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[LPM] Loi Programmation Militaire


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https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/loi-de-programmation-militaire-la-fin-d-un-double-discours-940925.html

Finalement on va vers une LPM bien terne avec des étalements de programmes malgré un budget en forte augmentation. Cela s'annonce bien décevant. On paye les décalages de nombreux programmes des 20 dernières années et l'obligation actuelle de tout remplacer en simultané.

 

Edited by collectionneur
Terne au lieu de terme
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il y a 39 minutes, Ronfly a dit :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/loi-de-programmation-militaire-la-fin-d-un-double-discours-940925.html

Finalement on va vers une LPM bien terme avec des étalements de programmes malgré un budget en forte augmentation. Cela s'annonce bien décevant. On paye les décalages de nombreux programmes des 20 dernières années et l'obligation actuelle de tout remplacer en simultané.

L'article entier :

Révélation

Loi de programmation militaire : quelles pistes d'économies envisagées

La Tribune est en mesure de dévoiler certaines des pistes d'économies envisagées au cas où la trajectoire financière de la loi de programmation militaire ne collerait pas avec les ambitions du modèle « Armées 2030 ». Elles touchent des programmes majeurs des trois armées (Terre, Air, Mer).

Michel Cabirol

La réalité est souvent à chercher dans les arrière-cuisines, loin des discours officiels. C'est le cas pour la préparation de la future loi de programmation militaire (LPM), qui couvre la période 2024/2030. A la demande du ministère des Armées, les états-majors et la DGA (Direction générale de l'armement) ont travaillé sur des pistes d'économies, comme l'a révélée La Tribune. Elles seront très certainement nécessaires pour coller à la trajectoire budgétaire de la LPM, qui doit être décidée par Emmanuel Macron : 377 milliards, 410 milliards ou 430 milliards, selon les propositions respectives de Bercy, du ministère des Armées et de l'état-major des armées. Selon nos informations, le président pourrait opter pour la trajectoire défendue par l'Hôtel de Brienne, celle à 410 milliards d'euros. Une enveloppe certes supérieure à la LPM actuelle (295 milliards d'euros), mais qui ne permettrait pas d'atteindre le modèle « Armées 2030 » et de tenir compte des nouveaux besoins. Des économies seraient donc nécessaires et devront être également validées par l'exécutif.

S'il appuie sur le bouton, les trois armées seront impactées sur le plan capacitaire par ces économies. Car plus de 200 pistes d'économies, qui pourraient affecter des programmes majeurs, ont été passées au crible par les états-majors et la DGA, selon nos informations. Au total, les trois armées pourraient devoir économiser jusqu'à 30 milliards d'euros sur la future LPM si son enveloppe budgétaire s'élève à 410 milliards.

Contradictions

Pour autant, le simple fait d'envisager des économies sur la prochaine LPM ne colle pas vraiment avec le discours de l'exécutif. Il se révèle même être en complète contradiction avec les deux slogans portés par l'exécutif ces derniers mois, « l'économie de guerre » et « la guerre de haute intensité ». Des slogans qui étaient porteurs d'espoir et d'ambitions pour les armées et les industriels de la défense après des décennies de coupes claires. Ils annonçaient la poursuite de l'effort de défense de la France. Un effort de défense qui avait été assumé par Emmanuel Macron dès 2017 - ce qui n'allait pas de soi à cette époque - et que le chef de l'État a fait respecter à l'euro près durant les cinq années de son mandat. Mais aujourd'hui, entre les discours officiels et la réalité, la douche pourrait être froide, voire glaciale.

C'est également le cas sur la coopération européenne où le discours d'Emmanuel Macron est également en contradiction avec certaines pistes d'économies envisagées. Ainsi, selon des sources concordantes, les grands programmes en coopération - SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), réalisé avec l'Allemagne et l'Espagne, et le char du futur MGCS (Main Ground Combat System) développé avec l'Allemagne -, pourraient faire l'objet d'un report de deux ans. L'Eurodrone pourrait également être affecté avec une réduction de la cible, qui passerait de six à quatre systèmes. Le premier système sera livré en 2030 au lieu de 2025 en raison des retards du programme).

