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[LPM] Loi Programmation Militaire


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https://www.forcesoperations.com/economie-de-guerre-de-premiers-engagements-et-une-nouvelle-reunion-en-octobre/   Économie de guerre : de premiers engagements et une nouvelle réunion en octobre

Après 

http://www.opex360.com/2022/09/08/pour-le-ministre-des-armees-une-economie-de-guerre-passe-par-une-souverainete-francaise-industrielle/  analysé en  

page 23 de "France face aux Blocs" par Herciv

Edited by Bechar06
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Le 08/09/2022 à 13:12, herciv a dit :

D’où cette réunion de travail, qui sera suivie par une autre en octobre. Ce premier séminaire avait pour objectif de lancer la mise en œuvre d’un plan d’action concret pour accroître la capacité et vitesse de production ainsi que pour diminuer les délais de livraison d’armements. Exemples : il faudra produire des obus de 155 mm en 3 mois au lieu de 9, construire des canons Caesar en 12 mois au lieu de 30, ces deux produits figurant dans le top 10 des armes prioritaires selon le ministre qui a aussi cité les moyens sol-air, parent pauvre de la défense antiaérienne française…

 

Il y a quoi dans le top 10   ? du 155 mm,  des Caesars et après ?

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Il y a 18 heures, LBP a dit :

Il y a quoi dans le top 10   ? du 155 mm,  des Caesars et après ?

On aimerait bien le savoir. Mais on pourrait y mettre pour l'AdT des chars Leclerc XLR en plus et des LRM, ... Pour la MN, des armements supplémentaires pour les frégates, rajouter 2 FDI, et pour l'AAE, des rafale et des équipements/armements supplémentaires. 

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Il y a 20 heures, LBP a dit :

Il y a quoi dans le top 10   ? du 155 mm,  des Caesars et après ?

Des drones, notamment type switchblade d’après ce que j’ai lu.

Avis perso: pour les drones on a un soucis avec la BITD. Il faudrait (je sais ”yaka”) taper dans la fourmilière et faire éclore des PME plutôt que laisser Safran et Thales complètement foutre en l’air ce secteur avec leur incapacité à livrer en temps et en heure.

Pour le reste de la liste je pense qu’il doit y avoir le MICA, l’Aster, l’akeron etc... bref toute la problématique des missiles tactiques qui coûtent un bras et qui potentiellement sont consommés à toute vitesse dans un conflit de haute intensité.

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J'espère sincèrement que le moment arrive où avec des augmentations de budget et un calcul pluriannuel on arrive à faire relativiser à tout le monde le coup des "100 milliards" de nos voisins d'Outre-Rhin. Qui ne seront eux non plus pas disponibles en une seule fois.

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On 9/10/2022 at 3:42 PM, Julien said:

Des drones, notamment type switchblade d’après ce que j’ai lu.

Avis perso: pour les drones on a un soucis avec la BITD. Il faudrait (je sais ”yaka”) taper dans la fourmilière et faire éclore des PME plutôt que laisser Safran et Thales complètement foutre en l’air ce secteur avec leur incapacité à livrer en temps et en heure.

Pour le reste de la liste je pense qu’il doit y avoir le MICA, l’Aster, l’akeron etc... bref toute la problématique des missiles tactiques qui coûtent un bras et qui potentiellement sont consommés à toute vitesse dans un conflit de haute intensité.

On essaye, pas sur que le marché intéresse grand monde. Les PME se focalisent surtout sur le lucratif, le civil.

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Affectation des crédits à l'espace 5 milliard provenant des crédits militaires sur 3 ans :

 

Spatial : la France annonce un investissement "majeur" de 9 milliards d'euros sur trois ans

19/09/2022 | 06:59

 

Paris (AFP) -- La France s'apprête à investir plus de 9 milliards d'euros dans le secteur spatial sur les trois prochaines années, enveloppe qui comprend pour beaucoup des crédits déjà votés, a annoncé dimanche Elisabeth Borne lors du Congrès international d'astronautique (IAC) à Paris.

