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NASA, Lanceur SLS


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Il n'y a pas de risque d'embrouilles ? Coupes budgétaires

en Europe ou a la NASA, des parlementaires exigeant une fusée 100 pour 100

Made in USA ?

    Ben des ralleurs US y en aura surement ... Mais ces mêmes raleurs faudraient aussi qu'ils prennent conscience que la NASA sur ses programmes scientifiques de sondes en commun avec l'ESA est un peu en position de délicatesse pour l'instant dans le sens : que la NASA nous abandonne, alors qu'au départ on avait leur quasi promesse d'être la sur 2 programmes majeurs pour l'ESA de sonde pour le système jovien et un rover marsiens + aussi un atterisseur sur Mars de type phoenix (atterisseur simple et statique 2016, et rover Exomars 2018)

  Et puis surtout, même s'ils n'ont surement pas envie de l'admettre : le fait est que l'arrivée de l'ESA pour fournir le MVPC sur la base d'un ATV soulage grandement la NASA qui pourra remettre des ronds ailleurs sur les programmes qui ont soit subit des cures d'amaigrissement, soit potentiellement revenir sur des annulations ...

  Dans l'immédiat on peu estimer les économies réalisées pour la NASA d'un jolie 1/2 milliards de $, voir + encore si eux ne partaient de rien (tout a développer je veux dire) potentiellement même carrément 1 milliard $ économisé pour eux ! Et du temps de développement pour leurs batteries d'ingénieurs et architectes systèmes a se concentrer ailleurs : mettant potentiellement un petit coup de Boost temporel soit sur SLS et pourquoi pas envisager de nouvelles dates de tir qui les arrangeraient bien ...

Soit ben renvoyer cette masse de gens vers des missions scientifiques ou ils manquent a l'appel pour développer les solutions techniques ect

Ceci dit, tout n'est pas encore très clair ... Ok l'ESA fournira le MPVC d'Orion, mais dans quelles conditions financières de long termes ? J'entends par la, est ce qu'on continu dans le sens ou étaient les choses pour l'ATV pour l'ISS : a la charge intégrale de l'ESA (tir + module) pour chaque tir ...

  Ou alors, il ne se sont mis d'accord que sur une fourniture d'un MPVC pour quelques missions ou l'ESA l'assume a ses frais, puis l'ESA deviendrait potentiel simple fournisseur du MPVC : mais a la charge de la NASA après je sais pas : disons 6 missions environ ...

  Quel va être le prix moyen du MPVC a chaque tir ? (sachant que c'est différent du fait qu'on a pas du coté de l'ESA une fusée complête a fournir + ATV) car en fait avec une moyenne quand le programme sera a un rythme de croisière de 1 tir par an :  on baisse aussi le cout de construction du MPVC a l'unité

  Avec un tir par an : il se pourrait que ça représente une charge d'environ 50 a 75 millions d'euros par an pour l'ESA, ce qui serait tout a fait raisonnable, et garanti qu'on peut assurer un MPVC gratos pour la NASA en tant que participation jusqu'au bout du programme pendant 20 ans

  L'ATV pour l'ISS coutait environ 150 millions d'euros a l'ESA, mais attention : en n'étant contraint qu'a 6 appareils a a construire, a un rythme de 1 tout les 2 a 3 ans en moyenne ... L'équivalent MPVC ou il faudrait en fournir 1 par an : pourrait très aisément faire baisser les couts unitaires a 50/75 millions, en sachant qu'il y a des outillages, des "gabarits" pour la construction de l'ATV qui pourront être réutilisés potentiellement ...  (pour les gabarits de fab : rien de sur vu qu'il n'a pas potentiellement pas les mêmes dimensions globales que l'ATV d'origine : ce qui veut dire des découpes ect différentes)

  Mais bon globalement c'est comme si on demandait a Astrium de faire un modèle un peu évolué, a un rythme + soutenu ... On arrive forcément a des couts bien + bas a l'unité

 

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Il n'y a pas de risque d'embrouilles ? Coupes budgétaires

en Europe ou a la NASA, des parlementaires exigeant une fusée 100 pour 100

Made in USA ?

