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Crise financière mondiale [info only]


debonneguerre
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En anglais, une charge sur la politique Monti.

Vite résumé, ca donne, la seule qui a fait la loi sur les taux des OAT italiennes, c'est la BCE.

Toutes les louanges dont on a gratifié la politique de Monti sont des bullshits, les marchés n'ont d'yeux que pour Draghi.

C'est le serpent qui se mord la queue, Monti a fait ce que la BCE lui demandait pour que celle ci déploie les programmes d'OMT, il est vrai que le LTRO visait les banques et pas les états mais que cela a indirectement bénéficié aux OAT, => transfert du risque bancaire sur la BCE.

The Biggest Lie They Keep Telling Themselves In Europe

http://www.businessinsider.com/the-biggest-lie-they-keep-telling-in-europe-2013-2

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Un article de Bloomberg suite aux élections italiennes.

Casse gueule des indices boursiers et remontée des taux de financement de l'état italien.

Italian Stocks Sink After Election as Debt Costs Surge

On notera ceci :

Italy, the world’s third-biggest debtor after the U.S. and Japan, is in its fourth recession since 2001.

L'Italie, la troisième dette dans le monde aprés les US et le Japon.

La suite

http://www.bloomberg.com/news/2013-02-26/italian-stocks-sink-most-in-six-months-after-election.html

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Retour du Fiscal Cliff US

Avant :

Si le Congrès ne se met pas d'accord d'ici jeudi soir pour réduire le budget de l'Etat, des dépenses seront automatiquement réduites. Des coupes qui ont de grandes chances d'intervenir... avec des conséquences limitées.

Les mois passent et les dates limites se multiplient. Le 31 décembre, le Congrès américain avait voté un accord à minima pour réduire son budget. Les hausses d'impôts avaient été décidées. Mais il avait reporté de deux mois les décisions à prendre sur les coupes budgétaires.

85 milliards de dollars de coupes cette année

Arrive donc, vendredi 1er mars, la nouvelle date fatidique. Si républicains et démocrates ne s'accordent pas sur les moyens de réduire le déficit budgétaire, les dépenses de l'Etat seront automatiquement amputées de 85 milliards de dollars sur l'année budgétaire en cours - qui s'arrête au 30 septembre - et d'un total de 1.200 milliards de dollars sur dix ans.

Le budget de la défense sera le plus touché, avec 492 milliards en moins sur dix ans. Les dépenses discrétionnaires (tout ce qui ne touche pas les retraites ou la santé : la construction, l'entretien des routes, les douanes,...) subira la seconde plus grosse coupe ("sequester" ou "sequetration" en anglais). En comparaison, fin décembre, le "fiscal cliff" (la falaise fiscale), menaçait d'une baisse des dépenses de 100 milliards de dollars et d'une hausse des impôts pour 500 milliards d'euros sur l'année. Cette baisse des dépenses de 85 milliards d'euros inquiète moins aujourd'hui.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130228trib000751274/les-etats-unis-menaces-par-des-coupes-budgetaires-automatiques.html

Aprés :

CMC Markets: la résurgence du Fiscal Cliff pourrait secouer les places boursières

(AOF / Funds) - Après l'hypothèse du retrait du dispositif d'assouplissement quantitatif de la Réserve Fédérale, les investisseurs y voient plus clair sur les intentions de la banque centrale américaine, souligne CMC Markets. Ben Bernanke a maintenu la politique non conventionnelle de la Fed, conditionnée à la situation sur le front du chômage américain. Un parti pris salué hier par les marchés, également soutenus par la réussite de l'émission obligataire italienne et des résultats d'entreprises plutôt encourageants.

"Mais attention, la résurgence du Fiscal Cliff U.S. pourrait secouer de nouveaux les places boursières", prévient l'analyste.

La suite :

http://www.boursorama.com/actualites/cmc-markets-la-resurgence-du-fiscal-cliff-pourrait-secouer-les-places-boursieres-b8bc9ce8543d6791f4384dc078d1d20f

Même constat de Fiorantino :

http://www.monfinancier.com/bourse/info-et-actu-bourse-valeurs-et-marches-c6/points-marches-r26/vers-une-legere-correction-des-marches-avec-le-fiscal-cliff-13064.html

C'est étonnant je trouve cette information peu commentée sur la toile.

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Pourquoi Keynes ne marche pas:

Les dépenses publiques ne sont pas la solution, elles sont le problème.

Par Pierre Chappaz.

À tout propos on entend parler d'un étrange phénomène : le multiplicateur keynésien. Un phénomène bien utile pour les gouvernements dépensiers, car il s'agit ici de justifier l'accroissement (ou la non-réduction) des dépenses publiques et de la dette. Si vous ne savez pas encore ce dont il s'agit je vous propose la définition de ce miracle économique trouvée sur wikipedia.

La multiplication des pains par 5

Voici comment wikipedia démontre que quand l’État dépense 100 euros, cela accroit le revenu national de... 500 euros. Un vrai miracle.

100 euros dépensés par l'État donnent lieu à une commande du même montant, qui va accroître le revenu du bénéficiaire. Revenu qui sera à son tour utilisé en dépense ou en épargne. Si le taux d'épargne du bénéficiaire est de 20%, ces 100 euros vont générer une nouvelle dépense de (100-20)= 80 euros. Cette somme est aussi utilisée par son bénéficiaire, qui peut aussi - après avoir épargné 20% - dépenser (80 - 16) = 64 euros. Et ainsi de suite... jusqu'à épuisement de l'effet : les sommes redistribuées à chaque stade s'amenuisent pour tendre vers zéro.

Au bout du compte, on constate que 100 euros de dépense publique provoquent un accroissement du revenu national plus important ( d'où l'idée de multiplication ) que la dépense initiale. Le montant de cet accroissement, sur une période infinie, est donné par la formule :[...]"

