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Guerre civile en Syrie


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A partir de la 7:50, des rebelles ont pris une base aérienne ...

 

Ont voit des avions de chasse, quel est le modèle de ces aéronefs que je pense Russe ?

Est-ce qu'une personne a pu identifier les missiles stockés dans le hangar à partir de la 9:50 ?

 

Merci

 

https://www.youtube.com/watch?v=j6NR8RDGk2k

Les avions sous les abris sont a mon avis des L-39 et les missiles seraient a mon avis la aussi plutôt des bombes lisses. Pr le reste des avions parqués dehors la camera est trop merdique pour que j'arrive a voir le modèle. 

Edited by Tonton Flingueur
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Ouais bombes lisses, voire simples réservoirs d'appoint.

Les avions sous casemate sont des L39.

Les autres sur le tarmac des vieux MIG réformés.

On sait que les rebelles ont des L39 qui pourraient voler, encore faut-il les pilotes et la logistique pour, donc ils les planquent.

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Ils ont déclarés avoir été détruit par l'armée de l'air syrienne il y a plusieurs semaines.

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Le groupe Etat islamique (EI) a abattu un avion militaire du régime qui bombardait un secteur rebelle dans la province de Damas, a affirmé vendredi une ONG, qui a précisé que le pilote avait été tué.  L'EI et les factions rebelles ont, depuis le début de la guerre civile il y a près de quatre ans, abattu plusieurs appareils militaires du régime. "Un avion a été abattu dans la région de Bir Qassab, au sud de Damas, et son pilote est mort", a expliqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Son directeur Rami Abdel Rahmane a précisé à l'AFP que l'appareil avait été touché par un missile alors qu'il bombardait des régions rebelles.

Les jihadistes ont posté sur les réseaux sociaux des photos de l'avion et du cadavre du pilote, en revendiquant l'attaque qui a eu lieu jeudi soir. Une des photos publiées par les partisans de l'EI montre un champignon de fumée et sur d'autres clichés figurent le corps ensanglanté du pilote et sa carte d'identité militaire. Un tweet des jihadistes affirme: "Les Lions du Califat (de l'EI) ont abattu un avion à Bir Qassab et le pilote a été tué. Que Dieu en soit remercié".

L'EI est positionné dans différents secteurs de la province de Damas, principalement dans la région de Qalamoun, près du Liban.

 

Combats entre jihadistes et modérés dans le nord de la Syrie

La guerre se poursuivait aussi dans le nord de la Syrie. Les combats qui opposent les jihadistes syriens du Front al-Nosra aux rebelles du Hazzm soutenus par les puissances occidentales dans la province septentrionale d'Alep se sont étendus à celle d'Idleb, rapporte le mouvement. Ils ont éclaté jeudi quand l'aile locale d'el-Qaëda s'est emparée de positions du Hazzm à l'ouest d'Alep, dans l'une des dernières poches de résistance de l'opposition modérée. "Il y a maintenant des combats à Idleb et à Jabal al-Zaouiya", a déclaré un représentant du Hazzm joint par téléphone. Dans la province d'Alep, des affrontements ont lieu à Atarib, localité située à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque, a-t-il précisé.

Selon l'OSDH, d'intenses combats se sont déroulés dans la nuit autour de la caserne du 46e régiment, dans l'ouest de la province d'Alep, et entre ce secteur et la province d'Idleb, où le Front al-Nosra s'est emparé en octobre de nombreuses positions des modérés. Les jihadistes ont pris quelques points de contrôle mineurs, précise l'ONG.

Al-Nosra dit avoir lancé son offensive en représailles à la capture de deux de ses membres par le Hazzm, qui est l'un des derniers mouvements rebelles non-jihadistes du nord de la Syrie.

http://www.lorientlejour.com/article/908891/les-jihadistes-abattent-un-avion-du-regime-pres-de-damas.html

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Ouais bombes lisses, voire simples réservoirs d'appoint.

Les avions sous casemate sont des L39.

Les autres sur le tarmac des vieux MIG réformés.

On sait que les rebelles ont des L39 qui pourraient voler, encore faut-il les pilotes et la logistique pour, donc ils les planquent.

 

Merci pour les infos.

