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La problématique des conflits territoriaux en Asie-Pacifique est traitée dans différents sujets du forum, mais de façon séparé (mer de Chine méridionale, Chine-Japon, etc.). Il est toutefois parfois difficile de savoir dans quel sujet situer une information ou une analyse, tant ces différents conflits et revendications ont des liens entre eux:

  • Soit que les évolutions sur un théâtre a des répercussions plus ou moins directes sur un autre, notamment sur la posture des différents pays concernés
  • Soit parce que ces revendications ont en réalité des implications globales qui dépassent de loin le cadre restreint de chaque différend (le meilleur exemple étant la position de la Chine qui, officiellement, discute sur des détails mineurs de frontières ou d'espace maritime/aérien avec différents pays, tout en inscrivant ces "détails" dans une stratégie globale de leadership fort et de revendication sur l'ensemble de la Mer de Chine.

Pour ces raisons, je crée ce thread dans lequel je propose de regrouper les informations, analyses et discussion de portée globale sur ces problèmes, tout en conservant chaque thread spécifique pour les informations à portée strictement locale. Autrement dit, on discuterait ici de la problématique des conflits latents ou actuels en Asie-Pacifique du point de vue global (idée du tableau d'ensemble), mais pas du moindre petit incident entre pêcheurs dans un coin perdu, pour lesquels les fils spécifiques sont plus adaptés.

 

Si les modérateurs trouvent que ça fait double-emploi ou que ce n'est pas une bonne idée, qu'ils n'hésitent pas à relocaliser le sujet, mais à mon sens ça rendrait plus simples les discussions où il faut actuellement jongler entre plusieurs fils pour se faire une idée d'ensemble.

 

Je commence avec cet article du début de la semaine qui m'avait échappé et présente une analyse globale de la stratégie chinoise et des positions des autres pays dans les différentes régions de la Mer de Chine peu ou prou revendiquées par Pékin:

 

Pékin impose ses conditions en mer de Chine

Face à ses voisins régionaux, Japon, Vietnam ou Philippines, la Chine, deuxième puissance économique mondiale, bouscule le statu quo sur ses frontières maritimes au nom de prétendus droits historiques, suscitant, dans la région, des doutes sur la réalité de son « émergence pacifique ».

Même si ses dirigeants ne cessent d'invoquer leurs intentions pacifiques, comme l'a fait en Grèce le premier ministre Li Keqiang, en réunion bilatérale, le discours est moins amical. En visite à Hanoï la semaine dernière, le conseiller d'Etat chinois pour les affaires étrangères, Yang Jieqi, a accusé le Vietnam de « monter en épingle » les tensions entre les deux pays.

Les Chinois usent de coercition et de dissuasion, même s'ils n'ont pas le monopole de la mauvaise foi sur ces questions complexes. Leur hyperactivité se nourrit d'une dénonciation constante du « pivot » américain vers l'Asie – Washington a réitéré ces derniers mois son soutien à ses alliés japonais et philippins – et de son aspiration à devenir une grande puissance maritime. Cet objectif est l'une des « tâches-clés » du mandat de Xi Jinping, secrétaire général du Parti communiste depuis 2012.

 

Suite et analyse: http://www.lemonde.fr/international/article/2014/06/23/pekin-impose-ses-conditions-en-mer-de-chine_4443414_3210.html

Edited by Bat

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On peut reparlé des liens accrues entre les puissances de la région confronté a Pékin. Les Japonais qui font le forcing auprès de l'Australie, les Phillipines et le VietNam ?

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On peut reparlé des liens accrues entre les puissances de la région confronté a Pékin. Les Japonais qui font le forcing auprès de l'Australie, les Phillipines et le VietNam ?

 

Ah pour moi on peut parler de ce qu'on veut! ;) Et certainement de ces stratégies d'alliances qui, dans le cas du Japon, dépassent effectivement de loin le cas des Senkaku et impliquent toute la sous-région.