"Au total, ce sont plus de 9 milliards d'euros que la France s'apprête à investir sur le secteur spatial dans les trois prochaines années, pour la recherche et notre industrie spatiale", a déclaré la Première ministre à l'ouverture de l'IAC, qui rassemble jusqu'à jeudi plusieurs milliers de représentants de la communauté spatiale mondiale.

Ces investissements "majeurs" s'inscrivent dans le cadre de la stratégie spatiale définie par le président Emmanuel Macron en février dernier, a-t-elle souligné.

"La première stratégie, c'est de garder avec l'Europe notre autonomie d'accès à l'espace" et pour cela "nous avons besoin de moyens forts et d'une recherche de pointe", a plaidé Mme Borne, détaillant les ambitions pour les lanceurs (Ariane 6), la compétitivité industrielle, l'exploration, le climat et la défense.

L'enveloppe de 9 milliards d'euros comprend les crédits du volet spatial du plan d'investissement France 2030 (1,5 milliard d'euros), ceux de la trajectoire de la loi de programmation pour la recherche votée jusqu'en 2030, les moyens "massifs" pour le Cnes (Centre national d'études spatiales) ainsi que ceux de la loi de programmation militaire 2019-2025 (5 milliards d'euros).

Est également incluse la prochaine contribution française au budget de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui sera voté lors de la conférence ministérielle, en novembre, à Paris. Le budget exact de la France sera déterminé à cette occasion, a-t-on précisé à Matignon.

L'ESA compte demander à ses 22 Etats membres environ 18 milliards d'euros pour financer ses programmes sur les trois prochaines années.

Le président du Cnes, Philippe Baptiste, a salué une "véritable ambition de l'Etat pour le spatial qui se concrétise par cette trajectoire" chiffrée. "C'est une enveloppe ambitieuse, avec presque 25% d'investissements supplémentaires par rapport aux trois dernières années", a-t-il dit à l'AFP.

L'enveloppe donnée par l'exécutif va "permettre à tout l'écosystème spatial - Cnes, industrie spatiale et communauté scientifique - de trouver la façon la plus efficace d'engager des crédits d'ici à la fin de l'année", selon Jean-Marc Astorg, directeur de la stratégie de l'agence spatiale française.

Après son discours devant des milliers de délégués, la Première ministre est allée à la rencontre de responsables du Cnes, hôte de l'IAC, ainsi que de l'astronaute français Thomas Pesquet.

Edited by herciv
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Détail du projet de LPM :

 

Le gouvernement prévoit de porter le budget des armées à 43,94 milliards d’euros en 2023

PAR LAURENT LAGNEAU · 26 SEPTEMBRE 2022

Sans surprise, après les annonces faites cet été par le président Macron ainsi que par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, et conformément à la trajectoire financière définie par l’actuelle Loi de programmation militaire [LPM], le budget de la mission « Défense » augmentera bien de 3 milliards d’euros en 2023, ce qui portera son montant [hors pensions] à 43,9 milliards d’euros.

Le ministère de l’Économie et des Finances ne donne pas le détail des livraisons et des commandes prévues l’an prochain, si n’est qu’il évoque la réception de 13 Rafale [l’armée de l’Air et de l’Espace n’en a plus reçu depuis quatre ans…], de trois avions ravitailleurs A330 MRTT Phénix, de deux A400M « Atlas », d’un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] de type Barracuda [qui sera le Duguay-Trouin], d’un satellite de télécommunications Syracuse IV, de 18 chars Leclerc modernisés et de 280 blindés du programme SCORPION.

« Des engagements importants sont prévus, notamment pour le développement du programme Rafale, la conception du futur porte-avions de nouvelle génération [PA-NG] ou encore le déploiement du Système de lutte anti-mines futur [SLAMF] », précise Bercy.

