Kiriyama

Guerre chimique : encore possible ?

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Le ‎18‎/‎05‎/‎2012 à 10:15, Mani a dit :

C'est beau la ratification contre les armes chimiques mais les stocks existent bel et bien dans certains pays ou peuvent en développer rapidement.

 

Mis à part les États-Unis, je me demande quelle est la proportion de stocks des autres pays ? Car les Américains suspectent certains pays d'en détenir un arsenal non divulgué et non contrôlé par les agences internationales.

On parle toujours des pays.

Il est vrai que les Américains et d'autres pays développés savent produire des armes chimiques efficaces, en ont vendu et ont formé des spécialistes pour le compte de certains régimes. Mais qu'en est-il des organisations clandestines?

Est-il invraisembable qu'un narco-cartel acquière la technique et vende ce genre de produit? Est-il invraisemblable que la Corée du Nord ait formé des organisations clandestines à la technique contre rémunération? Autrement dit, qui prépare un "Jour parfait" à prédominance chimique?

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D'après ce que j'ai lu on ne peut pas en guérir même si on peut stabiliser l'état des patients donc une grosse saloperie ce machin. Bon moi je leur aurai mis les pied dans le ciment et le ciment au fond de la Tamise mais c'est un autre débat

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Il y a 3 heures, kalligator a dit :

D'après ce que j'ai lu on ne peut pas en guérir même si on peut stabiliser l'état des patients donc une grosse saloperie ce machin. Bon moi je leur aurai mis les pied dans le ciment et le ciment au fond de la Tamise mais c'est un autre débat

Tu as raison, la justice cela ne sert à rien. Revenons aux bonne vieille exécutions sans procès sur simple décision politique, c'est tellement plus sain.

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Le 13/03/2018 à 17:35, rogue0 a dit :

A propos du Novichok, il y a peut être eu un incident antérieur où il a été impliqué.

L'empoisonnement d'un banquier russe en 1995 (et de sa secrétaire, puis le médecin légiste).

Selon 2 sources à prendre avec des pincettes:

  • A priori, l'assassin aurait acheté le poison au marché noir, directement auprès du labo top secret de l'armée (vive la crise économique)
    Cela est cité en une du journal Kommersant
    https://www.kommersant.ru/doc/3570019(...)

Les sources d'époque (1995) parlaient initialement de poison au cadnium, mais sont restés vagues sur les symptômes exacts
https://www.nytimes.com/1995/08/09/world/moscow-journal-to-the-business-risks-in-russia-add-poisoning.html
http://articles.latimes.com/1995-08-11/business/fi-34137_1_business-community
Procès
http://oldtmt.vedomosti.ru/sitemap/free/2007/5/article/bankers-poisoning-trial-starts/197091.html

http://old.themoscowtimes.com/sitemap/free/1996/2/article/banker-slain-officials-delay-kivelidi-results/328815.html

Un autre article de 2007 sur le procès de cette affaire d'empoisonnement.

https://www.newsru.com/crime/29mar2007/kivelidi.html

Traduction google de la fin de l'article

Подробнее: https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&ie=UTF8&prev=_t&rurl=translate.google.com&sl=ru&sp=nmt4&tl=en&u=https://www.newsru.com/crime/29mar2007/kivelidi.html&xid=17259,15700002,15700022,15700105,15700124,15700149,15700168,15700173,15700186,15700201&usg=ALkJrhgbc7DQilR9Le1Ddi8lS_UFf0iqCg

 

Citation

The chairman of the bank's board Kivelidi was taken to the Central Hospital with signs of acute poisoning on August 1, 1995 in the evening from the office of Rosbusinessbank on Mytnaya Street. He died without regaining consciousness in three days.

On August 2, the secretary-assistant of the banker was hospitalized from the same office, who also died in the hospital.

Forensic experts found that the dead were poisoned by a potent substance that criminals put on a telephone in Kivelidi's office.

Two months after the murder of a businessman on October 31, 1995, a member of the board of directors of Rosbusinessbank, headed by Kivelidi, Vladimir Khutsishvili, was detained for 30 days on suspicion of involvement in the crime. On November 30, 1995, he was released for lack of evidence.

Later, based on the new data obtained, Khutsishvili was put on the wanted list, and in the summer of 2006 was arrested.

