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La focalisation des verts sur le nuc. est excessive, le RC nous menace bien plus que les centrales nuc de 40 ans. Le coup des centrales à charbons est la pire bêtise écologiques que notre voisin aie faîte, pouvait-ils pas faire leur transition énergétique (économiser l'énergie avant de fermer leur centrales nuc ?

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Transition écologique, quesaco ?
Bien sûr, en réduisant sa production  industrielle, chose qu'elle ne fera jamais !

 

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il y a 28 minutes, MIC_A a dit :

Hypocrisie, certainement car les dit "verts" semblent se satisfaire de l'énergie des voisins quand le besoin s'en fait sentir quelle que soit sont origine de production.

Pour le côté "nucléaire non merci, moi je roule au charbon" des écolos allemands, je suis tout à fait d'accord que c'est de l'hypocrisie.

Mais quand on critique une activiste écolo pour avoir pris l'avion afin d'aller à un colloque, là, l'hypocrisie est chez le critique. Si elle ne prenait pas l'avion, se serait autre chose.

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Il y a 2 heures, kalligator a dit :

De toute façon soit l'écolo est un fanatique qui vit dans une caverne et s'éclaire à la bougie soit c'est un hypocrite qui vit "presque normalement" c'est comme cela que les partis traditionnels tendent à discréditer ce mouvement.Crittiquez ça servira toujours à quelques chose

De nos jours quand un homme politique veut faire passer une mesure qui contraint la population à changer une habitude ou limiter une pratique jugée mauvaise, il a tout de suite droit à un procès de ce genre. Les écolos ne font pas exception c'est tout.

E. Philippe veut contraindre les Français à rouler à 80 km/h sur certains axes ? ---> "il s'en fout lui il vit à Paris!", ou "il s'en fout lui il a un chauffeur il paye pas ses prunes"

E. Borne, ministre de la transition écologique est allée passer une semaine de vacance à Marrakech: -----> "Elle n'est plus crédible comme ministre de l'écologie !"

JL Mélenchon a un patrimoine plus que confortable ? ---> "il ne peut pas être vraiment de gauche"

Tu trouves aussi des gens pour te dire que le PR n'est pas légitime à parler d'écologie parce que ses déplacements en région ont un très mauvais bilan carbone (même quand déplacement en train car une partie de la sécu suit en bagnole)

J'ai pas l'impression que ce sont particulièrement les partis tradis qui attaquent les écolos sur ce thème, mais plutôt les gens lambda derrière leur clavier sur FB ou Twitter.

 

 

Edited by Julien
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Non lorsque GT lance ses pavés dans la mare de l'indifférence politique elle en prend plein la gueule de la part des politiciens mais aussi des éditorialistes et des lambda comme tu le dis

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Pour les économies d'énergie, à quelle échelle ?
Éclairage LED, isolations des maisons, améliorations technologique sur la consommations des appareils quotidiens,, bref, le progrès !
Revers de la médaille plus d'appareils électrique/électronique connectés, Le Web, le Cloud et les fermes de serveurs super énergivores, les smartphone ....
La réalité, les enjeux industriels au niveau mondial et à la différence d'une compétition sportive tu perds tu meurs.

Cette transition ne risque pas de se faire de sitôt, du moins tant qu'il y aura du pétrole et comme il se découvre des gisements régulièrement on en a pas fini !
Les milliards sont en grande partie encore dans ce domaine.

Pour le réchauffement climatique, s'il est avéré que l'impact humain l'a aggravé, ça concerne le monde entier, non ?
Hors, qui refuse les accords signés pour en diminuer les effets ?
D'abord les pays en voie de développement :  Inde, Brésil, Pakistan.......
Ensuite les pays développés :  USA, Chine, Russie et pleins d'autres !

Autant dire plus de la moitié de la planète, ce qui fait que nous Européens malgré tout nos efforts nous ne représenterons pas grand chose !
De plus, de la façon dont le sujet est abordé rien ne semble réfléchi et planifié soit ce sont des décisions à l'emporte pièce, totalement contradictoire avec l'objectif visé !
Soit des "mesurettes"  improductives et couteuses à terme.

Le "marketing" écolos bas son pleins mais ça reste du marketing qui reste vendable auprès de ceux qui ont du pognon, les autres n'y accèdent pas car trop cher.
On continue de produire sans se soucier de savoir à l'avance si on pourra recycler !

