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Visiblement il y a deux réponses à la question de la partition.

Celle venant de Bamako qui souhaite "purger " les touaregs du jeu. et celle des Touaregs au Nord qui seront près à faire n'importe quel alliance pour pourrir la vie des autres pour protéger ce qu'ils nomment déjà leur Terre.

en gros la frontière existe déjà et le terrorisme vaincu n'élimine pas la question de la partition déjà acté dans les grandes largueurs entre deux entités qui ne peuvent plus se voir. Au mieux les Français arriveront à temporiser...mais Tic Tac, l'Horloge tourne et le problème reste posé. de toute manière le MNLA à une carte dans son jeu , la possibilité d'aider pour les Otages. Bamako aura finalement intérêt à faire pourrir la relation pouvoir centrale / MNLA pour donner l'impression d'avoir le dessus sur un truc qu'il ne possède déjà plus.

Lorsque l'on dit "il faut que les maliens posent la question" mais avons nous déjà compris qu'il y a pas forcement une seul vision du système Malien? à un moment donné faudra choisir , soit on donne une entité aux Touaregs , soit faudra les éliminer du jeu comme le préconise Bamako...mais gare à celui qui fera ce choix d'ignorer les Touaregs.

Ok c'est bon on a compris, il faut découper le Mali en deux, mais la frontière tu l'as met où ?

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Ok c'est bon on a compris, il faut découper le Mali en deux, mais la frontière tu l'as met où ?

"Le Diable se cache dans les détails"  ;)

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Visiblement il y a deux réponses à la question de la partition.

Celle venant de Bamako qui souhaite "purger " les touaregs du jeu. et celle des Touaregs au Nord qui seront près à faire n'importe quel alliance pour pourrir la vie des autres pour protéger ce qu'ils nomment déjà leur Terre.

en gros la frontière existe déjà et le terrorisme vaincu n'élimine pas la question de la partition déjà acté dans les grandes largueurs entre deux entités qui ne peuvent plus se voir. Au mieux les Français arriveront à temporiser...mais Tic Tac, l'Horloge tourne et le problème reste posé. de toute manière le MNLA à une carte dans son jeu , la possibilité d'aider pour les Otages. Bamako aura finalement intérêt à faire pourrir la relation pouvoir centrale / MNLA pour donner l'impression d'avoir le dessus sur un truc qu'il ne possède déjà plus.

Lorsque l'on dit "il faut que les maliens posent la question" mais avons nous déjà compris qu'il y a pas forcement une seul vision du système Malien? à un moment donné faudra choisir , soit on donne une entité aux Touaregs , soit faudra les éliminer du jeu comme le préconise Bamako...mais gare à celui qui fera ce choix d'ignorer les Touaregs.

Déjà qui te dit que le MLNA représente tous les Touaregs ? Cette entité ne semble représenter que quelques notables de Kidal. Dire qu'ils sont la voix des Touaregs, quand on voit le jeux des alliances qui ont eu lieu dans leurs groupes, c'est aller un peu vite.

Et puis croire qu'on répondra au problème des Touaregs en coupant le Mali en deux, c'est aussi simpliste que de dire qu'on devrait créer un état Roms en Europe. Ca ne tient pas deux secondes face à la réalité.

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savoir qui représente qui au Mali revient à lire dans la boule de cristal , d'autant que tu as surement vu sur la liste des hommes "Wanted" qu'il y a plusieurs Maire de ville ou village.

Savoir qui ne m'intéresse pas , le Mali devra se gérer tout seul . sauf que les Officiers Français ont choisis ses partenaires du MNLA à Kidal et rien que pour çà, pour l'instant il représente à mes yeux des interlocuteurs (notamment pour nos Otages)

après tu peux choisir de laisser les frontières en l'état . çà me pose aucun problème. reste que les Touaregs et le pouvoir central de Bamako n'arrivent pas a se mettre d'accord. quand tu vois que des bérets verts et rouges se torchent déjà pour un fauteuil. çà permet d'imaginer la suite.

De toute manière, c'est plus un problème militaire et c'est maintenant un problème politique. En Mars , la force militaire Française se retire et la Misma récupère le truc. si les Belligérants ne se sont pas mis d'accord, alors les Islamistes viendront entre les deux mettre tout le monde d'accord.