Previously informed sources in law enforcement agencies told Interfax that "Kivelidi was used to kill" a military poison agent that is not in the service of the Russian army. " The results of the examination showed that the poison was made from a substance produced at a military chemical plant in the city of Shihany, Saratov region.

 

Le 13/03/2018 à 20:18, Alexis a dit :

Seul l'Etat peut désormais disposer de ces substances.

C'est bon, vous êtes rassurés :tongue: ?

Ben non.

Si j'en crois l'argumentaire des trolls russes pardon de l'ambassade russe aux UK, la simple possession de la formule chimique et d'un échantillon suffit à reproduire l'agent.
Et ce même sans connaître les précurseurs chimiques et les catalyseurs et les procédés industriels de fabrication :rolleyes:
Et donc ce serait  un false flag US/UK/illuminati *baillement*.

Le problème, c'est que le transfuge Vil Mirzayanov a publié les formules chimiques de plusieurs agents novichok dans ses mémoires.
Donc si les trolls russes ont raison, on va tous mourir :tongue:

Modifié par rogue0

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il y a 1 minute, rogue0 a dit :

Si j'en crois l'argumentaire des trolls russes pardon de l'ambassade russe aux UK, la simple possession de la formule chimique et d'un échantillon suffit à reproduire l'agent.
Et ce même sans connaître les précurseurs chimiques et les catalyseurs et les procédés industriels de fabrication :rolleyes:

C'est parce que ce n'est pas seulement une formule chimique... c'est aussi une invocation. Y a même d'autres formules de ce genre, dont l'énoncé est connu :unsure:

Regarde ce qu'en fait la pas si sympathique dame Bellatrix :

 

D'ailleurs ce type de formule a aussi été utilisé par le pilote du Sukhoi-24 qui en 2014 avait désactivé à distance le système électronique d'un destroyer américain par un mystérieux moyen issu de la recherche russe.

 

il y a 1 minute, rogue0 a dit :

Donc si les trolls russes ont raison, on va tous mourir :tongue:

Pas d'inquiétude voyons ! Harry Potter est là il va d'ailleurs être réélu dimanche prochain :smile:

 

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Pour Cérès : Quand je parle de  ciment et au fond de la Tamise c'est en opposition à l'utilisation à un gaz de combat. Je suis totalement opposé à ce qu'on zigouille Pierre Jacques ou Anatoli mais si un gouv. décide de le faire il y a des moyens bien plus discrets moins provocateurs et plus rapides...C'est pour cela que je ne crois pas à la mise en cause du gouv. russe

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il y a une heure, kalligator a dit :

Pour Cérès : Quand je parle de  ciment et au fond de la Tamise c'est en opposition à l'utilisation à un gaz de combat. Je suis totalement opposé à ce qu'on zigouille Pierre Jacques ou Anatoli mais si un gouv. décide de le faire il y a des moyens bien plus discrets moins provocateurs et plus rapides...C'est pour cela que je ne crois pas à la mise en cause du gouv. russe

yop

 

 

le fait que ça ne soit pas discret peut aussi etre un signal :

d'une part, montrer aux opposants/traitres qu'ils ne sont pas oubliés et inciter les autres à rester dans le rang

d'autre part, montrer aux occidentaux que leurs bons preceptes, il y a de la place entre le postérieur et le fauteuil pour les y placer (parce que, question mesure de rétorsion, qui va tordre le poignet à l'autre ???? faut vous rappeler la guerre en Crimée, la non vente des frégates qui sont parties en Egypte et, comme conséquence, la perte du marché russe pour nos paysans, le lait, la viande et le betail... qui a perdu le plus ? eux ou nous ? (entre la confiance perdue et la perte de débouché durable pour l'agriculture...)

 

Non, je pense qu'il peut y avoir plusieurs lectures du message (la tentative).

 

La France n'a pas d'alliés ou d'ennemis permanents, elle n'a que des interets permanents.

Modifié par christophe 38
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28 minutes ago, christophe 38 said:

La France n'a pas d'alliés ou d'ennemis permanents, elle n'a que des intérêts permanents.

react_thanks.png

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Petite visite en vidéo dans les labos de Porton Down, la section spécialisée en NBC, Defence Science and Technology Laboratory (DSTL).

http://www.bbc.com/news/uk-43520534

La visite et les interviews sont très cadrés, on n'apprendra rien de spécial.
On voit quand même les tests de résistance de tenue NBC portée par un robot, simulant les mouvements d'un soldat.

