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A écouter ou réécouter https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/le-tour-du-monde-des-idees-du-mardi-23-avril-2019

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Le jour où l'Allemagne renouera avec une logique de puissance...

Pour Robert Kagan, les causes géostratégiques qui ont fait autrefois de l'Allemagne la puissance dominante du continent européen sont en train de réapparaître.

La seule chose qu'on peut reprocher à l'Allemagne actuelle, c'est de négliger sa Défense.

On vient de fêter le 70 ° anniversaire du Traité de l’Atlantique Nord. Mais on a un peu oublié aujourd’hui les origines géostratégiques de l’OTAN. Elles furent résumées d’une formule lapidaire par Lord Ismay, le premier secrétaire général de l’OTAN,  un général britannique très lié à Churchill. Je cite : « to keep the Soviet Union out, the Americans in, and the Germans down. » Garder l’URSS dehors, les Américains dedans et les Allemands par terre. 

La mise en commun du charbon et de l’acier, premier pas accompli en direction de l’Union européenne avait pour objectif principal, on l’a oublié depuis, de mettre sous contrôle la reconstruction industrielle de l’Allemagne. Et la création de l’Euro fut le prix à payer, exigé par la France, pour la réunification allemande. 

On peut mesurer le chemin accompli en ayant entendu un ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, confier qu’il redoute bien davantage l’inactivité de l’Allemagne que sa puissance. L’Allemagne, crainte autrefois par ses voisins pour son militarisme agressif, est devenue la nation la plus pacifique d’Europe. Le seul reproche que l’on puisse lui faire, c’est de négliger sa contribution à la sécurité commune. Angela Merkel ne vient-elle pas d’annoncer que le budget de la Défense allait encore reculer, passant de 1,37 % du PIB à 1,25 dans les quatre années à venir. Trump est furieux. A comparer avec les Etats-Unis (3,1 %), ou à la Russie (4,3 %). 

Mais nous traversons des temps bien incertains et rien ne dit les choses sont vouées à demeurer identiques. C’est du moins l’avertissement lancé par Robert Kagan dans le numéro d’avril-mai de la revue Foreign Affairs.

L'Allemagne avait renoncé à s'affirmer pour des raisons conjoncturelles. Lesquelles ?

Quatre facteurs expliquaient, aux yeux de Kagan, le relatif effacement en Europe d’une puissance qui n’avait pas cessé de jouer les trouble-fêtes et les semeurs de guerre, de 1866 à 1945. 

Il y avait d’abord la garantie de sécurité apportée par les Etats-Unis à l’Europe de l’Ouest. Elle a permis aux nations sous protection de se consacrer à rétablir leur prospérité et à améliorer les conditions de vie de leurs peuples. Et c’est l’une des causes principales de la stabilité politique dont ont bénéficié nos Etats. 

Ensuite, il y a le système économique libéral. Le libre-échange a permis aux industries allemandes de faire la preuve de la qualité de leurs produits en les exportant dans le monde entier. Dès les années quatre-vingt, les Américains prirent conscience qu’ils étaient perdants dans de nombreux secteurs, comme l’automobile et l’acier, face à l’Allemagne, comme face au Japon. Mais ils se résignèrent à se faire tailler des croupières sur le plan commercial par leurs deux anciens ennemis : leur prospérité étaient les piliers de l’ordre multilatéral voulu par les Etats-Unis. 

Troisième cause : l’ordre démocratique paraissait le sens même de l’histoire. Contrairement aux années trente, où, en Europe, la démocratie parlementaire était jugée comme un régime faible, jamais les démocraties européennes n’ont paru aussi affermies et sûres d’elles qu’en 1989, lorsque les anciennes démocraties populaires ont manifesté leur ardent désir de « retourner en Europe » et d’adopter les institutions libérales et démocratiques de l’Ouest. 

Enfin, quatrième facteur : l’Allemagne a pu échapper aux démons de son passé parce que les passions nationalistes semblaient partout éteintes. Elles l’étaient en Allemagne comme dans toute l’Europe.

Or, la donne est en train de changer de manière radicale, en Europe.

La garantie de sécurité américaine est fort douteuse depuis que Donald Trump lui-même l’a mise en question par ses proclamations isolationnistes. De même l’ordre international libéral, qui a permis l’enrichissement des nations exportatrices, est en train de se défaire. La démocratie elle-même est à nouveau défiée, même en Europe qui l’a vue naître : des populistes sont au pouvoir en Italie. La majorité des pays d’Europe centrale pratiquent des formes d’autoritarisme bien peu démocratique. Quant au nationalisme, il fait retour partout en Europe sous des formes parfois très agressives. 

Et même dans l’archi-démocratique Allemagne, où l’Alternative pour l’Allemagne est devenue le premier groupe parlementaire de l’opposition...

Plus grave encore, le « rêve kantien » d’une humanité pacifiée par le doux commerce et par le droit international, que caressait l’Union européenne est en train de se dissiper. Les logiques de puissance sont partout à l’œuvre. Ni les Etats-Unis de Trump, ni la Chine de Xi Jinping, ni la Russie de Poutine ne sont des puissances post-modernes, ayant renoncé à l’usage de la force… Bien au contraire !

