Chevalier Gilles

La Composante Air belge

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Il y a 2 heures, Gallium nitride a dit :

faire remonter chaque option dans le tableau final me parait la moindre des choses

Justement. Le prolongement n’est pas une option en soit puisqu’il ne fait que retarder l’échéance qui reste inéluctable. 

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il y a 51 minutes, Teenytoon a dit :

Justement. Le prolongement n’est pas une option en soit puisqu’il ne fait que retarder l’échéance qui reste inéluctable. 

Le prolongement permettrai au concurrent principal (le F-35) de faire ses preuves, et éviterait à la Belgique de choisir entre 2 challenger qui ont déjà été utilisé en situation de combat (Rafale et typhoon) et un favori décrit comme génial mais donc personne n'a encore vu l'efficacité réelle.

Décaler de 5-6 ans la procédure pour une certaine somme pour éviter de se retrouver coincé 40 ans avec un avion mal adapté à ses capacités et ses besoins est une option qui se défend. 

Edited by emixam
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Il y a 11 heures, pascal a dit :

Le mot est lâché ... lanceur d'alerte, c'est très tendance ... J'ai le sentiment qu'en Belgique la nécessité de remplacer les F-16 (le quand ?) ne fait aucun doute, en fait le problème se résume à la seconde question (le par quoi ?) et c'est là où l'actuel côté sulfureux du dossier F-35 et son poids financier aboutissent à un non choix - dès lors prolonger les F-16 devient une option "acceptable" mais elle est effectivement la solution du bas de la liste.

Je peux me tromper, mais ma conviction intime est que le problème n'est pas que lié au F-35, même si le F-35 concentre en quelque sorte les difficultés. La Belgique a acquis le F-16 dans un autre cadre (fin des années 70, guerre froide), en grand nombre (environ 160 appareils en tout), et gère depuis cet héritage par des modernisations combinées aux réductions de flotte (on est à 54 appareils, dont une grosse quarantaine dans des unités de combat, si je ne me trompe pas, les autres étant en OCU et réserve). On ne s'est en réalité pas posé la question de "l'après" parce que cette situation était confortable, allant même jusqu'à repousser la demande des Pays-Bas, au début des années 2000, d'envisager en commun le successeur (je résume, même si dans les faits c'est un rien plus complexe, notamment au niveau des relations belgo-néerlandaises). Mais maintenant, les F-16 atteignent les 40 ans et cette stratégie ne peut plus fonctionner. Et c'est là que les divergences apparaissent:

  • D'une part entre militaires (convaincus de la nécessité de remplacer les F-16 maintenant) et une partie des politiques (dont personne ne semble vraiment vouloir assumer l'investissement nécessaire, qu'on soit pour ou contre ce remplacement)
  • D'autre part entre politiques (qui ont des visions très différentes de la manière d'envisager ce remplacement, notamment sa finalité)

Le résultat, c'est qu'on a "dépolitisé" la question autant que possible en la confiant à une sorte de commission d'experts techniques, tant pour la définition du cahier de charges (qui s'appuie sur un consensus politique vague —poursuivre "ce qu'on faisait avant"— plus que sur une vision stratégique cohérente et articulée, le tout mâtiné de bonnes intentions européennes quant à la nécessité de tendre vers une défense plus intégrée) que pour l'examen des propositions: les politique sont tenté de refiler la patate chaude aux militaires, pour jouer sur les deux tableaux (pouvoir dire à ceux qui sont pour ce remplacement qu'ils ont courageusement mené le dossier, dire à ceux qui sont contre "c'est pas nous, c'est les experts"). Sauf que cette stratégie prend l'eau de toutes parts à cause des différentes dimensions du "F-16-gate" et l'exploitation politique et émotionnelle qu'en fait une partie de l'opposition (en particulier, S.PA, CDH et Ecolo/Groen) parfois au mépris des données techniques. Résultats:

  • Le dossier est pourri
  • Personne n'a de plan crédible pour reprendre la main
  • Il y a encore moins de consensus politique qu'en début de procédure

Si on s'achemine (sans doute?) vers une décision de ne pas décider, c'est surtout pour se débarrasser de la patate chaude. Que le prolongement soit techniquement ou économiquement viable/aberrant n'est que très secondaire. Il est intéressant de noter que si on met de côté le cas particulier d'Ecolo/Groen, par principe opposés au remplacement de la flotte de combat, les partis d'opposition à la pointe du combat pour le prolongement ne sont pas contre le remplacement par principe, mais ils sont contre à cause du coût, quel que soit le gagnant. Ils font le forcing pour forcer le gouvernement à ne pas décider pour deux raisons: d'une part infliger une défaite politique et symbolique au gouvernement avant les élections (afin de pouvoir exploiter le dossier contre les partis de la majorité, chacun le sien - le S.PA tape sur la N-VA et le CDH compte peser sur le MR), d'autre part reporter la décision juste pour économiser l'argent (et pouvoir l'utiliser à autre chose). Donc, dans 6 ans:

