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Opérations au Mali


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Il y a 5 heures, Shorr kan a dit :

Je suis par principe opposé à l'ingérence sans provocations préalables dans les affaires souveraines d'un pays, même inamical ; mais je reste étonné qu'en guise de rétorsion, pour ceux dont c'est le trip, personne n'ai proposé de juste soutenir l'opposition à la junte, pour les faire chier... Pas assez couillu peut être ?

Est-on si sûr que cela de l'efficacité de cette opposition si celle-ci arrivait au pouvoir ? Le tableau du feu gouvernement déboulonné par l'actuelle junte était-il si radieux ? J'ai l'impression qu'il existe des problèmes bien profonds dans la vie politique malienne et que les figures capables de façonner des solutions solides pour le pays ne sont pas légion.

Par ailleurs, n'assistera-t-on pas avec cette junte à une magnifique démonstration de gouvernance, par l'absurde, à destination de ceux qui expliquent que l'origine du mal réside dans la présence française ? Cela ne m'étonnerait qu'à moitié.

Edited by Skw
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Il y a 2 heures, Skw a dit :

Est-on si sûr que cela de l'efficacité de cette opposition si celle-ci arrivait au pouvoir ? Le tableau du feu gouvernement déboulonné par l'actuelle junte était-il si radieux ? J'ai l'impression qu'il existe des problèmes bien profonds dans la vie politique malienne et que les figures capables de façonner des solutions solides pour le pays ne sont pas légion.

Par ailleurs, n'assistera-t-on pas avec cette junte à une magnifique démonstration de gouvernance, par l'absurde, à destination de ceux qui expliquent que l'origine du mal réside dans la présence française ? Cela ne m'étonnerait qu'à moitié.

Mais n'est ce pas l'opposition qui est aujourd'hui au pouvoir ?

Cette même opposition qui n'arrivait pas à obtenir le pouvoir démocratiquement, qui passait son temps à exister dans des manifestations et sur les réseaux sociaux. Cette opposition ne pouvait avoir que le pouvoir par un coup d'état militaire et si les putschistes sont peu enclins à réaliser des élections, ce n'est pas par hasard.

L'opposition existe bien, sauf qu'elle est bien silencieuse devant ceux qui aujourd'hui veulent se montrer, veulent dominer toute la "pensée", en se faisant passer pour tous les Maliens, se faisant passer pour les patriotes contre lesquels il ne faut pas contester la moindre décision sous peine d'être rapidement mis sur le pilori des traîtres. Au vue de la situation, celui qui irait dans Bamako avec un drapeau français et voulant qu'on reste, comment pensez vous qu'il sera traité ?

Il y a une peur naturelle qui pousse au silence,qui pousse à être dans le mouvement, rien de choquant.

Faut pas croire, Bamako est presque un pays à part si on compare nos zones d'activités et nos missions opérationnelles. Ce n'est pas là où nous sommes que nous voyons les maliens hostiles à notre présence, c'est à Bamako où ils vivent dans leur monde imaginaire et nombriliste et ou la manipulation médiatique fait son effet.

C'est tout le problème dans ce pays, Bamako est trop importante, toute la richesse s'y concentré, tous les intérêts s'y concentrent et c'est l'opinion publique des bamakois qui va souffler ce qui est bien pour Kidal, pour Gao etc.

Ce décalage/détachement conduit à ignorer diverses réalités du pays, conduit les chefs à agir comme des étrangers en terre de conquête. Il y a toujours cette volonté de s'imposer, ce sentiment de puissance car on s'auto persuade idéologiquement à Bamako , on se convainc d'être les plus forts, on rêve du Mali plutôt que chercher à le voir tel qu'il est. Bamako vit dans sa bulle, c'est aussi l'endroit où les militaires se concentrent et comme souvent à défaut d'avoir l'ennemi en face, on a le pouvoir qui est si facile à prendre.

Je vous assure que l'opposition est là, que la défection dans l'armée peut être très rapide vis à vis des putschistes dès lors qu'on instaure un climat qui pue la défaite pour eux.

Que cette opposition soit plus efficace ou non, n'est pas la question, l'important pour nous c'est qu'elle ne soit pas contre nous. Avant de défendre les intérêts des maliens, on défend notre intérêt, c'est logique. Entre un mauvais pouvoir anti-français et un mauvais pouvoir pro-français, il n'y a pas à réfléchir.

il y a une heure, fraisedesbois a dit :

Des survivants affirment que des mercenaires russes ont massacré 70 civils dans une mine d'or.

Des témoins ont déclaré au Daily Beast que des hommes armés du groupe Wagner - qui est dirigé par le "chef de Poutine" - ont attaqué des civils non armés, dont des femmes et des enfants.

Philip Obaji Jr. Mis à jour le 31 janvier 2022

ABUJA, Nigeria - Prince Ngoma était sur le point de quitter un site minier dans le village d'Aïgbado, dans l'est de la République centrafricaine (RCA), lorsque des mercenaires russes lourdement armés, à bord d'un pick-up, sont arrivés, ont ouvert le feu et ont brûlé les maisons de la région.

"Ils n'ont pas dit un mot à qui que ce soit, seuls leurs fusils ont parlé", a déclaré Ngoma, qui était là uniquement pour rencontrer un ami. "J'ai vu des gens crier et tomber par terre. Ce n'est que par chance que j'ai survécu".

