Gibbs le Cajun

Quel était le profil des soldats dans une armée des guerres Napoléonienne ?

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je me suis toujours intéressé au guerre Napoléonienne sans rentré dans le détail ,donc si on peu m'éclairer la lanterne sur des détails ,sa serait cool  =)

à quoi ressemblé la vie d'un soldat dans un régiment de la Garde par exemple ,discipline ,entraînement (durée etc ... ) ,organisation .

la nourriture ,s'était combien de repas par jour ?

qui intégré cette unité (type de population et si s'était à caractère "régional"  le recrutement au sein des régiments).

la durée d'une carrière d'un homme du rang pour celui qui ne mourrait pas au combat ,était-il pensionné ?

j'avais lu que la discipline était très cruel chez les Brits (apparemment ils avaient des gars pas fin  ,donc fallait serré la vis ) .

quand n'était il côté Français au niveau dureté de la discipline en comparaison à celle des Brits ?

on a l'impression que les Soldats Français été certes discipliné mais surtout motivé ,un esprit "Nationaliste" je dirais  :P

alors que pour les Brits ,ils servaient over sea les intérêts de la Grande-Bretagne .

pareil pourquoi le choix des couleurs d'uniforme .

bleu chez nous en général et rouge pour les Brits ,du bleu foncé ou gris chez les prussiens et autres il me semble .

les comparaison entre des armes Française et celle des autres pays .

que valait le fusil Français ,je ne connais pas son nom d'ailleurs  :-[

il me semble que s'était des armées composé "d'engagés"  .

enfin même si il y avait un système de conscription (il me semble que pour les Français et les Brits s'était des engagés ),enfin je crois  :-[

Napoléon était proche de ses soldats (enfin pour se que j'en sait ) ,et pour les autres pays ,les grand chef avaient-il le même ressenti auprès de leurs soldats ?

le respect entre ennemi ?

bon on pillé après les cadavres ,et sa se faisait de tout bord ,mais faut voir le contexte ,et de se que les soldats y trouvaient un complément de "ressource" .

j'ai lu sur la guerre d'Espagne que des écossais prisonnier avait demandé des armes pour combattre aux côté de leur gardien Français face à une attaque de guerrilleros Espagnol ,se qui laisse entendre que les soldats n'aimaient pas le type de guerre guerrilla .

et comment s'est terminé en vrai la fin du carré de la garde ,lorsque la réponse fut : "Merde la Garde meurt mais et se rend pas !!! "  

j'ai juste vu sa sur se film ,mais je reste dubitatif sur les canons amené aussi prés du carré de Grognard  :rolleyes:

http-~~-//www.youtube.com/watch?v=VvIZ92EQ074&feature=related

enfin voilà ,plein de question ,merci d'avance pour votre éclairage  =)

Edit de Fenrir: j'ai modifié le titre.

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Question couleurs, je crois que c'était plus varié que le bleu  :lol: Si je me souviens bien la Légion Nautique (Campagne d'Egypte) était en rouge.

Après il y avait de tout, surtout dans la cavalerie je l'impression..

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Question couleurs, je crois que c'était plus varié que le bleu  :lol: Si je me souviens bien la Légion Nautique (Campagne d'Egypte) était en rouge.

Après il y avait de tout, surtout dans la cavalerie je l'impression..

oui je sais ,mais il y a eu quand même une fixation sur le bleu au niveau infanterie et artillerie .

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Scène complètement fantasmée par les anglais  :lol:

En réalité les régiments de la vieille garde castagnent les prussiens ou taillent des croupières aux troupes de poursuites anglaises.

Par contre effectivement la moyenne garde passe un sale quart d'heure, mais pas contre des anglais.

Ceci étant dit, le système français est fondé sur la conscription. Il y a un tirage au sort par classe effectué dans toutes les communes de France. Ceux qui peuvent payer sont dispensés du service si ils proposent un remplaçant.

Il y a un esprit qui anime la grande armée, surtout vers 1804 quant elle est à son apogée. Des années après on revoit certains de ses soldats reprendre leurs vieux uniforme pour participer aux journées de 1830. Il y a vraiment une mobilisation idéologique coté français qui fait qu'on a aussi un meilleur recrutement, avec pas mal de cadres qui vont bénéficier de promotions au mérite (au début du consulat jusqu'au début de l'Empire, après la cooptation reprend ses droits).

Il y a aussi l'apport européen dans l'armée française qui est rejoint par des hommes exceptionnels d'autres nations.

Me semble que niveau matos, notre bon vieux fusil modèle 1777 est la norme :

http://www.armae.com/contemporain/147fusils.htm

Pour l'uniforme bleu ça vient des gardes françaises.

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Pour la vidéo, le bout portant est rare, d'abord et avant tout parce que les servants se feraient flinguer directement par le carré ou par les nuées de tirailleurs (issus des bataillons légers ou des compagnies légères des bataillons d'infanterie) éparpillés autour des troupes de ligne. Ca pouvait arriver à l'occasion, mais le carré aurait souvent eu lui aussi quelques canons de petit calibre pour cracher de la mitraille dans ses rangs, l'infanterie n'ayant alors pas renoncé à ses canons d'accompagnement et ayant toujours un certain nombre de pièces de 6 livres dans ses rangs, qui servent d'armes collectives et de booster au moral (parce que l'efficacité du canon de 6, quoiqu'appréciable à l'occasion au niveau individuel, ne donne pas vraiment de grands effets). Les canons d'infanterie suivent cependant peu un bataillon qui avance sur le champ de bataille et servent surtout aux unités en défense restant sur ou près des lignes de départ: ils ne sont emmenés dans une avance que pour les mouvements planifiés, en terrain plat, et quand il s'agit d'une attaque conséquente (beaucoup d'unités, soit un mouvement majeur). Même si leur maniement et leur mise en batterie sont assez rapide et nécessitent peu de personnel (6-7 personnes environs, voire moins hors mouvement), ils ralentissent une unité dès lors qu'elle a besoin de faire des mouvements rapides, d'opérer ses conversions, de se coordonner avec les bataillons voisins.

Les canons sont issus du système Gribeauval revu et corrigé par Napoléon

que valait le fusil Français ,je ne connais pas son nom d'ailleurs

A la base, c'est le Charleville modèle 1777 (conçu par Gribeauval, le réformateur de l'artillerie), mais c'est un peu plus qu'une seule arme: c'est un système, une arme déclinée en un certain nombre de modèles (autour de 6): plus court pour la cavalerie (mousqueton), plus long pour l'infanterie légère (précision accrue).... Ce fut le fusil le plus produit de son temps, et faire un comparatif entre armes est difficile: s'encrassant assez vite, il était cependant complètement standardisé (pièces interchangeables entre armes, une nouveauté à l'époque), facile d'emploi, le plus précis des fusils de grande production d'alors (ce qui ne veut pas forcément dire "très précis" :lol:), ayant une bonne cadence....Il était surtout connu pour être increvable, avoir un canon qui ne se déformait que très peu à l'usage, la kalashnikov de l'époque, quoi (entre 7 et 8 millions produits en France seule, plus des licenses ailleurs). Un bataillon entraîné devait s'aligner sur la norme des 3 tirs en salve à la minute, avec une portée utile allant de 80 à 125m (les conditions atmosphérique impactant les armes à poudre dans des "cartouches" de papier, la qualité de poudre étant inégale, le canon s'encrassant vite....).

Par comparaison, le Brown Bess anglais avait une cadence un peu supérieure en théorie (c'est l'entraînement, l'usage, qui fait cependant l'essentiel), mais surtout une plus grande puissance de tir (calibre supérieur), mais pas de bonne précision (même pas de mire).

qui intégré cette unité (type de population et si s'était à caractère "régional"  le recrutement au sein des régiments).

La garde, c'est beaucoup de régiments, mais son accès est celui d'une sélection des meilleurs: il se fonde sur l'âge, la taille (1,83m en moyenne pour les grenadiers, autour d'1,70m pour les chasseurs), l'éducation (savoir lire et écrire), un certificat de bonne vie et moeurs (grosso modo, une équivalence d'un casier judiciaire vierge), éventuellement une lettre de recommandation d'un officier, et surtout un nombre plancher de campagnes effectuées et/ou une durée de service (10 ans pour le 1er Régiment de Grenadier, l'élite absolue), un certain nombre de citations et éventuellement de décorations (beaucoup de membres de la garde sont titulaires de la légion d'honneur, tous le sont au 1er Grenadiers ou au 1er Chasseurs). La sélection des officiers est encore plus exigeante. A noter cependant que les critères ne sont pas les mêmes pour les Vieilles, Moyenne et Jeune Garde.

