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F4U transportant une bombe guidée


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L'emplacement de la bombe me paraît bizarre. Cela ne gêne pas le train d'atterrissage ?

 

Sur F4U, la cinématique de train est compatible avec ce genre d'emport : les roues pivotent d'un quart de tour pour se mettre "à plat" dans l'aile quand le train s'efface vers l'arrière. On devine le mouvement sur ce cliché :

 F4U-1_final_assembly.jpg

Edited by FATac
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  • 2 weeks later...

Bonjour

 

La bombe en question s'appele "Bat" ou chauve-souris utilisée dans les derniers mois de la guerre contre la flotte Japonaise dans le pacifique en 1945 par la marine Américaine.

Appelé "Swod Mk 9" "Bat", elle avait un poids de 1000 livres, soit environ 500 kg avec une charge de 450 kg.

 

En avril 1945, cette "bat" coula un destroyer Japonais à 37 km de son point de largage, c'est à dire à la limite de son autonomie.

 

 Elle n'était donc pas guidée par RADAR dans le sens commun qui fut donné longtemps à cette formule.et qui reste un système de détection et non un système de guidage en lui même.

 

Pour rappel, le mot RADAR - acronyme américain qui succède au mot Français "Radiolocation" - signifie "Radio Detection And Randing Equipment" que l'on peut traduire par "Detection et télémétrie radioélectrique".

 

Le RADAR était dans la tête de la BAT et les données issues du RADAR était utilisées pour commander les gouvernes de la BAT Elle à environ3,60 m de longueur, et 3 m d'envergure. Elle était donc autoguidée.

Normalement, ces bombes étaient disposées par deux sous la voilure d'un appareil du type quadrimoteur Consolidated "Privateer".

 

Il est étonnant de voir cet engin sous un Vought F4U Corsair car le problème du lancement avec l'hélice de l'appareil devait créer un souci en toute logique.

 

Les américains avaient mis au point également en developpement plusieurs de ces systèmes =

 

> Des bombes planantes, propulsées par fusée pour plus d'autonomie et qui possèdaient une caméra de télévision dans le nez, dont les images étaient envoyées à l'avion pour mieux guider la bombe sur l'objectif à l'aide d'un radioguidage. Il s'agit de la "Glomb" d'un poids de  4000 livres (1812 kg).

 

> La "Gargoyle" de 1000 livres (453 kg) à propulsion par réaction permettant la perforation et se dirigeant automatiquement vers son objectif (par quel moyen ?).

 

> La "Gorgon", bombe volante avec une charge de 100 livres (45 kg) à propulsion par fusée dirigée sur l'objectif par radiocommande.

 

Malgrès mes visites aux USA - J'ai travaillé dans un groupe américain de la défense en tant qu'ingénieur - je ne suis pas parvenu à avoir plus de renseignements sur ces engins.

 

Cordialement.

Janmary

Edited by Janmary
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En effet collectionneur.

La presse américaine à la fin et après la guerre à émise ces informations.

Il y eu des projets de V1 lancé par des cuirassés Américains et surtout de V2 avec  des tests qui furent éffectués.

Ces projets n’aboutirent pas pour plusieurs raisons.

 

§ La flotte de combat Nipponne était détruite en presque totalité du fait de l’aéronavale américaine,

§ La flotte de commerce était très gravement amputée de ses bateaux de par l’action des sous-mariniers américains,

§ Les villes étaient soumises à un bombardement de destruction inégalée de par l’emploi des bombardiers Boeing « Superfortress » B-29 larguant des engins incendiaires sur les villes Japonaises construites en bois, ce qui fit dire au général Mc Arthur =

« C’est la plus grande crémation d’une ville (comme Tokyo) ».

 

§ Enfin, les américains avaient projetés avant les débarquements au Japon, c'est-à-dire l’opération « Olympic » dans les Kyu-Shu (sud du japon) au 1° novembre 1945 et l’opération « Coronet » dans la baie de Tokyo au 1° mars 1946, de répandre des défoliants sur les rizières empêchant l’épiaison des pousses du riz.

 

Toutes ces réalités (incluant l'impossibilté des importations des matières et des ressources énergétiques de Birmanie et de l’Indonésie)  annulèrent plusieurs projets prévus  compte tenu de l’état de Japon en 1945.