Économies : l'armée de terre en première ligne

Au moment où la guerre en Ukraine n'est pas terminée, l'armée de terre se trouve en première ligne dans les pistes d'économies envisagées. Ainsi, la France serait prête à abandonner le Tigre Mark 3 alors qu'elle s'est pourtant battue pour le faire accepter à l'Allemagne qui a finalement refusé de monter dans ce programme en coopération à trois (l'Espagne en faisait partie), selon des sources concordantes. Il est également envisagé de ralentir la modernisation du segment médian, c'est-à-dire d'étaler les livraisons du programme Scorpion (Jaguar, Griffon et Serval). Enfin, il est évoqué des baisses de cible sur certains programmes en cours ou en voie de lancement, dont la rénovation des chars Leclerc (entre 20 et 25%). Cela risque de plomber très sérieusement le moral des deux principaux industriels de ce secteur (Nexter et Arquus) mais aussi d'Airbus Helicopters, qui devrait se contenter de ne traiter que les seules obsolescences du char de combat Tigre.

La marine n'est pas non plus épargnée par ces pistes d'économies. Le report de livraison de la quatrième et de la cinquième frégates FDI en 2031 et 2032 (contre 2028 et 2029) est envisagé, selon des sources concordantes. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour Naval Group, qui devra compter sur l'exportation pour trouver de la charge pour son site de Lorient, et pour la marine, qui devra attendre pour atteindre le format de 15 frégates de premier rang, si effectivement cette piste est activée. La suppression du quatrième bâtiment ravitailleur de forces (BRF), fabriqué par les Chantiers de l'Atlantique est également regardée de près pour une économie de 310 millions d'euros, selon ces mêmes sources. Enfin, le remplacement des avions de patrouille maritime pourrait être retardé d'un an environ.

Enfin, l'armée de l'air pourrait de son côté subir un étalement dans la programmation des prochains standards du Rafale (F4 et F5). En outre, il serait envisagé un décalage dans les livraisons de la tranche 4 du Rafale et également un report d'une commande de 46 hélicoptères HIL. Résultat, on est loin, très loin des ambitions d'Emmanuel Macron même si une partie de ces économies seront redéployées sur des besoins nouveaux (munitions et missiles notamment). Le ministère des Armées, qui demande déjà beaucoup aux industriels dans le cadre de l'économie de guerre, devra gérer certaines situations difficiles générées par ces économies si elles sont lancées, pour préserver certaines des compétences de l'industrie et certains équilibres dans le cadre des coopérations européennes.

Michel Cabirol

 

Le discours est un peu trop alarmiste à mon goût. Par exemple, M. Cabirol nous explique que seul la trajectoire budgétaire défendu par l'Etat Major (430 milliards) permettra d'atteindre le modèle d'armée 2030, et que si le président décide une trajectoire à 410 milliards, les armées devront réaliser 30 milliards d'économies. Alors je ne suis pas très bon en maths mais à priori 430-410 = 20.

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il y a une heure, Non inultus premor a dit :

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Loi de programmation militaire : quelles pistes d'économies envisagées

La Tribune est en mesure de dévoiler certaines des pistes d'économies envisagées au cas où la trajectoire financière de la loi de programmation militaire ne collerait pas avec les ambitions du modèle « Armées 2030 ». Elles touchent des programmes majeurs des trois armées (Terre, Air, Mer).

Michel Cabirol

La réalité est souvent à chercher dans les arrière-cuisines, loin des discours officiels. C'est le cas pour la préparation de la future loi de programmation militaire (LPM), qui couvre la période 2024/2030. A la demande du ministère des Armées, les états-majors et la DGA (Direction générale de l'armement) ont travaillé sur des pistes d'économies, comme l'a révélée La Tribune. Elles seront très certainement nécessaires pour coller à la trajectoire budgétaire de la LPM, qui doit être décidée par Emmanuel Macron : 377 milliards, 410 milliards ou 430 milliards, selon les propositions respectives de Bercy, du ministère des Armées et de l'état-major des armées. Selon nos informations, le président pourrait opter pour la trajectoire défendue par l'Hôtel de Brienne, celle à 410 milliards d'euros. Une enveloppe certes supérieure à la LPM actuelle (295 milliards d'euros), mais qui ne permettrait pas d'atteindre le modèle « Armées 2030 » et de tenir compte des nouveaux besoins. Des économies seraient donc nécessaires et devront être également validées par l'exécutif.

