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La zone entre Azaz, Jarablus et Al-Bab est indiquée comme "zone sécurisée" ayant fait l'objet d'un accord entre la Turquie et les Etats-Unis, selon des sources "officielles" anonymes turques et américaines :

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Source : https://www.washingtonpost.com/news/checkpoint/wp/2015/07/27/the-many-complications-of-the-u-s-establishing-a-military-safe-zone-in-syria-with-turkey/ (27 juillet 2015) et https://www.washingtonpost.com/world/new-us-turkey-plan-amounts-to-a-safe-zone-in-northwest-syria/2015/07/26/0a533345-ff2e-4b40-858a-c1b36541e156_story.html?hpid=z1 (26 juillet 2015)

Vus les nombreux points d'interrogations sur qui fera quoi dans cette "zone sécurisée", on ne voit pas tellement ce qui pousserait les réfugiés à se réfugier dans ladite "zone sécurisée".

D'après l'une des souces anonymes, ce n'est pas une zone d'interdiction aérienne, mais une zone d'interdiction de l'EIIL...

Edited by Wallaby
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A Hassakié, les kurdes ont récupérés les zones agricoles que le régime à laché lors de l'offensive de EI,  ceci après une entente  avec les SAA qui se sont regroupés dans les quartiers urbains

 

Pas seulement les zones agricoles, également certains quartiers repris à l'EI, qui les avaient pris au régime, sont maintenant aux mains des kurdes et le resterons certainement car ça semble être en effet l'accord entre les kurdes et le régime pour le moment.

 

Vus les nombreux points d'interrogations sur qui fera quoi dans cette "zone sécurisée", on ne voit pas tellement ce qui pousserait les réfugiés à se réfugier dans ladite "zone sécurisée".

D'après l'une des souces anonymes, ce n'est pas une zone d'interdiction aérienne, mais une zone d'interdiction de l'EIIL... 

 

 

 

En effet, si cette zone n'est pas au minimum protégée des bombardements du régime et de manière secondaire des groupes rebelles extrémistes, elle n'a pas vraiment d'intérêt pour les réfugiés.

Y'a quelques jours, une série de bombardement du régime sur Al-Bab, souvent inclus dans la "safe zone" avaient tués 68 civils en moins d'une semaine ...

http://www.middleeasteye.net/news/syria-barrel-bombs-kill-68-civilians-al-bab-town-one-week-1249916981

Edited by Barristan-Selmy
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La Turquie continuera ses frappes contre le PKK jusqu'à ce qu'il dépose les armes (Davutoglu)

La Turquie va poursuivre son offensive militaire contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) jusqu'à ce que les rebelles kurdes déposent les armes, a promis lundi le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu.

 

"Nous allons continuer notre combat (...) jusqu'à ce que nous parvenions à un certain résultat", a déclaré M. Davutolgu lors d'un entretien sur la chaîne de télévision ATV. "C'est soit les armes, soit la démocratie, les deux ne sont pas compatibles", a-t-il dit.

 

La Turquie a lancé vendredi soir une série de raids aériens contre les bases arrière du PKK dans le nord de l'Irak, en riposte aux attaques meurtrières attribuées au mouvement kurde qui ont visé des membres des forces de sécurité ces derniers jours.

Le PKK a en retour rompu la trêve qu'il respectait depuis 2013 et assassiné deux soldats.

 

Cette escalade menace de faire définitivement capoter le fragile processus de paix engagé à l'automne 2012 par le régime du président Recep Tayyip Erdogan afin de mettre un terme à une rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984.

 

Le bureau du chef du gouvernement a confirmé lundi soir la dernière vague de frappes lancée il y a vingt-quatre heures contre le PKK. Elle a visé "des abris, centres logistiques et des caches", a-t-il annoncé dans un communiqué.

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En s'engageant contre le PKK, la Turquie a bouleversé l'équilibre des forces régionales. Mais les secousses de son engagement risquent de sérieusement déstabiliser la scène interne, voire (re)mettre hors jeu le HDP. Deux spécialistes de la Turquie, Jean Marcou, professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble, et Bayram Balci, chercheur au CNRS, répondent aux questions de « L'Orient-Le Jour ».

Caroline HAYEK | OLJ

28/07/2015

 

À quoi est en train de jouer le président turc Recep Tayyip Erdogan ? Critiquée depuis des mois par ses alliés occidentaux pour sa passivité vis-à-vis de l'État islamique (EI), la Turquie s'est engagée de manière franche contre l'organisation jihadiste, suite à l'attentat du 20 juillet perpétré sur son sol, en permettant notamment aux avions de la coalition d'utiliser ses bases aériennes. Mais à l'instar des autres acteurs de la coalition, Ankara a privilégié son propre agenda politique en bombardant, dans le même temps, les positions des rebelles kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), après une série d'attaques meurtrières du mouvement rebelle visant les forces de sécurité turques. Une façon de rappeler que, de son point de vue, l'EI n'a pas le monopole de l'action terroriste.