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Au moins sept personnes ont été tuées et 20 autres blessées dans l'explosion d'un bus dimanche au centre de la capitale syrienne Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) n'a pas pu donner immédiatement les raisons de cette explosion survenue près du souk al-Hamidiyé dans le coeur de la capitale syrienne. Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, le bus transportait des pèlerins chiites qui visitaient des sites religieux dans la capitale. Selon la LBCI, le bus transportait des pèlerins libanais.

L'agence officielle Sana a donné un bilan de quatre morts et 19 blessés, évoquant "une explosion terroriste dans un autobus transportant des voyageurs dans la zone de Kalassé" proche du souk al-Hamidiyé. "Une charge placée sous le bus a causé l'explosion", a ajouté Sana, indiquant qu'une deuxième bombe avait été démantelée avant qu'elle n'explose.

A Beyrouth, un responsable d'une agence qui a organisé la visite des pèlerins à Damas, Fadi Kheireddine, a déclaré à l'AFP que tous les passagers étaient de nationalité libanaise et que le bus pouvait transporter 52 voyageurs. "Le bus a quitté Beyrouth ce matin à 05H30 (03H30 GMT)", a-t-il affirmé, sans pouvoir préciser le nombre des voyageurs. "Habituellement le bus est plein", a-t-il souligné.

Il a indiqué que le bus avait fait une première escale au tombeau de Sayyida Roqaya, vénéré par les chiites, et devait se rendre à celui de Sayyida Zainab, dans le sud-est de Damas. L'explosion s'est produite près du premier tombeau.

M. Kheireddine a ajouté que l'agence organisait régulièrement, tous les dimanches, un voyage d'une journée en Syrie, malgré le conflit qui ravage ce pays depuis près de quatre ans.

 

La télévision syrienne d'information en continu, al-Ikhbariya, a montré des lambeaux de chair jonchant le sol ainsi que des images d'hommes en tenue militaire en train de nettoyer l'autobus dont l'avant a été complètement détruit. Elle a également montré des hommes et des femmes au visage ensanglanté, recevant les premiers soins dans un hôpital.

 

Screen-Shot-2015-02-01-635P.jpg

Un homme blessé lors de l'attentat, est pris en charge dans un hôpital. 

Capture d'écran Youtube/Vidéo al-Ikhbariya

 

L'attentat a été revendiqué sur Twitter sur un compte proche du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda). "Notre frère Abou al-Ezz est entré dans un bus de +rafidites+ dans le centre de Damas et a actionné sa ceinture d'explosifs", peut-on lire sur le compte Twitter proche du groupe jihadiste. "Sept (personnes) tuées et des dizaines de blessés du parti libanais +Halech+ (probablement une combinaison de "Daech"--acronyme arabe du groupe Etat islamique--et de "Hezbollah"), lors d'une opération suicide menée par notre frère Abou el-Ezz à l'intérieur d'un bus de +rafidites+ à Damas", est-il aussi écrit.

 

B8wkrg0IgAItJ-w.jpg-large_635P.jpg

Une photo présumée du kamikaze du Front al-Nosra, "Abou el-Ezz". 

Photo tirée du compte Twitter proche du groupe.

 

L'ancien président libanais de la République Michel Sleiman a condamné l'attentat meurtrier. Il a dénoncé "la main terroriste (...) (qui) a ciblé des civils libanais dans la capitale syrienne, assurant que le terrorisme est l'ennemi de tout le monde, et y faire face est une responsabilité partagée".

http://www.lorientlejour.com/article/909165/explosion-meurtriere-a-damas-un-bus-de-pelerins-libanais-chiites-aurait-ete-pris-pour-cible.html

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"Ils font du très bon boulot sur le terrain", disait Fabius.

Pour le plaisir je reposte l'article du monde 2012

 

 

Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens

LE MONDE | 13.12.2012 à 12h51 • Mis à jour le 13.12.2012 à 13h18 | Par Isabelle Mandraud (avec Gilles Paris) 

Les opposants au régime de Bachar Al-Assad ne cessent de marquer des points. Sur le terrain, alors qu'un attentat a frappé, mercredi 12 décembre, le ministère de l'intérieur, à Damas, leur pression semble contraindre l'armée loyaliste à recourir pour la première fois depuis le début du soulèvement, en mars 2011, à des missiles balistiques.