En France le discours officiel dans le secteur automobile est de pénaliser le diesel (particules cancérigène) et "favoriser" l'essence mais en réalité, quasiment tout les modèles essence acheté en neuf sont affublés d'un "malus", chercher l'erreur !
Ou est la crédibilité du discours officiel dans tout ça ?

Quand je verrais une réduction drastique des vols commerciaux, des paquebots et autres grands navires marchand fonctionner à autre chose que le brut, je commencerai à y croire.
La voiture électrique n'est pas pour tout de suite ou alors faudra construire d'autres centrales nucléaire ou un équivalent coté puissance de production et fiabilité en n'oubliant pas la filière de recyclage des batteries autos et autres composants sensible.
L'impact de la taxe carbone  sur les échanges de marchandises n'est en réalité souhaité par personnes dans les hautes sphères !

 

 

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A ce que j'en sais c'est le transport poids lourds qui est très polluant ainsi que l'agriculture fourragère (60 % de l'agri.totale)

Achète local, achète d'occasion, mange peu de viande d'élevage ...ce serait déjà énorme

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il y a 17 minutes, MIC_A a dit :

Autant dire plus de la moitié de la planète, ce qui fait que nous Européens malgré tout nos efforts nous ne représenterons pas grand chose !

Ben oui.

Situation : un groupe de 200 personnes doit bouger. Pour le moment personne ne bouge.

La personne n°1 regarde le reste du troupeau et se dit "vu que les 199 autres ne bougent pas, ça ne sert à rien que je bouge moi".

La personne n°2 regarde le reste du troupeau et se dit "vu que les 199 autres ne bougent pas, ça ne sert à rien que je bouge moi".

Et ainsi de suite.

 

La première à faire, c'est de bouger. Ce qui permet de montrer au reste du monde que c'est possible. Il ne faut pas attendre que d'autres montrent l'exemple.

il y a 21 minutes, MIC_A a dit :

De plus, de la façon dont le sujet est abordé rien ne semble réfléchi et planifié soit ce sont des décisions à l'emporte pièce, totalement contradictoire avec l'objectif visé !
Soit des "mesurettes"  improductives et couteuses à terme.

C'est un problème qui va avec. On se contente de demi-mesures qui servent simplement à annoncer qu'on fait quelque chose, mais qui cherchent surtout à ne rien changer sur le fond. Parce que pour de vraies mesures de fond, on attend que d'autres donnent l'exemple.

 

il y a 23 minutes, MIC_A a dit :

L'impact de la taxe carbone  sur les échanges de marchandises n'est en réalité souhaité par personnes dans les hautes sphères !

Ça a surtout été conçu comme une nouvelle manière de spéculer, en permettant aux entreprises d'acheter et de vendre du carbone, inaugurant ainsi de nouveaux carrousels pour les fraudeurs fiscaux.

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il y a 18 minutes, kalligator a dit :

A ce que j'en sais c'est le transport poids lourds qui est très polluant ainsi que l'agriculture fourragère (60 % de l'agri.totale)

Achète local, achète d'occasion, mange peu de viande d'élevage ...ce serait déjà énorme

Les efforts individuels suffiront  pas c'est toute l'organisation économico-sociale qui doit être changer. Et cela nécessite de sortir de la compétition mondiale. C'est pas "si on arréte, on est mort", c'est si on continue. Pour ça il faut arrêter de jouer le jeu en question une compétition ou si tu gagnes tu perds, et ou si tu perds... tu perds est passablement stupide. Il est temps d’arrêter les frais.

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il y a 5 minutes, kalligator a dit :

A ce que j'en sais c'est le transport poids lourds qui est très polluant ainsi que l'agriculture fourragère (60 % de l'agri.totale)

Achète local, achète d'occasion, mange peu de viande d'élevage ...ce serait déjà énorme

Étonnant,  vu ton pseudo: kalligator,  je t'aurais classé comme un mangeur de viande !:biggrin:
Quand c'est possible, oui, à la campagne ou les petites villes mais dans les grandes métropoles ?

D'ailleurs, serait-on prêt à changer nos habitudes de consommer des produits hors saisons ou venant de l'autre bout du monde ?
J'ai comme un doute, et cela va à l’encontre du commerce mondial tel qu'il est organisé.
 Il n'y a qu'à regarder le comportement des gens en période de solde qui font les plantons devant le rideau du supermarché et à peine ouvert, se précipitent déjà sur le produit convoité comme des morts de faim !