Selon M. Ngoma, pendant une vingtaine de minutes, vers midi le 16 janvier, les Russes ont ouvert le feu à plusieurs reprises avant que des combattants du groupe rebelle de l'Union pour la paix (UPC) [ex séléka], que les mercenaires ont constamment pris pour cible, n'arrivent et ne commencent à riposter, blessant environ quatre combattants et obligeant les Russes à battre en retraite.

"Nous avons compté huit corps après le départ des Russes", a-t-il déclaré au Daily Beast. "Il s'agissait de civils tués sur place pendant les tirs".

Mais les Russes n'étaient pas satisfaits. Alors que des centaines de villageois effrayés couraient vers la communauté voisine de Yanga (située à 40 miles d'Aïgbado), les mercenaires russes, accompagnés cette fois des forces gouvernementales de la RCA communément appelées FACA, les ont poursuivis et ont massacré autant de personnes qu'ils le pouvaient.

"Les tueries ont duré deux jours". Abdoulaye Ishmael, un agriculteur de Yanga, a déclaré à The Daily Beast. "Depuis que l'incident s'est produit, nous avons compté jusqu'à 70 cadavres".

L'ONU, par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric, a déclaré avoir reçu des rapports sur l'incident impliquant des troupes de la RCA et "d'autres personnels de sécurité" et est "en train de confirmer le nombre de victimes et de déplacements." L'équipe des droits de l'homme dans le pays, connue sous le nom de MINUSCA, a été envoyée dans la région - et elle pourrait être choquée par ce qu'elle trouve.

Les habitants disent que des cadavres jonchent la forêt entre Aïgbado et Yanga, tandis que les pêcheurs de la rivière Kotto qui traverse Yanga ont récupéré 14 cadavres, dont des femmes et des enfants, selon les rapports locaux.

"Chaque jour, nous continuons à voir de nouveaux cadavres", a déclaré Ishmael. "Le nombre de personnes tuées par les Russes pourrait être bien plus important que ce que nous avons vu ou entendu jusqu'à présent".

Les rapports sur l'agression russe en RCA sont devenus monnaie courante. Depuis l'assassinat en 2018 de trois journalistes russes qui enquêtaient sur les activités locales de Wagner Group, un groupe de mercenaires lié à Yevgeny Prigozhin, un proche du président russe Vladimir Poutine, l'hostilité envers les habitants de la nation centrafricaine appauvrie est en hausse.

En décembre 2020, des mercenaires Wagner ont tiré sur un camion qui ne s'était pas arrêté à un poste de contrôle dans la ville de Bambari, blessant le conducteur et tuant trois passagers, selon un rapport de CNN. Deux mois plus tard, les Russes ont ouvert le feu sur une mosquée à Bambari, tuant environ 21 personnes, dont des enfants et des personnes âgées, avant de brûler des maisons à proximité. En mars dernier, il a également été rapporté que les Russes ont tiré et tué un chef local, qu'ils avaient accusé d'avoir un faible pour les rebelles près de la ville de Bambari. Un mois plus tard, les mercenaires de Wagner ont enlevé quatre dirigeants communautaires de Bria et, comme l'avait déjà rapporté The Daily Beast, les ont emmenés par avion dans un lieu tenu secret avant de prendre d'assaut Koui pour s'emparer du sultan de la ville du nord-ouest, ainsi que de son garde du corps et de son assistant. Ils ont annoncé bien plus tard que les trois hommes avaient été tués dans l'explosion d'une mine terrestre non loin de la maison du sultan.

La dernière série d'atrocités, qui a commencé à la mi-janvier, pourrait être encore en cours. Des sources ont déclaré au Daily Beast que les Russes ont bloqué l'accès à Aïgbado et Yanga et limité les mouvements à l'intérieur et à l'extérieur des communautés. Les médias locaux rapportent que les mercenaires ont établi un avant-poste à Aïgbado et que toute personne qui tente de quitter le village se fait tirer dessus. Les habitants disent que tout le monde vit dans la peur.

"Tout le monde à Aïgbado a peur de marcher dans les rues car tout peut vous arriver si vous tombez nez à nez avec les Russes et les FACA", a déclaré Ngoma. "Un certain nombre de villageois ont disparu depuis le 16 janvier, et nous soupçonnons qu'ils ont été tués ou enlevés par les mercenaires russes et les FACA."

Depuis décembre 2017, lorsque la Russie a obtenu une exemption à l'embargo sur les armes de l'ONU, permettant à Moscou de livrer des armes et des formations aux forces de la RCA, les mercenaires de Wagner sont apparus partout dans la nation africaine rétive, gardant souvent les mines d'or et de diamants lucratives. Wagner recrute bon nombre de ses mercenaires au sein de l'agence de renseignement militaire russe connue sous le nom de GRU. Prigozhin, souvent appelé "le chef de Poutine" en raison des énormes contrats accordés à sa société de restauration, est le cerveau de Wagner et de l'implication de la Russie en RCA et en Afrique ; on ignore dans quelle mesure il consulte ses camarades du Kremlin.

L'armée privée de Prigozhin a également été liée aux récents coups d'État au Mali et au Burkina Faso, deux pays qui possèdent également d'importantes mines d'or.

