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[LPM] Loi Programmation Militaire


xav
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Hâte de savoir quelles seront les priorités lors de cette réévaluation de LPM.

On pourrait s'avancer sans trop prendre de risque sur un passage de 15 à 18 frégates de premier rang.

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il y a 19 minutes, Stinger a dit :

Hâte de savoir quelles seront les priorités lors de cette réévaluation de LPM.

On pourrait s'avancer sans trop prendre de risque sur un passage de 15 à 18 frégates de premier rang.

La priorité des priorités ce sont les consommables : les munitions et les pièces d'usures des armements.

On parle de passer à la surmultiplié pour déployer une économie de guerre soit pour alimenter nos propres armées soit pour alimenter nos alliés.

L'innovation doit aussi être vu sous l'angle de la soutenabilité : exemple sortir un nouveau calibre (exemple 140 mm) sans avoir l'industrie pour produire les 6000 munitions jour qui vont avec çà va pas le faire ()

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il y a 19 minutes, TarpTent a dit :

Discours à Eurosatory, aujourd’hui :

 

 

"La France et l’Union européenne sont entrées dans « une économie de guerre dans laquelle […] nous allons durablement devoir nous organiser », a affirmé Emmanuel Macron à Eurosatory, le plus grand salon international de défense et de sécurité terrestres.

Une économie dans laquelle il faudra aller plus vite, réfléchir différemment sur les rythmes, les montées en charge, les marges... Pour pouvoir reconstituer plus rapidement ce qui est indispensable pour nos forces armées, pour nos alliés, ou pour celles et ceux que nous voulons aider. Une économie au fond, dans laquelle on ne peut plus vivre au rythme et avec la grammaire d’il y a même un an. Tout a changé.

Dans ce contexte, le chef de l’Etat a dit avoir demandé au ministre des armées et au chef d’état-major des armées « une réévaluation » de la loi de programmation militaire pour « ajuster les moyens aux menaces […] à l’aune du contexte géopolitique », et notamment de la guerre en Ukraine.

Appelant à de nouveaux investissements dans l’industrie de la défense, qu’il a qualifié de « secteur d’avenir », Emmanuel Macron a exhorté à l’Union européenne à se doter d’une « stratégie industrielle et d’innovation » pour une industrie de défense européenne « beaucoup plus forte ». « Sinon, nous construirons les dépendances de demain », a prévenu le chef de l’Etat."
 

Le Monde

Bonne nouvelle pour nos Armées, il y a de quoi faire, chasseurs, frégates, hélicoptères, chars, artillerie, munitions, ISR,.... .Mais encore un voeux pieu et un prêche dans le désert pour notre PR concernant l'Europe. Une partie importante de l'UE ne voit sa sécurité et son équipement qu'à travers l'organisation OtanUSienne et plus encore depuis la guerre en Ukraine. Cela va être intéressant de voir l'évolution de la LPM et des coopérations en Europe. Va y avoir du sport...

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Bonne nouvelles :bloblaugh:

 

https://www.lepoint.fr/politique/macron-veut-une-reevaluation-de-la-loi-de-programmation-militaire-13-06-2022-2479355_20.php

 

il y a 33 minutes, TarpTent a dit :

Discours à Eurosatory, aujourd’hui :

Appelant à de nouveaux investissements dans l’industrie de la défense, qu’il a qualifié de « secteur d’avenir », Emmanuel Macron a exhorté à l’Union européenne à se doter d’une « stratégie industrielle et d’innovation » pour une industrie de défense européenne « beaucoup plus forte ». « Sinon, nous construirons les dépendances de demain », a prévenu le chef de l’Etat."
 

Le Monde

Bon par contre, pour ce dernier point , cela restera un voeu pieux... 