 

Ankara a donc choisi de tirer un double profit de cette situation, en s'engageant dans une « guerre contre le terrorisme ». Le gouvernement turc craint la progression des milices kurdes dans le Nord, qui combattent pourtant le même ennemi, à savoir l'EI, et redoute surtout la formation d'un Kurdistan syrien autonome. Si la Turquie semble avoir obtenu l'aval américain et même celui des Kurdes d'Irak pour bombarder le PKK, il n'empêche que cette décision pourrait avoir de fortes répercussions sur sa scène politique interne. Autrement dit, en prenant ce pari, des plus risqués, M. Erdogan peut renforcer la position de sa formation politique – le parti de la Justice et du Développement (AKP), mais peut également provoquer un imbroglio sur la scène interne, déjà extrêmement perturbée depuis les résultats du scrutin des élections législatives du 7 juin dernier. Car depuis que l'AKP a perdu la majorité absolue qu'il détenait depuis treize ans, et que le parti prokurde (HDP) a fait son entrée fracassante en obtenant 80 sièges au Parlement, aucune coalition n'a pu être formée.

 

Erdogan seul « décideur »

 

Après deux rounds de négociations infructueux, une coalition semblait déjà compromise. « L'une des difficultés de cette réalisation a été que le Premier ministre Ahmet Davutoglu n'était pas vraiment maître de ses décisions, car le véritable décideur est le président Erdogan, et c'est lui qui bloquait la formation d'un gouvernement, espérant des élections anticipées », explique le spécialiste de la Turquie, Jean Marcou, professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Le lancement de la « guerre contre le terrorisme » pourrait profiter au président turc en obligeant les partis à se préparer à un nouveau round lors d'élections anticipées. M. Erdogan espère probablement rallier la majorité de la population en exploitant l'idée d'une situation d'urgence. Il pourra, dans le même temps, mettre l'un de ses principaux concurrents, le parti HDP, dans une position extrêmement compliquée.

 

Aujourd'hui, le HDP est pris « entre le marteau et l'enclume », selon M. Marcou, car il est « pris entre un gouvernement qui l'accuse de collusion avec le PKK et une direction du PKK, la tendance dure qui a plutôt le vent en poupe. Cette dernière juge que le processus de paix n'a plus aucune raison d'être, puisque le cessez-le-feu est remis en cause », poursuit-il. Le coprésident du HDP, Selahattin Demirtas, a commenté hier les opérations militaires contre le terrorisme et déclaré que son parti « ne permettra pas que la Turquie soit engagée dans une guerre à cause de l'AKP ». Mais pour Bayram Balci, chercheur au CNRS et spécialiste de la Turquie, le HDP a plutôt mal « joué » depuis son score important aux élections législatives de juin. Alors que le chef du parti s'est souvent avéré un fin stratège, ses dernières déclarations « risquent de le desservir », selon le chercheur. « Je pense que les dirigeants du HDP auraient dû clarifier leur position et même critiquer dans une certaine mesure le PKK publiquement. Cela aurait pu être un atout capital, mais malheureusement ils ne l'ont pas, ils ne donnent pas le meilleur d'eux-mêmes, et en sortent donc affaiblis », estime le spécialiste, qui relève également la responsabilité du PKK qui a mis en difficulté le HDP.

 

Un rôle de « go-between »

 

Le HDP est-il alors mis hors jeu depuis qu'Ankara a attaqué le PKK dans le Nord irakien ? Car sans être officiellement proches, les deux partis sont bel et bien liés. Le PKK fait la guérilla, et il est souvent dit que le HDP en est la base légale reconnue et acceptée en Turquie. Cependant, tous ceux qui sont dans les rangs du HDP n'ont pas forcément « fait leurs classes » dans les rangs du PKK, explique Bayram Balci. En outre, le HDP ferait, dans une certaine mesure, le « lien entre la guérilla et la vie parlementaire en Turquie ». Le HDP a même eu un rôle à jouer dans le fragile processus de paix initié il y a deux ans par le régime du président Erdogan, afin de mettre un terme à la rébellion qui a fait 40 000 morts depuis 1984. Comme le rappelle M. Marcou, le parti prokurde a joué le rôle de « go-between » entre le gouvernement et le PKK. « Des députés du HDP faisaient des visites régulières en prison au dirigeant du PKK Abdallah Oçalan, et ce sont également eux qui rendaient visite à Ankara, Istanbul, et dans les montagnes de Qandil au nord de l'Irak, où se trouvent les bases arrière du PKK », poursuit M. Marcou.