  • On ne sera pas plus avancés
  • Ça coûtera toujours aussi cher (donc la question se posera, à moins que la Russie n'ait attaqué l'OTAN et/ou qu'on air découvert du pétrole en Campine - autant dire que c'est peu probable)
  • On n'aura pas plus de vision stratégique, à moins que ce ne soit au cœur de la campagne de 2019 et de l'accord de gouvernement qui s'en suivra
  • Aucune donnée n'aura fondamentalement changé, sauf celle des F-16 qui seront encore plus au bout du rouleau

La seule chose qui pourrait à mon avis faire sortir la Belgique de cette impasse, c'est une évolution significative au niveau européen: mise en place concrète d'une formule de défense intégrée qui soit à la fois européenne et qui rejoint les fondamentaux de la Belgique en la matière (ancrage dans l'OTAN, coopération entre pays membres dépassant un ou deux grands pays leaders, poids réel aux "petits" dans le processus), et qui apparaisse suffisamment concrète et crédible (soit quelque chose qui va plus loin que "on met en place un groupe de travail pour discuter des normes au départ desquelles on pensera la répartition du gâteau économique entre les entreprises françaises et allemandes du secteur" > quelque chose qui dit "on met en place une stratégie d'intégration des forces aériennes membre dans une structure claire"). Dans ce cas, ce serait "bingo" pour la Belgique: on pourrait à la fois continuer à tergiverser (en n'achetant pas un avion et en tirant encore un peu plus les 20 ou 30 derniers F-16 le temps que ça se mette en place, voire laisser tomber sa flotte pour avoir du cash disponible pour le projet intégré) tout en disant "on fait quelque chose" (puisque la Belgique pourrait alors investir dans ce machin).

Mais comme je le dis: c'est de l'interprétation, de la spéculation qui n'engage que moi. Mais les discours des uns et des autres semblent bien révéler cela, même si l'inconnue européenne est plus spéculative que le reste.

Sur le prolongement (suite de la suite):
 

Citation

Les experts de l'US Air Force et de Lockheed Martin enterrent la possibilité de prolonger les F-16

Des experts américains de l'US Air Force et de l'avionneur Lockheed Martin ont révélé mercredi soir combien il serait difficile et coûteux de prolonger la durée de vie des chasseurs F-16 belges vieillissants au-delà des 8.000 heures de vol garanties par le constructeur pour un faible retour opérationnel. "Il n'est pas possible d'étendre la durée de vie certifiée d'un (F-16 belge de type) Block 15 sur la base des données disponibles", a affirmé le colonel Jeff Gates, qui est responsable du programme F-16 au sein de l'US Air Force, lors d'une audition devant la commission de la Défense de la Chambre en cours depuis la matinée.

Il a rappelé que l'US Air Force avait retiré depuis plusieurs années ses F-16 les plus anciens - dans la version Block 15 -, ne conservant que des appareils dans des versions plus récentes (des monoplaces C et des biplaces D), dont certains devraient, moyennant des modernisations des systèmes et de la cellule, voler jusque vers 2040 et atteindre le seuil des 12.000 heures.

Une nouvelle modernisation des F-16 belges pour rester opérationnels au delà de la fin de la durée de vie prévue, entre 2023 et 2030, coûterait au moins un milliard de dollars, selon une estimation du System Program Office (SPO) de l'US Air Force, qui suit le programme F-16. (...)

