alexandreVBCI

Les moyens aériens de lutte contre les incendies

Recommended Posts

 Par contre, je découvre à la lecture de ce rapport que les Canadair ne décollent pas armé. Je ne me l’explique pas au vu de la perte de temps que constitue un écopage. En l’espèce le feu était à une vingtaine de kilomètres au nord de la base SC, ils auraient été bien plus rapidement taper le feu une première fois s’ils n’avaient pas eu besoin d'écoper. 

La seule raison que je vois serait pour des feux éloigné de leur base où dans ce cas le temps de transit serait fortement affecté par la charge supplémentaire inutile durant le vol de mise en place. Mais dans ce cas ils pourraient garder la moitié de leurs machines vides et les autres armées. Ou au pire si tout le monde est armé et que le feu est à plusieurs heures de vol sitôt décollé faire un largage sur un terrain de la base. 

Sachant que la majorité de leurs interventions se situe à moins d’une heure de la BASC. 

Mais je suis certain qu’il y a une très bonne raison à cela, juste je ne la trouve pas, à part la différence de temps de vol qui doit être bien plus importante que ce que je pense. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 30 minutes, Teenytoon a dit :

Mais je suis certain qu’il y a une très bonne raison à cela, juste je ne la trouve pas, à part la différence de temps de vol qui doit être bien plus importante que ce que je pense. 

Wikipedia peut t'éclairer sur le sujet. En gros, un CL-415 peut décoller de la terre ferme à une masse d'un peu plus de 19T, alors qu'il peut terminer un écopage à plus de 21T. Sans chercher beaucoup plus loin, il apparaît déjà que la quantité d'eau transportée dans un cas ou dans l'autre n'est pas la même, à l'avantage de l'écopage.

  • Thanks 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Il y a aussi une autre (très bonne) raison : la prise de repère sur un plan d'eau interdit les activités aquatiques et nautiques sur celui-ci pour une durée de 3h.

Ainsi, avec un décollage à vide, immédiatement suivi d'une prise de repère sur le plan d'eau, ils s'assurent la sécurité de celui-ci pour tous les écopages à venir dans les heures qui viennent, et si la reconnaissance était négative, ils pourraient prendre une alternative avant même de taper le feu pour la première fois. En gros, ça permet d'assurer la continuité de l'intervention - laquelle ne serait pas garantie en cas de décollage armé suivi de reconnaissances successives sur le plan A, le plan B, etc.

  • Thanks 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, Teenytoon a dit :

D’ailleurs quelqu’un avait vu passer le rapport du BEA sur le canadair qui s’était brisé en deux en corse sur feu ? 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/sites/regions_france3/files/assets/documents/2017/08/02/rapport_public_bead-air-s-2005-013-a-3197257.pdf

?

  • Thanks 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 10 heures, Hirondelle a dit :

Bon ben là par contre aucune certitude sur les causes de l'accident. Et donc potentiellement, ca pourrait de nouveau survenir. 

@Hirondelle, tu as une bibliothèque de lien vers les rapports du BEA ou tu as fait une simple recherche Google ? 

Share this post


Link to post
Share on other sites

2 hélicoptères (Dauphin) de la marine viennent d'être homologués pour servir de bombardier d'eau en Polynésie Française. 

https://www.colsbleus.fr/articles/9149

Est-ce que c'est un début de polyvalence des armées française ? Cela a été fait en moins d'un an et c'est actuellement limité à la Polynésie. Il faudra combien de temps pour que les autres territoires expriment un besoin analogue ? 

Même au niveau de la métropole, la sécurité civile a déjà des hélicoptères et des avions, mais un complément d'hélicoptères ou avec des C235, C130 ou A400M équipés d'un système comme le MAFFS du C130 pourrait être utile pendant certains pics d'activité. 

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pourquoi des hélicoptères équipés de lances à incendie n'ont pas été utilisée immédiatement au plus près de l'incendie de Notre-Dame ?

L'incendie aurait été maitrisé si ça avait été le cas.

Share this post


Link to post
Share on other sites

J'ai de gros doute sur l'efficacité de ce genre d'engin.

- La capacité en eau doit être trés réduite, sauf à être raccordé à un réservoir d'eau au sol, ce qui doit être trés dangereux pour l'appareil et les équipes au sol.

- vu la chaleur générée, je ne pense pas que l'appareil peut s'approcher suffisamment pour être efficace.