Il n'y a pas d'affiliation régionale/géographique, culturelle ou liguistique dans la Garde à la base, sauf pour quelques unités spécifiques: les Mamelouks de la Garde (un escadron), le 1er Chevau-Légers Lanciers (Polonais), le 2ème Chevau-Léger Lanciers (les "lanciers rouges", issus des hussards de la Garde Royale hollandaise), plus quelques unités éphémères comme les chasseurs à cheval de Berg et les tartares lituaniens.

la durée d'une carrière d'un homme du rang pour celui qui ne mourrait pas au combat ,était-il pensionné ?

Oui au-delà d'une certaine durée de service: il y a les pensions et les demi-soldes (ce dernier truc étant pour ceux pouvant encore être rappelés, soit la réserve), mais c'est pas grand-chose.

la nourriture ,s'était combien de repas par jour ?

Ben c'est des humains, pas des aliens, et qui pratiquent un métier exigeant: on s'aperçoit dans l'histoire militaire que le total calorique nécessaire quotidiennement a peu varié et a toujours constitué la base des calculs d'intendance depuis qu'il y a des archives militaires. Le phalangistes macédonien, le légionnaire romain, le piquiers de la Renaissance, le fantassin de Louis XIV ou le Grognard bouffait, ou était censé bouffer, à peu près la même chose en opération que ce que le fantassin actuel avale. Evidemment, y'a des périodes de manque, des périodes où les armées, en proie à des difficultés ou mal financées, bouffent mel et/ou peu, mais grosso modo, il s'agit des mêmes quantités pour le standard. Et la qualité varie beaucoup selon les moments. Mais le soldat de cette époque bouffe avant tout du pain (presque un kilo par jour), du biscuit (version longue conservation du pain) ou du gruau (quand y'a pénurie), de la soupe et/ou des légumes, de la viande (salée ou en conserves de verre -nouveauté de la Grande Armée) et du vin (coupé d'eau comme ça s'est toujours fait jusqu'au XXème siècle, tant pour limiter l'ivrognerie que pour rendre l'eau buvable). Le troufion anglais a l'intendance la plus fournie de l'époque (sans quoi, vu la qualité merdique du recrutement et le traitement des soldats, y'aurait désertion massive et mutineries permanentes), ce qui rendait l'armée anglaise très lente, et une de ses spécificités est la ration quotidienne de whisky ou de rhum (en plus de la bière) qui, comme dans la Navy, est considérée comme un droit sacré.

organisation

Très long sujet, et ça dépen du type d'unité, mais pour schématiser et faire les types les plus nombreux:

- infanterie de ligne

- infanterie légère

- cavalerie lourde

- cavalerie de ligne

- cavalerie légère

- artillerie à cheval

- artillerie de ligne (obusiers et canons longs -12 et 24 livres-, plus mortiers)

L'infanterie de ligne comme l'infanterie légère reposent sur des régiments de 2 à 3 bataillons en général, chaque bataillon ayant un nombre donné de compagnies (uniforme pour toute l'armée en France, mais ce nombre a évolué pendant la période, au fil des réformes). Les bataillons sont en gros formé d'un EM permanent et d'un nombre donné (de 4 à 10 suivant le moment, à l'effectif qui a aussi varié) de fusiliers standards (fusiliers dans la ligne, tirailleurs dans la légère), d'une compagnie de fantassins légers (chasseurs dans la ligne, voltigeurs dans la légère) et d'une de fantassins de choc (grenadiers dans la ligne, carabiniers dans la légère), la sélection de ces 2 compagnies spéciales se faisant sur la qualité (actions,comportement), le gabarit (les fantassins de choc sont grands, les fantassins légers sont des petits) et le caractère.

les compagnies légères essaiment par petits paquets (souvent par binômes coordonnés) devant les bataillons de ligne en bataille, pour harceler l'adversaire (sniper les officiers et sous-offs, affaiblir la ligne de front adverse, dégommer leurs homoliogues), mais rentrent dans la ligne quand le contact est proche (ou harcèlent le flanc). Ils font les flancs-gardes en ordre de marche. Les bataillons légers, surtout dans l'armée française (la seule à en avoir de telles quantité: 1/3 de l'infanterie) font la même chose à plus grande échelle et à plus grande distance, complétant l'effet de l'artillerie pour faire mal de loin et en permanence, avec un effet numériquement et qualitativement significatif. En ordre de marche, ce sont les troupes de reco, d'opérations spéciales et commandos, qui sécurisent les axes, saisissent les points de passage, procurent le premier échelon de sécurisation des armées sur l'avant et sur les flancs, à une certaine distance.

j'avais lu que la discipline était très cruel chez les Brits (apparemment ils avaient des gars pas fin  ,donc fallait serré la vis )

L'armée française de Louis XIV était aussi connue pour sa discipline sévère (les châtiments, outre l'exécution, pouvant aussi inclure le marquage de la Fleur de Lys au fer rouge, le nez coupé, et des punitions diverses comme les verges ou le piquet): toutes les armées d'ancien régime, professionnelles, pratiquaient de telles horreurs pour essayer de lutter contre le brigandage (au moins sur le territoire national), la désobéissance et la désertion (massive dans ces armées). La Prussienne et la Russe n'étaient pas tendres non plus.

L'armée révolutionnaire française fut à cet égard un changement: la première à interdire les châtiments corporels, ce qui, avec la motivation nationale, introduisit un nouvel esprit qui rendit possible de constater une nouvelle équation: moins on châtie, moins ils désertent. L'armée prussienne, la plus connue pour ses châtiments, quand elle opère sa réforme après les râclées de 1806-1807, abolit les châtiments et le traitement inhumain, en copiant le modèle français, notamment celui de la promotion au mérite de soldats du rang, et forme une armée nationale.

Autre nouveauté française (encore que la Suède et des Etats plus petits aient eu des institutions préfigurant cela), le recrutement est issu de la conscription: mais si elle est universelle (tous peuvent être appelés), ça ne veut pas dire qu'on prend toute une classe d'âge. Au sein de chaque classe et de chaque circonscription géographique, on procède ensuite par tirage au sort selon les besoins. Le reste peut encore être rappelé si le besoin s'en fait sentir (nouveau tirage au sort, voire raclage de toute la classe vers la fin de l'empire), et il faut enlever les exemptions à titre divers, et ajouter l'effectif des volontaires (nombreux pendant toute la période, y compris encore en 1813-1814).

L'armée prussienne est la première à suivre ce modèle (et sera la première à opérer la conscription universelle systématique de TOUTE une classe d'âge) que tous les Etats européens adopteront graduellement au XIXème siècle sauf l'Angleterre.

et comment s'est terminé en vrai la fin du carré de la garde ,lorsque la réponse fut : "Merde la Garde meurt mais et se rend pas !!!

Cambronne (qui commandait un bataillon de Chasseurs de la Vieille Garde) aurait plutôt dit la première partie que la seconde :lol: avant d'être blessé par un cavalier anglais. Mais le dernier carré de la Gardea effectivement tenu et couvert la retraite de l'armée, intimidant les éléments britanniques "de pointe", peu nombreux parce qu'après une avance d'une centaine de mètres, ils se sont grosso modo arrêtés, Wellington prétextant que son armée était épuisée d'avoir combattu toute la journée et laissant aux Prussiens le soin de la poursuite (comme si les Prussiens avaient pas combattu toute la journée :P, en plus eux après une marche forcée). Ce sont les unités de la Vieille Garde qui ont couvert le retrait du champ de bataille, en ordre parfait et sans se presser.

Par contre effectivement la moyenne garde passe un sale quart d'heure, mais pas contre des anglais.

Si, c'est la Moyenne Garde qui a fait l'avance contre le centre droit anglais, à 5 bataillons sous-dimensionnés contre le quadruple (en position de défense, donc avec un grand avantage), appuyé par des batteries d'artillerie, le tout opérant des tirs croisés et tendus à mitraille sur les gardes français qui, comble du trip, devaient monter une pente sous ce déluge. Et pourtant ces unités ont fait fuir les gardes anglais (qui, comble de l'hypocrisie, adopteront le bonnet à poil pour une réussite qu'ils n'ont pas eu et contre des unités françaises qui n'en avaient pas, le bonnet à poil étant l'apanage de la Vieille Garde) et quelques autres, tenant un long moment à un contre 5 (l'avance étant en 2 échelons, ces 5 bataillons ont attaqué en 2 groupe successifs).
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Pour la sélection  :oops:

Il y avait une choses très importante, les soldats devaient avoir de bonne dents parce qu'ils devaient couper les sachets de poudre en tissus avec leur dents afin de recharger leur fusil.

Pour les bottes des soldats il me semble qu'il avait ni pied droit ni pied gauche mais seulement un modèle unique. 

 

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Scène complètement fantasmée par les anglais  :lol:

En réalité les régiments de la vieille garde castagnent les prussiens ou taillent des croupières aux troupes de poursuites anglaises.

Par contre effectivement la moyenne garde passe un sale quart d'heure, mais pas contre des anglais.