En outre, il est aussi prévu de notifier des marchés pluriannels concernant le maintien en condition opérationnelle [MCO] des A400M, des avions légers de surveillance et de reconnaissance « Vador » et des frégates de défense et d’intervention [FTI].

Plus généralement, les grands programmes d’armement seront financés à hauteur de 8,5 milliards d’euros [soit +5,6% par rapport à 2022] tandis que les dépenses de MCO augmenteront de 12,4% [soit +550 millions] pour atteindre 5 milliards d’euros afin de « renforcer l’efficacité des matériels de guerre ».

La dissuasion bénéficiera d’une hausse de 6% de ses crédits, ce qui se justifie par les programmes de modernisation en cours [sous-marin nucléaire lanceur d’engins de 3e génération, missile ASN4G, etc]. Au total, elle représentera 13% du budget de la mission Défense.

S’agissant de l’effectif du ministère des Armées, celui va gagner 1547 postes, dont 45 seront destinés au Service industriel de l’aéronautique [SIAé].

« Les effectifs auront augmenté de 4’087 ETP [Équivalents temps plein] entre 2017 et 2023, respectant ainsi la cible sur 2019-2023 de +3’000 ETP fixée par la LPM », souligne le ministère de l’Économie et des Finances.

Par ailleurs, et alors qu’une nouvelle LPM est en cours d’élaboration, il est à noter que Bercy s’attend à ce que le montant du budget des armées atteigne 46,94 milliards d’euros en 2024, puis 50 milliards d’euros en 2025.

Cela étant, si elle est conforme aux annonces faites par l’exécutif, cette hausse significative des crédits de la mission « Défense » risque cependant d’être amoindrie par celle du « coût des facteurs » [énergie par exemple]. D’autant plus que l’inflation devrait être de 4,2% en moyenne, selon l’estimation des services de Bercy.

L’actuel LPM prévoit ce cas de figure. La « mission Défense bénéficiera de mesures financières de gestion », voire de « crédits supplémentaires ouverts en construction budgétaire », afin de « couvrir les volumes nécessaires à la préparation et à l’activité opérationnelle des forces », précise en effet son article 5

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il y a 4 minutes, Bechar06 a dit :

N y a t il pas eu une hausse continue depuis 2018 ? Défaitistes ! 

Hausse qui était censé être ponctuelle décidé sous BoJo si je ne dis pas de bêtise. Pas vraiment de même nature que la nôtre.

Très clairement, s'ils en sont capable je vois pas pourquoi pas nous, nos économies étant relativement semblable. Cependant, 100Mds ça fait un sacré paquet de pognon. Je vois pas trop ce qu'ils prévoient d'en faire. Et je vois pas trop où ils vont le trouver.

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Oui on arrive dans les limites d'efficience, comme pour les Allemands.

Tu peux doubler voir tripler ton budget mais tu ne peux pas doubler voir tripler ton personnel, ou alors il faut sacrement augmenter les salaires et le financement de ta formation, tu 'e peux pas non plus tripler les cadences de sorties d'usines.

 

Bref notre modèle pour le coup est meilleur, même si j'aurais aimé une révision à la hausse vu le contexte actuel. Et précisément quand on voit certains postes de dépenses de l'état (on frise les 60% du pib de dépense publique ) sur des sujets tout sauf régalien on ne peut que constater qu'il aurait des marges a trouver.

Enfin la lpm est respectée et la hausse des  coups de lenergie sera compensée, c'est mieux que pis.

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il y a 3 minutes, Scarabé a dit :

Dans la prochaine LPM les sauts de 3 milliards de plus par an devraient continuer jusqu'en 2030 soit :

50 mds en 25

53 Mds en 26

56 Mds en 27 

59 Mds en 28

62 Mds en 29

65 Mds en 30

Je pense que çà sera plus; compte tenu de l'inflation. Je pense que tu peux rajouter au moins un milliard par an en plus et uniquement si l'inflation se stabilise.