Après ça, on se demande bien pourquoi il faudrait réduire les dépenses publiques... n'est-ce pas ? Dépensons, dépensons, et la multiplication keynésienne créera la richesse. Un doute surgit néanmoins : dans ces conditions, comment se fait-il que les pays champions de la dépense publique ne soient pas les plus riches ?

[...]

https://www.contrepoints.org/2013/03/01/116642-les-mauvais-calculs-du-multiplicateur-keynesien
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Cela peut faire réfléchir :

"une explication, donnée par Pascal Lamy, le patron de l’OMC : « En 2012, il s’est produit une chose historique : pour la première fois dans l’histoire du monde, les pays développés ont produit moins que les pays en développement. » .....

Clairon

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GEAB N°72 est arrivé ! Crise systémique globale - Second semestre 2013 : La réalité ou l’anticipation de l’effondrement du Dollar oblige le monde à se réorganiser sur de nouvelles bases.

De même que la crise de l’Euro a poussé l’Europe à moderniser et à adapter aux enjeux du XXI° siècle sa gouvernance économique et financière, la terrible crise du Dollar US va obliger la planète à transformer l’ensemble des structures de gouvernance mondiale, en commençant bien sûr par le système monétaire international pour calmer la tempête qui s’apprête à frapper les monnaies.

Selon nos anticipations, cette réorganisation, qui ne commencera à se concrétiser qu’avec le G20 de Septembre, risque malheureusement de se faire dans la précipitation puisque notre équipe prévoit les premiers grands effrois quant au Dollar pour la période mars-juin 2013.

Une phrase d’Antonio Gramsci (1) décrit magnifiquement la longue période de transition dangereuse que nous vivons actuellement : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Cette période va enfin s'achever mais les monstres s'agitent encore.

Sans surprise, l'un des puissants facteurs qui vont accélérer la perte d'influence des États-Unis sur le monde concerne le pétrole. On assiste en effet aux derniers jours du pétrodollar, élément clé de la domination US. C'est pourquoi nous avons décidé de traiter longuement dans ce GEAB la problématique mondiale du pétrole. Nous donnons également les GEAB Dollar-index et Euro-index pour suivre de manière plus fiable l'évolution des monnaies dans la tempête monétaire actuelle. Enfin nous terminons comme d'habitude par le GlobalEuromètre.

Dans ce communiqué public du GEAB N°72, notre équipe a choisi de présenter la série d’indices de crise qui l’amène à maintenir son alerte « crise systémique globale » pour la période mars-juin 2013 ainsi que son anticipation du risque d’ « islandisation » de la gestion de la crise bancaire.

Des indices de crise en rafale, ou pourquoi nous maintenons l'alerte mars-juin 2013

Depuis le mois dernier (GEAB n°71), le faisceau de tendances lourdes et d'indices annonçant une catastrophe dans la période mars-juin 2013 s'est encore renforcé. C'est d'abord la « guerre monétaire » qui prend des dimensions politiques et ruine la confiance que les pays s'accordent entre eux. Nous développerons notre analyse ci-dessous. Mais ce sont aussi de nombreux indices internes qui devraient alerter au sujet des États-Unis.

En décidant de découpler les débats sur les coupes budgétaires/augmentation d'impôts et sur le plafond de la dette (2), les Américains ont dédoublé le choc à venir : il n'y en avait qu'un fin février/début mars, il y en a maintenant un autre en mai. Ce découplage révèle clairement la stratégie des républicains. Certes ils exerceront au maximum un bras de fer sur le relèvement du plafond de la dette pour baisser encore les dépenses, mais ils se sentiront in fine obligés de voter le relèvement afin de ne pas être tenus responsables du cataclysme qui suivrait un défaut de paiement (3). En revanche les conséquences des coupes budgétaires prévues pour le 1er mars, quoique certainement pas indolores, sont loin d'être aussi effroyables et les républicains sont bien décidés à négocier une réduction importante du déficit public sous peine de laisser œuvrer le pis-aller des coupes automatiques.

Quoiqu'il en soit, avec ces coupes budgétaires début mars, et après une soi-disant « surprenante » et largement ignorée baisse du PIB américain au 4ème trimestre 2012 (4), qui peut encore penser que la croissance du PIB du 1er trimestre 2013 sera positive (sauf à manipuler les chiffres) ? La baisse est d'autant plus inévitable que quelques jours d'activité ont été perturbés dans le nord-est par le blizzard Nemo et que l'épidémie de grippe a été intense cette année (5). Ce seront des excuses pratiques (6) lorsqu'il faudra justifier une baisse du PIB dans une économie qui doit officiellement redémarrer. Néanmoins l'annonce fin avril d'une rechute des États-Unis dans la récession (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB) fera son petit effet sur l'économie mondiale.

Heureusement une « digue » a été érigée pour éviter les vagues : l'agence de notation Egan Jones, moins biaisée que ses trois grandes sœurs (celle qui a déjà baissé trois fois la note des États-Unis à AA-), est interdite pour 18 mois de noter le pays (7) ; quelle heureuse coïncidence ! Et parmi les trois grandes agences de notation, S&P est poursuivie en justice (8), précisément la seule qui ait osé dégrader la note des États-Unis ; deuxième heureuse coïncidence ! Les autres n'ont qu'à se tenir à carreau.