Dans ce contexte, plus rien ne peut être exclu en Europe dans les années à venir. Et pas, en particulier, une réaffirmation par l’Allemagne de ses propres intérêts et de sa puissance. Il pourrait suffire, par exemple, que l’Italie, ruinée par ses gouvernants actuels, se mettent à exiger un renflouement de son économie par les riches Allemands. Ou que la France, à son tour, confie son destin à un parti populiste…

 

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en attendant ....

LE MONDE :

Les piteux coucous de la République fédérale allemande

Les avions officiels subissent des pannes à répétition, perturbant régulièrement l’activité des plus hautes autorités du pays.

LETTRE DE BERLIN

Il était 9 h 30, mardi 16 avril, quand le trafic fut soudainement interrompu à l’aéroport de Berlin-Schönefeld. En cause, « la présence d’un avion défectueux sur la piste de décollage et d’atterrissage », annonça le service d’information des aéroports berlinois, une demi-heure plus tard, sur Twitter. A la mi-journée, la piste fut rouverte à la circulation. A priori, pas de quoi faire les gros titres de l’actualité. Mais « l’avion défectueux » n’était pas n’importe quel avion.

Dès le milieu de la matinée, le quotidien Bild révéla en effet qu’il s’agissait d’un Bombardier Global 5000 appartenant à la flotte gouvernementale, et qu’il avait dû se poser en urgence à Schönefeld peu après avoir quitté l’aéroport – sans passager à bord – en direction de Cologne. Quelques heures plus tard, la ministre de la défense, Ursula von der Leyen, rendit hommage à l’équipage de la Luftwaffe – l’armée de l’air, responsable des appareils mis à la disposition du gouvernement – qui « ramena l’avion au sol dans des conditions particulièrement difficiles et évita ainsi le pire ».

Inutile de préciser que l’appareil, contrairement à ce qui était prévu, n’a pas servi, le lendemain, à transporter le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, qui devait l’emprunter pour aller à Stuttgart. Selon un rapport d’expertise de la Bundeswehr révélé par le Spiegel, vendredi 19 avril, l’atterrissage – qui se fit sur l’herbe avant que l’avion ne fût ramené sur la piste – fut en effet tellement périlleux que les ailes ont subi des « dommages structurels » et que la coque elle-même a été endommagée.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/23/les-piteux-coucous-de-la-republique-allemande_5453621_3210.html

Pourquoi selon vous l'Allemagne qui a autant de pognon en est là ?

(La Suite de l'Article réservée aux abonnés dont je ne suis plus.)

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Article réservé aux abonnés

Un Bombardier Global 5000 appartenant à la flotte gouvernementale est remorqué à l’aéroport de Berlin-Schönefeld, le 16 avril. 639b6a0_kn-JGU-MZ5Qn46M7DZdoXTrA.jpg
Un Bombardier Global 5000 appartenant à la flotte gouvernementale est remorqué à l’aéroport de Berlin-Schönefeld, le 16 avril. PAUL ZINKEN / AFP

LETTRE DE BERLIN

Il était 9 h 30, mardi 16 avril, quand le trafic fut soudainement interrompu à l’aéroport de Berlin-Schönefeld. En cause, « la présence d’un avion défectueux sur la piste de décollage et d’atterrissage », annonça le service d’information des aéroports berlinois, une demi-heure plus tard, sur Twitter. A la mi-journée, la piste fut rouverte à la circulation. A priori, pas de quoi faire les gros titres de l’actualité. Mais « l’avion défectueux » n’était pas n’importe quel avion.

Dès le milieu de la matinée, le quotidien Bild révéla en effet qu’il s’agissait d’un Bombardier Global 5000 appartenant à la flotte gouvernementale, et qu’il avait dû se poser en urgence à Schönefeld peu après avoir quitté l’aéroport – sans passager à bord – en direction de Cologne. Quelques heures plus tard, la ministre de la défense, Ursula von der Leyen, rendit hommage à l’équipage de la Luftwaffe – l’armée de l’air, responsable des appareils mis à la disposition du gouvernement – qui « ramena l’avion au sol dans des conditions particulièrement difficiles et évita ainsi le pire ».

Inutile de préciser que l’appareil, contrairement à ce qui était prévu, n’a pas servi, le lendemain, à transporter le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, qui devait l’emprunter pour aller à Stuttgart. Selon un rapport d’expertise de la Bundeswehr révélé par le Spiegel, vendredi 19 avril, l’atterrissage – qui se fit sur l’herbe avant que l’avion ne fût ramené sur la piste – fut en effet tellement périlleux que les ailes ont subi des « dommages structurels » et que la coque elle-même a été endommagée.

Incident de gravité majeure

D’après le rapport, l’appareil se trouvait à 6 000 mètres d’altitude quand le pilote, constatant « de graves problèmes dans les commandes de vol », décida de faire demi-tour. Un incident de catégorie A, le degré de gravité majeure, ont conclu les experts de la Bundeswehr.

Les déboires des avions du gouvernement allemand ne datent pas d’hier. A son arrivée au pouvoir, en 2005, Angela Merkel avait hérité d’une flotte vétuste, composée de deux Airbus en fin de course et d’autres appareils dont certains étaient déjà utilisés par les dirigeants d’ex-Allemagne de l’Est dans les années 1970.