C'est en tout cas ce qu'a déclaré, mercredi, le département d'Etat américain. "Je ne suis pas en mesure de confirmer quel type de missile, mais dis simplement que nous voyons actuellement que des missiles sont employés", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, interrogée à propos d'une information du New York Times, affirmant que le régime de Damas avait tiré des missiles Scud sur les forces de l'opposition syrienne.

A Bruxelles, un responsable de l'OTAN, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a confirmé le recours à ces armes : "Les renseignements alliés, les équipements de surveillance et de reconnaissance ont détecté le tir d'un certain nombre de missiles balistiques sans guidage et de courte portée cette semaine à l'intérieur de la Syrie." Plus précis, il a assuré que "les trajectoires et les distances parcourues indiquent qu'il s'agissait de missiles Scud".

TOUTE UNE SÉRIE DE DÉCISIONS  SUR LE PLAN HUMANITAIRE 

C'est cependant sur le terrain diplomatique que l'opposition syrienne a engrangé cette semaine les résultats les plus probants. Réunis à Marrakech, mercredi, le groupe des "Amis de la Syrie", qui rassemble plus d'une centaine de pays occidentaux et arabes, organisations internationales et représentants de l'opposition syrienne, a formellement reconnu la Coalition nationale de l'opposition syrienne comme "seule représentante" des Syriens, à la suite de la France, du Royaume-Uni, et des Etats-Unis.

Présent à Marrakech, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est félicité de cette décision : "Créée il y a un mois, la Coalition nationale syrienne, qui réunit l'opposition et que la France a été la première à reconnaître, est aujourd'hui reconnue par plus de cent pays comme la seule représentante légitime du peuple syrien. C'est très important pour le peuple syrien." "En plus, il y a toute une série de décisions qui ont été prises sur le plan humanitaire avec des apports de fonds importants, notamment de l'Arabie saoudite, qui a offert 100 millions de dollars pour aider la population syrienne", a précisé le ministre.

"Nous avons eu le témoignage du nouveau président de la Coalition nationale syrienne, qui a beaucoup insisté sur le fait que, dans le futur gouvernement, toutes les communautés syriennes, majoritaires ou minoritaires, seront respectées, a ajouté M. Fabius. C'est un jour important. Il reste encore beaucoup de souffrance et beaucoup de travail pour que M. Bachar Al-Assad "dégage", comme on dit maintenant. Je pense que c'est un jour d'espoir pour le peuple syrien."

"EMBARGO MILITAIRE POUR TROIS MOIS, ET NON PLUS UN AN"

En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l'opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que "tous les Arabes étaient vent debout" contre la position américaine, "parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot". "C'était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne", a ajouté le ministre.

La reconnaissance de l'opposition va-t-elle s'accompagner d'un soutien militaire, comme cette dernière le demande depuis le basculement du régime dans une répression tous azimuts ? "La décision a été prise de l'embargo militaire pour trois mois et non plus pour un an, comme c'était le cas jusqu'à présent", a précisé M. Fabius. Une réflexion va être engagée "en concertation avec les Britanniques (…), mais nous allons regarder ça de près, car il ne s'agirait pas non plus que ces armes se retrouvent ensuite au nord du Mali. Tout cela sera discuté avec le futur ministre de la défense, qui sera notre référent", mais qui n'a pas encore été désigné.

La double pression armée et diplomatique va-t-elle précipiter la chute de Bachar Al-Assad ? "Certains disent qu'il n'a plus d'argent, mais moi je n'en sais rien", a indiqué Laurent Fabius.

Isabelle Mandraud (avec Gilles Paris)

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http://carnegieendowment.org/syriaincrisis/?fa=58875 (30 janvier 2015)

 

Interview de Fabrice Balanche. Il estime que le gouvernement contrôle 55 à 72 % de la population syrienne soit 10 à 13 millions d'habitants, les rebelles sunnites 17 à 34% et les Kurdes 5 à 10%. Parmi les rebelles sunnites, l'EIIL contrôlerait 10 à 20% de la population (2 à 3.5 millions d'habitants).