Le reportage a sans doute été réalisé pour 3 raisons:

  • curiosité publique sur le labo (légitime)
  • "réponse" aux accusations russes (en fait plutôt du Sputnik/RT pour alimenter les complotistes)
    • labo accusé de produire du Novichok pour un false flag (les Skripal)
    • et 2 sur l'agrandissement des labos (accusations d'usine pour gaz de combat :rolleyes:)
  • justification d'une augmentation du budget NBC / défense
Modifié par rogue0
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Témoignage très intéressant d'un expert français des armes chimiques impliqué dans les programmes secrets d'armement et d'expérimentation des années 1980, leur démantèlement et les programmes de veille qui suivirent la convention d'interdiction de 1993, la participation et le conseil au démantèlement en Irak et Libye...

Le titre est sensationnaliste mais le contenu vaut beaucoup mieux La France a testé des armes chimiques près de Paris

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Et on reparle du Novichok.

Plusieurs médias allemands (les journaux Sueddeutsche Zeitung, Die Zeit, et les TV NDR and WDR ) ont révélé qu'une des principales source d'information sur les agents NBC Novichok serait en fait ... les SR allemands (le BND précisément).

En résumé, cette fuite (certainement approuvée par Berlin) dit qu'au début des années 90s , un transfuge russe avait proposé au BND de récupérer un échantillon d'agent Novichok en l'échange de passer à l'Ouest avec sa famille.
Ce qui fut fait, et aurait plongé le gouvernement allemand dans l'embarras.
Au final, pour respecter des engagements sur le désarmement chimique, l'analyse de l'échantillon aurait été faite ... en Suède, et les résultats partagés avec les SR US et UK.

Par ailleurs, l'article est plutôt honnête, puisqu'ils précisent que du Novichok aurait été synthétisé à petite échelle par les labos NBC occidentaux pour tester la résistance des équipements NBC et des antidotes...
Ce qui est une précaution élémentaire face à une nouvelle arme (et de mémoire, cet usage est autorisé par les traités NBC... tout comme la préservation d'échantillon de variole aux US et en Russie).
Ce que certains décodeurs / fact checker anglais ont déjà mentionné : https://www.channel4.com/news/factcheck/long-read-does-the-uks-case-against-russia-stack-up

Pourquoi je dis honnête ?
Parce que fatalement, tous les trolls et botnet russes se sont rués sur cette phrase pour exonérer la grande Russie  :dry:

Bref, cet opération allemande expliquerait la rapidité des allemands à croire les anglais :tongue:...
Et le secret a tenu 25 ans... et 2 mois après Salisbury.

Sources allemandes:
(J'aimerais bien avoir la confirmation des germanophones du forum ( @Skw  à tout hasard :tongue:) sur le contenu des articles allemands, et voir s'il y a des nuances qui se seraient perdues dans la traduction)
https://www.zeit.de/politik/ausland/2018-05/geheimdienst-nowitschok-bnd-nervengift-russland
http://www.sueddeutsche.de/politik/geheimdienste-bnd-beschaffte-nervengift-nowitschok-in-den-er-jahren-1.3982539

résumé en français
http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/17/les-services-secrets-allemands-auraient-mis-la-main-sur-du-novitchok-dans-les-annees-1990_5300461_3210.html

En anglais
https://www.reuters.com/article/us-britain-russia-chemicalweapons-german/wests-knowledge-of-novichok-came-from-sample-secured-in-1990s-report-idUSKCN1IH2HC

 

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>Politik

>BND beschaffte Nervengift "Nowitschok" in den 90ern

16. Mai 2018, 17:00 Uhr

Geheimdienste BND beschaffte Nervengift "Nowitschok" in den 90er Jahren

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Bei einer Geheimoperation gelangte der BND Mitte der 90er Jahre durch einen Überläufer aus Russland an "Nowitschok".

Ein Agent des Dienstes beschaffte eine Probe des Stoffs, auch die Bundeswehr war in den Vorgang eingeschaltet.

