Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Opérations au Mali


Recommended Posts

Il y a 2 heures, Jésus a dit :

Notre problème en occident (mais je pense pas qu'ailleurs c'est différent), c'est que nous ne voulons plus agir en dehors de la sphère militaire.

Ce n'est pas tout à fait exact: l'Occident hors US et FR cherche à tout prix à éviter l'action militaire.

Il y a 2 heures, Jésus a dit :

L'erreur à ne pas faire, c'est un peu comme les américains en Irak, faire un dégagisme massif du pouvoir pour le redonner à d'autres qui n'en ont pas. Il faut toujours avoir une base avec du pouvoir qu'on peut retourner en notre faveur.

Entièrement d'accord, c'est l'erreur fondamentale de l'Occident que de faire l'inverse...

  • Like 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

il y a une heure, gustave a dit :
Il y a 4 heures, Jésus a dit :

L'erreur à ne pas faire, c'est un peu comme les américains en Irak, faire un dégagisme massif du pouvoir pour le redonner à d'autres qui n'en ont pas. Il faut toujours avoir une base avec du pouvoir qu'on peut retourner en notre faveur.

Entièrement d'accord, c'est l'erreur fondamentale de l'Occident que de faire l'inverse...

Tu noteras qu'on a précisément pas du tout fait ça au Mali... à se demander si on ne s'en mord pas un peu les doigts.

Le fond de l'affaire est que ces régimes/pays sont des proies terriblement faciles pour les margoulins.

Edited by Boule75
  • Like 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

C'est vrai, je parlais de façon générale, avec une tendance à polariser à l'extrême le conflit et en s'interdisant toute négociation.

En fait nous n'avons au Mali effectivement ni inféodé le pouvoir ni remplacé celui-ci.

Edited by gustave
  • Like 2
Link to comment
Share on other sites

Le 03/02/2022 à 08:39, Skw a dit :

Est-on si sûr que cela de l'efficacité de cette opposition si celle-ci arrivait au pouvoir ? Le tableau du feu gouvernement déboulonné par l'actuelle junte était-il si radieux ? J'ai l'impression qu'il existe des problèmes bien profonds dans la vie politique malienne et que les figures capables de façonner des solutions solides pour le pays ne sont pas légion.

Par ailleurs, n'assistera-t-on pas avec cette junte à une magnifique démonstration de gouvernance, par l'absurde, à destination de ceux qui expliquent que l'origine du mal réside dans la présence française ? Cela ne m'étonnerait qu'à moitié.

Le problème du Mali, comme tout les pays de la BSS, est de n'être que modérément viable. Et entre le marteau du réchauffement climatique et celui de la croissance démographique, ce n'est pas près de s'arranger.

Tout le reste en découle : fracture Nordistes/Sudistes, djihadiste, mouvements migratoires, banditismes...

De là, que les gouvernants du Mali soient des cadors ou des triquards, des démocrates ou des autocrates, ça ne change pas beaucoup les données de bases et les sombres  perspectives qui en découles.

D'ailleurs, sachant ça, on peut mieux interpréter la pusillanimité de Paris à exercer des représailles contre Bamako comme la peur de provoquer une catastrophe par la création d'un nouvel état failli.

Link to comment
Share on other sites

Au sujet de l'attrait de l'Islam dans ces pays, en plus de l'aspect social très tentant pour les hommes, il y a aussi le fait que cette religion même si elle propose un cadre qui nous semble à nous très contraignant, offre en échange un accès réalisable au paradis par tous. Autrement dit, ce sont des contraintes matérielles en échange d'un paradis spirituel. En comparaison, la religion catholique par exemple est beaucoup plus intellectuelle et demande un investissement autant spirituel que matériel avec une nécessité de moralité réelle pas factuelle.

Link to comment
Share on other sites

Il y a 2 heures, Deres a dit :

Au sujet de l'attrait de l'Islam dans ces pays, en plus de l'aspect social très tentant pour les hommes, il y a aussi le fait que cette religion même si elle propose un cadre qui nous semble à nous très contraignant, offre en échange un accès réalisable au paradis par tous. Autrement dit, ce sont des contraintes matérielles en échange d'un paradis spirituel. En comparaison, la religion catholique par exemple est beaucoup plus intellectuelle et demande un investissement autant spirituel que matériel avec une nécessité de moralité réelle pas factuelle.

Oups, je crois (nan, je suis sûr :tongue:) que beaucoup de musulmans ne seraient pas du tout d’accord avec ton analyse théologique.