Edited by Janmary
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Des drones F6F-5K ont été utilisés comme bombes volantes en Corée, mais c'est tout de mémoire.

 

Les V1 et V2 sont considérés comme les ancêtres de certains engins US comme le Matador, Mace, Redstone etc. mais ceux-ci ne furent opérationnels qu'après la Corée.

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@ collectionneur

Cette première génération d'engins guidé a t'elle servi durant la guerre de Corée ? Lors des attaques de ponts et de voies ferrées, on a ressorti les Corsair de la naphtaline mais je ne me souvient pas avoir vu des photos les montrant en action avec des missiles.

 

Je ne pense pas que les Corsairs de l'US Navy ont été employés avec des missiles guidés à ma connaissance. Par contre, ils ont été employés avec des roquettes lourdes anti-béton et anti-blindage lors du débarquement des Marines à Inchon, sur les arrières des Nord Coréen, ce qui permit la contre offensive du général Mac Arthur vers le nord du pays.

 

Ce qui fut employé en Birmanie et 1944 / 1945 et peut-être en Corée, fut la bombe AZON (Azimut  Only) et RAZON (Range and Azimut  Only). Cette bombe était radioguidée vers l’objectif et la trajectoire pouvait être modifiée par l’opérateur radio du bombardier.

 

 

@ Rob1

Les V1 et V2 sont considérés comme les ancêtres de certains engins US comme le Matador, Mace, Redstone etc. mais ceux-ci ne furent opérationnels qu'après la Corée.

 

En effet Rob1. J'ai vu des Matadors en Allemagne lors de mon service militaire à l'époque (1961-1963).

La marine américaine avait fait des essais de lancement de V2 sur un cuirassé. Peu probant opérationnellement du fait du carburant et du comburant liquide (alcool - oxygène). Cela devait évoluer vers les "Polaris" à poudre qui furent  embarquées plus tard sur les sous-marins nucléaires stratégiques.

 

 

@ Ioki

Il me semble que ces engins de première génération ont été abandonné à la fin de la guerre et que les USA sont repartis de zéro ensuite

 

En effet Ioki, les USA ont entrepris des essais sur une grande échelle de leur propre  matériel et de celui de l’Axe, V2, réacteurs, avions Me 262, missiles anti-aériens (Rheintocher) , missiles de toutes natures (au centre d'Aberdeen aux USA)  et même les ingénieurs et techniciens de ce pays y compris Von Braun, le père des V2.

Edited by Janmary
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Pour les attaques â la roquette contre les infrastructures par l'aéronavale, voir le film "les ponts de Toko-Ri" ;)

C'est étrange que pour un conflit relativement long et intense, il n'y a pas eu tellement de nouveaux armements testé hors chasseurs à réaction. Les bombes guidées de 1ère génération auraient évité sans doutes les lourdes pertes en bombardiers américains.

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bonsoir,

 

aussi étrange que cela puisse paraître, quand on constate les innovations dans le domaine des munitions guidées durant la seconde guerre mondiale, les Etats Unis mettront plus de 25 ans après la fin de ce conflit pour constater les insuffisances et effets négatifs des tapis de bombes. Durant la guerre du Vietnam, il faut attendre 1972 pour que l'US air force parvienne enfin à endommager sévèrement le pont doumer à Hanoï, à l'aide de bombes guidées par laser avec un phantom largueur et un phantom pour la désignation.

 

Durant la guerre de Corée, les Etats Unis ont surtout constaté avec effarement que 6 ans après la fin de la 2nd guerre mondiale son armée en était à "réapprendre" à faire la guerre "traditionnelle", sans bombardement nucléaire stratégique. C'est l'entrée en scène de l'hélicoptère, comme en Indochine à la même époque, la disparition du piston hors attaque au sol à basse altitude, pas de révolution des armes mais une évolution certaine. Les bombes de précision, en dehors de quelques objectifs particuliers, n'auraient pas eu beaucoup d'utilité en Corée. Face à un adversaire très rustique, fluide, manoeuvrant et attaquant de nuit, et fortement camouflé, le problème aurait surtout été de trouver des cibles et d'avoir le temps de les traiter avant que l'information ne soit devenue obsolète.