Considérée comme l'une des nations les plus pauvres du monde, la RCA a sombré dans la guerre civile en 2013. Une coalition rebelle principalement musulmane appelée Séléka a pris le contrôle de la capitale Bangui, renversé le gouvernement et commencé à piller les villages. Ils ont également pris pour cible les chrétiens et les partisans de l'ancien président. En réponse, des justiciers chrétiens ont lancé un programme sanglant de nettoyage ethnique contre la minorité musulmane, amenant l'ONU à imposer un embargo sur les armes et à créer une mission de maintien de la paix.

Les rebelles musulmans et les militants chrétiens contrôlent toujours une grande partie du pays et continuent de s'affronter pour prendre le contrôle du territoire et des ressources minérales. Un Faustin-Archange Touadéra impuissant, qui a prêté serment en tant que président en 2016, s'est tourné vers la Russie pour obtenir une aide en matière de sécurité quelques mois après avoir pris ses fonctions et Moscou a accepté, mais avec un accord pour permettre à la Russie d'explorer les ressources naturelles de la RCA, et les mercenaires de Wagner le font avec brutalité.

"Ce qui s'est passé ici à Aïgbado confirme ce que les gens ont dit, à savoir que se rendre dans une mine d'or dans ce pays est comme une condamnation à mort", a déclaré Ngoma. "Vous ne pouvez tout simplement pas survivre dans un environnement où les Russes sont si intéressés".

https://www.thedailybeast.com/wagner-group-accused-of-killing-70-at-mine-in-aigbado-central-african-republic?ref=scroll

Comment? Pardon? Je me suis trompé de topic? Ah, pardon.

C'est "l'efficacité" russe que les africains attendent!

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il y a 39 minutes, Jésus a dit :

Mais n'est ce pas l'opposition qui est aujourd'hui au pouvoir ?

Cette même opposition qui n'arrivait pas à obtenir le pouvoir démocratiquement, qui passait son temps à exister dans des manifestations et sur les réseaux sociaux. Cette opposition ne pouvait avoir que le pouvoir par un coup d'état militaire et si les putschistes sont peu enclins à réaliser des élections, ce n'est pas par hasard.

L'opposition existe bien, sauf qu'elle est bien silencieuse devant ceux qui aujourd'hui veulent se montrer, veulent dominer toute la "pensée", en se faisant passer pour tous les Maliens, se faisant passer pour les patriotes contre lesquels il ne faut pas contester la moindre décision sous peine d'être rapidement mis sur le pilori des traîtres. Au vue de la situation, celui qui irait dans Bamako avec un drapeau français et voulant qu'on reste, comment pensez vous qu'il sera traité ?

Il y a une peur naturelle qui pousse au silence,qui pousse à être dans le mouvement, rien de choquant.

Faut pas croire, Bamako est presque un pays à part si on compare nos zones d'activités et nos missions opérationnelles. Ce n'est pas là où nous sommes que nous voyons les maliens hostiles à notre présence, c'est à Bamako où ils vivent dans leur monde imaginaire et nombriliste et ou la manipulation médiatique fait son effet.

C'est tout le problème dans ce pays, Bamako est trop importante, toute la richesse s'y concentré, tous les intérêts s'y concentrent et c'est l'opinion publique des bamakois qui va souffler ce qui est bien pour Kidal, pour Gao etc.

Ce décalage/détachement conduit à ignorer diverses réalités du pays, conduit les chefs à agir comme des étrangers en terre de conquête. Il y a toujours cette volonté de s'imposer, ce sentiment de puissance car on s'auto persuade idéologiquement à Bamako , on se convainc d'être les plus forts, on rêve du Mali plutôt que chercher à le voir tel qu'il est. Bamako vit dans sa bulle, c'est aussi l'endroit où les militaires se concentrent et comme souvent à défaut d'avoir l'ennemi en face, on a le pouvoir qui est si facile à prendre.

Je vous assure que l'opposition est là, que la défection dans l'armée peut être très rapide vis à vis des putschistes dès lors qu'on instaure un climat qui pue la défaite pour eux.

Que cette opposition soit plus efficace ou non, n'est pas la question, l'important pour nous c'est qu'elle ne soit pas contre nous. Avant de défendre les intérêts des maliens, on défend notre intérêt, c'est logique. Entre un mauvais pouvoir anti-français et un mauvais pouvoir pro-français, il n'y a pas à réfléchir.

C'est "l'efficacité" russe que les africains attendent!

Oui, il y a une caractéristique géographique remarquable des pays d'Afrique, c'est l'excentration des capitales vis a vis des territoires.

Le Nigéria y a remédié en transférant sa Capitale de Lagos à Abuja.

Le cas de la Centrafrique est intéressant a observer : Bangui, la capitale, est sur la frontière Sud-Ouest du territoire avec une architecture des voies logistiques du pays en arrête de poisson, il suffit de couper la colonne vertébrale pour fractionner le pays.

Bamako est aussi en extrémité Sud-Ouest du territoire......de même que Niamey, la capitale du Niger.

Le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad, la Centrafrique....n'ont pas de côte maritime et sont enclavés. Quelque soit le type de gouvernement au pouvoir, il y a une réalité incontournable : la dépendance logistique avec le monde extérieur.

Donc ceux qui ont le contrôle de ces territoires sont ceux qui en contrôlent les moyens logistiques.