Il y a un risque sur le programme SLS : l’Europe ne sait pas exactement ce que la NASA va faire de cette fusée.

Ce gros lanceur est destiné à être utilisé pour des missions inhabituelles. Lourdes ou lointaines. Il est envisagé de l’utiliser pour mettre en orbite des charges de 70 tonnes voire de 130 tonnes. Il pourra envoyer une capsule Orion vers la Lune, vers un point de Lagrange, ou un astéroïde…

C’est impressionnant !

Mais la NASA ne garantit pas qu’elle utilisera toutes  ces capacités. Elle s’engage juste sur quelques vols d’essais.

Le seul programme assuré sur dans le domaine des vols de passagers dans l’espace, c’est le transport des passagers vers l’ISS. Et la NASA est déjà en train de passer des contrats avec des concurrents Américains (SpaceX, Orbital, …) pour assurer cette mission. Donc les missions vers l’ISS se compteront sur les doigts d’une main. Ce sera juste quand il faudra tester le système.

D’ailleurs Orion serait mauvais comme taxi vers l’ISS. Quatre passagers seulement alors que ses concurrents proposent 6 pour moins cher ou 4 pour beaucoup moins cher. Donc économiquement, ce n’est pas tenable.

Je ne dis pas qu’Orion est un incapable mais juste qu’il a des capacités qui ont un cout. C’est comme d’utiliser un Hummer pour le transport scolaire.

Dans ces conditions, il faut espérer que la NASA lance des programmes plus ambitieux que l’ISS pour qu’Orion soit utilisé. Elle fait des pré-études sur une station spatiale placée sur un point de Lagrange pour en faire un point d’escale dans vers le reste du système solaire. Elle fait des pré-études sur une mission vers un astéroïde. Elle fait des pré-études sur un retour sur la Lune.

Mais ces pré-études n’ont pas d’argent engagés. Ce sont juste quelques personnes assignés aux calculs.

Le SLS lui a un vrai petit budget. Il est encore insuffisant pour lancer la construction mais cela montre un intérêt au concept par le gouvernement.

Orion lui aussi a un vrai petit budget. Mais ce qui lui manque, ce sont des missions pour lesquelles il est indispensable.

Si la NASA doit faire des économies alors Orion sera le premier programme sacrifié. Comme par hasard le programme fait en coopération avec l’Europe.

Ce n’est pas du cynisme de la part de la NASA. C’est juste du réalisme. Les programmes qui survivent aux crises budgétaires sont généralement ceux qui ont des députés, des sénateurs qui se battent pour eux. Et ces élus se battent généralement pour des projets qui donnent du travail à leurs votants.

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De quel risques parles tu ?

L'europe savait pas quoi foutre de son ATV ... Maintenant elle le sait ...

Et vu les dépenses qui ont été occasionné pour le développement annulé d'ARES 1 & 5 ... La loi de programmation qui a accordé les crédits pour SLS en recyclant les développements abandonnés des 2 fusées lourdes précédentes ARES ...

Des pans entiers du programme d'exploration scientifique de la NASA qui sont passés a la trappe pour réattribuer vers SLS

Je suis désolé de te dire que pour l'instant les USA ont montré qu'ils savaient ce qu'ils voulaient : ce lanceur, car son bien emmerdés quand même d'absence de la navette ...

Et que vous oubliez une chose : le programme SLS ne se limite absolument pas a un projet de voyage sur un point Lagrange, un petit tour autour de la Lune, ou encore peut être aller sur un astéroïde (et y aterrir avec un LEM)

Mais est aussi structuré pour remplacer la navette pour tout pleins de type de mission de basse ou moyenne altitude ...