Ceci étant dit, le système français est fondé sur la conscription. Il y a un tirage au sort par classe effectué dans toutes les communes de France. Ceux qui peuvent payer sont dispensés du service si ils proposent un remplaçant.

Il y a un esprit qui anime la grande armée, surtout vers 1804 quant elle est à son apogée. Des années après on revoit certains de ses soldats reprendre leurs vieux uniforme pour participer aux journées de 1830. Il y a vraiment une mobilisation idéologique coté français qui fait qu'on a aussi un meilleur recrutement, avec pas mal de cadres qui vont bénéficier de promotions au mérite (au début du consulat jusqu'au début de l'Empire, après la cooptation reprend ses droits).

Il y a aussi l'apport européen dans l'armée française qui est rejoint par des hommes exceptionnels d'autres nations.

Me semble que niveau matos, notre bon vieux fusil modèle 1777 est la norme :

http://www.armae.com/contemporain/147fusils.htm

Pour l'uniforme bleu ça vient des gardes françaises.

merci pour les infos  =)

Pour la vidéo, le bout portant est rare, d'abord et avant tout parce que les servants se feraient flinguer directement par le carré ou par les nuées de tirailleurs (issus des bataillons légers ou des compagnies légères des bataillons d'infanterie) éparpillés autour des troupes de ligne. Ca pouvait arriver à l'occasion, mais le carré aurait souvent eu lui aussi quelques canons de petit calibre pour cracher de la mitraille dans ses rangs, l'infanterie n'ayant alors pas renoncé à ses canons d'accompagnement et ayant toujours un certain nombre de pièces de 6 livres dans ses rangs, qui servent d'armes collectives et de booster au moral (parce que l'efficacité du canon de 6, quoiqu'appréciable à l'occasion au niveau individuel, ne donne pas vraiment de grands effets). Les canons d'infanterie suivent cependant peu un bataillon qui avance sur le champ de bataille et servent surtout aux unités en défense restant sur ou près des lignes de départ: ils ne sont emmenés dans une avance que pour les mouvements planifiés, en terrain plat, et quand il s'agit d'une attaque conséquente (beaucoup d'unités, soit un mouvement majeur). Même si leur maniement et leur mise en batterie sont assez rapide et nécessitent peu de personnel (6-7 personnes environs, voire moins hors mouvement), ils ralentissent une unité dès lors qu'elle a besoin de faire des mouvements rapides, d'opérer ses conversions, de se coordonner avec les bataillons voisins.

merci  =)

Les canons sont issus du système Gribeauval revu et corrigé par Napoléon

A la base, c'est le Charleville modèle 1777 (conçu par Gribeauval, le réformateur de l'artillerie), mais c'est un peu plus qu'une seule arme: c'est un système, une arme déclinée en un certain nombre de modèles (autour de 6): plus court pour la cavalerie (mousqueton), plus long pour l'infanterie légère (précision accrue).... Ce fut le fusil le plus produit de son temps, et faire un comparatif entre armes est difficile: s'encrassant assez vite, il était cependant complètement standardisé (pièces interchangeables entre armes, une nouveauté à l'époque), facile d'emploi, le plus précis des fusils de grande production d'alors (ce qui ne veut pas forcément dire "très précis" :lol:), ayant une bonne cadence....Il était surtout connu pour être increvable, avoir un canon qui ne se déformait que très peu à l'usage, la kalashnikov de l'époque, quoi (entre 7 et 8 millions produits en France seule, plus des licenses ailleurs). Un bataillon entraîné devait s'aligner sur la norme des 3 tirs en salve à la minute, avec une portée utile allant de 80 à 125m (les conditions atmosphérique impactant les armes à poudre dans des "cartouches" de papier, la qualité de poudre étant inégale, le canon s'encrassant vite....).

Par comparaison, le Brown Bess anglais avait une cadence un peu supérieure en théorie (c'est l'entraînement, l'usage, qui fait cependant l'essentiel), mais surtout une plus grande puissance de tir (calibre supérieur), mais pas de bonne précision (même pas de mire).

j'aime bien cette comparaison avec la kalashnikov .

La garde, c'est beaucoup de régiments, mais son accès est celui d'une sélection des meilleurs: il se fonde sur l'âge, la taille (1,83m en moyenne pour les grenadiers, autour d'1,70m pour les chasseurs), l'éducation (savoir lire et écrire), un certificat de bonne vie et moeurs (grosso modo, une équivalence d'un casier judiciaire vierge), éventuellement une lettre de recommandation d'un officier, et surtout un nombre plancher de campagnes effectuées et/ou une durée de service (10 ans pour le 1er Régiment de Grenadier, l'élite absolue), un certain nombre de citations et éventuellement de décorations (beaucoup de membres de la garde sont titulaires de la légion d'honneur, tous le sont au 1er Grenadiers ou au 1er Chasseurs). La sélection des officiers est encore plus exigeante. A noter cependant que les critères ne sont pas les mêmes pour les Vieilles, Moyenne et Jeune Garde.

1.83 ,ben mince alors  :O ils arrivaient à trouver les effectifs et de quoi recomplété ? ,je fais 1.76 donc recalé  :lol:

et s'est quoi la différence entre vieilles garde ,moyenne et jeune garde ?

des tenues différentes (couvre chef ).

Il n'y a pas d'affiliation régionale/géographique, culturelle ou liguistique dans la Garde à la base, sauf pour quelques unités spécifiques: les Mamelouks de la Garde (un escadron), le 1er Chevau-Légers Lanciers (Polonais), le 2ème Chevau-Léger Lanciers (les "lanciers rouges", issus des hussards de la Garde Royale hollandaise), plus quelques unités éphémères comme les chasseurs à cheval de Berg et les tartares lituaniens.

ok .

Oui au-delà d'une certaine durée de service: il y a les pensions et les demi-soldes (ce dernier truc étant pour ceux pouvant encore être rappelés, soit la réserve), mais c'est pas grand-chose.

ok

Ben c'est des humains, pas des aliens, et qui pratiquent un métier exigeant: on s'aperçoit dans l'histoire militaire que le total calorique nécessaire quotidiennement a peu varié et a toujours constitué la base des calculs d'intendance depuis qu'il y a des archives militaires. Le phalangistes macédonien, le légionnaire romain, le piquiers de la Renaissance, le fantassin de Louis XIV ou le Grognard bouffait, ou était censé bouffer, à peu près la même chose en opération que ce que le fantassin actuel avale. Evidemment, y'a des périodes de manque, des périodes où les armées, en proie à des difficultés ou mal financées, bouffent mel et/ou peu, mais grosso modo, il s'agit des mêmes quantités pour le standard. Et la qualité varie beaucoup selon les moments. Mais le soldat de cette époque bouffe avant tout du pain (presque un kilo par jour), du biscuit (version longue conservation du pain) ou du gruau (quand y'a pénurie), de la soupe et/ou des légumes, de la viande (salée ou en conserves de verre -nouveauté de la Grande Armée) et du vin (coupé d'eau comme ça s'est toujours fait jusqu'au XXème siècle, tant pour limiter l'ivrognerie que pour rendre l'eau buvable).

effectivement .

Le troufion anglais a l'intendance la plus fournie de l'époque (sans quoi, vu la qualité merdique du recrutement et le traitement des soldats, y'aurait désertion massive et mutineries permanentes), ce qui rendait l'armée anglaise très lente, et une de ses spécificités est la ration quotidienne de whisky ou de rhum (en plus de la bière) qui, comme dans la Navy, est considérée comme un droit sacré.

effectivement .

Très long sujet, et ça dépen du type d'unité, mais pour schématiser et faire les types les plus nombreux:

- infanterie de ligne

- infanterie légère

- cavalerie lourde

- cavalerie de ligne

- cavalerie légère

- artillerie à cheval

- artillerie de ligne (obusiers et canons longs -12 et 24 livres-, plus mortiers)

L'infanterie de ligne comme l'infanterie légère reposent sur des régiments de 2 à 3 bataillons en général, chaque bataillon ayant un nombre donné de compagnies (uniforme pour toute l'armée en France, mais ce nombre a évolué pendant la période, au fil des réformes). Les bataillons sont en gros formé d'un EM permanent et d'un nombre donné (de 4 à 10 suivant le moment, à l'effectif qui a aussi varié) de fusiliers standards (fusiliers dans la ligne, tirailleurs dans la légère), d'une compagnie de fantassins légers (chasseurs dans la ligne, voltigeurs dans la légère) et d'une de fantassins de choc (grenadiers dans la ligne, carabiniers dans la légère), la sélection de ces 2 compagnies spéciales se faisant sur la qualité (actions,comportement), le gabarit (les fantassins de choc sont grands, les fantassins légers sont des petits) et le caractère.

il y avait quand même une spécialisation mine de rien ,et on cherché des profils type ,que se soit caractères et physique .

j'avais toujours pensé que s'était plus ou moins uniforme ,enfin le truc de masse .

les compagnies légères essaiment par petits paquets (souvent par binômes coordonnés) devant les bataillons de ligne en bataille, pour harceler l'adversaire (sniper les officiers et sous-offs, affaiblir la ligne de front adverse, dégommer leurs homoliogues), mais rentrent dans la ligne quand le contact est proche (ou harcèlent le flanc). Ils font les flancs-gardes en ordre de marche. Les bataillons légers, surtout dans l'armée française (la seule à en avoir de telles quantité: 1/3 de l'infanterie) font la même chose à plus grande échelle et à plus grande distance, complétant l'effet de l'artillerie pour faire mal de loin et en permanence, avec un effet numériquement et qualitativement significatif. En ordre de marche, ce sont les troupes de reco, d'opérations spéciales et commandos, qui sécurisent les axes, saisissent les points de passage, procurent le premier échelon de sécurisation des armées sur l'avant et sur les flancs, à une certaine distance.

effectivement .