 

Si la coalition entre l'AKP et le HDP semblait possible il y a encore quelques jours, elle apparaît aujourd'hui complètement exclue. Pourtant, selon M. Balci, « même si l'AKP a perdu la majorité absolue, il reste le premier parti au pouvoir, et le HDP, même s'il est taxé de proximité ou d'être la base légale du PKK, représente quand même une bonne partie de l'électorat kurde ».

 

En s'engageant contre le PKK, la Turquie a bouleversé l'équilibre des forces régionales. Mais les secousses de son engagement risquent de sérieusement déstabiliser la scène interne. Après l'attentat du 20 juillet, « les mouvements d'extrême gauche ont réagi avec beaucoup d'hostilité contre le gouvernement. Il y a eu des manifestations dans les zones kurdes mais aussi dans toute la Turquie. Les réactions ont été négatives car beaucoup de gens ont considéré que l'AKP était, en partie, responsable, notamment car il n'a pas été assez clair vis-à-vis de l'EI », relève M. Marcou.

 

De son côté, M. Balci s'étonne des divisions au sein de la société face aux derniers événements : « Si je prends l'exemple de la France, au moment de l'attaque contre Charlie Hebdo, une unité nationale s'était formée autour de l'exécutif. Or, en Turquie, ce n'est absolument pas le cas. Face au conflit qui s'aggrave, chacun se renvoie la balle et la société déjà très éclatée risque malheureusement de le devenir encore davantage dans les semaines à venir », conclut le chercheur.

http://www.lorientlejour.com/article/936486/la-revanche-de-lhyperpresident.html

Recep Tayyip Erdogan chercherait-il à « corriger » par les armes le verdict des urnes ?

 

Depuis l'attentat meurtrier du 20 juillet, à Suruç près de la frontière syrienne, le pouvoir turc a choisi de faire d'une pierre deux coups en alliant punition et répression. Punition à coups de bombardements contre les jihadistes de l'organisation État islamique en Syrie, soupçonnés d'être derrière l'attentat de Suruç. Un groupe à l'égard duquel Ankara, même s'il s'en défend, a longtemps été accusé de complaisance. Répression, là aussi par des frappes aériennes, contre les « terroristes » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak. Des actions militaires accompagnées de vagues d'arrestations dans les rangs jihadistes et du PKK mais aussi au-delà, des dizaines de militants de gauche ou prokurdes ayant été raflés dans un même mouvement.

 

La nouvelle stratégie d'Erdogan s'inscrit dans un contexte bien particulier.

 

Sept semaines après le camouflet enregistré aux législatives par son parti, l'AKP, enterrant par là même le projet d'hyperprésidence d'Erdogan, un gouvernement de coalition n'a toujours pas vu le jour. Aujourd'hui, le président pourrait être tenté de jouer contre la montre. Si aucun gouvernement n'est formé d'ici au 23 août, il pourra dissoudre le Parlement et provoquer des élections anticipées. L'occasion de récupérer les déçus des dernières élections et remettre l'AKP en position de majorité absolue. Pour ce faire, le président peut jouer sur deux tableaux dans le cadre de ce qui est présenté comme une guerre totale contre le terrorisme régional : une réactivation de la fibre ultranationaliste et un affaiblissement du parti démocratique des peuples (HDP, prokurde).

 

En s'engageant contre l'EI et en mettant la base d'Incirlik à la disposition des Américains, Erdogan décroche la possibilité d'empêcher les Kurdes de Syrie d'étendre leur influence à la frontière turque.

 

Par ailleurs, en repositionnant toute l'actualité autour du PKK, il affaiblit de facto le trublion des dernières législatives, le HDP qui avait raflé 13 % des voix à l'échelle nationale, un score historique pour un parti kurde. Alors que le PKK, qui revendique le meurtre de policiers, redevient l'acteur central de la question kurde, le HDP, qui parie sur les négociations plutôt que le son du canon, risque de perdre l'élan qui lui avait permis de faire entrer 80 députés au Parlement.

 

La guerre d'Erdogan risque non seulement de polariser la société turque mais aussi d'enterrer un cessez-le-feu avec le PKK qui tenait depuis 2013. Elle est aussi probablement la meilleure stratégie pour pousser les électeurs à redonner à l'AKP la majorité absolue qu'il a eue pendant 13 ans. Avec, à la clé pour Erdogan, la possibilité de ressusciter son rêve d'hyperprésidence que les urnes avaient brisé.

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ya pas la base de kweres dans cette safe zone?

Encore sous contrôle du régime et assiégée par l'EI depuis un moment déjà.

non la base est juste à l est d Alep. D'ailleurs le colonel "Tiger" aurait été acheminé vers Alep pour tenter de briser le siège
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Offensive d'Al Nosra au nord de la plaine dAl Ghab

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L 'armée devrait se retirer du nord de la plaine vue qu'ils ne tiennent pas les hauteur à l'ouest, ce qui les expose à des tir de TOW depuis les hauteurs

 

 

 

Des rebelles et combattants d'Al-Qaïda menaient mardi une vaste offensive dans une région du nord-ouest de la Syrie située à la lisière de la province côtière de Lattaquié, fief du président Bachar al-Assad, ont rapporté des militants et une ONG.

