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EADS et BAE Systems vont créer le numéro un mondial de l'aéronautique-défense


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On va pas donner 40% des actions à BAE en échange d'une pure hypothèse de marché futurs... bref, du vent ! 

BAE n'apporte rien que des promesses démenties par les prospectives du marché du l'armement. Le Canada est plombé par le F-35, l'afrique du sud est un petit marché avec une forte concurrence défavorable à BAE, l'Australie achète USA et tous les gros contrats sont déjà signés. BAE se fait virer à coup de pieds au cul de tous ses marchés par l'oncle Sam qui vient même bouffer dans le ratelier du MoD british !

Manque plus que BAE nous vende la promesse de vente d'Eurofighter à l'Inde comme garantie...

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On va pas donner 40% des actions à BAE en échange d'une pure hypothèse de marché futurs... bref, du vent !  

BAE n'apporte rien que des promesses démenties par les prospectives du marché du l'armement. Le Canada est plombé par le F-35, l'afrique du sud est un petit marché avec une forte concurrence défavorable à BAE, l'Australie achète USA et tous les gros contrats sont déjà signés. BAE se fait virer à coup de pieds au cul de tous ses marchés par l'oncle Sam qui vient même bouffer dans le ratelier du MoD british !

Manque plus que BAE nous vende la promesse de vente d'Eurofighter à l'Inde comme garantie...

Si BAE (Londres) vend des avions de combat, ce sont des Typhoon et non des Eurofighter. ;)

Les allemands vendent des Eurofighter, voilà la nuance.

Si BAE est le n°1 mondial de la défense l'an dernier c'est qu'il vend quand même de part le monde beaucoup de ses produits en catalogue. =)

Alexandre, il serait bien que tu apprennes à modérer tes propos ou alors à mieux investiguer avant d'avancer certaines choses.

L'Australie n'achète pas explicitement aux USA, puisque leurs ravitailleurs viennent de Airbus military/EADS A330MRTT, les 24 Tigre ARH et 56 MRH90 sont des produits Eurocopter/EADS, leurs 2 BPE et leurs destroyers sont des produits Navantia...BAE grâce à l'acquisition de Tenix Defence , acteur australien de la défense, en 18 janvier 2008. L'acquisition fut finalisée le 27 juin 2008, faisant de BAE Systems Australia le premier acteur de la défense.

Donc possibilité de vente de l'obusier léger M777 à Canberra et l'Australie a encore des contrats d'armement à réaliser (sous-marins, ...)

Eurocopter vient de perdre le marché des 24 hélicoptères navals avec le NFH90.

Maintenant, aux USA cette fusion fait réfléchir.

Consolidation en vue aux États-Unis. La restriction des crédits accordés à la Défense aux États-Unis ainsi que le projet de fusion entre EADS et BAE Systems, ce dernier étant très présent sur le marché américain, incite les cinq producteurs d'armement, Lockheed, Boeing, Northrop, General Dynamics et Raytheon à s'interroger sur leur avenir. Une consolidation aiderait à diminuer les coûts de production. Pour autant, le Pentagone ne souhaite pas une érosion de la compétition entre ses fournisseurs.

19 septembre 12 - Financial Times.

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@Philippe : concernant l'Australie j'ai bien précisé que les gros contrats ont déjà été signés. Ce qui reste en perspective de vente futur est très réduit. Le gouvernement australien a indiqué à de nombreuses reprises qu'il souhaite des sous-marins américains.

BAE est impliqué dans de nombreux projets politiquement et financièrement risqués : F-35, Astute, CVF, Typhoon...

 

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Si BAE (Londres) vend des avions de combat, ce sont des Typhoon et non des Eurofighter. ;)

Les allemands vendent des Eurofighter, voilà la nuance.

Si BAE est le n°1 mondial de la défense l'an dernier c'est qu'il vend quand même de part le monde beaucoup de ses produits en catalogue. =)

Alexandre, il serait bien que tu apprennes à modérer tes propos ou alors à mieux investiguer avant d'avancer certaines choses.

L'Australie n'achète pas explicitement aux USA, puisque leurs ravitailleurs viennent de Airbus military/EADS A330MRTT, les 24 Tigre ARH et 56 MRH90 sont des produits Eurocopter/EADS, leurs 2 BPE et leurs destroyers sont des produits Navantia...BAE grâce à l'acquisition de Tenix Defence , acteur australien de la défense, en 18 janvier 2008. L'acquisition fut finalisée le 27 juin 2008, faisant de BAE Systems Australia le premier acteur de la défense.

Donc possibilité de vente de l'obusier léger M777 à Canberra et l'Australie a encore des contrats d'armement à réaliser (sous-marins, ...)

Eurocopter vient de perdre le marché des 24 hélicoptères navals avec le NFH90.

Maintenant, aux USA cette fusion fait réfléchir.

19 septembre 12 - Financial Times.

Les exemples que tu donnes montrent bien qu'on n'a pas besoin de s'appeler BAe pour vendre en Australie ;)

Le M777 c'est très bien comme produit, mais ça ne fait pas rêver non plus.