- Dans le cadre de Notre Dame, personnellement, je pense que le feu a dû couver un certain temps avant de percer le toit ( ce qui explique pourquoi on a l'impression que l'embrasement est trés rapide alors qu'en fait c'est au moment ou l'appel d'air se fait que la propagation a l'extérieur se fait trés rapidement ).

  • Like 2
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 8 minutes, stormshadow a dit :

Pourquoi des hélicoptères équipés de lances à incendie n'ont pas été utilisée immédiatement au plus près de l'incendie de Notre-Dame ?

L'incendie aurait été maitrisé si ça avait été le cas.

Quelle plus-value aurait apporté un tel appareil dans la situation d'hier soir, par rapport aux moyens terrestres employés (lances et nacelles) ?

Les moyens terrestres ont l'avantage de la permanence quand les moyens aériens ont l'avantage de la mobilité et de l'accessibilité aux zones difficiles, au prix d'une intermittence.

L'incendie de Notre-Dame risquait il vraiment de s'enfuir ? L'hélicoptère aurait il permis des angles d'attaque inaccessibles aux lances et nacelles terrestres ?

 

Un avis de professionnel ou associé ? @Teenytoon ??

 

L'incendie a été maitrisé, quoi qu'on en dise.

Et ce qu'on ne voit pas, ne sait pas, c'est que les pompiers ont dû faire des choix dans leur attaque du sinistre : sacrifier des éléments compromis pour sauver des éléments restés intègres. Par exemple, la flèche était foutue, quoi qu'il se passe ; donc les efforts ont porté sur la "coupure" de l'incendie pour limiter le risque de propagation aux beffrois. De même, si la charpente (la forêt) et la toiture étaient perdues, il fallait éviter que la structure qui les supporte (les voutes et autres arcs) ne soient affaiblis, tant par le feu que par l'eau pour l'éteindre.

Des moyens aériens auraient ils permis cette stratégie ou bien auraient ils fait courir le risque d'une extinction plus rapide, mais aux conséquences catastrophiques (affaiblissement structurel et ruine globale de l'édifice) ?

 

  • Upvote 4

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 3 heures, stormshadow a dit :

Pourquoi des hélicoptères équipés de lances à incendie n'ont pas été utilisée immédiatement au plus près de l'incendie de Notre-Dame ?

L'incendie aurait été maitrisé si ça avait été le cas.

Un peu tranché et présomptueux comme avis non ? 

La maîtrise et l'arrêt d'un incendie n'a rien de simple ou de trivial.  

Tu aurais peut être tout simplement détruit la charpente ou pire en délivrant quelques m3 d'un seul coup 

Edited by clem200
  • Thanks 1
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

La France est quand même un beau pays. C'est fou le nombre de "spécialistes" (auto-proclamés) qu'on a dans tous les domaines ; Sélectionneurs de foot, pompiers, etc... :rolleyes:

  • Like 2
  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 42 minutes, jean-françois a dit :

La capacité en eau doit être trés réduite,

4000 l sous super puma. Une lance gros débit c’est 1000 l/min. 4 min avant d’être à sec. Autant dire pisser dans un violon. Tout ceci nonobstant le fait que la seule technique disponible est le bombardement vertical comme en feux de foret. La lance qui dirigerait un jet horizontal depuis un hélicoptère n’existe pas. 

il y a 45 minutes, jean-françois a dit :

vu la chaleur générée, je ne pense pas que l'appareil peut s'approcher suffisamment pour être efficace.

+12.000

Les gaz chauds, les particules en en suspension, les effets aérologiques interdisent toute approche suffisante. La portée utile d’une lance c’est entre 20 et 30 m. Et la lance n’existe toujours pas sur hélicoptère. 

il y a 49 minutes, jean-françois a dit :

Dans le cadre de Notre Dame, personnellement, je pense que le feu a dû couver un certain temps avant de percer le toit (

C’est exactement ça, au moment où ça perce c’est déjà fini

  • Thanks 2
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, FATac a dit :

L'hélicoptère aurait il permis des angles d'attaque inaccessibles aux lances et nacelles terrestres ?

Certainement. Mais l’hélicoptère capable de projeter 1000 l/min pendant 1h n’existe pas. 

Les gens fantasment sur une capacité technique inexistante. 

Est-ce que ce serait bien que le Charles de Gaulle puisse plonger à 200 m pour échapper aux radar ennemis ? Oui ce serait bien. 