Si la NASA annonce un rythme de croisière de un vol par an environ : c'est qu'ils savent déja quoi en faire pour plein de choses qui ne serons pas forcément les programmes phares avancés dans les médias pour présenter ORION et SLS

  Si ça se trouve, a peine en service qu'ils voudront s'en servir pour refaire un tour faire un coucou a Hubble avec et lui remontrer les bretelles, pti check up ect :

Vu qu'il n'y a toujours pas de véritable projet de remplacement d'Hubble (un téléscope en lumière visible j'entends, JWST n'étant pas réellement un vrai successeur ou avancé a tort comme tel : simplement parce que le JWST regardera encore + loin dans le champ ultra profond que ne pouvait le faire Hubble)  Hubble pourrait bien subir d'énième travaux pour lui permettre encore de nouvelles capacités pour l'exoplanétologie

  Et surtout, amener des systèmes et des technologies sur l'ISS ...

Je vois vraiment pas ou sont les risques :  SLS va remplacer la navette américaine, avec capacité de vol a très haute orbite, voir sortie du système Terre lune de courte durée ... : A l'époque de la Navette ils trouvaient bien de quoi l'occuper non ? Pourquoi ne pourrait ils pas avec cet engin

Qui sera moins couteux a exploiter en orbite basse que les vols de la navette !

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Dans ces conditions, il faut espérer que la NASA lance des programmes plus ambitieux que l’ISS pour qu’Orion soit utilisé. Elle fait des pré-études sur une station spatiale placée sur un point de Lagrange pour en faire un point d’escale dans vers le reste du système solaire. Elle fait des pré-études sur une mission vers un astéroïde. Elle fait des pré-études sur un retour sur la Lune.

Mais ces pré-études n’ont pas d’argent engagés. Ce sont juste quelques personnes assignés aux calculs.

Le SLS lui a un vrai petit budget. Il est encore insuffisant pour lancer la construction mais cela montre un intérêt au concept par le gouvernement.

Orion lui aussi a un vrai petit budget. Mais ce qui lui manque, ce sont des missions pour lesquelles il est indispensable.

- Les Etats-Unis ont lancé en 2004 un programme ambitieux de nouveaux vols lunaires habités, menant à une base lunaire, prévoyant d'utiliser le matériel aussi pour des vols habités vers des astéroïdes.

A cette époque, l'Etat fédéral était nettement moins déficitaire, beaucoup moins endetté, l'économie était en croissance forte.

Résultat des courses : augmentation des coûts prévus, allongement des délais, pédalage dans la mélasse... programme annulé après X milliards dépensés.

- Aujourd'hui, l'Etat fédéral est très fortement déficitaire, sa dette augmente gravement, l'économie est en stagnation / faible croissance, un chômage structurel élevé s'est installé, et les mesures de stimulus monétaire massif et de taux d'intérêt à zéro ne mènent nulle part.

On publie des études sur des concepts, on attribue de petits budgets pour préparer des programmes dont les coûts de réalisation seraient massifs.

Le résultat n'est pas difficile à prévoir : tout cela ne mènera nulle part. Si dans des conditions économiques très favorables une volonté politique affichée forte n'a pu mener à autre chose qu'à un échec embarrassant, qu'espérer au milieu d'une crise très profonde sans issue claire et quand la volonté politique n'est même pas affichée ? :rolleyes:

Les fanas de l'espace -dont je suis- doivent se faire une raison : les projets de missions habitées au-delà de l'orbite basse, c'est fini pour TRES longtemps

Pour que l'exploration humaine au-delà de l'orbite basse reprenne après son interruption en 1972, il faudra rien moins que d'autres conditions historiques : une Chine première puissance mondiale et ambitieuse ? Une Amérique de nouveau en phase ascendante comme elle l'était dans la première moitié du XXème siècle ? Tout autre chose, que nous ne pouvons guère imaginer aujourd'hui ?

J'avais trois ans lorsque la dernière mission Apollo est revenue de la Lune.

Je considère très probable que la prochaine mission humaine dans l'espace lointain n'aura lieu qu'après ma mort.