Cette « digue » aussi futile soit-elle révèle surtout les craintes au plus haut niveau pour 2013 et n'est qu'un indicateur de plus de l'imminence du choc. C'est aussi dans cette optique qu'il faut lire l'arrêt au 1er janvier 2013 de la garantie illimitée des comptes courants par la Federal Deposit Insurance Corporation (9) (FDIC) : en les assurant seulement à hauteur de 250 k$, ce sont 1400 milliards de Dollars qui ne sont plus garantis (10), ce qui pourrait commodément éviter une faillite de la FDIC en cas de problème…

Et apparemment des acteurs importants de la finance mondiale se préparent eux aussi : d'énormes paris à la baisse ont été pris pour des échéances allant jusqu'à fin avril (11) ; deux banques suisses changent de statut pour que leurs associés ne soient plus responsables sur leurs propres deniers des pertes de la banque (12) ; Eric Schmidt se débarrasse de 2,5 milliards de Dollars d'actions Google (13), etc.

Mais ce ne sont pas seulement les marchés qui se préparent au pire. Le gouvernement américain lui-même semble s'attendre à des troubles et à de nombreuses violences : tout d'abord il arme de 7000 fusils d'assaut son département de sécurité intérieure (Department of Homeland Security) (14), puis Obama signe un texte permettant l'exécution pure et simple d'Américains représentant une vague « menace imminente » (15) au grand dam d’une partie de l’opinion publique US…

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-72-est-arrive--Crise-systemique-globale-Second-semestre-2013-La-realite-ou-l-anticipation-de-l-effondrement-du_a13372.html

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Euro, banques... Les leçons du président islandais

« Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers. » Entretien (sur un nuage) avec Ólafur Ragnar Grímsson, élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais.

Björk n’était pas la seule star islandaise en tournée en France cette semaine. Le président du pays Ólafur Ragnar Grímsson, 69 ans, était en visite officielle, auréolé des succès islandais contre la crise, et du rôle qu’il a joué dans ce redressement spectaculaire, en décidant à deux reprises de consulter le peuple par référendum.

Il a rencontré mardi François Hollande pendant 35 minutes. Les deux hommes, raconte-t-il, ont parlé de trois sujets :

   « La reprise économique en Islande et les leçons à en tirer, la coopération économique dans l’Arctique et l’expérience islandaise en matière de géothermie – qui assure 90% du chauffage des habitants –, et comment elle pourrait être développée en France. »

Le président islandais, qui en est à son cinquième mandat, est sur un petit nuage. Quatre ans après l’explosion des banques islandaises, son pays redémarre plus fort que la plupart des autres en Europe, et il vient de gagner une bataille devant la justice européenne. L’Etat islandais, a jugé la cour de l’Association européenne de libre-échange (AELE) fin janvier, était dans son droit quand il a refusé de rembourser les épargnants étrangers qui avaient placé leur argent dans ses banques privées.

Rue89 : Vous avez évoqué avec François Hollande les leçons à tirer du redressement Islandais. Quelles sont-elles ?

Ólafur Ragnar Grímsson : Si vous comparez avec ce qui s’est passé dans d’autres pays d’Europe, l’expérience réussie de l’Islande s’est avérée différente sur deux aspects fondamentaux.

Le premier, c’est que nous n’avons pas suivi les politiques orthodoxes qui se sont imposées depuis trente ans en Europe et dans le monde occidental. Nous avons laissé les banques faire faillite, nous ne les avons pas renflouées, nous les avons traitées comme d’autres entreprises. Nous avons instauré des contrôles des changes. Nous avons essayé de protéger l’Etat providence, refusant d’appliquer l’austérité de façon brutale.

Seconde grande différence : nous avons très vite pris conscience que cette crise n’était pas seulement économique et financière. C’était aussi une profonde crise politique, démocratique et même judiciaire. Nous avons donc engagé des réformes politiques, des réformes démocratiques, et même des réformes judiciaires [un procureur spécial, doté d’une équipe, a été chargé d’enquêter sur les responsabilités de la crise, ndlr]. Ce qui a permis à la nation d’affronter le défi, de façon plus large, plus globale que la simple exécution de politiques financières ou budgétaires.

L’Islande compte 320 000 habitants. Ces politiques sont-elles exportables dans des pays plus grands, comme la France ?

D’abord, j’hésite toujours à donner des recommandations concrètes à d’autres pays, parce que j’ai entendu tant de mauvaises recommandations prodiguées au mien !

Ce que je peux faire, c’est simplement décrire ce que l’Islande a fait, et chacun peut en tirer ses propres leçons. Mais il est clair que nombre des choix que nous avons faits pourraient l’être dans d’autres pays. Par exemple, se garder d’une austérité trop stricte.

Vous avez pourtant suivi une politique d’austérité assez rude...

L’austérité « juste »

Le gouvernement a procédé à des coupes budgétaires, en préservant santé, éducation, aide sociale. Le pays s’est doté d’un impôt sur le revenu progressif – auparavant, il n’existait qu’un taux – et d’un impôt sur la fortune. Il a doublé l’impôt sur les plus-values. Entre 2007 et 2011, les impôts payés par les 10% les plus riches sont passés de 17% à 31% de leur revenu.

Bien sûr. Mais l’un des axes des politiques orthodoxes est de couper de façon agressive dans les dépenses sociales. Ce n’est pas ce que nous avons fait. Nous avons protégé les ménages les plus modestes.

L’approche large de la crise – politique et judiciaire – peut aussi être suivie dans d’autres pays que l’Islande. La mesure qui est impossible à appliquer en France ou dans d’autres pays de la zone euro, c’est évidemment la dévaluation de la monnaie.

Pour ce qui est de ne pas avoir sauvé les banques, l’Islande avait-elle vraiment le choix ? Et serait-ce possible de laisser des grandes banques européennes sombrer ?

Nos banques étaient importantes. Elles pesaient dix fois la taille de notre économie. Je ne dis pas que la taille ne compte pas. Mais si vous voulez parler en terme de taille, posez-vous la question : est-ce que le Portugal est un grand ou un petit pays ? Est-ce que la Grèce est un grand pays ou un petit pays ?