L'armée française de Louis XIV était aussi connue pour sa discipline sévère (les châtiments, outre l'exécution, pouvant aussi inclure le marquage de la Fleur de Lys au fer rouge, le nez coupé, et des punitions diverses comme les verges ou le piquet): toutes les armées d'ancien régime, professionnelles, pratiquaient de telles horreurs pour essayer de lutter contre le brigandage (au moins sur le territoire national), la désobéissance et la désertion (massive dans ces armées). La Prussienne et la Russe n'étaient pas tendres non plus.

au purée  :O

L'armée révolutionnaire française fut à cet égard un changement: la première à interdire les châtiments corporels, ce qui, avec la motivation nationale, introduisit un nouvel esprit qui rendit possible de constater une nouvelle équation: moins on châtie, moins ils désertent. L'armée prussienne, la plus connue pour ses châtiments, quand elle opère sa réforme après les râclées de 1806-1807, abolit les châtiments et le traitement inhumain, en copiant le modèle français, notamment celui de la promotion au mérite de soldats du rang, et forme une armée nationale.

donc mine de rien ,une sacré évolution .

Autre nouveauté française (encore que la Suède et des Etats plus petits aient eu des institutions préfigurant cela), le recrutement est issu de la conscription: mais si elle est universelle (tous peuvent être appelés), ça ne veut pas dire qu'on prend toute une classe d'âge. Au sein de chaque classe et de chaque circonscription géographique, on procède ensuite par tirage au sort selon les besoins. Le reste peut encore être rappelé si le besoin s'en fait sentir (nouveau tirage au sort, voire raclage de toute la classe vers la fin de l'empire), et il faut enlever les exemptions à titre divers, et ajouter l'effectif des volontaires (nombreux pendant toute la période, y compris encore en 1813-1814).

s'était quoi la durée minimum de service pour un gars tiré au sort ?

L'armée prussienne est la première à suivre ce modèle (et sera la première à opérer la conscription universelle systématique de TOUTE une classe d'âge) que tous les Etats européens adopteront graduellement au XIXème siècle sauf l'Angleterre.

les anglais ont donc compensé par un meilleur soutien de l'homme tout en gardant une discipline dur bien après les guerres Napoléonienne ,mais s'était valable du fait que s'était une petite armée pour les missions over sea .

Cambronne (qui commandait un bataillon de Chasseurs de la Vieille Garde) aurait plutôt dit la première partie que la seconde :lol: avant d'être blessé par un cavalier anglais. Mais le dernier carré de la Gardea effectivement tenu et couvert la retraite de l'armée, intimidant les éléments britanniques "de pointe", peu nombreux parce qu'après une avance d'une centaine de mètres, ils se sont grosso modo arrêtés, Wellington prétextant que son armée était épuisée d'avoir combattu toute la journée et laissant aux Prussiens le soin de la poursuite (comme si les Prussiens avaient pas combattu toute la journée :P, en plus eux après une marche forcée). Ce sont les unités de la Vieille Garde qui ont couvert le retrait du champ de bataille, en ordre parfait et sans se presser.

Si, c'est la Moyenne Garde qui a fait l'avance contre le centre droit anglais, à 5 bataillons sous-dimensionnés contre le quadruple (en position de défense, donc avec un grand avantage), appuyé par des batteries d'artillerie, le tout opérant des tirs croisés et tendus à mitraille sur les gardes français qui, comble du trip, devaient monter une pente sous ce déluge. Et pourtant ces unités ont fait fuir les gardes anglais (qui, comble de l'hypocrisie, adopteront le bonnet à poil pour une réussite qu'ils n'ont pas eu et contre des unités françaises qui n'en avaient pas, le bonnet à poil étant l'apanage de la Vieille Garde) et quelques autres, tenant un long moment à un contre 5 (l'avance étant en 2 échelons, ces 5 bataillons ont attaqué en 2 groupe successifs).

donc l'image de grognard avec bonnet de poils formant le dernier carré est fausse ,il ne portait pas se fameux bonnet de poils ?

je ne savais pas que les autres unités jeune, moyenne (je ne connaissait pas  :-[ ) ne portait pas le bonnet de poil  :-[

et qu'est-ce que sa apporté pour les anglais  de reprendre le bonnet de poils de la vieille garde (alors que comme tu le dis ,ils n'ont pas réussit ) ?

avoir un prestige en adoptant une coiffure de l'ennemi "battu" (j'avais lu qu'une unité anglaise ,avant napoléon ou pendant qui avait trempé son plumeau blanc dans le sang des Français vaincut  :P ,et depuis porté se plumeau blanc et rouge en haut ) ,ou indirectement (inconsciemment ? pour ne pas avoir honte de se l'avouer  :lol: ) un mimétisme par rapport à une armée d'élite qu'était la Garde ?

Pour la sélection  :oops:

Il y avait une choses très importante, les soldats devaient avoir de bonne dents parce qu'ils devaient couper les sachets de poudre en tissus avec leur dents afin de recharger leur fusil.

Pour les bottes des soldats il me semble qu'il avait ni pied droit ni pied gauche mais seulement un modèle unique.

j'avais lu que certain afin d'éviter l'Armée s'arrangé pour perdre des dents .

tient ,refaire un film sur Waterloo ,avec toute vos informations sa seraient super intéressant ,un film objectif et détaillée,et avec les moyens sa pourrait donné une autre vision .

@Tancrède .

tu m'avais dit que des historiens Brits avait remit en cause la vision historique qui avait toujours été mis sur le devant chez les anglais .

sa bouge encore ses "mouvements" d'historien Brits ,et est-ce qu'ils arrivent à en parler le plus largement possible ,et que sa met du débat dans les forums anglo-saxon ?

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Ouais, les mutilations volontaires ont une longue histoire: les fils de soldats romains, à partir du IIIème siècle, étaient obligés de suivre la carrière de leur père. Certains allaient jusqu'à se couper le pouce pour éviter ça (de là vient le terme "poltron", abbréviation de "pollice tronconatus" ou un truc comme ça).

,je fais 1.76 donc recalé  

Pour le 1er Régiment de Grenadiers, oui, mais t'es bon pour le 1er Chasseur, donc tu peux encore être un grognard (seuls les Ier Grenadiers et Chasseurs ont droit à ce titre).... Si tu remplis les autres critères :lol:.

il y avait quand même une spécialisation mine de rien ,et on cherché des profils type ,que se soit caractères et physique .

j'avais toujours pensé que s'était plus ou moins uniforme ,enfin le truc de masse .

Ca arrive souvent quand on connaît mal une époque (ça commence comme ça quand on aborde le sujet), et au bout, tu t'aperçois qu'il faut différencier les unités par type de recrutement, niveau de formation et d'expérience, mission (et adaptation à la mission), théâtre d'opération le plus fréquent, niveau de permanence/financement/battle readiness.... Et évidemment, chaque unité doit se subdiviser jusqu'à l'échelon essentiel (groupe de combat et autre) parce que ça, c'est une constante depuis le début de l'histoire militaire: il faut organiser, coordonner, savoir, articuler les unités, économiser les troupes, garder des réserves, pouvoir "manier" une armée....

Et il faut voir l'organisation opérationnelle: un régiment (de 2 à 3 bataillons, parfois plus) a un bataillon de dépôt (formation), mais c'est une unité administrative et de formation. En campagne, l'armée opère en brigades, divisions, corps d'armées et armées. Les corps d'armées sont le pion opératif/stratégique essentiel: petite armée "complète" et autonome (entre 20 000 et 30 000h environs), et confiée à un maréchal avec un EM permanent conséquent, c'est l'outil de base de la manoeuvre stratégique napoléonienne. Les brigades (groupements de bataillons ou d'escadrons d'une même arme) et divisions (groupements de cavalerie ou d'infanterie de plusieurs types, avec un petit EM et quelques moyens propres, notamment d'artillerie) sont des pions de manoeuvre pour le champ de bataille et des éléments qui peuvent passer d'un corps à l'autre "clé en main" pour essayer de préserver les habitudes et automatismes si cruciaux pour le combat à grande échelle.