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T'as pas répondu à ma question, tu les mets où ces foutus frontières ?

Si on veut parler de partition, il faut aller jusqu'au bout. Et encore la définition des frontières, ce n'est que le début du processus.

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Canaldirecto

Personnellement, je pense que la solution passe par une partition. C'est les Maliens qui vont en décider. mon avis ne compte pas trop. Je te rappelle que la mission d'origine des Français est l'appui du clan Bamako fasse aux terroristes du nord. La situation du MNLA c'est rapidement politisé pour évoluer vers une prise ne compte de leur aire d'influence.

Laissons monter à Kidal des unités militaires Maliennes et nous aurons vite notre réponse sur une première borne de frontière. Bizarre que les forces Maliennes ne montent pas à kidal puisque Kidal serait au Mali ? c'est pas une solution pour maintenant qu'il nous faut ! c'est une solution pour Mars quand on va commencer le retrait. Hollande a pour l'instant libéré le Mali jusqu'au Niger. le reste de la conquête demande confirmation dans la durée. c'est peut être pas un hasard si il y a eu le coup de feu à Gao, plutôt qu'a Kidal.

revenant un peu plus sur l'aspect militaire... nos forces , et notamment le 2eme REP à l'Honneur. =)

http://www.maliweb.net/news/armee/2013/02/14/article,127842.html

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savoir qui représente qui au Mali revient à lire dans la boule de cristal

C'est le rôle des élections dans une démocratie.

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Indépendance ou autonomie. Peut-être que le Mali pourrait accepter une autonomie suffisamment large pour les touaregs tout en gardant la souveraineté sur les affaires étrangères et l'aspect militaire. De toute façon, c'est au peuple malien de choisir, il faut juste refiler la recherche de la solution politique à l'ONU pour que la France ne soit pas impliquée personnellement.

L'ONU s'en sort très bien avec le polisario.. (c'est de l'humour mais au moins le sud maroc est calme).  :-[ 

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Pas plus qu'entre le touareg et les malien du sud (wholoff?) dans les salons de thé vert de Bamako.

 

Pas tout à fait, les wolof c'estau Sénégal. La plupart des ethnies du Sud du mali (ET du centre) sont des sous groupes mandingues (bambaras etc.)

Pour répondre à d'autres, pas sur que les autres populations su nord (soninkhés, peuls, maures...) soient très chauds pour une hégémonie touareg non plus.

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Silence radio dans le nord depuis la prise de Tessalit.

Pour le coup la c'est dans le feutré . Pas de journalistes embeded, pas de communiqués, pas d'infos MIA ,MNLA, ou tchadien dans la zone. Rien sur des combats.

Pas de nouvelles ,bonne nouvelle?

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Petite question, est-ce que l'on sait si le génie et le service de santé des armées font des missions "plus humanitaires": dépollution des routes et villages (mines, munitions, etc.) et hôpital de campagne comme on a pu le voir dans d'autres opex? Ou bien, ils sont plus concentrés sur l'avancée des troupes "combattantes".

J'ai pas vu de communication de la Défense sur ce sujet.

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Depuis 4 jours cela semble se calmer à Gao.

Je ne retrouve plus l'article mais il y aurait eu deux mines qui auraient explosé sur une route autour de Gao. Dans cet article on lisait que les militaires Maliens patrouillaient la peur au ventre n'étant pas préparer à ce genre de mine et que le Français s'en détournaient.

D'un coté on peut comprendre que l'armée français veut faire "travailler" l'armée malienne.

Un pays africain devrait envoyer des démineurs.

Quoique: http://www.maliweb.net/news/insecurite/2013/02/14/article,127904.html

http://www.maliweb.net/news/armee/2013/02/14/article,127878.html

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une explication sur les différents groupes en présence au Nord Mali est parue sur rue89, avec cartes et vidéos (http://www.rue89.com/2013/02/12/coup-detat-touaregs-salafistes-la-crise-au-mali-pour-les-nuls-231070)  :

Coup d’Etat, Touaregs, salafistes : la crise au Mali pour les nuls

Deux semaines après son coup d’Etat, la junte militaire malienne a rendu les armes. Le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, doit prendre la tête du pays le 12 avril et organiser un scrutin présidentiel dans les quarante jours. Sa tâche sera ardue : le pays est toujours coupé en deux.