Après un long débat parlementaire, la flotte fut en partie renouvelée au début du second mandat de Mme Merkel (2009-2013). Il en coûta près d’un milliard d’euros à l’Etat allemand. En 2011, deux Airbus A340 vinrent notamment remplacer les deux vieux A310 utilisés par le gouvernement depuis le début des années 1990. Au fil des années, l’un des deux nouveaux appareils, le A340 Konrad-Adenauer, n’en est pas moins devenu lui aussi célèbre pour ses pannes à répétition.

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16 avril 2019 - Rapports de témoins oculaires : Atterrissage d'urgence d'un Bombardier Global 5000 de la Flugbereitschaft

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Revenu disponible des ménages (utilisable pour la consommation ou l'épargne), 2016

source : https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/studie-belegt-drastisches-wohlstandsgefaelle-in-deutschland-16154744.html (24 avril 2019)

https://www.zeit.de/politik/ausland/2019-04/gaspipeline-nord-stream-2-spd-manfred-weber (24 avril 2019)

Manfred Weber, tête de liste du PPE, veut empêcher le gazoduc Nord Stream 2 s'il devient président de la Commission européenne. Le SPD réagit avec indignation.

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Les pauvres à l'est, les riches au sud. Finalement, rien n'a changé depuis la réunification.

Faut croire que les Allemands sont aussi peu doués que nous en matière de redistribution des richesses et d'aménagement du territoire.

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Manfred Weber en Grèce :

https://www.tagesschau.de/ausland/wahlkampfauftakt-weber-101.html (23 avril 2019)

Les attaques de Weber contre le chef du gouvernement grec ont été aussi vives que les contre-attaques de Tsipras le week-end dernier devant des amis du parti : Si quelqu'un vote pour la Nea Demokratia lors des prochaines élections européennes en Grèce, c'est un vote pour l'anti-Grec Weber, a dit M. Tsipras. "Le candidat actuel à la présidence de la Commission européenne voulait que la Grèce quitte la zone euro. Donner son vote aux conservateurs et à lui, c'est voter pour une Europe du nationalisme et de la discorde. Pour un néolibéralisme et une Europe des technocrates du Fonds monétaire".

Un murmure s'est fait entendre au cœur de la capitale grecque lorsque Weber a parlé des relations difficiles avec la Turquie pour de nombreux Grecs : "La Turquie ne peut pas devenir membre de l'UE" - Weber a exprimé plus clairement que d'autres ce qui, à Athènes en particulier, rencontre des oreilles très ouvertes.

Les réactions du public en soirée ont été clairement pro-Weber : "Manfred Weber est un Européen, un Allemand, issu d'un parti frère - il est le meilleur pour l'Europe", a déclaré un homme d'affaires de Thessalonique.

Le politicien de Syriza Dimitrios Papadimoulis est l'un des vice-présidents du Parlement européen et combine son "non" personnel à Weber avec un aperçu de l'état d'esprit de la chancelière allemande : "Dans le prochain Parlement européen, il y aura une majorité qui dira "non" à la candidature de M. Weber comme président de la Commission. Et je sens qu'Angela Merkel a aussi mal au ventre à cause de la candidature de Weber".

Edited by Wallaby

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https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/huawei-lempire-sous-pression-1014160 (26 avril 2019)

« Un projet pilote de la police a pour but de collecter un maximum de données sur les comportements des fans de foot, afin d'améliorer la gestion des foules », ajoute le Chief Digital Officer. La sécurité sera, elle, garantie grâce à un réseau de caméras de surveillance dotées de technologies dernier cri - comme la reconnaissance faciale.

Cette cité connectée est l'oeuvre de Huawei. Le groupe a fourni tous les équipements et les solutions déployés à Gelsenkirchen. Une entreprise chinoise qui a la haute main sur toutes les infrastructures critiques de communication d'une ville - a fortiori d'un pays -, tel est précisément la perspective qui fait frémir l'Occident.

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https://www.spiegel.de/politik/deutschland/fdp-christian-lindner-warnt-vor-einem-oekologischem-autoritarismus-a-1264620.html (26 avril 2019)

Le président du FDP, Christian Lindner, a appelé à un débat objectif avec les activistes climatiques de "Fridays for Future" lors de la conférence du parti libéral.

Les revendications des militants pour exiger 180 euros par tonne d'émissions de CO2 signifient 8000 euros supplémentaires par an pour une famille de quatre personnes, a affirmé Lindner. Les autres partis sont restés silencieux, a-t-il ajouté. Le FDP dit que c'est trop élevé et inutile.

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Source : https://www.t-online.de/nachrichten/deutschland/gesellschaft/id_85638972/studie-in-deutschland-ein-drittel-der-menschen-haelt-politiker-fuer-marionetten.html (25 avril 2019)

Cette étude de la fondation Friedrich Ebert, proche du SPD, contient en particulier un sondage sur les groupes faisant l'objet d'une "évaluation négative" de la part de la population : les chômeurs de longue durée (Langzeitarbeitslose), les demandeurs d'asyle (Azylsuchende), les Manouches et Roms (Sinti und Roma), les sans logis (Wohnungslose), les musulmans (Muslime) et les homosexuels (Homosexuelle).