Suite: http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-experts-de-l-us-air-force-et-de-lockheed-martin-enterrent-la-possibilite-de-prolonger-les-f-16-5ad7a4b4cd709bfa6b6988e8

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il y a 8 minutes, Bat a dit :

Je peux me tromper, mais ma conviction intime est que le problème n'est pas que lié au F-35, même si le F-35 concentre en quelque sorte les difficultés. La Belgique a acquis le F-16 dans un autre cadre (fin des années 70, guerre froide), en grand nombre (environ 160 appareils en tout), et gère depuis cet héritage par des modernisations combinées aux réductions de flotte (on est à 54 appareils, dont une grosse quarantaine dans des unités de combat, si je ne me trompe pas, les autres étant en OCU et réserve). On ne s'est en réalité pas posé la question de "l'après" parce que cette situation était confortable, allant même jusqu'à repousser la demande des Pays-Bas, au début des années 2000, d'envisager en commun le successeur (je résume, même si dans les faits c'est un rien plus complexe, notamment au niveau des relations belgo-néerlandaises). Mais maintenant, les F-16 atteignent les 40 ans et cette stratégie ne peut plus fonctionner. Et c'est là que les divergences apparaissent:

  • D'une part entre militaires (convaincus de la nécessité de remplacer les F-16 maintenant) et une partie des politiques (dont personne ne semble vraiment vouloir assumer l'investissement nécessaire, qu'on soit pour ou contre ce remplacement)
  • D'autre part entre politiques (qui ont des visions très différentes de la manière d'envisager ce remplacement, notamment sa finalité)

Le résultat, c'est qu'on a "dépolitisé" la question autant que possible en la confiant à une sorte de commission d'experts techniques, tant pour la définition du cahier de charges (qui s'appuie sur un consensus politique vague —poursuivre "ce qu'on faisait avant"— plus que sur une vision stratégique cohérente et articulée, le tout mâtiné de bonnes intentions européennes quant à la nécessité de tendre vers une défense plus intégrée) que pour l'examen des propositions: les politique sont tenté de refiler la patate chaude aux militaires, pour jouer sur les deux tableaux (pouvoir dire à ceux qui sont pour ce remplacement qu'ils ont courageusement mené le dossier, dire à ceux qui sont contre "c'est pas nous, c'est les experts"). Sauf que cette stratégie prend l'eau de toutes parts à cause des différentes dimensions du "F-16-gate" et l'exploitation politique et émotionnelle qu'en fait une partie de l'opposition (en particulier, S.PA, CDH et Ecolo/Groen) parfois au mépris des données techniques. Résultats:

  • Le dossier est pourri
  • Personne n'a de plan crédible pour reprendre la main
  • Il y a encore moins de consensus politique qu'en début de procédure

Si on s'achemine (sans doute?) vers une décision de ne pas décider, c'est surtout pour se débarrasser de la patate chaude. Que le prolongement soit techniquement ou économiquement viable/aberrant n'est que très secondaire. Il est intéressant de noter que si on met de côté le cas particulier d'Ecolo/Groen, par principe opposés au remplacement de la flotte de combat, les partis d'opposition à la pointe du combat pour le prolongement ne sont pas contre le remplacement par principe, mais ils sont contre à cause du coût, quel que soit le gagnant. Ils font le forcing pour forcer le gouvernement à ne pas décider pour deux raisons: d'une part infliger une défaite politique et symbolique au gouvernement avant les élections (afin de pouvoir exploiter le dossier contre les partis de la majorité, chacun le sien - le S.PA tape sur la N-VA et le CDH compte peser sur le MR), d'autre part reporter la décision juste pour économiser l'argent (et pouvoir l'utiliser à autre chose). Donc, dans 6 ans:

  • On ne sera pas plus avancés
  • Ça coûtera toujours aussi cher (donc la question se posera, à moins que la Russie n'ait attaqué l'OTAN et/ou qu'on air découvert du pétrole en Campine - autant dire que c'est peu probable)
  • On n'aura pas plus de vision stratégique, à moins que ce ne soit au cœur de la campagne de 2019 et de l'accord de gouvernement qui s'en suivra
  • Aucune donnée n'aura fondamentalement changé, sauf celle des F-16 qui seront encore plus au bout du rouleau

La seule chose qui pourrait à mon avis faire sortir la Belgique de cette impasse, c'est une évolution significative au niveau européen: mise en place concrète d'une formule de défense intégrée qui soit à la fois européenne et qui rejoint les fondamentaux de la Belgique en la matière (ancrage dans l'OTAN, coopération entre pays membres dépassant un ou deux grands pays leaders, poids réel aux "petits" dans le processus), et qui apparaisse suffisamment concrète et crédible (soit quelque chose qui va plus loin que "on met en place un groupe de travail pour discuter des normes au départ desquelles on pensera la répartition du gâteau économique entre les entreprises françaises et allemandes du secteur" > quelque chose qui dit "on met en place une stratégie d'intégration des forces aériennes membre dans une structure claire"). Dans ce cas, ce serait "bingo" pour la Belgique: on pourrait à la fois continuer à tergiverser (en n'achetant pas un avion et en tirant encore un peu plus les 20 ou 30 derniers F-16 le temps que ça se mette en place, voire laisser tomber sa flotte pour avoir du cash disponible pour le projet intégré) tout en disant "on fait quelque chose" (puisque la Belgique pourrait alors investir dans ce machin).