S'il appuie sur le bouton, les trois armées seront impactées sur le plan capacitaire par ces économies. Car plus de 200 pistes d'économies, qui pourraient affecter des programmes majeurs, ont été passées au crible par les états-majors et la DGA, selon nos informations. Au total, les trois armées pourraient devoir économiser jusqu'à 30 milliards d'euros sur la future LPM si son enveloppe budgétaire s'élève à 410 milliards.

Contradictions

Pour autant, le simple fait d'envisager des économies sur la prochaine LPM ne colle pas vraiment avec le discours de l'exécutif. Il se révèle même être en complète contradiction avec les deux slogans portés par l'exécutif ces derniers mois, « l'économie de guerre » et « la guerre de haute intensité ». Des slogans qui étaient porteurs d'espoir et d'ambitions pour les armées et les industriels de la défense après des décennies de coupes claires. Ils annonçaient la poursuite de l'effort de défense de la France. Un effort de défense qui avait été assumé par Emmanuel Macron dès 2017 - ce qui n'allait pas de soi à cette époque - et que le chef de l'État a fait respecter à l'euro près durant les cinq années de son mandat. Mais aujourd'hui, entre les discours officiels et la réalité, la douche pourrait être froide, voire glaciale.

C'est également le cas sur la coopération européenne où le discours d'Emmanuel Macron est également en contradiction avec certaines pistes d'économies envisagées. Ainsi, selon des sources concordantes, les grands programmes en coopération - SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), réalisé avec l'Allemagne et l'Espagne, et le char du futur MGCS (Main Ground Combat System) développé avec l'Allemagne -, pourraient faire l'objet d'un report de deux ans. L'Eurodrone pourrait également être affecté avec une réduction de la cible, qui passerait de six à quatre systèmes. Le premier système sera livré en 2030 au lieu de 2025 en raison des retards du programme).

Économies : l'armée de terre en première ligne

Au moment où la guerre en Ukraine n'est pas terminée, l'armée de terre se trouve en première ligne dans les pistes d'économies envisagées. Ainsi, la France serait prête à abandonner le Tigre Mark 3 alors qu'elle s'est pourtant battue pour le faire accepter à l'Allemagne qui a finalement refusé de monter dans ce programme en coopération à trois (l'Espagne en faisait partie), selon des sources concordantes. Il est également envisagé de ralentir la modernisation du segment médian, c'est-à-dire d'étaler les livraisons du programme Scorpion (Jaguar, Griffon et Serval). Enfin, il est évoqué des baisses de cible sur certains programmes en cours ou en voie de lancement, dont la rénovation des chars Leclerc (entre 20 et 25%). Cela risque de plomber très sérieusement le moral des deux principaux industriels de ce secteur (Nexter et Arquus) mais aussi d'Airbus Helicopters, qui devrait se contenter de ne traiter que les seules obsolescences du char de combat Tigre.

La marine n'est pas non plus épargnée par ces pistes d'économies. Le report de livraison de la quatrième et de la cinquième frégates FDI en 2031 et 2032 (contre 2028 et 2029) est envisagé, selon des sources concordantes. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour Naval Group, qui devra compter sur l'exportation pour trouver de la charge pour son site de Lorient, et pour la marine, qui devra attendre pour atteindre le format de 15 frégates de premier rang, si effectivement cette piste est activée. La suppression du quatrième bâtiment ravitailleur de forces (BRF), fabriqué par les Chantiers de l'Atlantique est également regardée de près pour une économie de 310 millions d'euros, selon ces mêmes sources. Enfin, le remplacement des avions de patrouille maritime pourrait être retardé d'un an environ.