Tu es sûr de ton coup pour BAe n°1 mondial de la défense? Lockheed doit être devant...

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La défense change la donne du top 100 de l'aéronautique 2012

Chute la plus significative et preuve des coupes drastiques dans les budgets de la défense américain et européen : la dégringolade du britannique BAE Systems, futur potentiel allié d'EADS si leur projet de fusion aboutit en octobre, de la 8e place du top en 2010 et 2011, à la 15e place en 2012.

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http://www.zonebourse.com/barons-bourse/Serge-Dassault-102/actualites/Meme-face-a-EADS-BAE-Dassault-restera-incontournable--15219086/

Même face à EADS-BAE, Dassault restera incontournable

21/09/2012 | 08:05

Même face à l'émergence d'un géant issu d'une fusion entre EADS et BAE Systems , Dassault Aviation dispose encore de solides arguments à faire valoir pour rester durablement incontournable dans le secteur français de la défense, estiment des analystes et des experts du secteur.

Si elle se concrétise, la constitution du nouveau leader européen de l'aéronautique et de la défense pourrait entraîner une vague de consolidation entre les champions français, voire européens, du secteur dans laquelle Dassault Aviation aura forcément son mot à dire, soulignent-ils.

L'idée d'une fusion entre les deux équipementiers tricolores Safran et Thales refait ainsi surface. L'Etat détient 30% de Safran et 27% de Thales, dont Dassault Aviation est le deuxième actionnaire avec 26%.

"Si l'opération EADS-BAE se fait, cela poussera les autres à se regrouper, cela ferait un tel écart de taille ! La fusion Thales-Safran, c'est une bonne idée depuis 2000", note un dirigeant du secteur.

L'ensemble EADS-BAE afficherait un chiffre d'affaires plus de 72 milliards d'euros sur la base des résultats de 2011 contre 28 milliards pour Thales, Safran et Dassault Aviation réunis.

"Une logique de consolidation d'un ensemble Dassault-Thales-Safran sous le leadership de Dassault est difficile à concevoir, eu égard à la taille de Thales et Safran et au capital à mobiliser pour assurer le contrôle", note cependant Damien Lasou, responsable mondial d'expertise aéronautique et défense au sein du cabinet Accenture.

"Ceci dit, si Dassault Aviation peut avoir sa voix dans cet ensemble-là en tant qu'actionnaire minoritaire, cela reste intéressant".

Ce tsunami dans le secteur européen de la défense intervient cependant dans une phase délicate de l'histoire de l'avionneur, confronté à la perspective d'une double succession, celle de son PDG Charles Edelstenne qui devrait laisser son fauteuil début 2013 à l'âge de 75 ans et celle à venir de Serge Dassault, patron de la holding éponyme, âgé de 87 ans.

Dassault Aviation attend une véritable reprise du marché des avions d'affaires pour ses Falcon, qui reste cependant très rentable, mais peine à vendre l'avion de combat tricolore Rafale à l'étranger - même si l'Inde l'a présélectionné en janvier pour un appel d'offres géant.

"La question est s'il y a urgence ou pas à décider pour Dassault", note un expert. "Il est probable qu'ils attendent que la poussière soit retombée pour prendre leur décision, c'est plutôt leur style".

Le groupe pourrait trouver un appel d'air en envisageant de se rapprocher du brésilien Embraer, ce qui lui permettrait d'étendre sa gamme aux avions régionaux et de renforcer sa position au Brésil, voire en Inde, dans les avions de combat, ajoute-t-il.

MÉCANOS INDUSTRIELS

Dans la défense européenne, Dassault Aviation, dont EADS détient 46%, restera de toute manière un acteur incontournable pour les futurs générations d'avions de combat, avec ou sans pilote, souligne une source proche de l'avionneur.

"Tout le monde dit qu'on serait marginalisé en cas de fusion EADS-BAE, mais le dialogue se poursuivrait entre la nouvelle entité le moment venu d'abord sur les drones de combat et ensuite sur le futur avion de combat, cela ne change rien", souligne cette source.

"Si les Etats veulent qu'il y ait un drone du combat futur, nous serons une pièce maîtresse".

Une analyste que confirment plusieurs experts, même si le Rafale serait confronté à un Eurofighter renforcé par un actionnariat solidifié - EADS et BAE Systems détiennent ensemble 79% du consortium fabriquant le Typhoon, qui affronte l'avion tricolore dans les appels d'offres internationaux.

Incontournable dans l'industrie de la défense française dans laquelle il fédère une chaîne de fournisseurs, Dassault Aviation l'est aussi dans le mécano industriel du secteur à travers Thales, qui détient 35% du constructeur naval militaire DCNS et dont l'entrée au capital de Nexter, le constructeur du char Leclerc, a été envisagée sous l'ère Sarkozy.

"Thales se retrouve un peu tout seul face à un BAE Systems renforcé", note un analyste financier à Paris.

"Safran, en revanche, est probablement l'acteur qui est le moins touché de par sa position de motoriste civil pour Airbus - filiale d'EADS - et Boeing ", note le même analyste. "Cela peut lui donner des idées de retourner à l'assaut pour dépecer Thales. Mais Dassault ne laissera pas faire".