Mais comme je le dis: c'est de l'interprétation, de la spéculation qui n'engage que moi. Mais les discours des uns et des autres semblent bien révéler cela, même si l'inconnue européenne est plus spéculative que le reste.

On peut ajouter que dans 6 ans soit 2024, le F-35 sera en service (réel) donc une nouvelle évaluation pourrait se faire sur les performances réelles et pas sur les promesses de LM. Idem pour les coûts de fonctionnement...

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Il y a 2 heures, Teenytoon a dit :

Justement. Le prolongement n’est pas une option en soit puisqu’il ne fait que retarder l’échéance qui reste inéluctable. 

Ou autrement dit, tout ce qu'on ignore est de fait non optionnel.

il y a une heure, Bat a dit :

Le dernier volet de l'étude LM sur le prolongement des F-16 belges datait d'avril 2017. Que s'est-il passé sur la structure des avions depuis pour que les avis soient si divergents un an après?

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il y a 11 minutes, Gallium nitride a dit :

Le dernier volet de l'étude LM sur le prolongement des F-16 belges datait d'avril 2017. Que s'est-il passé sur la structure des avions depuis pour que les avis soient si divergents un an après?

Il ne s'est rien passé: les deux rapports ne parlent pas de la même chose, me semble-t-il. Espérant ne pas me tromper (car j'avoue que je finis par me perdre dans les rebondissements, et ayant beaucoup de travail pour le moment, j'ai du mal à suivre le détail des auditions), il me semble que la différence tient au fait que la note de LM "dissimulée" l'an dernier était une extrapolation basée sur les calculs de durée de vie des F-16C/D de l'USAF (plus récents, avec certaines différences et des données longitudinales complètes), alors que l'actuelle se centre spécifiquement sur le cas des F-16 A/B (plus anciens, plus en service dans l'USAF et aux données incomplètes).

Edited by Bat
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il y a une heure, Gallium nitride a dit :

Le dernier volet de l'étude LM sur le prolongement des F-16 belges datait d'avril 2017. Que s'est-il passé sur la structure des avions depuis pour que les avis soient si divergents un an après?

Avril 2017, oui. Mais l'étude du remplacement des F-16 est antérieure à ça de quelques années. D'ailleurs lorsqu'on étudie le remplacement, on n'étudie pas les opportunités de ne pas le faire. En revanche on cherche un plan B lorsque ça sent le sapin.

Bref, l'étude de 2017 porte sur une prolongation d'une flotte n'ayant pas consommé l'intégralité de son potentiel de fatigue à l'horizon des 8000 heures de vol auxquelles elle est certifiée. C'est quand même faire un pari sur le taux d'usure réel, qui n'a pas forcément été suivi avec la rigueur nécessaire.

L'article cité par Bat parle lui du programme SLEP qui est une toute autre affaire puisqu'il s'agit là de modifier les appareils pour porter la certification à 12000 heures de vol avec un même taux d'usure (consommation moyenne d'indice de fatigue par heure de vol), mais un potentiel d'usure augmenté. Là, évidemment, les "vieux" block 15 sont hors jeu. Mais passer de 8000 heures à 12000 heures offre bien plus que 5 ou 6 ans de bonus. On est plus proche de 20.

In fine, toute cette histoire n'a plus ni queue ni tête. Chacun sort son petit article pour éteindre un incendie ou prouver sa bonne foi, la chronologie des faits est foulée du pied, on confond les causes et les conséquences à tours de bras, et on sort chaque argument de son contexte pour se débarrasser de ceux qui sont contradictoires ou dont on ne sait pas grand chose.

La vérité n'est plus dans ce qui se dit aujourd'hui. Elle est dans ce qui a été écrit avant tout ce bazar, à prendre dans l'ordre chronologique et avec les connaissances du moment.

Edited by DEFA550
Grammaire et apport d'une précision
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il y a 5 minutes, Teenytoon a dit :

@mgtstrategy tu fais un procès d’intention. Si la RfGP paraît orientée F-35 rien ne dit que les autres options sont ignorées. 