Pour le couloir Est-Ouest du Sahel, on peut imaginer une solution par l'Ouest en Mauritanie...voies de communication et ports très sous développés

par le Sud, vers la côte du golfe de Guinée....qui en détient les moyens logistiques ?

par le Nord, vers la côte Méditerranéenne.....(Algérie, Libye....Egypte)

Bon, on peut aussi penser aux aéroports...............qui construit et opère les avions ?

Edited by capmat
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Il y a 1 heure, Jésus a dit :

Mais n'est ce pas l'opposition qui est aujourd'hui au pouvoir ?

A partir du moment où elle est au pouvoir, celle-ci cesse d'être dans l'opposition. Non ?

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il y a 3 minutes, rendbo a dit :

ça dépend si elle s'oppose toujours... :dry:

C'est exactement ce que je voulais dire, pointer un comportement d'opposition alors qu'ils ne le sont plus. La fameuse "irresponsabilité".

On a l'impression que l'actuelle classe dominante est là pour régler des comptes.

C'est aussi pour rappeler que la junte, si elle fuit une élection (dans laquelle l'actuel chef pourrait bien se présenter en échange de sa fin de vie militaire) , c'est qu'il y a bien une opposition.

Donc je continue bien de voir une opposition qui tient un pouvoir au détriment d'un système qui reste passif et silencieux par intérêt ou par crainte.

 

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il y a une heure, Deres a dit :

Pour les pays du Sahel et du Magreb, cet excentration est logique car la capitale se trouve dans la partie "utile" et peuplée du pays, pas dans la partie désertique.

Tout à fait !!!

C'est aussi logique que des dynamiques "terroristes" entreprennent de contrôler les parties "désertiques" dont l'addition forme un couloir "logistique" (trafiques en tout genres très rentables et donc corruptifs) incontrôlable et incontrôlé sans la présence d'une organisation de forces du genre Barkhane.

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il y a 46 minutes, Jésus a dit :

Donc je continue bien de voir une opposition qui tient un pouvoir au détriment d'un système qui reste passif et silencieux par intérêt ou par crainte.

 

Le problème est qu'il n'y a pas de système: sorti de Bamako les problématiques internationales se font très secondaires, et sorti des grandes villes les problématiques politiques disparaissent souvent au profit de logiques pratiques (qui me protège? qui rend la justice? qui permet les échanges?) voire de survie (que vais-je manger aujourd'hui?)...

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Il y a 11 heures, Shorr kan a dit :

Je suis par principe opposé à l'ingérence sans provocatios préalables dant les affaires souveraines d'un pays, même inamical ; mais je reste étonné qu'en guise de rétorsion, pour ceux dont c'est le trip, personne n'ai proposé de juste soutenir l'opposition à la junte, pour les faire chier...

Pas assez couillu peut être ?

Les sanctions de la Cédéao reviennent tacitement à soutenir l'opposition qui demande de respecter le calendrier  - pardon on dit le "chronogramme", maintenant, c'est plus chic - de la Cédéao.

Quand la junte n'aura plus assez d'argent pour payer les fonctionnaires, les fonctionnaires mécontents devraient se rallier autour de cette opposition pour faire pression contre la junte.

J'imagine que c'est ce genre de scénario qui est en jeu derrière les sanctions.

Il y a 3 heures, Jésus a dit :

C'est tout le problème dans ce pays, Bamako est trop importante, toute la richesse s'y concentré, tous les intérêts s'y concentrent et c'est l'opinion publique des bamakois qui va souffler ce qui est bien pour Kidal, pour Gao etc.

Oui mais qui est Bamakois ? Il y a des Touareg à Bamako, comme il y a des Corses et des Auvergnats à Paris (et des Tigréens à Addis-Abebba).

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Il y a 5 heures, papsou a dit :

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/au-sahel-la-france-poussee-dehors-903252.html

"Dans plusieurs pays du Sahel, la présence française est de plus en plus vertement remise en cause, dans un contexte marqué par la recrudescence des putschs militaires. Par Thierry Vircoulon, Université de Paris."

Alors que le Mali qui est l'épicentre de la crise sécuritaire régionale sonne la fin de l'intervention militaire française, l'urgence n'est plus de reconfigurer Barkhane ou de définir des lignes rouges pour négocier avec les groupes armés islamistes, mais de sortir du bourbier sahélien avant d'être tout simplement mis à la porte.

C'est la même ligne que Merchet : 

Le 23/11/2021 à 17:08, Wallaby a dit :

https://www.lopinion.fr/international/mali-pourquoi-la-france-doit-partir (8 janvier 2021)

Jean-Dominique Merchet

00:47 Le courage politique c'est, aujourd'hui, de partir.

01:02 Il n'y a que de mauvaises solutions aujourd'hui dans cette région du monde pour la politique de la France.

01:12 La colonisation française a été très tardive dans ce qu'on appelait alors le Soudan français, qu'on appelle aujourd'hui le Mali, le Niger. Elle a commencé à la fin du XIXe siècle. La ville de Gao, par exemple qui est la grande base militaire française dans cette région, les Français n'y sont arrivés qu'en 1898-1899, à la toute fin du XIXe siècle. C'est une colonisation superficielle [1] qui a duré 70 ans à peu près. Puis, au moment de la décolonisation, dans ce qu'on appelait la Françafrique, d'une certaine manière, les États de la région ont copié le modèle français d'État jacobin, centralisé, administratif, avec des frontières bien définies, une administration...