"Les trois groupes pourraient alors se mettre autour d'une table pour réfléchir à une sortie par le haut, quelque chose de sensé, pas simplement une offre hostile", ajoute-t-il.

Pour Aman Pannu, analyste chez Frost & Sullivan, l'effet domino ne se limitera pas au niveau des équipementiers de rang 1, qui traitent directement avec les grands clients finaux, mais devrait s'étendre aux équipementiers de rang 2 et 3.

DASSAULT AU CENTRE DE L'EUROPE

Cela pourrait être d'autant plus facilité par la volonté du nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de faire évoluer le secteur français et d'encourager la constitution d'une Europe de la Défense. Cela pourrait se traduire par un groupe EADS-BAE, mais aussi par un nouvel ensemble autour des champions français, parmi lesquels Dassault Aviation.

"Si on veut faire émerger un deuxième acteur européen capable de traiter plusieurs pays européens et mondiaux il va falloir ouvrir les portes", prévient Damien Lasou (Accenture).

"Faudra-t-il tisser des liens avec Finmeccanica et 'diluer' l'influence française au sein de ce deuxième acteur en incluant DCNS et des chantiers navals allemands ? C'est un scénario".

L'italien Finmeccanica est à la fois le troisième actionnaire de l'Eurofigher, du fabricant de missile MBDA dont EADS et BAE détiennent ensemble 75% et partenaire de Thales à travers leur coentreprise spatiale Thales Alenia Space.

"Un ensemble Thales-Safran-Dassault-Finmeccanica, cela semble industriellement intelligent, mais il faudrait trouver quelqu'un pour le diriger et des arguments pour que Dassault aide à la manoeuvre", résume l'analyste financier parisien.

Face à une Europe du Nord de la défense représentée par EADS-BAE pourrait ainsi émerger une Europe du Sud, avec Dassault Aviation comme pivot entre les deux. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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Disons que si ca se fait, EADS BEA va devenir la principale préoccupation de Boeing et des autres, pendant qu'ils seront en pleine bagarre,  paradoxalement je vois bien Thales, Safran et les autres continuer à faire leur affaires en Inde et ailleurs avec une plus grande liberté d'action.

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@Philippe : concernant l'Australie j'ai bien précisé que les gros contrats ont déjà été signés. Ce qui reste en perspective de vente futur est très réduit. Le gouvernement australien a indiqué à de nombreuses reprises qu'il souhaite des sous-marins américains.

BAE est impliqué dans de nombreux projets politiquement et financièrement risqués : F-35, Astute, CVF, Typhoon...

 

Non pour la sous-marinade Canberra prospecte surtout au Japon, en Corée du Sud et en Europe avec DCNS et HDW...Que les systèmes d'armes soient ensuite américains, c'est normal ils sont habitués mais il ne faut pas oublier que l'Australie nous a acheté des Torpilles MU90.

Et si DCNS avait vendu des BPC ou FDA, Canberra aurait problement voulu aussi des SDC US...Navantia équipe les 3 destroyers Hobart américain.

Les américains ne développent pas des sous-marins AIP/MESMA.A moins que l'Australie opte pour le tout nucléaire mais là 12 SNA/SSN c'est un très très gros budget d'au moins 17 milliards d'€

Londres n'a pas encore commandé le dernier SSN Astute, le septième, les 6 autres sont construits, les premiers en tests et développement.

Comparativement, Paris n'a commandé pour l'instant que 3 SNA Suffren, sur 6.

CVF, eux les 2 ils sont lancés, construits et vers 2015, le premier le HMS Queen Elisabeth sera en essai.Il manquera plus que les avions embarqués  :lol:

Pour le F35 comme dit Charles c'est TINA.  :lol:

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EADS-BAE Systems : la défense en questions Le Financial Times analyse le projet de fusion entre les deux groupes sous forme de "Q&A". Pourquoi cette fusion ? Qu'apporte-t-elle à chacun des groupes ? Quels sont les acteurs en présence ? Comment se positionnent la France et l'Allemagne ? Conséquences pour les Britanniques ? Le quotidien apporte également un éclairage sur les relations que le groupe constitué pourrait entretenir avec les Etats-Unis. A lire aussi dans Les Echos, l'analyse sur le thème "EADS-BAE Systems : une chance pour l'Europe de la Défense".

21 septembre 12 - Financial Times - Les Echos.

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BAE Systems a plus à gagner que EADS dans une fusion...

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20120921trib000720713/bae-systems-a-plus-a-gagner-que-eads-dans-une-fusion.html

Avec son rachat par EADS, BAE Systems s'offre un avenir à long terme. Le groupe britannique va profiter des investissements massifs du groupe européen dans l'aéronautique. Le britannique va également s'abriter sous le très imposant carnet de commandes d'EADS (550 milliards d'euros).