Personne en europe ne souhaite jouer en équipe avec un leader désigné cat tout le monde souhaite être co-leader et aucune subordination de l'un par rapport à l'autre et on sait que les projets ambitieux ne fonctionnent pas comme ça

Edited by Claudio Lopez
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il y a 11 minutes, Claudio Lopez a dit :

Le président Emmanuel Macron souhaite une « réévaluation » de la loi de programmation militaire 2019-2025 pour « ajuster les moyens aux menaces », sur fond de guerre en Ukraine, a-t-il déclaré lundi 13 juin en marge de l'inauguration du salon de l'armement terrestre Eurosatory. « J'ai demandé au ministre [des Armées, NDLR] et au chef d'état-major des Armées de pouvoir mener dans les semaines qui viennent une réévaluation de cette Loi de programmation militaire à l'aune du contexte géopolitique », a-t-il affirmé. Le chef de l'État a estimé que la France était « entrée dans une économie de guerre dans laquelle je crois nous allons durablement nous organiser » et « dans laquelle on ne peut plus vivre avec la grammaire d'il y a un an ».

Emmanuel Macron a amorcé en 2017 une nette remontée en puissance des crédits défense après des années de disette. Le budget du ministère des Armées va de nouveau croître en 2022, à 40,9 milliards d'euros, conformément à la LPM 2019-2025 qui prévoit d'atteindre 50 milliards d'euros en 2025.

À LIRE AUSSILe second porte-avions français, futur serpent de mer

Des entreprises civiles réquisitionnées pour des raisons militaires

« Nous n'avons pas attendu les changements stratégiques pour réinvestir », a rappelé lundi le chef de l'État, mais la montée des menaces, illustrée par le conflit qui fait rage en Ukraine depuis le 24 février, fait peser une « exigence supplémentaire pour aller plus vite, plus fort, au moindre coût ».

« Il nous reste beaucoup à faire pour nous adapter aux transformations profondes que nous sommes en train de vivre. Et pour qui douterait de l'urgence de ces efforts, il suffit de regarder une fois encore, vers l'Ukraine, dont les soldats réclament un armement de qualité et qui sont en droit d'avoir une réponse là aussi de notre part », a insisté le président de la République. => très clairement ce que les US ont fait pendant la première et le seconde guerre mondiale. Ca n'est possible que parce que les soldat ukrainiens ont une défense qui tient le choc face aux russes. Impossible de faire çà avec les allemands qui ont bannis le mot "guerre" de leur vocabulaire depuis longtemps. 

« Nous prendrons les décisions des investissements et nous aurons les exigences qui vont avec », a-t-il conclu. Selon le quotidien Le Monde, la Direction générale de l'armement (DGA) envisage de proposer un texte législatif qui permettrait de réquisitionner, dans certaines circonstances, des matériaux ou des entreprises civiles à des fins militaires, alors que la guerre en Ukraine a mis en lumière la faiblesse des stocks militaires dans les pays occidentaux.

Edited by herciv
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il y a 32 minutes, Claudio Lopez a dit :

Bon par contre, pour ce dernier point , cela restera un voeu pieux... 

Personne en europe ne souhaite jouer en équipe avec un leader désigné cat tout le monde souhaite être co-leader et aucune subordination de l'un par rapport à l'autre et on sait que les projets ambitieux ne fonctionnent pas comme ça

Et je crois que Macron a fini par intégrer le message. Les budget français iront aux industriels français qui vont pouvoir remonter en capacité plus rapidement que les autres puisqu'eux ont déjà des BE avec des projets cohérents à proposer.

Par contre il faut faire vite parce que le sourcing de matériaux et de pièces détachées va être un goulot d'étranglement rapidement.

Edited by herciv
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il y a 53 minutes, Claudio Lopez a dit :

Bonne nouvelles :bloblaugh:

 

https://www.lepoint.fr/politique/macron-veut-une-reevaluation-de-la-loi-de-programmation-militaire-13-06-2022-2479355_20.php

 

Bon par contre, pour ce dernier point , cela restera un voeu pieux... 