Pouvions-nous faire autre chose que laisser nos banques faire faillite, c’est un débat ouvert. Mais de toute façon, cela correspondait à un choix. Ces banques étaient privées : pourquoi des entreprises dans le secteur bancaire serait-elles traitées différemment de compagnies privées dans d’autres secteurs comme les technologies de l’information, Internet, les compagnies aériennes ? Ces entreprises sont tout aussi indispensables à nos sociétés, mais on les laisse faire faillite. Même les compagnies aériennes. Pourquoi les banques sont-elles traitées comme des lieux saints ?

La réponse traditionnelle, c’est que leur faillite peut en entraîner d’autres et mettre le système financier à terre : il y a un risque « systémique ».

Ça c’est l’argument avancé. Mais regardez ce qui s’est passé en Islande avec l’affaire Icesave. Le gouvernement britannique et le gouvernement néerlandais, soutenus par l’Union européenne, voulaient que le contribuable islandais rembourse les dettes de cette banque privée, au lieu de laisser le syndic de liquidation être responsable de ces dettes.

J’ai alors fait face à un choix : fallait-il soumettre la question au référendum ? Une armée d’experts et d’autorités financières me disaient : si vous autorisez les gens à s’exprimer, vous isolerez financièrement l’Islande pour des décennies. Le scénario catastrophe serait sans fin... J’étais devant un choix fondamental entre les intérêts financiers d’un côté, et la volonté démocratique du peuple de l’autre. Et je me suis dit : la partie la plus importante dans nos sociétés – et je le dis aussi à mes amis européens –, ce ne sont pas les marchés financiers. C’est la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit.

Quand nous sommes face à une crise profonde, que ce soit la crise islandaise, ou la crise européenne, pourquoi ne laisserions-nous pas l’élément le plus important de nos sociétés guider la voie à suivre ? C’est ce que j’ai fait. Nous avons organisé deux référendums. Et dès le premier trimestre après le référendum, l’économie a redémarré. Et depuis, ce redressement se poursuit. Maintenant nous avons 3% de croissance, l’une des plus élevée d’Europe. Nous avons 5% de chômage, l’un des taux les plus bas. Tous les scénarios de l’époque, d’une faillite du système, se sont révélés faux.

L’épilogue a eu lieu le mois dernier : la cour de l’AELE nous a donné raison. Non seulement notre décision était juste, était démocratique, mais elle était aussi juridiquement fondée. Mes amis européens devraient réfléchir à tout cela avec un esprit ouvert : pourquoi étaient-ils autant dans l’erreur, politiquement, économiquement et juridiquement ? L’intérêt de se poser cette question est plus important pour eux que pour nous, car ils continuent, eux, à lutter contre la crise et car ils s’appliquent à eux-mêmes certains des principes et des arguments qu’ils utilisaient contre nous.

Le service que peut rendre l’Islande, c’est donc d’être une sorte de laboratoire, qui aide les pays à réévaluer les politiques orthodoxes qu’ils suivent. Je ne vais pas dire à la France, la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, faites-ci ou faites ça. Mais la leçon donnée par l’expérience de ces quatre dernières années en Islande, c’est que les scénarios alarmistes, assenés comme des certitudes absolues, étaient à côté de la plaque.

L’Islande est devenue un modèle, une source d’espoir pour toute une partie de l’opinion, spécialement chez la gauche anticapitaliste. Cela vous plaît-il ?

Ce serait une erreur que de voir notre expérience à travers cette vieille grille de lecture politique. En Islande, les partis de droite et de gauche ont été unanimes sur la nécessité de protéger le système social. Personne, à droite ou au centre, n’a défendu ce que vous appelleriez des « politiques de droite ».

C’est la voie nordique...

Oui, c’est la voie nordique. Et si vous regardez ce qui s’est passé dans les pays nordiques ces 25 dernières années, tous ont connu des crises bancaires : Norvège, Finlande, Suède, Danemark et enfin Islande, où nous avons toujours un temps de retard. Ce qui est intéressant, c’est que nos pays se sont tous redressés relativement vite.

Regrettez-vous d’avoir vous-même encouragé le développement de la banque dans les années 2000 ? A l’époque, vous compariez l’Islande à une nouvelle Venise ou Florence ?

Pendant la dernière décennie du XXe siècle et les premières années du XXIe siècle, des entreprises pharmaceutiques ou d’ingénierie, technologiques, bancaires se sont développées et ont procuré aux jeunes Islandais éduqués, pour la première fois de notre histoire, la possibilité de travailler sur une échelle globale, sans avoir besoin de quitter le pays.

Les banques faisaient partie de cette évolution. Elles se portaient bien. En 2006 et 2007, on a commencé à entendre des critiques. Je me suis demandé alors : que disent les agences de notation ? Elles dressaient pour les banques islandaises un très bon bulletin de santé. Les banques européennes et américaines faisaient toutes du business avec nos banques, et désiraient toutes en faire davantage !

Les agences de notation, les grandes banques, tout le monde avait tort. Et moi aussi. Ce fut une expérience coûteuse, que notre pays a payée très cher : nous avons connu une crise profonde, des émeutes... Nous nous en souviendrons longtemps.

Aujourd’hui, les gens continuent à écouter les agences de notation. Il faudrait leur demander : si vous vous étiez autant trompés sur les banques islandaises, pourquoi auriez-vous raison aujourd’hui sur le reste ?

Ce que vous appelez les « émeutes » ne fait-il pas partie de la nécessaire « approche politique » de la crise, que vous décriviez il y a un instant ?