A qui profite la fusion BAE Systems/EADS ? Au groupe britannique principalement. Même EADS le dit sans le dire. "C'était l'occasion ou jamais de faire cette opération", évoquent souvent des sources proches du dossier. En dépit d'un rachat par EADS qui devra payer une prime de contrôle - d'où cette parité 60-40 -, BAE Systems et ses salariés s'achètent finalement un très joli avenir industriel et commercial en se jetant dans les bras du groupe européen. Car EADS a continué à faire l'effort d'investir dans le renouvellement de la gamme Airbus (A380, A350, A400M), des hélicoptères avec les prototypes X2 (successeur du l’Ecureuil), X3 (démonstrateur d’un hélicoptère hybride),  X4 (successeur du Dauphin), X6 (successeur du Super Puma), et enfin des satellites (Astrium). Ce qui permet au groupe européen d'afficher un très impressionnant carnet de commandes de 551,7 milliards d'euros à fin juin 2012 contre... à peine 50 milliards d'euros pour BAE Systems.

EADS, un rééquilibrage des activités civiles et militaires

Bien sûr, EADS a quelques intérêts dans ce rapprochement. En cas de succès, cette opération lui permettrait notamment de rééquilibrer ses activités civiles et militaires (Airbus représentait encore 67 % du chiffre d'affaires d'EADS fin 2011 et 63,4 % sans Airbus Military), de se renforcer très sérieusement aux Etats-Unis où BAE Systems réalise environ la moitié de son chiffre d'affaires et enfin de profiter du florissant cash-flow dans les activités services récurrentes du groupe britannique dans la défense. Mais en terme de programmes, BAE Systems offre beaucoup moins de perpectives à long terme que EADS en raison de moindres investissements.

BAE Systems en retrait dans l'aéronautique de combat

Le groupe britannique continue de jouer un rôle important dans l'aviation de combat. Mais avec un bémol. En partenariat avec EADS (46 % du programme Eurofighter Typhoon), BAE Systems (33 %) a développé cet avion de combat, qui a été souvent battu par le Rafale... En revanche l'avion d'entrainement Hawk, qui a été modernisé, est bien sorti des bureaux d'études de British Aerospace (devenue BAE Systems)... au début des années 70. Enfin, BAE Systems est partenaire dans le programme américain F-35, qui accumule les déboires technologiques... et financiers. Pas de quoi pavoiser pour un groupe qui était leader dans les années 70 dans l'aéronautique de combat.

BAE Systems touché par les retraits d'Irak et d'Afghanistan

Dans le domaine terrestre, BAE Systems Land and Armaments a pris une ampleur à partir de 2004 à la suite de rachats de deux entreprises, l'une britannique (Alvis Vickers), l'autre américaine (United Defence Industries). Aujourd'hui, BAE Systems fabrique notamment pour le compte de l'armée britannique le char de combat Challenger II, l'obusier M777 howitzer et le véhicule de commandement et liaison Panther. Il fournit à l'armée américaine entre autres les véhicules de combat de la famille Bradley (M2 et M3). Des activités qui vont décliner avec la décision des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne de se retirer d'Irak et d'Afghanistan... à l'exception d'un nouveau conflit projetant des forces terrestres. Enfin, les grands projets navals comprennent les sous-marins nucléaires de classe Astute, qui ne sont pas exportables, ainsi que, au travers de BVT Surface Fleet, le destroyer anti-aérien type 45 ainsi que les porte-avions de classe Queen Elizabeth. BAE Ssytems produit aussi le Mark 41 Vertical Launching System, un système de lancement vertical employé notamment par la US Marine.

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Daimler critique sur la fusion EADS-BAE

Daimler, actionnaire de premier plan d'EADS, voit d'un oeil critique la valorisation retenue dans le cadre du projet de fusion entre EADS et BAE Systems, a dit aujourd'hui une source proche du dossier.

"La réaction sur les marchés financiers illustre que la valorisation économique de l'accord est accueillie avec des réserves. Daimler en a également", a précisé la source.

Daimler, qui détient directement 15% EADS et dispose de 22,5% des droits de vote du groupe, s'est refusé à tout commentaire. EADS est contrôlé par un partenariat entre Daimler et une partie française détenant également 22,5% des droits, où figurent l'Etat (15%) et Lagardère (7,5%).

EADS, la maison mère d'Airbus, et le groupe britannique BAE Systems ont annoncé la semaine dernière discuter d'un rapprochement qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense, un projet motivé notamment par la baisse des dépenses de défense en Europe et aux Etats-Unis.

Les actionnaires actuels de BAE détiendraient 40% du capital du nouvel ensemble et ceux d'EADS les 60% restants. Les analystes interrogés par Reuters ont estimé cette parité trop favorable à BAE compte tenu des perspectives beaucoup plus positives sur le titre EADS.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/21/97002-20120921FILWWW00721-daimler-critique-sur-la-fusion-eads-bae.php

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L'article de Ruello dont parle Merchet... Une des rare vision pro fusion

Le point de départ semble bien être l’échec de l'Eurofighter en Inde...