Peut-être bien après.

Compte tenu des problèmes fondamentaux auxquels le Monde devra faire face dans les décennies voire générations à venir, entre pic pétrolier, pic de l'énergie fossile, réchauffement climatique massif, diminution des terres arables, pollutions diverses et leurs conséquences probables en terme d'effondrements de certaines sociétés et de recrudescence des conflits armés intra- et inter-Etatiques, il est parfaitement possible que les prochaines missions humaines au-delà de l'orbite basse aient lieu au XXIIème siècle.

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- Les Etats-Unis ont lancé en 2004 un programme ambitieux de nouveaux vols lunaires habités, menant à une base lunaire, prévoyant d'utiliser le matériel aussi pour des vols habités vers des astéroïdes.

A cette époque, l'Etat fédéral était nettement moins déficitaire, beaucoup moins endetté, l'économie était en croissance forte.

Résultat des courses : augmentation des coûts prévus, allongement des délais, pédalage dans la mélasse... programme annulé après X milliards dépensés.

- Aujourd'hui, l'Etat fédéral est très fortement déficitaire, sa dette augmente gravement, l'économie est en stagnation / faible croissance, un chômage structurel élevé s'est installé, et les mesures de stimulus monétaire massif et de taux d'intérêt à zéro ne mènent nulle part.

On publie des études sur des concepts, on attribue de petits budgets pour préparer des programmes dont les coûts de réalisation seraient massifs.

Le résultat n'est pas difficile à prévoir : tout cela ne mènera nulle part. Si dans des conditions économiques très favorables une volonté politique affichée forte n'a pu mener à autre chose qu'à un échec embarrassant, qu'espérer au milieu d'une crise très profonde sans issue claire et quand la volonté politique n'est même pas affichée ? :rolleyes:

Les fanas de l'espace -dont je suis- doivent se faire une raison : les projets de missions habitées au-delà de l'orbite basse, c'est fini pour TRES longtemps

Pour que l'exploration humaine au-delà de l'orbite basse reprenne après son interruption en 1972, il faudra rien moins que d'autres conditions historiques : une Chine première puissance mondiale et ambitieuse ? Une Amérique de nouveau en phase ascendante comme elle l'était dans la première moitié du XXème siècle ? Tout autre chose, que nous ne pouvons guère imaginer aujourd'hui ?

J'avais trois ans lorsque la dernière mission Apollo est revenue de la Lune.

Je considère très probable que la prochaine mission humaine dans l'espace lointain n'aura lieu qu'après ma mort.

Peut-être bien après.

Compte tenu des problèmes fondamentaux auxquels le Monde devra faire face dans les décennies voire générations à venir, entre pic pétrolier, pic de l'énergie fossile, réchauffement climatique massif, diminution des terres arables, pollutions diverses et leurs conséquences probables en terme d'effondrements de certaines sociétés et de recrudescence des conflits armés intra- et inter-Etatiques, il est parfaitement possible que les prochaines missions humaines au-delà de l'orbite basse aient lieu au XXIIème siècle.

Le projet actuel de la Nasa me parait tout à fait réaliste pour le moment. Ils ont un budget assez important, les choix techniques sont basés sur des solutions peu chers et maîtrisés. Bref.
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Le projet actuel de la Nasa me parait tout à fait réaliste pour le moment. Ils ont un budget assez important, les choix techniques sont basés sur des solutions peu chers et maîtrisés. Bref.

  Je ne saurais le dire mieux ... On peu comprendre les craintes par rapport a ce qui s'est passé avec Constellation et les lanceurs ARES ...

Mais si ça devait recommencer une fois de + : ça serait la fin d'un pan entier de la NASA ... Celui du département lanceurs ect ... Alors que déja l'économie américaine souffre de l'arrêt de la navette ... Faudrait pas déconner non plus

  Ce qu'il faut bien comprendre c'est que Constellation a été une mauvaise direction, mais qui partait sur du bon matériel ... Et en perdant inutilement du temps, tout en ne faisant pas mieux qu'apollo en + cher car 2 lanceurs au lieu d'un obligatoire !