  • Like 1
  • Haha 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 2 heures, FATac a dit :

Et ce qu'on ne voit pas, ne sait pas, c'est que les pompiers ont dû faire des choix dans leur attaque du sinistre 

Et c’est surtout que dans un premier temps ils n’ont certainement pas cherché à attaquer le sinistre.  La sauvegarde de tout ce qui était à l’intérieur de l’église qui pouvait être sorti était certainement prioritaire sur l’attaque directe de la toiture qui était de toute façon perdue. 

Il ne faut pas se leurrer la ressource en pompier n’est pas illimitée à l’instant T même pour la BSPP. Pour preuve, la brigade a demandé le renfort des pompiers des Yvelines alors que notre dame n’est pas franchement limitrophe de ce département. 

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Nous sommes entièrement d'accord et mes questions étaient purement rhétoriques.

(D'ailleurs, il faudrait un smiley pour signaler ça - les questions rhétoriques - et ne pas laisser d’ambiguïté)

Share this post


Link to post
Share on other sites

@FATac J’ai bien compris que tu avais bien compris. Excuse-moi si mes réponses te semble destiné, ce n’était pas du tout le cas

Après, à l’heure de l’attaque, tu as entièrement raison il faut stopper la propagation à ce qui n’a pas encore brûlé, le reste c’est déjà trop tard.

On ne sauve pas une toiture qui est en train de brûler, ça s’appelle faire la part du feu. 

Il y a un autre aspect très peu pris en compte par tous les commentateurs du dimanche. C’est la balance bénéfices risque… Je vous laisse méditer là dessus je vais manger on en reparle après

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, DEFA550 a dit :

La France est quand même un beau pays. C'est fou le nombre de "spécialistes" (auto-proclamés) qu'on a dans tous les domaines ; Sélectionneurs de foot, pompiers, etc... :rolleyes:

Oui, et l'autre crét£$%& de Trump qui s'étonne qu'on ait pas utilisé des Canadair.....

  • Like 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Citation

C’est l’effet gilet jaune qui laisse à penser à tout le monde que des professionnels formés, équipés et expérimentés font volontairement l’inverse que ce qui devrait être fait ?

Tous les spécialistes peuvent faire des fautes très graves. Cela s'est vu aux attentats de 2015/2016 où notre dispositif était clairement inadapté et bourré de défauts. Ici c'est aussi le cas.

Un hélicoptère peut transporter autant d'eau qu'un camion tout en larguant en hauteur donc bien plus d’énergie cinétique et avec un angle d'attaque impossible sur un camion. Le manque de moyens aérien de lutte anti-incendie est extrèmement graves, limite criminel.

Que fait-on si il y a un incendie majeur aux derniers étages d'une ou plusieurs tours de la Defense ?!!!!!

  • Haha 1
  • Sad 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 8 minutes, stormshadow a dit :

Tous les spécialistes peuvent faire des fautes très graves.

Une erreur n'étant pas une faute, la pertinence de l'analyse s'arrête là.

Edited by DEFA550
  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

En larguant l'eau en hauteur,  tu fais effondrer la voute alors qu'avec la méthode utilisée, elle est en partie sauvée ( sauf là où la flèche est tombée ).

Donc non, le bombardement par le haut aurait fait plus de mal qu'autre chose pour un résultat qui reste à prouver ( à mon avis, les débris auraient continué à bruler, mais au sol.

Pour les tours de la Défense, c'est à la conception que cela doit être prévu. Par contre, il est vrai qu'un scénario à la "tour infernale" est toujours possible, mais là-aussi, je ne vois pas en quoi un hélicoptère améliorerait les choses.

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 4 minutes, stormshadow a dit :

Que fait-on si il y a un incendie majeur aux derniers étages d'une ou plusieurs tours de la Defense ?!!!!!

Le feux monte ... Si incendie aux derniers étages la plupart des occupents sont donc dessous et peuvent-être évacués beaucoup plus facilement. Donc moins grave qu'aux niveaux intermédiaires et bas.

Pour le reste (le tout) je laisse @Teenytoon te répondre ...

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 7 minutes, stormshadow a dit :

Que fait-on si il y a un incendie majeur aux derniers étages d'une ou plusieurs tours de la Defense ?!!!!!

Voir avec l'architecte. Le risque est connu, prévu, et nécessairement pris en compte.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now

  • Member Statistics

    5,356
    Total Members
    1,132
    Most Online
    web123_2
    Newest Member
    web123_2
    Joined
  • Forum Statistics

    20,580
    Total Topics
    1,217,823
    Total Posts
  • Blog Statistics

    3
    Total Blogs
    2
    Total Entries