S 'il existe une chance de construire un avion de combat de prochaine génération en Europe, au-delà des actuels Eurofighter et Rafale, alors un rapprochement de ce type la rendrait encore plus réelle ! » En répondant par courriel mercredi aux questions que se posent les salariés d'EADS sur le projet de mariage avec BAE Systems, Tom Enders ne s'est pas contenté de vanter ce qui, à ses yeux, constituerait, si elle aboutit, « l'union parfaite ». Angela Merkel et François Hollande, qui se rencontrent demain, auront d'ailleurs tout loisir de vérifier le propos. Non, le patron allemand du groupe aéronautique est allé plus loin. Bien plus loin, puisqu'il n'a pas hésité à se poser comme l'artisan de ce qui paraît mission impossible aux yeux de bien des observateurs du secteur : la réunification de l'aéronautique militaire européenne ! Et tant pis si, en lisant le courriel, Charles Edelstenne, le rugueux patron de Dassault, a dû s'étouffer de rage.

Si l'on met le suédois Saab de côté, l'Europe des avions de combat est divisée en deux camps qui se livrent une lutte terrible lors des rares appels d'offres internationaux. D'un côté, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, unis depuis les années 1980 dans le consortium Eurofighter, derrière lequel on trouve leurs champions industriels EADS, BAE et Finmeccanica. L'appareil a été conçu en pleine guerre froide, essentiellement pour mener des missions de chasse contre les flottes soviétiques. Pour des raisons politiques, industrielles et opérationnelles, la France a fait défection, préférant confier à Dassault le développement d'un avion multirôle, le Rafale, capable de mener des missions de reconnaissance, de combat aérien ou encore d'attaque au sol.

Plus de vingt ans après, les faits semblent donner raison au village gaulois. La victoire du Rafale pour le contrat du siècle en Inde, qui a suivi ses sorties très remarquées en Libye, montre que la mode est aux avions sachant tout faire. De son côté, l'Eurofighter enchaîne les déconvenues commerciales, tandis que Londres, Berlin et Rome se font tirer l'oreille pour financer sa transformation en chasseur multirôle. Pis, en signant le traité de Lancaster House fin 2010, Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont mis d'accord pour que la France et le Royaume-Uni commencent à plancher sur la génération suivante. Arrivé au pouvoir, François Hollande n'y a rien trouvé à redire puisque les ministères de la Défense des deux pays ont confié des premières études au tandem BAE-Dassault. Laissant par là même les Allemands sur la touche...

C'était sans compter avec « major Tom ». Si le patron d'EADS s'est embarqué dans la mégafusion avec BAE, c'est d'abord et avant tout parce que, stratégiquement, il veut équilibrer activités civiles et militaires, et s'implanter durablement aux Etats-Unis. Airbus représente aujourd'hui près de 70 % du chiffre d'affaires et 80 % du carnet de commandes du groupe. Avec BAE, qui ne fait que dans le kaki, dont une grosse part outre-Atlantique, le pari serait gagné.

Dans ce grand dessein, les avions de combat ne constituent qu'un paramètre, mais un paramètre clef de l'équation. Il est d'ailleurs symptomatique, si l'on en croit l'histoire officielle, de noter que tout est parti fin mai d'une réunion sur l'Eurofighter. A ce jour, peu de détails ont émergé de cette rencontre. Son objectif, en revanche, n'a échappé à personne : instruits des raisons de l'échec de la campagne indienne, les responsables de BAE et d'EADS cherchaient à améliorer le fonctionnement du consortium Eurofighter, dont ils détiennent 33 % et 46 % respectivement. Chemin faisant, les deux industriels se sont découvert bien des atomes crochus, au point de se lancer dans un projet de fusion en bonne et due forme.

Tom Enders n'a donc pas entièrement tort quand il affirme que, si le projet de fusion aboutit, l'Europe aura plus de chance de bâtir un seul remplaçant à l'Eurofighter et au Rafale. Paris et Londres ont fait le premier pas, il « suffit » demain que Berlin mette au pot en finançant sa part d'études. Au risque sinon de se voir marginalisé, Dassault sera bien obligé d'intégrer cette « sainte alliance », quitte à se résoudre à travailler avec EADS, l'ennemi tant méprisé. Et pour compléter la photo de famille, on trouvera bien une place aux Suédois, qui, eux aussi, s'y connaissent en avions de combat...

Si la prophétie de Tom Enders se réalise, les responsables politiques européens pourront alors lui tirer un grand coup de chapeau. Depuis plus de dix ans, ils n'ont que l'Europe de la défense à la bouche (surtout en France), mais pour des résultats très décevants. Faute avant tout d'une diplomatie commune aux 27 Etats membres. Faute aussi d'une volonté politique affirmée. En 2008, lors de la présidence française de l'Union européenne, Paris se faisait fort de bouger les lignes, en privilégiant des projets concrets avec les autres Etats membres. Sans succès. Réaliste, Nicolas Sarkozy a alors privilégié un rapprochement avec le seul Royaume-Uni. Pas illogique après tout, car les deux pays restent les dernières puissances militaires qui comptent encore sur le Vieux Continent. Et puis, n'en déplaise à ses détracteurs, le traité de Lancaster House a eu l'immense mérite de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Depuis, le gouvernement Hollande essaie de l'élargir en multipliant les initiatives bilatérales avec l'Allemagne, la Pologne, l'Italie ou l'Espagne. Mais tout cela reste évanescent. Les résultats concrets, s'il y en a, ne seront pas visibles avant des années, d'autant que l'argent manque cruellement pour lancer des coopérations structurantes.