  Le projet a été repris en main, avec un abandon de l'objectif lunaire (pour l'instant, perso je suis quasi sur qu'ils iront quand même sur la Lune tout compte fait avec SLS) car il n'est pas prioritaire en l'état par rapport a ce que demande la science en donnée a récolter ...

  La science aimerait tater de l'astéroïde frais, mais qui ne soit ni tombé en rentrée sur Terre et calciné, ni se taper des échantillons ridicules de sondes qui ont quasi rien ramené pour l'instant ... Mais gouter a des pelletées entières de régolites, de cailloux en veux tu en voila : du concret a la centaine de kg ... Pour avoir des données beaucoup + fidèles qu'un échantillon de poussière de comète ou un peu de régolite pas forcément représentatif a l'analyse

  Et c'est pour cela que la Lune n'est pas une top priorité pour eux : des échantillons lunaires de matos rapporté il leur en reste très certainement a analyser en profondeur encore ... Il n'y a pas d'urgence scientifique, mais un besoin d'infrastructures d'avenir : mais qui demanderont qu'on soit passé a d'autres phases avec des moyens + adéquats :

comme par exemple être capable de faire alunir des cargos automatiques de plusieurs dizaines de tonnes de charge utile, pour engager de jolies travaux de montage d'infrastructure quelques temps après avec l'arrivée d'une équipe humaine, et ça c'est une évolution de SLS tout a fait réalisable si on réaliserait une charge utile de SLS entièrement automatique sans espace habité avec pour unique mission faire aluinir 30/40t de matos sur la Lune

Et la technologie maitrisée de l'ATV pourra bien aider en + :  d'autant + que l'ESA a pour projet de faire de l'alunisseur automatique d'ici a 2020 en démonstrateur :  ça pourrait très bien déboucher sur un cargo lunaire avec la NASA en partenariat pour enfin se lancer dans une aventure sérieuse sur la Lune qui commencerait d'abord par apporter du matos avant les missions habités : comme un habitat semi-dur gonflable a cacher sur du régolite dans un creux le + encaissé possible ... Ce qui nécessiterait par exemple d'apporter une mini pelleteuse sur la Lune pour pouvoir faire ça correctement ... Et partir sur cette base la pour un habitat permanent qui évoluerait

  SLS pourra le faire : il a le tonnage de charge utile max crédible pour le faire, en fin de vie avant l'arrivée d'une future génération de lanceur pouvant encore aller + loin ...

Mais en attendant, la NASA a d'autres priorités, et elle a perdu sa navette ... ORION/MPVC pourra quasi tout assurer sauf l'architecture :  amener un truc très fragile en soute et volumineux ... Mais rien n'empeche de passer par d'autres méthodes : lancer le truc par une fusée en automatique : le récupérer par un RDV et amener des modules neufs sur l'ISS

  Pourquoi douter ? Je comprends pas franchement ...

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De quel risques parles tu ?

Le risque, c’est de dépenser de l’argent pour réaliser un système dont la NASA déclare qu’elle en a besoin alors qu’elle n’en a pas assez besoin pour justifier d’un budget interne. Il y a une contradiction qui risque d’éclater à terme.

EADS vend depuis longtemps des hélicoptères au gouvernement des USA. Des Dauphins chez les Coast Guards. Des hélicos de transports légers à l’Army. A chaque occasion, cela n’a pas été facile. Le client avait des besoins qui n’étaient pas couvert par les fournisseurs locaux. EADS à chaque fois a du prouver qu’il était nettement mieux que les autres. Le client avait des besoins. Il a trouvé de l’argent.

EADS n’a pas proposé de fournir gratuitement des hélicos aux gouvernements US pour des missions qui ne l’intéressaient pas.