Le 22 mars dernier, une junte militaire menée par Amadou Aya Sanogo, un lieutenant, a renversé le Président du pays Amadou Toumani Touré (ATT) ; les putchistes reprochaient au Président son laxisme dans le règlement de la crise qui secoue le Nord du Mali depuis la mi-janvier.

Depuis le 17 janvier, le Mouvement national de lutte pour la libération de l’Azawad (MNLA), un groupe armé de Touaregs, a en effet entrepris de conquérir le Nord du pays. Les Touaregs, peuple nomade implanté dans cette région avant l’arrivée des Français en Afrique de l’Ouest, ont toujours regretté que leur territoire ait été intégré au Mali lors de sa création en 1960. Ils rêvent de créer un nouveau pays. Le but du MNLA était donc de contrôler les garnisons et villes du Nord du pays, qui réunit les villes de Gao, Tombouctou et Kidal.

Face à cette offensive, les soldats maliens, mal équipés et peu soutenus par Bamako, ont fui leur position. C’est à cette débâcle que la junte militaire voulait mettre un terme en renversant ATT.

Elle l’a en fait encouragée. Le chaos qui suit la chute du président malien a permis au MNLA de maîtriser tout le Nord du pays une dizaine de jours plus tard.

Mais les rebelles touaregs ont été dépassés sur le terrain par un autre groupe de Touaregs : Ansar Dine. Ce dernier a contribué à la libération de certaines villes du Nord du pays depuis janvier.

Les vrais objectifs d’Ansar Dine, très différents de ceux du MNLA, ont fini par apparaître au grand jour. Ansar Dine, mouvement salafiste, veut instaurer la charia sur l’ensemble du Mali : il n’est pas question pour lui d’accepter la scission du pays en deux Etats indépendants.

Ansar Dine a depuis pris le contrôle de certaines villes du Nord, comme Tombouctou, délogeant le MNLA de ses positions. Les salafistes semblent depuis en position de force dans cette partie du pays : un groupe dissident d’Aqmi (Al Qaeda au Maghreb islamique), mouvement avec qui le chef d’Ansar Dine, Iyad ag-Ghali, a des liens, a enlevé le consul et sept membres consulaires algériens. Des membres de Boko Haram, groupe islamiste nigérian proche d’Al Qaeda, ont aussi été aperçus dans le Nord du Mali.

Coup d’Etat, révolte touarègue dans le Nord, coup de force des islamistes : la crise que traverse le Mali est complexe, ses acteurs nombreux. Rue89 vous aide à y voir plus clair.

1 - La junte militaire : Une prise de pouvoir éphémère

Lorsque, le 22 mars, le Mali attire l’attention des médias étrangers, il est trop tard : le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE), un groupe de militaires en colère, vient de renverser ATT.

Amadou Aya Sanogo, le lieutenant à la tête de cette junte, a pour premier réflexe de suspendre la Constitution « jusqu’à nouvel ordre », ainsi que toutes les institutions du pays.

L’ORTM, la télévision nationale, diffuse la déclaration de la junte, représentée par son porte-parole Amadou Konaré.

La principale raison de son opposition au chef de l’Etat se trouve au Nord du pays : depuis le 17 janvier, villes et garnisons sont attaquées par une rébellion touarègue, dont les membres cherchent à obtenir l’indépendance de la région.

Le CNRDE reproche au pouvoir en place à Bamako sa mauvaise gestion de la crise. Interviewé le 27 mars par un journal malien, Amadou Aya Sonago justifie son geste :

« Les militaires meurent et les attaques continuent, mais personne n’est informé à temps réel. [...] En plus, les troupes confrontées à l’ennemi n’ont pas souvent de secours. [...] Plus grave, nos hommes ne recevaient pas le matériel dont ils devaient disposer pour faire leur travail. »

2 - Le MNLA : Pour l’indépendance des Touaregs du Mali

L’armée malienne connaît en effet depuis le 17 janvier de grandes difficultés dans le Nord du pays. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), au sein duquel différents groupes armés touaregs ont fusionné, a entrepris la conquête de cette partie du pays.

