “petits” postes. Paris conserve le poste de SACT à Norfolk (Etats-Unis), stratégique pour la définition des capacités européennes futures.

La France obtient, au prix d’une négociation acharnée avec les Britanniques, le poste de n° 2 de Ramstein, en rotation avec la Grande-Bretagne. Le CEMA s’était lui-même impliqué dans les négociations, en menaçant de tout bloquer si la France n’était pas entendue sur le sujet. D’un point de vue stratégique, il s’agit, en effet, d’un commandement crucial : c’est l’état-major principal de la composante aérienne, avec une autorité sur des questions comme la défense antimissile, la composante nucléaire aéroportée, les moyens ISR…

Paris obtient aussi la création d’un poste de n° 4 au SHAPE (Mons, Belgique), en rotation avec un Allemand. Un moyen de relancer des relations bilatérales quelque peu écornées ces derniers mois. Enfin, le poste de n° 2 de Northwood (occupé depuis peu par le contre-amiral Christian Canova, voir TTU n° 842) est définitivement “francisé”. Une bonne nouvelle, quand on connaît son importance en matière de dissuasion nucléaire navale. A Naples, la France obtient le poste de sous-chef “opérations”, un poste de général trois étoiles.

Les Américains ont, quant à eux, à nouveau abandonné des étoiles. Ils n’en comptent plus que 28. Ils ont, cependant, maintenu le verrouillage de SACEUR (commandement des opérations) et de la tête des commandements de Ramstein, de Naples et d’Izmir. Au sein de ce dernier, qui n’était pas une priorité pour Paris (au vu des difficiles relations actuelles avec la Turquie), les Etats-Unis ont mis en place une composante terrestre sous leur commandement. Washington a ainsi trouvé un compromis avec Ankara, qui souhaitait le maintien d’un état-major sur place, sans pour autant leur céder le commandement dans cette région sensible et en évitant de déclencher la fureur d’Athènes.

http://www.ttu.fr/otan-moisson-d%e2%80%99etoiles-pour-la-france

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Otan : Quelques projets de « défense intelligente »

Dans un contexte économique dégradé et sur fond de réduction des ressources dédiées à la Défense chez plupart des pays membres de l’Alliance atlantique, un des enjeux est de pouvoir maintenir les capacités « critiques » de l’Otan en depensant aux mieux chaque euro.

D’où la naissance du concept de « smart defense », ou de défense intelligente, qui doit permettre de renforcer les coopérations et de mutualiser des moyens dans plus plusieurs domaines. Une vingtaine de projets allant dans ce sens devraient voir le jour, même si, pour certaines d’entre eux, des tensions sont apparues étant donné qu’ils pourraient favoriser les équipements américains, lesquels sont moins chers car déjà amortis et disponibles immédiatement.

Quoi qu’il en soit, une dizaine de projets ont été présentés et adoptés à l’occasion du 25e sommet de l’Otan, qui se tient les 20 et 21 mai à Chicago. En voici quelques exemples :

- Avions de patrouille maritime (PATMAR) : Il s’agit de rassembler les avions de patrouille maritime de plusieurs pays au sein d’un pool multinational, lequel sera mis à la disposition des Etats contributeurs, mais aussi à d’autres qui en feraient la demande. L’idée est de permettre une plus grande souplesse d’utilisation. Ce projet sera conduit par l’Allemagne, où la Marinefliege met en oeuvre 8 P3C Orion de facture américaine;

- Munitions de précision : Lors des opérations menées l’an passé en Libye, il est apparu des tensions sur les stocks des coûteuses munitions de précision (bombes guidées), étant donné qu’il est compliqué de réapprovisionner rapidement les arsenaux nationaux . Sous la direction du Danemark, il est question de mettre en place des dépôts commun de munitions afin d’en faciliter les échanges entre les alliés, en fonction de leur contribution;

- Interface d’armement universelle de l’Otan (NATO Universal Armaments Interface) : Fruit d’un retour d’expérience en Libye, il s’agit de permettre l’utilisation par les avions de combat de l’Alliance des munitions disponbibles en provenance de différents pays;

- Robotique (Remotely controlled robots for clearing roadside bombs) : Confié à l’Italie, ce projet vise à identifier et à acquérir conjointement des robots radio-commandés aptes à neutraliser les mines et les bombes artisanales. Il s’agit de faciliter également de faciliter « coopération multinationale en matière de déploiement »;

- Centre multinational d’entraînement aérien (MATC) : Ce projet vise à donner une formation « de qualité supérieure », basée sur les retours d’expériences obtenus en Afghanistan, aux pilotes d’hélicoptères ainsi qu’aux équipes au sol;

- Maintenance des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) : Placé sous responsabilité américaine, ce projet vise à mettre en place des centres communs de maintenace pour les véhicules résistants aux bombes artisanales, qui équipent les forces armées de plusieurs pays membres de l’Otan (dont la France, avec le Buffalo, acheté aux Etats-Unis, et l’Aravis de Nexter);

- Renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées (JISR) : Il s’agit de renforcer la coopération dans ce domaine et de relier les moyens de surveillance nationaux ainsi que ceux de l’Otan (AWACS, drones Global Hawk de l’Air Ground Surveillance) afin de d’améliorer la collecte, le partage et le traitement d’informations. Il est également prévu des programmes de formation de spécialistes.