Je ne doute pas que les responsables de la NASA qui travaillent sur la capsule ORION sont intéressés par le concept de la collaboration. Si cela rate, ils risquent le chômage. Mais j’ai peur que ce risque du chômage ne les pousse à être un peu optimistes. Un peu optimiste vis-à-vis de leur gouvernement. Un peu optimiste vis-à-vis de l’ESA.

On risque de se retrouver dans la même situation que pour le lanceur Liberty. Le concept Liberty était intéressant pour l’ESA car il lui permettait d’accéder à un marché complètement fermé. Le concept Liberty était intéressant pour son constructeur ATK car il lui permettait de récupérer les travaux déjà fait sur Arès 1.Le concept Liberty n’était pas intéressant pour le gouvernement des USA qui voulait développer la base technologique Américaine. Le concept Liberty était intéressant pour le département de la NASA qui avait développé Arès 1. Mais la NASA elle même n’était pas suffisamment intéressée par le concept. Le résultat a été que Liberty n’a pas eu son budget. D’autres ont été choisis.

Le programme SLS dispose d’un fort soutien politique et à la NASA. Sauf mauvaise surprise, le gouvernement US va lancer le programme. Mais le SLS n’a pas besoin forcement d’Orion pour exister. La plupart des missions qui sont envisagées n’ont pas besoin de passagers humains :

1. Mise en place de satellites géants. C’est le plus gros besoins. Mais pas besoin d’Orion pour cela.

2. Transfert de grosses charges vers l’ISS. Petit marché mais important stratégiquement. Mais pas besoin d’Orion pour cela.

3. Mise en place de satellites sur des orbites lointaines. Petit marché mais important stratégiquement. Mais pas besoin d’Orion pour cela.

4. Réparation de satellites sur des orbites lointaines. Il y a besoin d’Orion pour cela. Mais combien de satellites sont déjà prévus pour être accessible à cet endroit ? Un seul.

5. Missions habitées vers la Lune. Il y a besoin d’Orion pour cela. Mais combien ?

6. Missions habitées vers des astéroïdes. Il y a besoin d’Orion pour cela. Mais combien sont intéressant, visitable… ?

C’est pourquoi je suis surpris, entre autre chose, par le nombre de lancement d’Orion qui est annoncé.

La Nasa et le gouvernement US ne sont pas si intéressés que cela dans Orion. Ce programme leur a été imposé par des députés.

Finalement, ce dont j’ai peur surtout, c’est de voir le gouvernement Allemand nous refaire le coup de Spacelab. Est-ce que tout le monde connait Spacelab. ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Spacelab

C’était un petit laboratoire transporté par la Navette pour augmenter son espace de travail. La Nasa était intéressée d’en acheter trois et a proposé sa réalisation à l’Europe. L’Allemagne était le pays le plus intéressé et elle a proposé le marché suivant :

1. Le premier modèle est fournit gratuitement par l’ESA

2. Les deux autres seraient  construits par l’ESA mais payés par la NASA.

La NASA a dit oui pour les trois mais finalement, elle n’en a eu besoin que d’un seul. Le premier le gratuit. Etonnant non ?

Le gouvernement Allemand de l’époque s’est consolé en se disant que le projet avait apportée des technologies importantes. Ce qui était vrai. Et que ces technologies seraient réutilisables pour les projets futurs de la NASA. Ce qui était faux puisque la NASA a redéveloppés toutes les technologies lors de la conception de l’ISS. Etonnant non ?

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Il y a en eu bien trois au total :

http://en.wikipedia.org/wiki/Astrotech_Corporation

Since its inception in 1984, Spacehab modules and integrated cargo carriers (ICC), which fly nestled inside the cargo bay of the Space Shuttles, have provided 22 Space Shuttle missions with supplemental ferrying and space capabilities, including eight resupply missions to the International Space Station (ISS), and seven to the Russian space station Mir. The inaugural flight of Spacehab’s research double module, which launched January 2003 on STS-107, ended when the Space Shuttle Columbia broke up during re-entry. In January 2004, Spacehab filed a formal claim against NASA for the amount of $87.7 million for the loss caused by the Columbia accident. In February 2003 Spacehab received $17.7 million from the proceeds of its commercial insurance policy, and in October 2004 NASA paid the company $8.2 million. In February 2007, Spacehab dropped all litigation against NASA.