Enfin, l'armée de l'air pourrait de son côté subir un étalement dans la programmation des prochains standards du Rafale (F4 et F5). En outre, il serait envisagé un décalage dans les livraisons de la tranche 4 du Rafale et également un report d'une commande de 46 hélicoptères HIL. Résultat, on est loin, très loin des ambitions d'Emmanuel Macron même si une partie de ces économies seront redéployées sur des besoins nouveaux (munitions et missiles notamment). Le ministère des Armées, qui demande déjà beaucoup aux industriels dans le cadre de l'économie de guerre, devra gérer certaines situations difficiles générées par ces économies si elles sont lancées, pour préserver certaines des compétences de l'industrie et certains équilibres dans le cadre des coopérations européennes.

Michel Cabirol

 

Le discours est un peu trop alarmiste à mon goût. Par exemple, M. Cabirol nous explique que seul la trajectoire budgétaire défendu par l'Etat Major (430 milliards) permettra d'atteindre le modèle d'armée 2030, et que si le président décide une trajectoire à 410 milliards, les armées devront réaliser 30 milliards d'économies. Alors je ne suis pas très bon en maths mais à priori 430-410 = 20.

Effectivement il est peut être trop dans le défaitisme. Les moyens financiers très importants vont permettre de faire avancer de nombreux programmes. Malgré cela la situation planché actuelle oblige à des remontées en capacités qui pourrait prendre encore plus de temps que prévu. Le problème est là. La situation actuelle très tendue qui va durée n'est pas en concordance avec les timing de rééquipement. Concernant notamment les forces conventionnelles, on se retrouve avec une dispo, une quantité d'équipement, de munitions et autres au plus bas alors que l'on est dans une situation géostratégique pas vue depuis un demi-siècle. La situation économique catastrophique des finances de l'Etat n'aide pas non plus. 

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Il y a 2 heures, Non inultus premor a dit :

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Loi de programmation militaire : quelles pistes d'économies envisagées

La Tribune est en mesure de dévoiler certaines des pistes d'économies envisagées au cas où la trajectoire financière de la loi de programmation militaire ne collerait pas avec les ambitions du modèle « Armées 2030 ». Elles touchent des programmes majeurs des trois armées (Terre, Air, Mer).

Michel Cabirol

La réalité est souvent à chercher dans les arrière-cuisines, loin des discours officiels. C'est le cas pour la préparation de la future loi de programmation militaire (LPM), qui couvre la période 2024/2030. A la demande du ministère des Armées, les états-majors et la DGA (Direction générale de l'armement) ont travaillé sur des pistes d'économies, comme l'a révélée La Tribune. Elles seront très certainement nécessaires pour coller à la trajectoire budgétaire de la LPM, qui doit être décidée par Emmanuel Macron : 377 milliards, 410 milliards ou 430 milliards, selon les propositions respectives de Bercy, du ministère des Armées et de l'état-major des armées. Selon nos informations, le président pourrait opter pour la trajectoire défendue par l'Hôtel de Brienne, celle à 410 milliards d'euros. Une enveloppe certes supérieure à la LPM actuelle (295 milliards d'euros), mais qui ne permettrait pas d'atteindre le modèle « Armées 2030 » et de tenir compte des nouveaux besoins. Des économies seraient donc nécessaires et devront être également validées par l'exécutif.

S'il appuie sur le bouton, les trois armées seront impactées sur le plan capacitaire par ces économies. Car plus de 200 pistes d'économies, qui pourraient affecter des programmes majeurs, ont été passées au crible par les états-majors et la DGA, selon nos informations. Au total, les trois armées pourraient devoir économiser jusqu'à 30 milliards d'euros sur la future LPM si son enveloppe budgétaire s'élève à 410 milliards.

Contradictions

Pour autant, le simple fait d'envisager des économies sur la prochaine LPM ne colle pas vraiment avec le discours de l'exécutif. Il se révèle même être en complète contradiction avec les deux slogans portés par l'exécutif ces derniers mois, « l'économie de guerre » et « la guerre de haute intensité ». Des slogans qui étaient porteurs d'espoir et d'ambitions pour les armées et les industriels de la défense après des décennies de coupes claires. Ils annonçaient la poursuite de l'effort de défense de la France. Un effort de défense qui avait été assumé par Emmanuel Macron dès 2017 - ce qui n'allait pas de soi à cette époque - et que le chef de l'État a fait respecter à l'euro près durant les cinq années de son mandat. Mais aujourd'hui, entre les discours officiels et la réalité, la douche pourrait être froide, voire glaciale.