De ce point de vue, le projet de fusion EADS-BAE est salutaire. Sans en être en quoi que soit à l'origine, Paris, Berlin et Londres ont une chance historique de faire progresser le volet industriel de l'Europe de la défense d'un pas de géant : que Hollande, Merkel et Cameron bénissent le mariage et ils faciliteront la consolidation de l'une de ses filières les plus stratégiques. L'aéronautique militaire ne constitue pas toute l'Europe de la défense, mais ce serait déjà beaucoup.

http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0202277446177-eads-bae-une-chance-pour-l-europe-de-la-defense-364447.php

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 Un peu plus d'une semaine après l'annonce de cette éventuelle fusion EADS-BAE suivi d'une forte dégringolade du cours de bourse les deux premiers jours ces quelques avis négatifs font du bien et comme le souhaite JDM, qu'un débat public ordonné se tienne!!!

 Si on se réfère à l'étude de PWC l'aéronautique civile a le vent en poupe et au détours des articles de la presse UK l'absence de BAE dans ce secteur depuis la vente de ses participations dans Airbus semble inquiéter.

 A l'heure actuelle les positions Britanniques sont bonnes et le pays est un acteur important du secteur mais qu'en sera il pour la prochaine génération d'avion?

 Au travers de cette fusion il se pourrait que BAE vise une reprise de contrôle sur Airbus via EADS, le but étend de pérenniser sur le long terme la présence des sites de productions d'Airbus au RU ainsi que de la position du motoriste R&R et des équipementiers Cobham et GKN.

 En effet, la rupture de l'architecture globale du remplacent de l'A320 avec l'actuelle pourrait rebattre nombre de carte et faire de gros perdants chez ceux incapable de concevoir un avion de A à Z!!!

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L'article de Ruello dont parle Merchet... Une des rare vision pro fusion

Qui omet totalement les points qui font débat:

- la gouvernance: on arrive là dans le débat sur la place des Etats dans la décision au sein d'un tel acteur hypothétique du secteur, et là y'a clairement des arpenteurs de CA professionnels qui veulent pas de l'Etat dans ce qui n'est pourtant pas un secteur commercial comme les autres

- la vision qui sous-tend cette gouvernance: la direction de BAE n'a pas vraiment démontré sa capacité à agir dans l'intérêt national, au point d'y sacrifier pas mal de sa capacité à gérer l'avenir. L'intérêt des Etats, qui offrent beaucoup de choses à de telles boîtes (accès privilégié à des technologies et à des marchés "sécurisés", cofinancements de programmes....) n'est tout simplement pas le même qu'un tel géant: les Etats seraient à la merci d'un tel fournisseur unique qui lui n'obéirait, si la fusion se faisait aux conditions de BAE, qu'aux intérêts décidés dans un conseil d'administration qui ne vise que des profits, et, l'histoire récente le prouve, des profits de court terme. Le "pont" entre la vision "d'arsenal" dont les Etats ont besoin et celle de profitabilité (parfois immédiate) à laquelle les entreprises répondent ne semble plus si évident à construire. L'Etat britannique a t-il réellement bénéficié de l'évolution de BAE ces 20 dernières années? A t-il gagné ou plutôt perdu? C'est peut-être aussi la question à se poser, parce que la réunion des 2 entités placeraient les Etats participant face à une évolution similaire.

L'article semble exclusivement obnubilé par l'idée de créer ce "pion" industriel abstrait en négligeant complètement la question simple de savoir pour qui ce pion roulerait et, par rapport aux intérêts des Etats, comment il mènerait sa barque. C'est un peu tout le point: l'Etat doit rester le grand décideur dans un secteur pareil, et avec un système de production privé, cela ne peut être que s'il y a un minimum de concurrence au sein du même turf. L'industrie européenne de la défense, si elle veut voir le jour, ne peut se permettre d'avoir un seul acteur, comme elle ne peut se permettre d'en avoir trop.

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L'article semble exclusivement obnubilé par l'idée de créer ce "pion" industriel abstrait en négligeant complètement la question simple de savoir pour qui ce pion roulerait et, par rapport aux intérêts des Etats, comment il mènerait sa barque.

+10.

Il ne peut y avoir que la seule pure logique industrielle dans ce domaine.

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+20 sur le post de Tancrède :)

Par contre, ça passe coté britannique:

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/d12f2050-03de-11e2-9322-00144feabdc0.html#axzz278QQ9J3o

David Cameron is prepared to champion the €38bn combination of BAE Systems and EADS, after being convinced the deal would benefit the British defence company and the wider British economy.

The prime minister is “broadly supportive” of the deal, according to political insiders, and sees no insurmountable barrier to BAE’s proposed link up with the European aerospace giant: “He sees the commercial logic,” said one.