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Le 24/04/2019 à 18:42, Ciders a dit :

Les pauvres à l'est, les riches au sud. Finalement, rien n'a changé depuis la réunification.

Faut croire que les Allemands sont aussi peu doués que nous en matière de redistribution des richesses et d'aménagement du territoire.

Oui, on réalise cela à la vue de ce graphique. Dire que rien a changé depuis la réunification est une généralisation, à argumenter. Sur le plan strict des revenus sans aucun doute ! 

Il serait intéressant de mesurer les autres écarts en mesure d'expliquer cette différence: Chômage relatif ? Industrialisation relative ? Investissements relatifs ? Par quelles entreprises  ont été remplacées les ex-entreprise-est-allemandes ? Migrations Est-Ouest / Ouest - Est des adultes en âge de travailler ?  Quels sont les autres facteurs qui ont joué ( culturels, politiques ? )  ? Investissements publics relatifs ?

( notre crise des années-90 sur le "franc fort" étant largement dû à notre arrimage au Mark  ( et 1 mark Est =1 mark ouest ) , la France a payé une partie de ce rattrapage et de la réunification, comme d'autres pays européens ... Y a t il à s'en offusquer ? )  

Bref: quelle serait une bonne référence pour s'informer sur ce problème ? 

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Il y a 14 heures, Bechar06 a dit :

Bref: quelle serait une bonne référence pour s'informer sur ce problème ? 

- - -

Le 16/11/2017 à 14:04, Wallaby a dit :

http://berlinpolicyjournal.com/unrepresentative-democracy/ (12 novembre 2017)

Alors que les Allemands de l'Est représentent 17 pour cent de la population totale, ils n'occupent que 4 à 5 pour cent des postes de cadres supérieurs dans l'administration. Même en Allemagne de l'Est, seulement 13,3 % des juges et 5,9 % des présidents de tribunaux sont des Allemands de l'Est.

Chacune des 500 familles les plus riches du pays est originaire d'Allemagne de l'Ouest. Les 30 plus grandes sociétés cotées en bourse sont gérées par un total de 190 administrateurs, et tous sauf trois sont des Allemands de l'Ouest. Même dans les cent plus grandes entreprises est-allemandes (non pas qu'elles soient très grandes), les deux tiers des postes de direction sont occupés par des Allemands de l'Ouest.

Et ainsi de suite : sur 200 généraux ou amiraux de l'armée allemande, deux sont des Allemands de l'Est. Sur 22 directeurs d'université en Allemagne de l'Est, trois sont des Allemands de l'Est. L'Allemagne de l'Est compte 13 journaux régionaux, mais les Allemands de l'Ouest les gèrent tous, sauf deux.

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Article intéressant dans le Spiegel - lequel est très loin d'être le moins pro-européen des magazines d'information allemands - sur la nouvelle politique du président français vis-à-vis de l'Allemagne

Citation

Critique du modèle économique

En garde, Allemagne

Pour le président français Macron, la deuxième partie du mandat commence par un repositionnement en direction de l'Allemagne. Pour lui, son voisin n'est plus un modèle de réforme, mais un modèle économique dépassé.

Lorsque le président français Emmanuel Macron s'est présenté à Berlin il y a deux ans pour sa visite inaugurale à la chancelière allemande Angela Merkel, le spectacle ressemblait presque à une soumission. A l'époque, l'Allemagne était encore considérée par le soi-disant réformateur économique comme un modèle dont il y avait beaucoup à apprendre.

Alors que Macron retourne à Berlin ce lundi, les signes sont très différents. En fait, le Président n'est qu'un invité du Sommet des Balkans à la Chancellerie fédérale. Mais dans le calendrier français, la deuxième partie du mandat de Macron ne fait que commencer - après cinq mois de protestations du mouvement des Gilets jaunes, qui a failli le chasser du pouvoir, le président a récemment retrouvé un peu de prestige avec une tournée de trois mois dans la province française.

Macron est donc en train de poser les jalons du "deuxième acte" de son mandat ces jours-ci. "Le premier acte était entièrement centré sur l'Allemagne, le deuxième a surmonté la déception avec l'Allemagne et regarde dans des directions différentes ", a déclaré Sébastian Maillard, directeur de l'Institut Jacques Delors à Paris, au SPIEGEL.

En ce qui concerne les relations avec l'Allemagne, cela signifie que le voisin n'est plus le modèle des réformes de la France, mais seulement le modèle économique de la grande (suppression progressive ?) de l'Europe.

"L'Allemagne est sans doute à la fin d'un modèle de croissance qui a largement bénéficié des déséquilibres de la zone euro ", a déclaré M. Macron lors d'une conférence de presse à l'Élysée jeudi dernier. Et c'est devenu encore plus clair : "L'Allemagne a un modèle de production basé sur le fait qu'il y a des pays producteurs bon marché en Europe - ce qui est le contraire du projet social que je représente pour l'Europe".

En réalité, la critique de Macron à l'égard du modèle économique allemand n'est pas nouvelle. "Xavier Musca, aujourd'hui vice-président du Crédit Agricole, en tant que secrétaire général du président Nicolas Sarkozy à l'Élysée il y a dix ans, était déjà du même avis ", rappelle l'expert européen Maillard. On s'est toujours inquiété à Paris du fait que l'économie allemande, fortement axée sur l'exportation, ne profiterait en fin de compte qu'aux Allemands. Mais après la crise financière de 2008, le succès semblait prouver que les Allemands avaient raison pendant longtemps.