Spacehab’s most recent hardware design is its permanently deployable Integrated Cargo Carrier (ICC), known as the External Stowage Platform (ESP-2). The ESP-2 is currently attached to the International Space Station’s airlock, providing the only permanent, commercial "spare parts" facility for the ISS crew. Another Spacehab ESP, the ESP-3, was deployed during Space Shuttle mission STS-118, on August 8, 2007. Throughout its more than 20 year history, Spacehab has contracted over $1 billion dollars in total sales.

Mais les USA ont bien acheté un second Spacelab  ;)

Bref, les Européens ont intérêt les contrats et engager des avocats persuasifs si la NASA envisage un coup de jarnac  >:(

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Tu oublies une chose Marcus ...

L'ISS ... passé 2025 on sait qu'un bon quart de l'ISS risque de poser un problème "critique" de vieillissement (ils approcheront 30 ans) et que des travaux vont devoir être engagés si on veut que l'ISS continue ou pas, pour moi il faut qu'elle continue même si y a eu polémique sur le fait qu'elle n'apporte pas ce qui était promis : les immenses retombées scientifiques dans les domaines de recherche a zéro gravité

Hors, si en 2025 : la NASA n'a que les capsules & cargos du programme CCdev (soit les capsules privés d'accès a l'ISS) pour l'ISS :

Ca voudra dire alors que c'est fichu ... Ils ne seront potentiellement plus en mesure de maintenir l'ISS en bonnes conditions de sécurité/sureté, et qu'en + le problème va s'aggraver sur le manque de temps qu'a le personnel a bord de la station, a investir sur les expériences ou ils ont du travail a faire et qu'ils font assez peu : trop peu tout du moins a cause de journées trop bien remplies avec tout ce qu'il faut assumer au quotidien dans la station pour son simple fonctionnement "normal"

C'est la qu'ORION/MPVC va prendre une importance cruciale : car tout l'avenir de l'ISS en dépendra ... Sans ORION/SLS c'est vite vu : la station sera désorbitée avant 2030 ... Si ORION/MPVC : l'ISS peut continuer sa carrière jusqu'a tant quelle le veut : tant que seront fait les travaux au préalable pour soit rénover les modules de base (Zarya, unity, Zvezda, Destiny, mais aussi les poutres thermo/énergétique de base) pour assurer qu'ils restent conformes ...

 Soit engager des travaux pour créer un nouveau "coeur" de l'ISS et décrocher les vieux modules pour les balancer dans la mésosphère, une fois qu'un nouveau coeur de station est réalisé et des nouveaux modules pour les remplacer soient la : ça risque d'être compliqué, car ça veut dire que les modules encore bon pour pas mal d'années les + récents actuels : devront tenir ailleurs enfin jme comprends, mais rien d'impossible : car ça reste du légo + ou - avec des solutions envisageables

C'est ou l'un, ou l'autre ... (Voir les 2 sur 15/20 ans)

 ORION sera cruciale pour ça ... Car elle aura même fonction que la navette, d'autant + qu'en orbite basse : juste ORION/MPVC : ça laisse de la marge pour emporter avec soit 50t de charge utile (un module neuf pour l'ISS, rempli de matos dedans) car n'oublions pas que SLS c'est près de 110t max

Et que les 110t ne seront exploités en orbite haute que pour des missions du type : atterrir sur un astéroïde (il faudra embarquer un LEM complet comme a l'époque d'Apollo mais aussi : du carburant en + des capacités des cuves du MPVC qui lui n'est taillé normalement que pour aller et revenir depuis orbite lunaire comme type de mission) dans ses cuves prévues d'origine ... Idem pour aller bronzer sur un point Lagrange : ORION/MPVC n'ira pas comme ça a "poil" la bas, il faudra un module de service en + : genre un module bourré de carburant quoi ...