Je pense personnellement qu'on ne sera pas très loin des 80 milliards à la fin. Mais il va falloir avoir une politique de recrutement autrement plus puissante que maintenant.

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Il y a 6 heures, herciv a dit :

Je pense que çà sera plus; compte tenu de l'inflation. Je pense que tu peux rajouter au moins un milliard par an en plus et uniquement si l'inflation se stabilise.

Je pense personnellement qu'on ne sera pas très loin des 80 milliards à la fin. Mais il va falloir avoir une politique de recrutement autrement plus puissante que maintenant.

 

On parle d'un budget hors pension le budget global est à 55 Milliards; Si on reste sur des marches à 3Mds comme pressentie on sera pas loin des 80 Mds en 2030 ce qui reste énorme .  

 

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Avec 55 Milliards on est devant l'allemagne et le RU.  

 

1280px-D%C3%A9penses_militaires_par_pays

 

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il y a 5 minutes, Scarabé a dit :

 

On parle d'un budget hors pension le budget global est à 55 Milliards; Si on reste sur des marches à 3Mds comme pressentie on sera pas loin des 80 Mds en 2030 ce qui reste énorme .  

 

FdpcKAxXkAEHKOB?format=png&name=small

Avec 55 Milliards on est devant l'allemagne et le RU.  

 

1280px-D%C3%A9penses_militaires_par_pays

 

Ils comptent avec ou sans pension eux ? Les dépenses engendré par la gendarmerie est-elle aussi prisent en compte ?

C'est quand même un sacré merdier de comparer les budgets.

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il y a 2 minutes, Nec temere a dit :

Ils comptent avec ou sans pension eux ? Les dépenses engendré par la gendarmerie est-elle aussi prisent en compte ?

C'est quand même un sacré merdier de comparer les budgets.

Oui les budgets sont comptés avec pensions pour l'ensemble des pays .  

Et le budget Gendarmerie c'est 9.3 Mds .  Qu'ils faut rajouter aux 55 Mds. vue que la gendarmerie en vertu d'une circulaire ministérielle est responsable d'une partie de la "Défense opérationnelle du territoire (DOT) "   

https://www.senat.fr/rap/a21-165-11/a21-165-113.html

A savoir aussi que plus vous augmentez les effectifs plus le budget pension augmente.  

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Cabirol donne des chiffres pour les 7 prochaines années :

 

Loi de programmation militaire : bataille financière entre Bercy et le ministère des Armées

Bercy souhaite fixer une enveloppe budgétaire à 377 milliards d'euros sur les sept prochaines années de la prochaine loi de programmation militaire. Le ministère des Armées est quant à lui sur une trajectoire comprise entre 400 et 410 milliards d'euros pour atteindre ses objectifs capacitaires et opérationnels.

Michel Cabirol

27 Sept 2022, 16:47

Révélation

La préparation de la future Loi de programmation militaire entre dans une phase cruciale et déterminante (Crédits : SARAH MEYSSONNIER)

Après un été très studieux pendant lequel les ministres, celui des Armées Sébastien Lecornu et celui de l'Économie Bruno Le Maire, ont mené ensemble des travaux à la demande d'Emmanuel Macron, la préparation de la future Loi de programmation militaire (LPM) entre dans une phase cruciale et déterminante. Et les relations se tendent entre l'Hôtel de Brienne et Bercy. Logiquement. Il fallait bien s'en douter. Car les deux ministères ne sont évidemment pas d'accord sur l'enveloppe budgétaire à consacrer aux armées lors de la prochaine LPM (2024-2030), qui sera votée en 2023. Et la différence n'est pas minime.