Depuis lundi soir, la coalition rebelle Jaich al-Fateh (Armée de la conquête) a capturé plus de 15 collines, barrages et autres positions de l'armée syrienne dans une zone située entre les provinces d'Idleb (nord-ouest) et Hama (centre), ont tweeté des militants sympathisants de cette formation.

En prenant ces positions en moins de 24 heures, les rebelles ont avancé dans Sahl el-Ghab, une grande plaine stratégique car contiguë à la province de Lattaquié, berceau du clan des Assad au pouvoir en Syrie depuis près d'un demi-siècle.

Evoquant la "libération" de plusieurs collines stratégiques, de barrages et d'une centrale énergétique, un commandant de "l'Armée de la conquête" a affirmé dans une vidéo relayée par les militants qu'il s'agissait d'une "grande bataille".
"L'armée d'Assad s'est retirée vers les villages alaouites", communauté dont est issu le président Assad, a-t-il ajouté.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'importance de l'avancée rebelle est double.
"Après cette progression, il ne reste dans la province d'Idleb, déjà quasi-totalement aux mains des insurgés, que l'aéroport d'Abou Douhour et deux villages chiites, Foua et Kafraya" aux mains des forces gouvernementales, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
"Et dans la province de Hama, les positions prises par les rebelles étaient les premières lignes de défense de plusieurs localités tenues par le régime et des villages alaouites", a-t-il ajouté.

"La première localité dans la ligne de mire des rebelles est Jourine, siège du centre de commandement des opérations de l'armée pour Sahl al-Ghab" où de violents combats se poursuivent, selon lui.
Edited by alexWF
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"Syrie: pourquoi Assad reconnaît-il que son armée manque d'hommes?

(...) Le politologue Ziad Majed fait le point sur l'état des forces (...)

Pourquoi Bachar-el-Assad communique-t-il maintenant sur le manque d'effectifs de l'armée?

Le message a deux destinataires, à mon sens. Il s'adresse à sa base communautaire alaouite [la minorité dont est issu son clan au pouvoir], qu'il sait épuisée. Les Alaouites ont perdu 50.000 à 60.000 combattants dans les rangs de l'armée et des milices loyalistes, ce qui est énorme pour cette petite communauté (environ 2,3 millions d'habitants aujourd'hui). Leurs villages reçoivent chaque jour de nouveaux cercueils. Les Alaouites réalisent de plus en plus que la démographie joue contre eux (voir à ce sujet l'interview du démographe Youssef Courbage). (...)

La déclaration s'adresse aussi à l'Iran. Il fait savoir à son mentor qu'envoyer argent et armes ne suffit plus. Les milices chiites étrangères déjà engagées ne suffisent pas non plus à pallier le manque de ressources humaines. L'armée a perdu quelque 100 000 hommes et au moins autant sont blessés ou handicapés. Ceux qui ont de l'argent paient pour éviter d'être appelés au front. Et le régime ne fait guère confiance à la majorité des sunnites réfugiés dans les territoires sous son contrôle. (...)

Comment l'Iran peut-il réagir à cette nouvelle donne?

Les parrains iraniens du régime sont conscients des faiblesses de l'armée et de l'impossibilité de prendre sa place. Ils continuent officiellement de réclamer le maintien d'Assad au pouvoir (...) En même temps, ils sont en train de tisser des réseaux de partenaires dans l'armée, parmi les notables, les chefs de milices, pour préparer l'étape suivante. "

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-pourquoi-assad-reconnait-il-que-son-armee-manque-d-hommes_1702431.html

L'attrition suit son cours...

Edited by Desty-N
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- Assassinat d'un policier/militaire turc ce soir. Un commandant de gendarmerie.

- Le gazoduc irano-turc a été saboté. L'acheminement du gaz est interrompu des réparations sont nécessaires.

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http://www.lowyinterpreter.org/post/2015/07/29/Turkey-ISIS-SAfe-zones-open-up-new-problems.aspx (29 juillet 2015)

Article qui tente de lire entre les lignes pour tenter d'y voir plus clair dans le flou qui entoure la "zone sécurisée".