C'est juste une proposition pour clarifier les échanges en centralisant ici ce qui dépasse le cadre d'événements ponctuels (un face-à-face avec des pêcheurs ici, une plate-forme de forage là, une tension entre deux pays particulier encore ailleurs). Comme j'essayais de l'expliquer plus haut: si le Japon fait le forcing auprès de l'Australie pour condamner l'implantation de la plate-forme chinois au large du Vietnam, on le met dans le fil Chine-Japon, dans le fil Mer de Chine Méridionale ou dans le Fil Australie? Comme ça aurait sa place dans les trois mais qu'en même temps ça dépasse chacun de ces trois sujets, on le met ici. Non?

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Pékin veut contrôler la mer de Chine

 

11/07/2014 à 06:11 Les revendications chinoises sur les îles inquiètent le Japon, qui révise discrètement sa Constitution pour accroître la marge de manoeuvre de son armée.

L'armée japonaise pourra désormais venir en aide à un allié attaqué et participer plus directement aux forces de maintien de la paix sous l'égide de l'ONU. L'annonce en a été faite avec une certaine solennité le 1er juillet dernier par le Premier ministre Shinzo Abe. Elle a été simultanément relayée dans toutes les grandes ambassades de l'empire du Soleil levant. La date n'avait pas été choisie au hasard : ce jour-là, le Japon fêtait le soixantième anniversaire de la création de ses Forces d'autodéfense.

 

(...)

 

Les Chinois utilisent l'intimidation militaire, mais aussi des bateaux de pêche civils pour créer un fait accompli. Ils revendiquent sous des prétextes historiques et juridiques plus ou moins fumeux une myriade d'îlots inhabités, notamment les Senkaku, au large de Taïwan, actuellement sous souveraineté japonaise. Mais Pékin est aussi en confrontation avec le Vietnam à propos des Paracels et avec les Philippines au sujet des Spratleys.

Tous les États de la région redoutent l'expansionnisme chinois. Quant aux Américains, ils surveillent la situation comme le lait sur le feu. Ils ont renforcé leur dispositif militaire, mais hésitent sur la tactique à adopter pour contrer la menace. Pas question évidemment d'affrontements directs avec Pékin même si les appareils de l'US Navy opèrent régulièrement des survols en rase-motte quand ils constatent une activité suspecte aux abords d'îlots revendiqués par la Chine. Mais l'utilisation de civils, généralement des pêcheurs, rend le problème compliqué. Les grandes manoeuvres en mer de Chine ne font visiblement que commencer...

 

 

http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/pekin-veut-controler-la-mer-de-chine-11-07-2014-1845244_231.php

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Et les chasseurs nippons sont sur le pied de guerre avec plusieurs interceptions par jours d'appareils russes et chinois, le triple d'interventions par rapport à l'année dernière :

 

http://www.opex360.com/2014/07/11/les-forces-aeriennes-japonaises-sont-intervenues-340-reprises-au-cours-du-dernier-trimestre

 

On va avoir des incidents de tirs comme durant la guerre froide si cela continue...

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La dernière visite de François Hollande a l'étranger se fait dans les pays de l'ASEAN ou il semble que l'on veuille profiter du retrait américain sur le plan économique pour se faire remarquer :

http://m.huffingtonpost.fr/alexandre-michel/visite-hollande-malaisie-singapour-indonesie_a_22010440/

Et la Mission Jeanne d'Arc montrera les couleurs de la France dans la région. 

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Mer de Chine: Pékin proteste après le passage d'un navire américain

La Chine a déclaré mercredi qu'elle "répondra aux provocations répétées de l'armée américaine" après une nouvelle entrée d'un navire de l'US Navy dans des eaux revendiquées par Pékin en mer de Chine méridionale.

Le destroyer Chafee de l'US Navy a pénétré sans autorisation dans les eaux territoriales proches de l'archipel des îles Xisha (aussi appelées "Paracels"), a indiqué le ministère chinois de la Défense, qui a dénoncé une "provocation".

L'armée chinoise a immédiatement dépêché une frégate, deux avions de chasse et un hélicoptère pour exiger du navire américain qu'il quitte la zone, selon la même source.