Le mouvement, créé en octobre 2011, a profité des retombées de la révolution libyenne. Après la chute de Kadhafi, des milliers de Touaregs auparavant enrôlés dans l’armée libyenne depuis les années 1990 se sont réfugiés dans le Sahel.

Ils ne sont pas rentrés chez eux les mains vides : les armes et munitions dont ils disposent ont rendu possible une offensive de grande ampleur dans le Nord du pays.

Le but du MNLA est de conquérir l’Azawad, un territoire qui réunit les régions maliennes de Gao, Kidal et Tombouctou. Masin Ferkal, de l’association Tamazgha en faveur de l’Azawad, précise :

« Avant la colonisation, l’Azawad était plus vaste, il recouvrait tout le territoire des Touaregs, au Mali, mais aussi au Niger et en Libye... Il comprenait aussi à l’Est le territoire des Toubous, un autre peuple autochtone. »

Une revendication vieille de plusieurs dizaines d’années

Le peuple nomade des Touaregs s’étend sur cinq pays du Sahel : Mali, Algérie, Libye, Niger et Burkina Faso. Il fait partie de la famille des Amazighs. Ces derniers sont les habitants du Nord de l’Afrique présents avant l’arrivée des Arabes au VIIe siècle.

Des îles Canaries à l’oasis de Siwa, en Egypte, il réunit Kabyles, Chaouis, Rifains ou encore Chleuhs, autant de peuples revendiquant leur différence culturelle en Afrique du Nord.

Amadou Aya Sonago ne s’attendait pas à ce que son coup d’état donne un coup de pouce à la rébellion touarègue qu’il souhaitait combattre. Et pourtant, il est tombé à pic pour le MNLA. L’attaque lancée en janvier s’est accélérée début avril. En trois jours, les principales villes du Nord, Gao, Tombouctou et Kidal sont tombées entre ses mains, parfois sans grande résistance.

Le 6 avril, le MNLA a déclaré l’indépendance de l’Azawad. Mosa ag-Attaher, porte-parole du MNLA, explique à Rue89 : « Ce n’est pas une rébellion, c’est une révolution qui s’inscrit dans un mouvement commencé dès 1958 lors de l’indépendance du Mali : nous avions demandé à la France de ne pas être rattaché à ce pays. »

Les revendications touarègues sur l’Azawad sont en effet anciennes. En 1958, lorsque le mouvement de décolonisation est amorcé, les Touaregs adressent une lettre à Charles de Gaulle, lui demandant que leur territoire ne soit ni divisé, ni intégré à des pays dans lesquels ils ne se reconnaissent pas.

La France, pendant un temps, avait envisagé la création d’un pays sahélien : en 1957 voit le jour l’Organisation commune des régions sahariennes (OCRS), une entité politico-économique autonome allant de l’Algérie au Tchad, sur laquelle la souveraineté française était accentuée.

Le but de la France, qui venait de découvrir la présence de pétrole dans le Sud de l’Algérie, était de contrôler le Sahara, qu’elle considérait comme une zone riche en ressources naturelles. En 1963, le projet a été abandonné, en partie à cause de l’opposition du président Modibo Keita, premier président du mali indépendant.

Une rébellion touarègue plus solide que les précédentes

L’indépendance du Mali n’a cependant pas découragé les Touaregs, qui se sont soulevés à plusieurs reprises contre l’incorporation de leur territoire à ce nouveau pays. En 1963, 1990 et 2006, ils ont pris les armes, accusant le pouvoir central de marginaliser leur peuple.

Alors qu’ils militent pour l’amélioration de leurs conditions de vie, en-deçà de celles du Sud du pays, ils ne demandent pas l’indépendance du territoire où ils vivent. Apparue en 2012, cette velléité est une première : les moyens militaires et humains du MNLA lui permettent aujourd’hui de défendre une position qui lui était avant hors de portée.