Ceci dit, pour l'essentiel de la période, il faut considérer que le bataillon moyen (léger ou ligne) a 4 compagnies standard et 2 "spéciales". Le nombre s'est réduit moins en raison de l'attrition que face au besoin de mouvement et coordination rapide. En revanche, par rapport à la période précédente, les compagnies ont tendance à avoir plus de soldats (de 50 à 80 sous l'ancien régime, autour d'une centaine pendant la période napoléonienne, 140 en théorie à partir de 1808). Petit correctif: les bataillons de ligne sont faits de fusiliers (les standards), grenadiers et voltigeurs, les légers sont faits de chasseurs, carabiniers (ce sont les meilleurs snipers de l'armée) et voltigeurs.

s'était quoi la durée minimum de service pour un gars tiré au sort ?

Lé période standard est de 5 ans, à partir de 20 ans et jusqu'à l'âge de 25 ans. mais on peut s'enrôler volontairement ou en avance de service à partir de 18 ans (dans la pratique, on passait facilement à partir de 16 ans, voire plus jeune encore pour les pupilles et tambours). Le tirage au sort, la plupart du temps, prend l'équivalent d'un tiers des inscrits au rôle des "bons pour le service" (l'ensemble d'une classe d'âge moins les carrément inaptes et exemptés). Cette pratique est tempérée ou alourdie par un quota d'effectifs assigné à chaque canton (et c'est ce quota que l'empereur peut modifier pour appeler une part plus importante d'une classe d'âge).

et s'est quoi la différence entre vieilles garde ,moyenne et jeune garde ?

La Moyenne Garde, ce sont des unités d'élite avec des critères un peu moins draconiens (mais durs quand même) et des effectifs plus nombreux, qui servent, encore plus que la Vieille Garde, de réserve d'intervention en bataille, d'unité de choc chargée de faire la décision ou d'intervenir dans les points chauds en dernière minute. De très haute qualité, ce sont les unités les plus employées (la Vieille Garde, ce sont 2 régiments à 2 bataillons, soit un outil petit même si ses capacités, sur un coup ponctuel, sont immenses), et elles ont franchement beaucoup servi. 4 régiments de Grenadiers, 3 de chasseurs, 3 de fusilliers. Pour tout ce qui concerne la Garde, faut pas oublier la cavalerie non plus (2 régiments dans la Vieille), et l'artillerie, plus le Génie (une compagnie de Vieille Garde), la Marine et quelques petits corps à part.

La Jeune garde est une création de 1809-1810, un projet de Napoléon en même temps qu'un palliatif aux hécatombes de campagnes de 1807-1809: il s'agit de prélever les conscrits les plus prometteurs et les soldats méritants un peu partout pour les faire tourner quelques années dans ces régiments de Garde et ensuite les renvoyer dans la ligne ou la légère (avec une promotion) pour servir de cadres et vétérans chargés de renforcer des bataillons où la proportion de recrues sans grande expérience et à l'entraînement plus court qu'avant devenait plus importante.

De fait, les régiments de la Jeune Garde sont nettement plus nombreux (jusqu'à 44) et sont des "écoles à sergents", très employés au front, avec un taux de mortalité qui devient terrible en Russie et après. Extrêmement motivés (la moyenne d'âge est basse) et compétents, ils ont été une masse de manoeuvre utile qui cependant par son nombre fragilisait temporairement l'armée en la privant d'une partie de ses meilleurs éléments à un moment où l'attrition la bouffait et contraignait sans cesse la proportion de soldats aguerris.

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Si, c'est la Moyenne Garde qui a fait l'avance contre le centre droit anglais, à 5 bataillons sous-dimensionnés contre le quadruple (en position de défense, donc avec un grand avantage), appuyé par des batteries d'artillerie, le tout opérant des tirs croisés et tendus à mitraille sur les gardes français qui, comble du trip, devaient monter une pente sous ce déluge. Et pourtant ces unités ont fait fuir les gardes anglais (qui, comble de l'hypocrisie, adopteront le bonnet à poil pour une réussite qu'ils n'ont pas eu et contre des unités françaises qui n'en avaient pas, le bonnet à poil étant l'apanage de la Vieille Garde) et quelques autres, tenant un long moment à un contre 5 (l'avance étant en 2 échelons, ces 5 bataillons ont attaqué en 2 groupe successifs).

Ce ne sont pas des Belgo Hollandais qui finissent par les repousser ? Les brigades anglaises partant en déroute après le choc initial.

Sinon posts passionnant !  ;)

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Si, ce sont Detmers et Chassé qui portent le coup décisif en arrivant avec des bataillons tout frais sur les bataillons de Garde encore occupés à tirer et marcher alors qu'ils sont crevés et déjà salement décimés (et ils étaient à la base en sous-effectifs comme toute l'armée française des 100 jours) et qu'ils se trouvent au milieu de la partie la plus dense du dispositif défensif anglo-allié. 5 bataillons non appuyés, bien ravagés et crevés, à 1 contre 4 dans l'absolu (plus les réserves et le fait qu'ils sont en 2 échelons séparés) et c'est là-dessus que les Anglais fondent un mythe!

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Ch'tite question mais qu'est ce qui fait le "truc" de la Vielle et Moyenne Garde

A lire les récits de l'époque ces 2 unités bouffent de l'unité adverse au petit dej, une main attachée dans le dos et un bandeau sur les yeux

Or même si je veux bien admettre que étant mieux entrainés et expérimentés ils ont un meilleur moral que le conscrit lambda, les techniques de combat ne variant pas spécialement entre unités (on est encore à l'epoque feu en ligne, charge à la baionnette, pas encore à l'époque ou une la différence peut se faire par les capacités de manoeuvres de petits sous unités comme pendant la IIeGM) qu'est ce qui fait leur efficacité ??

Après tout un grognard ramassant un pruneau de 18 mm de mousquetterie dans les dents ou une boite à shrapnel dans les cotes finira dans le même état que s'il s'agissait d'une levée à la hate

Et qu'on ne me parle pas de différentiel de qualité, si ce différentiel a existé dans certains cas, dans d'autres la Garde a aussi été engagée contre des unités ayant un entrainement identique (les régiments Semenovski et Preobrajanski de la Garde russe pour ne citer que ceux là mais y'a aussi les unités de la Garde prussienne  etc etc ....)

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Le différentiel de qualité existe et dans le cas des Vieilles et Moyennes Gardes, il est même attesté, maintenant il tient aussi à de nombreux facteurs; passé un certain degré, le courage ne se mesure pas même en constatant le suivi d'année et année. Cependant il reste:

- la motivation et le goût de la victoire: une armée qui a le vent en poupe, comme une qui a le goût de la défaite, développent des superstitions qui font qu'on ose plus ou moins par exemple

- l'origine de l'unité et son "esprit": les unités de Garde se transmettent une mémoire fraîche, encore vécue par nombre de témoins vivants, dont une partie remonte jusqu'aux jours de l'an II et de la patrie en danger. Une mémoire continue et pratiquée, plus vivante que par les seules traditions, un niveau d'exigence qui voit les premiers membres encore vivants soit participer encore aux unités, soit au dépôt veillant à la sélection, à la formation, à la transmission. Et le tout dans une pratique continue de la guerre, sans temps mort, dans un tas de configurations différentes.

- les pratiques: les retex, l'autocritique.... Sont permanents dans une unité neuve, sans poids des traditions et débarrassée des rangs sociaux et statuts d'anciennes figures et pratiques qui n'ont pas eu le temps d'être sacralisés et de scléroser la pensée

- le culte, la mission: la Garde est un mélange quintessentiel du professionalisme (sélection, entraînement, aguerrissement, pratique), du statut d'élite (paie, considération, avantages) et de la motivation. Si la pure idéologie révolutionnaire disparaît graduellement, il y a le culte montant de l'empereur, et ce pour des mecs qui sont pour l'essentiel sortis du rang, devant tout à l'empereur lui-même, pas un de ses descendants ou une tradition, mais le gars en face d'eux, dont ils ont suivi l'ascension. Et ce n'est pas n'importe quel mec: le génie, l'aura et le passé (venu "du bas" dans une bonne mesure), la réussite (qu'il ne faut jamais sous estimer: une quasi superstition inconsciente genre "celui-là, il a les dieux avec lui").... Le patriotisme en plus, le sentiment du "seul contre tous", l'idéologie de l'élite....