Mr Cameron is also prepared to explain the deal to President Barack Obama, in an attempt to reassure the US that the deal would not undermine BAE’s close relationship with the Pentagon or compromise its military secrets.

Although Mr Cameron has not yet intervened in the matter, the pace of diplomatic activity will escalate after Angela Merkel, German chancellor, and French president Francois Hollande discuss the proposed merger on Saturday.

Mr Cameron is likely to discuss the issue with Ms Merkel and Mr Hollande in the coming days, officials say, focusing in particular on national security and the merged company’s governance structure.

If Mr Cameron is satisfied with the outline of the deal, British officials expect he would then endorse the merger in a conversation with Mr Obama.

EADS and BAE, Europe’s biggest civil aerospace and weapons manufacturers respectively, want to create a European rival to Boeing of the US. EADS, owner of Airbus, would control 60 per cent of the combined company, and BAE the remainder.

Although some MPs in Mr Cameron’s Conservative party are hostile to the deal because it will strengthen ties with Europe, the prime minister believes it will help BAE ride out peaks and troughs in the defence procurement cycle.

Sir Jeremy Heywood, Mr Cameron’s top civil servant, is co-ordinating the government’s response to the proposed deal. Sir Jeremy is former head of UK investment banking at Morgan Stanley, which is advising BAE Systems on the deal. Bernard Gray, head of procurement at the Ministry of Defence, is also closely involved.

The deal has raised the prospect that Vince Cable could be called on to address its potential public interest concerns, in which case the business secretary can instruct the Office of Fair Trading to investigate it.

Mr Cable would then have to decide whether to clear the merger, refer it to the Competition Commission or clear it in return for certain divestments and guarantees. He was given a similar quasi-judicial role over Rupert Murdoch’s proposed takeover of broadcaster BSkyB two years ago, but had to step down after his impartiality was questioned.

While in opposition, Mr Cable was fiercely critical of BAE over allegations of bribery by the defence group. In 2010 the company pleaded guilty to charges of false accounting and making misleading statements.

J'aimerais que vous fassiez bien attention à ce qui est mis en gras dans cet article. Le conseiller de Cameron sur le dossier est un ancien président de la branche UK de la banque d'affaires Morgan Stanley. Je me demande qui conseille JY De Drian & notre président... certainement pas des spécialistes du monde de la finance. Cela montre bien que les britanniques sont concentrés sur un objectif bien précis dans cette affaire et c'est certainement pas la naïve Europe de la Défense...

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Un gros actionnaire de BAE pas content du tout:

Investor ire over BAE

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/eed14e84-03c1-11e2-9322-00144feabdc0.html#axzz278QQ9J3o

The quaint town of Henley-on-Thames, well known for its regatta, is not usually associated with the bruising business of multibillion-euro mega-mergers and City deal-making.

Yet the pretty market town, on one of the most beautiful stretches of the river Thames west of London, could play a decisive role in the success or failure of the €38bn merger planned between BAE Systems, the UK defence company, and EADS, Europe’s biggest civil aerospace group.

Henley is the headquarters of Invesco Perpetual, the UK arm of Invesco Asset Management of the US, one of the biggest money managers in the world and BAE’s largest investor with 13 per cent of the company’s shares. It is possible that size of holding could be enough to block the deal.

Neil Woodford, the company’s head of UK equities and a 30-year veteran in the stock-picking game, has held BAE’s shares for 25 years off and on and knows the company better than most.

And he is not happy, say bankers familiar with the deal.

Like many other big investors in both companies, he was angered by last week’s leak, which took them all by surprise, and is now concerned that a merger would not deliver synergies, or cost cuts, that would boost returns. There are also serious worries over government interference in the proposed new company, given the history of French and German behaviour at EADS.

David Cumming, head of equities at Standard Life Investments and one of the few big investors to make a public statement, says: “It is a difficult deal politically because you’ve got political issues, not just Germany and France but also the UK [which will all have a say in the company], so we’re relatively sceptical.”

A senior City banker adds: “No one saw this coming and that has upset a lot of people. The leak sparked a frantic round of meetings with investors in both BAE and EADS and Henley was the first destination for Ian King [bAE chief executive].

“We’ve been told that the meeting between Neil and King lasted several hours and got quite heated. Neil is a feisty character, who you don’t want to get on the wrong side of.”

An equity strategist at a rival UK fund manager says: “Neil looks like an SAS soldier rather than a fund manager, with his muscular build [he works out twice a week] and cropped hair. You wouldn’t want to fight him verbally or physically. I suspect he gave Ian King a tough time.”

Other top 10 BAE investors share Mr Woodford’s concerns. “I suspect Neil’s worries are the same as ours,” says one. “We want to know about synergies, both now in cost cuts and future synergies: will a new merged company boost growth and profits? We also want to know whether this company will be run strategically or commercially. From a strategic perspective it may make sense but commercially we are not sure whether it will make money for our investors.”

For BAE shareholders, the main concerns centre on long-term prospects for dividend yields, as well as political interference.

Investors who have bought BAE shares have mainly done so for the relatively high dividend yield of 5.5 per cent, which compares with 1.7 per cent for EADS.