"Nowitschok" gilt als eine der tödlichsten je entwickelten C-Waffen und wurde im März gegen den russischen Doppelspion Sergej Skripal und seine Tochter eingesetzt.

Von Georg Mascolo und Holger Stark

Die Erkenntnisse über eine einst in der Sowjetunion entwickelte Klasse von Kampfstoffen namens "Nowitschok" gehen maßgeblich auf eine bis heute geheim gehaltene Operation des BND zurück. Nach gemeinsamen Recherchen der Süddeutschen Zeitung, NDR und WDR mit der Zeit beschaffte ein Agent des Dienstes in den 90er Jahren eine Probe des Stoffs. Auch die Bundeswehr war in den Vorgang eingeschaltet.

Damals an der Entscheidung beteiligte Personen bestätigen den Vorgang, die Bundesregierung und der BND erklärten auf Anfrage zu "nachrichtendienstlichen Angelegenheiten grundsätzlich nur den geheim tagenden Gremien des Deutschen Bundestages" Auskunft zu geben. "Nowitschok" gilt als eine der tödlichsten je entwickelten C-Waffen, ihr Einsatz gegen den russischen Überläufer Sergej Skripal und seine Tochter im März dieses Jahres im englischen Salisbury führte zu einer diplomatischen Krise zwischen Moskau und dem Westen.

Die Sache führte zu komplizierten Diskussionen innerhalb der Bundesregierung

Die damalige Operation, die nach Angaben von Beteiligten in der ersten Hälfte der 90erJahre begann, war innerhalb der Bundesregierung umstritten. Der BND führte bereits seit einiger Zeit einen russischen Wissenschaftler als Quelle, der angeboten hatte, das bis dahin sorgsam gehütete militärische Geheimnis einer neuen Klasse von chemischen Kampfstoffen gegen die Zusicherung eines sicheren Aufenthaltsstatus für sich und seine Familie zu verraten. Der spätere Überläufer bot sogar an, eine Probe nach Deutschland zu bringen.

All dies führte zu komplizierten politischen und juristischen Diskussion innerhalb der Bundesregierung. 1990 waren auf Druck von Bundeskanzler Helmut Kohl die in Westdeutschland gelagerten amerikanischen Chemiewaffen abtransportiert worden, die Vereinbarungen über eine weltweite Ächtung der Kampfgase waren weit vorangeschritten. Zudem hatte sich Deutschland bereits 1954 in den sogenannten Pariser Verträgen verpflichtet, keine Massenvernichtungswaffen herzustellen. "Wir wollten auf keinen Fall den Eindruck erwecken, als würden wir uns selbst für solche Chemiewaffen interessieren," sagt eine mit den damaligen Diskussionen vertraute Person.

Mit dem Wissen von Kanzleramt und Bundesverteidigungsministerium wurde die Probe deshalb in einem Labor in Schweden analysiert, nur die Formel wurde an den BND und das Vereidigungsministerium übermittelt. Was aus der Probe wurde, ist unklar, die schwedische Regierung erklärte auf Anfrage, sie könne den Vorgang in der Kürze der Zeit nicht aufklären.

Auf Weisung von Kohl unterrichtete der BND einige seiner engsten Partner, darunter amerikanische und britische Geheimdienste. Später wurde eine Arbeitsgruppe aus fünf westlichen Geheimdiensten und dem BND eingesetzt, sie trug alle Erkenntnisse zu "Nowitschok" zusammen. In einigen Nato-Ländern kam es auch zu der Produktion von winzigen Mengen des Giftes, um eigene Schutzausrüstung, Messgeräte und mögliche Gegenmittel zu testen. Um das gute Verhältnis zum damaligen russischen Präsidenten Boris Jelzin nicht zu belasten, entschied sich die Bundesregierung die Existenz von "Nowitschok" nicht öffentlich zu machen. Der letzte sowjetische Staatschef Michail Gorbatschow hatte schon 1987 versichert, dass die Produktion von C-Waffen eingestellt werde.

In der Bundesregierung war man unsicher, ob der militärische Apparat ohne Wissen der politischen Führung weiter an der Entwicklung von Massenvernichtungswaffen arbeitete. Im Auftrag Kohls sprach ein Emissär den Vorgang allerdings bei einem Treffen in Moskau an und erklärte, man wisse von den Kampfstoff-Entwicklungen. Der Überläufer kam später auf Umwegen nach Europa und wurde zumindest zeitweilig von der Bundeswehr betreut. In der heutigen Bundesregierung laufen inzwischen Bemühungen, den damals unter höchster Geheimhaltung gelaufenen Vorgang zu rekonstruieren.