Lorsque le New York Times décrit le plan comme impliquant l'utilisation de groupes insurgés « relativement modérés » au lieu de simplement « modérés », on peut commencer à s'inquiéter.

http://www.reuters.com/article/2015/07/29/us-mideast-crisis-usa-turkey-idUSKCN0Q22MH20150729 (29 juillet 2015)

Article sur les difficultés qu'ont les Américains et Turcs à se mettre d'accord sur quel groupe soutenir. Deux anciens responsables de l'administration Obama sont interviewés : Derek Chollet qui dit que les progrès dans la relation turco-américaine masquent les désaccords qui persistent. Robert Ford, l'ancien ambassadeur en Syrie, dit que les Etats-Unis ne coopéreront pas avec Al Nosra, mais peuvent "vivre avec" des "groupes islamistes moins sur une ligne dure". La proximité entre le gouvernement turc et ces groupes est suggérée par les journalistes de Reuters :

Les groupes insurgés les plus puissants opérant en Syrie du Nord incluent le front Al Nosra lié à Al-Qaïda et le groupe islamiste conservateur Ahrar Al-Sham, qui a publié récemment deux tribunes réfutant son appartenance à Al-Qaïda. Tous deux font partie d'une alliance d'insurgés qui, avec le soutien turc, a pris une bonne partie de la province d'Idlib ces derniers mois.

On remarquera aussi les épithètes "islamiste conservateur" qui minimisent l'idéologie liberticide du groupe.

http://www.juancole.com/2015/07/washington-syrias-taliban.html (12 juillet 2015) et http://www.juancole.com/2015/06/religious-minority-persecutes.html (12 juin 2015)

Juan Cole rappelle qu'après avoir pris 18 villages principalement druzes au nord d'Idlib en juin, Ahrar Al-Sham en avait transféré le gouvernement à Al Nosra, qui a dépouillé les habitants de leurs biens et a tué ceux qui ont objecté, en tuant 23. Les villageois ont fui et se sont réfugiés dans les villages sunnites environnants.

Edited by Wallaby
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Turquie: session d'urgence du Parlement dans un climat de guerre exacerbé par le pouvoir

 

Ankara - Le Parlement turc se réunissait mercredi en urgence pour débattre de la guerre contre le terrorisme engagée par le gouvernement de façon simultanée contre le groupe Etat islamique (EI) et les rebelles kurdes, qui suscite la suspicion de l'opposition sur les visées du président Recep Tayyip Erdogan.

 

Le gouvernement islamo-conservateur se présente devant les 550 députés à Ankara fort du ferme soutien exprimé la veille par l'OTAN à la Turquie, même si ses alliés ont estimé que le processus de paix avec la rébellion kurde ne devait pas être sacrifié sur l'autel d'une lutte tous azimuts contre le terrorisme.

 

Pour le parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, cette session parlementaire serait propice à la signature d'une déclaration commune en faveur de la lutte contre le terrorisme, gage d'une sorte d'union nationale autour de M. Erdogan.

 

Mais certains élus de l'opposition accusent le président turc de mener une stratégie de la tension en vue d'élections législatives anticipées qui lui permettraient d'effacer les résultats décevants du scrutin du 7 juin, où l'AKP avait perdu la majorité absolue pour la première fois depuis 2002.

 

Il est hors de question de reculer face à la menace terroriste, a assuré mardi M. Erdogan avant un voyage officiel en Chine, en jugeant en outre impossible de poursuivre le processus de paix avec la guérilla kurde.

 

Des F-16 turcs ont mené de nouveaux raids dans la nuit de mardi à mercredi contre une demi-douzaine d'objectifs kurdes dans le nord de l'Irak ainsi que dans le sud-est de la Turquie.

 

Le Parlement se retrouve alors que se multiplient les attaques isolées contre des militaires, attribuées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), et les raids aériens de l'armée contre des positions de la rébellion.

 

Des enlèvements de policiers, certains en compagnie de leur famille, et des heurts entre forces de l'ordre et manifestants ont encore été signalés dans les dernières 24 heures dans plusieurs localités du sud-est du pays à majorité kurde, a indiqué mercredi l'agence officielle Anatolie.

 

Les arrestations de militants kurdes, d'extrême-gauche ou de sympathisants présumés de l'Etat islamique, se poursuivent également par dizaines chaque jour, selon la presse.

 

- Problème pour les Occidentaux -

 

La donne a totalement changé depuis l'attentat du 20 juillet à Suruç, à proximité de la fontière syrienne, qui a fait 32 morts parmi de jeunes militants de la cause kurde.

 

L'attaque a été attribuée aux jihadistes de l'EI, mais elle a entraîné une réplique immédiate du PKK contre les autorités turques, accusées d'avoir longtemps fermé les yeux ou même encouragé les activités des jihadistes.

 

Cet attentat a conduit l'armée turque à bombarder pour la première fois des positions de l'EI en Syrie, un engagement vivement salué par les Etats-Unis qui mènent la coalition internationale antijihadiste.

 

Mais, en Turquie, ce tournant stratégique a été largement occulté par la reprise simultanée des raids contre les bases arrières du PKK en Irak. La Turquie a aussi bombardé des positions de milices kurdes en Syrie, ce qui pose un problème de fond aux Occidentaux puisque ces combattants sont leur principal allié sur le terrain face à l'EI.