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http://carnegieendowment.org/syriaincrisis/?fa=58875 (30 janvier 2015)

 

Interview de Fabrice Balanche. Il estime que le gouvernement contrôle 55 à 72 % de la population syrienne soit 10 à 13 millions d'habitants, les rebelles sunnites 17 à 34% et les Kurdes 5 à 10%. Parmi les rebelles sunnites, l'EIIL contrôlerait 10 à 20% de la population (2 à 3.5 millions d'habitants).

 

 

Dans le numéro d'Octobre 2013 du journal en ligne français OrientXXI, vous avez publié un essai sur la façon dont l'espace politique divisée de la Syrie est représenté sur les cartes: " L'insurrection syrienne et la guerre des cartes. "Là, vous avez fourni des estimations approximatives pour le part du territoire et de la population de la Syrie détenu par chacun des principaux camps politico-militaires…

 

“In the October 2013 issue of the French online journal OrientXXI, you published an essay on how the divided political space of Syria is being represented on maps: “L’insurrection syrienne et la guerre des cartes.” There, you provided rough estimates for the share of Syria’s territory and population held by each of the major politico-military camps. At the time, you had calculated that 50–60 percent of the population inside Syria—but somewhat less of the physical territory—remained under the control of Assad and his allies, while the various Sunni Arab insurgent groups controlled 15–20 of the population and the Kurds had perhaps 5–10 percent. The remainder consisted of people residing in contested areas. Could you please briefly explain how you arrived at these figures?”

 

Population (Dynamique 2011) : 22 530 7461 hab.

 

Ethnie :

 

La population syrienne d’environ 23 millions d'habitants, se divise de la sorte :

  • 60 à 70 % de sunnites arabes, soit 13,8 millions à 16 millions d'individus.
  • 9 à 11 % d'alaouites, soit 2 à 2,5 millions d'individus.
  • 9 à 11 % de kurdes, soit 2 à 2,5 millions d'individus.
  • 7 % de chrétiens arabes, soit 1.8 million d'individus.
  • 2,2 % d'assyriens, soit 500 000 individus.
  • 0,65 à 2,2 % de turkmènes, soit 150 000 à 500 000 individus.
  • 1,9 % de druzes, soit 450 000 individus.
  • 1,3 % de chiites, ismaéliens et duodécimains (chiisme duodécimain), soit 300 000 individus.
  • 0,35 à 0,65 % de tcherkesses (ou adyguéens), soit 80 000 à 150 000 individus.
  • 0,5 % d'arméniens, soit 100 000 individus.

Le nombre des réfugiés syriens (or territoire syrien) a atteint 3 millions selon le HCR (29 août 2014).

 

3,8 millions (or territoire syrien) selon le HCR (janvier 2015).

 

...

Edited by Gravity
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Un oeil sur la Syrie

 

nov 15th, 2014

 

Depuis le mois d'avril 2013 et les mesures promulguées par le gouvernement de Wa'el al-Halqi pour encourager les jeunes Syriens à accomplir leur service militaire ou à rejoindre les rangs des réservistes, voire à devancer l'appel sous les drapeaux, la situation ne s'est guère améliorée. De toute évidence, les responsables syriens n'ont pas été entendus et le régime reste plus que jamais en quête de chair à canon. Certes, comme le relevait le mois dernier un expert du Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) de Washington, les forces armées syriennes ont compensé la perte de la moitié de leurs effectifs entre 2011 (autour de 325 000 hommes) et aujourd'hui (environ 178 000) par une plus grande efficacité et l'aguerrissement des militaires loyalistes, par une restructuration de l'armée et la création d'unités plus souples et plus mobiles, et par la mise à l'écart de commandants âgés et inefficaces au profit de jeunes officiers aussi dévoués qu'ambitieux.

 

Mais tout cela ne répond pas à la première et principale préoccupation : si le régime ne veut pas s'enfoncer davantage dans la dépendance qui est déjà la sienne vis-à-vis des forces d'appoint dépêchées en Syrie par ses alliés et parrains iraniens, il doit trouver des soldats dans sa propre population. Or, les mesures nouvelles constamment dévoilées donnent le sentiment que ses appels ne sont pas entendus et que les jeunes Syriens sont de moins en moins nombreux à accepter de faire la guerre à leurs compatriotes pour permettre à Bachar al-Assad, opposé à toute véritable solution politique, de se cramponner à son fauteuil chancelant.