C'est également le cas sur la coopération européenne où le discours d'Emmanuel Macron est également en contradiction avec certaines pistes d'économies envisagées. Ainsi, selon des sources concordantes, les grands programmes en coopération - SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), réalisé avec l'Allemagne et l'Espagne, et le char du futur MGCS (Main Ground Combat System) développé avec l'Allemagne -, pourraient faire l'objet d'un report de deux ans. L'Eurodrone pourrait également être affecté avec une réduction de la cible, qui passerait de six à quatre systèmes. Le premier système sera livré en 2030 au lieu de 2025 en raison des retards du programme).

Économies : l'armée de terre en première ligne

Au moment où la guerre en Ukraine n'est pas terminée, l'armée de terre se trouve en première ligne dans les pistes d'économies envisagées. Ainsi, la France serait prête à abandonner le Tigre Mark 3 alors qu'elle s'est pourtant battue pour le faire accepter à l'Allemagne qui a finalement refusé de monter dans ce programme en coopération à trois (l'Espagne en faisait partie), selon des sources concordantes. Il est également envisagé de ralentir la modernisation du segment médian, c'est-à-dire d'étaler les livraisons du programme Scorpion (Jaguar, Griffon et Serval). Enfin, il est évoqué des baisses de cible sur certains programmes en cours ou en voie de lancement, dont la rénovation des chars Leclerc (entre 20 et 25%). Cela risque de plomber très sérieusement le moral des deux principaux industriels de ce secteur (Nexter et Arquus) mais aussi d'Airbus Helicopters, qui devrait se contenter de ne traiter que les seules obsolescences du char de combat Tigre.

La marine n'est pas non plus épargnée par ces pistes d'économies. Le report de livraison de la quatrième et de la cinquième frégates FDI en 2031 et 2032 (contre 2028 et 2029) est envisagé, selon des sources concordantes. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour Naval Group, qui devra compter sur l'exportation pour trouver de la charge pour son site de Lorient, et pour la marine, qui devra attendre pour atteindre le format de 15 frégates de premier rang, si effectivement cette piste est activée. La suppression du quatrième bâtiment ravitailleur de forces (BRF), fabriqué par les Chantiers de l'Atlantique est également regardée de près pour une économie de 310 millions d'euros, selon ces mêmes sources. Enfin, le remplacement des avions de patrouille maritime pourrait être retardé d'un an environ.

Enfin, l'armée de l'air pourrait de son côté subir un étalement dans la programmation des prochains standards du Rafale (F4 et F5). En outre, il serait envisagé un décalage dans les livraisons de la tranche 4 du Rafale et également un report d'une commande de 46 hélicoptères HIL. Résultat, on est loin, très loin des ambitions d'Emmanuel Macron même si une partie de ces économies seront redéployées sur des besoins nouveaux (munitions et missiles notamment). Le ministère des Armées, qui demande déjà beaucoup aux industriels dans le cadre de l'économie de guerre, devra gérer certaines situations difficiles générées par ces économies si elles sont lancées, pour préserver certaines des compétences de l'industrie et certains équilibres dans le cadre des coopérations européennes.

Michel Cabirol

 

Le discours est un peu trop alarmiste à mon goût. Par exemple, M. Cabirol nous explique que seul la trajectoire budgétaire défendu par l'Etat Major (430 milliards) permettra d'atteindre le modèle d'armée 2030, et que si le président décide une trajectoire à 410 milliards, les armées devront réaliser 30 milliards d'économies. Alors je ne suis pas très bon en maths mais à priori 430-410 = 20.

Assez d'accord : article alarmiste, car j'ai du mal à comprendre comment avec un budget en nette croissance, on ne pourrait pas mener les programmes en cours de l'actuelle LPM, pourtant moins richement dotée.

Il a du prendre les pistes d'économie les plus alarmistes au sein des 200 pistes repérées, pour mieux crier au Loup ! :biggrin:

Car d'habitude ce sont plus les programmes mineurs de jonction qui sont impactés.:happy:

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J'aime beaucoup le coup de AH qui gère les "chars de combat Tigre". Je ne suis pas sûr que nos Panzer VI  furtifs de Marignane soient si important pour gagner la guerre de demain.