 

So entwickelte die Sowjetunion die Nowitschok-Nervengifte

Spätestens seit Mitte der Achtzigerjahre arbeiteten die Russen an der Entwicklung der Kampfstoffe, deren Opfer nun Sergej Skripal geworden sein soll. Sie gelten als extrem gefährlich. Von Paul-Anton Krüger mehr...

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Il y a 7 heures, rogue0 a dit :

Sources allemandes: (J'aimerais bien avoir la confirmation des germanophones du forum ( @Skw  à tout hasard :tongue:) sur le contenu des articles allemands, et voir s'il y a des nuances qui se seraient perdues dans la traduction)
https://www.zeit.de/politik/ausland/2018-05/geheimdienst-nowitschok-bnd-nervengift-russland
http://www.sueddeutsche.de/politik/geheimdienste-bnd-beschaffte-nervengift-nowitschok-in-den-er-jahren-1.3982539

L'essentiel a été repris. Il est indiqué également que la Bundeswehr a été impliqué d'une manière ou d'une autre. Rien de plus précis : on ne sait pas si elle a joué un rôle dans l'obtention des informations auprès du transfuge, dans le transport du neurotoxique, dans l'analyse du produit ou encore dans l'évaluation du risque et du degré de préparation des forces occidentales à celui-ci. On sait en revanche que le transfuge serait venu en Allemagne, après plusieurs détours,  pour y vivre au moins temporairement sous la protection de la Bundeswehr : peut-être est-ce d'ailleurs la seule implication de la Bundeswehr. Ce n'est pas clair.

Sinon, l'embarras du gouvernement allemand tiendrait au fait que le pays avait signé les accords de Paris en 1954 s'interdisant alors à ne pas produire d'armes de destruction massive. Il ne voulaient pas donner (selon une personne ayant été impliquée dans les débats secrets d'alors) l'impression d'être eux-même intéressés par de telles armes chimiques. Helmut Kohl avait demandé en 1990 à ce que les armes chimiques US stockées en RFA soient déplacées. En outre, les accords en vue de l'interdiction mondiale des gaz de combat étaient bien avancés.  Au final, il n'est même pas sûr que la molécule ait elle-même transité par le territoire allemand (c'est ce que tend à laisser penser les articles) mais que la formule ait en revanche été transmise par le laboratoire suédois aux autorités allemandes.

Apparemment, il y aurait eu des débats au sein de commissions secrètes du Bundestag (le BND et le Bundestag ayant réclamé à ce que l'information reste secrète) pour déterminer la position à adopter face à cette proposition de transfert de la molécule. 

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Repris d'un post de @g4lly sur le fil UK

Repost d'un article du Spiegel du 25/04 sur l'historique des discussions autour du Novichok, du point de vue occidental, notamment les négociateurs de désarmement NBC.

Avec leur raisonnement (cad pourquoi ils n'ont pas fait de scandale à la découverte du programme en 1993), et des détails sur l'usine d'Uzbekistan, et la synthèse par des labos occidentaux (présentés comme des efforts à petite échelle, pour la défense NBC).

http://www.spiegel.de/international/zeitgeist/novichok-has-long-overshadowed-moscow-washington-relations-a-1204481.html

Révélation

The Fraught Cold War History of Novichok

The attack on former spy Sergei Skripal thrust the nerve agent Novichok into the spotlight. For many, it was the first time they had heard of the poison, but it has long been a bone of contention between Moscow and the West.

By Klaus Wiegrefe. April 25, 2018  02:49 PM

No problem, says Andrew Weber, I can show you the pictures. The weapons expert, formerly a high-ranking official in the U.S. Defense Department, is sitting in a Berlin hotel. He swipes through his smartphone and quickly finds the photos.

One image depicts a reactor constructed of metal, inside of which the deadly chemical agent was produced. Another shows devices lined up in the basement that look not unlike gas masks designed for dogs. Still another is of an elongated, four-story complex that is light beige in color. The area around the structure is undeveloped and there is trash and scrap metal strewn on the ground.