Personne en europe ne souhaite jouer en équipe avec un leader désigné cat tout le monde souhaite être co-leader et aucune subordination de l'un par rapport à l'autre et on sait que les projets ambitieux ne fonctionnent pas comme ça

Tu confonds les programmes en coopération européenne (SCAF et Cie) et des programmes qui seraient financés directement par l'UE. Comme l'UE n'a pas d'armée, Macron parle probablement de contrats de R&D passés par l'UE (d'où son utilisation du mot "innovation"). Et sur ce point il n'y a aucune raison que l'UE ne puisse pas accélérer.

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il y a 39 minutes, Julien a dit :

Tu confonds les programmes en coopération européenne (SCAF et Cie) et des programmes qui seraient financés directement par l'UE. Comme l'UE n'a pas d'armée, Macron parle probablement de contrats de R&D passés par l'UE (d'où son utilisation du mot "innovation"). Et sur ce point il n'y a aucune raison que l'UE ne puisse pas accélérer.

Je pense qu'il souhaite surtout que nos industriels augmentent drastiquement leur capacités à fabriquer des munitions complexes et surtout des pièces détachés. L'outil de production n'est pas du tout adapté pour monter en production rapidement (effectivement, ça couterait très chère de faire cela )

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Il y a 5 heures, Claudio Lopez a dit :

Bonne nouvelles :bloblaugh:

J'avais pas compris l'ironie. 

Parce que à la toute fin quand on passe à une économie de guerre c'est qu'on pense qu'on va faire la guerre. 

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On verra enfin, peut être, de nouveau un site français ''souverain'' de fabrication pour les petits calibres de la 5,56 a la 12,7 mm ? Franchement, cela coute ''peanuts'' et pourtant essentiel. Pas sur les allemands ou les belges aient de quoi ravitailler la France en cas de guerre généralisée.

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Il y a 2 heures, herciv a dit :

J'avais pas compris l'ironie. 

Parce que à la toute fin quand on passe à une économie de guerre c'est qu'on pense qu'on va faire la guerre. 


Précisément, et il n’y a là vraiment rien de réjouissant :sleep:

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Il y a 13 heures, Claudio Lopez a dit :

Je pense qu'il souhaite surtout que nos industriels augmentent drastiquement leur capacités à fabriquer des munitions complexes et surtout des pièces détachés. L'outil de production n'est pas du tout adapté pour monter en production rapidement (effectivement, ça couterait très chère de faire cela )

Forcément on a passé les 20 dernières années à tout rationnaliser! Nexter a très bien réussi par exemple, mais forcément, les coûts ont diminué, les besoins en énergie également, mais les cadences aussi!
Là on découvre qu'il aurait pas fallu fermer la MAS ou la cartoucherie du Mans, et sauvegarder Manurhin ou ses machines à munitions...

...Bah écoutez, on vous l'avait pas dit, hein? :laugh: Oui voilà, on va dire qu'on l'avait pas dit. :bloblaugh:

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La réaction de Cabirol à l'économie de guerre :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armees-quand-les-menaces-augmentent-les-moyens-doivent-suivre-emmanuel-macron-921670.html

Révélation

"Nous entrons dans une économie de guerre, ce qui est un changement pour beaucoup d'entre nous, soyons lucides, qui va nous obliger à investir davantage pour les États", a expliqué Emmanuel Macron. (Crédits : Elysée)

Les armées doivent faire face à un nouvel ennemi insidieux, l'inflation galopante, qui rogne aussi bien sa remontée en puissance que ses ambitions. Dans les armées, l'inquiétude monte. Et le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill l'a très clairement confirmé dans une interview accordée à La Tribune : "Il s'agit d'un sujet de préoccupation". "Cette inflation est aujourd'hui d'une ampleur telle que cela commence évidemment à avoir des effets sur la programmation, estime-t-on d'ailleurs dans les armées. À ressources constantes, il y aura probablement des sujets à revoir". Lors de l'inauguration d'Eurosatory, le premier salon mondial de l'armement terrestre, Emmanuel Macron a affirmé que la France prendrait "les décisions, les investissements et nous aurons aussi les exigences qui vont avec".