Je ne dirais pas cela ainsi. L’Islande est une des démocraties les plus stables et sûres du monde, avec une cohésion sociale solide. Et pourtant, à la suite de la faillite financière, la police a dû défendre le Parlement jour et nuit, la Banque centrale, les bureaux du Premier ministre...

Si une crise financière peut, dans un laps de temps très court, plonger un tel pays dans une si profonde crise politique, sociale et démocratique, quelles peuvent être ses conséquences si elle survient dans des pays qui ont une expérience plus courte de stabilité démocratique ? Je peux vous dire que pendant les premières semaines de 2009, quand je me réveillais, ma crainte n’était pas de savoir si on retrouverait ou pas le chemin de la croissance. C’était de savoir si on ne vivait pas l’effondrement de notre communauté politique stable, solide et démocratique.

Mais nous avons eu la chance de pouvoir répondre à toutes les demandes des manifestants : le gouvernement est tombé, des élections ont été organisées, les directions de la Banque centrale et de l’autorité de surveillance des banques ont été remerciées, nous avons mis en place une commission spéciale pour enquêter sur les responsabilités, etc.

Cette idée, répandue dans les sociétés occidentales, que les marchés financiers doivent représenter la part souveraine de notre économie, et devraient être autorisés à grossir sans contrôle et dans la mauvaise direction, avec pour seule responsabilité de faire du profit et se développer... Cette vision est très dangereuse. Ce qu’a démontré l’Islande, c’est que lorsque ce système a un accident, cela a des conséquences politiques et démocratiques dramatiques.

Dans cette approche politique, un projet de nouvelle Constitution a été élaboré par une assemblée de citoyens élus. Il semble que le Parlement ne soit pas pressé de la voter avant les élections du 17 avril. Pensez-vous qu’elle restera mort-née ?

La constitution 2.0

Une assemblée de 25 citoyens élus a rédigé un texte, en s’appuyant sur les suggestions d’internautes. Un référendum a approuvé leurs travaux. Mais pour être adoptée, une révision constitutionnelle doit être votée dans les même termes avant et après une élection législative.

La Constitution actuelle a joué son rôle dans la crise : celui de tenir des élections, d’organiser des réferendums... Cela ne veut pas dire qu’elle est parfaite, elle peut être améliorée.

Avec la crise, le besoin de rénover notre système politique s’est exprimé. On a donc déclenché un processus de réforme constitutionnelle très innovant : une assemblée de citoyens a été élue, les citoyens ont été consultés par Internet... Mais selon moi, ils n’ont pas eu assez de temps : quatre mois seulement. Seuls des surhommes auraient pu faire un texte parfait en seulement quatre mois.

Ces derniers six mois, il y a eu au Parlement un débat, des propositions... Le Parlement va peut-être adopter certaines mesures, ou va peut-être s’entendre sur une façon de poursuivre le processus, ou va adopter une réforme plus complète. Nul ne le sait.

La dévaluation a aidé au redémarrage de l’Islande. L’idée de rejoindre un jour l’euro est-elle écartée à jamais ?

La couronne a été une partie du problème qui a conduit à la crise financière, mais elle a été aussi une partie de la solution : la dévaluation a rendu les secteurs exportateurs (pêche, énergie, technologies...) plus compétitifs, ainsi que le tourisme, bien sûr.

Les pays de la zone euro

Il y a une chose dont on n’a pas encore bien pris conscience dans les pays d’Europe continentale. Les pays du nord de l’Europe – Groenland, Islande, Grande-Bretagne, Norvège, Danemark, Suède...– n’ont pas adopté l’euro, à part la Finlande. Aucun de ces pays n’a rejoint l’euro.

Et comparativement, ces pays s’en sont mieux tirés, économiquement, pendant ces années qui ont suivi la crise de 2008, que les pays de la zone euro, Allemagne exceptée.

Il est donc difficile d’arguer aujourd’hui que l’adhésion à l’euro est une condition indispensable à la réussite économique. Pour ma part, je ne vois pas d’argument nouveau qui justifierait l’adhésion de l’Islande à l’euro.

Adieu la banque : où les jeunes Islandais ayant fait des études supérieures vont-ils être employés ?

Les banques, que ce soit en Islande ou ailleurs, sont devenues des entreprises très technologiques, employant de nombreux ingénieurs, informaticiens, mathématiciens. Elles ont détourné les talents des secteurs innovants, comme les hautes technologies ou les technologies de l’information.

Après la chute des banques, ces talents se sont retrouvés sur le marché du travail. En six mois, ils avaient tous été embauchés... Et les entreprises technologiques ou de design se sont développées très rapidement depuis trois ans. Des centaines de nouvelles compagnies ont été créées. Je suis heureux de constater que les jeunes générations ont répondu à la crise de façon très créative.

Morale de l’histoire, si vous voulez que votre économie soit compétitive sur le secteur des technologies innovantes, le fait d’avoir un gros secteur bancaire est une mauvaise nouvelle, même s’il est performant.

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Chine : les réserves de change dépassent deux fois les réserves d’or mondiales

Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint 3,3 trillions de dollars fin 2012, ayant dépassé ainsi les réserves d'or mondiales de deux fois, a annoncé l’agence Bloomberg.

Le taux d’or ne constitue que 2% des réserves chinoises, tandis que cet indice atteint près de 70% aux Etats-Unis et en Allemagne.

La Chine se classe première d’après le volume de réserves de charge au monde. Suivent ensuite le Japon, l’Arabie saoudite, la Russie et la Suisse.

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La Suisse a voté pour l'interdiction des parachutes dorés.

http://www.boursier.com/actualites/news/referendum-les-suisses-sans-parachute-520994.html

Le verdict des urnes a parlé et les Suisses ont donc largement approuvé la mise en place d'un système de contrôle des rémunérations des dirigeants d'entreprises très strict, avec l'octroi aux actionnaires d'un droit de veto sur le montant des salaires et une interdiction des primes d'entrée et des indemnités de départ dans les sociétés cotées en bourse.