 

Ils ne manquent pas de raisons de rester sourds à ses appels.

 

- Nombre de Syriens, y compris dans les rangs de ses partisans, ne croient plus que la "victoire imminente" promise depuis le début du soulèvement est à la portée de leur chef, les succès engrangés dans certaines régions, autour de Hama et dans les environs d'Alep par exemple, restant ponctuels et largement compensés par les revers subis ailleurs, comme dans le gouvernorat de Daraa, sur les pentes du Golan et dans la région du Qalamoun.

 

- Les décisions honteuses de l'état-major, la fuite des officiers et l'abandon à un sort abominable de centaines de simples soldats, durant la conquête par l'Etat islamique des dernières implantations de l'armée dans le gouvernorat de Raqqa, ont encouragé les futures recrues, en particulier les étudiants et les universitaires, à se soustraire aux convocations par l'entrée préventive dans la clandestinité ou par l'émigration.

 

- Les jeunes activistes et les opposants de toutes les communautés ayant connu la prison redoutent, en répondant aux appels, d'être envoyés au combat sans préparation ni armes suffisantes, d'être positionnés en première ligne et, s'ils ne sont pas abattus dans le dos, d'y subir l'essentiel des pertes lors des affrontements.

 

- Au sein de la communauté alaouite, c'est l'accumulation des morts - près de 60 000 entre soldats, sous-officiers et officiers – qui suscite aujourd'hui des interrogations à la fois sur les compétences du commandant en chef des forces armées, sur le bien-fondé de la stratégie d'éradication dont il a fait depuis le début son unique option, et sur la nécessité de rechercher une sortie de crise négociée - assortie d'inévitables concessions… - avec les autres Syriens aspirant à la fin du conflit.

 

- Les parents s'abstiennent d'exercer sur leurs enfants les pressions que les autorités réclament d'eux. Les uns déplorent d'abord que tous les Syriens ne soient pas logés à la même enseigne et attendent que les responsables envoient leur progéniture aux combats. D'autres se plaignent des conditions dans lesquelles les familles des victimes sont averties du décès de leurs proches et se moquent des compensations promises par le pouvoir pour apaiser leur douleur. D'autres veulent des engagements sur la restitution des dépouilles des soldats et des officiers, que le régime a parfois abandonnées sur le terrain et laissé se décomposer à proximité des lignes de front pour incommoder les combattants ou s'en servir comme de pièges.

 

- Enfin, l'encouragement des soldats à piller, à détruire, à violer, à massacrer…, de manière à compromettre et à tenir des militaires dont la solde n'a pas été payée parfois depuis une année, provoque le dégoût et la fuite des Syriens, qui, dans toutes les communautés, continuent de penser que les militaires n'ont pas vocation à être les laquais du pouvoir en place, mais doivent redevenir les "protecteurs des maisons".

 

===

 

Faute de convaincre les conscrits et les réservistes de rejoindre leurs lieux d'affectation, les autorités syriennes ont eu recours, au cours des mois écoulés à toutes sortes de ruses et de subterfuges. Ils exposent aux regards de tous l'ampleur de la désaffection des Syriens à l'égard d'une institution dont ils refusent l'instrumentalisation. De manière paradoxale… mais compréhensible, les victimes de leurs agissements sont en majorité des partisans du régime et des habitants des zones encore sous son contrôle, puisque, pour prévenir les désertions, celui-ci a renoncé depuis 2012 à rechercher dans les gouvernorats en révolte, les combattants dont il a besoin.

 

A titre d'illustration et sans prétendre à l'exhaustivité :

 

- Au mois de mai 2014, Radio Rozana qui diffuse de Paris en direction de la Syrie rapportait qu'au terme d'un concours destiné à recruter 3 000 agents pour le service des Douanes, les lauréats avaient appris que, sans perdre le bénéfice de leur succès, ils allaient d'abord rejoindre les rangs de la Garde Républicaine pour y participer aux combats contre les "terroristes". Ceux qui avaient renoncé à leur concours avaient été considérés comme des réfractaires.