L'action américaine "viole la souveraineté et la sécurité de la Chine, porte atteinte à la confiance mutuelle stratégique entre les deux pays et leurs deux armées, et mine la paix et la stabilité dans la région", a déploré le ministère dans un communiqué. (...)

Suite: http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/mer-de-chine-pekin-proteste-apres-le-passage-d-un-navire-americain-59de0c13cd70461d268c7b5d

Edited by Bat

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il y a 33 minutes, Bat a dit :
il y a 24 minutes, prof.566 a dit :

La Cine ne supporterait pas qu'on la fasse à la chinoise? (dsl Henry)

Si je veux être sarcastique - en même temps ce n'est pas très loin de la réalité - je dirais qu'il y en a un qui ne fait que passer mais rien ne bouge réellement, pendant que l'autre qui gueule peut-être mais continue à progresser en réel chaque jour.

Il n'y a pas à être désolé, c'est la réalité.

Henri K.

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il y a 25 minutes, prof.566 a dit :

Que se passerait il si par exemple le Japon construisait une grosse base sur les Senkaku?

Je ne crois pas que les Japonais aient toujours le contrôle effectif des Senkaku aujourd'hui.

Henri K.

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Le retour d'un quatuor pour contrer la Chine.

En 2007, le Japon avait initié un "quad" / quatuor, un cercle d'alliés (relativement) démocratiques, avec les USA, l'Inde, l'Australie.
L'objectif devait être de contrer/surveiller l'influence chinoise.
Suite à une protestation officielle chinoise (dite "démarche") auprès de l'Inde et de l'Australie, l'initiative fut enterrée.

Elle revient en fanfare 10 ans après, juste après la réélection  de Shinzo Abe.
Il y a eu une réunion officielle le 11 novembre dernier en marge de l'ASEAN avec les 4 mêmes partenaires...
Mais l'équation stratégique ayant bougé en faveur de la Chine, ils semblent plus déterminés cette fois...
(On notera l'absence de la Corée du Sud, qui goûte peu au Japon, et de toute façon, qui a été neutralisée par l'accord de fin de crise sur le THAAD)

Le hic, c'est le trublion Trump : 1) il ne semble pas avoir de vision pour la région pacifique (sauf pour l'enrichissement des US personnel).
2) son imprévisibilité rend toute stratégie long terme ... risquée.
En comparaison, le président chinois présente partout son plan de OBOR, officiellement pour se développer "ensemble" (mais les locaux auront qqch).
Et à part quelques sujets sensibles comme Taiwan, Spratley,  Tibet, ne demande pas de compte en échange de ses milliards...
La compétition en soft power va être rude, et ce n'est pas le quad qui part favori cette fois.

 

(synthèse)
US, Japan, India, and Australia Hold Working-Level Quadrilateral Meeting on Regional Cooperation

https://thediplomat.com/2017/11/us-japan-india-and-australia-hold-working-level-quadrilateral-meeting-on-regional-cooperation/

(article précédent à chaud pour contexte)

https://thediplomat.com/2017/11/take-note-asias-quad-is-back/

Les 4 ministères des affaires étrangères ont publié des communiqués affirmant leur priorités sur la région.
Décryptage dans l'article.

Révélation

US, Japan, India, and Australia Hold Working-Level Quadrilateral Meeting on Regional Cooperation

Asia’s ‘Quad’ is back for the first time since 2007. Senior officials from the United States, Japan, India, and Australia met in Manila on Saturday—on the sidelines of the Association of Southeast Asian Nations and East Asia Summits—to discuss regional and global cooperation. The initiative represents the realization of an old idea, first championed by Japanese Prime Minister Shinzo Abe during his first one-year term as prime minister from 2006 to 2007.

While this quadrilateral grouping had first met in 2007, it was unable to sustain momentum as China expressed concerns about what it saw as an attempt at containment by like-minded democracies in the Asia-Pacific. The meeting in Manila on Saturday was primarily the result of renewed interest in Tokyo and reciprocal interest in New Delhi, Canberra, and Washington, with the Japanese delegation chairing the first meeting.