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Article à propos de l'Island de novembre 2012:

Il est temps que les autorités politiques européennes demandent une consultation aux élites islandaises pour apprendre comment se sortir du trou dans lequel elles ont collé le vieux continent.

Par Charles Gave.

Publié en collaboration avec l'Institut des libertés.

Plaignons les pauvres hommes politiques européens. Pas de fin de semaine où ils ne se retrouvent à Bruxelles pour mettre la dernière main au énième plan de sauvetage de la Grèce qui a besoin de 30 ou 40 milliards d’euros de plus, pas de jour où la presse économique ne publie l’écart des taux entre l’Allemagne ou l’Espagne et où nous n’apprenions que le chômage fait un nouveau bond plus haut en France.

Aujourd’hui, et grâce à cette machine à détruire l’Europe qu’est l’euro, nous avons cinq pays européens qui n’ont plus accès aux marchés financiers, des dettes étatiques qui continuent à exploser trois ans après le début de la crise, un taux de chômage dans l’Europe du sud qui frôle les 25%, un taux de chômage des jeunes de 25 ans qui dépasse les 50%, des PNB en chute libre, l’émergence d’un parti ouvertement raciste en Grèce, des tendances à la sécession de certaines provinces en Espagne (Catalogne, Pays Basque) ou en Italie…

Devant ce désastre inimaginable, qui ne cesse de s’aggraver et qu’ils ne peuvent plus nier, les réactions de nos hommes politiques européens ne bougent pas d’un iota.

1. Démanteler l’euro et retourner aux monnaies nationales serait un désastre encore plus grand, vous disent ceux qui ont créé l’euro contre toute logique économique. Ils se sont trompés sur tout depuis vingt ans. Pourquoi donc les croire sur ce coup là ? De mon côté, j’en doute très fortement. Après tout, je n’ai pas d’exemple dans l’histoire d’un monstre technocratique mis à mort sans que cela ne se traduise par une envolée de la croissance économique et des marchés financiers, le capital pouvant circuler à nouveau en fonction de la rentabilité marginale de ce même capital, mais soit… À mon humble avis, il vaut mieux la fin de l’horreur qu’une horreur sans fin (proverbe allemand).

2. La solution de laisser faire le marché pour retourner à l’équilibre ne marche pas comme chacun le sait. La seule chose qui fonctionne, c’est un marché « dirigé et encadré » par des gens compétents et altruistes, c’est-à-dire eux, et pour cela, il est bien normal qu’ils disposent de privilèges et de pouvoirs exorbitants et surtout qu’ils ne soient pas soumis aux foucades d’un électorat qui ne comprend rien à rien.

Et c’est là qu’il faut introduire l’Islande.

Pendant que la Grèce faisait faillite dans le sud, à peu près au même moment, l’Islande plongeait dans le nord. Et je ne sais pas si le lecteur a remarqué, mais personne, absolument personne, ne parle de l’Islande, et pour cause : elle va très bien ! Et elle va très bien parce que le pays a fait face à ses problèmes de façon démocratique et en ayant recours aux marchés plutôt qu’à des technocrates…

Qu’ont fait les Islandais pour s’en sortir ? C’est tout simple, ils ont fait ce qu’avaient fait avant eux la Suède en 1992, la Corée en 1998 et bien d’autres avant et après eux…

Revenons sur l’année 2008-2009 en Islande. Une croissance bancaire débridée a amené le pays à la faillite. Les banques islandaises ayant emprunté de façon déraisonnable aux banques de certains autres pays (Allemagne, Grande-Bretagne) pour financer une expansion totalement folle se retrouvent dans une situation désespérée lorsque les banques étrangères exigent le remboursement des prêts.

Les autorités élues prennent le conseil du FMI et commencent à mettre au point un programme d’ajustement qui forcerait les Islandais à reconnaitre ces dettes et donc les maintiendrait en esclavage pour 15 ans, selon la formule habituelle du FMI qui refuse toujours de reconnaitre la responsabilité du prêteur dans une faillite financière. La seule solution pour le FMI en effet est toujours de faire baisser le niveau de vie des populations locales en augmentant les impôts et en privilégiant le créancier extérieur par rapport au créancier intérieur, ce qui rend le remboursement de la dette impossible.

Ce plan, bien entendu ne marche jamais, comme on le voit partout en Europe aujourd’hui, mais le fait qu’un plan ne marche pas n’a jamais empêché des fonctionnaires de le proposer à nouveau puisque le fait qu’il échoue leur garantit un emploi pour de nombreuses années ensuite. Après tout, vivre dans un hôtel de luxe à Athènes depuis trois ans est plutôt plus agréable que de se morfondre dans une banlieue de Washington.

Et là, quelque chose se passe en Islande après que le Président de la République ait accepté de passer sous les fourches caudines du FMI : la population se révolte, une immense manifestation a lieu qui exige un referendum. Le Président cède, le referendum a lieu et la population refuse massivement de devenir esclaves pour sauver des banquiers allemands ou anglais qui ont commis imprudence sur imprudence.

Du coup, les mesures suivantes sont prises :

- Le Parlement est dissous et de nouvelles élections ont lieu.

- Les banques sont nationalisées et les comptes des déposants locaux garantis à 100%, en monnaie locale.

- Les prêts internationaux et les déposants en dehors de l’Islande ne bénéficient d’aucune protection.

- Un contrôle sur les mouvements de capitaux est institué.

