Gibbs le Cajun

Quel était le profil des soldats dans une armée des guerres Napoléonienne ?

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Il y a 1 heure, Fusilier a dit :

@Gibbs le Cajun

Le mémoire de maîtrise de Paris IV est une mine documentaire.  On voit bien que le rôle des "troupes de marine" de l'ancien régime & empire est en fait de compléter les équipages; une manière d'élargir le recrutement hors "inscrits maritimes",  tout en professionnalisant certains rôles, artillerie & fusiliers. Le problème des officiers est un vrai sac des nœuds, qui aboutit (maladie française?) à un usine à gaz : deux corps d'officiers issus de deux armées... 

Reste en suspens le lien de "filiation" entre ces troupes et les troupes de marine nées en 1822 / 1827, dont la vocation est le service à terre et aux colonies en particulier. Il est vrai qu'auparavant il existait des troupes coloniales, issues de l'AdT, mises pour emploi auprès du Secrétariat aux Colonies, intégré au Ministère de la Marine. Mais, ces troupes n'avaient pas de lien, à priori, avec les troupes de marine de l'ancien régime. Même si, par moments, le parcours des officiers de l'artillerie des colonies se croise avec l'artillerie de marine, entendue comme artillerie des navires. 

Pour le reste, effectivement Napoléon a gratté tous les fonds de tiroir ...

 

Mon intérêt était de mettre en perspective l'Artillerie de Marine dans le cadre de cette période napoléonienne , brillant dans les actions de combat , que ce soit en servant un canon ou comme fantassin sans pour autant appartenir à la Garde Impériale .

J'ai mis plusieurs liens pour recouper cette période avec pour point culminant la bataille de Lutzen .

 

Du point de vue du recrutement , j'observe cela ,on passe au recrutement conscription ( fini le volontariat ) avec 2 années de conscription maritime et 1 seule pour la conscription normalement réservée à l'armée de Terre  afin de faire monter en puissance les régiments d'Artillerie de Marine .

Donc rien qui bouleverse vu le nombre de conscrits maritimes,car on a 6000 conscrits maritime et 2000 pour les conscrits venant des zones de conscription armée de terre ,de plus on a déjà une base composé de volontaires qui est toujours présent dans les unités d'Artillerie de Marine .

Citation

La conscription maritime doit fournir en 1812 un total de 9 000 hommes de la classe 1813, dont 6 000 sont destinés aux régiments d’artillerie de marine, et les 3 000 restant au équipages militaires

 

Après le problème des officiers effectivement est compliqué .

 

 

 

 

Mais du point de vue Artillerie de Marine , je pense que la filiation est quand même plus claire .

 

Pour le fait que Napoléon "gratte les fonds de tiroir " , je pense que du point de vue Artillerie de Marine on était pas dans un effet de troupe de moindre qualité mais plutôt dans l'idée au départ de ne pas dépoiler la Marine ,mais vu la campagne à venir Napoléon n'a pas eu le choix . Bien lui en a pris .

J'observe que la Marine demande à Napoléon à ce que les régiments d'Artillerie de Marine rejoignent la Grande Armée . 

 

Citation

La réorganisation de février 1812 Le projet de Sugny L’inspecteur-général des troupes de marine Sugny proposa vers le mois de février 1812113 de former six régiments d’artillerie de marine, composés chacun de deux bataillons de dix compagnies. Chaque compagnie serait de 243 hommes, savoir : trois ofciers (un capitaine, un lieutenant en 1er et un en 2d), 26 sous-ofciers (un sergent-major, huit sergents, un fourrier et 16 caporaux), et 214 hommes (25 canonniers de 1re classe, 25 de 2de, 162 aspirants et deux tambours). Soit pour un bataillon de dix compagnies : 30 ofciers et 2 400 sous-ofciers et soldats, et un total pour chaque régiment, non compris l’état-major, de 60 ofciers et 4 800 hommes. Les six régiments comprendront donc 360 ofciers et 28 000 hommes. Mais dans l’état actuel, chaque bataillon serait d’abord de six compagnies de 200 hommes chacune. Ces régiments seront placés comme il suit : un en Hollande, un à Anvers, un à Brest, un à 113 Non daté, dans le dossier de février 1812. CC3-1071. 50 Rochefort, deux à Toulon ou un à Toulon et l’autre à Gênes, ce qui correspond à peu près à la répartition des forces navales.

 

 

 

Le décret du 29 février 1812 « Napoléon, Empereur des Français, Roi d’Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, Médiateur de la Confédération Suisse, Nous avons décrété et décrétons ce qui suit » 114 ce décret, très court, 8 articles, fut signé au palais de l’Élysée. Tout d’abord les quatre régiments d'artillerie de marine continuent d’être organisés comme ils le sont par le décret du 15 foréal an 11 (article 1er), avec le même nombre de bataillons et les mêmes états-majors (article 3). Mais les afectations sont redistribuées entre les régiments et les compagnies sont augmentées : le 1er régiment garde son état-major à Brest, mais détache un bataillon à Rochefort et un autre à Lorient ; le 2 e aux ports de Toulon115 et de la Méditerranée ; le 3e à Cherbourg, et le 4e à Anvers (article 2), ce qui correspond assez bien à la répartition des forces navales de l’Empire (voir en annexe).

 

 

Chaque compagnie sera composée de quatre ofciers (un capitaine commandant, un capitaine en second, un lieutenant en 1er et un en second), 20 sous-ofciers (un sergent-major, six sergents, un fourrier et 12 caporaux) et 230 soldats (40 canonniers de 1re classe, 40 canonniers de seconde classe, 148 aspirants-canonniers et deux tambours), soit des compagnies de 254 hommes (article 3). Les régiments d’artillerie de marine seront portés à ce complet, par un appel de 6 000 hommes116 sur la conscription des arrondissements maritimes de 1813, par un autre de 2 000 hommes sur la conscription de 1812, destiné au recrutement de l’armée de terre, par un troisième appel sur la conscription maritime de 1814 du nombre d’hommes qui restera à lever pour ateindre au complet de cete nouvelle organisation (article 4). Ceux à tirer de la conscription de l’armée de terre pour 1812, seront pris parmi les natifs des départements de l’ancienne France, en envoyant les hommes des 7e , 8e (Marseille), 9e (Montpellier) et 10e (Toulouse) divisions militaires sur Toulon ; ceux des 12e (Nantes), 13e (Rennes), 20e (Périgueux) et 22e (Tours) sur Brest ; ceux des 14e (Caen), 15e (Rouen), etc. sur Cherbourg, suivant la répartition qu’en fera le ministre de la Marine (article 5). Cete appel massif de conscrits marque la fn du recrutement par volontariat dans les troupes de la marine, les dernières à se recruter ainsi. Autre disposition importante : « désormais il n’y sera placé que des français parlant la langue française et natifs des Départemens de l’ancienne France » (article 7), comprendre la France de 1791, exclusion visant notamment les Hollandais.

On peut rapprocher cet article de celui, secret, de septembre 1810, mais ici il est ofciel. 114 AN marine CC3-10. 115 Les bataillons à Brest du 2e régiment d'artillerie de la marine ont quité Brest dès juin 1805, les derniers détachements avant février 1811. AN marine CC3-10. 116 La conscription maritime doit fournir en 1812 un total de 9 000 hommes de la classe 1813, dont 6 000 sont destinés aux régiments d’artillerie de marine, et les 3 000 restant au équipages militaires (article 6). 51 6. 1813-1816 :

 

les régiments de marine puis le corps des canonniers de la marine La désastreuse campagne de Russie, qui dura du 23 juin au 13 décembre 1812 (du Niémen au Niémen en passant par Moscou), détruisit la crème des régiments de l’Empire français et de ses alliés : l’armée y a laissé presque tout ses soldats, ses chevaux et ses canons. Fin décembre, les rares survivants s’arrêtent derrière l’Elbe ; les bureaux du ministère de la Guerre doivent reconstruire une nouvelle armée. En janvier 1813 sont organisés deux « corps d’observation du Rhin » autour de Mayence (préfecture du MontTonnerre), qui doivent accueillir dans leurs cadres les quelques vieilles troupes tirées des places-fortes ou d’Espagne, les bataillons de dépôts, les dernières compagnies départementales, les cohortes de la garde nationale, et surtout les « Marie-Louise », jeunes conscrits de la classe 1813 (140 000 appelés), 1814 (autant par anticipation), et la réserve des classes 1809 à 1812 (près de 100 000). À côté de cete jeunesse, les troupes de la marine font évidemment fgure de vétérans expérimentés ! a.

