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Chypre systémique? :rolleyes:.. solidaires les banquiers!

"Chypre est systémique" selon le patron du MES

Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES) Klaus Regling estime que Chypre présente un risque pour l'ensemble de la zone euro et que des décisions doivent être prises rapidement sur ce dossier pour éviter une possible contagion.

L'Europe peine à s'accorder sur une aide à Chypre, fragilisée par ses banques. Moody's sanctionne

"Pour moi, aujourd'hui, Chypre est systémique", a déclaré le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, dans les colonnes du Figaro. Selon lui, Chypre présente un risque pour l’ensemble de la zone euro.

En dépit de la petite taille de l'économie chypriote, les difficultés du pays sont susceptibles de déstabiliser l'ensemble du système financier de la zone euro, selon lui. "Ses banques ont d'importantes filiales en Grèce. Et les marchés regardent Chypre de très près. En cas de dérapage, il y un risque de contagion", estime Klaus Regling. Pour lui, "il nous faut une décision bientôt, sinon cela représente un risque pour la zone euro".

La suite :

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130221trib000750163/chypre-est-systemique-selon-le-patron-du-mes.html

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Sacrebleu! On a plus systémique que Chypre : l'imprimante de Bernanke! :lol:

Le Cac 40 tourne de l’œil à l’idée que soit débranchée la « pompe à billets »

Les investisseurs ont vertement sanctionné les dissensions au sein de la Fed, qui pourrait décider de « débrancher » plus tôt que prévu la « pompe à billets ». Les marchés actions et l’euro sont en forte baisse, tandis que le dollar retrouve de son tonus. A la clôture, le Cac 40 chute de 2,29% à 3.624,80 points, dans d’importants volumes. L’indice est perdant sur l’année. Technip, Vallourec, Schneider Electric et Capgemini, qui ont publié leurs comptes 2012, sont les seules hausses.

Lendemain de Fed difficile. La Banque centrale américaine n’exclut pas d’arrêter ses injections de cash... Le sang des investisseurs n’a fait qu’un tour. Plutôt que d’y voir un signe de guérison de l’économie, ou une prise de conscience salutaire pour le bilan de l’institut d’émission, ils voient rouge. Tellement habitués à l’argent facile, depuis 2008, et également, il est vrai, pas enthousiasmés par la configuration graphique des indices.

La suite:

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-cac-40-tourne-de-l-oeil-a-l-idee-que-soit-debranchee-la-pompe-a-billets-857020.php

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Annulation de la journée de carence pour les fonctionnaires en cas de maladie (pour mémoire dans le privé c'est 3 jours de carence)

La journée de carence pour les fonctionnaires aussi avait été mise en place lors du mandat présidentiel précédent.

Elle avait permis de faire baisser l'absentéisme de 7% dans la fonction publique hospitalière et de 15% dans la fonction publique territoriale de Strasbourg.

C'est une preuve irréfutable qu'il y a des arrets maladie de complaisance.

Ou en sont les represailles contre les toubibs verreux ? si vous avez des [info only] je suis preneur.

<typiquement le genre de post que je ne voulais pas voir : infos only c'est citation et extraits d'articles : un simple copié collé d'un entete du monde ou du figaro aurait suffit.........>

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Titan-Montebourg : Taylor surenchérit

Maurice M. Taylor, Pdg de Titan surenchérit dans la polémique qui l'oppose à Arnaud Montebourg et parle de gouvernement français extrémiste, de « barjots de syndicats ». Il remercie le ministre d'avoir fait « fuiter » son courrier.

AFP

Voici les principaux points de la lettre signée jeudi du PDG du fabricant américain de pneus Titan International, Maurice Taylor, en réponse au ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui l'avait qualifié mercredi d' « extrémiste ».

Extrémiste

« Vous affirmez que je suis un extrémiste. Je dois avouer que la plupart des hommes d'affaires avisés seraient d'accord pour dire que je suis fou d'avoir eu l'idée de dépenser des millions de dollars pour racheter une usine de pneus en France et verser certains des salaires les plus élevés au monde. »

« L'extrémiste Monsieur le ministre, c'est votre gouvernement et son manque de connaissances sur la façon de bâtir une entreprise. A aucun moment, Titan n'a demandé de baisser les salaires. Nous avons juste dit que si on voulait être payé pour sept heures de travail, il fallait en travailler au moins six ».