 

En Corée, les bombardements des B29 ont surtout constitué en tapis de bombes pour pulvériser tout ce qui se trouvait au sol et réaliser du nettoyage massif d'une zone, des bombardements précurseurs de ce que sera l'activité des B52 au Vietnam en appui des troupes au sol. A partir de 1951, toutes les infrastructures démolissables en Corée du Nord avaient été traitées, il ne restait plus grand chose à part des ruines.

 

Le conflit dans sa phase "chaude" a été relativement court, un an de juin 1950 à juin 1951, avec par la suite une stabilisation et un front figé même s'il y eut des  opérations locales particulièrement sanglantes, mais sans portée ni conséquences tactiques et stratégiques réelles. Après le refus de Truman d'une escalade militaire contre la Chine, chaque camp se satisfait de la neutralisation de l'adversaire, surtout côté onusien. A l'époque, l'innovation c'était des roquettes atomiques pour vider le ciel des hordes de bombardiers de l'est, des grenades sous marines atomiques, des bombes tactiques atomiques, etc ...

 

Quelque part, on pourrait considérer que la guerre de Corée a recréé un armement que les tenants du tout nucléaire pensaient relégué dans la naphtaline, le fantassin avec son fusil et sa pelle.

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Je souscris totalement à votre post  jeansaissrien.

Les études – après la seconde guerre mondiale guerre réalisées aux Etats-Unis  par les  militaires du Pentagon  - sur les enseignements des bombardements stratégiques américains sur l’Allemagne ont démontrés l’échec  et l’inefficacité de ces bombardements dit stratégique centrés sur les villes et les sites industriels Allemands (*).

 

* (Strategic Bombing Survey, Overall Report, European War ou Etudes sur l’aviation de bombardement stratégique des Etats-Unis, Rapport d’ensemble sur la guerre en Europe publié en1945).

 

 

Le même échec à été observé pur les bombardements en Grande- Bretagne par l’Aviation Allemande. Les mémoires de Sir Winston Churchill et d’Albert Speer ont soulignés que les bombardements des villes n’ont été que des massacres, et les bombardements sur les usines et les sites industriels ont été inefficace par le fait d’emplois de bombes chargés à 50% de tolite qui ne détruisaient pas les machines- outils. L’emploi de bombes à fragmentation – un corps très lourd avec peu d’explosif rapporté à la masse totale, comme les projectiles d’artillerie de rupture de l’artillerie navale - auraient du être la règle d’après  les conclusions de ce  rapport américain (*)

 

En Corée, l’aviation de bombardement, entre autres les B 29, ont fait plus d’appui feu sur les troupes et les concentrations ennemies que de bombardements stratégiques. Les bombardements stratégiques en Mandchourie  furent interdits par le Président Truman pour ne pas faire intervenir officiellement la Chine et que le conflit ne dégénère pas en conflit mondial avec  l’intervention de l’aide massive des Soviétiques, bien que des forces Chinoises soient  déjà présentes sur le terrain par des forces armées dite « volontaire ».

 

Les B 29 de surcroit, avec l’apparition des chasseurs à réaction Mig 15, les B 29 ne purent aller aussi profondément en Corée du Nord ou se furent les chasseurs bombardier américains qui se substituèrent à ces derniers. Ce sont des Grumanm « Panther » de l’aéronavale qui effectivement est montrés dans ce beau film – "les ponts de Toko-Ri"- que vous citez collectionneur.

 

Les journalistes américains ont écrit durant la guerre de Corée « Ce qu’ils nous  fallait en Corée, ce sont beaucoup d’hommes et de baïonnettes » De gros bataillons en fait comme au temps de Napoléon.

Edited by Janmary
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Durant la guerre de Corée, les Etats Unis ont surtout constaté avec effarement que 6 ans après la fin de la 2nd guerre mondiale son armée en était à "réapprendre" à faire la guerre "traditionnelle", sans bombardement nucléaire stratégique.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. A quelle moment se sont habitués au bombardement nucléaire ? Vous parlez comme si c'était devenu une grosse habitude.

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Si vous permettez Clem 200.