Révélation

Et que beaucoup de chrétiens ne seraient pas d’accord avec ton appréciation du catholicisme. Ça a quand même coûté des guerres de religion ces broutilles ;)

 

  • Haha 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

https://www.franceculture.fr/emissions/affaires-etrangeres/france-au-sahel-comment-rester (5 février 2022)

04:00 Marc-Antoine Pérouse de Montclos L'ancienne puissance coloniale ne peut pas se substituer à des États défaillants. Ce qui est un peu surprenant, c'est de faire ce constat 8 ans après.

Christine Ockrent : On est bien intervenu au Mali à la demande des autorités maliennes ?

04:49 MAPM Je dois quand même vous reprendre là-dessus : à la demande d'autorités maliennes quand c'était un gouvernement putschiste qui était en place : un premier ministre qui avait été mis en place mais pas élu par la Cédéao, la communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest. [Dans un livre co-écrit] un collèque malien [inaudible] Keita avait très clairement remis en cause la solidité juridique de cette demande d'autorité illégale. (...) Aujourd'hui la question est la même : de quelle autorité parle-t-on aujourd'hui au Mali ?

05:44 CO Le danger était bien la descente vers la capitale des mouvements djihadistes ?

05:59 MAPM Cela fait partie du récit [it's part of the narrative, comme on dirait en anglais, ou du "story telling"]. C'est très contestable. Il faut rappeler qu'à l'époque, les djihadistes profitent de la situation de vide politique dans le Nord où ils étaient déjà implantés, ils font une alliance temporaire avec les séparatistes touareg [facilitée par le fait que le principal chef djihadiste, Iyad ag Ghali, est lui-même le leader historique de la rébellion touareg de 1990 qui a islamisé son discours à la faveur de sa nomination à un poste consulaire en Arabie Saoudite de 2007 à 2010] et comme il y a un coup d'État à Bamako, du coup les groupes djihadistes s'implantent dans des villes comme Gao et Tombouctou [en fait la causalité est inversée : c'est parce que les militaires maliens essuient une lourde défaite dans le Nord, qu'ils se rebellent contre le président Touré et prennent le pouvoir].

06:39 MAPM En plus de ça, à Bamako, on détestait les Touareg. [Le massacre d'Aguel Hoc a eu lieu en janvier 2012 : on peut comprendre qu'il soit difficile d'aimer les auteurs du massacre et ceux qui les soutiennent]. L'idée que ces groupes étaient capables de s'emparer de Bamako a été écrite à l'époque pour justifier une intervention militaire (...) mais cela reste quand même une supposition qui mérite d'être discutée. On n'est pas du tout dans la situation de Mossoul avec Daèche où il y a une convergence d'intérêts entre la population sunnite de Mossoul et Daèche, qui ont un ennemi commun qui est le pouvoir chiite mis en place avec l'aide des Américains à Bagdad.

08:34 Niagalé Bagayoko Est-ce que l'on combat des insurrections djihadistes en recourant à des moyens de lutte contre-terroriste ? Est-ce que les mouvements auxquels on a affaire, qui s'en sont pris, pour le principal d'entre eux lié à Al Qaïda, le GSIM, à des cibles que sont les institutions de l'État, les militaires, les forces étrangères, peuvent être qualifiés de "terroristes" ? (...) Le GSIM explique qu'il n'est absolument pas question de frapper le territoire national français, mais d'obtenir le départ des forces étrangères. (...) Une des difficultés qui s'est posée a été l'absence de réponse politique à la vision promue par ces mouvements djihadistes qui est une vraie alternative, en terme social, en terme éducatif, en terme de modèle d'État, auquel on a répondu par le rétablissement d'un État perçu comme prédateur plutôt que comme protecteur.

24:22 Maxime Audinet : vos invités parlaient du récit français assez fragile, assez peu convainquant, et il y a un récit russe qui est en train de se déployer, qui me parait beaucoup plus offensif, beaucoup plus cohérent, beaucoup plus compatible sans doute avec l'état des opinions sahéliennes.

27:48 NB : L'idée selon laquelle les opinions publiques africaines sont avant tout manipulées de l'extérieur est totalement fausse. En réalité a commencé à se faire jour un sentiment d'exaspération vis à vis d'une présence militaire étrangère. (...) C'est sur ce sentiment là, qui se mue en lutte d'émancipation, (...) en l'affirmation d'une fierté nationale (...) que la Russie joue assez habilement.

30:42 NB : La qualification de "mercenaire" est extrêmement malaisée à appliquer si l'on se réfère aux conventions internationales de lutte contre le mercenariat.

44:24 MA : Choguel Maïga, le premier ministre malien est russophone et il a étudié à l'institut de télécommunication de Moscou dans les années 1980.