01:58 Et puis on a vu qu'au fil des ans tout cela s'effondrait progressivement pour revenir à des schémas beaucoup plus traditionnels et qui correspondent à l'histoire et à ce que sont réellement ces pays. Il ne faut pas oublier que le Sahel est une région du monde qui a une très longue histoire politique. Depuis le Moyen Âge, il y a eu des empires : l'empire du Mali, du Ghana, l'empire Songhaï, puis des royaumes, le royaume du Macina, puis, au XIXe siècle, ce qu'on appelait des califats, c'est à dire des pouvoirs, liés à la religion, qu'on qualifierait aujourd'hui d'États islamiques, de djihadistes [2] qui dominaient toute cette région quand les Français y sont arrivés et l'on conquise par la force.

02:45 Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que cette région renoue avec ces schémas politiques traditionnels, qui ont été effacés pendant grosso modo un siècle de colonisation et de post-colonisation, avec par exemple un contrôle assez flou du territoire : c'est des États qui n'avaient pas de frontières très bien définies, mais on voyait des zones où progressivement, l'influence du pouvoir central s'effaçait des "marches" [3] comme on pourrait dire, et on voit ça réapparaître. D'ailleurs on voit bien que ce sont dans les zones dites des "frontières" que se joue l'essentiel des opérations contre-insurrectionnelles.

05:37 Ensuite, [après l'opération Serval de 2013] il va y avoir une décision que je considère comme mauvaise, qui va être de rester dans cette région du monde, voire d'élargir le périmètre d'action à l'ensemble du Sahel, ce qu'on appelle le G5 Sahel, c'est à dire les 5 pays de la région : la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et le Niger. La France n'a évidemment pas les moyens militaires, financiers, politiques, d'assumer une telle opération sur une zone aussi vaste, et on va évidemment commencer à s'enliser dans une situation qui est désormais pour tout le monde sans issue bénéfique.

06:30 D'abord, y a-t-il à partir du Sahel, une menace directe sur le territoire national français ? J'ai systématiquement depuis des années interrogé tous les responsables du renseignement français : DGSE, Conseil National du Renseignement et autres, et à chaque fois leur réponse a été la même : non nous n'avons jamais identifié de menace directe en provenance du Sahel contre le territoire national [4] ce qui crée une situation très différence de ce qu'on a pu voir par exemple en Syrie ou en Irak.

09:40 En Indochine on appelait ça la "jaunisation" des troupes. Aujourd'hui on appelle ça la "sahélisation" des troupes. En réalité ces armées ne seront jamais capables, en tout cas à horizon humain, de mener une guerre à l'occidentale sur ce terrain. Donc non, nous ne passerons pas le relai à ces troupes. Nous cherchons simplement un argument, une raison pour justifier notre départ en disant : "dès qu'ils seront à peu près capables de faire le travail on pourra partir" : ça ne marche nulle part ! L'afghanisation a échoué, l'irakisation a échoué. On part et ensuite on voit ce qui se passe, donc je ne crois pas du tout à ce discours qui est un discours qu'on entend depuis des décennies (...) comme si on n'apprenait vraiment rien de tous nos échecs passés. C'est une machine qui produit toujours le même type de réponses, et à chaque fois elles ne sont pas adaptées.

12:06 Y a-t-il une bonne solution ? Non, il n'y a que de mauvaises solutions aujourd'hui, dans cette région du monde pour la politique de la France. Ce qu'il faut c'est du courage et le courage politique c'est aujourd'hui de partir pour laisser les Africains règler entre eux leurs problèmes qui sont d'abord des problèmes africains. Évidemment cela aura un coût politique à payer, parce qu'on dira : finalement les djihadistes ont gagné. En réalité ce sera beaucoup plus compliqué que ça parce que les gouvernements négocieront et les choses se remettront en place. On verra des alliances inattendues se nouer [5] comme souvent dans cette région du monde.

12:51 Les deux principaux problèmes auxquels fait face cette région du monde notamment le Mali c'est la formidable explosion démographique, qu'elle connaît depuis une cinquantaine d'années, avec une population qui augmente de manière exponentielle, et c'est évidemment les conséquences du réchauffement climatique dans une région qui est à la limite du Sahara, donc à la limite de zones habitables [6]. C'est à ça, aujourd'hui, qu'il faut s'attacher à répondre, en partant des sociétés telles qu'elles sont et non pas telles que nous les avons construites dans un monde post-colonial [7].