Barjots

« Votre lettre n'a jamais mentionné pourquoi le gouvernement français n'était pas intervenu pour sauver l'activité agricole de Goodyear. Votre gouvernement a laissé les barjots du syndicat communiste détruire les emplois les mieux rémunérés ».

« Pourquoi le chômage est-il si élevé en France, et particulièrement chez les jeunes? C'est à cause de la politique de votre gouvernement, monsieur ».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202583425762-titan-vs-montebourg-reponse-du-patron-de-titan-541271.php
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Annulation de la journée de carence pour les fonctionnaires en cas de maladie (pour mémoire dans le privé c'est 3 jours de carence)

La journée de carence pour les fonctionnaires aussi avait été mise en place lors du mandat présidentiel précédent.

Elle avait permis de faire baisser l'absentéisme de 7% dans la fonction publique hospitalière et de 15% dans la fonction publique territoriale de Strasbourg.

C'est une preuve irréfutable qu'il y a des arrets maladie de complaisance.

Ou en sont les represailles contre les toubibs verreux ? si vous avez des [info only] je suis preneur.

Arrêts maladie des fonctionnaires : Hollande sous le feu des critiques

La suppression du jour de carence sur les arrêts maladie des fonctionnaires est fustigé par la droite et par le patronat, vent debout contre une décision « coûteuse », « injuste » et « clientéliste ». Les salariés du privé se sentent lésés.

DR

Les coups pleuvent. La décision du gouvernement de rétablir le salaire des fonctionnaires le premier jour de leurs arrêts en abrogeant le jour de carence déclenche une vive polémique. Premier à dégainer, l'ancien ministre de la Fonction publique François Sauvadet (UDI), qui avait instauré ce dispositif l'an passé, a fustigé ce matin une « démagogie sans nom » et un « mauvais signal adressé. » Il conteste l'argument de l'inefficacité de la mesure pour lutter contre l'absentéisme, avancé par l'actuelle ministre, Marylise Lebranchu . « D ans mon département, les effets ont été ressentis assez immédiatement », assure l'élu de Côte d'or. Abondant dans ce sens, Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), a déploré une « décision incompréhensible » alors que le jour de carence a produit « des effets immédiats » sur l'absentéisme -ce que conteste le ministère de la Santé.

Aucun chiffre officiel

Le coût de ce cadeau envers les fonctionnaires, qui vise à calmer la grogne après l'annonce d'un nouveau gel des augmentations générales en 2013, fait aussi grincer des dents en pleine montée de la rigueur. « C'est une décision qui n'est pas raisonnable du tout et coûte cher. La France est « addict » à la dépense publique et il faut qu'on sorte de cette logique là », a réagi la présidente du Medef, Laurence Parisot . En 2012, le jour de carence a dégagé 60 millions d'euros d'économies à l'Etat et 70 millions dans les hôpitaux. C'est moins que ne l'anticipait la droite mais le dispositif ne tournait pas encore à plein régime. Aucun chiffre officiel n'est disponible dans les collectivités.Le rétablissement de ces dépenses « sera évidemment compensé par de mesures en gestion des services publics », a tempéré Najat Vallaud-Belkacem, porte parole du gouvernement.

Plus que l'enjeu financier, c'est de fait le coût « politique » de la mesure qui s'avère inquiétant pour le gouvernement. Sur les réseaux sociaux, de nombreux salariés se disent scandalisés par la suppression de l'unique jour de carence des fonctionnaires alors que trois jours de carence sont de longue date en place dans le privé. L'UMP s'est engouffré dans la brèche : Valérie Pécresse et Gilles Carrez raillent « une décision injuste et clientéliste », Xavier Bertrand crie au « scandale. » La CGPME pointe elle aussi l'inéquité de la décision alors qu'« entreprises et salariés du privé se sont vu assommer par de nouveaux impôts et taxes ».

La suite :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202581327223-arrets-maladie-des-fonctionnaires-hollande-sous-le-feu-des-critiques-540886.php

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EXCLUSIF Ces ministères qui vont se serrer la ceinture

Alors que la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu vient d'annoncer aux fonctionnaires la fin de leur journée de carence sur les arrêts maladie, le ministère des Finances s'apprête à rendre publique la répartition, ministère par ministère, des 2 milliards d'euros de crédits budgétaires qui vont être gelés, en sus des 6,5 milliards mis en réserve mécaniquement en début d'année.

