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Il y a 100 ans, le jour le plus sanglant de l'histoire militaire française


Alexis
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Le 22 août 1914 tombaient dans la «bataille des frontières» 27.000 soldats français. Jamais une bataille n'aura coûté autant de vies, mais cette journée reste peu commémorée.

 

Pour la France, une journée reflète cette terrible hécatombe: le 22 août 1914. Ce jour-là, 27.000 soldats français périrent sous les balles allemandes. Jamais de toute son existence, l'armée française ne perdit autant d'hommes en un seul jour.

 

(...)

 

la doctrine de l'«offensive à outrance» défendue par l'état-major, résumée par la consigne du Général Joffre «On attaquera l'ennemi partout où on le rencontrera». Le choix est meurtrier, il ne prend pas en compte les progrès technologiques de l'armement.

 

R.I.P.

 

 

 

 

 

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bonjour,

 

il y eu des batailles plus meurtrières du temps de Napoléon, mais les morts n'étaient pas tous français, et surtout la bataille ne durait souvent qu'une journée. En 1914 les combats sont continus, c'est pratiquement comme si l'armée française encaissait l'équivalent  d'une grande bataille napoléonienne tous les jours.

 

Les premiers mois de la guerre ont été proportionnellement plus meurtriers que le reste de la guerre. Un grand nombre de ces morts n'ont jamais eu de sépulture. Dans les villages d'origine de mes grands parents de nombreuses familles n'ont jamais vraiment su à l'époque où avaient disparu les garçons tués dans les débuts de la guerre.

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Ce à quoi on peut rajouter qu'étant donné l'ampleur de la mobilisation des deux cotés, il y avait un souhait partagé d'en finir plutôt tôt que tard. Il n'était pas question du coté Français de, par exemple, stopper l'offensive Allemande durant le 1ier été et de reprendre l'offensive l'été suivant. La guerre a commencé à la fin de juillet et il fallait vaincre l'adversaire de manière décisive au moins avant l'hiver, donc effectivement pas question de se dérober. S'ils avaient su les pauvres.

Je me demande ce qui se serait passer si les combats avaient débutés très tôt vers avril ou mai. Ou à l'inverse tard, vers la fin novembre et aurait été largement interrompu par l'hiver. Dans ce cas, les protagonistes auraient eu toute une "saison de combat" pour en finir.

 

En tout cas, on ne peut que s'incliner devant le sens du sacrifice de cette génération.

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TEXTE MODIFIE SUITE A ERREUR RELEVÉE PAR ROCHAMBEAU.  MES EXCUSES POUR CE LAPSUS.

 

Le général Mangin – plus tard également -  mis au point la tactique des attaques continuelles pour percer les lignes allemandes avec peu de préparation d’artillerie pour la surprise et toujours à la même heure afin d’user l’ennemi !

 

Mon grand-père me racontait comment avant l’heure de l’assaut, les Allemands passaient la main hors des tranchées avec des montres de gousset pour indiquer que c’était l’heure de monter à l’assaut !

 

Le général Mangin fit une hécatombe des troupes coloniales engagées alors.

Malheureusement, malheureusement, le nombre de victimes des belligérants montrent que nous avons subi des pertes aussi importantes que l’ennemi et que se sont des générations entières qui se firent littéralement massacrées.

 

Le très lourd bilan de l’Armée Française est de 1.390.000 morts dont 27% d’hommes de moins de 28 ans.

Il convient d’y ajouter 3 millions de blessés dont 700.000 mutilés. Sans parler des 490.000 prisonniers. La mobilisation avait mis en service 8.317.000 hommes.

 

Au recensement de la population en 1921, la France à 600.000 habitants de moins qu’en 1914.

 

Hommage justifié des célébrations pour la mémoire de toutes ces générations.

Edited by Janmary
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Je me demande ce qui se serait passer si les combats avaient débutés très tôt vers avril ou mai. Ou à l'inverse tard, vers la fin novembre et aurait été largement interrompu par l'hiver. Dans ce cas, les protagonistes auraient eu toute une "saison de combat" pour en finir.

Il me semble qu'après la bataille de la Marne, les troupes sont épuisées des deux cotés et les munitions viennent grandement à manquer car les prévisions des été-majors avaient conjecturés des cadences de tir bien inférieures à la réalité. Si on part du principe que la bataille des frontières puis celle de la Marne ont lieu deux mois plus tôt (je ne sais pas si c'est ce que tu veux dire celà dit), une certaine stabilisation du front paraît une possibilité à ne pas écarter.

 

Attention messieurs, de ne reprendre les mêmes mythes continuellement répété depuis les années 50.

J'avais aussi lu (je ne sais plus où, il y a pas mal de choses de qualité variable qui sortent ces temps-ci) qu'en fait la doctrine de l'offensive à outrance était regardée comme restant très théorique par les officier généraux et les état-majors alors qu'elle avait profondément imprégné les officier subalternes et supérieurs qui l'appliquaient en dépit du bon sens parfois même en outrepassant les ordres reçus, ce qui contribue à expliquer les hécatombes de l'été 14.