Une inflation galopante

En 2022, la croissance du budget des armées (1,7 milliard d'euros supplémentaire) doit s'élever à 4,3%. C'est beaucoup moins que la dernière prévision d'inflation de l'INSEE (5,2% en mai sur un an). Cette poussée de l'inflation est générée par la guerre en Ukraine, qui a en outre obligé les armées françaises à consacrer des moyens en Roumanie et en Estonie dans le cadre d'un ensemble de mesures de réassurance, qui n'avaient pas été prévus dans l'élaboration du budget de 2022.

"Nous nous rendons compte qu'il sera nécessaire d'ajuster nos capacités. Les questions qui se posent sont : quels choix budgétaires faut-il envisager ? Quelle sera leur ampleur ?", s'interrogeait ainsi dans La Tribune le général Pierre Schill. Aussi, la question est de savoir si ces dépenses supplémentaires seront couvertes par un redéploiement des crédits budgétaires du ministère des armées ou par des ressources extérieures. "Nous verrons bien si nous allons pouvoir nous payer le carburant nécessaire pour faire nos entraînements", fait-on observer dans les armées. Un enjeu d'importance cruciale pour les armées qui veulent se mettre au niveau des exigences de la guerre de haute intensité, qui a resurgi sur le continent européen avec l'invasion russe en Ukraine.

"Les moyens doivent suivre" (Emmanuel Macron)

Le président de la République, qui est le chef des armées, a apporté lundi lors de l'inauguration du salon de l'armement terrestre Eurosatory, un certain nombre de réponses. "Quand les menaces augmentent, ce qui était déjà le cas dès 2017, les moyens doivent suivre", a assuré Emmanuel Macron, qui a demandé au ministre des Armées et au chef d'état-major des armées, le général Thierry Burkhard "de pouvoir mener dans les semaines qui viennent une réévaluation à l'aune du nouveau contexte géopolitique de cette loi de programmation", a-t-il annoncé.

"Nous entrons dans une économie de guerre, ce qui est un changement pour beaucoup d'entre nous, soyons lucides, qui va nous obliger à investir davantage pour les États", a expliqué Emmanuel Macron.

Ce travail de réévaluation donnera lieu dans quelques semaines, a-t-il précisé, à "une nouvelle planification et à un investissement dans la durée clair et fort de la nation pour pouvoir accompagner ces bouleversements du monde, consolider notre modèle d'armée complète, mais aussi nous positionner encore plus fortement sur l'évaluation à la fois de la menace et des réalités que nous sommes en train de vivre, aussi bien sur le théâtre sahélien que dans cette guerre de haute intensité revenue sur le sol européen".

Souveraineté européenne

"Dépenser beaucoup pour acheter ailleurs n'est pas une bonne idée", a jugé Emmanuel Macron, qui se félicite du réarmement des nations européennes. "Ne repartons pas de l'avant pour reproduire les erreurs du passé", a-t-il insisté. Il préconise de réfléchir à une "stratégie industrielle et d'innovation à l'échelle européenne", qui sera bénéfique aux industries de l'armement et à l'emploi. Pour autant, il sera "plus exigeant" avec les industriels, qui doivent s'améliorer. Selon lui, ils doivent "être encore plus innovants, plus rapides, à changer parfois le mode de relation pour pouvoir répondre beaucoup plus rapidement aux besoins et aider à avoir des équipements qui correspondent aux besoins de l'armée parfois de court terme". "Nous avons besoin de renforcer une industrie et une base industrielle et technologique de défense européenne beaucoup plus forte, beaucoup plus exigeante", a-t-il souligné.