Le rétablissement des institutions dissoutes par le coup d’Etat du 22 mars n’a pas amoindri les revendication du MNLA. Mosa ag-Attaher, affirme que toute arrivée de troupes dans l’Etat proclamé de l’Azawad sera considéré comme une agression, et que des combats ne sont pas à exclure.

3 - Ansar Dine : Un mouvement salafiste dirigé par un Touareg

La conquête des villes du Nord ne s’est cependant pas faite par les seuls membres du MNLA. Elles ont souvent été prises, en parallèle, par Ansar Dine, un groupuscule armé salafiste créé en décembre 2011.

Le MNLA explique que durant les premiers mois de la révolte touarègue, les deux mouvements « sans avoir d’alliance », libéraient simultanément les villes du pouvoir malien. Depuis, la « rupture » est consommée. Mosa ag-Attaher :

« En mars, nous avons rencontré les leaders d’Ansar Dine. Alors qu’avant ils proclamaient vouloir l’indépendance de l’Azawad, nous nous sommes rendu compte que leurs objectifs étaient très différents des nôtres. »

Si le MNLA veut un Etat indépendant à tendance laïque, Ansar Dine entend imposer les préceptes d’un islam dur sur l’intégralité du territoire malien. Interviewé par Jeune Afrique, l’intermédiaire d’Iyad ag-Ghali affirme :

« Il n’y a pas de problème entre nous et le MNLA, ils suivent leur chemin et nous suivons le nôtre. Ansar Dine ne connaît que le Mali et la charia. »

Le MNLA dépassé par Ansar Dine sur le terrain ?

Faute de nombreux journalistes présents dans le Nord du Mali depuis la rébellion, le rapport de force entre le MNLA et Ansar Dine est difficile à évaluer. Plusieurs sources rapportent que le groupe islamiste contrôle plusieurs villes du Nord.

Selon Al Jazeera, il a par exemple délogé le MNLA du centre de Tombouctou.

Soucieux de ne pas voir son mouvement assimilé aux islamistes, le MNLA a envoyé début avril un ultimatum aux combattants d’Ansar Dine. Ceux-ci devaient avoir quitté la ville avant le 6 avril s’ils ne voulaient pas être attaqués. Les menaces n’ont jusqu’à présent pas été mises à exécution.

Le MNLA déclare que la lutte contre Ansar Dine n’est « pas une priorité », qui est davantage la défense des nouvelles frontières de l’Azawad (non reconnues par la communauté internationale).

Iyad ag-Ghali, un chef historique de la lutte touarègue

Il est surtout difficile pour le MNLA d’attaquer Iyad ag-Ghali. Le chef d’Ansar Dine est lui aussi touareg, proche de la chefferie des Ifoghas, tribu dont une partie des membres du MNLA est issue.

Une attaque contre ce chef serait d’autant plus mal acceptée d’une partie des Touaregs qu’Iyad ag-Ghali est encore respecté parmi ces derniers : c’est lui qui a mené la révolte touarègue de 1990 et signé les accords de Tamanrasset avec le gouvernement en 1991. Il demeure un symbole de la lutte touarègue, même si le sentiment de la population est partagé à son égard depuis qu’il a adhéré au salafisme dans les années 1990.

Son discours a en effet mué au fil des ans. Envoyé en Arabie saoudite en 2007 pour y être conseiller consulaire, il sera expulsé du pays en 2010, accusé d’entretenir des liens avec Al Qaeda.

Les Occidentaux ont depuis fait appel à lui à diverses reprises lors des prises d’otages afin qu’il serve d’intermédiaire avec Aqmi.

4 - Aqmi : Une idéologie proche d’Ansa Dine

La présence d’Aqmi dans le Nord du pays est un autre défi qui attend le MNLA et le Mali. La branche africaine d’Al Qaeda, implantée dans cette zone depuis 2003, n’a jamais été combattue avec acharnement par le Mali, ni les pays alentours, comme l’Algérie, dont sont originaires la plupart de ses membres.

Sa mission est la même que celle d’Ansar Dine, mais ses moyens divergent : le groupe islamiste malien ne capture pas d’otage, ne décapite pas ses prisonniers.