 

- Au mois de juin, puis de nouveau à la fin du mois d'août, le régime conditionnait la sortie du pays des Syriens de 18 à 42 ans à un accord préalable de leurs centres de recrutement, à l'exception des jeunes gens ayant acquitté le badal (dispense) ou bénéficiant d'une décision de réforme.

 

- Le 6 août, Bachar al-Assad modifiait par décret les règles d'exemption au service militaire pour les Syriens vivant à l'étranger , réduisant le montant de la dispense mais exigeant en contrepartie des familles concernées qu'un, deux ou trois de leurs enfants effectuent leur service militaire.

 

- A la fin de l'été, la Direction de l'Electricité du gouvernorat de Tartous annonçait l'ouverture d'un concours pour le recrutement immédiat de fonctionnaires, mais les jeunes chômeurs accourus en masse pour profiter de l'aubaine ont été accueillis par des officiers de la Police militaire qui les ont emmenés pour vérification de leur situation.

 

- Au milieu du mois de septembre, le régime demandait aux différents ministères et aux entreprises gouvernementales de lui faire parvenir la liste de leurs employés de moins de 40 ans afin de pouvoir les signaler aux services de recrutement du ministère de la Défense.

 

- Au début du mois d'octobre, des patrouilles circulaient dans les rues ou stationnaient aux principaux ronds-points de Deïr al-Zor, réclamant les papiers d'identité, inspectant les voitures et fouillant les maisons pour s'emparer de ceux qui n'avaient pas satisfait à leurs obligations militaires.

 

- Dans la même ville, les autorités faisaient alors savoir aux fonctionnaires que, pour percevoir leur traitement, ils devraient démontrer, en présentant leur carnet militaire, une fiche d'état de services ou un avis de réforme, qu'ils étaient à jour de leurs obligations.

 

- Au même moment, le site d'information en ligne Al-Arabi al-Jadid révélait que, pour compenser la fuite de Syrie d'un nombre important de jeunes alaouites désireux d'échapper au service militaire, le régime ne procédait pas uniquement au recrutement et à l'envoi au front de jeunes âgés de moins de 20 ans dans la zone côtière, mais également à la libération de prisonniers auteurs de délits, de fraudes, de vols et de trafics de drogue, en échange de leur engagement dans les milices des Forces de Défense nationale.

 

- Pour mobiliser dans la même région, les responsables n'hésitaient pas à jouer sur la corde et les peurs confessionnelles en colportant la rumeur selon laquelle l'Etat islamique était présent dans les environs de Lattaquié

 

- A la fin du mois d'octobre, on apprenait que, pour le gouvernorat de Hama, la liste des réservistes recherchés pour n'avoir pas répondu à leur convocation comprenait quelque 70 000 noms… parmi lesquels des fonctionnaires, des médecins et des intellectuels. Quelques semaines plus tôt, la même liste réunissait pour la seule ville de Lattaquié près de 2 500 noms.

 

- A Hama encore, les Comités populaires et les moukhabarat s'entendaient pour régler la situation de certains vis-à-vis de l'armée contre monnaie sonnante et trébuchante, mais cet arrangement était surtout utilisé contre les jeunes chrétiens, qui, après avoir été humiliés, enchaînés les uns aux autres et rossés comme leurs camarades, pouvaient se voir réclamer jusqu'à 600 000 livres syriennes, soit près de 3 300 dollars.

 

- Tolérés pour fidéliser ceux qui en tiraient bénéfice, ces agissements rappelant la conscription obligatoire à l'époque ottomane avaient abouti à chasser de Hama, comme de Lattaquié et de bien d'autres centres urbains, une grande partie des jeunes gens que le régime préférait savoir ailleurs, cachés dans la nature ou réfugiés à l'étranger, plutôt que dans les villes sous son contrôle.

 

- Au début du mois de novembre, des activistes de Lattaquié signalaient que des postes de contrôle volants installés dans la plupart des avenues capturaient les déserteurs et les réfractaires, et que les patrouilles qui entraient dans les cafés ou montaient dans les autobus n'épargnaient pas ceux qui avaient "régularisé" leur situation en profitant de la corruption généralisée des centres de recrutement.