[1] Oui [sur le plan culturel, voire économique peut-être] et non [au sens où cela a laissé des traces politiques durables]. Voir Charles Grémont, « Comment les Touaregs ont perdu le fleuve. Éclairage sur les pratiques et les représentations foncières dans le cercle de Gao (Mali), XIXe-XXe siècles », 2005, ici : http://www.air-defense.net/forum/topic/14067-opérations-au-mali/page/194/?tab=comments#comment-635768l

[2] Comme le symbolise la surprenante remise par Édouard Philippe à Macky Sall du sabre attribué de façon incertaine à El Hadj Oumar Tall pour qui « la terreur était une arme stratégique : massacre des hommes, réduction à l’esclavage des femmes et des enfants brisaient le moral des pays menacés et amenaient certains à se rendre sans combattre » http://www.air-defense.net/forum/topic/8143-afrique-politiques-internes-et-relations-internationales/page/68/?tab=comments#comment-1263436

[3] https://www.cnrtl.fr/definition/marche

[4] Bizarrement, le son de cloche changera le 1er février 2021 (alors que Merchet s'est exprimé ci-dessus le 8 janvier) "L'objectif assumé des terroristes sahéliens est de mener des attentats en Occident, et en Europe en particulier. Le 11 septembre 2001 a été préparé dans une vallée afghane. Le 13 novembre 2015 a été conçu dans les rues de Raqqa." Bernard Emié, directeur de la DGSE à franceinfo. http://www.air-defense.net/forum/topic/18835-opération-barkhane/page/115/?tab=comments#comment-1379036

[5] Avec la Russie ?

[6] Attention aux idées reçues : le GIEC prévoit une augmentation de la pluviosité au Sahel, contrairement à la ceinture méditerranéeenne, dans la foulée du "reverdissement du Sahel" de ces dernières décennies et de l'agrandissement du lac Tchad : http://www.air-defense.net/forum/topic/18835-opération-barkhane/?do=findComment&comment=1334364

[7] Oui mais justement, à cause de la démographie elles ne seront plus jamais ce qu'elles ont été avant la colonisation. On ne s'organisera pas à 70 millions au Niger en 2050 comme on était organisé à 1 million d'habitants en 1905 https://core.ac.uk/download/pdf/39844345.pdf . Il n'existe pas un "être" immuable de ces sociétés vers lequel il suffirait de revenir.

 

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https://lavoiedelepee.blogspot.com/2021/06/le-choix-de-lembarras.html (juin 2021 - 30 janvier 2022)

Michel Goya revient loin dans le temps (intervention au Tchad en 1969) et dans la géographie (Rwanda, 1990) pour rappeler des principes simples : aider des forces faibles les rend dépendantes vis à vis de l'aide qu'on leur apporte, mais ne les renforce pas. Conclusion :

Après le succès de Serval, imaginer qu’en restant militairement au Mali, et qu’avec quelques stages de formation de type tonneau des Danaïdes prodigués par des instructeurs européens ou des centaines de millions d’euros d’aides en tout genre, on allait être relevés rapidement par une armée structurellement parmi les plus faibles et corrompues au monde, relevait de la magie. Or, la magie ne fonctionne que pour ceux qui y croient naïvement. Au bout de sept ans de Barkhane, il est peut-être temps d’ouvrir les yeux et de transformer cette opération, en commençant par se dégager du Mali.

https://lemamouth.blogspot.com/2022/02/pourquoi-il-faut-rapatrier-nos.html (2 février 2022)

La France n'a plus aucune mission au Mali, si ce n'est celle de réussir correctement et sans pertes son départ accéléré, dans les pires conditions.

Cela va mettre une pression importante sur les vols affrétés, déjà fort rares et coûteux. Mais aussi demander une solidarité de nos alliés anglo-saxons (C-17) et européens (A400M), au moins pour un pont aérien à cycle court (vers Abidjan), avant un retour par voie maritime.

La voie routière est maintenant trop problématique.

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Le recrudescence des putschs militaires vient peut être justement de notre intervention sur le long terme. Au lieu de régler les problèmes politiques de ces pays, on injecte surtout depuis 10 ans des fonds et de l'entrainement dans les armées de ces pays souvent très pauvres. Le résultat n'est pas tant une augmentation de la puissance de ces armées qu'une augmentation de l'influence et du pouvoir des chefs de l'armée. Et ceux-ci veulent nécessairement concrétiser ce nouvelle équilibre des forces par l'acquisition effective du pouvoir.

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il y a 53 minutes, Deres a dit :

Le recrudescence des putschs militaires vient peut être justement de notre intervention sur le long terme. Au lieu de régler les problèmes politiques de ces pays, on injecte surtout depuis 10 ans des fonds et de l'entrainement dans les armées de ces pays souvent très pauvres. Le résultat n'est pas tant une augmentation de la puissance de ces armées qu'une augmentation de l'influence et du pouvoir des chefs de l'armée. Et ceux-ci veulent nécessairement concrétiser ce nouvelle équilibre des forces par l'acquisition effective du pouvoir.

Les actuels putschistes sont "au pouvoir" jusqu'au prochain coup d'état.

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https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/03/la-france-et-ses-partenaires-europeens-envisagent-un-retrait-du-mali_6112158_3212.html

A moins d’un revirement des autorités de Bamako, la France et ses partenaires européens examinent l’opportunité et les modalités d’un retrait total de leurs troupes du Mali. L’hypothèse est bel et bien sur la table des consultations en cours entre Paris, les capitales européennes et africaines engagées dans ce pays dans la lutte contre les djihadistes.

« Il n’y a de sens à être engagé que quand on peut être efficace. Là où les conditions ne sont pas réunies, il ne faut pas rester, affirme une source diplomatique française. Cela dépendra de la posture de la junte. Mais pour l’instant, elle reste dans l’escalade et rien ne permet d’anticiper un changement. »

https://www.augsburger-allgemeine.de/politik/aussenpolitik-ist-der-einsatz-in-mali-gescheitert-id61663656.html (3 février 2022)

Les élections prévues pour février ont été repoussées de cinq ans, l'ambassadeur français et les soldats danois ont été expulsés, le gouvernement se complaît dans le flirt politique avec la Russie, l'Union des Etats d'Afrique de l'Ouest a imposé au Mali des sanctions drastiques qui ne font qu'accroître la pauvreté.