Bien que la présence d’Aqmi soit à relativiser, elle doit être observée avec attention. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe dissident d’Aqmi, a revendiqué l’enlèvement du consul d’Algérie et de six membres de sa mission enlevés à Gao le 5 avril.

RFI relate également la présence de combattants de Boko Haram, mouvement islamiste du Nigeria auteur de plusieurs attentats ces dernières années :

« Boko Haram-Aqmi, les relations se renforcent chaque jour. Certes, contrairement à Aqmi, Boko Haram n’a toujours pas fait allégeance à Al Qaeda, mais une branche de cette secte séjourne aisément sur les terres des islamistes dans le Sahel. Ils reçoivent une formation militaire dans le maniement des explosifs. Ils reçoivent aussi une formation idéologique. »

Ses liens avaient avec Al Qaeda avaient déjà été évoqués en juin 2011, lors de l’attaque d’une église au Nigeria revendiquée par Boko Haram.

Le MNLA, repoussoir d’Aqmi dans le Nord du Mali

Le MNLA réfute tout lien avec ces différents groupes. Les Touaregs avaient en effet combattu Aqmi en 2006, après qu’Ibrahim Ag-Bahanga, leader d’une petite rébellion touarègue à la frontière algérienne, a demandé à l’organisation islamiste de quitter le Nord du Mali.

Mokhtar ben Mokhtar, un des leaders d’Aqmi, avait été déclaré mort, bien qu’il ait en réalité survécu.

Aqmi a rencontré des difficultés pour s’étendre dans le nord du Mali : les Touaregs qui y vivent ont une pratique de l’Islam beaucoup plus modérée et voient d’un mauvais œil l’arrivée de ses combattants qui sèment le trouble et font fuire les touristes.

Le MNLA refuse de devoir porter la responsabilité du coup de force des islamistes survenu après le coup d’Etat. Mosa ag-Attaher souligne : « Aqmi existait avant la proclamation de l’Etat de l’Azawad. Le Mali a laissé tous ces groupes terroristes, narcotrafiquants s’installer dans cette région. On ne va pas réussir à les chasser du jour au lendemain. »

Le MNLA souhaite être intégré à la lutte antiterroriste menée par les différents pays de la région. Une proposition qui n’a pas intéressé ces derniers. Dans un communiqué publié le 6 avril, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a sous-entendu ne pas faire de différence entre le MNLA et les autres groupes armés présents dans l’Azawad : « La Commission rappelle à tous les groupes armés du Nord du Mali que le Mali est “un et indivisible” et qu’elle usera de tous les moyens, y compris le recours à la force, pour assurer l’intégrité territoriale du pays. »

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une explication sur les différents groupes en présence au Nord Mali est parue sur rue89, avec cartes et vidéos (http://www.rue89.com/2013/02/12/coup-detat-touaregs-salafistes-la-crise-au-mali-pour-les-nuls-231070)  :

Cette explication est un peu insuffisante dans la mesure où elle ne met pas suffisamment en évidence le fait que le nord-mali est une mosaïque ethnique dont les Touareg ne sont qu'une composante minoritaire.

Deux articles parus le 8 février dans le quotidien nigérien « Le Sahel » :

http://www.lesahel.org/index.php/component/k2/item/2395-patrouilles-mixtes-nigero-fran%C3%A7aises--dimportants-succes-enregistres

http://www.lesahel.org/index.php/component/k2/item/2394-quand-les-enfants-de-gao-renouent-avec-le-chemin-de-lecole

Un article sur « La résilience nigérienne à l'épreuve de la guerre au Mali » dans Les Échos du 13 février, par Mathieu Pellerin, de la société CISCA (Centre d'Intelligence Stratégique sur le Continent Africain), rédacteur en chef adjoint de la revue Sécurité et Stratégie :

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/afrique/221165486/resilience-nigerienne-a-lepreuve-guerre-mali

Encore un article sur le Niger, un peu plus ancien, datant de 2011, mais qui pourrait offrir des points de comparaison avec la situation sociale et économique au Mali dans la région de Gao qui est voisine du Niger : « Au Niger, le cycle des crises alimentaires », 7 janvier 2011, par Jean-Pierre Olivier de Sardan :

http://blog.mondediplo.net/2011-01-07-Au-Niger-le-cycle-des-crises-alimentaires

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Ce document est tout bonnement.... impressionnant, édifiant, terrifiant de sournoiserie. En gros, les têtes pensantes d'AQMI ont une vision stratégique redoutable, intelligente et réaliste dans l'accomplissement de leurs objectifs. Plus que des fous furieux de Dieux, de véritables manager d'entreprise.