"Je serai intraitable sur ce sujet (de la souveraineté, ndlr). Sinon, nous construirons les dépendances de demain dans un monde géopolitique, où ce que nous croyons impensable naguère est à peu près à chaque fois arrivé. (...) Bâtissons ce socle de souveraineté d'indépendance européenne, française si on le peut avec des partenariats que je souhaite à travers le monde. J'aime construire des partenariats que je choisis. J'aime moins les dépendances que nous avons massivement et méthodiquement, parfois préparées.

Emmanuel Macron poursuit inlassablement depuis cinq ans son ambition européenne dans le domaine de la défense. Le président estime que l'Europe doit "bâtir des vraies offres européennes, une vraie standardisation européenne. C'est la clé pour investir massivement, pour être au rendez-vous, en particulier face aux transformations du cyber, face aux transformations dans le spatial et dans le maritime (...)". Enfin, Emmanuel Macron a fustigé la taxonomie européenne qui "ne peut ni ne doit disqualifier nos industriels, ou seulement même les mettre en difficulté. Nous ne pouvons pas laisser cela avancer". Car l'industrie d'armement est "une des industries d'avenir qui doivent continuer à rester attractives".

"J'entends des voix qui s'élèvent et qui parfois jettent le doute sur le secteur avec une forme parfois de complexité, qui m'échappe dans certains esprits. Au moment, où on dit tous il faut réarmer et il faut nous protéger, (...) j'entends des voix qui jettent le doute en disant que ce secteur est un peu compliqué et que la taxonomie ne doit pas être favorable".

Michel Cabirol

"Bâtissons ce socle de souveraineté d'indépendance européenne, française si on le peut avec des partenariats que je souhaite à travers le monde. J'aime construire des partenariats que je choisis."

J'ai une analyse pour çà mais je pense qu'elle décoiffe trop. Donc que pensez-vous qu'il veut dire ?

Edited by herciv
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Il y a 2 heures, herciv a dit :

"Bâtissons ce socle de souveraineté d'indépendance européenne, française si on le peut avec des partenariats que je souhaite à travers le monde. J'aime construire des partenariats que je choisis."

J'ai une analyse pour çà mais je pense qu'elle décoiffe trop. Donc que pensez-vous qu'il veut dire ?

"En même temps" !  c'est tout ça 

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Il y a 13 heures, Coriace a dit :

Je repense à un poste de Fusilier qui nous expliquait que la conscription était d'un autre temps..

de toute évidence, tu m'as lu de travers... J'ai écrit au moins 20 post expliquant le contraire. :biggrin: 1° je pense qu'augmenter les effectifs de l'armée professionnelle, c'est coton au regard de la RH disponible et de la concurrence du secteur civil. 2°  si l'on veut, réellement, monter en effectifs je ne vois pas d'autre solution que une forme de conscription.  3° je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de responsables, y compris milis, favorables à la conscription.  

 

 

 

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Il y a 3 heures, herciv a dit :

La réaction de Cabirol à l'économie de guerre :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armees-quand-les-menaces-augmentent-les-moyens-doivent-suivre-emmanuel-macron-921670.html

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"Nous entrons dans une économie de guerre, ce qui est un changement pour beaucoup d'entre nous, soyons lucides, qui va nous obliger à investir davantage pour les États", a expliqué Emmanuel Macron. (Crédits : Elysée)

Les armées doivent faire face à un nouvel ennemi insidieux, l'inflation galopante, qui rogne aussi bien sa remontée en puissance que ses ambitions. Dans les armées, l'inquiétude monte. Et le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill l'a très clairement confirmé dans une interview accordée à La Tribune : "Il s'agit d'un sujet de préoccupation". "Cette inflation est aujourd'hui d'une ampleur telle que cela commence évidemment à avoir des effets sur la programmation, estime-t-on d'ailleurs dans les armées. À ressources constantes, il y aura probablement des sujets à revoir". Lors de l'inauguration d'Eurosatory, le premier salon mondial de l'armement terrestre, Emmanuel Macron a affirmé que la France prendrait "les décisions, les investissements et nous aurons aussi les exigences qui vont avec".