46:51 Cyrille Bret : Un sommet Chine-Afrique en novembre dernier a été marqué par l'appel de Macky Sall, le président sénégalais, à une implication plus grande de la République Populaire de Chine dans les opérations antiterroristes.

50:41 MAPM : Il y a des comités d'experts des Nations Unies qui disent des choses très importantes et que personne ne lit : ils disent publiquement que l'armée malienne et leurs milices, leurs supplétifs, leurs auxiliaires de sécurité - même chose au Burkina - tuent plus de gens que les groupes djihadistes qu'ils combattent. Et cela en dit très très long sur l'ampleur du problème. (...) Les gendarmeries qui aussi ont par leurs rackets incessants poussé les éleveurs dans les bras des djihadistes. Ou des paysans qui trouvent qu'on s’accommode mieux de la zakât, la dîme religieuse que mettent en place les djihadistes, plutôt que du racket de forces de sécurité qui sont finalement plus onéreux pour les éleveurs.

56:38 MAPM : Pour ce qui est de Boko Haram, on n'a pas du tout d'éléments d'évidence d'une liaison vraiment stratégique avec l'Etat Islamique au Grand Sahara qui sévit dans la région des trois frontières, très loin de la base de Boko Haram qui elle est autour de la région du lac Tchad.

  • Thanks 3
Link to comment
Share on other sites

https://www.tagesschau.de/inland/mali-einsatz-bundeswehr-101.html (6 février 2022)

Mieux vaut partir que rester

Le Mali veut-il vraiment de la présence de troupes allemandes ? Au sein de la classe politique allemande, les doutes sur l'intervention dans le pays en crise africain augmentent - tout comme les inquiétudes sur la sécurité des soldats allemands sur place.

Partir plutôt que rester, telle semble être désormais la tendance de la politique allemande au Mali. D'une part, on ne veut pas répéter dans ce pays d'Afrique de l'Ouest l'erreur commise en Afghanistan et devoir finalement suivre précipitamment le principal partenaire dans son retrait, au Mali il s'agirait des Français.

D'autre part, le comportement du régime militaire malien irrite : une interdiction temporaire de vol pour la force de l'ONU, l'expulsion de l'ambassadeur français - en plus, après deux coups d'État militaires, aucune élection n'est en vue.

"Je m'inquiète effectivement chaque jour un peu plus pour les soldats qui sont en mission au Mali", a déclaré Eva Högl, chargée des questions militaires au Bundestag, à la radio allemande Deutschlandfunk. De son point de vue, il est certes judicieux et juste de stabiliser la région du Sahel avec cette mission. Mais elle a également exigé une décision rapide sur la manière dont l'intervention doit se poursuivre et si elle doit se poursuivre.

"Bien sûr, le gouvernement malien doit dire ce qu'il attend, ce qu'il veut, mais il doit aussi être un partenaire fiable pour nous. Nous avons de plus en plus l'impression qu'il n'est plus un partenaire fiable, mais au contraire qu'il entrave les interventions et que les interventions ne sont pas souhaitées", a déclaré Mme Högl.

Högl a rappelé que le mandat actuel de l'armée allemande au Mali prend fin le 31 mai. Il ne reste donc "que peu de temps" pour prendre une décision. La Bundeswehr participe au Mali à la mission de formation de l'UE EUTM et à la mission de l'ONU Minusma.

La présidente de la commission de la défense, Marie-Agnes Strack-Zimmermann, a déclaré aux journaux du groupe de médias Funke que la Bundeswehr ne resterait certainement pas au Mali "à tout prix". Mais quitter le pays de manière frénétique n'est pas non plus conseillé, selon la politicienne du FDP.

Elle se prononce pour une stratégie de sortie. Dernièrement, elle avait vivement critiqué l'interdiction de survol, y compris pour un avion de l'armée allemande. "Tout cela est inacceptable. Oui, on peut dire : un acte inamical".

Strack-Zimmermann parle désormais de "tirs délibérément perturbateurs". C'est irritant, car on a été invité par le gouvernement de l'époque. Högl critique également l'action du Mali : "Ces derniers jours, il est bien sûr devenu clair que l'engagement de nos forces allemandes, mais aussi des forces internationales, y est considérablement entravé".

Même au sein du gouvernement allemand, la discussion sur l'engagement au Mali a entre-temps pris une autre tournure.

La ministre de la Défense Christine Lambrecht a déclaré à la ZDF : "Je suis actuellement très sceptique quant à la poursuite effective de notre engagement sur place. Je n'ai pas l'impression que nous soyons plus longtemps les bienvenus". Selon elle, cela est également lié au fait que le travail de la Bundeswehr et des alliés est rendu plus difficile. "Et c'est pourquoi il est déjà très difficile d'imaginer que cet engagement puisse se poursuivre".