- la sélection: les critères d'exigences sont plus poussés que n'importe où ailleurs, mais surtout il y a le niveau d'exigence, posé autant par l'empereur que par la première génération de la Garde Consulaire, soit des mecs qui ont fait toutes les guerres de la Révolution, passés par cette sélection darwinienne extrême et qui placent d'emblée leur niveau comme un plancher. Dans la formation d'une unité, un commencement importe beaucoup. Et il ne faut pas oublier que là on parle d'une sélection à l'échelle d'une armée de conscription, la seule d'alors, et ce dans l'armée du pays le plus peuplé d'Europe! Le pool de sélection est immense et propose le meilleur de la nation là où les unités d'ancien régime choisissent parmi des armées plus limitées faites de volontaires le plus souvent issus du bas de la société (et généralement pas les plus malins, forts, motivés.... Car c'est pas un métier qui fait venir la crème) et de recrues de force. Et ces gens là n'ont pas de perspectives d'ascension sociale importante (un homme du rang ne passe jamais officier, ou alors si exceptionnellement que c'est juste pour l'affiche). Les unités de garde ne sélectionnent que là-dedans ou dans une noblesse qui y va pour le prestige social.

- l'entraînement: encore une fois, un niveau d'exigence très poussé, sans doute plus qu'ailleurs même si passé un certain nombre d'heures par jour, le différentiel créé est infinitésimal. Cependant, ça se fait avec du meilleur monde.

- la doctrine: encore une fois, une unité qui est née des nouvelles pratiques de la guerre pendant la décennie 1790, et qui n'a fait que s'adapter et affiner, avec des officiers et soldats non embarrassés par le carcan de ce qui a précédé ou d'autres contraintes liées au statut, aux convenances, aux ambitions politiques (ne pas vexer tel tenant de telle doctrine, parce que c'est son cul que je dois lécher pour obtenir tel poste).... Unité jeune, née et vivant dans le professionalisme pur tout en gardant encore l'empreinte de la sélection issue de la conscription, la Garde, ce n'est pas seulement un type de fonctionnement dans l'absolu, mais aussi un moment de l'histoire: si l'empire avait duré, dans une période de paix, nul doute qu'elle aurait pris de mauvaises habitudes 50 ans plus tard.

- l'encadrement: encore plus drastiquement sélectionné et plus aguerri, malin et pro, c'est une des plus grandes différences entre unités de garde d'Europe et de France. Pas de vénalité des charges, d'obgligation de noblesse, de postes politiques et de passes-droits pour des aristos passant leur temps à la cour et jamais en unités! Les officiers vivent avec leurs hommes et s'entraînent autant qu'eux.... D'autant plus qu'ils viennent souvent de leurs rangs.

- l'emploi: une unité d'élite employée au bon moment, au bon endroit, produit un effet décisif. Une unité d'élite fanatisée version "++" employée par un des plus grands chefs militaires de l'histoire, en appui d'une armée qui, sur l'essentiel de la période, a été qualitativement la meilleure, ça donne quoi?

Beaucoup de ces facteurs existent dans d'autres unités d'élite, mais à mon avis pour beaucoup à un bien moinde degré. L'encadrement et l'emploi, immenses multiplicateurs de force, y comptent beaucoup, mais franchement, le matos humain et sa motivation aussi me semblent afficher un différentiel certain.

les techniques de combat ne variant pas spécialement entre unités

Pas dans l'absolu, mais le niveau de pratique individuelle et collective, la qualité de l'encadrement à tous échelons, la motivation, le courage, la solidité.... Font que ça se pratique à un tout autre niveau, de façon plus constante de campagne en campagne....

Sans oublier que le niveau d'expérience permet justement d'avoir une capacité d'autonomie (surtout chez les Chasseurs) bien plus grande et pertinente à de plus petits échelons, autorisant infiniment plus de variations tactiques, de rapidité de décision....

Pour exemple, dans la ligne, la France est longtemps la seule dont l'armée est capable d'adopter les 3 grandes formations (ligne, carré, colonne) dans des temps corrects tout en maintenant la capacité de 3 tirs de salve par minute et en pouvant marcher à une cadence supérieure pour les mouvements tactiques. De même, la coordination des bataillons et brigades entre eux est plus rapide, permettant aussi les changements de formation plus rapidement, notamment la mise en ordre de bataille ou le lancement d'un mouvement d'opportunité. Un autre détail au niveau bataillon: l'armée française est la seule d'alors dont les bataillons n'ont pas forcément besoin de s'aligner en bataille dans l'ordre des compagnies, chacune pouvant se placer indifféremment, reflet de la meilleure qualité des cadres de bas niveau et de la formation des soldats.

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Un exemple bien frappant des différentiels de qualité, par exemple en prenant un type de troupe qui a le meilleur "matos" (chevaux, équipement) de très loin et le meilleur entraînement (en termes de temps passé et de qualification de base), face à une qui a une meilleure doctrine, un meilleur entraînement collectif (surtout à partir de l'échelon compagnie) et un encadrement plus pro: les cavaleries anglaise et française. La française est, à partir de la campagne d'Allemagne et définitivement après la campagne de Russie, la plus mal montée d'Europe, et graduellement celle avec la plus courte, voire superficielle, formation individuelle: escrime montée et à pied, tir, capacités équestres, connaissance des chevaux (les chevaux français mourraient de beaucoup de choses par ce manque: pâture non ratissée....), les cavaliers français sont à ces égards les plus mauvais en moyenne, et ceux des unités de l'armée d'Espagne (et d'Italie) sont encore pires, les meilleurs ou moins mauvais allant à la Grande Armée. Quand aux chevaux, les élevages européens sont décimés par les guerres permanentes, tant en quantité qu'en qualité. Les spécifications doivent baisser drastiquement, et même là, seule une partie de la cavalerie peut avoir des montures, même des mauvaises (et petites), ce qui est encore plus dramatique pour certains corps qui ont besoin de chevaux particuliers (les cuirassiers et carabiniers ont besoin de montures lourdes -types Holsteiner, Percheron, Boulonnais, Frison, Ardennais-, les chasseurs et hussards de chevaux rapides et endurants). Les temps de dressage sont plus courts, comme les cycles d'entraînement (attrition, besoin permanent) des hommes, alors que la cavalerie nécessite plus de temps de formation.

En face, les Brits ont une cavalerie telle que peut en fournir une monarchie traditionnelle: une noblesse et une bourgeoisie pour ainsi dire nées à cheval et formées à l'escrime dès l'enfance, qui en veulent, et plus encore, un pays qui n'a pas connu les désordres d'une invasion et/ou d'une révolution, et s'est très peu engagé dans la guerre terrestre, donc ayant peu ponctionné ses populations et subi aucun dommage, avec des élevages équestres ayant beaucoup de volant et pouvant donner le meilleur. Les unités sont permanentes, se sont formées au calme avec tout le temps nécessaire et tout les financements voulus, ont des cadres bien en place.... Mais aussi tous les défauts d'une armée d'Ancien Régime: charges vénales ou obtenues à faveur, ségrégation sociale, absence de promotion du rang, conservatisme de la doctrine, indiscipline dans l'action, faible formation des cadres (qui plus est souvent des cons, les meilleurs allant à la Navy), entraînement collectif moyen au mieux, faible coordination avec les autres armes ou même avec d'autres unités de cavalerie (pas de grandes unités permanentes: défaut du système régimentaire non compensé). Unité d'élite ou pas, le bilan est le même partout. Et pour mémoire, en 1806, les unités prussiennes de la Garde ont présenté des défauts similaires, criants dans la cavalerie (sauf les hussards à tête de mort). Même chose pour les Russes dont les chevaliers-gardes se sont signalés par un grand esprit de sacrifice et des actions de retardement d'une exrême bravoure, mais dont le bilan global fut celui d'une efficacité mitigée en tant que régiments ou brigades. 

Pourtant, de l'aveu même de Wellington avéré par les campagnes d'Espagne et d'ailleurs, et encore constaté en Flandres, la cavalerie anglaise, au-delà d'affrontements très limités (jusqu'à l'échelon compagnie, escadron au mieux), a un bilan unilatéralement catastrophique face à son homologue française, pourtant pas vraiment bien équipée pour ça. Même pas d'équilibre: doctrine, emploi, commandement, discipline font tout, et pour des résultats sans appels et sans "ça s'est joué à rien".

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pour les chevaux ..ce qui se dit beaucoup en Russie ..les Francais avaient de tres bon chevaux (Normand d'ailleurs, la Normandie etant le plus gros fournisseur) mais trop lourd, et incapable de se nourrir seule !!

alors que les chevaux russes plus petit et leger savaient se nourrir meme avec une bonne couche de neige !!