 

- Pour pallier le manque de soldats, l'idée circulait alors de relever l'âge limite des réservistes de 40 à 45 ans...

 

syrie.blog.lemonde.fr

 

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Le parquet de Stockholm a annoncé lundi poursuivre un opposant syrien résidant en Suède pour avoir passé à tabac en 2012 un combattant pro-Assad, préfigurant le premier procès de ce type dans le pays.

Cet ancien membre de l'Armée syrienne libre est poursuivi en Suède car il y réside depuis septembre 2013. Il est accusé de crime contre le droit international, en violation des conventions de Genève, et de violences volontaires. "À ma connaissance, il n'y a jamais eu de procès de ce genre", a indiqué à l'AFP le procureur Henrik Söderman.

Selon l'acte d'inculpation, l'homme, âgé de 28 ans, a "molesté une personne non identifiée, liée aux forces armées de l'État syrien (...) d'une manière qui ressemble à de la torture" le 31 juillet 2012. La victime, pieds et poings liés, était déjà blessée lorsqu'elle a été frappée, notamment avec un bâton et un fouet par le prévenu et un groupe d'individus qu'il aurait commandé.

L'inculpé, confondu par une vidéo du passage à tabac sur son compte Facebook, a affirmé avoir été forcé à accomplir ces actes. Il est incarcéré depuis le mois d'octobre et la date du procès n'a pas encore été arrêtée. Le Parquet a précisé qu'il allait requérir l'expulsion du prévenu, assortie d'une interdiction de revenir sur le territoire suédois.

 

http://www.lorientlejour.com/article/909333/un-opposant-syrien-poursuivi-en-suede-pour-avoir-moleste-un-soldat-du-regime.html

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/02/97001-20150202FILWWW00206-syrie-les-plans-de-bataille-des-rebelles-hackes.php

 

Les rebelles victimes de hacking, sur skype et autres.

Intéressant, je me suis étonné de la qualité du renseignement du hez dans certaines embuscades, peut-être une piste d'explications.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/17628856

Je viens de voir la meme histoire, ce que je trouve marrant c'est que les rebelles apparaissent dans cet article comme une entité souveraine et légitime qui aurait été victime de pirates ou autres mercenaires sans bannière.

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"- A Hama encore, les Comités populaires et les moukhabarat s'entendaient pour régler la situation de certains vis-à-vis de l'armée contre monnaie sonnante et trébuchante, mais cet arrangement était surtout utilisé contre les jeunes chrétiens, qui, après avoir été humiliés, enchaînés les uns aux autres et rossés comme leurs camarades, pouvaient se voir réclamer jusqu'à 600 000 livres syriennes, soit près de 3 300 dollars."

Un bon défenseur des minorités ce régime.

Finalement ils la paient la dîme les chrétiens, qu'importe le régime en place ...

Entre la peste et le choléra, on comprend mieux qu'ils fuient le pays, en zone loyaliste ou non.

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"- A Hama encore, les Comités populaires et les moukhabarat s'entendaient pour régler la situation de certains vis-à-vis de l'armée contre monnaie sonnante et trébuchante, mais cet arrangement était surtout utilisé contre les jeunes chrétiens, qui, après avoir été humiliés, enchaînés les uns aux autres et rossés comme leurs camarades, pouvaient se voir réclamer jusqu'à 600 000 livres syriennes, soit près de 3 300 dollars."

Un bon défenseur des minorités ce régime.

Finalement ils la paient la dîme les chrétiens, qu'importe le régime en place ...

Entre la peste et le choléra, on comprend mieux qu'ils fuient le pays, en zone loyaliste ou non.

Source ? 

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Ca me parait pas crédible de dire que Assad organise une politique répressive à l'encontre des chrétiens.

Au contraire, il se pose en défenseur des minorités qu'elles soient chiites, druzes ou chrétiennes, c'est son positionnement, du moment certes, mais c'est bien le positionnement actuel

Après c'est une guerre civile, et que des éléments loyalistes s'en prennent à des chrétiens, ça parait pas invraisemblable, c'est quand même la minorité défouloir facile pour tous les musulmans du coin qu'ils soient chiites ou sunnites.

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