The place documented by the photographs is the site where Soviet researchers produced one of the most lethal nerve agents in the history of mankind. Novichok was developed in the Soviet Union, and after its collapse in 1991, Russia also worked with the stuff. Pretty much everyone who comes into contact with it dies. Victims start foaming at the mouth, then they vomit, their muscles stop working and, finally, their hearts stop.

Weber had to put on a protective suit before he was allowed to enter the building. The research institute is located in a former Soviet military compound in the provincial Uzbek city of Nukus. After the Russians vacated the facility in 1992, they refused to give concerned Uzbek officials any information about its deadly legacy. The Uzbeks eventually turned to Washington for help.

"Everything was sealed off and it was total chaos inside, with chemicals lying everywhere," Weber recalls. The Americans found no Novichok there, he says, but they did find substances created through the compound's degradation. It took months to decontaminate the premises.

'Full Disclosure'

At the time, Novichok (Russian for "newcomer") was only known to experts. But ever sincethe attack on former British-Russian double agent Sergei Skripal and his daughter in the English city of Salisbury a few weeks ago, the nerve agent has been world famous. British investigators found traces of the toxin in blood samples taken from the Skripals and at locations where the father and daughter had been.

The West accuses Russia of responsibility for the attack and has expelled more than 100 Russian diplomats and intelligence officials from major capitals like Washington, London and Berlin. In March, U.S. President Donald Trump, British Prime Minister Theresa May, French President Emmanuel Macron and German Chancellor Angela Merkel all called on Russian President Vladimir Putin to "provide full and complete disclosure" on the Russian Novichok program.

There is nothing to disclose, Putin responded, and retaliated by ejecting a large number of Western representatives from Russia. The Russian ambassador in London said: "We did not produce and didn't store Novichok."

The international community has been observing the dispute with astonishment and a good measure of anxiety. But what hardly anyone knows is that the current conflict has a long history, and Russia and the West have been wrangling over Novichok for decades.

Now, DER SPIEGEL has reconstructed the nerve agent's history. To do so, it evaluated U.S. documents from the archives of the WikiLeaks whistleblowing platform and spoke with former diplomats, intelligence officials and chemical weapons experts. Most of these sources insisted on anonymity. The story that was pieced together from these papers and accounts is symptomatic of the decline in relations between Russia and the West. It's about dashed expectations -- on both sides.

'Repeatedly Lied'

"The Russians have repeatedly lied to us about the Novichok program," says Weber. For many years, diplomats, intelligence officials and politicians in Berlin, Washington and London largely accepted Moscow's inscrutable approach without too much complaint. They hoped that, as McDonald's spread across Russia and democracy took root, problems like Novichok would disappear, says British Rear Admiral John Gower, who is an expert on chemical weapons.

But the Russians were also apparently disenchanted. Putin's generation, which grew up in the Soviet Union, had believed that after the collapse of the communist empire, the West would have no objections to Russia behaving like a ruthless superpower.

Senior Russian diplomat Anatoly Antonov, a former department head in the Russian Ministry of Foreign Affairs and, later, the deputy minister of defense, complained in 2006: "You have to decide whether we are partners or whether you're a superpower and we're from Africa." Russia is not as weak as it was 10 years ago, he added, "but you are treating us like Russia were Mali or Burundi." He said: "We are not the students, and you are not professors. We are equals."

Today, Antonov is the Russian ambassador in Washington and is on the EU sanctions list. During the 2000s, he was tasked with paving the way for Russia to enter the so-called Australia Group, an informal forum of primarily Western countries that coordinates its export policies to ensure that they do not contribute to the spread of chemical weapons. Membership is tantamount to a stamp of approval; countries belonging to the group are considered one of the good guys.

But the secretiveness surrounding the nerve agent gave Moscow the reputation among the Americans, the British and the Canadians of being "uncooperative" when it came to chemical weapons. Allowing them into the Australia Group would have been like letting the fox guard the hen house, says a former Berlin diplomat today.

His Russian counterparts, though, saw acceptance into the group as a major bone of contention, on par with the conflict over the eastward expansion of NATO and the American missile defense system in Eastern Europe. If the Russians were allowed to participate in the Australia Group, said Antonov, it "would signal that the Cold War was really over." But Russia was rebuffed.