Sinon effectivement, vu la dépense publique française il est toujours aussi inacceptable d'entendre ce discours d'économie et d'austérité, qui plus est maintenant qu'on se retrouve à poil au bord de la tempête mais le pire c'est que des politiciens qui ont contrairement à Macron coupés les crédits de la défense par le passé vont oser s'en plaindre.

Maintenant, on a les pistes d'économie, où sont les pistes d'augmentation des dépenses ? Augmentation de l'achat de munitions ? Canon ? Drones ?

 

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Ce qui est inacceptable c'est le fait que la défense a servi de variables d'ajustement aux budgets d'état depuis des décennies (57 mds de ponctions sur les 3 précédentes LPM, quasiment 2 années de budgets des armées de l'époque) et aujourd'hui elle est au fond du saut en terme de masse et de dispo. C'était soit disant les 'dividendes de la paix' alors qu'à partir de 2001, on a eu de multiples attentats et conflits meurtriers Afghanistan Irak, Libye, Mali, .... Tout cela pour arriver où on en est aujourd'hui avec 115% de taux d'endettement, des déficits colossaux, une désindustrialisation... et une armée aux fraises. Le gouvernement actuel doit du coup se dépatouiller avec ça aujourd'hui. Beau résultat des politiques des 20 dernières années.

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  • 3 weeks later...

69 milliards par an? Soit presque 30 milliards de plus? 75% d'augmentation? C'est délirant, c'est du jamais vu. Je n'y crois pas. D'où va venir l'argent?

De même si c'est pour gaspiller tout ce pognon dans des machins européens à la noix qui ne marchent pas je ne fois pas l'intérêt. On a besoin de trucs simples utilisables, létaux et fiables. Si c'est bouffé par l'inflation le prix de l'énergie et des matières premières c'est pas une augmentation mais une course à l'échalotte. Mais dans tous les cas ça appelle à garder la tête froide sur les dépenses somptuaires.

Et par-dessus ces belles promesses il va y avoir le service de la dette qui va faire bobo au bas de laine déjà vidé troué et bouffé par les mites depuis bien longtemps.

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il y a 26 minutes, herciv a dit :

Ce sont des sous pour réindustrialiser la France. D'une façon ou d'une autre la BITD va être arrosée d'euros. Des investissements qui vont aller dans la recherche, le spatial, le cyber, les ingé, les écoles, etc, etc

On va passer à 3,5 % du PIB. 

Cette dette là est pour beaucoup une dette d'investissement dans l'avenir et donc une bonne dette, une dette qui va directement payer des emplois français.

Je suis d'accord mais avant tout ça, il faut avoir l'argent en question pour l'investir. Parce qu'on ne va pas financer tout ça avec de la dette!

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il y a 1 minute, Patrick a dit :

Parce qu'on ne va pas financer tout ça avec de la dette

Qui dit inflation dit rentrées budgétaires en rab. Dit autrement tes 415 milliards sont à peu prêt équivalent à 400 milliards 2021. Sur la durée d'une LPM l'effort sera moins que 75% et l'ampleur réel dépendra énormément de l'inflation. 

 

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il y a une heure, Patrick a dit :

69 milliards par an? Soit presque 30 milliards de plus? 75% d'augmentation? C'est délirant, c'est du jamais vu. Je n'y crois pas. D'où va venir l'argent?

De même si c'est pour gaspiller tout ce pognon dans des machins européens à la noix qui ne marchent pas je ne fois pas l'intérêt. On a besoin de trucs simples utilisables, létaux et fiables. Si c'est bouffé par l'inflation le prix de l'énergie et des matières premières c'est pas une augmentation mais une course à l'échalotte. Mais dans tous les cas ça appelle à garder la tête froide sur les dépenses somptuaires.

Et par-dessus ces belles promesses il va y avoir le service de la dette qui va faire bobo au bas de laine déjà vidé troué et bouffé par les mites depuis bien longtemps.