Saturday’s meeting took place at the “working level” with senior officials from all sides participating. It will still be some time before the ‘Quad’ meets at the ministerial or leaders level, but the Manila meeting offers insight into its presumptive direction.

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Convened around the theme of a “free and open Indo-Pacific,” the first quadrilateral meeting addressed seven core themes: the rules-based order in Asia, freedom of navigation and overflight in the maritime commons, respect for international law, enhancing connectivity, maritime security, the North Korean threat and nonproliferation, and terrorism.

Following the meeting, the U.S. Department of State, the Indian Ministry of External Affairs, the Australian Department of Foreign Affairs and Trade, and the Japanese Ministry of Foreign Affairs each released statements outlining what was discussed. All four statements emphasized that the convergence of visions and shared interests underpinned the quadrilateral.

The statements, however, were far from identical and a close reading reveals varying priorities within the quadrilateral. The Australian and the U.S. statements touched on all seven of the issues highlighted above under the aegis of a “free and open Indo-Pacific.” Japan’s statement omitted any mention of enhancing “connectivity,” which, for India and the United States, has come to mean offering an alternative vision to China’s ambitious Belt and Road Initiative. (U.S. Secretary of State Rex Tillerson’s speech in October and India’s May statement on the Belt and Road Forum make this much clear.)

Table 1: Comparison of U.S., Indian, Japanese, and Australian statements following the 2017 working-level quadrilateral meeting. 

Source: U.S. Department of State, the Indian Ministry of External Affairs, the Australian Department of Foreign Affairs and Trade, and the Japanese Ministry of Foreign Affairs. Compiled by Ankit Panda.

Meanwhile, India’s statement on Saturday’s meeting omitted any explicit reference to freedom of navigation and overflight, respect for international law, and maritime security. Delhi has however, in various bilateral statements and declarations with each of the other quadrilateral participants, voiced support for these principles.

Both the Indian and Japanese omissions aren’t a statement of disinterest, but rather intended to assuage concerns in Beijing that the reconvened quadrilateral will explicitly attempt to contain China. Just as “connectivity” references speak to an alternative vision to the Belt and Road Initiative, so does freedom of navigation underline a divergent set of interests for the quadrilateral in the South China Sea, for example, where Chinese territorial irredentism is a cause of concern.

The varying points of emphasis in the four statements out of the first meeting are also telling. For India, the reconvening of the quadrilateral is an opportunity for four like-minded states to foster a “a free, open, prosperous and inclusive Indo-Pacific region.” New Delhi’s statement particularly emphasizes a vision for regional connectivity for the quadrilateral “based on their converging vision and values for promotion of peace, stability and prosperity in an increasingly inter-connected region that they share with each other and with other partners.” Given the Indian statement’s omissions, it would appear that the primary value-add of the reconvened quadrilateral for New Delhi is its potential as a countervailing force to Beijing’s Belt and Road push.

Meanwhile, in addition to being the most comprehensive, the Australian and U.S. statements are the only two of the four to use the word “quadrilateral” explicitly. Reading the four statements, it’s easy to sense that while the Indian and Japanese statements were prepared with somewhat more deference to Chinese sensitivities, the U.S. and Australian statements, in their comprehensiveness, had fewer qualms. In the case of the United States, this could foreshadow a more confrontational approach toward China more broadly, but this remains unclear after U.S. President Donald Trump’s recent visit to Beijing.

For Japanese Prime Minister Shinzo Abe, the reconvened quadrilateral with like-minded Indo-Pacific democracies is an opportunity to erect a significant bulwark against Chinese attempts to rewrite the rules of Asia’s regional security and economic architecture. While Abe’s vision might have been premature in 2006, it might finally stick in 2017. India and Australia are enthusiastic and with fewer hesitations this time. The United States, while somewhat strategically adrift and running on “autopilot” in Asia, remains a wildcard for now.

Either way, succeeding in the sustainment of a “free and open Indo-Pacific” will require much work and coordination among these four countries. This is especially true if they hope to offer smaller states in the region an attractive set of reasons to value the status quo regional architecture and a rules-based order compared to China’s competing vision.

 

 

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