Le récit ci-dessous décrite par un émir d'AQMI en personne montre que le direction managériale de l'organisation s'est faite dépassée par sa base. Et heureusement pour nous, car dans la version telle que professée par Droukdel, on aurait eu affaire à un sacré bourbier. Il a beau être le terroriste, il faut reconnaître que sa stratégie est brillante, et qu'AQMI dispose réellement d'une grande expertise dans l'établissement du salafisme et la prise du contrôle de régions entières.

J'ai extrait ci dessous le minimum à lire de cet article. Surtout si certains galèrent en Anglais, dites le, je vous ferai les traductions avec plaisir (bon pour ce soir, j'ai moyennement la foi :D )

Droukdel, the emir of al-Qaida in the Islamic Maghreb, perhaps surprisingly argues that his fighters moved too fast and too brutally in applying the Islamic law known as Shariah to northern Mali. Comparing the relationship of al-Qaida to Mali as that of an adult to an infant, he urges them to be more gentle, like a parent:

The tone and timing of the letter suggest that al-Qaida is learning from its mistakes in places like Somalia and Algeria, where attempts to unilaterally impose its version of Islam backfired. They also reflect the influence of the Arab Spring, which showed the power of people to break regimes, and turned on its head al-Qaida's long-held view that only violence could bring about wholesale change, Guidere said.

The letter suggests a change in the thinking, if not the rhetoric, of Droukdel, who is asking his men to behave with a restraint that he himself is not known for [...] . In his private letter, he acknowledges that al-Qaida is vulnerable to a foreign intervention, and that international and regional pressure "exceeds our military and financial and structural capability for the time being."

"It is very probable, perhaps certain, that a military intervention will occur ... which in the end will either force us to retreat to our rear bases or will provoke the people against us," writes Droukdel. "Taking into account this important factor, we must not go too far or take risks in our decisions or imagine that this project is a stable Islamic state."

"The smart Muslim leader would do these kinds of concessions in order to achieve the word of God eventually and to support the religion," he says.

Perhaps the biggest concession Droukdel urges is for his fighters to slow down in implementing Shariah. [...] When the Islamic extremists took over northern Mali 10 months ago, they restored order in a time of chaos, much as the Taliban did in Afghanistan, and even created a hotline number for people to report crimes. But whatever goodwill they had built up evaporated when they started to destroy the city's historic monuments, whip women for not covering up and amputate the limbs of suspected thieves.

"One of the wrong policies that we think you carried out is the extreme speed with which you applied Shariah, not taking into consideration the gradual evolution that should be applied in an environment that is ignorant of religion," Droukdel writes. "Our previous experience proved that applying Shariah this way, without taking the environment into consideration, will lead to people rejecting the religion, and engender hatred toward the mujahedeen, and will consequently lead to the failure of our experiment." [...] Droukdel goes on to cite two specific applications of Shariah that he found problematic. He criticizes the destruction of Timbuktu's World Heritage-listed shrines, because, as he says, "on the internal front we are not strong." He also tells the fighters he disapproves of their religious punishment for adulterers — stoning to death — and their lashing of people, "and the fact that you prevented women from going out, and prevented children from playing, and searched the houses of the population."

"Your officials need to control themselves," he writes.

Droukdel's words reflect the division within one of al-Qaida's most ruthless affiliates, and may explain why Timbuktu, under the thumb of al-Qaida in the Islamic Maghreb, experienced a slightly less brutal version of Shariah than Gao, one of the three other major cities controlled by the extremists. There was only one amputation in Timbuktu over their 10-month rule, compared to a dozen or more in Gao, a city governed by an al-Qaida offshoot, MUJAO, which does not report to Droukdel [...] "The decision to go to war against the Azawad Liberation Movement, after becoming close and almost completing a deal with them, which we thought would be positive, is a major mistake in our assessment," Droukdel admonishes. "This fighting will have a negative impact on our project. So we ask you to solve the issue and correct it by working toward a peace deal."