Ah la la, la naïveté de la jeunesse. :happy:

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il y a 54 minutes, gargouille a dit :

Ah la la, la naïveté de la jeunesse. :happy:

Je ne suis pas naïf. Je suis à l’écoute des arguments des uns et des autres. Et après 60 pages revenir à l’argument la Belgique veut du F-35 et ignore les autres, c’est lassant :biggrin:

Mais je suis à peu près certains que comme en Corée, aux pays bas, en Italie, au Canada, etc... A la fin, c’est l’oncle Sam qui ramasse la mise. 

Edited by Teenytoon

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Il y a 3 heures, emixam a dit :

Décaler de 5-6 ans la procédure pour une certaine somme pour éviter de se retrouver coincé 40 ans avec un avion mal adapté à ses capacités et ses besoins est une option qui se défend. 

Le F-35 n'est adapté à la Belgique que si elle ne sort ses avions qu'avec tout le support de démultiplication US (UE et OTAN sans US risquant de faire juste).

Nos amis Belges nous ont dit que ce serait sans doute le cas vu que la défense belges voit l'avenir dans un cadre coopératif normé par l'OTAN mais l'appareil, de par ses choix de conception, ne sera dans tous les cas sans doute jamais très bon pour tout un tas de tâches pourtant essentielles (raison pour laquelle les US gardent d'autres avions spécialisés)

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hé dites la Composante air belge comporte aussi des F-16 des C-130 des SF-260 et pour qq temps encore des alpha jet etc etc ... donc la fixette F-35 mériterait un peu de modération vous ne trouvez pas ?

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il y a 30 minutes, pascal a dit :

hé dites la Composante air belge comporte aussi des F-16 des C-130 des SF-260 et pour qq temps encore des alpha jet etc etc ... donc la fixette F-35 mériterait un peu de modération vous ne trouvez pas ?

Et même quelques Embraer, des NH-90 (certes, cloués au sol, à ce que j'avais cru comprendre), des A310 et A330, et demain des A400M, MRTT partagés avec les Pays-Bas et des drones. Donc non seulement elle ne fait pas une fixette spécialement sur le F-35, mais en plus elle considère même les choix européens! La Belgique n'est pas encore le 51è (ou 52 ou 53...) état des Etats-Unis, n'en déplaise à certains...

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1 hour ago, Bat said:

NH-90 (certes, cloués au sol, à ce que j'avais cru comprendre)

C'est un peu exagéré. Si j'ai bien compris le radar de trois des quatre NH90 NFH est HS. Le dernier vole correctement.

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il y a 57 minutes, mehari a dit :

C'est un peu exagéré. Si j'ai bien compris le radar de trois des quatre NH90 NFH est HS. Le dernier vole correctement.

un détail le radar...

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Un article qui entre peu dans l'analyse et dit peu de choses, mais intéressantes (surtout en regard du nombre de c***ries et spéculations gratuites qu'on a déjà pu lire sur le sujet):
 

Citation

F-16: Que faire de l’offre française ?

En fait, la situation n’a pas évolué depuis plus de sept mois. Le gouvernement ne parvient toujours pas à se mettre d’accord sur le successeur du F-16, au point qu’un report de la décision est de plus en plus souvent évoqué. Et le F-16gate dans tout cela, qui a éclaté mi-mars, n’a fait qu’ajouter une gosse dose de crispation à un dossier déjà très complexe.

C’est le 7 septembre dernier que les candidats au remplacement des F-16 belges devaient remettre leur offre. Deux ont répondu : le F-35 américain de Lockheed Martin et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Mais un troisième larron est venu semer le trouble. La France a en effet formulé une proposition pour le Rafale de Dassault, mais en dehors de la procédure normale. Et le gouvernement ne s’est toujours pas prononcé sur le sort qu’il réserve à cette proposition.

"Il y a deux tendances, glisse une source gouvernementale. La première, celle de la N-VA et de l’Open VLD, qui consiste à respecter scrupuleusement la procédure." Et tant pis pour la France. "La seconde, celle du MR, qui ne veut pas écarter l’offre française. C ’est la tendance pro-américaine (F-35) contre la tendance pro-française (Rafale)." En plus de sept mois, les lignes n’ont pas bougé…

Révélation

 

Les hésitations du CD&V

Le F-16gate ne change pas grand-chose à cette donne de départ. Les auditions menées mercredi à la Chambre montrent que la durée de vie des avions de combat de l’armée belge ne peut pas être prolongée. Il n’y a plus que l’auteur des fuites dans le F-16gate, le lieutenant-colonel Rudi Decrop, qui affirme le contraire.

"Il faut remplacer les F-16, ça, c’est évident", disait jeudi matin, sur la Première (RTBF), le vice-Premier ministre MR, Didier Reynders. Cela reste la position officielle du gouvernement. Mais il y a deux tuiles.