 

Une Legio Titanicus va bientôt rejoindre l'Adt....je le savais ! 

Révélation

 

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il y a 35 minutes, pascal a dit :

J'aime bien ce parfum keynésien qui me rappelle le NIRA de juin 1933 (National Industrial Recovery Act) investissement industriel dans des secteurs stratégiques ... L'effort US de la WW2 est parti de là

Et puis c'est malin car nous allons vers un monde dangereux ... qui osera revenir là-dessus , bref poulvou que ça Douro

@Patrick ne boude pas ton plaisir

au cul l'orthodoxie

 

tumblr_ooj0noojaH1wnfjpro1_540.jpg

Merci Maman !

 

 

Maintenant croisons les doigts pour qu'il y ait un croiseur impérial dans le lot !

Edited by Shorr kan
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Il y a 11 heures, Patrick a dit :

69 milliards par an? Soit presque 30 milliards de plus? 75% d'augmentation? C'est délirant, c'est du jamais vu. Je n'y crois pas.

C'est la somme totale sur la période, la diviser par le nombre d'années, ça ne te dit pas quelle sera la progression chaque année. 

Si l'on continue avec la trajectoire actuelle, soit + 3 milliards / an, on arrive dans les ~ 63 milliards en 2030; avec un multiplicateur inflation à 6 ça fait dans les ~ 67 en 2030 Comme dit fort justement Erciv , inflation = recettes, par conséquent poids relatif.  La preuve, cette année un milliard supplémentaire non prévu en programmation. (on n'est pas surs que l'inflation va se prolonger dans cette durée...) 

La question est de savoir comment va être lissée l'augmentation annuelle, afin d'arriver au total de 410 / 415.  J'imagine, que il faudra corréler tout ça avec les investissement industriels, la montée en puissance de la production, sera progressive, entraînant à son tour des recettes... Je ne suis pas certain que l'on saurait quoi faire, de manière pertinente, de 22 milliards supplémentaires en 2024 (différentiel entre les 47 prévus et tes 69) 

Dans un schéma keynésien tel qu'évoqué par Pascal, les effets sont cumulatifs. Ne pas oublier que, dans ce schéma Keynes, le déficit d'un Etat ce n'est pas un déficit d'un ménage (ou entreprise) c'est une forme d'ante-validation de la production à venir...  L'avantage relatif, dans la période,c'est que l'inflation pousse aux investissements productifs, plutôt qu'à la rente (aie! mon livret A...) 

Alors en pratique, en 2024 t'auras peut-être 4 milliard, en plus de 3 prévus (somme à titre d'exemple) si l'on trouve où les dépenser utilement... Ce n'est pas par ce que l'on a des sous, qu'il faut payer un avion à Dassault quand il fait un "caca nerveux"  :rolleyes:

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Il y a 11 heures, Patrick a dit :

Je suis d'accord mais avant tout ça, il faut avoir l'argent en question pour l'investir. Parce qu'on ne va pas financer tout ça avec de la dette!

T’es jamais content toi. T’aurais préféré une LPM au rabais ?

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Refaites vos calculs, la LPM est sur 7 ans (2024 > 2030 inclus), soit 59 milliards d'€ par an et non 69

le budget 2023 est de 44 milliards, il y a donc une sérieuse progression mais pas aussi énaurme ! Surtout avec des 10 % d'inflation par an et un explosage du cout des carburants

Clairon

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il y a 10 minutes, Clairon a dit :

Refaites vos calculs, la LPM est sur 7 ans (2024 > 2030 inclus), soit 59 milliards d'€ par an et non 69

le budget 2023 est de 44 milliards, il y a donc une sérieuse progression mais pas aussi énaurme ! Surtout avec des 10 % d'inflation par an et un explosage du cout des carburants

Clairon

Il faut enlever chaque année 10 Mds pour les pensions et 6 Mds pour la Dissuasion  

Il va rester à peu prés le même budget que cette année Soit environ 44 Mds par an. Les opex les opint et l'entrainement c'est environ 10 Mds.

Reste 34 Mds pour l'équipement et les infrastructures

Une bonne partie de l' infra defense est à refaire surtout si on doit monter en puissance avec la reserve.   

  

 

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