"L'Allemagne a fait ses réformes au bon moment, je ne lui ai jamais fait de reproches ", a dit M. Macron maintenant. Et pourtant, il estime que ces réformes, qu'il a lui-même défendues en France au cours des deux dernières années, ne sont plus adaptées aujourd'hui comme modèles.

"J'ai posé la question à Macron : L'Allemagne est-elle consciente des difficultés que posent les politiques économiques plus agressives des Etats-Unis et de la Chine ? dit l'économiste vedette parisien Elie Cohen. M. Cohen a été professeur d'économie à l'École d'administration de l'ENA Paris, où M. Macron a fait ses études, et est encore aujourd'hui l'un des conseillers du président.

Selon M. Cohen, l'attitude de plus en plus protectionniste des Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump et la politique économique expansionniste de Pékin dans le sillage de la soi-disant nouvelle Route de la Soie auraient créé depuis longtemps de nouvelles conditions en Europe. Les réformes libérales telles que celles prêchées jusqu'à présent par l'Allemagne ne sont plus d'aucune utilité ici. "En fait, il est également dans l'intérêt économique de l'Allemagne de se concentrer à nouveau davantage sur l'Europe ", estime M. Cohen, qui voit les marchés de vente allemands dans les marchés émergents, comme la construction mécanique, s'effondrer à l'avenir.

L'Allemagne ne regarde-t-elle que ses constructeurs automobiles ?

Mais les exportations allemandes vers la Chine ne croissent-elles pas encore ? Paris ne veut rien entendre à ce sujet. "L'Allemagne est trop dépendante de son industrie automobile", dit l'expert européen Maillard en souriant - il sait lui-même qu'il s'agit d'une lyre comme celle que l'Allemagne avait l'habitude de jouer quand il s'agissait des agriculteurs français. Il a toujours été dit à Berlin que Paris ne s'occupait en Europe que de son agriculture. Maintenant, c'est la monnaie de la pièce.

"L'Allemagne prétend avoir reconnu la crise du diesel, mais en réalité elle ne bouge pas ", déclare l'économiste vedette Cohen. Il fait également allusion à la taxe numérique de l'UE pour les grands groupes technologiques américains que Berlin a bloquée. D'un point de vue parisien, la seule raison pour laquelle il n'a pas vu le jour, c'est parce que le gouvernement allemand voulait protéger les constructeurs automobiles allemands, qui auraient autrement été menacés par de nouvelles taxes ou de nouveaux droits de douane aux États-Unis.

Macron veut maintenant utiliser la discussion pour repositionner la France : de son rôle d'étudiante réformatrice des Allemands, elle veut donner le ton à une nouvelle politique économique européenne qui repose moins sur le simple credo du libre marché.

Au lieu de cela, Macron veut contrer les États-Unis et la Chine. L'exemple le plus récent : Paris ne veut pas de nouvelles négociations commerciales avec les Etats-Unis - pas avec un pays qui a quitté le traité sur le climat. "Ce serait incohérent", a dit Macron.

Il sait par lui-même que c'est à Berlin qu'il récoltera le plus grand nombre de hochements de tête. Interrogé la semaine dernière sur les relations franco-allemandes, il avait un nouveau nom prêt : "confrontation fructueuse". Oui, bien sûr, on peut aussi l'appeler comme ça.

 

A mon sens, cet infléchissement de la politique de Macron n'est pas entièrement en réaction au mouvement Gilets jaunes. Il est le résultat des déceptions objectives suite aux tentatives dans les dernières années d'entraîner l'UE dans une nouvelle direction tout en l' "approfondissant", déceptions qui ne résultent pas seulement des réticences allemandes sans doute, déceptions qui n'ont rien eu pour surprendre toute personne sceptique quant aux chances de réformer l'UE, mais déceptions très clairement pour le chef de l'Etat, et sans doute une bonne dose d'irritations successives sur tel et tel sujet. Et le dialogue pour Macron, comme pour tous les présidents français du passé - enfin, tous les européistes, à partir de Giscard d'Estaing - c'est avant tout le dialogue avec l'Allemagne.

Je dirais cependant que quoi qu'ils n'aient pas été à la source de l'infléchissement de la politique européenne de Macron, les Gilets jaunes l'ont certainement accéléré. Il aurait pu passer davantage de temps dans la posture larmoyante du "Woh allez quoi 'voulez pas faire un chtit geste" où se sont complu ses prédécesseurs, si les Gilets jaunes ne lui avaient signifié à leur manière - la manière forte - que le temps est un facteur crucial.

 

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Le 26/04/2019 à 19:16, Wallaby a dit :

https://www.spiegel.de/politik/deutschland/fdp-christian-lindner-warnt-vor-einem-oekologischem-autoritarismus-a-1264620.html (26 avril 2019)

Le président du FDP, Christian Lindner, a appelé à un débat objectif avec les activistes climatiques de "Fridays for Future" lors de la conférence du parti libéral.