In an aside in brackets, Droukdel betrays the frustration of a manager who has not been informed of important decisions taken by his employees: "(We have not until now received any clarification from you, despite how perilous the operation was!!)" [...] "We should also take into consideration not to monopolize the political and military stage. We should not be at the forefront," he says. "Better for you to be silent and pretend to be a 'domestic' movement that has its own causes and concerns. There is no reason for you to show that we have an expansionary, jihadi, al-Qaida or any other sort of project."

The emir acknowledges that his fighters live on the fringes of society, and urges them to make alliances, including fixing their broken relationship with the NMLA.

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Petite question, est-ce que l'on sait si le génie et le service de santé des armées font des missions "plus humanitaires": dépollution des routes et villages (mines, munitions, etc.) et hôpital de campagne comme on a pu le voir dans d'autres opex? Ou bien, ils sont plus concentrés sur l'avancée des troupes "combattantes".

J'ai pas vu de communication de la Défense sur ce sujet.

Pour ce qui est de l'aide médicale gratuite dispensée par les Antennes Chirurgicales déployées sur le terrain l'aide Médicale gratuite est de tradition et pratiquée systématiquement aussi bien dans un pûr esprit humanitaire mais aussi car c'est aussi bien utile pour "gagner les coeurs et les esprits" et enfin parce que cela permet de roder les modes de fonctionnement et d'entretenir les savoirs faire (différents quand on travaille sur des matériels dédiés aux antennes qui ne sont pas utilisés dans nos hopitaux)

C"est du moins comme ça que je vendais l'affaire à la DCSSA quand j'étais Chef d'Antenne car ça coute des pépettes...!!

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ils se plantent complétement a la fin sur l'estimation des couts !

pour la France on parle de 70m€ de PLUS ! (cout de l'opex soldes, missions plus longues, munitions, etc) pour nos alliés il s'agit du prix total !

en attendant cela n 'enlève rien au fond de l'article et a le mérite de nous rappeler certaine réalité ;)

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Largage de légionnaires de nuit, de sapeurs et de leur matériel à l'aube, "posers d'assaut" : l'armée française montre au Mali toute sa palette d'opérations aéroportées (OAP), un savoir-faire qu'elle est l'un des rares pays au monde à maîtriser, estiment des experts.

Suite : http://www.directmatin.fr/france/2013-02-14/au-mali-la-france-montre-son-savoir-faire-en-operations-aeroportees-384703

L’encombrant capitaine Sanogo : http://www.opex360.com/2013/02/14/mali-lincontournable-et-encombrant-capitaine-sanogo/

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Les alliés au Mali : encombrants, inutiles, utiles ? Le vrai, le faux …

http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/les-allies-au-mali-encombrants-inutiles-utiles-le-vrai-le-faux.html

Sans l’apport précieux et couteux des Alliés, c’est bien simple, l’opération “Serval” n’aurait pas duré plus de 72 heures… et aurait couté beaucoup plus cher sans compter le risque supplémentaire d’un acheminement trop lent sur place.]Sans l’apport précieux et couteux des Alliés, c’est bien simple, l’opération “Serval” n’aurait pas duré plus de 72 heures… et aurait couté beaucoup plus cher sans compter le risque supplémentaire d’un acheminement trop lent sur place.

Ma que c'est du pignolage!!!

Au regard de l'affrètement  contracté auprès des compagnies de transport privés l'absence d'aide étrangère n'aurait pas mis en péril l'opération Serval, le contraire est moins vrai , il faut arrêter de nous vendre l'invendable.

Quand à cette aide , elle n'a rien de gracieuse, les Canadiens ont différents  intérêts au Mali, nous sommes un gros marché pour l'ALI Belge et les accords récent de Charter House  se videraient de toute substance avec un arrêt net des coopérations industrielles, je parle même pas de l'utilité de rester un membre de l'Ensemble inUtile.

D'un autre coté ces réticences n'ont rien d'étonnant quand on se souvient de la difficulté des USA à rallié des partenaires.

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