- Une réforme constitutionnelle est engagée pour que plus jamais dans le futur le système financier ne puisse prendre le contrôle du système politique. C’est là sans doute le point le plus important : les citoyens du pays ont parfaitement identifié que l’origine de la crise se trouvait dans la prise de contrôle du politique par la banque, comme au Japon en 1992 et ils ont aussi très bien compris que le système politique préférait les mettre en esclavage plutôt que de faire de la peine à leurs maitres. On aimerait que la même chose se passe en Europe, mais quand Papandreou a proposé un referendum pour la Grèce, il a été promptement débarqué pour être remplacé par un Kissling de service. Au moins en Europe, on sait pour qui le système politique roule…

Du fait de ce refus fort démocratique de payer pour les erreurs des autres, l’Islande fut mise à l’index de la communauté financière internationale, qui n’est ni une communauté ni financière ni internationale puisque l’on parle d’abord d’un cartel, de banque et non de finance, représentant des sociétés européennes et américaines et non une entité internationale. Les prêts en faveur de l’Islande s’arrêtèrent donc net.

Comme l’Islande était en déficit extérieur, la monnaie islandaise s’écroula, tandis que l’inflation passait à 18%, le chômage de 4% a 9%, le PNB baissant fortement, les taux longs passant à 14%… Et tout le monde de ricaner dans les instances internationales, en se félicitant « in petto » de la bonne leçon qui était en train d’être donnée à ces pêcheurs incultes, leçon qui allait être bien utile pour amener les autres pays réfractaires à de bons sentiments…

Où en sommes-nous trois ans après ? La balance commerciale est passée d’un déficit à un fort excédent (l’Islande n’a donc plus besoin de prêts de la communauté financière internationale, au contraire de la Grèce ou de l’Espagne), l’inflation est aux alentours de 4%, le chômage est retombé à moins de 5%, les taux d’intérêts longs sont à 7% et le PNB est sur une pente moyenne de croissance de 2,5% par an… Dans sa grande bonté, l’Islande a même décidé qu’elle allait repayer tout ou partie des dettes aux banques allemandes et anglaises et, d’après le FMI, le contrôle des changes devrait être supprimé d’ici 2015. Voilà qui a dû avoir du mal à passer pour ces ignoramus économiques. Bref, un succès total ! Comme à chaque fois quand l’on demande son avis au peuple plutôt qu’au FMI…

Et la leçon est simple. Quand un pays a un problème de surendettement, la seule solution est de recréer les conditions de la croissance, en laissant le taux de change trouver son niveau d’équilibre, en mettant en faillite les banques tout en les nationalisant et en garantissant les dépôts locaux, en laissant les marchés du crédit trouver leur équilibre sans intervenir et en ne se sentant aucune responsabilité envers des prêteurs étrangers qui auraient soutenu la bulle du crédit au-delà de toute raison… Une fois le bilan nettoyé, les réformes de structure peuvent alors commencer et l’on peut s’attacher à renvoyer les banquiers des instances politiques et monétaires qu’ils ont accaparées pour qu’ils retournent dans leurs agences de quartier d’où ils n’auraient jamais dû sortir. Et tout cela doit se faire de façon démocratique, en demandant son avis au peuple par référendum ou au travers de nouvelles élections, à chaque étape.

À mon avis, il est temps, grand temps que les autorités politiques européennes demandent toutes affaires cessantes une consultation aux élites islandaises pour apprendre comment se sortir du trou dans lequel elles ont collé le vieux continent. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que la probabilité d’une telle demande est faible, très faible et que les élites européennes préféreront continuer à crucifier leurs peuples sur la croix de l’euro plutôt que de reconnaitre leurs erreurs et bien entendu, refuseront de demander leur avis aux peuples de façon démocratique.

Mais ce qui m’étonne le plus, c’est le silence radio total de la presse sur ce qui s’est passé en Islande et l’absence de comparaison entre l’Islande et la Grèce. Si les peuples savaient qu’il existe une solution à leurs malheurs, peut-être exigeraient-ils que des actions soient prises en ce sens ? Est-ce pour cela que l’on n’entend jamais parler de l’Islande ?

Et la Presse a-t-elle reçu des ordres ? Mais de qui ?

https://www.contrepoints.org/2012/11/30/106246-lislande-va-tres-bien-merci
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En anglais, une charge sur la politique Monti.

Vite résumé, ca donne, la seule qui a fait la loi sur les taux des OAT italiennes, c'est la BCE.

Toutes les louanges dont on a gratifié la politique de Monti sont des bullshits, les marchés n'ont d'yeux que pour Draghi.

C'est le serpent qui se mord la queue, Monti a fait ce que la BCE lui demandait pour que celle ci déploie les programmes d'OMT, il est vrai que le LTRO visait les banques et pas les états mais que cela a indirectement bénéficié aux OAT, => transfert du risque bancaire sur la BCE.

The Biggest Lie They Keep Telling Themselves In Europe

http://www.businessinsider.com/the-biggest-lie-they-keep-telling-in-europe-2013-2

Evidemment que Draghi >>> Monti, c'est la colombe Draghi (à la tete d'une institution de faucons) qui a ouvert les vannes et nous as évité un suicide financier collectif. Monti a joué son role en remplacant l'inepte Berlusconi au plus fort de la tempete, l'Italie semblait prendre le meme chemin d'instabilité et de paralysie politique que la Grece, il a redonné de la crédibilité au système politique européen, ca ne veut pas dire pour autant que la politique que les décideurs européens lui ont demandé d'appliquer etait la bonne -loin de là- mais c'etait à prendre ou à laisser: accepter le diktat anglo-germanique de l'austérité pour bénéficier de l'indispensable largesse monétaire de la BCE. Ca a toujours été clair. Maintenant apres le lampiste Monti, ca serait bien que les piètres Merkel et Cameron qui ont ordonné la saignée arretent leurs betises, la macro-économie c'est pas leur truc on en a une preuve supplémentaire.