... (à suivre, message trop gros)

 

suite de l'article du Spiegel (paywall)

Révélation

A New Generation of Chemical Weapons

Novichok was a product of the arms race of the 1970s. The Americans held an initial lead in state-of-the-art chemical weapons, but the Soviets were determined to make up ground, so they developed a new generation of chemical weapons that were many times more hazardous than any known agents.

The Novichok program continued even after Soviet reformer Mikhail Gorbachev promised the world in 1987 that he would put a stop to Soviet chemical weapons production. Shortly before the collapse of the Soviet Union, the Nobel Peace Prize laureate secretly bestowed some of those overseeing the Novichok program with the coveted Lenin Prize, one of the country's highest awards.

And the West? It merely continued keeping an eye on the program and remained silent. Even before the fall of the Berlin Wall, Western spies knew about the ghastly chemical agent. But intelligence officials wanted to protect their sources, and all documents on Novichok were classified as top secret. The intelligence community also did not believe that the new political leadership actually backed the military brass that unswervingly continued to pursue the development of Novichok. As one agent recalls, nobody wanted to "embarrass" Gorbachev and his successor Boris Yeltsin.

At the time, Russia and the West were meeting at the United Nations Conference on Disarmament in Geneva to negotiate a chemical weapons convention that would ban the production, stockpiling, transfer and use of such weapons. The convention was opened for signature in January 1993 and ranks among the most important disarmament agreements of the 20th century. Western negotiators didn't want the Novichok problem to endanger the deal.

The Americans remained mum on the issue in large part because the Soviet Union had the world's largest chemical weapons arsenal and Novichok was only a very minor part of it. The opportunity to be able to dispose of the country's remaining arsenal of death outweighed the concerns.

In Compliance?

Meanwhile, the Germans were apparently seeking to safeguard their own interests. "We were concerned with protecting our own chemical industry," says a government representative in Bonn who knew about the chemical agents and the priorities of the administration of Helmut Kohl, who was German chancellor at the time. The source materials for producing the nerve agent are commonplace chemicals, such as those used in the pesticide industry.

The situation changed with whistleblower Vil Mirzayanov, a chemist who initially served as a kind of environmental protection commissioner and then as the head of counterintelligence at the Moscow institute that spearheaded the Novichok program. Outraged over the hypocrisy of his government, which pretended to disarm while it actually continued to pursue its research, Mirzayanov leaked information about the secret program to the West.

Mirzayanov ensured that the U.S. government took Novichok more seriously. The Chemical Weapons Convention was about to be ratified and the U.S. Senate viewed Mirzayanov's statements as "deeply disturbing." In 1994, the Americans confronted the Russians on the issue.

As a U.S. State Department employee later revealed, Moscow's diplomats did not dispute what Mirzayanov had said, but they did take issue with his interpretation. They said that Russia was only producing small quantities, for development and testing purposes, and that this was in compliance with international law.

Western intelligence officials viewed the Russian statements as credible at the time. "We were naïve," one of the officials involved admits today. Andrew Weber refers to his experience in Nukus, Uzbekistan and points out that what he saw there was much too big to be mere laboratory experiments.

But the U.S. Senate merely rebuked Yeltsin and called on him to finally dismiss the "carryovers from the Soviet era" who were running the Novichok program. Whistleblower Mirzayanov was optimistic at the time. The Russian economy was down and it was simply too expensive to continue with the work. In his opinion, Moscow could no longer afford Novichok.

Research in the West

Western scientists then began to conduct their own research: in the laboratories in Porton Down in England; at the Edgewood Chemical Activity, a U.S. Army site in Edgewood, Maryland; at the Netherlands Organization for Applied Scientific Research (TNO), with its headquarters in The Hague; and in at least one other Western country. According to current information, these programs were aimed at protection: In order to develop an antidote, small quantities of Novichok substances must first be produced.

But a Czech scientist created a stir by accusing the Americans of pursuing a Novichok weapons program themselves. In response, a diplomat at the U.S. Permanent Representative to the Organization for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW) in The Hague assured a number of America's allies that his country did "not develop or weaponize" Novichok. The statement can be read in a classified U.S. diplomatic cable. It was carefully worded to avoid the term "research."