Cette répartition a pris du temps car de nombreux ministres, estimant être déjà très contraints dans leurs missions, ont rechigné et sont remontés à l'Elysée ou à Matignon pour être exemptés en tout ou partie de l'effort. Au final, c'est la Défense qui supporte la plus grosse part de ce « surgel », à hauteur de 384 millions d'euros, les programmes « équipement des forces » et « préparation et emploi des forces » étant fortement mis à contribution.

Suite :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202581572554-budget-comment-bercy-a-gele-2-milliards-de-credits-540892.php

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Bruxelles broie du noir pour l'économie française

La Commission européenne table sur une hausse du PIB de 0,1% en 2013, sous l'objectif de 0,8% envisagé par Paris. Le déficit devrait s'établir à 3,7% et s'aggraver en 2014. La zone euro devrait rester en récession cette année.

C'est une année 2013 noire que prévoit la Commission européenne pour la France. D'après ses prévisions économiques publiées ce vendredi, la hausse du PIB sera de seulement 0,1%, «compte tenu de la baisse du revenu disponible des ménages lié à la hausse du chômage et au manque de confiance des entrepreneurs». Ce chiffre, très éloigné des 0,8% sur lequel tablait encore récemment le gouvernement, «va affecter de façon négative» le déficit public de la France qui atteindra cette année 3,7% du PIB, loin de l'objectif des 3% imposés par Bruxelles.

La croissance française devrait se reprendre en 2014 et remonter de 1,2%, mais cela ne devrait pas suffire à résorber le déficit. Pire, il devrait même encore s'aggraver selon la Commission à 3,9% l'an prochain. Dans ses précédentes prévisions de novembre, la Commission tablait sur un déficit de 3,5% en 2013 et 2014. La France devrait toutefois échapper aux sanctions de Bruxelles. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a en effet ouvert la voie à un report à 2014 de l'objectif d'un déficit à 3% pour la France. La question sera débattue en mai après la publication de nouvelles prévisions économiques par la Commission européenne et la présentation par la France de son programme de stabilité.

«Si nos prévisions de printemps montraient que l'ajustement budgétaire structurel dépassait 1% par an en moyenne sur la période 2010-2013 et si des événements économiques négatifs et inattendus ayant des conséquences défavorables majeures pour les finances publiques se produisaient, alors le pacte de stabilité et de croissance permettrait de repousser à 2014 l'échéance pour ramener le déficit public nettement en dessous de 3%», a dit Olli Rehn lors d'une conférence de presse.

«Poursuivre les efforts»

La suite :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/02/22/20002-20130222ARTFIG00419-bruxelles-prevoit-une-annee-2013-sans-croissance-en-france.php

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La rumeur circulait depuis quelques jours. L'agence d'évaluation financière Moody's a dégradé ce vendredi la note de la Grande-Bretagne, en abaissant sa note à Aa1. Cette dégradation est en partie dûe à des perspectives de croissance faible.

Dans un communiqué, l'agence américaine évoque notamment «la faiblesse continue des perspectives à moyen terme» de la Grande-Bretagne, et dit s'attendre à ce que l'activité économique atone du pays «s'étende à la deuxième moitié de la décennie».

L'économie britannique a fait un premier pas vers une nouvelle récession en accusant une contraction de 0,3% au quatrième trimestre 2012 alors qu'elle était sortie l'été dernier de sa deuxième récession depuis le début de la crise. Moody's a également évoqué les «défis» auxquels le pays fait face en terme d'assainissement budgétaire alors que ses «capacités d'absorption» des chocs économiques se sont affaiblies. Dans le même temps, l'agence a également indiqué avoir retiré son triple A à la dette émise par la Banque d'Angleterre, dont la note a elle aussi été abaissée d'un cran.

Suite : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/02/22/20002-20130222ARTFIG00746-la-grande-bretagne-perd-son-triple-a.php

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Les banques ne vont rembourser que 61,1 milliards à la BCE

Alors que les analystes du consensus Reuters tablaient sur 130 milliards d'euros, les banques de la zone euro ne vont rembourser la semaine prochaine à la BCE que 61,1 milliards de prêts à trois ans consentis lors de son second prêt exceptionnel sur 3 ans (LTRO).