 

Depuis vendredi, l'aviation turque a bombardé quotidiennement des cibles du PKK. Aucun raid turc contre l'EI n'a toutefois été signalé ces derniers jours.

 

Considéré comme un des grands vainqueurs des dernières élections, le parti turc prokurde HDP est désormais clairement sur la défensive, estimant être la cible prioritaire de M. Erdogan. Avec 13% des voix et 80 députés, il est largement à l'origine de l'échec relatif de l'AKP.

 

L'un des principaux objectifs des opérations en cours dans les airs, sur terre et dans les médias est de faire mal au HDP dans la perspective d'élections anticipées, a affirmé le chef de file du parti Selahattin Demirtas, sommé en vain par le pouvoir de condamner les dernières actions du PKK.

 

Cette crise se déroule alors que l'AKP mène des discussions avec le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) pour tenter de former une coalition de gouvernement. Mais certains éditorialistes turcs parient d'ores et déjà sur un échec des négociations et sur des législatives anticipées en novembre.

 

(©AFP / 29 juillet 2015 13h41)

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L'aviation israélienne a tué mercredi deux membres du Hezbollah et trois miliciens pro-régime dans la province syrienne de Quneitra, à la lisière du Golan occupé par Israël depuis 1967, selon une ONG.

"Un avion israélien a frappé une voiture dans la localité de Hadar, tuant deux membres du Hezbollah et trois membres des Comités populaires pro-régime", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire et selon Al-Manar, la télévision du Hezbollah, qui combat aux côté des forces syriennes dans leur guerre contre les rebelles, "deux membres des Forces de défense nationale (FND, milices pro-régime) ont été tués dans leur voiture par le tir d'un drone israélien à l'entrée de Hadar".

L'aviation israélienne a frappé, depuis mars 2014, dans la région du Golan à quatre reprises l'armée syrienne et ses supplétifs et une fois le Hezbollah, le 18 janvier. Six combattants du mouvement chiite libanais, dont le fils d'un important dirigeant, ainsi qu'un général iranien avaient été tués dans cette frappe.

Depuis le 17 juin, les rebelles encerclent le village druze de Hadar, contrôlé par le régime de Bachar el-Assad et situé du côté syrien du plateau du Golan annexé par Israël.

La province de Quneitra, en grande partie située sur le plateau du Golan, est tenue en majorité par les rebelles mais comprend une poignée de villages et localités aux mains du gouvernement syrien. Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan. 

http://www.lorientlejour.com/article/936698/quneitra-deux-membres-du-hezbollah-et-trois-miliciens-syriens-pro-regime-tues-par-un-raid-israelien.html

A quand des frappes contre Al Nosra?

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A quand des frappes contre Al Nosra?

 

 

Quand Al Nosra frappera Israël.
Pourquoi sinon? Parce que ce sont de méchants barbus? C'est pas notre affaire.
Edited by Joab
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...jusqu'à maintenant, soit dans un contexte spatio-temporel bien défini. Qu'Al Nosra ne fasse plus "l'affaire" et la géopolitique Israélienne changera surement d'attitude.

 

C'est cynique, pragmatique et apolitique mais c'est une posture qui a le mérite d'être constante et prédictible. Âmes sensibles s'abstenir de diplomatie et relations internationales.  

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mais ils font votre affaire

Ce qui fait les affaires dans cette configuration précise, c'est que la frontière syro israéliennes soit contrôlée par des groupes qui maintiennent le Hezbollah et l'État Islamique loin de la frontière et un groupe qui ne s'attaque pas aux druzes (sujet politique sensible en Israël). Al Nusra a pu faire l'affaire, ça ne signifie pas pour autant que le fait qu'Al Nusra prenne le pouvoir en Syrie fasse l'affaire. Et en plus, justement à cause de la question druze, Al Nusra fait de moins en moins l'affaire.
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http://www.lorientlejour.com/article/936885/syrie-al-nosra-enleve-des-rebelles-formes-par-des-americains.html

8 des 54 rebelles formés par les États-Unis, enlevés par al-Nosra.

"Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l'unité 30 dénonce l'enlèvement du colonel Nadim Hassan et de ses compagnons et demande "aux frères du Front al-Nosra de les libérer immédiatement pour préserver les rangs des musulmans, et de ne pas affaiblir les fronts par des conflits marginaux".

Les mecs ont pas l'air moins sectaires que les autres.

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Concernant la création d’une zone de sécurité en Syrie je doute fort d’un engagement turc au sol. Le gouvernement aimerait bien mais l’opinion publique et opposé et l’armée est réticente. D’ailleurs, et c’est fort révélateur, jusqu’à présent les Forces Armées Turques n’ont pas franchi la frontière. Même pour les cibles qui ont été bombardé en Syrie, le communiqué de l’armée insiste là-dessus, les avions n’ont pas traversés la frontière. On se dirige plutôt vers une zone expurgé de l’EI, tenus par l’ASL et sous protection de l’artillerie. C’est pour quoi je pense qu’elle ne dépassera pas les 30 km de profondeur. Ceci dit l’ASL a-t-elle les moyens pour occuper cette zone …?