 

Le passage à la Grande Armée L’adresse de décembre 1812 C’est un rapport à l’Empereur fait par le ministre Decrès, en date du 30 décembre 1812, dont le sommaire est : « Je soumets à Sa Majesté une demande du Corps Impériale d’artillerie de la marine a être appelé à servir à la Grande Armée » 117. Au rapport est joint un état des efectifs du corps, ainsi qu’une letre du colonel du 1er régiment d'artillerie de marine, qui demande au nom de l’arme, étant le plus ancien des quatre colonels, non seulement que les troupes de la marine servent dans l’armée de terre, mais qu’elles fassent partie de la Grande Armée qui sera sous le commandement nominal de l’Empereur (le ministre insiste sur le « dévouement au service de Votre Majesté »).

 

Napoléon répondra le 7 janvier 1813 par retour du rapport : « Le ministre de la Marine témoignera ma satisfaction à ces ofciers ; mais leur fera connaître que les circonstances ne sont pas telles qu’on n’ai besoin de les distraire des occupations importantes qui leur sont confées pour le service de la marine ».

 

Le décret du 24 janvier 1813 Au cours du mois de janvier, Napoléon change d’avis, ne pouvant se refuser les 18 000 hommes du corps d’artillerie de marine.

 

Vient donc le décret de Fontainebleau, qu’il signe le 24 janvier 1813 ; en 16 articles, la marine perd ses troupes. Le passage à la Guerre D’abord les quatre régiments d'artillerie de la marine devront être soldés désormais par le département de la Guerre à compter du 1er février suivant (article 1er), et conservent la même solde. Tous les hommes embarqués doivent rejoindre leur compagnie (article 11). Le ministre de la Marine n’a le droit de retenir que 500 sous-ofciers et soldats nécessaires à son service, lesquels seront à la suite des régiments et mis sur une matricule particulière (article 14).

 

117 AN marine CC3-11. 52 Réorganisation des régiments Ensuite les régiments sont totalement transformés par dédoublement des bataillons et alignement sur le modèle de l’infanterie118 : le 1er régiment passe de quatre à huit bataillons, le 2e de cinq à dix, les 3e et 4e de deux à quatre (articles 2, 5, 6 et 7) ; chaque bataillon reste composé de six compagnies, mais elle doivent être désormais de 140 hommes ; trois ofciers et 14 sous-ofciers (le capitaine secondé par son lieutenant en premier et son sous-lieutenant, le sergent-major, le caporal-fourrier, quatre sergents et huit caporaux) sufsent désormais pour l’encadrement ; les soldats gardent le nom de canonniers, et sont répartis également entre les bataillons (article 9) à raison de 16 de la 1re classe, autant de la 2e , 88 simple canonniers (aspirants) et trois tambours (article 3). Le corps est donc maintenant fort de 26 bataillons regroupant 156 compagnies, soit théoriquement 21 840 hommes sans compter les états-majors. Les états-majors des régiments sont mis sur le même pied que ceux d’infanterie, mis à part qu’il y aura après le colonel et le major des majors en second (deux pour les 1er, 3e et 4e régiments, trois pour le 2e ) choisis parmi les chefs de bataillon du corps « ayant servi dans l’armée de terre » (article 2).

 

Les chefs de bataillon doivent tous être pris dans le corps (article 8), le nombre d’adjudants sous-ofciers par bataillon est doublé (article 3), les nouvelles compagnies reçoivent pour capitaines les capitaines en seconds, pour lieutenants les lieutenants en seconds et pour sous-lieutenants des élèves de Saint-Cyr119, des vélites de la Garde120 ou des sous-ofciers « ayant fait campagne sur terre » (article 4). Le mouvement sur Mayence Enfn les régiments ainsi formés dans les ports doivent marcher, partant de Brest (1er régiment), de Toulon (2e ), de Cherbourg (3e ) et d’Anvers (4e ), le dépôt de chaque régiment restant au port, pour se concentrer sur Mayence121 où ils doivent compléter leur formation avec les diférents détachements de troupe d’artillerie de marine des autres ports (Amsterdam, Lorient, Rochefort, Livourne...) envoyés directement au point de concentration sur le Rhin, à l’exception de ceux d’Hambourg qui doivent rejoindre à Magdebourg, et les ofciers fournis par le département de la Guerre (sous-lieutenants et majors en second). Seuls seront portés au complet et marcheront immédiatement les six premiers bataillons du 1er, les huit du 2e et les trois premiers des 3e et 4e . Les six bataillons restés au dépôt auront leurs cadres et leurs canonniers des premières classes au complet, et seront complétés par l’appel d’une partie des conscrits des quatre années antérieures à 1813 (2 000 hommes), et de 1814 (4 000 ; article 10).

 

Les 20 bataillons de guerre de ces quatre régiments formeront à Mayence la 2e division du 2e corps d’observation du Rhin (article 13). La remise des troupes à l’armée Par exemple le 1er février se fait la remise au département de la Guerre des troupes de la marine présentes à Anvers122. Les hommes sont réunis sur la place d’armes par le commandant de place (général de l’armée de terre) pour être passés en revue par les commissaire aux revues : sur un total de 2 871 118 Dans l’infanterie de ligne le régiment selon le règlement de 1812 doit être fort de six bataillons dont un de dépôt, chacun de six compagnies (neuf avant le décret du 18 février 1808) de 140 hommes dont trois ofciers.

Mais en 1813 aucun régiment n’est à ce complet, un grand nombre ne pouvant aligner que quelques compagnies en sous-dotation théorique formant un unique bataillon assez faible : ces fantômes de régiments seront réunis deux à deux pour former des régiments provisoires à deux bataillons.

119 L’École spéciale militaire a été fondée par le premier consul le 11 foréal an 10 (1er mai 1802) pour former des ofciers d’infanterie et de cavalerie. D’abord au château de Fontainebleau, l’école déménage en 1808 pour l’ancienne Maison des Demoiselles de Maintenon à Saint-Cyr, occupée jusque-là par le Prytanée militaire qui est envoyé à La Flèche. À partir de 1811 elle commence à former aussi des ofciers d’artillerie, mais les élèves qui seront destinés aux régiments de marine à Mayence n’ont pas suivi cete formation, ce sont uniquement des ofciers d’infanterie. À noter, les élèves reçoivent des cours de natation. 120 Les vélites de la Garde impériale ne forment pas un corps à part entière, car ils sont atachés à la suite des diférents corps d’infanterie et de cavalerie de la Garde. Institués en janvier 1804, ils permetent de gonfer les efectifs des corps d’élite sans en avoir le niveau (la Garde consulaire est ainsi doublée), étant formés des meilleurs éléments de la conscription.

 

En 1806, ceux des corps des grenadiers et des chasseurs forment les régiments de fusiliers-grenadiers et de fusiliers-chasseurs de la Garde, destiné à former par la pratique de futurs ofciers de l’armée. Par extension, le terme « vélite » désigne l’ensemble des corps de la « jeune » et « moyenne » Garde. 121 Les ordres de mouvement de ces détachements sont donnés de manière à ce que tous arrivent en même temps à Mayence, où le général Kellerman (duc de Valmy, fls du maréchal d’Empire) doit les passer en revue, et achever leur formation (article 12).