Dans une interview récente du "Süddeutsche Zeitung", la ministre verte des Affaires étrangères Annalena Baerbock avait elle aussi posé à haute voix la question de savoir si cela pouvait continuer ainsi - comme l'a cité plus tard son porte-parole Christofer Burger : "Malgré tout, nous sommes maintenant confrontés à une situation dans laquelle, comme l'a dit la ministre, nous devons honnêtement nous demander si les conditions d'un engagement réussi sont toujours réunies".

A cela s'ajoute le fait que non seulement la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest a décrété des sanctions contre les membres de la junte militaire, mais que l'UE s'y est également ralliée entre-temps.

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

Bah, vu le comportement de l'armée Malienne dans le Nord et avec Wagner au milieu, c'est inéluctable !
Il sera intéressant de voir les frontières se remodeler, c'est en vogue en ce moment !

Edited by MIC_A
Link to comment
Share on other sites

https://www.lalsace.fr/faits-divers-justice/2022/02/08/une-trentaine-de-djihadistes-tues-par-des-soldats-maliens-et-la-force-europeenne-takuba

"Une trentaine de djihadistes ont été tués début février par les forces maliennes, appuyées par les missions Takuba et Barkhane. L'état-major français veut y voir le symbole de la coopération réussie avec l'armée malienne sur le terrain."

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

En complément de @papsou

L'EM Malien se félicite des résultat des ULRI et parle ici d'un résultat positif de la task force Takuba... Après que le premier minstre ait accusé cette force de "diviser le Mali"... Ils sont grotesques

 

  • Haha 1
  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

il y a 52 minutes, Gallium a dit :

Après que le premier minstre ait accusé cette force de "diviser le Mali"... Ils sont grotesques

Grotesques ou divisés : tout le monde ne doit pas en palper au même niveau, chez les huiles maliennes. Et puis ils doivent avoir un peu de mal à désavouer leurs troupes quand même !

Il pourrait bien aussi y avoir comme un gouffre entre les hommes au front et les pachas enfermés dans Kati à l'ombre de leurs familles et des opérateurs russes.

  • Like 1
  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

https://www.lefigaro.fr/international/la-mauritanie-designe-l-armee-malienne-apres-la-mort-d-une-quinzaine-de-civils-20220211

 

Près d’un mois plus tard, la lumière n’a toujours pas été faite sur la tuerie dont ont été victimes des Mauritaniens, le 17 janvier dernier au Mali. À 80 km au sud de la ville mauritanienne d’Adel Bagrou, de l’autre côté de la frontière en territoire malien, plus de 15 civils ont été égorgés ce jour-là, et retrouvés dans une fosse.

À lire aussi Avec les méharistes, sentinelles du Sahel à dos de dromadaire

«Il y avait une dizaine d’éleveurs peuls maliens, et sept Mauritaniens, dont des transporteurs», précise un haut responsable sécuritaire. Il ajoute qu’à ce jour encore «les Maliens refusent de reconnaître que c’est une unité malienne» qui fut l’auteur de cette tuerie, thèse privilégiée à Nouakchott. En pleine déliquescence, l’État malien, dirigé par une junte militaire boycottée par ses voisins africains, a, sous la pression de son voisin, annoncé l’ouverture d’une «enquête transparente dont le résulat sera  partagé.

(suite réservée aux abonnés)

  • Like 1
  • Sad 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

@Gallium : je ne sais pas si Paris a beaucoup "méprisé" l'imam Dicko ; as-tu des éléments probants allant dans ce sens ?

---

Sinon, du côté des soutiens de la junte, il n'y a même plus de tentative d'apparaître comme un peu raisonnable :

Près d’une semaine après, et en dépit des sollicitations de RFI, Bamako n’a toujours pas réagi aux propos de Vladimir Poutine. Ce qui ne fait en aucun cas fléchir le soutien d’une large part de la population et de certains acteurs politiques, mobilisés derrière les autorités de transition.

Abdel Kader Maïga est membre du comité stratégique du M5-RFP, le mouvement dont est issu l’actuel Premier ministre, Choguel Maïga ; il répond à RFI : « Le Mali n’avait pas le choix d’aller chercher des gens pour l’aider. Même si c’est avec le diable, on est prêts à pactiser pour avoir la paix. Qu’ils soient mercenaires, qu’ils soient Wagner, qu’ils soient criminels, le Mali s’en fiche éperdument. Poutine a dit ce qu’il veut. Poutine peut même confirmer qu’il y a des mercenaires ici, ce n’est pas notre problème. Notre problème, c’est la paix pour le Mali et c’est que le monde nous foute la paix, parce qu’ils étaient tous là pendant sept ans. On est en train de mourir et on ose venir nous parler de Wagner, de mercenaires, de ceci, de cela… »

Est-ce que vous attendez des précisions de la part des autorités de transition après ces propos de Vladimir Poutine ?