Les revendications des militants pour exiger 180 euros par tonne d'émissions de CO2 signifient 8000 euros supplémentaires par an pour une famille de quatre personnes, a affirmé Lindner. Les autres partis sont restés silencieux, a-t-il ajouté. Le FDP dit que c'est trop élevé et inutile.

Tu mets ça à la place de la TVA et c'est tout bon...

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Le 26/04/2019 à 19:16, Wallaby a dit :

Les revendications des militants pour exiger 180 euros par tonne d'émissions de CO2 signifient 8000 euros supplémentaires par an pour une famille de quatre personnes, a affirmé Lindner. Les autres partis sont restés silencieux, a-t-il ajouté. Le FDP dit que c'est trop élevé et inutile.

Je serais curieux de savoir d'où vient ce chiffre de 180 € par tonne de CO2...

De mémoire, un "ordre de grandeur" souvent cité, y compris par des activistes de la lutte contre les émissions de GES, était plutôt de l'ordre de 100 € par tonne de carbone... c'est-à-dire 27 € par tonne de CO2 ! Je ne garantis pas ce chiffre comme nécessairement "le" bon, et il y a sans doute beaucoup d'hypothèses derrière à examiner. Mais ces activistes-180 me semblent dans la surenchère pure.

Pour fixer les idées, les émissions mondiales de CO2 étaient en 2017 d'environ 37 milliards de tonnes, et le PIB mondial d'environ 72 trillions d'euros. La taxe sur le CO2 représenterait donc :
- Environ 1,4% du PIB mondial, si le taux est de 27 € la tonne de CO2
Plus de 9%, avec un taux de 180 € par tonne de CO2

Pas besoin d'être docteur en économie pour comprendre que le second chiffre est totalement aberrant.

 

... Incidemment, ce serait bien si les hommes politiques savaient faire des petits calculs sur un coin de table... de temps en temps :dry:

 

Le 23/04/2019 à 14:03, g4lly a dit :

A écouter ou réécouter https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/le-tour-du-monde-des-idees-du-mardi-23-avril-2019

Quatre facteurs expliquaient, aux yeux de Kagan, le relatif effacement en Europe d’une puissance qui n’avait pas cessé de jouer les trouble-fêtes et les semeurs de guerre, de 1866 à 1945. 

Il y avait d’abord la garantie de sécurité apportée par les Etats-Unis à l’Europe de l’Ouest. Elle a permis aux nations sous protection de se consacrer à rétablir leur prospérité et à améliorer les conditions de vie de leurs peuples. Et c’est l’une des causes principales de la stabilité politique dont ont bénéficié nos Etats. 

Ensuite, il y a le système économique libéral. Le libre-échange a permis aux industries allemandes de faire la preuve de la qualité de leurs produits en les exportant dans le monde entier. Dès les années quatre-vingt, les Américains prirent conscience qu’ils étaient perdants dans de nombreux secteurs, comme l’automobile et l’acier, face à l’Allemagne, comme face au Japon. Mais ils se résignèrent à se faire tailler des croupières sur le plan commercial par leurs deux anciens ennemis : leur prospérité étaient les piliers de l’ordre multilatéral voulu par les Etats-Unis. 

Troisième cause : l’ordre démocratique paraissait le sens même de l’histoire. Contrairement aux années trente, où, en Europe, la démocratie parlementaire était jugée comme un régime faible, jamais les démocraties européennes n’ont paru aussi affermies et sûres d’elles qu’en 1989, lorsque les anciennes démocraties populaires ont manifesté leur ardent désir de « retourner en Europe » et d’adopter les institutions libérales et démocratiques de l’Ouest. 

Enfin, quatrième facteur : l’Allemagne a pu échapper aux démons de son passé parce que les passions nationalistes semblaient partout éteintes. Elles l’étaient en Allemagne comme dans toute l’Europe.

Ouais... Sauf que :

- Kagan oublie un facteur essentiel, qui est que l'Allemagne au tournant du XXème siècle et même encore dans les années 1930 est un Etat surpuissant comparé à ses voisins. Sa population représente par exemple le double de celle de la France, et son économie plus du double. Elle a aussi largement dépassé le Royaume-Uni. La "question allemande" à la base, c'est celle-là

Mais aujourd'hui, la population allemande en tendance est approximativement égale à celles de la France et du Royaume-Uni. Dans ces conditions, aucune "surpuissance" allemande ne saurait être autre chose que conjoncturelle

- Un autre facteur fondamental, c'est qu'au XIXème et dans la première moitié du XXème siècle, les guerres à grande échelle entre Etats développés sont encore tout à fait envisageables - nous avons eu l'occasion de bien nous en rendre compte :dry:

Mais aujourd'hui, le facteur nucléaire bloque de telles "grandes" guerres, pourvu que les Etats rivaux soient assez développés pour se doter d'armement nucléaire. Un exemple évident est la paire Inde / Pakistan : depuis qu'ils ont tous deux la Bombe, ils peuvent s'accrocher, même assez sérieusement (Kargil 1999)... quant à de grandes guerres, pas question

- Kagan exagère démesurément tous ses arguments. Nous sommes par exemple supposés croire qu'un certain infléchissement vers moins de libre-échange - après des décennies à aller dans l'autre direction - serait synonyme de "fin" du système économique libéral :huh: ? Nous sommes supposés voir dans l'élection des gouvernements hongrois, polonais ou italien actuels une "fin" de la démocratie :wacko: ? Et des gens qui veulent par exemple davantage de pouvoir à l'échelon national c'est-à-dire démocratique plutôt que fédéral non-démocratique, ou bien qui refusent l'immigration venant de certaines régions du monde, nous sommes supposés les comparer avec les nationalistes des années 1930 :laugh: ?