 

Le ministère de l’administration de la Guerre doit y envoyer 20 000 capotes pour les régiments de marine (article 15). 53 hommes du corps, 1 385 sont du 1er régiment d'artillerie de marine, quatre du 2e , un du 3e et 1 231 du 4e . Ceux du 1er forment un bataillon, ceux du 4e deux, pour la simple raison qu’étaient disponibles le colonel et le major du 4e et ses deux chefs de bataillons. Dès le lendemain partent pour Mayence les 58 ofciers et 2 813 hommes, dont 22 enfants de troupe, sous le général de division Fauconnet. Les hommes embarqués sur l’escadre de l’Escaut ne partiront qu’ultérieurement. La même chose se produira dans les diférents ports sous l’autorité des ofciers supérieurs de l’armée de terre. Les bataillons ne sont guère organisés, manquent ofciers et sous-ofciers à de nombreux postes, la véritable formation ne se fera qu’en route et à Mayence. L’organisation du 6e corps en 1813 Le 6e corps au début d’avril 1813 Le 2e corps d’observation du Rhin qui deviendra le 6e corps de l’armée, est formé en mars 1813 avec quatre divisions d’infanterie française et une bavaroise, sous le commandement du maréchal duc de Raguse (Marmont).

 

L’organisation du début de février prévoyait l’afectation des quatre régiments de marine à la 4e division du général Teste, en deux brigades sous les généraux Bartier et Camut. L’efectif du corps au début d’avril sans l’état-major est de 47 734 hommes123, mais seules les deux premières divisions approchent le complet : la 1re compte 12 731 hommes, la 2e 12 127, mais la 3e seulement 7 935, la 4e 9 482 et la bavaroise 4 252, à quoi il faut ajouter la partie de la réserve du parc d’artillerie afectée au corps (1 207 hommes). Si l’infanterie est concentrée autour de Mayence, l’artillerie divisionnaire est quant à elle à Magdebourg, les bataillons du train sont encore aux dépôts à Besançon, Metz, Laon ou Douai, les bateries de la réserve en partie dispersés sur Magdebourg, Wexel et Francfort, la division des alliés bavarois n’a que 60 % des efectifs présents sous les armes, et il n’y a que 371 cavaliers pour l’ensemble du corps, qui n’ont d’ailleurs que 359 chevaux... Le manque de cavalerie doit être compensé par les 17 bateries d’artillerie à pied (soit théoriquement 138 pièces de canons, une pour 345 hommes !). Les régiments de marine forment le gros des deux premières divisions du corps, car le manque d’infanterie oblige à les répartir entre les deux. La 1re division (général Compans, brigadiers Cacault et Joubert) est composée de cinq régiments : le 20e provisoire (formé à partir du 6e bataillon du 66e de ligne et du 3e du 122e ) qui est arrivé à Mayence le 9 avril, le 25e provisoire (3e du 47e et 3e du 86e ) arrivé le 6 avril, le 32e de ligne (2e et 3e bataillons), et le puissant 1er de marine (six bataillons) dont l’arrivée s’échelonne du 24 février au 26 mars. Le 3e de marine n’a pas encore rejoint. La 2e division (général Bonet, brigadiers Buquet et Julien) ne compte elle que trois régiments, le 37e de ligne (les quatre premiers bataillons) arrivé du 1er au 22 mars, l’énorme 2e de marine (le plus puissant de toute l'armée : huit bataillons) arrivé du 1er au 27 mars, et le 4e de marine qui n’aligne que son 2e bataillon arrivé le 20 mars. Au début d’avril, sur les 20 bataillons de marine, cinq ne sont donc pas encore arrivés (les trois du 3e et les deux du 4e ), mais sept sont incomplets : trois du 1er, trois du 2e et notamment celui du 4e .

 

L’efectif du 1 er n’est encore qu’à 7 240 hommes, le 2e à 7 596 et le 4e à seulement 70, soit 14 906 hommes sur les 16 800 de la dotation théorique, mais les bataillons qui arrivent, en théorie forts de 840 hommes, comptent en fait de 1 750 à 1 360 hommes ! Ce gonfement irrégulier des efectifs est dû au fait que dans les ports on a largement puisé dans la conscription maritime, allant jusqu’à en composer la moitié des unités, et envoyé le tout pour être réorganisé à Mayence. Ainsi le 2e de marine, dont les huit bataillons doivent réunir 6 720 hommes en théorie, les dépasse très largement avec seulement les bataillons numéros 4 à 8 : l’efectif ateint en fait environ 11 405 hommes, sans compter les deux bataillons en formation !

Les troupes de marine représentent déjà à elles seules plus de 30 % des efectifs du 6e corps, 57 % de sa 1re division et 67 % de sa 2e . Mais le corps est encore en cours de formation quand l’armée prend l’ofensive à la fn d’avril. 122 « Procès verbal de remise au département de la Guerre des ofciers, sous-ofciers et canonniers des divers régiments d’artillerie de marine, stationnés ou embarqués au port et arrondissement d’Anvers, en vertu du décret impérial du 24 janvier 1813, le 1er février 1813 ». AN marine CC3-1055. 123 SHAT C2-540. 54

 

Le 6e corps au 15 août 1813 L’armée est quelque peu réorganisée en cours de campagne, notamment le 6e corps qui perd sa 4e division. Voici sa nouvelle organisation : La division Compans (20e de l’armée) est composée de la brigade Pelleport , 32e léger et 1er de marine, et de la brigade Joubert, 3e de marine, 20e et 25e provisoire, avec deux bateries à pied. La division Lagrange (21e de l’armée) est composée de la brigade Jamin, 37e léger, 4e de marine et régiment Joseph Napoléon124, et de la brigade Buquet formée uniquement du 2e de marine, avec deux bateries à pied. À ces deux divisions s’ajoutent la 22e d’infanterie du général Friedericks, la 25e de cavalerie légère constituée de seulement deux régiments de chevaux-légers wurtembourgeois, de la 5e de cavalerie légère formée elle de six petits régiments de chasseurs à cheval français (à un ou deux escadrons au lieu de quatre) et du parc d’artillerie du corps regroupant trois bateries à pied et deux à cheval. b. L’évolution jusqu’à mars 1814 La fonte des efectifs en 1813 Voir les tableaux en annexe.

 

Par rapport aux présents à la fn mars qui sont 14 906 (pris comme base 100), l’efectif des régiments de marine est à 12 080 hommes dès la revue du 15 avril (81) avant même l’entrée en campagne, tombe à 7 758 le 15 juin (52) suite aux dures batailles en mai de Lützen et Bautzen, remonte à 10 944 le 27 juin (73) grâce aux renforts et au repos lors de l’armistice de Pleiwitz, 4 576 le 15 novembre (30) un mois après les trois jours de combat autour de Leipzig et 15 jours après avoir repassé le Rhin, remontant à 4 935 le 30 novembre (33) du fait du cantonnement autour de Mayence. Le corps perd donc les deux tiers de ses forces durant la campagne de Saxe, soit beaucoup plus de 10 000 hommes car ne sont pas pris en compte les renforts, sinon on arrive à 75 % de perte sèche...

 

Les causes Les efectifs en campagne fondent au fur et à mesure des semaines d’ofensive pour trois raisons : pertes au combat (tant blessés graves et morts que prisonniers lors des batailles et des escarmouches), maladies, et désertion. Les traînards sont sensés rejoindre ultérieurement. Sur les registres de décès des quatre régiments, dans un cas sur quatre sont indiquées les causes de la mort : les blessures représentent 14 % des cas, les maladies les 86 % restant, les accidents restant quasiment négligeables. Les batailles Le 6e corps par sa nature même (quasiment pas de cavalerie, absence de véritables troupes légères) est incapable de former l’avant-garde de l’armée, et ne s’est donc trouvé face à l’ennemi qu’à l’occasion des 124 C’est un régiment espagnol, portant le nom du roi, qui fut surtout recruté dans les camps de prisonniers ou les restes de l’ancienne armée espagnole ; le régiment de « Pépé Botella » n’est fort que d’un seul bataillon au 15 août 1813. 55 grandes batailles de Lützen (2 mai), Bautzen (20 et 21 mai), Dresde (26 et 27 août), Leipzig (16 au 19 octobre) et Hanau (30 octobre), et n’a d’ailleurs pas toujours été engagé, on peut retirer Dresde de la liste.

 

Lors de la retraite de Leipzig à Mayence, le corps a constamment marché avec la Garde, et n’a donc pas subi le harcèlement des cosaques. Tous les morts par blessures et les prisonniers sont donc imputables à cinq journées (mis à part les quelques suicides en se tirant une balle dans la tête).