For EADS shareholders, worries are more about aligning themselves with what some say is an “inferior company” that will not necessarily open up the big US defence market where BAE has 40 per cent of its business.

“We have already offloaded our shares,” says one big EADS shareholder. “We don’t like the idea of combining a commercial aerospace company with a defence company. EADS is diluting the commercial aviation story, which is a good one, with a defence story, which is a bad one.”

These concerns are reflected in the share prices. EADS shares have dropped 13 per cent since the leak of the deal on September 12, while BAE shares – which should have benefited a lot more from the merger talk because it is the smaller target company – have risen a modest 3.5 per cent. A positive reaction would have been about 15 per cent, say investors.

There are clearly doubts, therefore, among investors in London, Paris and Edinburgh, where many of the biggest shareholders are based, as well as Henley.

“For now, we are undecided on whether we support this deal because the management and governments have not provided answers on some key questions,” says one big BAE shareholder. “We would like those answers soon but I don’t think we will get them soon. This is going to drag on.”

The initial deal deadline of October 10, set by the UK takeover panel, is unlikely to be met, if this week’s meetings and the mood of many investors is a guide, he says.

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Offrir 40% des parts a BAE est une trahison envers la France.

C'est une trahison car la France ne peut se contenter de jouer un second rôle vis-à-vis des britanniques.

C'est une trahison envers le futur aéronautique et indutriel européen. On demandera un rendement de + de 12% pour satisfaire les anglo-saxons qui n'auront aucune pitié à revendre leur part lorsque le groupe aura perdu des parts de marchés à cause d'un sous investissement chronique.

C'est une trahison envers les contribuables qui ont accepté de financer les grands projets d'EADS depuis ses débuts et qui continuent d'accepter une rentabilité relativement faible afin d'assoir sa domination.

Le risque majeur est le rachat de BAE par un américain. Je propose de prendre ce risque, d'attendre 10 ans (rien ne presse, il y a peu de synergies entre EADS et BAE), de laisser BAE perdre de sa superbe et de retenter la fusion en leur laissant 20%. Sinon de Gaulle doit se retourner dans sa tombe par notre manque d'ambition.

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Offrir 40% des parts a BAE est une trahison envers la France.

C'est une trahison car la France ne peut se contenter de jouer un second rôle vis-à-vis des britanniques.

C'est une trahison envers le future aéronautique et indutriel européen. On demandera un rendement de + de 12% pour satisfaire les anglo-saxons qui n'auront aucune pitié à revendre leur part lorsque le groupe aura perdu des parts de marchés à cause d'un sous investissement chronique.

C'est une trahison envers les contribuables qui ont accepté de financer les grands projets d'EADS depuis ses débuts et qui continuent d'accepter une rentabilité relativement faible afin d'assoir sa domination.

Le risque majeur est le rachat de BAE par un américain. Je propose de prendre ce risque, d'attendre 10 ans (rien ne presse, il n'y a aucune sinergies entre ces groupes), de laisser BAE perdre de sa superbe et de retenter la fusion en leur laissant 20%. Sinon de Gaulle doit se retourner dans sa tombe par notre manque d'ambition.

+1. Cette fusion aux conditions annoncées est très mauvaise, voire catastrophique à terme, pour l'économie française. Personne de sensé ou d'honnête ne peut dire le contraire.

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Il y a probablement quelques détails que nous ne connaissons pas. Même s'il semble évident que 40% pour BAe c'est énorme. On verra déjà quand les chiffres seront affinés si les 40 sont toujours présents.

Bref, ceci aura simplement pour mérite - à mon sens - de sacrément accélérer les discussions en France entre Thalès, SAFRAN, et DA, ainsi que les deux autres zigotos du Naval et du Terrestre. On ne travaille jamais mieux que lorsqu'on est dos au mur... Et personne en France n'acceptera d'être un second couteau des "casques à pointes" ou des "goddons". Le jour où le grand soir arrivera pour l'industrie unifiée Européenne, Français et Italiens gagneront à être prêt. Gageons que cette petite piqûre de rappel suffira, et que dans quelques années lorsque les discussions auront réellement lieu entre les états, notre position ne sera pas si dégueulasse.

Actuellement, la seule carte à jouer pour les dirigeants Français est de pourrir le débat en pleurant contre ces satanés Anglais et Allemands qui méprisent le reste de l'Europe, Scandinaves et latins en tête, tout en ayant l'air motivé par l'idée d'unifier enfin nos industries. Mais ne nous y trompons pas, si le gouvernement Français ne veut pas, ça ne se fera pas. Si ça se fait, alors nos dirigeants seront totalement coupable.

D'ici là, soyons fiers de devenir le Héraut des pays Européens oubliés, et de les unir tous dans NeuroN, ça paiera plus tard.

(D'ailleurs sauf erreur PZL appartient désormais aux Italiens, voir même à BAe?, on pourrait aussi appuyer nos amis de l'est Européens "si proche de l'Allemagne, si loin de la France" pour créer une alternative viable foutant en l'air l'idée EADS/BAe.)

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