Le gouvernement français, ancienne puissance coloniale qui lutte depuis des années contre les djihadistes, envisage ouvertement de se retirer du pays. Le conflit entre le gouvernement militaire malien et Paris s'envenime de plus en plus et pourrait mettre en péril la lutte antiterroriste. Car la discorde entre Bamako et Paris fait également sonner toutes les sonnettes d'alarme à Berlin - le choc laissé par la débâcle afghane est encore trop profond. La ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock remet déjà en question l'intervention de la Bundeswehr au Mali. Il s'agit du plus grand mandat allemand actuel. Depuis neuf ans, la Bundeswehr participe avec plus de 300 soldats à la mission de formation de l'UE EUTM et avec plus de 1100 soldats à la mission de l'ONU Minusma. Le Bundestag devrait bientôt se prononcer sur l'avenir de la participation aux deux missions.

"L'ambiance ici est mauvaise", dit Ulf Lässing. Les Français, en tant qu'anciens maîtres coloniaux, sont considérés comme des méchants, la déception face aux maigres succès militaires contre les islamistes se transforme de plus en plus en colère, le nombre d'attentats terroristes a récemment augmenté de manière vertigineuse. Des millions de personnes sont en fuite, des milliers sont mortes, sans compter la pauvreté galopante. Depuis des décennies, le Mali est sous perfusion de l'aide internationale au développement et ne parvient pourtant pas à se libérer de l'emprise de la misère. Il est de plus en plus évident que le conflit avec les djihadistes ne peut guère être résolu militairement.

Mais une deuxième guerre sans fin, comme celle que l'Allemagne a connue dans l'Hindou Kouch, est considérée à Berlin comme une véritable horreur. "Notre engagement n'est pas une fin en soi", déclare la ministre fédérale des Affaires étrangères Baerbock au Süddeutsche Zeitung. La sécurité des Maliens, la stabilité et le développement ne peuvent être assurés que par des réformes et le retour à la démocratie, comme le pays en a convenu avec la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Cela ne signifie rien d'autre que cela : S'il n'y a pas de succès, les soldats allemands reprendront l'avion en direction de leur pays. Beaucoup ont compris qu'on ne gagne pas une guerre avec de bonnes intentions.

Mais Lässing est certain qu'un retrait rapide contribuerait à déstabiliser davantage le pays et à détériorer dramatiquement la situation sécuritaire. Les combattants islamistes pourraient conquérir d'autres régions, leur objectif étant de progresser en direction de la mer afin de pouvoir envoyer des bateaux de contrebande. Les problèmes risquent en outre de s'étendre à d'autres pays de la région, ce qui n'est déjà pas le cas. Cette situation est donc loin d'être simple. "Je pense qu'il y a une possibilité d'entamer un dialogue avec le gouvernement de transition du Mali", déclare l'expert de la KAS. "Il y a beaucoup d'arguments pour rester sur place". On ne fera jamais de cet Etat d'Afrique de l'Ouest une deuxième Suisse, mais le risque de pousser ici un pays encore plus loin vers l'abîme est grand. La France en particulier doit adopter un ton plus diplomatique dans l'intérêt d'une solution commune, en laissant de côté la campagne électorale, dans laquelle le président Emmanuel Macron veut délibérément montrer sa capacité à s'imposer.

Les premiers temps, lorsque les troupes internationales sont arrivées dans le pays, ont justement montré que la situation était loin d'être désespérée. Des villes comme Kidal, Gao et Tombouctou ont été libérées, l'avancée des radicaux a été stoppée. Mais l'engagement a rarement été durable. Là où les islamistes et d'autres bandes criminelles ont été chassés, le faible État malien n'a jamais réussi à combler le vide. Le gouvernement a été renversé pour la dernière fois en 2020 et en 2021, et c'est actuellement une junte militaire installée de manière non démocratique, avec à sa tête le colonel Assimi Goita comme président de transition, qui est aux commandes. On ne sait même plus qui on soutient, dit-on à Berlin. La population se range derrière les officiers - les gens ont trop souvent vu leurs dirigeants civils penser davantage à leur propre compte qu'au bien commun. Dans un pays comme le Mali, les civils qui arrivent à la tête d'un gouvernement sont généralement issus d'une petite élite qui aime entretenir ses propres réseaux et son propre solde bancaire. L'armée apparaît alors pour beaucoup comme un moindre mal.

Mais celle-ci préfère ne pas s'attarder sur les principes de l'Etat de droit. En Occident, on craint que les dirigeants maliens ne s'appuient de plus en plus sur la Russie. Des centaines de mercenaires du groupe dit "Wagner" se trouveraient au Mali. "Quand je suis allé au bureau aujourd'hui, j'ai croisé des drapeaux russes", dit Lässing. Il est certes peu probable que Moscou se jette à corps perdu dans le conflit malien, comme en Syrie, mais c'est justement la débandade des Européens qui devrait plaire au Kremlin. "La Russie parvient à créer un maximum d'insécurité avec un minimum d'engagement", explique Ulf Lässing. Les mercenaires russes auraient trouvé une sorte de "niche de marché" car, contrairement aux Allemands par exemple, ils vont au front avec leurs collègues maliens. La Bundeswehr, en revanche, s'en tient aux patrouilles, à la logistique et à la formation.