 

Tant que nous n’aurons pas trouvé les rapports de perte de lendemain de bataille (les bulletins de propagande sont trop imprécis), nous ne pouvons fournir de données précises. Les pertes de la campagne de printemps, lors des journées de Lützen et Bautzen, sont majoritairement dues au canon avec très peu de prisonniers (un total de seulement 93 à la date du 15 juin, sûrement pris en maraude), alors que lors de la campagne d’été, marquée essentiellement par les journées de Leipzig, les troupes de marine ont été beaucoup plus fusillées, sabrées et pour une forte partie prises et emmenées jusqu’en Sibérie, tout particulièrement le 1er régiment (n’y restent que 768 hommes).

 

Au cours de la campagne, souvent les bataillons seront envoyés à Mayence pour être recomplétés, ainsi au 15 juin seuls 12 bataillons sur 20 sont au sein de l’armée (quatre du 1er et du 2e , deux du 3e et du 4e ), les huit autres sur le Rhin ou en train de rejoindre, le 27 juin ils sont 17 (cinq du 1er, six du 2e , trois du 3e et du 4e ), mais Leipzig les réduit à 12 lors de la revue du 15 novembre, et là il faut parler d’anéantissement pur et simple : ne restent du 1er régiment que deux bataillons. Les maladies Les maladies sont responsables de la majorité des décès en 1813 dans les troupes de marine. Les descriptions des symptômes sont assez foues, dans l’énorme majorité des cas (88 %) l’indication est simplement que le canonnier est mort de « fèvre », auxquelles on peut rajouter les diférents autres types de fèvres (« adinamique », putride, « ataxyque », bilieuse, maligne, nerveuse, lente ou intermitente : 5 %) et les diférentes dysenteries mortelles (4 %), le reste (3 %) étant composé des infections pulmonaires, de la syphilis, des véroles et même de la gale (ces acariens parasites sont commun à toute l’armée, même Bonaparte en fut ateint en Italie).

À ces « fèvres », on peut aujourd’hui donner le nom de typhus : causé par un bacille125, il est transmis par un type particulier de pou, et donc se développe particulièrement au sein des troupes en campagne et les hôpitaux (qui sont des mouroirs, si on y rentre, on en sort pas), car l’armée de 1813 est couverte de vermine126. L’épidémie frappe l’armée depuis la campagne de Russie, et se poursuit jusqu’en 1814. Dix jours d’incubation, puis commencent de très fortes fèvres marquées à la fn de la première semaine d’une éruption cutanée rouge, le soldat délire dès la deuxième semaine, et meurt dans 50 à 70 % des cas au bout de trois semaines. Dès l’arrivée à Mayence, les troupes de marine sont ateintes par ce féau des armées. Lors de la revue du 15 avril 1 837 hommes sont aux hôpitaux, soit 15 % de l’efectif ; le 15 juin on ateint les 32 % avec 2 479 malades.

Avec la retraites, les contaminés, intransportables, sont laissés en Allemagne, et les décès s’échelonneront ainsi jusqu’au milieu de 1814 pour les hôpitaux en Saxe et en Prusse. Les désertions La désertion dans les régiments de marine est impossible à évaluer. Mais elle existait, surtout lors des marches du printemps, une note du 1er août à la suite de la situation des troupes du 6e corps alors cantonnées nous informe que « La désertion est rare ». 125

Probablement Ricketsia prowazecki, responsable du typhus exanthématique. Si les fèvres avaient été doublées de diarrhées dans une plus forte proportion, ce serait alors une épidémie de fèvre typhoïde dû à Salmonella typhi, transmis par l’eau ou la nourriture contaminée, qui évolue dans 20 % des cas vers une pneumonie ou une hémorragie intestinale. Les Ricketsie, du nom de l’américain Rickets, sont des bactéries particulièrement petites, plus proches de la taille des virus, qui ont soit une forme de microcoque, soit de bacilliforme (bâtonnet). Ricketsia quintana tua 150 000 soldats lors de la Première Guerre mondiale (fèvre des tranchées). 126 Les troupes de marine accusèrent particulièrement les soldats russes, car ils dorment chaque soir sur la paille des camps russes, mais tous les corps de troupes sont également couverts de vermine, notamment ceux revenant des campagnes de Russie et d’Espagne. 56

 

Par contre les régiments de la marine sont touchés par la vague de mutilations volontaires qui frappe toute l’armée : il s’agit de se briser les doigts de la main droite, notamment le pouce, en faisant fonctionner le chien du fusil dessus, ainsi devenu incapable d’utiliser un fusil le soldat doit être réformé. La prolifération de ces « incidents » a déterminé l’état-major à sévir, et à ordonner une enquête pour pouvoir diférencier lesquels s’étaient mutilés volontairement de ceux qui avaient été blessés par l’ennemi. Ainsi le 27 juin, sur les 59 blessés à la main du 1er régiment, 47 sont reconnus l’avoir été par l’ennemi, 55 sur 70 au 2 e et 36 sur 46 au 4e : soit 37 mutilations volontaires pour les trois. Les régiments de marine en janvier 1814 Le 25 janvier 1814 l’Empereur vient à Châlons-sur-Marne prendre le commandement de l’armée dispersée en Champagne, l’aile droite dans les environs de Troyes, le centre vers Vitry et l’aile gauche jusqu’à Mézières. L’armée totalise à cete date 71 012 hommes, mais les unités sont particulièrement squeletiques : seuls les quatre régiments de la Vieille Garde arrivent à 1 000 hommes chacun, dans la ligne l’efectif varie aux alentours de 400 hommes par régiment d’infanterie (soit un demi-bataillon), et 250 pour ceux de cavalerie (équivalent à un seul escadron)... Le 6e corps du maréchal Marmont forme le centre avec le 5e du maréchal Victor : il totalise seulement 7 785 hommes. Il est organisé en deux maigres divisions, celle du général Ricard (2 917 hommes) ne comptant pas moins de 14 régiments de ligne et légers (69e à 97 hommes, 142e de ligne à 95...), et celle du général Lagrange (4 868 hommes) de sept régiments de ligne (dont notamment le 132e de ligne, qui est le régiment pénal de Saint-Martin-en-Ré), deux légers (record pour le 23e léger : 76 hommes !) et les quatre de marine.

Totalisant 2 070 hommes, les quatre régiments de marine représentent encore plus de 40 % de la division Lagrange. Ils font partie des régiments les plus solides de l’armée, mieux, seuls deux autres régiments dépassent alors le 2e de marine en efectif127... Le 1er de marine aligne 508 hommes, le 2e 740, le 3e 543 et le 4e 279. Au cours du mois de février, on complétera les régiments les plus touchés par la reformation des 3e et 4 e bataillons du 1er régiment, et celle du 4e bataillon du 4e régiment. c.

 

 

 

 

Bon , si je n'aurais pas put servir dans la Garde Impériale car trop " petit" , je sais que dans l'Artillerie de Marine cela aurait était possible , puisque la taille minimum est de 1 mètre 65 cm ,j'en fait 1 m 75 :smile:.

Citation

L’arrêté du 15 foréal an 11 « Le Gouvernement de la République, sur le rapport du Ministre de la Marine et des Colonies, le Conseil d’État entendu, arrête ce qui suit » 100 cet arrêté signé par le premier consul Bonaparte réorganise totalement les troupes de la marine, il est composé de 152 articles répartis en 11 titres : nous intéressent les titres Ier « Organisation des troupes », II « Du recrutement et de la durée des engagemens et des congés », IV « Avancement et remplacement », V « Service des troupes d’artillerie », VI « Uniforme », VII « Conseil d’administration », VIII « Parcs d’artillerie », X « Forges, fonderies et manufactures d’armes » et XI « Dispositions générales ».