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  L'Islande va bien malgré son effondrement financier brutal avec la crise éco et sa dette au Pays bas ainsi qu'a Londres, parce que l'Islande en termes de citoyens a vie active n'est qu'un petit pays de 300 000 ames qu'on ne peut pas comparer avec l'Europe qui est 1000x + peuplée pour leur demander quoi faire ...

  L'Islande a pu faire simple pour temporiser son problème d'absence de pognon vu que plus aucun établissement financier privé occidental risquait de lui préter du blé si elle ne payait pas sa dette au système bancaire néerlandais :  Parce qu'elle avait un secteur primaire en mode veille qui n'attendait que ça pour repartir et y trouver une solution pour avoir des rentrées d'argent frais dans le pays quand même

  Ils ont tout simplement brutalement relancé la pêcherie qui avant la crise était a son niveau d'activité historique le + bas avec des stocks halieutiques + que bien reconstitués vu que tout du long de la financiarisation de l'économie islandaise : l'emploi avait glissé du secteur primaire au tertiaire financier dans sa petite capitale aussi grande qu'un chef lieu de département rural français ...

  Résultat des courses : il ne fut guère compliqué pour l'Islande en réouvrant au maximum la pêche d'absorber le chomage crée brutalement par l'effondrement financier et les autres chomeurs crées en cascade :  vers des postes de manoeuvre sur chalutier, a la différence près que cette fois le secteur s'est ouvert aux femmes par rapport a l'époque ou la pêche était l'industrie numéro 1 du pays ou elles ne pouvaient guère espérer que découper du poisson dans les labo de découpe portuaire ...

Mais l'Islande a bénéficié d'un autre secteur tombé a point nommé : celui du tourisme grace a un évênement qui emmierdera l'Europe entière pendant près d'une grosse semaine avec un nom imprononçable ... Le machin la ... Bref le volcan ^^  (ne me demander surtout pas ni comment il se prononce et encore moins comment il s'écrit !)

  L'Islande a pu relancer son tourisme volcanologique avec cet évênement : car beaucoup d'européens qui avaient l'habitude quand ils avaient envie de voir du volcan de se payer un voyage en Italie pour aller voir :

  Soit le Vésuve, l'Etna ou le stromboli (enfin surtout les 2 derniers car les + actifs)

  Les touristes européens se sont brutalement rappelé que l'Islande était encore + géniale que les iles italiennes en terme de tourisme volcanique et dès que le traffic aérien est revenu a sa normal : ils ont été des milliers a vouloir y aller ... Notamment ceux qui ne voulaient pas perdre une miette de la phase effusive du volcan et ses gerbes de lave de 100m de haut après que le socle de glace ait suffisamment fondu pour ne plus créer le problème des fumées a micro-bouts de verre basaltique qui boulotaient les moteurs d'avion et nés de la rencontre avec la lave et la glace qui fondait

  Dernier point, l'Islande étant le modèle énergétique écologique par excellence : même si les volcans sont éteins, une fois le tourisme relancé, il l'est pour de bon car y a vraiment plein de choses a voir la bas : centrales géothermiques modèles (pour l'Afrique notamment qui n'exploite toujours pas ses volcans)

  Et puis l'Islande avait des projets d'industrialisation post crise, qui ont du être retardé un peu mais qui devaient se faire : comme un barrage dans une faille béante pour alimenter spécifiquement une usine fonderie d'aluminium bien qu'elle a eut pas mal d'opposition d'activiste sur place : depuis le temps, le projet a du être mené a terme a moins que la crise soit passé par la et que ça ait provoqué son annulation ...

Sur une économie de 300 000 ames,  L'Islande avait largement de quoi se retourner vers ses ressources naturelles et son tourisme relancé depuis l'évênement de 2010 ...

  Comment l'Europe pourrait elle s'en inspirer ? On voudrait que les 11% de chomeurs européens se tournent vers l'exploitation des ressources naturelles du vieux continent ? Sur près de 350 millions de citoyens : ça va pas être beau a voir ...

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La "méthode islandaise" n'est effectivement pas transposable aux grands pays. Ce qui est suffisant pour s'en sortir à l'échelle d'une sous-préfecture française ne l'est plus lorsqu'on doit gérer une population beaucoup plus nombreuse et beaucoup plus hétérogène.

Cela dit, un point à noter toutefois, dans l'article que j'ai posté sur la page précédente :

l’un des axes des politiques orthodoxes est de couper de façon agressive dans les dépenses sociales. Ce n’est pas ce que nous avons fait. Nous avons protégé les ménages les plus modestes.

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Le cas islandais n’est en effet pas généralisable tel quel, mais l’essentiel y est : que les créanciers assume une partie au moins de leurs responsabilités et surtout que les comptes soit apurés. Après, tout devient plus facile.

Et c’est toujours sympa de voir des gens dire « merde » à ce qui n’était pas autre chose qu’une tentative d’asservissement, en fait « d’esclavage pour dettes » =(. D’ailleurs je rappelle que les révolutions citoyennes romaines et athéniennes nos pas d’autres raisons.

En tout cas l’ancien poste sur la crise financière renait doucement. C’est plus fort que nous :oops:. Les  affaires reprennent ! :happy:

Olé !

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La "méthode islandaise" n'est effectivement pas transposable aux grands pays. Ce qui est suffisant pour s'en sortir à l'échelle d'une sous-préfecture française ne l'est plus lorsqu'on doit gérer une population beaucoup plus nombreuse et beaucoup plus hétérogène.

Cela dit, un point à noter toutefois, dans l'article que j'ai posté sur la page précédente :

Décidément faudrait savoir, je croyais que quand on est un petit pays on ne peut rien faire parce qu'on ne peut pas "peser".

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