Selon des sources concordantes, Bercy ne veut pas dépasser la barre des 377 milliards d'euros sur les sept prochaines années - soit 2% du PIB français, argumente-t-il - tandis que l'hôtel de Brienne campe sur une fourchette comprise entre 400 et 410 milliards d'euros pour atteindre ses objectifs capacitaires et opérationnels. L'actuelle LPM (2019-2025) avait prévu une enveloppe budgétaire de 295 milliards d'euros. Enfin, les armées tablent quant à elle sur une fourchette de 425 à 430 milliards d'euros pour financer, expliquent-elles, le modèle « Armées 2030 ». Sinon, précisent-elles, « l'Ambition 2030 » sera sous-financé. D'autant que le service national universel (SNU) va consommer des crédits entre 1,7 et 4,1 milliards. Cher pour un gadget...

Conseil de défense et de sécurité nationale

Le conseil de défense et de sécurité nationale prévu mercredi à 14h30 devrait décider de l'enveloppe financière qui sera dévolue aux armées. La future LPM arrive dans un contexte budgétaire compliqué mais aussi dans un contexte géopolitique très tendu au niveau international (guerre en Ukraine, au Tigré, conflit Arménie/Azerbaïdjan, résilience du terrorisme islamiste, tensions en Mer de Chine...) Ce n'est donc pas le moment de baisser la garde pour la France, qui a des prétentions mondiales notamment en Afrique et Indo-Pacifique. Et, en même temps, la situation budgétaire française n'est pas loin d'être catastrophique comme le soulignait la Cour des comptes : déficit public de 6,4 points de PIB en 2021, soit plus du double de celui de 2017, et une dette publique supérieure à 110 points de PIB.

En juillet dernier, la veille du 14 juillet, Emmanuel Macron avait rappelé lors de son discours à l'Hôtel de Brienne, que « notre effort ne peut pas faiblir » et « doit être poursuivi ». Pas question de réduire la voilure au moment où le président a souhaité poursuivre la remontée en puissance des armées françaises. D'autant qu'il a lancé le concept piégeux d'économie de guerre, un concept très exigeant en munitions et en maintien condition opérationnelle (MCO). Les armées partent de loin pour remettre à niveau leurs stocks (munitions et pièces de rechange). Pour se mettre en marche dans cette économie de guerre, les industriels ont besoin de visibilité, donc de commandes. Et pour avoir des commandes, il faut des budgets. Jusqu'où le président ira-t-il, jusqu'où peut-il aller ? Le conseil de défense et de sécurité nationale livrera demain certaines réponses.

 

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Le détail pour 2023 :

 

Avions, navires, blindés, munitions: les commandes militaires de la France en 2023

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L'économie de guerre est en place au ministère des Armées. En 2023, le budget (hors pension) atteindra 43,9 milliards d'euros, soit une hausse de 7,4% par rapport à 2022, et de 36% depuis 2017.

"Ce budget s'inscrit dans la guerre en Ukraine. On accélère, mais nous avions anticipé cette accélération en espérant que ce scénario ne se réalise pas", a déclaré mardi le cabinet du ministère des Armées lors d'un briefing en précisant que "la marche prévue de 3 milliards a donc donc été respectée".

Ces 3 milliards iront principalement à la masse salariale qui augmentera de 669 millions d'euros, à la maintenance des matériels (+550 millions), aux programmes à effet majeur (+455 millions) et à la dissuasion (+318 millions).

Un tiers de l'enveloppe (30%) sera consacré à la masse salariale, 34% à l'achat et l'entretien du matériel, 13% à la dissuasion, 12% au renseignement et à l'innovation et les petits équipements, 10% au fonctionnement et 2% pour les Opex. A noter, un budget pour financer le lancement des programmes Scaf et MGCS a aussi été prévu.

42 Rafale commandés en 2023

Mais l'année 2023 verra d'importantes commandes d'armement pour les armées de Terre, de l'Air et de l'Espace et la Marine dont des équipements et un lot de missiles Aster. Mais la plus importante commande portera sur 42 Rafale.