 

L’organisation du corps Les 21 bataillons formant les sept demi-brigades d’artillerie de la marine, sont réduits à 12 bataillons composant quatre régiments, sous la dénomination de régiments d’artillerie de la marine (article 1er). Les 1 er et 2e régiments sont composés de quatre bataillons alors que les 3e et 4e le sont de deux bataillons seulement. Chaque bataillon est composé de six compagnies de 150 sous-ofciers, canonniers et tambours au complet de paix, et de deux cents hommes au complet de guerre (article 2 ; soit 72 compagnies formant un corps de 10 800 hommes au complet de paix, et 14 400 au complet de guerre, non compris les étatsmajors). Indépendamment de ces régiments, il y aura quatre compagnies d’ouvriers, chacune de 150 sousofciers et ouvriers (article 3), et quatre compagnies d’apprentis-canonniers (articles 4, 10 et 115). Chaque compagnie de canonniers, au complet de paix, sera composée de 4 ofciers (un capitaine commandant à 2 500F annuels, un en second à 2 000, un lieutenant en premier à 1 500 et un autre en second 98 Comme dans l’antique République romaine où un collège de deux consuls assurait l’exécutif pour un an, la constitution du 22 frimaire an 8 (13 décembre 1799) confe le gouvernement à trois consuls pour dix ans, avec « la qualité distincte ou de premier, ou de second, ou de troisième consul » (article 39 de la constitution) : « La Constitution nomme Premier consul le citoyen Bonaparte, ex-consul provisoire ; deuxième consul, le citoyen Cambacérès, ex-ministre de la justice ; et troisième consul, le citoyen Lebrun, ex-membre de la commission du Conseil des Anciens ».

 

Le Premier Consul promulgue les lois ; il nomme les conseillers d’État, les ministres, les ambassadeurs, les ofciers de l’armée de terre et de mer... Son traitement est de 500 000F par an ! 99 AN marine AA1-5. 100 AN marine AA1-5. 46 à 1 300), 17 sous-ofciers (un sergent-major à 524F par an, cinq sergents à 356, un caporal fourrier à 356 et dix caporaux à 258) et 133 hommes (25 canonniers de 1re classe à 167F , 25 de 2e classe à 134, 81 canonniersaspirants à 109 et deux tambours ; article 5). Pour parvenir au complet de guerre, 50 hommes seront ajoutés à chaque compagnie, avec le titre et la paie de canonnier-aspirant (article 6). Les troupes d'artillerie de la marine continuent de se recruter par des enrôlements volontaires (article 12), de dix ans puis cinq (article 15), parmi les hommes « de 16 à 30 ans, sains, robustes, bien conformés et de la taille d’un mètre soixante cinq au moins (5 pieds 2 pouces) » (article 13). Il faut 11 mois de navigation pour être 2e classe, 18 mois pour être 1er classe (article 32). Il est expressément rappelé que les troupes d'artillerie de la marine sont sous les ordres et l’autorité du ministre de la Marine et des Colonies (article 145), mais que les lois, arrêtés et règlements des troupes d’artillerie de terre leurs sont applicables (article 151).

 

Les ofciers

 

Les places d’ofciers ne sont ouvertes aux sous-ofciers qu’à hauteur du tiers des places vacantes de lieutenant en second. Mais les deux autres tiers des places doivent être donnés aux élèves de l’École polytechnique sortant de l’École d’application d’artillerie de Metz (arrêté du 12 vendémiaire an 11)101, qui prendront rang dans les régiments du jour de leur entrée à l’École (article 34). Les états-majors des régiments sont composés d’un colonel (toujours à 6 250F ), d’un major (qui descend à 5 100), de deux (3e et 4e régiments) ou quatre (1er et 2e ) chefs de bataillon (à 4 500), deux ou quatre adjudants major (à 2 000), un quartier maître trésorier (aussi à 2 000), un ofcier de santé, deux ou quatre adjudants sous-ofciers (à 584), un tambour major, un caporal tambour, un maître tailleur, un maître cordonnier, un maître armurier, huit musiciens, dont un chef, total 8 ou 12 ofciers et 15 ou 17 sousofciers et canonniers (article 8). Les quatre directions d’artillerie restent le domaine des ofciers d’artillerie de marine, sous l’autorité du préfet maritime. Qatre colonels chefs de parc, trois chefs de bataillon sous-chefs de parc (à Brest, Toulon et Rochefort, surveillent la fabrication des bouches à feu), quatre capitaines d’artillerie adjudants de parc (surveillance du service), quatre sous-gardes-magasin gardes d’artillerie (celui de Brest à 1 800F , ceux de Toulon et Rochefort 1 600F et celui de Lorient 1 500F ), trois maîtres artifciers (celui de Brest à 1 600F , ceux de Toulon et Rochefort 1 500) et les maîtres canonniers entretenus (articles 97, 98, 100, 107, 108 et 111). La direction et surveillance des fonderies sont toujours confées à 12 capitaines d'artillerie de la marine (articles 143 et 144). À raison de 24 ofciers par bataillon, 40 dans les états-majors et 27 dans les directions et inspections102, cela fait un total de 355 ofciers. e. L’évolution de l’an 13 à 18

 

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il y a 53 minutes, Gibbs le Cajun a dit :

Mon intérêt était de mettre en perspective l'Artillerie de Marine dans le cadre de cette période napoléonienne , brillant dans les actions de combat , que ce soit en servant un canon ou comme fantassin sans pour autant appartenir à la Garde Impériale .

Mais du point de vue Artillerie de Marine , je pense que la filiation est quand même plus claire .

Pour le fait que Napoléon "gratte les fonds de tiroir " , je pense que du point de vue Artillerie de Marine on était pas dans un effet de troupe de moindre qualité mais plutôt dans l'idée au départ de ne pas dépoiler la Marine ,mais vu la campagne à venir Napoléon n'a pas eu le choix . Bien lui en a pris .

Pas de problème sur tes intentions, c'est clair 

Justement, à la lecture de ce mémoire, même la filiation de l'Artillerie me parait sujette à caution; contrairement à ce que je pensais précédemment. :rolleyes: Quoi qu'il en soit, "artillerie", "canonniers-matelots", "corps royal des fusiliers"  à ces époques là, recouvre aussi bien canonniers que fusiliers . Etant entendu que l'artillerie des colonies, c'est autre chose, même si ça dépend de la Marine. 

Par fonds de tiroir, j'entendais le fait qu'il est obligé de désarmer la flotte 

 

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Pour revenir à la question initiale je voudrais féliciter les contributeurs pour leurs magistrales explications.

Je suis toutefois preneurs de précisions sur les points suivants

Primo, y avait il de vraies différences entre régiments d'infanterie légère et de ligne ?On lit parfois que non.

Secundo, comment étaient formés les sous officiers ?

Tertio y avait il une différence entre officiers sortis de saint Cyr et ceux qui étaient issus des sous officiers ?

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Je suis tombé sur ces vidéos très intéressante est très ludique .

Les fantassins : 

Révélation

 

 

 

Les artilleurs :

 classe les uniformes des artilleurs , même si je ne serais pas objectif ! 

L'équipe de pièce marché beaucoup , plus ou moins comme les fantassins , enfin C'est ce que me laisse supposé la vidéo .

Citation

 

 

J'avais déjà croisé des photos de vétérans français de l'époque napoléonienne :

Révélation

 

 

Tancrède m'avais fait un super topo sur le fusil français de cette période , la " kalachnikov de l'époque " !

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fusil_Charleville

Un truc sur les uniformes des artilleurs avec aussi leur armement, on apprend un truc marrant :

https://www.1789-1815.com/arfr5_unif.htm

 

 

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Ces artilleurs reconstitués n'ont certainement pas les cadences de tir de leurs ancêtres.... Et ils s'attachent un peu trop au cérémonial formel de la procédure: dans la réalité, ça devait être nettement moins léché (et en même temps plus pro), et beaucoup plus rapide. Après, je me demande d'où ces gens sortent le canon: y'a des artisans capables de faire des vraies repros fonctionnelles? Et des gens capables et désireux de payer pour ça (parce que ça doit coûter des pépètes)? Je vois mal un musée accepter de voir une pièce d'origine employée réellement.... Et je ne suis pas sûr que beaucoup en soient encore capables: mine de rien, ça vieillit, ces trucs là, ça devient cassant, et c'est franchement dangereux pour les utilisateurs. 

Par ailleurs, je me demande si le recul observé dans cette vidéo a quoique ce soit à voir avec celui qu'aurait produit un vrai: je ne sais pas s'il leur arrive de tirer de vrais boulets, ou quelles charges ils utilisent, mais là, ça me semble bien anémique et endormi, même pour un canon de 8. Quand on s'imagine que des canons de marine de 12 avaient un tel recul qu'il fallait des bragues triples (et chacune était un cordage TRES épais) ou quadruples pour limiter le bond en arrière de la pièce à chaque tir.... 