« Les autorités maliennes ne doivent même pas répondre à cela. Nous, on s’en fiche de savoir la vérité. Nous sommes en train de travailler avec des gens qui nous aident qu’ils soient des mercenaires de l’Etat russe, qu’ils soient des criminels de l’État russe, ce n’est pas notre problème. Je ne souhaite même pas que l’État réagisse à cela parce que ce n’est pas un événement pour nous ».

Ca fait passer Bagdhad Bob pour un maître logicien.

Edited by Boule75
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

Sinon pour rigoler

Révélation

Ces derniers temps, les Forces Armées Maliennes(FAMa) mènent une lutte implacable contre les groupes jihadistes et terroristes, jusque dans leurs derniers retranchements. Elles multiplient des exploits au grand bonheur des populations locales, mais aussi pour soigner la réputation du pays en cette période exceptionnelle de son histoire. Des bases terroristes détruites, des terroristes tués et des équipements récupérés. Ce, à telle enseigne, qu’il n’est pas exagéré d’affirmer que les groupes djihadistes ont depuis fort longtemps capitulé. Comme l’affirmait le Premier ministre Choguel.K.Maïga : «  la peur a changé de camp ».

 

Humblement, méthodiquement mais très efficacement le Mali est en train d’arriver à bout de la menace terroriste. Une situation d’insécurité qui avait affecté plusieurs régions du pays et suscité la psychose chez les populations locales, qui n’avaient d’autres solutions qu’à se réfugier loin de leurs cadres de vie. Ce renversement de situation salutaire est à mettre à l’actif de la nouvelle dynamique des FAMa.

Cette évidence est reconnue à juste titre par le Président de la Transition lui-même, le Colonel Assimi Goita. Qui a affirmé lors de la célébration de la fête de l’armée que force est de le reconnaître : « nos populations se sentent mieux en sécurité ces derniers temps grâce aux traques que nos Famas mènent contre les forces du mal c’est-à-dire les terroristes qui perturbaient leur quotidien ». Que cela est bien l’un des objectifs clés des autorités de la transition, c’est-à-dire amener la sécurité dans le pays en luttant efficacement contre les terroristes. Une condition sine-qua-none en vue de pouvoir tenir des élections.

Pour lutter contre les groupes terroristes, il faut des équipements et les autorités de la Transition y ont pensé. C’est pourquoi, elles se sont investies dans l’acquisition des moyens efficaces, tels des hélicoptères et des véhicules de combat pour les Famas. Ce faisant, chaque jour et on assiste à la montée fulgurante des Famas contre les forces du mal.

Des exploits des FAMAS qui donnent à espérer

Sans tambour ni trompette, les FAMa ces derniers temps ont convaincu sur leur détermination à lutter contre le phénomène du terrorisme. De quoi rendre les Maliens  encore plus fiers de leur armée.

En effet, au-delà de toute communication de guerre ou de propagande pour extrapoler un moindre fait, la réalité en est que l’armée malienne cumule des victoires sur les terroristes. En témoignent les derniers exploits des Famas qui sont 20 terroristes tués, 3 interpellés, 9 motos détruites et 2 récupérées ; 17 pistolets mitrailleurs AK 47 dont 7 détruits, 2 véhicules à essence dont 1 équipé de mitrailleuse 14,5 mm avec 832 cartouches sur maillons récupérés. De même, un véhicule contenant du matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) détruit ; 483 cartouches de 7,62 mm semi-long détruites. Ces résultats concernent seulement l’Opération Maliko dans le Théâtre Est à Indelimane.

Dans la région de Mopti, une reconnaissance offensive des Famas sur l’axe Djenné, Marébougou et Kouakourou a permis de neutraliser 3 terroristes  et récupérer 1 PKM et 1 moto concrétisant ainsi l’ouverture dudit axe au bénéfice des populations. Aussi, faut-il le rappeler, le village de Marébougou qui était sous occupation des djihadistes a été libéré par les Famas durant la semaine dernière. Et l’exploitation  des renseignements dans le secteur de Koro a permis la neutralisation du Chef terroriste Saguad Ag Aballa alias Skill Ag Agathe, activement recherché pour les raisons de poses d’EEI  et d’exactions sur les populations.