C'est largement moins que prévu. Vendredi, la Banque centrale européenne (BCE) a indiqué que 356 banques de la zone euro allaient lui rembourser à l'avance mercredi 61,1 milliards d'euros qu'elles avaient empruntés lors de son second prêt exceptionnel sur 3 ans (LTRO). Sachant que pour mémoire, il y a un an, l'institution de Francfort avait alloué quelques 529 milliards d'euros à 800 banques.

qui tablait lui sur 130 milliards d'euros. C'est également bien moins que celui concernant le premier LTRO de la BCE, fin janvier, où 278 banques avaient rendu 137,16 milliards d'euros sur un total emprunté de 468 milliards d'euros.

L'opération n'a pas eu l'effet escompté

Pour rappel, la BCE avait décidé de lancer en décembre 2011 et février 2012 deux prêts exceptionnels de long terme (LTRO). Leur objectif? Alimenter en liquidités les banques de la zone euro qui en feraient la demande, à volume illimité et au taux fixe de 1%. Cette double opération visait à éviter l'étranglement de certaines banques, notamment en Europe du Sud. Celles-ci étaient alors incapables d'obtenir des liquidités sur le marché du prêt interbancaire, en raison des vives inquiétudes sur la crise de la dette en zone euro.

La BCE espérait aussi qu'en retour, les banques prêteraient davantage aux entreprises et aux ménages pour soutenir la croissance. Mais cet espoir a été quelque peu déçu, de l'aveu même de son président Mario Draghi, aussi parce que la demande de crédit est faible dans un contexte de récession. Aussi de nombreuses banques ne savaient que faire de ces montagnes de liquidités. Et les ont parqué en dépôts au jour le jour auprès de la BCE. Sachant que depuis juillet dernier, ces dépôts ne sont plus rémunérés par l'institution monétaire.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20130222trib000750482/les-banques-ne-vont-rembourser-que-611-milliards-a-la-bce.html

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Heureusement que les Britanniques ne sont pas dans l'Euro sinon la monnaie unique aurait servi de bouc émissaire. Comme ça ils voient que même drapés dans leur splendide indépendance ils perdent leur AAA et que leurs perspectives économiques ne sont pas meilleures que les nôtres, voire pires.

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Il semblerait que la monnaie bulgare a un taux de change fixe avec l'Euro. Il vaut en permanence  1,95583 Lev depuis 1999. Autant dire qu'ils sont dans la zone Euro. Car a part l'apparence des monnaies je ne vois pas la différence pour l'economie du pays.

Ceci dit ca n'a peut être rien a voir avec leurs problèmes économiques, les mauvaises politiques n'ont pas besoin de l'€ pour faire du mal, c'est histoire d'apporter une précision.

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Sur les causes de la crise des subprimes, présentation de la responsabilité de Fannie Mae et Freddie Mac:

http://theoreme-du-bien-etre.net/2013/02/25/fannie-mae-et-freddie-mac-linterventionnisme-source-de-la-bulle-immobiliere/

Les causes de la bulle immobilière américaine et de sa titrisation sont à trouver dans des sociétés semi-publiques créées par le gouvernement des Etats-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac, et non simplement dans l’activité spéculatrice des marchés.

Qui a causé la bulle immobilière de crédits pourris qui a éclaté aux Etats-Unis en 2007-2008 ? Les traders de Goldman Sachs bien sûr ! Ou alors peut-être deux entreprises étroitement attachées au gouvernement américain : Fannie Mae et Freddie Mac (F&F). Finalement, entre les banques d’affaires et F&F, le  choix du responsable a une importante portée idéologique. La première réponse met la crise sur le dos du désormais mythologique capitalisme néolibéral, la seconde, qu’on entend moins souvent à la télévision, rend responsable l’interventionnisme étatique, thèse aussi renforcée par le rôle de la politique monétaire dans cette affaire.

Pour comprendre le rôle de Fannie Mae, Freddie Mac et des banques d’affaires dans la crise des subprimes, il faut d’abord comprendre le principe de la titrisation, et le fonctionnement de ce qu’on appelle le marché des mortgage backed securities (MBS).

La titrisation consiste à agréger des actifs en titres financiers afin de les revendre à d’autres investisseurs. Par exemple, dans le cas qui nous intéresse, un crédit immobilier américain faisait souvent le voyage suivant.

D’abord, un ménage américain se rendait dans une agence de crédit pour acheter une maison. L’agence lui octroyait le crédit.

Puis, l’agence confiait le crédit à Fannie Mae, Freddie Mac ou à une banque d’affaires. Le rôle de ce nouvel acteur est de titriser les crédits. Pour ce faire, il en agrège une grande quantité au sein d’un « pool » de crédit, afin de mutualiser les risques.