La première, que l’on sent poindre, c’est l’attitude mouvante du CD&V. Il n’y a plus un chrétien-démocrate pour dire que le successeur du F-16 doit absolument être choisi par le gouvernement actuel.

La seconde, c’est l’offre française. Va-t-elle, oui ou non, être prise en considération ? Si oui, il faudra sans doute recommencer la - très longue - procédure d’achat. "Ce que le gouvernement va faire maintenant, c’est vérifier si on continue la procédure actuelle ou si on doit se lancer dans une autre procédure. Le choix n’est pas fait", commentait encore M. Reynders. Concernant le timing, "la seule chose que je sais, que ce soit dans cette première moitié de l’année ou dans les mois qui viennent ou les années qui viennent, on devra remplacer nos F-16. (...) Avant probablement cet été, nous aurons pris attitude au sein du gouvernement." On le voit, les jeux ne sont pas faits. "Tout le monde pense que le dossier va être reporté", ose même une source. "La décision ne sera pas facile à obtenir pour l’été", reconnaît une autre.

Légère inflexion de Vandeput

Dans ce contexte, paradoxalement, le F-16gate va peut-être décoincer un peu la situation. Affaibli politiquement par cette affaire, le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a légèrement infléchi sa position, jusque-là intransigeante sur le respect strict de la procédure initiale. "J’ai juste dit qu’il n’y a pas de décision du gouvernement pour suspendre la procédure" , a-t-il déclaré, jeudi, lors de la séance plénière de la Chambre. "Nous allons rassembler tous les éléments pour prendre la bonne décision." Et enfin trancher ?

 

Source: http://www.lalibre.be/actu/belgique/f-16-que-faire-de-l-offre-francaise-5ad8e5d9cd702f0c1aef1436

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il y a 4 minutes, prof.566 a dit :

paywall :(

 

Mais vu, merci.

 

Si tu dévoiles le spoiler, il n'est pas impossible que tu voies la partie protégée. Mais je n'ai rien dit. :wink:

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on en a pas fini de se disputer sur celui qui a inventé la frite ou french fries. :P :chirolp_iei:je suis déjà parti

21 avril 2018 à 12h21

Alors que Dassault semblait avoir perdu le marché du remplacement des avions de chasse belge, un imbroglio mettant en cause certains cadres de l’armée pourrait redonner des chances à l’avionneur français

https://www.lopinion.fr/edition/international/belgique-dassault-revient-dans-course-rafale-148016

C’est une très longue histoire belge qui pourrait finalement profiter à Dassault. Le dossier du remplacement des F-16, les avions de chasse de la Force aérienne d’outre-Quiévrain, dure depuis plus d’un an. Et la conclusion de ces atermoiements a été donnée par Richard Miller (MR), membre de la commission Défense, qui détaille la position du gouvernement belge dans le quotidien Le Soirvendredi 20 avril : « le Rafale n’est pas écarté ».

L’avionneur français était pourtant très mal engagé dans la négociation. L’Eurofighter, construit par un consortium britannico-germano-italiano-espagnol, et le F-35 américain de Lockheed Martin font effectivement partie des seuls avions retenus dans le cadre de l’appel d’offres. Suspectant un cahier des charges biaisé en faveur des Américains, Dassault a décidé d’agir à l’échelle gouvernementale, comme l’a expliqué le PDG de l’avionneur français Eric Trapier à Challenges. « On a comparé un F-35 qui n’avait pas encore fait son premier vol, dont le prix n’était pas garanti puisqu’il n’était même pas encore connu des forces américaines, à un Rafale qui a fait une évaluation complète à Istres, avec un engagement sur les prix ‘backé’ par les autorités françaises […] Et malgré tout, le F-35 a gagné avec une note de 6,97 contre 6,95 au Rafale. » « Tout ça, c’est du pipeau, ça nous a un peu douchés pour la Belgique », a tonné Eric Trappier. En octobre, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait alors proposé à la Belgique un partenariat approfondi allant au-delà des seuls équipements militaires, afin de contourner l’appel d’offres. Une proposition qui avait été repoussée par le ministre de la Défense belge.