Dans la dynamique de réconforter le moral des troupes, le Chef-d’ Etat-major général des Armées, le Général Oumar Diarra a entrepris depuis un moment des visites sur les différents théâtres d’Operation à l’intérieur du Mali. Des théâtres d’Opération qui connaissent une nouvelle réalité favorable depuis l’arrivée du Colonel Assimi Goita et ses hommes.

Dans la région de Tombouctou, le bilan des actions des FAMA se résume à un suspect interpellé, un véhicule récupéré et 3 mines détruites. La recherche du renseignement a permis d’observer des mouvements suspects sur le long de la frontière  et une jonction des groupes armés non identifiés dans le secteur du puits de Hassi Barka. Cette jonction avait pour but de transférer de matériels logistiques par 2 Pick ups en direction d’Intachaouente situé à 60 KM au Nord de Lemeb via le puits d’Al Achime. On enregistre aussi des résultats dans les zones de Segou, Sikasso et Nara. Par exemple la récupération des bétails, des vivres et des véhicules.

Désormais, le moral des Famas est au top et rien ne les arrête. Les tactiques et les techniques ont changé depuis un certain temps, les Famas passent toujours à l’offensive. La volonté du Président de la Transition et son Premier ministre se traduit sur le terrain. Et dans les jours à venir, nous assisterons surement à la libération totale de nos villages. Cela pour la simple raison que la puissance de feu des FAMAs a fait errer des groupes terroristes dans la nature. Ils ont capitulé.

 

Et rappelons les grandes déclarations d'un officiel de la junte ou peu leur importe la vérité, pourvu qu'ils ont la sécurité...

 

Je vais répéter ce que je dis souvent ici, à Bamako on vit dans une bulle idéologique complètement déconnectée de la réalité, une bulle ou il suffit de croire et faire croire pour réussir.

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

il y a 22 minutes, Boule75 a dit :

je ne sais pas si Paris a beaucoup "méprisé" l'imam Dicko ; as-tu des éléments probants allant dans ce sens ?

En tout cas l'Imam Dicko a beaucoup méprisé la France :

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/16/au-mali-l-imam-dicko-part-en-campagne-contre-les-homosexuels_4833188_3212.html

Lors d’un meeting organisé par le HCIM à la grande mosquée de Bamako, le 12 décembre [2015], l’imam est allé plus loin dans la diatribe, dénonçant pêle-mêle une forme d’occupation de son pays par les casques bleus de la Minusma et de la force française « Barkhane », ainsi qu’un « djihadisme » créé de toute pièce « par les Occidentaux » pour « recoloniser le Mali ».

Pour situer un peu le personnage : 

Le 14/01/2020 à 18:47, Wallaby a dit :

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/societe-africaine/mali-l-influent-et-virulent-imam-mahmoud-dicko-lance-son-mouvement-politique_3609581.html (9 septembre 2019)

Inspiré par la doctrine wahhabite en vigueur en Arabie Saoudite, où il a reçu une partie de sa formation, Mahmoud Dicko vient de faire son entrée sur la scène politique, en lançant son propre mouvement, la CMAS.

Président jusqu'en avril du Haut conseil islamique, principale organisation islamique d'un pays à 90% musulman, l'imam Dicko a, par le passé, fortement contribué à faire reculer le gouvernement sur la question des droits des femmes, de l'interdiction de l'excision à un projet de manuel scolaire prônant la tolérance envers l'homosexualité.

L'imam, âgé de 65 ans, prône "une refondation" sur la base de valeurs sociétales et religieuses. Mahmoud Dicko incarne face au rite malékite dominant au Maghreb et en Afrique de l'Ouest, plus ouvert, la tendance inspirée par la doctrine wahhabite, en vigueur en Arabie Saoudite, où il a reçu une partie de sa formation théologique.

Très populaire dans le pays, il a été engagé dans les efforts de médiation quand le nord du pays est tombé aux mains des jihadistes en 2012. Il a soutenu l'intervention militaire internationale lancée à l'initiative de la France en 2013 et assisté, aux côtés d'autres dignitaires religieux, en 2015, à la signature de l'accord de paix au Mali, ou en 2017 à la conférence d'entente nationale prévue par cet accord.

Mais, avec le chérif (prédicateur musulman) de la localité de Nioro, Bouyé Haïdara, il est aussi entré en fronde contre l'ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, poussé à la démission en avril après le massacre de près 160 civils à Ogossagou et une série de manifestations contre l'incompétence imputée à l'Etat.