 

Concernant l’offensive turque, c’est curieux depuis plusieurs jours je lis des choses aberrants sur le « jeu turc » Or, tous ces journalistes semblent éluder, volontairement ou non, les faits, c’est bien le Pkk qui a rompu le cessez-le-feu et non la Turquie. C’était déjà dans l’air depuis quelques temps. Ces deux derniers mois l’état-major à relevé une centaine d’actions armées : tirs de harcèlements, propagande armée, destruction de machines de chantiers… Moins de 24 heures avant l’attentat de Suruç c’est une embuscade qui a provoqué la mort d’un sous-officier turc (ça, personne ne l’a mentionnée, pourtant l’affaire avait fait grand bruit ici). Et, à peine quelques heures après c’est une série d’attentats qui provoquent la mort de plusieurs policiers et militaires. Cette « spontanéité » des actions a quelque chose de suspect et semble être une stratégie maladroite. Alors qu’en jouant profil bas et se plaçant comme « victime » le Pkk aurait pu s’attirer un peu plus de sympathie et peut-être une immunité. On peut se demander si l’organisation terroriste n’avait pas essayé de profiter de l’impasse politique dans laquelle est la Turquie actuellement, la formation d’un gouvernement de coalition piétine depuis le 7 juin et que Suruç ne soit qu’un heureux hasard qui sert de prétexte.

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Un esprit tordu pourrait aussi sous-entendre que cette centaine d'incidents relevés  ces deux derniers mots aurait pu, éventuellement, être provoquée par des gens ayant quelque intérêt à mettre ça sur le dos des Kurdes. D'autant que la dite impasse politique n'a pas été provoquée par les Kurdes (sauf à sous-entendre que c'est de leur faute et qu'ils n'avaient qu'à voter pour l'AKP), mais peut-être et surtout par Erdogan lui-même. A voir.

 

En attendant, plus ça va et plus je me dis que les Turcs n'ont fait que hausser les sourcils. La campagne de frappes et la zone libre paraissent de plus en plus comme un... comment dire ? Du vent. Un gage donné aux Américains et à l'OTAN ("vous avez vu ? Nous agissons !").

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réussir a ne formé que 60 bon hommes...

si il y a parmi les combattants sunnite en Syrie "que" 60 mec de pas anti-américains alors je comprend mieux pourquoi ils ce rapproche de l'iran.

 

en plus les insérez a tout juste 57 en plein territoire ou ils vont etre la cible de tout le mondes....

courageux ou inconscient...

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http://www.politico.eu/article/turkey-attacks-kurds-isis-airstrikes-islamic-state-us-syria/ (27 juillet 2015)

Pour l'auteur, il y a une divergence entre les Américains et les Européens sur la Turquie. Les Européens insistent sur la nécessité de maintenir le processus de paix entre Turquie et PKK, alors que les Américains auraient approuvé les bombardements Turcs contre le PKK, commettant "leur pire erreur au Proche-Orient depuis la guerre d'Irak" : la citation est de Patrick Cockburn de The Independent qui estime par ailleurs que les Etats-Unis "toléreront les actions turques contre le PKK à Qanduk et en Turquie mais bloqueront les mouvements de l'armée turque en direction de l'enclave kurde au nord de la Syrie" : http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/turkey-conflict-with-kurds-was-approving-air-strikes-against-the-pkk-americas-worst-error-in-the-middle-east-since-the-iraq-war-10417381.html (26 juillet 2015)

Sur ce dernier point, je dirais "trop tard", puisque Juan Cole nous apprend que "les blindés turcs tirent des obus sur les Kurdes syriens qui ont expulsé l'EIIL de Zur Maghar" http://www.juancole.com/2015/07/turkish-syrian-expelled.html (28 juillet 2015).

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Concernant la création d’une zone de sécurité en Syrie je doute fort d’un engagement turc au sol. Le gouvernement aimerait bien mais l’opinion publique et opposé et l’armée est réticente. D’ailleurs, et c’est fort révélateur, jusqu’à présent les Forces Armées Turques n’ont pas franchi la frontière. Même pour les cibles qui ont été bombardé en Syrie, le communiqué de l’armée insiste là-dessus, les avions n’ont pas traversés la frontière. On se dirige plutôt vers une zone expurgé de l’EI, tenus par l’ASL et sous protection de l’artillerie. C’est pour quoi je pense qu’elle ne dépassera pas les 30 km de profondeur. Ceci dit l’ASL a-t-elle les moyens pour occuper cette zone …?