Mais qu'on approuve ou non telle ou telle de ces tendances, une toute petite dose de relativisation et de sens des proportions suffit pour voir qu'elles sont très loin d'être comparables à une fin des échanges commerciaux internationaux, une disparition de la démocratie ou un déchaînement des passions nationalistes façon fin des années 1930 sous la direction de vous-savez-qui !

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34 minutes ago, Alexis said:

un déchaînement des passions nationalistes façon fin des années 1930 sous la direction de vous-savez-qui !

Le président Albert Lebrun (un sacré dur à cuire, et excité comme tout)? Edouard "le taureau du Vaucluse" Daladier (quel démagogue, littéralement la bave aux lèvres et le couteau entre les dents -avec des restes de salade)? Popaul Reynaud (l'énergie incarnée)? Nan, sinon je vois pas de qui tu parles :unsure:.... 

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il y a 16 minutes, Tancrède a dit :

Le président Albert Lebrun (un sacré dur à cuire, et excité comme tout)? Edouard "le taureau du Vaucluse" Daladier (quel démagogue, littéralement la bave aux lèvres et le couteau entre les dents -avec des restes de salade)? Popaul Reynaud (l'énergie incarnée)? Nan, sinon je vois pas de qui tu parles :unsure:.... 

Allons, je vais te mettre sur la voie :happy:

(dans la série, les vidéos qui passeraient difficilement aujourd'hui... voire pas du tout :unsure:)

Révélation



 

 

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il y a 56 minutes, Alexis a dit :

Je serais curieux de savoir d'où vient ce chiffre de 180 € par tonne de CO2...

https://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/fridays-for-future-das-bedeuten-die-forderungen-fuer-die-verbraucher-a-1261933.html (9 avril 2019)

renvoie à :

https://fridaysforfuture.de/wp-content/uploads/2019/04/Forderungen-min.pdf

Fridays for Future appelle au respect des objectifs de l'Accord de Paris et de l'objectif de 1,5°C. Nous exigeons explicitement pour l'Allemagne :

    Atteindre le zéro net en 2035
    Sortie du charbon d'ici 2030
    Fourniture d'énergie 100% renouvelable d'ici 2035

Le facteur décisif pour atteindre l'objectif de 1,5°C est de réduire significativement et le plus rapidement possible les émissions de gaz à effet de serre. C'est pourquoi nous le demandons d'ici la fin de 2019 :

    La fin des subventions pour les combustibles fossiles
    1/4 de l'énergie du charbon coupée
    Une taxe sur toutes les émissions de gaz à effet de serre. Le prix des émissions de gaz à effet de serre doit rapidement devenir aussi élevé que les coûts pour nous et les générations futures. Selon le ministère fédéral de l'environnement, cela représente 180€ par tonne de CO2.

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Le 23/04/2019 à 14:03, g4lly a dit :

Brice Couturier :

Contrairement aux années trente, où, en Europe, la démocratie parlementaire était jugée comme un régime faible, jamais les démocraties européennes n’ont paru aussi affermies et sûres d’elles qu’en 1989, lorsque les anciennes démocraties populaires ont manifesté leur ardent désir de « retourner en Europe » et d’adopter les institutions libérales et démocratiques de l’Ouest.  

Enfin, quatrième facteur : l’Allemagne a pu échapper aux démons de son passé parce que les passions nationalistes semblaient partout éteintes. Elles l’étaient en Allemagne comme dans toute l’Europe. 

Ce paragraphe se contredit lui-même. La volonté des anciennes démocraties populaires et des Républiques Soviétiques de s'affranchir de l'Union Soviétique, donc de la Russie, c'est de la passion nationaliste. Passion nationaliste balte, estonienne. Passion nationaliste polonaise. Passion nationaliste tchèque. Passion nationaliste ukrainienne. 

Et non loin de là : passion nationaliste croate, passion nationaliste serbe, passion nationaliste slovène.

La greffe de "l'homo sovieticus" qui devait remplacer l'homo polonus, l'homo tchecus, l'homo ukrainus n'avait pas pris. Il y a eu rejet de la greffe. Les problèmes économiques ont aidé. Ronald Reagan a aidé. La CIA a aidé. Mais le nationalisme est une composante majeure de ce qui s'est passé en 1989-1991.

Un nationalisme tellement fort et inquiétant que le président américain George Walter Bush a pesé pour s'y opposer :

Le 29/08/2014 à 10:14, Wallaby a dit :

Jack Matlock a posté le commentaire suivant en bas de page :

En 1991, les Etats-Unis soutenaient la vision de Gorbachev, pas celle d'Eltsine. Le président Bush s'est adressé au parlement ukrainien le 1er août 1991 en leur recommandant de soutenir le traité d'Union de Gorbachev et de rejeter le « nationalisme suicidaire ».

Et puis la réunification allemande !

Qu'est que la réunification allemande si ce n'est une passion nationaliste ?