Puis le titre financier ainsi créé est vendu à des investisseurs du monde entier. Ce titre financier, appelé Mortgage Backed Security (traduire titre adossé à des crédits hypothécaire) rapporte à son propriétaire le remboursement des crédits qu’il contient… en tout cas la part de ceux dont les ménages emprunteurs ne feront pas défaut.

Ce système a été beaucoup critiqué car la personne qui émet le crédit, et qui est donc en charge de contrôler la solvabilité de l’emprunteur, n’est pas celui qui encourt le risque de non remboursement, vu qu’il refile la patate à des investisseurs zinzins. Il y aurait donc clairement une incitation à prêter à n’importe qui. L’objet de ce billet est de vous expliquer le rôle de Fannie Mae et Freddie Mac dans ce système.

[...]

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Mais le mal n'est-il pas en train d'être fait?

Selon le consultant Bain & Co, le volume mondial global des actifs financiers atteindra 900.000 milliards de dollars en 2020 (à prix et taux de change constants), en progression de 50% par rapport à 2010, tandis que le PIB mondial représentera à la même échéance 90.000 milliards de dollars; le rapport entre ce dernier et le volume des actifs financiers sera alors de un à dix. Ce n'est pas l'embellie actuelle du marché des actions qui contredira cette prévision lourde de conséquences, alors que la régulation financière marque le pas.

900.000 milliards de dollars en 2020 (à prix et taux de change constants), tandis que le PIB de la planète représenterait 90000 milliards de dollars, soit dix fois moins. Une bulle financière très inflammable...

Devant l'inévitable, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a proposé de ralentir pays par pays le calendrier du désendettement européen. Tandis qu'Anton Silouanov, le ministre russe des Finances, a préconisé d'adopter à l'échelle internationale des objectifs « réalistes et atteignables sans avoir à se dire dans trois ans qu'il faut les réviser ». Ordonnateur du G20, Vladimir Poutine a donné comme objectif de « sortir l'économie mondiale de la stagnation ». Oui, mais comment?

Les leviers de la relance se dérobant, une issue monétaire hasardeuse est recherchée. Les Américains et les Japonais sont accusés de dévaluations compétitives. Mais Angel Gurría, le secrétaire général de l'OCDE, a légitimé les interventions de leurs banques centrales au nom du soutien à la croissance. À Moscou, la « guerre des monnaies » a été minimisée quand elle n'a pas été niée. Seul, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, s'est alarmé et a, par avance, prévenu que « nous ne serons pas capables d'éviter une autre crise "à la 2008" si une proportion croissante d'argent est injectée dans l'économie ».Mais le mal n'est-il pas en train d'être fait? Selon le consultant Bain & Co, le volume mondial global des actifs financiers atteindra 900.000 milliards de dollars en 2020 (à prix et taux de change constants), en progression de 50% par rapport à 2010, tandis que le PIB mondial représentera à la même échéance 90.000 milliards de dollars; le rapport entre ce dernier et le volume des actifs financiers sera alors de un à dix. Ce n'est pas l'embellie actuelle du marché des actions qui contredira cette prévision lourde de conséquences, alors que la régulation financière marque le pas.

Tournant autour du pot, le débat sur la « guerre des monnaies » a enchaîné avec celui engagé à propos des cibles d'inflation des banques centrales et de l'évolution de leur mandat. De grosses rectifications ont été opérées aux États-Unis et au Japon, et pourraient prochainement suivre au Royaume-Uni. Tandis que le débat à venir se précise, avec pour sujet l'indépendance des banques centrales, s'appuyant sur son caractère relatif totalement occulté, exemples à l'appui. « Leur indépendance leur permet d'aller au-delà de leur mandat », arme de toute façon Olivier Garnier, chef économiste de la Société générale. Il est même exhumé que l'actuel président de la FED, Ben Bernanke, avait déclaré en 2003, sans craindre le sacrilège, qu'en période de déflation, « une plus étroite collaboration pour un temps avec les autorités fiscales n'est en aucune mesure incompatible avec l'indépendance des banques centrales ».

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Des économies ? Pourquoi faire ?

"Il faudra évidemment en 2014 obtenir cette recette", a-t-il ajouté. "Ce qui veut simplement dire que, à tout le moins, la stabilité fiscale impose de trouver six milliards d'euros de recettes supplémentaires", s'efforçant d'éviter d'employer le terme "impôt".