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Impossible de généraliser comme ça: aucun élevage, aucune région entière, ne pouvait fournir même une si part significative de la cavalerie de si grandes armées. La Normandie fournissait une partie des chevaux lourds pour les cuirassiers et carabiniers, soit en tout 16 régiments au plus haut de la période napoléoniennes, à 2-3 escadrons par régiment en moyenne (plus les remontes), ce qui fait pas si lourd. Un élevage ne peut pas dégager tant de surplus que ça s'il veut continuer à fournir l'année suivante, et un cheval met quelques années (croissance, sélection, débourrage) à être bon pour l'entraînement militaire -qui lui-même est long, ne serait-ce que pour l'habituer au son et à la vue des armes. Pour ces seuls régiments lourds, Napoléon devait écumer l'Europe entière (achats, réquisitions et saisies sur l'ennemi vaincu) sans même pouvoir avoir assez de remonte. Parce qu'il faut se rendre compte que les chevaux crèvent encore plus vite que les hommes en campagne: rien qu'en bataille, ils meurent 2 à 3 fois plus (cible plus facile, blessures graves arrivant vite). Et le tout se fait à flux plus que tendus puisque dès les années 1806-1807, il n'y a pas en France de quoi fournir la moitié des besoins: la qualité s'en ressent directement. Au moment de la campagne de Russie, si un certain nombre de régiments ont ce qu'il leur faut, la majorité est très mal montée, a peu de remonte, et la logistique est bien trop réduite par ces manques (ce qui sera en plus très décisif, en s'ajoutant au sous-dimensionnement de cette logistique déjà à la base).

Les hussards et chasseurs montent de petits chevaux rapides et endurants pour les longs raids et le harcèlement, les dragons montent souvent du tout venant (du moins les dragons qui sont encore vraiment des fantassins montés) ou des chevaux de guerre "classiques" (endurants et capables de manoeuvre rapide), les cuirassiers montent les chevaux les plus chers (rares, très entraînés pour le choc et la mêlée), la logistique prend du tout venant (mais plus costaud que les dragons), l'artillerie prend du puissant et lourd avec entraînement spécial pour tolérer le bruit des explosions et ne pas paniquer....

Pour les Russes, des petits chevaux qui savent pâturer sous la neige, ça semble être le truc des Cosaques. Les régiments de ligne et de choc étaient montés comme leurs homologues de France et d'ailleurs: un cavalier cuirassé pèse son poids, et les cavaliers de choc et mêlée en général sont pris parmi les grand gabarits, et leurs montures ont un entraînement long et spécifique qui en fait partout des sprinters à forte capacité d'impact, mais qui nécessairement fatiguent vite sous de telles épreuves (surtout que les mouvements en formation réclament plein de petits ajustements permanents, manoeuvres et contre-manoeuvres pour garder le groupe entier, ce qui fatigue vite malgré les faibles distances parcourues dans l'absolu).

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Le différentiel de qualité de la vieille/moyenne garde tient en partie aux "forces morales": à une époque où une charge à la baionnette se conclut soit par l'arrêt de l'attaquant avant le contact, soit par la fuite du défenseur c'est décisif (à ce jeu, le plus "irrationnel" gagne). La garde a à la fois l'expérience nécéssaire pour savoir dans quelles circonstances lancer de telles charges, la discipline pour retenir son feu même quand il y'a des pertes (alors que des conscrits vont tirer de manière prématurée car incapables de supporter la pression psychologique consistant à subir sans pouvoir riposter immédiatement), une confiance suffisante pour aller jusqu'au bout, confiance renforcée par l'expérience des précédentes victoires ce qui crée un cercle vertueux. Plus leur réputation qui devait faire  son petit effet chez l'adversaire.  :lol:

Autre point, la vieille garde ne paniquera pas en cas de revers (réel ou apparent): les paniques se produisant depuis l'arrière par délitement progressif, c'est pour cela qu'elle est gardés le plus possible en réserve (outre la nécéssité de préserver la ressource) pour soutenir le moral de la ligne qui sait que ses arrières seront défendus en cas de problème.

Pourtant, de l'aveu même de Wellington avéré par les campagnes d'Espagne et d'ailleurs, et encore constaté en Flandres, la cavalerie anglaise, au-delà d'affrontements très limités (jusqu'à l'échelon compagnie, escadron au mieux), a un bilan unilatéralement catastrophique face à son homologue française, pourtant pas vraiment bien équipée pour ça. Même pas d'équilibre: doctrine, emploi, commandement, discipline font tout, et pour des résultats sans appels et sans "ça s'est joué à rien".

Pour prendre un exemple, la gestion des réserves (point essentiel) de cavalerie est bien mieux faite par la Grande Armée: elles peuvent se déployer sur ordre beaucoup plus facilement et la discipline est bien meilleure que la cavalerie anglaise (moins de charges de la totalité de la cavalerie à la simple vue de l'ennemi - aussi vaillantes que stupides - , plus de rapidité à se remettre en formation).

Cela permet de mettre au point des tactiques complexes, par exemple le piège  consistant à envoyer un petit détachement de cavalerie pour jouer le rôle d'appât et à cacher le reste, afin d'inciter l'adversaire à employer tout son effectif pour obtenir une victoire en apparence facile. Une fois le petit détachement dispersé, la totalité de la cavalerie adverse est en bout de course et a perdu son alignement, elle est mure pour la charge du gros de l'effectif qui était resté caché.

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En 1806 Napoléon tente d'ailleurs de donner à la cavalerie française un vrai cheval de guerre avec l'Anglo-Arabe (croisement de trois races : pur-sang Arabe , cheval navarin amenés par les arabes au moment de l'invasion des royaumes francs, et pur-sang anglais)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anglo-arabe

Malheureusement ça a pris du temps et l'Empire était tombé depuis longtemps quand ils entrèrent en "production de masse".

Si demain on a plus de pétrole on sait qu'on a des bons chevaux  :lol:

Comme disait Tancrède cependant il faut distinguer les besoins. La cavalerie cuirassée a besoin d'une bonne grosse bourrique de type Ardennais plutôt que d'une ferrari comme l'Anglo Arabe.

Perso j'ai fait de l'endurance avec des chevaux Arabes (pas forcément pur-sang) et c'est du très solide (en léger). C'est ce qui se fait de mieux pour une cavalerie légère. C'est increvable et une fois bien pris en main c'est loyal jusqu'à tomber d'épuisement.

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Pour le 1er Régiment de Grenadiers, oui, mais t'es bon pour le 1er Chasseur, donc tu peux encore être un grognard (seuls les Ier Grenadiers et Chasseurs ont droit à ce titre).... Si tu remplis les autres critères :lol:.

mais avait il une coiffure différente ou des insignes qui les différencié ,entre chasseur et grenadier ?

le bonnet à poil était réservé au Grenadier ,et pour les chasseurs un autre couvre-chef ?

les autres critères ,sa ressemble à quoi ?

merci à tous ,j'ai fait un voyage dans le temps très instructif  =D =) ;)

géniale  =D =D =D

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Vu ton passif, tu es pas censé être marin de la Garde (créés en 1803 et assimilés à la vieille garde il me semble)? Il y eut un bataillon à nombre de compagnies variable(appelées "équipages", elles sont surdosées: 150h). Ou alors artilleur de la Garde (2 régiments)? Pas artilleur à cheval, puisque l'artillerie à cheval est une arme issue de la cavalerie ;)....

Tiens, si tu veux un site, à défaut de bouquins (dur de faire l'écrémage des réellement bons dans le flot sur cette période), y'a celui-là, en anglais, qui énerve beaucoup les Anglais :lol:: http://napoleonistyka.atspace.com/index.html

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Coté livres "de poche" pas cher, Del Prado à sorti en 2004 dans sa série ''Armées et batailles'' deux fascicules sur le sujet  :

* N°1 : La Garde Impériale, Ph. J. Haythornthwaite, 63 p. première édition en anglais de 1997

* N°9 : Le fantassin français des guerres de l'Empire 1805-1815, Terry Crowdy, 63 p., première édition en 2002

Je recommande le second car il montre la carrière de l’enrôlement jusqu’à la retraite d'un soldat de base, un parisien. En vente d'occasion sur le net de 5 à 7 €, eu j'ai un bouquiniste avec les 15 premiers exemplaires de la série pour 30 € :

http://www.priceminister.com/s/arm%E9es+et+batailles+n%B09+-+le+fantassin+fran%E7ais+des+guerres+de+l'empire+1805-1815++n%B0+9

http://www.lansquenet.com/index.htm?prod=cat/c5s2.htm#5368

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mais avait il une coiffure différente ou des insignes qui les différencié ,entre chasseur et grenadier ?

le bonnet à poil était réservé au Grenadier ,et pour les chasseurs un autre couvre-chef ?

Déjà la taille devait afficher de loin une certaine différence :lol:; pour l'uniformologie, c'est pas trop mon truc, mais grosso modo, les Chasseurs de la Vieille Garde avaient aussi un bonnet à poil, peut-être un cran plus court, et sans plaque de cuivre (avec un aigle dessus) sur le devant. Leurs épaulettes et la plume sur leur bonnet (portée uniquement pour la parade) étaient rouges, comme les grenadiers, mais avec du vert dessus (couleur des chasseurs). Je crois aussi qu'ils avaient un fusil différent (plus précis), vu leur métier.

Sinon, je viens de choper un détail: la légion d'honneur dispensait du seuil minimum de taille: donc tu sais ce qui te reste à faire!