Edited by Wallaby
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Il y a 10 heures, Alexis a dit :

après cinq mois de protestations du mouvement des Gilets jaunes, qui a failli le chasser du pouvoir

:laugh: mais bien sûr.

Il y a 10 heures, Alexis a dit :

A mon sens, cet infléchissement de la politique de Macron n'est pas entièrement en réaction au mouvement Gilets jaunes.

Clairement pas non. Un symptôme de la maladie, un "warning shot", mais pas une révolution non plus. Et pourtant que de conneries ont été faites... Quelles divisions ont été ravivées...

Il y a 10 heures, Alexis a dit :

Il est le résultat des déceptions objectives suite aux tentatives dans les dernières années d'entraîner l'UE dans une nouvelle direction tout en l' "approfondissant", déceptions qui ne résultent pas seulement des réticences allemandes sans doute, déceptions qui n'ont rien eu pour surprendre toute personne sceptique quant aux chances de réformer l'UE, mais déceptions très clairement pour le chef de l'Etat, et sans doute une bonne dose d'irritations successives sur tel et tel sujet.

Voilà. La France essaie de tout faire pour l'Europe. L'Europe ne veut pas de l'Europe à la française. La France ne veut même pas d'une Europe à la française, donc l'Europe ne veut pas de l'Europe. CQFD.

Ça fait bizarre quand on arrive à cette conclusion, mais osez me dire qu'il n'y a pas un fond de vérité là derrière? :laugh:

Il y a 10 heures, Alexis a dit :

Je dirais cependant que quoi qu'ils n'aient pas été à la source de l'infléchissement de la politique européenne de Macron, les Gilets jaunes l'ont certainement accéléré. Il aurait pu passer davantage de temps dans la posture larmoyante du "Woh allez quoi 'voulez pas faire un chtit geste" où se sont complu ses prédécesseurs, si les Gilets jaunes ne lui avaient signifié à leur manière - la manière forte - que le temps est un facteur crucial.

Ça par contre c'est très vrai. Les gilets jaunes c'est l'irruption du momentum et de la surprise tactique au sein d'un plan, d'une stratégie, qui ne l'avait pas envisagée.

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2 hours ago, Patrick said:

Ça par contre c'est très vrai. Les gilets jaunes c'est l'irruption du momentum et de la surprise tactique au sein d'un plan, d'une stratégie, qui ne l'avait pas envisagée. 

Ce qui n'a pas été envisagé c'est la durée et le retard ...

... en fait pas mal de monde s'est fait mettre profond et personne n'a bougé, ce qui pouvait laisser supposer que personne ne bougerait après la bataille.

L'autre chose c'est la durée - plus de 5 mois - et la relative pérennité de la sympathie dans l'opinion publique, on est toujours a plus de 50% d'approbation - soutiens plus sympathies - ... alors que seulement 34% y sont hostiles. En gros la lassitude et le pourrissement tarde a venir ... la seule décision un peu arrangeante  prise pour calmer le mouvement c'est de réduire la hausse de la CSG sur les retraité les moins "riche" - RFR inférieur à 22580€ ou 34636€ - .

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Il y a 10 heures, Wallaby a dit :

https://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/fridays-for-future-das-bedeuten-die-forderungen-fuer-die-verbraucher-a-1261933.html (9 avril 2019)

renvoie à :

https://fridaysforfuture.de/wp-content/uploads/2019/04/Forderungen-min.pdf

Fridays for Future appelle au respect des objectifs de l'Accord de Paris et de l'objectif de 1,5°C. Nous exigeons explicitement pour l'Allemagne :

    Atteindre le zéro net en 2035
    Sortie du charbon d'ici 2030
    Fourniture d'énergie 100% renouvelable d'ici 2035

Le facteur décisif pour atteindre l'objectif de 1,5°C est de réduire significativement et le plus rapidement possible les émissions de gaz à effet de serre. C'est pourquoi nous le demandons d'ici la fin de 2019 :

    La fin des subventions pour les combustibles fossiles
    1/4 de l'énergie du charbon coupée
    Une taxe sur toutes les émissions de gaz à effet de serre. Le prix des émissions de gaz à effet de serre doit rapidement devenir aussi élevé que les coûts pour nous et les générations futures. Selon le ministère fédéral de l'environnement, cela représente 180€ par tonne de CO2.

Merci pour l'info. Mais punaise que ces politiques sont irréalistes. Remplacer toutes les énergies fossiles par du renouvelables

1 par nature le renouvelable est instable, c'est la fin du modèle allemand !!! => ça ne passera jamais

2 en 15 ans c'est juste une blague !!

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5 minutes ago, herciv said:

Merci pour l'info. Mais punaise que ces politiques sont irréalistes. Remplacer toutes les énergies fossiles par du renouvelables 

C'est juste des abrutis qui font de la politiques ... la question c'est surtout pourquoi on les laisse jouer avec l'énergie.

On les attend toujours sur la biodiversité ...

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Il y a 1 heure, g4lly a dit :

On les attend toujours sur la biodiversité ...

Si jamais on mettait en œuvre les mesures qu'il faudrait pour réellement préserver/restaurer la biodiversité, ils seraient encore plus nombreux à protester. Et tu serais peut-être dans le lot également ^^

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