Le rapport Chevènement de 2013 était déjà très soupçonneux vis à vis de Mahmoud Dicko :

http://www.senat.fr/rap/r12-513/r12-513_mono.html#toc148

Certains chercheurs vont jusqu'à estimer qu'il y avait une convergence, voire un projet politique visant à instaurer au Mali un « état islamique » voire à négocier avec le mouvement d'Iyad ag Ghali l'éventuel établissement d'une plate-forme commune entre le Nord et le Sud. Sans aller jusque-là, d'autres constatent que ce n'est sûrement pas un hasard si l'imam Mahmoud Dicko, Président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), s'est rendu à Gao quand la ville était sous le joug des terroristes, où il a rencontré un porte-parole du MUJAO.

- -

Le 14/01/2020 à 13:59, Wallaby a dit :

Tandis que "l'Essor" titre "Lutte contre le terrorisme : Sahéliens et français, même combat" ( https://malijet.com/a_la_une_du_mali/237923-lutte-contre-le-terrorisme-saheliens-et-francais-meme-combat.html ), le "Figaro du Mali" a une position plus alambiquée, entre humiliation d'être dans un "processus de recolonisation" et désir de "mayonnaise de riposte" contre les groupes armés ennemis :

https://malijet.com/a_la_une_du_mali/237926-emmanuel-macron-un-coup-de-pied-a-la-dignite-des-maliens.html

Notre confrère Ibrahima Traoré, depuis l’université, cultivait une audace et une pertinence. La question n’aurait pas plu à IBK, la réponse encore moins. Mais sachez que le Président du Mali ne pouvait rien dire, d’ailleurs il n’a rien dit. La France a été décriée par de dignes maliens (Mahamoud DICKO, Oumar Mariko, Salif Keita ou encore Adama Ben Diarra et Siriki Kouyaté) qui sont convaincus qu’il y a un processus de recolonisation. 

- - 

Le 07/07/2013 à 19:53, Wallaby a dit :

C'est une vieille déclaration qui date de 2012, il y a plus d'un an. À cette époque une intervention française était très hypothétique. Pour prendre le pouvoir sur tout le Mali il aurait fallu qu'il se trouve des alliés politiques au sud pour faire passer son message politique à la population. Mais vu qu'il y a au sud des courants de réinterprétation de l'islam sur un mode rigoriste avec peut-être une certaine idéalisation des pays du Golfe Persique, ce n'était peut-être pas si irréaliste. Il faut se souvenir que le projet de modernisation du code de la famille a été bloqué en 2009 par les religieux : voir le chapitre « La montée des courants salafistes et wahhabites dans la société malienne, au Nord comme au Sud » dans le rapport Chevènement-Larcher : http://www.senat.fr/rap/r12-513/r12-5134.html#toc148

Et pour une étude plus approfondie :

* Naffet Keïta (Université de Bamako), « Mass médias et figures du religieux au Mali : entre négociation et appropriation de l’espace public », Yaoundé, décembre 2008 : http://www.codesria.org/IMG/pdf/Nafffet_Keita.pdf (23 pages)

* Émilie Roy, « Les Médersas du Mali: l'influence arabe sur l'enseignement islamique moderne », université Laval, 2007 http://www.theses.ulaval.ca/2007/24140/24140.pdf , 115 pages (permettant de voir qu'il y a un segment de la société malienne qui a été formé en arabe dans des Médersas à Bamako ou ailleurs avec souvent des manuels scolaires saoudiens)

* Émission de RFI du 30 mars 2013 http://www.rfi.fr/emission/20130330-2-mali-terre-islam où sont notamment interviewées les personnalités religieuses Ousmane Madani Haïdara et Mahmoud Dicko.

 

  • Upvote 3
Link to comment
Share on other sites

il y a 34 minutes, Boule75 a dit :

Sinon, du côté des soutiens de la junte, il n'y a même plus de tentative d'apparaître comme un peu raisonnable :

L'ont-ils seulement été?

Comme je le dis juste avant, ils sont dans leur bulle et veulent vivre de "leur" vérité. Peu importe tout ce qu'on pourra dire et démentir, il faudra attendre qu'ils se prennent un coup sur la tête pour comprendre, c'est con mais c'est ainsi.

à l’instant, Wallaby a dit :

En tout cas l'Imam Dicko a beaucoup méprisé la France :

Ce type est typiquement le genre d'individu prêt à pactiser avec les terroristes pour avoir du pouvoir. Mais en réalité, il joue avec le feu, car ceux d'en face se débarrasseront de lui dès qu'ils en ont l'occasion. C'est ce qu'on appelle dans le jargon "un idiot utile" au même titre que la junte actuelle qui joue pour ses intérêts mais qui finira là ou elle finira et personnellement, je serai là pour dire "ohh mais comme c'est étonnant".