Doutes sur l’appel d’offres. Seulement, la situation pourrait avoir considérablement changé. Le lieutenant-colonel Rudi Decrop a été auditionné par la commission Défense de la Chambre, mercredi 21 avril. Cet officier avait révélé la dissimulation de notes au gouvernement belge. Notes concernant le prolongement potentiel de la durée de vie des avions belges actuels. Suite à l’enquête lancée par le Premier ministre, quatre militaires de haut-rang dont le Général commandant la Composante Air de l’Armée belge, avaient été évincés, assure la revue spécialisée Air&Cosmos, avant d’être réintégrés. Une réintégration qui n’a pas convaincu l’opposition belge, estimant dans le Soir que le Ministre de la Défense était « hors-jeu ».

Toutes ces manœuvres en coulisses ont en tout cas considérablement entaché l’appel d’offres, un mémoire de l’Antwerp Management School, révélé par De Standaart, mettant en avant des risques de « corruption ». L’opposition socialiste a demandé, à l’issue de l’audition du lieutenant-colonel Decrop, la suspension d’urgence de la procédure d’achat des nouveaux avions. Seulement, les experts américains auditionnés également cette semaine, ont affirmé qu’il était impossible de prolonger la durée de vie des F-16 actuels. Dès lors, le Rafale, proposé hors de ce marché, pourrait vite revenir dans les têtes.

Un choix qui devra passer au-delà des tensions entre Wallons et Flamands. Comme l’explique dans Le Vif, Herman Matthijs, professeur en Finances publiques, « vu les liens politiques entre la Belgique francophone et Paris, cet appareil [Le Rafale NDLR] a tout de même des fans au sein du gouvernement belge, et surtout au MR. Dans cette coalition, le MR est le seul parti francophone à pouvoir participer à la décision de cet achat militaire du siècle et c’est le MR qui entretient les meilleurs liens avec le président français Emmanuel Macron. Les partis flamands et particulièrement la N-VA ne peuvent convaincre leur base électorale de l’achat du Rafale ».

Edited by zx

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Il y a 6 heures, zx a dit :

on en a pas fini de se disputer sur celui qui a inventé la frite ou french fries. :P :chirolp_iei:je suis déjà parti

21 avril 2018 à 12h21

Alors que Dassault semblait avoir perdu le marché du remplacement des avions de chasse belge, un imbroglio mettant en cause certains cadres de l’armée pourrait redonner des chances à l’avionneur français

https://www.lopinion.fr/edition/international/belgique-dassault-revient-dans-course-rafale-148016

 

  Révéler le texte masqué

 

C’est une très longue histoire belge qui pourrait finalement profiter à Dassault. Le dossier du remplacement des F-16, les avions de chasse de la Force aérienne d’outre-Quiévrain, dure depuis plus d’un an. Et la conclusion de ces atermoiements a été donnée par Richard Miller (MR), membre de la commission Défense, qui détaille la position du gouvernement belge dans le quotidien Le Soirvendredi 20 avril : « le Rafale n’est pas écarté ».

L’avionneur français était pourtant très mal engagé dans la négociation. L’Eurofighter, construit par un consortium britannico-germano-italiano-espagnol, et le F-35 américain de Lockheed Martin font effectivement partie des seuls avions retenus dans le cadre de l’appel d’offres. Suspectant un cahier des charges biaisé en faveur des Américains, Dassault a décidé d’agir à l’échelle gouvernementale, comme l’a expliqué le PDG de l’avionneur français Eric Trapier à Challenges. « On a comparé un F-35 qui n’avait pas encore fait son premier vol, dont le prix n’était pas garanti puisqu’il n’était même pas encore connu des forces américaines, à un Rafale qui a fait une évaluation complète à Istres, avec un engagement sur les prix ‘backé’ par les autorités françaises […] Et malgré tout, le F-35 a gagné avec une note de 6,97 contre 6,95 au Rafale. » « Tout ça, c’est du pipeau, ça nous a un peu douchés pour la Belgique », a tonné Eric Trappier. En octobre, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait alors proposé à la Belgique un partenariat approfondi allant au-delà des seuls équipements militaires, afin de contourner l’appel d’offres. Une proposition qui avait été repoussée par le ministre de la Défense belge.

Doutes sur l’appel d’offres. Seulement, la situation pourrait avoir considérablement changé. Le lieutenant-colonel Rudi Decrop a été auditionné par la commission Défense de la Chambre, mercredi 21 avril. Cet officier avait révélé la dissimulation de notes au gouvernement belge. Notes concernant le prolongement potentiel de la durée de vie des avions belges actuels. Suite à l’enquête lancée par le Premier ministre, quatre militaires de haut-rang dont le Général commandant la Composante Air de l’Armée belge, avaient été évincés, assure la revue spécialisée Air&Cosmos, avant d’être réintégrés. Une réintégration qui n’a pas convaincu l’opposition belge, estimant dans le Soir que le Ministre de la Défense était « hors-jeu ».