Modifié par Tancrède
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@Tancrède

Il est vrai que la reconstitution apporte des limites sur pas mal de points .

Pour le recul , je crois qu'il y a surtout une volonté de donné une impression plutôt que montrer la réalité. 

Mais si on regarde ce canon de la guerre de sécession , le boulet ce fiche dans un arbre, la pièce ne recule pas tant que cela .

 

Les canons français ont du inspirer les canons US , il y en a un qui porte le nom de Napoléon :

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Field_artillery_in_the_American_Civil_War

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Canon_de_6_système_An_XI

Mine de rien le travail des artilleurs et leur rôle dans les batailles de l'époque devaient pas être de tout repos , l'entraînement rude et discipliné ( des pros comme tu le dis si bien)  tout en devant gérer les chevaux qu'il fallait habituer au bruit , nourrir, soigner . Les risques liés à la poudre étaient aussi un pb à gérer en plus , les accidents ne devaient pas être rare à cette époque. 

Une mise en batterie et surtout une remise en route pour quitter une position de batterie ne devait pas être simple avec un attelage , et cela dans des situations où l'adversaire débouler ! 

Mine de rien pour les pièces au plus près ( très proche quand on repense au distance ! ) du combat , les artilleurs n'étaient pas forcément plus à l'abri dans la bataille. 

Existe t'il des barèmes sur le taux de survie pour le fantassin, artilleur et cavalier ?

Les artilleurs des puissances adverse ont évolué , mais ont-ils vraiment surpasser les artilleurs français ?

Édit: 

Tambour et fiffre, j'aime bien , sur cette vidéo j'ai appris des trucs ! 

 

Modifié par Gibbs le Cajun

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Les canons français ont du inspirer les canons US , il y en a un qui porte le nom de Napoléon :


 

Importé de France, puis produit sous licence aux USA. C'était avant toute chose le canon officiel de l'armée française pendant la majorité du Second Empire. 

 

 

Aucune idée pour la mortalité moyenne des artilleurs en général ou par métier, mais j'imagine que c'étaient pas les plus planqués (particulièrement l'artillerie à cheval, ou "volante") vu la densité de la contre-batterie à l'époque, et la grande vulnérabilité des servants d'armes à la cavalerie, dès lors qu'il n'y avait plus de couverture d'infanterie (qui, si tout se passe bien, est loin en avant, ne laissant que le minimum derrière, et les réserves étant en retrait). 

Sur le sujet du recul, j'avoue ne vraiment pas assez connaître la chose: je mesure par exemple que le canon de 12 du système Gribeauval (la superstar des guerres napoléoniennes), distant de 2 générations du canon de 12 dit "Napoléon" (sous-entendu "Napoléon III") utilisé par l'armée française et les armées de l'Union et de la Confédération (et apparemment le préféré des deux camps, malgré l'arrivée de modèles plus récents), pesait plus de 800kgs  (1 et demie avec l'affût), là où le Napoléon pesait 600Kgs (1200 avec l'affût), pour une puissance bien supérieure (progrès de la poudre et de la résistance des matériaux, réduction du "vent" de l'âme du canon) et une plus grande variété de projectiles (notamment les obus explosifs). Mais déjà sur le canon de 12 Gribeauval, le vent de l'âme était le plus réduit de son temps, donc avec un minimum de dispersion de la force de l'explosion. Je ne m'explique pas la réalité du recul: j'ai vu des vidéos où les canons font de véritables bons en arrière, n'ayant que peu de choses pour les freiner. Evidemment, sur un navire, l'effet est amplifié par la houle et l'instabilité générale de la plate-forme (et le besoin absolu de garder la pièce en place et de pouvoir la faire reculer et avancer pour la servir), mais j'ai lu à de multiples reprises les énormes dangers d'une pièce effectuant son tir et pouvant mutiler ses servants (il est aussi vrai que pour la marine, on parle souvent de pièces plus lourdes: le 24 livres -près de 2 tonnes sans l'affût- est le standard des vaisseaux de lignes et frégates lourdes). 

Quote

Mine de rien le travail des artilleurs et leur rôle dans les batailles de l'époque devaient pas être de tout repos , l'entraînement rude et discipliné ( des pros comme tu le dis si bien)  tout en devant gérer les chevaux qu'il fallait habituer au bruit , nourrir, soigner . Les risques liés à la poudre étaient aussi un pb à gérer en plus , les accidents ne devaient pas être rare à cette époque. 

Le canon de 12 Gribeauval devait avoir une cadence soutenue d'un tir/minute: imagine le ballet qui va avec ça. Plus rapide que ce que la vidéo montre, qui est quasiment une cérémonie. 

Quote

Une mise en batterie et surtout une remise en route pour quitter une position de batterie ne devait pas être simple avec un attelage , et cela dans des situations où l'adversaire débouler ! 

C'était une opération complexe, surtout les manoeuvres de positionnement sur le champ de bataille (qui impliquent de bouger le canon sur son affût de la position "route" à la position "tir" et inversement), mais le système mis au point par Gribeauval était une petite révolution, et Napoléon insistait beaucoup sur le niveau d'entraînement des artilleurs, en étant un lui-même. Après, sûr qu'un canon isolé vivait mal une charge adverse, mais rappelons que contre les charges, il y avait les boîtes à balles/mitrailles.... Qui s'y frottait s'y piquait, et il fallait vraiment être assez près et savoir/pouvoir choisir son créneau pour lancer sa charge au tout début du rechargement adverse pour espérer cueillir l'artillerie sans se prendre au moins une volée de mitraille terriblement anti-personnel. Si la batterie chargée était un peu conséquente, elle pouvait tirer par roulement et assurer un feu plus continu rendant l'affaire encore plus délicate. 

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Le ‎15‎/‎02‎/‎2018 à 03:58, Tancrède a dit :

Ces artilleurs reconstitués n'ont certainement pas les cadences de tir de leurs ancêtres.... Et ils s'attachent un peu trop au cérémonial formel de la procédure: dans la réalité, ça devait être nettement moins léché (et en même temps plus pro), et beaucoup plus rapide. Après, je me demande d'où ces gens sortent le canon: y'a des artisans capables de faire des vraies repros fonctionnelles? Et des gens capables et désireux de payer pour ça (parce que ça doit coûter des pépètes)? Je vois mal un musée accepter de voir une pièce d'origine employée réellement.... Et je ne suis pas sûr que beaucoup en soient encore capables: mine de rien, ça vieillit, ces trucs là, ça devient cassant, et c'est franchement dangereux pour les utilisateurs. 

Par ailleurs, je me demande si le recul observé dans cette vidéo a quoique ce soit à voir avec celui qu'aurait produit un vrai: je ne sais pas s'il leur arrive de tirer de vrais boulets, ou quelles charges ils utilisent, mais là, ça me semble bien anémique et endormi, même pour un canon de 8. Quand on s'imagine que des canons de marine de 12 avaient un tel recul qu'il fallait des bragues triples (et chacune était un cordage TRES épais) ou quadruples pour limiter le bond en arrière de la pièce à chaque tir.... 

Pour avoir eu des discussions avec des expérimentateurs/reconstituteurs en artillerie, la limite légale pour les charges de poudre est de 2 kgs, ce qui limite effectivement le recul des canons. Cette activité reste dangereuse.

J'ai pu croiser en RHS un maitre-forgeron expérimentateur médiéviste (cottes de maille, armures, lances, coutelas, épéessss, plein :) qui s'était frotté à la construction d'une sorte de couleuvrine, très convaincante (plus d'un mètre, 60 kg ?). Chargée d'un peu de poudre et de papier toilette, la bestiole crachait forces flamme et arrachait les oreilles.

Pour l'anecdote, il s'était rasé une fois la barbe et la moustache, fort bien fournies, à la poudre. Après trop de clairet/sauge/hypocras, il a voulu regarder le fond d'une corne à poudre qu'il pensait vide avec une chandelle, un résidu s'est détaché. Il a fallu beaucoup de Biafine :cool:...