Une inflation galopante

En 2022, la croissance du budget des armées (1,7 milliard d'euros supplémentaire) doit s'élever à 4,3%. C'est beaucoup moins que la dernière prévision d'inflation de l'INSEE (5,2% en mai sur un an). Cette poussée de l'inflation est générée par la guerre en Ukraine, qui a en outre obligé les armées françaises à consacrer des moyens en Roumanie et en Estonie dans le cadre d'un ensemble de mesures de réassurance, qui n'avaient pas été prévus dans l'élaboration du budget de 2022.

"Nous nous rendons compte qu'il sera nécessaire d'ajuster nos capacités. Les questions qui se posent sont : quels choix budgétaires faut-il envisager ? Quelle sera leur ampleur ?", s'interrogeait ainsi dans La Tribune le général Pierre Schill. Aussi, la question est de savoir si ces dépenses supplémentaires seront couvertes par un redéploiement des crédits budgétaires du ministère des armées ou par des ressources extérieures. "Nous verrons bien si nous allons pouvoir nous payer le carburant nécessaire pour faire nos entraînements", fait-on observer dans les armées. Un enjeu d'importance cruciale pour les armées qui veulent se mettre au niveau des exigences de la guerre de haute intensité, qui a resurgi sur le continent européen avec l'invasion russe en Ukraine.

"Les moyens doivent suivre" (Emmanuel Macron)

Le président de la République, qui est le chef des armées, a apporté lundi lors de l'inauguration du salon de l'armement terrestre Eurosatory, un certain nombre de réponses. "Quand les menaces augmentent, ce qui était déjà le cas dès 2017, les moyens doivent suivre", a assuré Emmanuel Macron, qui a demandé au ministre des Armées et au chef d'état-major des armées, le général Thierry Burkhard "de pouvoir mener dans les semaines qui viennent une réévaluation à l'aune du nouveau contexte géopolitique de cette loi de programmation", a-t-il annoncé.

"Nous entrons dans une économie de guerre, ce qui est un changement pour beaucoup d'entre nous, soyons lucides, qui va nous obliger à investir davantage pour les États", a expliqué Emmanuel Macron.

Ce travail de réévaluation donnera lieu dans quelques semaines, a-t-il précisé, à "une nouvelle planification et à un investissement dans la durée clair et fort de la nation pour pouvoir accompagner ces bouleversements du monde, consolider notre modèle d'armée complète, mais aussi nous positionner encore plus fortement sur l'évaluation à la fois de la menace et des réalités que nous sommes en train de vivre, aussi bien sur le théâtre sahélien que dans cette guerre de haute intensité revenue sur le sol européen".

Souveraineté européenne

"Dépenser beaucoup pour acheter ailleurs n'est pas une bonne idée", a jugé Emmanuel Macron, qui se félicite du réarmement des nations européennes. "Ne repartons pas de l'avant pour reproduire les erreurs du passé", a-t-il insisté. Il préconise de réfléchir à une "stratégie industrielle et d'innovation à l'échelle européenne", qui sera bénéfique aux industries de l'armement et à l'emploi. Pour autant, il sera "plus exigeant" avec les industriels, qui doivent s'améliorer. Selon lui, ils doivent "être encore plus innovants, plus rapides, à changer parfois le mode de relation pour pouvoir répondre beaucoup plus rapidement aux besoins et aider à avoir des équipements qui correspondent aux besoins de l'armée parfois de court terme". "Nous avons besoin de renforcer une industrie et une base industrielle et technologique de défense européenne beaucoup plus forte, beaucoup plus exigeante", a-t-il souligné.