 ORION/MPVC seul : doit peser dans les 40t avec les pleins fait ... (peut etre 45t ...) y a de la marge pour les missions en orbite basse, comme embarquer un module ISS tout neuf avec soit ...

 Dans tout les cas, C'est soit ORION va permettre a la NASA d'engager une ISS "bis" retapée pour aller vers un cap de 2045/50, soit pas d'ORION et adieu l'ISS car elle franchira pas 2030 avec un coeur qui date de 98 ...

 Surtout qu'en + la NASA va très certainement proposer un aggrandissement de la station, et une équipe + fournies en permanence : car ils peuvent pas continuer a ce rythme qui ne suit pas en termes de productivités sur les expériences scientifique : il faut + de monde en permanence : soit agrandir et en mettre un grand coup

 Le top serait de faire + tard évoluer la station en futur chantier spatial de montage, mais ça ... Ne revons pas pour l'instant

Des missions ORION pour l'ISS : il va y en avoir plein, c'est l'évidence même

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  • 2 years later...
  • 3 weeks later...
NASA's SLS Qualification Booster Test 

 

The largest, most powerful rocket booster ever built successfully fired up Wednesday for a major-milestone ground test in preparation for future missions to help propel NASA’s Space Launch System (SLS) rocket and Orion spacecraft to deep space destinations, including an asteroid and Mars.

 

 

http://www.liveleak.com/view?i=b2e_1426094937

Edited by zx
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  • 2 months later...

Non, ca viendra après des qu'ils l'auront :) c'est ca les USA,  d'abord l'outil après on voit ce qu'on en fait. :P yeaah! oki ! doki

 

Sur ce point, je les adore, ils ne se posent pas de question, go head, ils savent  qu'ils ont besoin d'un gros lanceur lourd multi role,

multi mission pour les charges lourdes, ils le font. les détails on voit après.

 

Peut être pour planter un drapeau sur Mars :) quand les chinois iront sur la lune, histoire de remettre les pendules à l'heure.

 

une nouvelle station après 2025 ? 

 

personnellement j'aimais bien le programme constellation, il y avait une feuille de route, la lune, puis mars, la ca avance dans tous les sens, dans de projet de fond, histoire d'occuper la nasa, ils sont dans une phase de transition et de travail. ce qui arrange le gouvernement actuel.

 

l'arrêt des navettes, permet de redistribuer les fonds sur plusieurs programmes dont sls/orion, cost,etc..

 

Objectif du SLS est de transporter le vaisseau Orion. Ce devrait être l'objectif de son premier vol en 2018. Ce vaisseau habité devrait permettre des voyages vers la Lune, des astéroïdes, ou même Mars4. Il pourrait aussi servir au lancement de potentiels missions de retour d'échantillons d'Europe ou d'Encelade, Deep Space Habitat, Skylab II, missions pour le DoD, charges utiles commerciales, télescope monolithique ATLAST voire des missions vers le Soleil et Uranus.

 

Edited by zx
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  • 1 month later...
  • 4 weeks later...
  • 2 months later...

J'ai l'impression que cela polémique beaucoup dans le astrocafés du commerce autour du coût du SLS, surtout au regard des production et de l'ambition de Space X. 

SpaceX c'est seulement 55t en orbite basse en théorie. Après perso je serais plutôt pour l'usage au maximum de lanceurs commerciaux, mais bon c'est la NASA ils ont de l'argent ^^ .

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Oui,  et des milliers d'ingénieurs à occuper,  un potentiel technique à maintenir...  Seul un nouvel entrant comme Space X peut raisonnablement secouer le cocotier :) question un peu (complètement)  hs: chez nous,  où en est on sur la propulsion LOx/LCh4  ?

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