 

Pour finir, les pertes très lourdes s'expliquent aussi par l'indigence des services de médecine militaire français, qui, s'ils deviendront extrêmement performants à la fin de la guerre, sont totalement dépassés à la fois par l'afflux de blessés et à la fois en termes "techniques" pour les soigner de façon efficaces. Au debut cela se résume souvent à entasser les blessés dans les églises et les écoles, à les panser sommairement et à les charger dans des wagons à bestiaux vers un hôpital de province qu'ils mettront plusieurs jours à rejoindre s'ils survivent jusque-là

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Le général Nivelle – plus tard -  mis au point la tactique des attaques continuelles pour percer les lignes allemandes avec peu de préparation d’artillerie pour la surprise et toujours à la même heure afin d’user l’ennemi !

 

Mon grand-père me racontait comment avant l’heure de l’assaut, les Allemands passaient la main hors des tranchées avec des montres de gousset pour indiquer que c’était l’heure de monter à l’assaut !

 

Le général Nivelle fit une hécatombe des troupes coloniales engagées alors.

 

Au delà du désastre que fut le Chemin des Dames, encore une fois il ne faut céder aux caricatures qu'on fait du personnage. Nivelle n'était pas plus obtus, stupide ou incompétent qu'on veut bien le faire croire aujourd'hui, Foch a fait autant d'erreur tactique et stratégique pourtant on en fait pas un boucher pour autant -voir notamment les origines de la haine entre Foch et Castelnau -. (Remarque Nivelle et Castelnau étaient aussi en mauvaise entente) Jusqu'à la malheureuse expérience des Chemins des Dames, Nivelle était la crème de la crème des officiers artilleur.(il a introduit en France le tir de barrage) D'autant que statistiquement parlant il s'avère que Nivelle-Pétain ont fait tué autant d'hommes, sauf que l'un s'est arrangé pour que cela ne se voit pas trop. Je vous conseille la lecture du livre de Rolland Denis qui a fait une biographie de cette homme.

 

 

Il me semble qu'après la bataille de la Marne, les troupes sont épuisées des deux cotés et les munitions viennent grandement à manquer car les prévisions des été-majors avaient conjecturés des cadences de tir bien inférieures à la réalité. Si on part du principe que la bataille des frontières puis celle de la Marne ont lieu deux mois plus tôt (je ne sais pas si c'est ce que tu veux dire celà dit), une certaine stabilisation du front paraît une possibilité à ne pas écarter.

 

C'est aussi exacte,

Rémy Porte, André Bourachot et Jean Claude Delhez le rapportent avec précision dans leurs livres, et indiquent bien qu'aucun des belligérants n'avaient prévu que les munitions seraient tous épuisé après seulement deux mois de combats. La cadence et la portée des canons avaient surpris tout le monde, et cela malgré les nombreux essaie durant la période de paix. Et aussi bien pour Porte et Delhez la course à la mer est révélateur de l'épuisement en munition.

 

J'avais aussi lu (je ne sais plus où, il y a pas mal de choses de qualité variable qui sortent ces temps-ci) qu'en fait la doctrine de l'offensive à outrance était regardée comme restant très théorique par les officier généraux et les état-majors alors qu'elle avait profondément imprégné les officier subalternes et supérieurs qui l'appliquaient en dépit du bon sens parfois même en outrepassant les ordres reçus, ce qui contribue à expliquer les hécatombes de l'été 14.

 

Oui, il y a eu de grave manquement au niveau du commandement au sein de l'armée française, mais cela est plus dû à la soudaineté de la guerre et ainsi que des contingence d'ordre stratégique. Joffre ne pouvait par exemple pas organiser des grandes manœuvres d'entrainement tant l'éminence d'une attaque devenait trop importante, mêmes les allemands ne savaient pas eux-mêmes quand et où enclencher la guerre. (Il faut savoir que l'invasion de la Belgique fut accepté au dernier moment par Guillaume II)

Edited by Rochambeau
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Sur le dernier point, il faut savoir que personne ne pensait déclencher une guerre en 1914 : l'attentat organisé par la Serbie en juin 1914 est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase" dans les balkans ( après le déclenchement par ce même pays des guerres balkaniques et d'une campagne terroriste en Autriche-hongrie couplée à de violentes revendications territoriales vis à vis de l'empire austro-hongrois )

L'Allemagne qui était jusque là réticente à toute guerre même secondaire accepte alors de soutenir son allié pour une guerre régionale mais l'engagement de la Russie du côté de la Serbie ( conséquence de l'alliance secrète de ces pays ( avec la Bulgarie ) en 1911 et d'une politique russe de plus en plus agressive dans les balkans et vis à vis de l'empire ottoman ) entraine alors l'entrée en vigueur des alliances entre les 2 blocs d'alliance

L'Allemagne enverra à la France un ultimatum la sommant de se déclarer neutre dans le conflit à venir avec la Russie mais tout le monde savait que ça ne serait pas le cas tant l'alliance franco-russe était devenue le point central de la politique étrangère française ( au point où Poincaré avait accepté de lever la réserve qui existait en cas de guerre issue des balkans en 1911 ou 1912 )

A partir de là, l'ensemble des plans offensifs en cours chez l'ensemble des belligérants est mis en œuvre ( sauf en Autriche-hongrie où l'incompétent commandant en chef conrad von hotzendorf commet sa première bévue ( d'une longue série ) en foirant la concentration et le déploiement des troupes )

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Erreur corrigée Rochambeau ! =)

J'ai fais un lapsus entre le général Nivelle et le général Mangin ! impardonnable !. >:D

Mes excuses ! La fatigue du moment sans doute avant une hospitalisation. :-[

Edited by Janmary
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