De une, dire que les avions n'ont pas franchi la frontière et insister sur ce point ne sert à rien. Ils ont frappé de l'autre côté et c'est le plus important. Le reste (soit le fait de rester du "bon" côté de la frontière) n'est qu'un détail. Les gens ne sont pas cons non plus. Ta zone expurgée de l'EI le long de la frontière turque (bah oui, elle ne sera pas au Sud de la Syrie), elle sera forcément en territoire kurde à un moment où l'autre. Et pour qu'elle soit uniquement sous contrôle de l'ASL (si tant est que l'ASL soit encore crédible dans cette zone sur le plan militaire et en territoire hostile), il faut virer les kurdes, non ? L'engagement au sol risque fort d'arriver à un moment ou l'autre. Peut-être pas maintenant, mais à terme, ils seront obligés. 

 

 

Concernant l’offensive turque, c’est curieux depuis plusieurs jours je lis des choses aberrants sur le « jeu turc » Or, tous ces journalistes semblent éluder, volontairement ou non, les faits, c’est bien le Pkk qui a rompu le cessez-le-feu et non la Turquie. C’était déjà dans l’air depuis quelques temps. Ces deux derniers mois l’état-major à relevé une centaine d’actions armées : tirs de harcèlements, propagande armée, destruction de machines de chantiers… Moins de 24 heures avant l’attentat de Suruç c’est une embuscade qui a provoqué la mort d’un sous-officier turc (ça, personne ne l’a mentionnée, pourtant l’affaire avait fait grand bruit ici). Et, à peine quelques heures après c’est une série d’attentats qui provoquent la mort de plusieurs policiers et militaires. Cette « spontanéité » des actions a quelque chose de suspect et semble être une stratégie maladroite. Alors qu’en jouant profil bas et se plaçant comme « victime » le Pkk aurait pu s’attirer un peu plus de sympathie et peut-être une immunité. 

 

Oui, enfin, c'est connu depuis bien longtemps que de toute manière Erdogan fait tout pour limiter les pouvoirs des kurdes. L'armée s'est déployée juste à la frontière de Kobané pendant la bataille et a attendu l'arme au pied alors qu'il y avait un risque de massacre voire de génocide à quelques kilomètres. C'est bien connu. Et de toute manière, que le PKK se pose en victime ou non, il se serait fait frappé quand même. Qu'il tue quelques policiers (qui sont du côté de l'EI ou non) ou pas, ils se seraient faits frappés. Tout ce que Erdogan veut, c'est interdire les principaux partis kurdes pour avoir la majorité à l'assemblée et gouverner comme il le souhaite. 

 

On peut se demander si l’organisation terroriste n’avait pas essayé de profiter de l’impasse politique dans laquelle est la Turquie actuellement, la formation d’un gouvernement de coalition piétine depuis le 7 juin et que Suruç ne soit qu’un heureux hasard qui sert de prétexte.

 

Faudrait que tu me donnes alors les objectifs du PKK faisant cela, parce que j'ai du mal à les voir là. 

 

 

Un esprit tordu pourrait aussi sous-entendre que cette centaine d'incidents relevés  ces deux derniers mots aurait pu, éventuellement, être provoquée par des gens ayant quelque intérêt à mettre ça sur le dos des Kurdes. D'autant que la dite impasse politique n'a pas été provoquée par les Kurdes (sauf à sous-entendre que c'est de leur faute et qu'ils n'avaient qu'à voter pour l'AKP), mais peut-être et surtout par Erdogan lui-même. A voir.

 

En attendant, plus ça va et plus je me dis que les Turcs n'ont fait que hausser les sourcils. La campagne de frappes et la zone libre paraissent de plus en plus comme un... comment dire ? Du vent. Un gage donné aux Américains et à l'OTAN ("vous avez vu ? Nous agissons !").

 

 

 

L'esprit tordu n'est pas toujours aussi con. Je rappelle les "incidents de frontières" récurrents au moment de déclarations de guerre dans le siècle passé. 

 

Concernant la création d’une zone de sécurité en Syrie je doute fort d’un engagement turc au sol. Le gouvernement aimerait bien mais l’opinion publique et opposé et l’armée est réticente. D’ailleurs, et c’est fort révélateur, jusqu’à présent les Forces Armées Turques n’ont pas franchi la frontière. Même pour les cibles qui ont été bombardé en Syrie, le communiqu%

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http://nationalinterest.org/feature/turkey-confronts-its-frankenstein-syria-13461?page=2 (31 juillet 2015)

 

Quel est le but de la "zone sécurisée" ?

 

Le réel objectif de la Turquie est probablement double : repousser l'État Islamique puis remplir la Syrie "libérée" de réfugiés pour empêcher qu'une entité kurde ne contrôle en entier la zone frontalière côté syrien.

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