L'objectif de doter l'armée de l'Air de 185 avions de combat Rafale à horizon 2030 est "un strict minimum" pour accomplir ses missions dans un espace aérien de plus en plus contesté, déclarait en février dernier le général Stéphane Mille, chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace (CEMAAE).

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Avions, navires, blindés, munitions: les commandes militaires de la France en 2023© Minarm

Pour la Marine nationale, les commandes porteront principalement sur deux lots de missiles (Exocet et Aster 30), 3 moyens de lutte anti drones et la mise à hauteur du porte-avions Charles De Gaulle.

Côté terre, de nouveaux moyens sont prévus avec la commande de 420 blindés Serval, 22 hélicoptères de manoeuvre, 8000 fusils d'assaut HK 416 et un lot de missile moyenne portée.

La France devrait aussi reconstituer un stock de munitions sans plus de précision.

"Le renflouage de ces stock est programmé par le détail est classifié pour ne pas que ces informations puissent être utilisée par des états compétiteurs", indique le cabinet du ministre.

Avec ces matériels, le ministère des Armées prévoit de recruter 29.700 personnes, dont 24.000 militaires, avec la création de 1500 postes. Quant aux réservistes, leur nombre doit être doublé pour atteindre 80.000 militaires dans les années qui viennent.

"Ces recrutement démarreront en 2023 et seront amplifiés à partir de 2024 avec la loi de programmation militaire 2024/2030", assure le ministère des Armées.

Rafale, blindés et sous-marins

2023 sera aussi un année importante pour les livraisons d'armement. L'armée de Terre recevra dès l'an prochain 9 drones Patroller, 18 chars Leclerc rénovés, 10 hélicoptères de combat (5 NH90 et 5 Tigre HAD) ainsi que 200 missiles MMP et 8.860 fusils d'assaut HK416.

Le remplacement des 18 canons Caesar cédés à l'Ukraine pourrait démarrer l'an prochain. Selon une source, Nexter, l'industriel qui les fabrique, devrait intercaler les commandes de la France dans celles programmées pour les pays étrangers.

Avions, navires, blindés, munitions: les commandes militaires de la France en 2023© Minarm

Pour la Marine, les livraisons reposent sur le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Duguay-Trouin (le 2è Barracuda parès le Suffren), 5 hélicoptères H160, 3 avions de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés, des missiles Exocet et une frégate Lafayette rénovée.

En plus de 13 Rafale livrés en 2023 pour remplacer ceux prélevés sur le parc de l'armée pour être vendus d'occasion à la Grèce et la Croatie, l'armée de l'Air et de l'Espace disposera aussi l'an prochain de 13 Mirage2 2000D rénovés, 2 A400M, 3 ravitailleurs, un satellite Syracuse IV et des missiles SCALP et Mica.

Ces commandes et ces livraisons ne sont que le début d'un effort historique de la France en matière d'armement destiné à se préparer, s'il le fallait, à un conflit de haute intensité. En appelant les industriels à participer à une économie de guerre, Emmanuel Macron souhaite préparer la prochaine loi de programmation militaire qui démarrera dès 2024 jusqu'en 2030.

Lors de cette période, le budget des armées continuera de progresser par tranches de 3 milliards dès 2024 pour atteindre 50 milliards en 2025, a confirmé le cabinet du ministre des Armées.

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https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/enquete-pourquoi-la-france-ne-serait-pas-capable-de-faire-face-a-une-guerre_5389480.html

Je sais que c'est un peu du réchauffé mais cela synthétise bien la situation actuelle au niveau budget/équipements/capacités et coopérations me semble t-il. Les 30 mds supplémentaires de la LPM actuelle ne permettant seulement d'éviter l'implosion des Armées. L'effort doit être continu sur la durée pour retrouver un peu de robustesse. Malheureusement les temps présents sont les plus dangereux depuis des décennies et ça sent le roussi pour la suite. Alors le timing est en décalage. Nous sommes au plus bas au moment le plus dangereux... 

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