Pour une reconstitution de canon de 8 livres :

"Pourtant, au hasard de nos recherches, nous apprenons que l’Amicale du 8ème Régiment d’Artillerie basé à Commercy a reconstitué un canon de 8 Gribeauval à l’identique. La décision a été prise à l’occasion du bicentenaire de la bataille d’Austerlitz. Baptisé « le Rigide », le tube a été coulé en 2006 par l’entreprise Saint Rémy Industrie, basée à Commentry dans l’Allier. Quant à l’affût, les roues, la ferronnerie et les accessoires, ils ont été fabriqués par deux civils travaillant dans le régiment."

http://www.armes-ufa.com/spip.php?article529

"Le 8ème Régiment d’artillerie a donc l’ambition de mettre à l’honneur cette figure emblématique de l’épopée napoléonienne à travers la reconstitution d’un canon Gribeauval, copie conforme contemporaine de l’original exposé au musée de l’armée des Invalides qui prête, pour l’occasion, l’une des pièces de sa collection."

Coût total de la réplique, 35 610 €

http://old-fna.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=34

Exemple de furieux dans la reconstitution: "après un 75 mm 1897 au 3/4, j'envisage un Gribeauval fonctionnel :sinterrogec: "

http://www.cyberbricoleur.com/index.php?showtopic=1600002801

PS : Quelques autres.

"Reconstitution d'un Groupe de Canonniers"

Pièce de 4 livres et obusier de 6 pouces

http://www.lelivrelhistoireetlobusier.fr/pages/reconstitution-d27un-groupe.html

https://forum.napoleon1er.net/viewtopic.php?t=36609

Réplique d'un canon de 12 (1786)

http://artillerie-fortification.over-blog.com/article-realisation-d-une-replique-de-canon-55711062.html

Argonne 1792

Canon de 12 Gribeauval

https://www.argonne1792.fr/2016/12/19/le-canon/

Modifié par Benoitleg
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D'intéressantes  explications concernant l'artillerie du 1er Empire  avec ce lien qui reste une très bonne référence au niveau histoire de l' artillerie française .

http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=532

La gestion du facteur humain dans le cursus de promotion au grade superieur est très intéressant !

Citation

Si ces améliorations matérielles sont sensibles, l’importance du facteur humain demeure. L’artillerie, servie depuis 1770 par des soldats spécialisés qu’on appellera désormais canonniers, se militarise progressivement. L’Empire porte une attention particulière à l’instruction et l’entraînement régulier des cadres et des canonniers afin de leur faire acquérir les savoir-faire nécessaires au service des Pièces. L’Empereur y ajoute l’obligation d’une longue période avant le passage aux grades de sous-officier, puis d’officier pour sélectionner des personnels compétents et expérimentés.

L’ingénieux système Gribeauval, conçu à partir de 1765, n’attendait qu’un maître pour optimiser son emploi. Napoléon saura trouver en lui et en ses canonniers qui le servent les artisans de ses victoires.

 

 

Je découvre pas mal de choses du point de vue technique , munitions, emploi de ses munitions etc ... ! 

http://www.lebreviairedespatriotes.fr/31/01/2014/a-la-une/lartillerie-reine-des-batailles/

@Tancrède

Effectivement la boite à mitraille devait faire très mal ! 

Merci pour les explications ! 

Idem pour @Benoitleg merci ! 

 

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Pas à cette époque pour les canons: les boulets étaient pleins. Sinon, il y avait les boîtes à balles/mitraille (essentiellement des boîtes de conserves bourrées de balles/shrapnell-like) qui servaient d'arme anti-personnel à courte portée. Les obusiers et les mortiers tiraient des projectiles explosifs (en fait des boulets creux remplis de poudre) dont l'emploi était délicat, puisque la détonation se faisait avec une mèche et que celle-ci devait être coupée en fonction de la distance à l'objectif visé, des tables de calcul standardisées (par Gribeauval) les aidant en cela (ce qui laissait beaucoup d'impondérables, dépendant notamment de l'humidité ambiante, de la mèche elle-même....). Les deux standards d'obusiers pour la période:

- obusier de 6 pouces (6,4 inches pour les Anglais) du système Gribeauval

- obusier de 5 pouces et demie (5,72 inches pour les Anglais) du système An XI (1803): le parc Gribeauval a continué à représenter une grande portion du parc total, donc les deux obusiers coexistaient

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il y a 8 minutes, Tancrède a dit :

Pas à cette époque pour les canons: les boulets étaient pleins. Sinon, il y avait les boîtes à balles/mitraille (essentiellement des boîtes de conserves bourrées de balles/shrapnell-like) qui servaient d'arme anti-personnel à courte portée. Les obusiers et les mortiers tiraient des projectiles explosifs (en fait des boulets creux remplis de poudre) dont l'emploi était délicat, puisque la détonation se faisait avec une mèche et que celle-ci devait être coupée en fonction de la distance à l'objectif visé, des tables de calcul standardisées (par Gribeauval) les aidant en cela (ce qui laissait beaucoup d'impondérables, dépendant notamment de l'humidité ambiante, de la mèche elle-même....). Les deux standards d'obusiers pour la période:

- obusier de 6 pouces (6,4 inches pour les Anglais) du système Gribeauval

- obusier de 5 pouces et demie (5,72 inches pour les Anglais) du système An XI (1803): le parc Gribeauval a continué à représenter une grande portion du parc total, donc les deux obusiers coexistaient

Merci Trancéde

Donc si je comprend bien les boulets rebondissaient sur sol sec neutralisant plusieurs hommes en coupant bras jambe ou tête voir tuant les chevaux. Et sur sol boueux comme à Waterloo ils s'enfonçaient dans la boue et n'avais pas beaucoup d'effets c'est bien ça? Parce que tout les rapports sur Waterloo disent que l'artillerie française a été inefficace a cause de la pluie.  Ou alors les artilleurs avaient du mal pour déplacer les canons dans la boue ? Voir allumer les mèches sous la pluie ?

En faite je n'en sais rien c'est juste une hypothèse.

En tout cas tout les films sur les batailles napoléoniens montre des tirs d'artillerie qui explosent mais en faite c'est faut :combatc:

   

 

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1 hour ago, Scarabé said:

Merci Trancéde

Donc si je comprend bien les boulets rebondissaient sur sol sec neutralisant plusieurs hommes en coupant bras jambe ou tête voir tuant les chevaux. Et sur sol boueux comme à Waterloo ils s'enfonçaient dans la boue et n'avais pas beaucoup d'effets c'est bien ça? Parce que tout les rapports sur Waterloo disent que l'artillerie française a été inefficace a cause de la pluie.  Ou alors les artilleurs avaient du mal pour déplacer les canons dans la boue ? Voir allumer les mèches sous la pluie ?

Tout cela et plus... Notamment la configuration du terrain qui avantageait la défense, la majorité des effectifs de Wellington étant derrière la "ligne de crête" (façon de parler dans ce relief de campagne) des collines en face de la Belle Alliance (où se trouve Napoléon et devant laquelle se trouve la Grande Batterie), et une bonne partie du reste étant embusquée dans les fermes fortifiées servant de points d'appui/fixation (Hougoumont étant en plus dans un coin boisé). L'historiographie de comptoir britannique a fait de ce positionnement une tactique innovante (sérieusement, ça a été tellement répété que la plupart y croient: il a inventé le fait de se planquer derrière le relief :sleep:), à coups de postulats très sérieux sur cet usage de la "reverse slope".... No comment. Quand  les obusiers ont pu être amenés à portée, ils ont commencé à faire du dégât sur ces troupes planquées (tir courbe), mais y'en avait pas assez de dispo. Ca a commencé à saigner pour ces mêmes troupes quand la Haye Sainte a pu être prise et quelques pièces amenées devant: le relief était ouvert de cet endroit, et là, les carrés ont mangé.... Mais c'était un peu tard, et à ce stade, y'avait plus de réserves, toutes étant bouffées par l'endiguement des Prussiens. 


 

Quote

 

En tout cas tout les films sur les batailles napoléoniens montre des tirs d'artillerie qui explosent mais en faite c'est faut 


 

Y'a souvent un effet de dramatisation visuelle, mais un boulet de bon calibre qui arrive avec une bonne réserve de puissance sur de la terre meuble et suffisamment sèche, ça doit soulever une bonne vague de terre à l'impact, si l'angle est bon, il me semble. Et dans la boue, ça doit faire des beaux "flocs" qui feraient la joie des enfants aimant rentrer tout sales. 