  • Like 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 3 minutes, Jésus a dit :

Ce type est typiquement le genre d'individu prêt à pactiser avec les terroristes pour avoir du pouvoir. Mais en réalité, il joue avec le feu, car ceux d'en face se débarrasseront de lui dès qu'ils en ont l'occasion. C'est ce qu'on appelle dans le jargon "un idiot utile" au même titre que la junte actuelle qui joue pour ses intérêts mais qui finira là ou elle finira et personnellement, je serai là pour dire "ohh mais comme c'est étonnant".

Il est beaucoup plus puissant que cela. Cf son intervention pour détricoter le nouveau code de la famille trop libéral à son goût.

Link to comment
Share on other sites

il y a 7 minutes, Wallaby a dit :

Il est beaucoup plus puissant que cela. Cf son intervention pour détricoter le nouveau code de la famille trop libéral à son goût.

Mais justement, sa "puissance" en fait l'idiot utile des islamistes, mais c'est uniquement sur l'échiquier d'opposant à Bamako et à la politique qui était menée par la France (on ne négocie pas avec les terroristes). Mais dans la lutte de pouvoir au profit des GAT et d'autres, ce type est une gêne et il ne faut pas être surpris que d'un jour à l'autre (je ne dis pas que c'est imminent car il est encore utile) on le retrouve assassiné ou enlevé.

Actuellement tout le monde au Mali attend le départ de la France, tant nos (ex) alliés que nos actuels ennemis. Les GAT ne vont pas vouloir bousculer les idiots utiles de Bamako qui vont leur enlever l'épine française du pied.

 

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

https://malijet.com/a_la_une_du_mali/266799-presume_entretien_telephonique_entre_boubou_cisse_alassane_ouatt.html (14 février 2022)

L’audio fait le buzz sur les réseaux sociaux. Dans les conversations, on entend les voix( trafiquées ?) de l’ancien Premier ministre du Mali, Boubou Cissé, qui fait le bilan de la situation socio-économique du Mali au Président ivoirien, Alassane Ouattara. Les deux protagonistes semblent se réjouir des retombées des sanctions économiques de la CEDEAO sur le Mali. « Malgré tout ce qu’il veulent faire croire, la situation reste difficile pour eux …ça va être extrêmement difficile de tenir encore trois à quatre semaines financièrement. Donc la tension est là, elle est réelle et monte », explique Boubou Cissé au Président ivoirien. Ce dernier, dans sa réponse, traite tout de go les autorités maliennes de « naïfs », « d’idiots » et « d’ignorants ». « La Russie est la 11e puissance économique aujourd’hui, c’est pas la Russie qui va régler leurs problèmes…Je ne comprends pas, on dirait qu’ils sont tombés sur la tête…Ils vont voir que la Russie ne peut pas les aider en dehors de leur faire des promesses et leur envoyer de vieux matériels », précise Ouattara.

Les voix des deux responsables ont -elles été trafiquées ? Sommes nous en présence d’une deep fake ? L’authenticité de la conversation reste encore à prouver. Mais en entendant, la justice malienne s’est saisie de l’affaire.  En effet, le parquet du tribunal de la commune 4 de Bamako a annoncé, sur les réseaux sociaux, «  l’ouverture d’une enquête préliminaire pour atteinte ou tentative d’atteinte et complicités à la sûreté intérieure et extérieure du Mali ».

  • Haha 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 22 minutes, Wallaby a dit :

Les voix des deux responsables ont -elles été trafiquées ? Sommes nous en présence d’une deep fake ? L’authenticité de la conversation reste encore à prouver. Mais en entendant, la justice malienne s’est saisie de l’affaire.  En effet, le parquet du tribunal de la commune 4 de Bamako a annoncé, sur les réseaux sociaux, «  l’ouverture d’une enquête préliminaire pour atteinte ou tentative d’atteinte et complicités à la sûreté intérieure et extérieure du Mali ».

J'ai vu ça aussi. Ca veut dire que Moscou a mis la main sur des centraux téléphoniques ou des micros chez les gens. Et s'apprête à les faire poursuivre, à les persécuter plutôt. Parce qu'en substance, cette conversation téléphonique - si elle authentique - est absolument bénigne, fut-elle tenue entre une président étranger et un ex-responsable politique malien : pas de plans affichés, que des commentaires.

C'est donc une menace, une de plus.

Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

 Share

  • Member Statistics

    5,765
    Total Members
    1,550
    Most Online
    yggtor
    Newest Member
    yggtor
    Joined
  • Forum Statistics

    21.4k
    Total Topics
    1.5m
    Total Posts
  • Blog Statistics

    4
    Total Blogs
    3
    Total Entries
×
×
  • Create New...