Toutes ces manœuvres en coulisses ont en tout cas considérablement entaché l’appel d’offres, un mémoire de l’Antwerp Management School, révélé par De Standaart, mettant en avant des risques de « corruption ». L’opposition socialiste a demandé, à l’issue de l’audition du lieutenant-colonel Decrop, la suspension d’urgence de la procédure d’achat des nouveaux avions. Seulement, les experts américains auditionnés également cette semaine, ont affirmé qu’il était impossible de prolonger la durée de vie des F-16 actuels. Dès lors, le Rafale, proposé hors de ce marché, pourrait vite revenir dans les têtes.

Un choix qui devra passer au-delà des tensions entre Wallons et Flamands. Comme l’explique dans Le Vif, Herman Matthijs, professeur en Finances publiques, « vu les liens politiques entre la Belgique francophone et Paris, cet appareil [Le Rafale NDLR] a tout de même des fans au sein du gouvernement belge, et surtout au MR. Dans cette coalition, le MR est le seul parti francophone à pouvoir participer à la décision de cet achat militaire du siècle et c’est le MR qui entretient les meilleurs liens avec le président français Emmanuel Macron. Les partis flamands et particulièrement la N-VA ne peuvent convaincre leur base électorale de l’achat du Rafale ».

 

 

Je souligne :

un mémoire de l’Antwerp Management School, révélé par De Standaart, mettant en avant des risques de « corruption ».

Coté flamand de ce coup, vu les supporters de l'option F35, doit viser quelqu'un.... :happy:

 

Edited by gargouille

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il y a une heure, gargouille a dit :

un mémoire de l’Antwerp Management School, révélé par De Standaart, mettant en avant des risques de « corruption ».

Oui, je l'avais vu passer dans la semaine, mais je n'avais pas relayé parce que l'interprétation de ces travaux (antérieurs) dans contexte actuel du dossier de remplacement du F-16 relève plus, sans détails sur le contenu, les objectifs, les méthodes et résultats de ce travail de la surinterprétation et de l'instrumentalisation politique puisqu'apparemment personne n'a lu ledit travail, la plupart des journaux citent un article d'un autre journal qui en cite lui-même un troisième (la Gazet van Antwerpen semble avoir fait l'article initial, repris par De Standaard, traduit à son tour par la RTBF et repris par toute la presse francophone puis française) qui semble avoir fait son article au départ d'un tweet de l'auteur du mémoire (ci-dessous; où il répondait à un journaliste de la VRT sur les questions d'audit interne et non la corruption) et apparemment un contact avec le gars.

Article initial en Français qui a un peu fait connaître le truc de ce côté-ci de la frontière linguistique, puis maintenant en France (etq ui dit tout ce que j'ai pu trouver sur la question):

Citation

Un mémoire relève des failles dans le système de contrôle de la Défense

Le système de contrôle interne de la Défense pourrait être "corrompu", selon les conclusions d'un mémoire à l'Antwerp Management School que révèlent De Standaard et Gazet van Antwerpen, lundi. Le travail a été réalisée en 2017 par Jimmy Van de Putte, adjudant à la composante aérienne, et traite de possibles manipulations d'information au sein de l'armée.

Pendant son enquête, l'auteur du mémoire, membre de l'armée depuis 30 ans, a mené des entretiens avec des militaires dans des positions-clé. Les intérêts personnels et de carrière, ainsi que la culture de l'organisation conduisent des collaborateurs à corrompre le système de contrôle, conclut-il. "Un des contrôleurs a même qualifié le système de contrôle de 'façade'", selon l'adjudant.

Selon l'auteur, un risque de manipulation existe dans le dossier d'audit pour la livraison de F16, même concernant le Service d'audit interne fédéral (FAI) qui doit étudier les règlements et procédures de la Défense en un temps très réduit. "Les auditeurs fédéraux sont probablement assistés par des militaires, ce qui constitue un autre risque de manipulation."

Source: https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_un-memoire-releve-des-failles-dans-le-systeme-de-controle-de-la-defense?id=9893553

J'ai pas trouvé le mémoire en question. Par contre, cela vaut une mini-célébrité à l'auteur dudit mémoire, pour ceux que ça intéresse (désolé, il a encore un nom qui va faire ricaner certains): https://www.rebelsatwork.com/stories/2017/6/12/jimmy-van-de-putte

 

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