 

Je pense que "jeansaisrien" évoquait la doctrine américaine matière de guerre et c’est ainsi que j’ai compris le post de notre ami..

Ayant démobilisé son importante armée en 1945, sa doctrine fut le combat anti-communiste avec la dissuasion nucléaire en particulier avec le SAC (Stategic Air Command) équipé de ses B 47 « Stratojet », puis des B 52.

 

La guerre de Corée fut un choc pour le « pentagon » US et il fallut la création de l’OTAN (Europe) puis de l’OTASE (Sud-est asiatique) et enfin la guerre du Vietnam pour renouveler sa doctrine.

 

Mes excuses pour avoir interféré.

Cordialement.

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bonjour,

 

Janmary a très bien précisé mon propos.

 

En 1950, seul le corps des marines semble encore disposer d'une doctrine d'emploi, de cadres, d'expérience et d'efficacité pour le type de guerre qui se déroule en Corée.

 

La "nucléarisation" des esprits et des doctrines au début de la guerre froide aux Etats Unis tendait à considérer comme obsolètes le combat tactique, les porte avions, ... Face à une armée soviétique perçue comme une gigantesque horde prête à submerger l'Europe de l'Ouest et le monde, les Américains ont pensé à cette époque le combat "classique" perdu d'avance, seule l'arme atomique étant en mesure d'assurer la victoire par son effet massif. D'où la pléthore de projets "atomiques" à toutes les sauces dans tous les aspects du combat. Ce qui est impressionnant c'est la vitesse à laquelle cette "nucléarisation" s'est imposée. Quelque part, les raisonnement de l'époque peuvent trouver des échos aujourd'hui : faire l'économie de moyens lourds et coûteux en temps de paix, se concentrer sur le top technologique, l'aspect séduisant d'une guerre à distance sans être obligé d'envoyer massivement des troupes au sol, le matériel et le technologique prenant le pas sur l'humain. De plus, avant le traumatisme Spoutnik, les Etats Unis se trouvaient en position de bombarder l'Union soviétique depuis leurs bases dans le monde quand l'inverse était impossible. L'URSS elle aussi versera dans le nucléaire tactique débridé.

Pour mémoire, on pourrait rappeler la solution imaginée un temps pour sauver Dien Bien Phu ...

 

Avec la démobilisation de 1945, l'effort américain a surtout porté sur la réinsertion des militaires dans la société et l'économie. Les armées "occidentales" en 1950 sont des armées d'occupation ou de lutte contre les insurrections, même s'il faudra la guerre de Corée pour que les Etats Unis perçoivent les guerres menées par leurs alliés dans leurs colonies d'un autre oeil. Avec le début de la guerre froide, les Américains se mettent en posture défensive face à l'Union soviétique, avec l'arme atomique comme réponse à toute attaque et une politique d'alliance visant à établir un cordon sanitaire autour du bloc communiste pour éviter les contagions et l'expansion dans les pays voisins.

 

La guerre de Corée marque la fin rapide de l'efficacité de cette politique : la menace nucléaire n'empêche pas les conflits périphériques qui peuvent saper le camp adverse, la montée en puissance technologique de l'URSS rend caduque la supériorité nucléaire américaine et le territoire américain se retrouve lui aussi exposé, quant à la contagion, il suffit de voir l'expansion des états proches ou se réclamant du communisme à partir des années 50 pour constater que "l'endiguement", tel qu'il fut mené, fut plutôt un echec.

 

La guerre de Corée aurait pu être le premier exemple de l'application des visions stratégiques et tactiques de l'après guerre : faire face à une invasion qui submerge tout en écrasant l'ennemi par le feu atomique. Dans le contexte de 1951, la phrase de Clémenceau reprenait toute sa pertinence ...

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Nuance, le problème nucléaire en 1950, c'est que si le Pentagone avait une stratégie "atomique", il n'avait pas les moyens de sa politique. Pas assez de bombes A pour rasez l'URSS et pas assez d'ailleurs de bombardiers performant pour les lancées. Le renforcement des moyens conventionnels pour la Corée et l'Europe se fait en parallèle avec l'accroissement spectaculaire de l'arsenal nucléaire. Mais Ike a la présidence a stoppé le côté conventionnelle pour raisons économique et stratégique.

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