In 1997, the Chemical Weapons Convention went into effect and Novichok became a regular topic on the agenda for American-Russian relations. Western representatives debated with each other over questions that remain relevant today: Who is operating the program? Does the political leadership stand behind it? How dangerous is all of this?

"I've met people on the other side who really wanted to change things, but there were unfortunately also the others," says one Western intelligence official, recalling discussions on weapons of mass destruction.

The U.S., Germany and other Western countries helped the cash-strapped Russians with billions in funds to dispose of their chemical weapons arsenals and were given access to formally top-secret military installations. But as soon as the topic of Novichok came up, the Russians became tightlipped. "I don't think they've ever laid out the entire program," says Weber. This is consistent with the allegations made by Mark Sedwill, the British national security advisor, in a letter to NATO Secretary General Jens Stoltenberg last week in which he contended that Russia had "developed some novichoks after ratifying the convention."

'Left to Experts'

The former superpower had just completed what was likely the most comprehensive peacetime disarmament in history. But Novichok chemical agents were among the few cutting-edge military technologies the Kremlin still had. Some speculated that the Russians continued the program simply because they could.

The Chemical Weapons Convention contains reporting requirements for certain chemicals. And experts debated the possibility of placing Novichok and its component compounds on such a list. But then came the 9/11 terrorist attacks in the United States in 2001. From that point on, the overriding concern was that rogue states could acquire weapons of mass destruction.

U.S. diplomats informed Washington that colleagues from Finland and other countries were talking about Novichok. Deeply concerned about this development, the U.S. State Department instructed the diplomats to report on every conversation, but to avoid bringing up the topic and, if questioned, feign ignorance. If pressed, they were to recommend that the subject be "left to experts in capitals."

The article you are reading originally appeared in German in issue 17/2018 (April 21st, 2018) of DER SPIEGEL.

The reporting lists for chemicals are in the public domain. Many countries were afraid that it would lead to proliferation if too much was made known about Novichok, recalls German OPCW advisor Ralf Trapp. Viewed from this perspective, it appeared to be a favorable development when Putin was elected president of Russia in 2000. He bolstered the security apparatus, which put those in the West at ease who were afraid that old-boy networks could pass on chemical agents like Novichok behind the Kremlin's back.

But Putin also expected that his country would be treated like a superpower again. Western diplomats now found that they were denied access to facilities that had long been open to them. The mistrust grew with each passing year. Attempts were made to clarify open questions on chemical weapons with the Russians, but these talks were "unproductive," said a British diplomat who specifically referred to Novichok in April 2008.

According to U.S. diplomatic cables that DER SPIEGEL has in its possession, the allies unanimously agreed that Russia should not become a member of the Australia Group -- and the situation hasn't changed since.

If one is to believe British intelligence, Putin decided at the time to "produce and stockpile small quantities of Novichoks." It is from these stockpiles, it is believed, that the attackers took the nerve agent that was used in the attempted assassination of Sergei Skripal and his daughter.

Translated from the German by Paul Cohen

 

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Suite aux tentatives récentes d'attentat à la ricine en France et en Allemagne (mai 2018 et juin 2018), de nombreux articles affirment l'absence d'antidote connu à ce poison.

Après recherches:

  • le wiki anglais parle pourtant de vaccin     Rivax.
    C'est sans doute efficace le principe a été prouvé par l'assassinat raté du dissident bulgare Vladimir Kostov dans le métro parisien : la capsule n'a pas libéré le poison .
    La dose infime qu'il a reçu l'a "vacciné".
    Note @collectionneur, y a pas de page wiki pour Kostov tiens...
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Le 14/03/2018 à 16:32, jean-françois a dit :

Secte AOUM ( pas certain de l'orthographe ) dans le métro de Tokyo : attaque avec du gaz Sarin.

Donc, oui c'est possible pour tout groupe suffisamment  organnisé.

Justement, je reparle de Aoum sur le fil Japon à l'occasion de l'exécution des responsables des attentats chimiques.

Ils ont bien produit des armes NBC (enfin pour le nuke ils n'ont pas réussi), mais visiblement, ils ont trop cru au marketing d'arme absolue.
Les 50 tonnes de VX produits étaient de qualité faible à moyenne, et leurs vecteurs d'épandage étaient du travail d'amateur :
heureusement, ça a limité le bilan...

 

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