Le gouvernement devra trouver six milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires pour que les recettes fiscales restent stables, a indiqué le ministre du Budget lundi matin sur Europe 1.

Pas question de parler d’augmentation des impôts. Mais lundi matin, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a tout de même indiqué que le gouvernement français était à la recherche de six milliards d’euros de recettes fiscales complémentaires pour 2014.

Sur Europe 1, le ministre a précisé qu’il s’agissait de compenser cinq à six milliards d’euros d’impôts levés en 2013 à titre exceptionnel. L’objectif est de garder stable le montant global des prélèvements fiscaux.

La situation "ne (le) permet malheureusement pas"

"Si nous ne faisons rien de plus en matière de fiscalité l'année prochaine, il y aurait cinq à six milliards d'euros d'impôts de moins", a-t-il expliqué. "La situation financière de la France (...) ne permet malheureusement pas de nous priver de six milliards d'euros de recettes."

"Il faudra évidemment en 2014 obtenir cette recette", a-t-il ajouté. "Ce qui veut simplement dire que, à tout le moins, la stabilité fiscale impose de trouver six milliards d'euros de recettes supplémentaires", s'efforçant d'éviter d'employer le terme "impôt".

Il a également esquivé les questions sur la façon dont le gouvernement envisage de trouver ces recettes, soulignant que les "prélèvements obligatoires sont déjà trés élevés en France".

"Economies dans la dépense publique"...

"Des économies dans la dépense publique sont inévitables, nous avons commencé à en faire, nous continuerons à en faire, non seulement au sein du budget de l'Etat mais au sein des opérateurs, au sein des différentes politiques publiques. (...) Tout ceci a commencé à être évalué et il faut dégager des économies à la suite de ces évaluations", a-t-il relevé, appelant à ne pas confondre les deux sujets.

"Il y a ces évaluations qui doivent générer des économies et, par ailleurs, on ne peut se permettre d'avoir 6 milliards d'euros de recettes en moins par rapport à 2013. Il faudra donc les compenser", a-t-il martelé.

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Quelques analyses d'Acrithène:

La première donne des éléments de compréhension sur les effets réels de la mise en place d'une séparation entre les banques de dépôts et celles d'affaires:

Trop de commentateurs concentrent leurs attaques sur le modèle de la banque universelle. Ce faisant, il néglige la complexité et les vrais problèmes du système bancaire.

La perversité de l’organisation du secteur bancaire et la nécessité de le réformer font l’objet d’un consensus grandissant. La nature de cette réforme est en revanche nettement moins consensuelle. Mais une des propositions profite du charme de la mythologie interventionniste du New Deal, une solution toute prête qui nous nous épargne l’effort de penser neuf et a pour elle l’autorité de la sagesse économique des années 1930 : rétablir le Glass-Steagall Act qui séparait les banques commerciales et les banques d’affaires. Le fantôme de Franklin Roosevelt étant devenu le guide de l’opinion publique, il est heureux que la guerre déclarée aux banques par le candidat Hollande se limite aux apparences, et que la réforme proposée par le gouvernement soit essentiellement inexistante.

A mes yeux, les partisans de l’interdiction des banques universelles font trois erreurs importantes.

    La première vient d’un mauvais diagnostic. L’industrie financière pose un problème « systémique ». Cela signifie que ce n’est pas la composition interne de telle ou telle banque qui pose problème, mais les relations qu’entretiennent entre elles les différentes institutions financières. Ce ne sont pas les liens entre les différentes activités d’une même banque qu’il faut analyser en priorité, mais les interactions entre banques.

    La seconde erreur relève d’un mépris des faits. En effet, la concentration des critiques sur le modèle de la banque universelle, néglige qu’à l’exception de la banque écossaise RBS, les firmes ayant soumis l’économie à des risques systémiques étaient des institutions spécialisées : Washington Mutual (commerciale, 2008), Lehman Brothers (affaires, 2008), LTCM (hedge fund, 1998), Continental Illinois (commerciale, 1984)… Tout au contraire, les banques universelles ont joué un rôle clé dans le sauvetage des banques spécialistes lors de la dernière crise : JPMorgan Chase (universelle) ayant repris Washington Mutual et Bear Stearns (affaires) ; Merrill Lynch (affaires) ayant été secouru par Bank of America (universelle).