"Je serai intraitable sur ce sujet (de la souveraineté, ndlr). Sinon, nous construirons les dépendances de demain dans un monde géopolitique, où ce que nous croyons impensable naguère est à peu près à chaque fois arrivé. (...) Bâtissons ce socle de souveraineté d'indépendance européenne, française si on le peut avec des partenariats que je souhaite à travers le monde. J'aime construire des partenariats que je choisis. J'aime moins les dépendances que nous avons massivement et méthodiquement, parfois préparées.

Emmanuel Macron poursuit inlassablement depuis cinq ans son ambition européenne dans le domaine de la défense. Le président estime que l'Europe doit "bâtir des vraies offres européennes, une vraie standardisation européenne. C'est la clé pour investir massivement, pour être au rendez-vous, en particulier face aux transformations du cyber, face aux transformations dans le spatial et dans le maritime (...)". Enfin, Emmanuel Macron a fustigé la taxonomie européenne qui "ne peut ni ne doit disqualifier nos industriels, ou seulement même les mettre en difficulté. Nous ne pouvons pas laisser cela avancer". Car l'industrie d'armement est "une des industries d'avenir qui doivent continuer à rester attractives".

"J'entends des voix qui s'élèvent et qui parfois jettent le doute sur le secteur avec une forme parfois de complexité, qui m'échappe dans certains esprits. Au moment, où on dit tous il faut réarmer et il faut nous protéger, (...) j'entends des voix qui jettent le doute en disant que ce secteur est un peu compliqué et que la taxonomie ne doit pas être favorable".

Michel Cabirol

"Bâtissons ce socle de souveraineté d'indépendance européenne, française si on le peut avec des partenariats que je souhaite à travers le monde. J'aime construire des partenariats que je choisis."

J'ai une analyse pour çà mais je pense qu'elle décoiffe trop. Donc que pensez-vous qu'il veut dire ?

Exact, dans la même phrase, il fait du "en même temps" classique. Développer l'indépendance de l'UE mais ouvrir les portes pour d'autres partenaires stratégiques pour la France... C'est l'art de mettre tout et son contraire, ou presque, dans le même sujet. Pour certains domaines, cela peu avoir du sens. Bon, pour ce sujet là.... Pas sûr. Son ouverture stratégique sur d'autres partenaires en allant plus loin qu'aujourd'hui (SNA, PAN, NGF, armes hyper véloces, synergie....), cela pourrait être l'Inde par exemple.

Sinon n'hésite pas à donner ton analyse qui décoiffe...

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il y a 40 minutes, Fusilier a dit :

de toute évidence, tu m'as lu de travers... J'ai écrit au moins 20 post expliquant le contraire. :biggrin: 1° je pense qu'augmenter les effectifs de l'armée professionnelle, c'est coton au regard de la RH disponible et de la concurrence du secteur civil. 2°  si l'on veut, réellement, monter en effectifs je ne vois pas d'autre solution que une forme de conscription.  3° je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de responsables, y compris milis, favorables à la conscription.  

 

 

 

Ton propos n'eclairait pas vraiment un franc support à la conscription. Mais 

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Bâtissons ce socle de souveraineté d'indépendance européenne, française si on le peut avec des partenariats que je souhaite à travers le monde. J'aime construire des partenariats que je choisis. J'aime moins les dépendances que nous avons massivement et méthodiquement, parfois préparées.

Et ça, regard vers l'Allemagne ?

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il y a 11 minutes, Coriace a dit :

Ton propos n'eclairait pas vraiment un franc support à la conscription.

Ma position je te l'ai exposée au-dessus, elle est claire.  Le pb ce sont les décideurs, politiques et militaires, quand je dis décideurs ce sont ceux qui sont effectivement en position de décider... Que toi, moi ou tartempion, ou même un éternel candidat, soyons favorables, ne change rien à l'affaire; tant qu'il n'y a pas un "consensus" socio-politique sur la question, ce qui ne me semble pas être le cas. 