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@Tancrède

En fait , ce serait peut-être intéressant de faire une sorte de "démontage" de l'historiographie de comptoir britannique concernant "Waterloo" , enfin la bataille du Mont Saint Jean ( lieu exact ) si je me fie à ce que dit Wikipedia : 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo

Citation

Les combats n'eurent pas lieu sur le territoire de la commune de Waterloo, mais un peu plus au sud, sur les territoires des communes actuelles de Lasne, Braine-l'Alleud et de Genappe. Toutefois, Wellington écrivit la dépêche annonçant la victoire des Coalisés depuis son quartier général situé à Waterloo, fixant ainsi ce nom à la bataille qui fut initialement appelée en France « bataille de Mont-Saint-Jean »[4],[5], lieu effectif de l'engagement. En Allemagne, la bataille est dénommée « Victoire de la Belle-Alliance » (Belle-Alliance Sieg) [4],[5], du nom de l'auberge où eut lieu la rencontre entre les deux généraux en chef des Coalisés à la fin de la journée.

Je me rappel que Keegan avait avancé nombre de points sur cette bataille , mais comme tu me l'avais dit il fallait garder de la distance sur ce que Keegan présenté .

Je ne connais pas assez tout les points ou les britanniques ont mis à leurs sauces la vision réelle de la bataille. Je pense qu'il y a tellement de trucs que cela pourrait de quoi remplir un livre pour démonter leurs arguments .

Bon déjà que Wellington parle de Waterloo ou il ce trouvait , certes il a donné ses ordres depuis ce lieu , m'enfin bon ... 

De plus il y a aussi le fait de minorer le rôle des autres chez les britanniques...

Il paraît que chez les alliés , certain avaient du mal de ce faire tuer aussi pour les anglais au vu des intérêts pas forcément convergent au final , enfin que quand cela merdé , les anglais avaient une tendance à ce casser en laissant les autres ramassé et ce démerder ...

Dans un documenraire passé sur Arte , j'ai trouvé intéressant le témoignage de combattant , celui d'un belge je crois qui avait du mal ( de combattre des français avec  qui il avait servi avant) même si il ferait son boulot ( mais sans zèle) .

Je ne sais pas si ce documentaire est objectif m'enfin voilà  ... visuellement il y avait des trucs sympa , cela faisait parti d'une série. Bon on y abordé à Campagne d'Égypte , la retraite de Russie et Waterloo ...

Ce qui m'a dérangé dans le sens ou étrangement on n'ait pas opté pour au moins 1 ou 2 episodes avec des victoires ...

Enfin voilà , il est vrai que ta manière d'argumenter sur cette période et top top à mon goût ! 

Mais bon tu as pas mal apporté d'argumentation sur d'autres files traitant de cette période que ce serait peut-être lourd pour toi de revenir sur Waterloo Même si cela démonte la vision des britanniques .

Après moi je sais que ce serait sympa de revoir nos victoires ! 

Bon j'ai un coup de bol , ma mère avait récupéré un bouquin que lui avait donné une dame , elle me l'a donné , Mémoires du Sergent Bourgogne , présenté par Gilles Lapouge . Je viens de commencer à le lire . Je pense que tu connais peut-être  ce livre .

 

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Belle vidéo de reconstitueurs. Il y a plusieurs petites erreurs dans la procédure (comme l'absence du seau pour mouiller l'écouvillon)  et effectivement ça devait être bien moins léché!

J'ai un copain qui a plusieurs canons chez lui et qui a servi pas mal de fois comme expert dans les films (il est aux USA) soit pour former les troupes soit pour tirer lui même. C'est effectivement dangereux et il faut savoir ce qu'on fait!

 

 

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J'ai acheté le dernier Hors série de Guerres et Histoire :

Les 45 batailles de Napoléon. 

Bon comme toujours il faut garder du recul avec tout livre, magazine etc... Mais la ce HS m'a apporté pas mal de choses, déjà un détail de toute les batailles alors que j'avais plutôt la grande ligne avec des batailles clés, mais en ayant pas forcément en tête le cadre via les différentes campagnes, les contextes de celles-ci. 

J'ai découvert cette évolution des capacités militaire française, puis son déclin et l'adaptation des pays ennemis de la France. 

Cela complète le dossier sur la Grande Armée que j'avais trouvé très intéressant, tout en ayant déjà appris énormément via se file qui a disons aussi été le point de départ concret de mon intérêt sur le 1er Empire, qui avec le temps n'a fait que grandir. 

Je ne sais pas si j'ai déjà partagé cette vidéo, mais je trouve qu'elle est plutôt juste :

 

Bon j'ai un bémol sur l'édito de se HS  , même si il y a des choses intéressantes et concrète, mais j'ai un avis personnel sur cette période ( ou en règle générale sur l'histoire) , qui je pense est peut-être animée par l'idée que si il est juste de ne pas resté sur une vision mythique de l'histoire , apporter des nuances et du recul ne doit pas non plus devenir une sorte de dogme poussé à l'extrême et qui disons peut parfois finir dans une optique que je perçoit comme parfois agaçante et qui finit en mode blasé à force de trop relativisé l'histoire. On doit savoir faire une analyse de l'histoire en ayant du recul, mais il ne faut pas non plus aller dans l'excès inverse. 

À une époque où il n'y a plus de repère, ou le côté patriotisme via un côté glorieux, héroïque et vu comme désuet et ringard, je pense que sans nier le côté terrible de chaque guerres, il y a quand même un besoin d'avoir se côté héroïque pour garder le ciment dont a besoin toute nation. 

J'ai observé qu'il y a un problème à se niveau, et cela via un exemple concret et récent, d'actualité avec l'acte héroïque de Arnaud Beltrame. On avait à peine honoré son acte qui reste quand même l'accomplissement de la mission avec au bout l'acte suprême en y laissant la vie, que déjà certains ont commencé à écrire sur lui, pas forcément contre lui ( quoi que...) mais sur le contexte qui était de mise durant sa carrière ( comme si tout été  aussi simple et parfait dans une carrière ) . 

Donc on en arrive à une phase  où au final même l'idée de recul n'est plus un travail posé, et que de facto il faut d'abord dé construire et tout relativiser, minimiser des points personnel sur se qui animé et avait forgé l'état d'esprit du  Colonel Beltrame et qui disons ne sont pas perçu comme en adéquation avec notre temps ... 

Je ne sais pas si on comprendra le fond de se que j'écris, mais bon le ciment d'un pays c'est aussi très important via l'optique gloire et héroïsme, même si bien évidemment tout n'est pas parfait. 

Enfin voilà, c'était un petit hors sujet pas prévu mais dont j'avais besoin de mettre en avant, un pays a besoin d'un ciment via la gloire et l'héroïsme, une vision de grandeur qui permet d'apporter une unicité sans pourtant ignorer le passé et ces imperfections , tant que le recul à avoir ne devient pas un dogme rendant aigri . 

Modifié par Gibbs le Cajun

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Bon avec le hors série de guerres et histoire sur les 45 batailles de Napoléon j'observe que je découvre encore plein de choses que je ne connaissais pas. 

Du point de vue artilleur, on parle de la grande batterie à Wagram, mais je ne savais pas que durant la bataille de Hanau, le Général Drouot avait proposé et monté une grande batterie pour gérer en mode artillerie d'assaut, et ouvrir le passage. 

Enfin voilà, j'en apprend tout les jours sur cette période, tout en flattant mon ego d'artilleur :smile:.

Définition du Bigor, L'artilleur de Marine :Marsouin qui tire au canon.

Enfin quand il a un canon , sinon faute de canon ben c'est optique Lutzen and Co, on passe fantassin !

Bon je m'égare, j'ai du trop inhaler de poudre de canon ou de mortier à une époque, ceci explique mon côté artilleur dans l'âme :happy:

 

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Très intéressant. 

Bon après je ne suis qu'un béotien question stratégie, donc j'ai sûrement de grosses lacunes pour disons avoir un avis sur cette vidéo même si je l'a trouve très intéressante. 

 

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