    Enfin, l’appel mystique à la sagesse de Roosevelt est une amnésie historique. Le système, par lequel des institutions semi-publiques – telle Fannie Mae fondée en 1938 – rachetaient aux prêteurs les crédits hypothécaires afin de stimuler le marché immobilier et de le rendre accessible aux ménages pauvres, est le cœur de la crise des subprimes. Ce système est hérité du New Deal.

Personnellement, si je suis en faveur du découpage des banques en petits morceaux, je trouve en revanche que la doctrine Glass-Steagall est un critère de découpage sans grande pertinence. Si la question du modèle de la banque universelle peut faire débat (j’y consacrerai un second article), un retour au Glass-Steagall Act ne répond pas aux problèmes systémiques du secteur bancaire. D’ailleurs la doctrine du « too big too fail » datant de 1984 et de la faillite de Continental Illinois, l’émergence du problème actuel dans la sphère publique précède de quinze années l’abrogation du Glass-Steagall Act en 1999. L’objet de ce premier billet est juste de vous exposer ce que constitue le risque systémique à travers l’exemple du marché interbancaire.

http://theoreme-du-bien-etre.net/2013/02/04/la-confusion-entre-banque-universelle-et-too-big-to-fail/

Le second, plus optimiste, traite des sécurités sociales à l'échelle européenne:

La jeunesse des pays fragilisés migre vers les pays sains. Ce faisant elle aggrave durablement les déséquilibres générationnels de la pyramide des âges des pays endettés au profit des pays sains. L’équilibre budgétaire de la Sécurité Sociale des pays en crise s’en trouve d’autant plus dégradé à long terme.

Dans de nombreux billets sur ce blog je vous ai expliqué qu’une des clés de la compréhension de la crise de la dette publique européenne se trouvait dans la structure démographique de sa population et davantage dans l’avenir des dépenses publiques que dans la réduction des dettes déjà contractées. L’incapacité des gouvernements à réguler la dette publique existante n’est qu’un signe particulièrement inquiétant quant à leur capacité à réformer l’Etat de sorte qu’il puisse gérer le défi démographique des prochaines décennies.

Rappelons rapidement ces problèmes en prenant le cas français :

    En sommant les déficits prévus d’ici 2050 par le Comité d’Orientation des Retraites (COR), et en prenant l’hypothèse d’une croissance économique de 2%, le déséquilibre de la retraite par répartition ajoutera entre 90 et 130 points de PIB à la dette publique. (article détaillé)

    Du côté de l’assurance maladie, l’explosion de la population des plus de 65 ans et de leurs frais médicaux pourrait faire passer la cotisation annuelle moyenne par actif de moins de 5 000€ en moyenne à plus de 20 000 €, hors inflation. (article détaillé)

Corroborant ce scénario impossible, la Banque des Règlements Internationaux (BRI – la banque des banques centrales) s’amusait à calculer l’évolution de la dette publique dans la situation de statu quo politique. Le « baseline scenario » de la BRI, n’incluant pas de réforme de la Sécu, propulsait la dette publique française à 400% du PIB en 2040. Similairement, divers organismes dont la BCE estimaient les dettes implicites (droits à la retraite déjà « acquis » à payer dans le futur) de la France à 350% du PIB en France en 2007, 320% pour l’Allemagne et l’Italie, et globalement 330% pour la zone euro. Cette dette implicite existe déjà mais ne fait pas l’objet d’un enregistrement comptable car son remboursement est contingent. Comprendre : l’Etat ne s’est en rien contractuellement engagé à payer les pensions futures des cotisants actuels. Cette dette politique n’a aucune existence légale, et donc pas non plus d’existence comptable.

http://theoreme-du-bien-etre.net/2013/02/26/comment-la-securite-sociale-destabilise-leurope
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La jeunesse des pays fragilisés migre vers les pays sains. Ce faisant elle aggrave durablement les déséquilibres générationnels de la pyramide des âges des pays endettés au profit des pays sains.

Information à mettre en relation avec "Selon le consultant Bain & Co, le volume mondial global des actifs financiers atteindra 900.000 milliards de dollars en 2020 (à prix et taux de change constants), en progression de 50% par rapport à 2010, tandis que le PIB mondial représentera à la même échéance 90.000 milliards de dollars; le rapport entre ce dernier et le volume des actifs financiers sera alors de un à dix." Dès lors, peut-on dire qu'il existe de par le monde de véritable "pays sain" ?

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