Le Parlement doit encore décider en février si elle continuera à le faire. "Si rien ne change au Mali, il ne peut pas y avoir de simple continuation", avait déjà annoncé la ministre de la Défense Christine Lambrecht en janvier. Certes, elle ajoutait : "Nous ne céderons pas, nous ne rendrons pas les choses aussi faciles aux Russes". Mais le mot "stratégie de sortie", il gronde de plus en plus fort dans le Berlin politique.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/mali-il-faut-des-maintenant-commencer-a-se-replier-estime-l-ex-ministre-herve-morin-20220203

Certes «on ne replie pas 5000 hommes du jour au lendemain» et «il faut faire ça dignement, proprement», mais l'opération «Barkhane doit être revue de fond en comble et il nous faut probablement nous replier sur le Niger, bâtir un modèle dans lequel nous sommes en capacité d'intervenir en cas d'urgence», a développé le président de la région Normandie.

«Très clairement, toutes choses égales par ailleurs -ce n'est pas le même contexte-, le schéma s'approche malheureusement chaque jour de celui qu'on a connu en Afghanistan: nous sommes arrivés pour lutter contre le djihadisme, l'idée était d'avoir un accord politique, de reconstruire un État», mais la France «aujourd'hui apparaît de plus en plus comme une force d'occupation», donc «le but de notre intervention militaire a échoué», a-t-il constaté. «L'équation» était de toute façon «impossible» selon lui, car «quels que soient tous les moyens déployés, qui sont énormes», les territoires à reconquérir sont «gigantesques». Qui plus est, «on est sur des guerres asymétriques, entre d'un côté la puissance militaire des forces occidentales, et de l'autre du terrorisme, du harcèlement, de l'attentat». L'ancien ministre a en outre estimé que le renvoi de l'ambassadeur français par la junte au pouvoir au Mali était «très clairement une rupture».

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi qu'un débat serait organisé au Parlement pour évoquer l'engagement militaire de la France au Mali.

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https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-une-délégation-du-csp-arrivée-à-rome-en-labsence-du-ministre-de-la-réconciliation/2489508 (30 janvier 2022)

« Sur demande des autorités de Transition du Mali, l’ONG italienne ARA PACIS a initié une réunion de médiation à Rome pour un rapprochement entre le CSP et le gouvernement, ainsi que l’autre tendance de la plate-forme qui n’est pas membre du CSP », a précisé Mohamed Elmaouloud Ramadane porte–parole de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA).

https://malijet.com/les_faits_divers_au_mali/lettres_ouvertes_mali/266500-nicolas-normand%2C-l’ancien-ambassadeur-de-la-france-”le-mali-doit.html

Après avoir invité les groupes armés pour une séance de travail sur la migration, l’Italie se met désormais sur une pente de la provocation. C’est le constat fait par l’ancien ambassadeur de la France au Mali, Nicolas Normand.

“Mais quant à l’Italie à quel titre elle invite les membres du CSP ? Elle pense que les membres des groupes armés contrôlent le flux migratoire donc qu’il faut négocier avec eux. C’est ce que la diplomatie italienne pense, mais c’est inacceptable” a estimé, Nicolas Normand. Il enfonce le clou, en disant que Bamako doit expulser l’ambassadeur d’Italie et non celui de la France.

 

 

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il y a 17 minutes, Wallaby a dit :

https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-une-délégation-du-csp-arrivée-à-rome-en-labsence-du-ministre-de-la-réconciliation/2489508 (30 janvier 2022)

« Sur demande des autorités de Transition du Mali, l’ONG italienne ARA PACIS a initié une réunion de médiation à Rome pour un rapprochement entre le CSP et le gouvernement, ainsi que l’autre tendance de la plate-forme qui n’est pas membre du CSP », a précisé Mohamed Elmaouloud Ramadane porte–parole de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA).

https://malijet.com/les_faits_divers_au_mali/lettres_ouvertes_mali/266500-nicolas-normand%2C-l’ancien-ambassadeur-de-la-france-”le-mali-doit.html

Après avoir invité les groupes armés pour une séance de travail sur la migration, l’Italie se met désormais sur une pente de la provocation. C’est le constat fait par l’ancien ambassadeur de la France au Mali, Nicolas Normand.

“Mais quant à l’Italie à quel titre elle invite les membres du CSP ? Elle pense que les membres des groupes armés contrôlent le flux migratoire donc qu’il faut négocier avec eux. C’est ce que la diplomatie italienne pense, mais c’est inacceptable” a estimé, Nicolas Normand. Il enfonce le clou, en disant que Bamako doit expulser l’ambassadeur d’Italie et non celui de la France.

 

 

Si la France a échoué qu'on laisse faire les autres. 
Si on sort du Mali, tu verras la population quelques mois plus tard entrain de pleurer en accusant la France d'être partie. 
Et encore quelques temps apres, tu verras les crises alimentaires et autres. 

Si la Russie veut jouer très bien mais elle prend les immigrés, si l'Italie veut agir pour limité l'immigration qui va suivre, je dis bravo. 

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