Par ailleurs, c'est loin d'être question simple sur le plan technique et organisationnel. Je ne sais plus où (ça doit être quelque par dans "armée de terre") j'ai écrit qu'il fallait avoir un plan simple (et faisable) 1° commencer par former des cadres, officiers et sous-officiers, rôle de la réserve ops et des anciens milis...? (dans la MN 50 % des réservistes ops (RO1) sont des anciens milis)  Se donner dans un 2e temps un objectif clair, exemple : un petit bataillon infanterie par brigade 

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Séparer le REGALIEN ( dont la Défense )  des domaines de "gestion" internes et de court terme ( 5 ans maxi ) d'un pays...

Je trouve qu'un pays comme l'Allemagne montre bien que déléguer presque entièrement tous les domaines de "gestion" d'un état aux parlementaires - aux sièges changeants - expose  à une instabilité d'orientation et de management : c'st le cas pour la Défense Allemande ( soumise aux lobbys écologistes  et pacifistes , pour résumer ... Et US et autres affairistes )

Quelques domaines régaliens devraient  relever d'une gestion stable et de long-terme non soumises aux alternances trop fréquentes des coalitions et majorités parlementaires

En gros en France : le premier ministre PM pourrait gérer le court terme et la gestion "interne" de la France avec un parlement et sa majorité... Mais cette majorité et ce parlement ne pourrait pas remettre en cause des orientations long-terme et générale et sur la position extérieure du pays

Il faudrait que le PR  n'intervienne plus dans les domaines  "intérieurs"  et les laisser au PM et au parlement et aux partenaires sociaux, dans le cadre d'un "plan" à 5 ans ( avec budgets à 5 ans ) avec des orientations générales ( par exemple "équilibrer les régimes de retraite"  mais dans tomber dans l'excès de mécanismes  et solutions, genre "retraite à 65 ans minimum" ). Revaloriser le CESE ( Conseil Eco et Social, environnemental )   et organismes équivalents de "gestion interne"

Exemple : un fois fixés les grands principes attendus de l'instruction publique, de l'Education nationale .. Ce type de ministère devrait relever de la "gestion interne" du pays, mais pas des interventions du PR

Le PR devrait être entouré d'un conseil des sages, eux aussi choisis ou  élus  spécialement, mais sur long mandat et avec une tournante : une sorte de "Conseil de Défense et d'Orientation Long-Terme + Politique étrangère + extérieure + Européenne"  ( Ex. déjà existants à haut niveau : "Conseils constitutionnel",  "Cours des comptes" ... )

Si l'on fait la liste traditionnelle des ministères, on voit bien qu' une segmentation pourrait être établie:

- les domaines "régaliens" relevant du PR et de son Conseil de Défense ( et peut-être Sénat )

- les domaines relevant du PM et du parlement  ( et que Assemblée nationale )

Ceci en France mais aussi dans les autres pays européens ( je rêve, Oui  )  ...

Et ainsi niveau Europe, il y aurait aussi 2 niveaux :

- "la cuisine" ( avec la commission, les commissaires en gestion interne  )  et

- Les orientations et décisions fondamentales, positions de l'Europe dans le monde ...  ( Conseil européen et organismes de haut niveau )

Fin du quart d'heure "Rêve institutionnel et Efficacité + efficience" 

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il y a 46 minutes, Bechar06 a dit :

Fin du quart d'heure "Rêve institutionnel et Efficacité + efficience" 

 

il y a 46 minutes, Bechar06 a dit :

Ceci en France mais aussi dans les autres pays européens ( je rêve, Oui  )  .

Et quelque part fin du contrôle démocratique ... On parle toujours du Régalien en France car on regrette les temps de Louis XIV et Napoléon Ier, mais ce n'est pas ce que rêvent les autres pays d'Europe, contrairement aux Français ils n'ont aucune envie de vivre dans un régime semi-absolu comme on l'aime tant dans l'Hexagone.

Clairon

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