- Manutention des carburants (Multinational Logistics Partnership for Fuel Handling) : Conduit par la France et l’Otan, ce projet doit permettre d’optimiser la livraison de carburant aux forces déployées dans le cadre d’une partenariat multinational;

- Partage des modules de santé (Multinational Medical Treatment Facilities) : Autre projet confié à la France, en collaboration avec l’Italie, il s’agit de mettre en place des installations « médicales modulaires normalisées » lors de déploiements multinationaux.

- Mise en commun de modules de santé (Multinational Medical Treatment Facilities). L’objectif est de développer des équipements modulaires standardisés. L’autre pendant de ce projet – le déploiement sur le terrain – sera développé au sein de l’UE par l’agence européenne de défense (même remarque que précédemment). Projet conduit par la France et l’Italie.

http://www.opex360.com/2012/05/21/otan-quelques-projets-de-defense-intelligente/

Otan : Les sujets qui seront abordés lors du sommet de Chicago

http://www.opex360.com/2012/05/20/otan-les-sujets-qui-seront-abordes-lors-du-sommet-de-chicago/

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- Manutention des carburants (Multinational Logistics Partnership for Fuel Handling) : Conduit par la France et l’Otan, ce projet doit permettre d’optimiser la livraison de carburant aux forces déployées dans le cadre d’une partenariat multinational;

- Partage des modules de santé (Multinational Medical Treatment Facilities) : Autre projet confié à la France, en collaboration avec l’Italie, il s’agit de mettre en place des installations « médicales modulaires normalisées » lors de déploiements multinationaux.

- Mise en commun de modules de santé (Multinational Medical Treatment Facilities). L’objectif est de développer des équipements modulaires standardisés. L’autre pendant de ce projet – le déploiement sur le terrain – sera développé au sein de l’UE par l’agence européenne de défense (même remarque que précédemment). Projet conduit par la France et l’Italie.

Quel est l'impact prévisible sur le SSA et le SEA en terme de

- disponibilité Ti, T2 etc... ?

- plan de charge en terme d'étude ?

- financière ?

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Bonnes questions.

Comme il s'agit de projets, on va devoir attendre un moment avant d'avoir un début d'estimation des coûts.   

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Les nouveaux projets de défense de l'OTAN complètent les projets en cours :

Ces « nouveaux » projets sont à bien distinguer de programmes stratégiques déjà lancés qui ont une visée plus structurante, notamment le bouclier anti-missiles ou l’AGS (le super drone de l’OTAN), ou de projets d’équipements, principalement aériens :

•Partage d’avions C17 (Strategic Airlift Capability initiative SAC). Portée par 10 alliés et 2 pays du Partenariat pour la paix qui ont acheté et exploitent en commun plusieurs avions de transport stratégique C17, disposés sur la base de Papa (en Hongrie).

•Partage d’avions stratégiques (Strategic Airlift Interim Solution (SALIS). Participent à ce consortium 14 alliés et 2 pays du Partenariat pour la paix, qui permettent à l’Alliance de disposer de gros porteurs stratégiques, type Antonov An-124-100, loués à une société ukrainienne. Très utiles, et utilisés pour l’Afghanistan, notamment dans la phase stratégique de retrait. Le problème : le coût horaire, que certains Etats trouvent « exagéré » et dont ils veulent renégocier le montant.

AWACS. L’Otan opère avec une flotte de 17 Boeing E-3A ‘Sentry’ dotés du système Airborne Warning & Control System (plus connu sous son acronyme AWACS). Cela permet à l’Alliance de disposer d’une capacité de surveillance terrestre ou maritime propre. C’est un des « rares équipements possédé et opéré en propre par l’OTAN » précise-t-on au QG de l’Alliance.

Citons également la surveillance du ciel balte (Air Policing in the Baltics). Les alliés effectuent par rotation une surveillance et de police aérienne sur les trois pays baltes. Ces pays n’ont pas d’aviation suffisamment armée. Il s’agit pour l’Alliance de rassurer certains de ses membres et montrer ses muscles aux frontières de la Russie, dans un cas. On pourrait mentionner aussi le cas de l’Islande, qui s’inscrit dans une logique semblable : les Etats européens se relaient pour assurer la surveillance aérienne de ce petit bout de terre, dans une zone stratégique, l’arctique et la route aérienne de l’Europe vers les USA, dans le second (Islande), avec toujours le voisinage de la Russie…

http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/capacites-milit-%e2%80%93-exercices-ue/les-10-projets-de-la-smart-defense.html

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