Une note pour ce qui est de la vie quotidienne du régiment d'infanterie: le bataillon de dépôt (en fait le coeur et la seule réalité "physique" du régiment, les bataillons de combat étant employés de façon opérationnelle, juste juxtaposés avec un EM autour du colonel au mieux, ou isolément). Il se compose:

- d'un EM: 1 Major, un capitaine d'habillement et un quartier-maître trésorier 

- d'une 1ère et d'une 3ème compagnie, chargées d'acheminer les recrues entraînées aux bataillons en ligne

- d'une 2ème compagnie assignées à la garde des navires, fortifications maritimes et fortifications terrestres (encadrant les milices ou opérant en unités organisées)

- d'une 4ème compagnie chargée de l'entraînement des recrues soldats, mais aussi musiciens). Elle inclue aussi les artisans du régiment (cordonniers, ferroniers et maréchaux-ferrants, armuriers, menuisiers, couturiers, cuistots, les vivandières, les lingères, les enfants de troupe et un certain volant de vétérans attendant d'être déchargés de leur devoir (et participant à la formation en attendant).

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Vu ton passif, tu es pas censé être marin de la Garde (créés en 1803 et assimilés à la vieille garde il me semble)? Il y eut un bataillon à nombre de compagnies variable(appelées "équipages", elles sont surdosées: 150h). Ou alors artilleur de la Garde (2 régiments)? Pas artilleur à cheval, puisque l'artillerie à cheval est une arme issue de la cavalerie ;)....

Tiens, si tu veux un site, à défaut de bouquins (dur de faire l'écrémage des réellement bons dans le flot sur cette période), y'a celui-là, en anglais, qui énerve beaucoup les Anglais :lol:: http://napoleonistyka.atspace.com/index.html

merci ,s'est une vrai mine d'information se lien  =D

je suis tombé sur se lien pour les marins de la Garde  =D ,magnifique unité ,et des uniformes magnifique  =D

http://marindelagarde.free.fr/

Les marins de la Garde devaient avoir plus de 25 ans, mesurer entre 1m78 et 1m84

bon ben il me manque 2 cm  pour les marins de la garde  :lol:

et je viens de faire la conversion pour les chasseurs de la garde ,il me manque 1 cm  :lol: :lol: :lol: :lol :'( :'( :'(

(il devait sûrement triché pour 1 cm ,enfin je pense  :lol: le toubib ou recruteur devait faire redressé la tête ,genre :allé mon gars lève le menton ,dresse toi bien  :lol: :lol: :lol:).

La majorité des «batailles française» a été remporté par le seul français (mais pas tous, les étrangers français a également utilisé, Indiens, etc), tandis que la grande majorité des «batailles britanniques a été remporté par un mélange d'allemand, britannique et les autres troupes. Souvent, les troupes britanniques consistait seulement quelques pourcentages ou la moitié de l'armée victorieuse et il est très difficile d'appeler leurs victoires comme seulement «britannique». Par exemple à Waterloo, les bataillons d'infanterie britannique se composait de 30% de tous les bataillons. En revanche, les Allemands ont augmenté de 50%, et le néerlandais et belge à 20%. Donc, il s'agissait plutôt d'une victoire internationale ou de l'allemand sur les Français, et non britannique.

j'ai fait une traduction rapide ,mais sa me cause super bien et je comprend pourquoi les anglais font la gueule  =D

pour le site ,s'est US  ?

Coté livres "de poche" pas cher, Del Prado à sorti en 2004 dans sa série ''Armées et batailles'' deux fascicules sur le sujet  :

* N°1 : La Garde Impériale, Ph. J. Haythornthwaite, 63 p. première édition en anglais de 1997

* N°9 : Le fantassin français des guerres de l'Empire 1805-1815, Terry Crowdy, 63 p., première édition en 2002

Je recommande le second car il montre la carrière de l’enrôlement jusqu’à la retraite d'un soldat de base, un parisien. En vente d'occasion sur le net de 5 à 7 €, eu j'ai un bouquiniste avec les 15 premiers exemplaires de la série pour 30 € :

http://www.priceminister.com/s/arm%E9es+et+batailles+n%B09+-+le+fantassin+fran%E7ais+des+guerres+de+l'empire+1805-1815++n%B0+9

http://www.lansquenet.com/index.htm?prod=cat/c5s2.htm#5368

merci pour les infos  =D

Déjà la taille devait afficher de loin une certaine différence :lol:; pour l'uniformologie, c'est pas trop mon truc, mais grosso modo, les Chasseurs de la Vieille Garde avaient aussi un bonnet à poil, peut-être un cran plus court, et sans plaque de cuivre (avec un aigle dessus) sur le devant. Leurs épaulettes et la plume sur leur bonnet (portée uniquement pour la parade) étaient rouges, comme les grenadiers, mais avec du vert dessus (couleur des chasseurs). Je crois aussi qu'ils avaient un fusil différent (plus précis), vu leur métier.

Sinon, je viens de choper un détail: la légion d'honneur dispensait du seuil minimum de taille: donc tu sais ce qui te reste à faire!

bon ben pas besoin de triché  :lol:,faut la légion d'honneur  =D ,mais pour l'avoir à l'époque ,le critère devait être super exigeant .

bon ben il me manque 2 cm  pour les marins de la garde  :lol:

et je viens de faire la conversion pour les chasseurs de la garde ,il me manque 1 cm  :lol: :lol: :lol: :lol :'( :'( :'(

(il devait sûrement triché pour 1 cm ,enfin je pense  :lol: le toubib ou recruteur devait faire redressé la tête ,genre :allé mon gars lève le menton ,dresse toi bien  :lol: :lol: :lol:).

Une note pour ce qui est de la vie quotidienne du régiment d'infanterie: le bataillon de dépôt (en fait le coeur et la seule réalité "physique" du régiment, les bataillons de combat étant employés de façon opérationnelle, juste juxtaposés avec un EM autour du colonel au mieux, ou isolément). Il se compose:

- d'un EM: 1 Major, un capitaine d'habillement et un quartier-maître trésorier  

- d'une 1ère et d'une 3ème compagnie, chargées d'acheminer les recrues entraînées aux bataillons en ligne

- d'une 2ème compagnie assignées à la garde des navires, fortifications maritimes et fortifications terrestres (encadrant les milices ou opérant en unités organisées)

- d'une 4ème compagnie chargée de l'entraînement des recrues soldats, mais aussi musiciens). Elle inclue aussi les artisans du régiment (cordonniers, ferroniers et maréchaux-ferrants, armuriers, menuisiers, couturiers, cuistots, les vivandières, les lingères, les enfants de troupe et un certain volant de vétérans attendant d'être déchargés de leur devoir (et participant à la formation en attendant).

vachement bien organisé  =)

génial se lien  =D

le truc génial ,s'est qu'il n'y a pas de parti prit ,et tout est super bien détaillé sur se site  =D =D =D

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le truc génial ,s'est qu'il n'y a pas de parti prit ,et tout est super bien détaillé sur se site

Sur les forums anglo-saxons, les Anglais (et rien qu'eux) te diront que c'est hyper anti-britannique, sans vouloir accepter le fait que 99% des bouquins sur la période édités en Angleterre appartiennent à ce qui est parfois appelé la "Waterloo Industry", qui perpétue des mythes caricaturaux et débiles hérités du parti pris national, du jingoisme propre aux nationalismes des XIXème-XXème siècles et de la vision de la bataille de Waterloo (et de la campagne d'Espagne) telle que Wellington lui-même l'a réinventée dès 1815.

Dans le genre hypocrite, tous les nationalismes se posent là, mais je trouve que les Brits poussent l'exercice un cran plus loin.... L'isolement insulaire et le détachement relatif des affaires européennes qui autorise le rêve "du grand large", sans doute :lol:.

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Sur les forums anglo-saxons, les Anglais (et rien qu'eux) te diront que c'est hyper anti-britannique, sans vouloir accepter le fait que 99% des bouquins sur la période édités en Angleterre appartiennent à ce qui est parfois appelé la "Waterloo Industry", qui perpétue des mythes caricaturaux et débiles hérités du parti pris national, du jingoisme propre aux nationalismes des XIXème-XXème siècles et de la vision de la bataille de Waterloo (et de la campagne d'Espagne) telle que Wellington lui-même l'a réinventée dès 1815.

Dans le genre hypocrite, tous les nationalismes se posent là, mais je trouve que les Brits poussent l'exercice un cran plus loin.... L'isolement insulaire et le détachement relatif des affaires européennes qui autorise le rêve "du grand large", sans doute :lol:.

effectivement ,bien vu le rêve du grand large  :lol: ,mais alors un rêve bien humide  :lol: ,car quand on lit sur le lien la campagne d'Espagne ou Waterloo sa arrache pas mal  :lol:

et pas de différence ,tout le monde est décortiqué d'une manière très objective  =D

sa va du glorieux au pas glorieux du tout .

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