Pour les poids lourds, ben on est servi chez nous !
Avec de belles boulettes de nos "dirigeants" d'une compétence rare: les portiques à péage, ou l'abandon en son temps du canal Rhin/Rhône qui aurait pu absorber une partie du trafic par voie fluviale. 

Ils étaient pas beaux nos verts ?

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il y a une heure, MIC_A a dit :

Quand c'est possible, oui, à la campagne ou les petites villes mais dans les grandes métropoles ?

D'ailleurs, serait-on prêt à changer nos habitudes de consommer des produits hors saisons ou venant de l'autre bout du monde ?

Quel rapport entre l'alimentation et la ville / campagne ?

Quand aux habitudes, il suffit de faire disparaitre toutes les générations d'avant 1990 et tu verras que la consommation de viande diminue énormément :biggrin: les jeunes en mangent moins que leurs parents et surtout n'ont plus de fric pour en acheter ...

Edited by clem200

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il y a 39 minutes, clem200 a dit :

Quel rapport entre l'alimentation et la ville / campagne ?

Quand aux habitudes, il suffit de faire disparaitre toutes les générations d'avant 1990 et tu verras sur la consommation de viande diminue énormément :biggrin: les jeunes en mangent moins que leurs parents et surtout n'ont plus de fric pour en acheter ...

consommer en "local" je voyais un environnement immédiat, donc je m'interrogeais sur le processus appliqué aux grandes métropoles !
Si maintenant, consommer local se transforme en "national" pourquoi pas mais le transport, tout ça.... !
Dis moi, tu ne serais pas un peu végane toi,?

Quand tu mords ta salade, tends l'oreille, tu verras, elle cris !
Faire disparaitre toutes les générations avant 1990, n'y changera rien !

Tu es sûr que les jeunes mangent moins de viande alors que la consommation de volaille a le vent en poupe, proposé à toute les sauces du kebab aux  fast-food et j'en passe !
Pour le prix, faut pas déconner non plus, la viande est bien meilleure marché qu'à une époque, après faut voir tes références !


 

Edited by MIC_A

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il y a 15 minutes, MIC_A a dit :

consommer en "local" je voyais un environnement immédiat, donc je m'interrogeais sur le processus appliqué aux grandes métropoles !
Si maintenant, consommer local se transforme en "national" pourquoi pas mais le transport, tout ça.... !

Autour des métropoles tu as des champs et des exploitations hein ^^ ça dépend forcément ou tu mets le curseur mais parler de local pour un rayon de 80km ne me choque pas. 

il y a 19 minutes, MIC_A a dit :

Tu es sûr que les jeunes mangent moins de viande alors que la consommation de volaille a le vent en poupe, proposé à toute les sauces du kebab aux  fast-food et j'en passe !

Pour le prix, faut pas déconner non plus, la viande est bien meilleure marché qu'à une époque, après faut voir tes références !

C'est global, on mange 12% de viande en moins qu'il y a 10 ans en France. Et plus tu es jeune et éduqué moins tu en manges. 

Bien être animal, environnement, peur suite aux scandales (vache folle, viande de cheval ...), attention accrue a sa santé ... Etc ne compense pas une pub pour le macdo.

Quand aux prix de la viande, il a augmenté de 21% en 10 ans. 

 

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1 hour ago, clem200 said:

les jeunes en mangent moins que leurs parents et surtout n'ont plus de fric pour en acheter ...

D'autant qu'il y a une disparition effrayante du nombre de bon boucher ...

... et que bouffer de la viande de merde n'est pas particulièrement réjouissant.

Et la disparition des boucher n'est qu'a peine compenser par les vente directe ... souvent en demi gros ... ce qui n'aide pas les gens seul ou les toute petite famille.

Si tu ajoutes a ca le fait que les génération récente ne savent pas accommoder la bidoche bon marché ... c'est pas dans les recettes du Thermomix ...

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il y a 2 minutes, clem200 a dit :

Autour des métropoles tu as des champs et des exploitations hein ^^ ça dépend forcément ou tu mets le curseur mais parler de local pour un rayon de 80km ne me choque pas. 

C'est global, on mange 12% de viande en moins qu'il y a 10 ans en France. Et plus tu es jeune et éduqué moins tu en manges. 

Bien être animal, environnement, peur suite aux scandales (vache folle, viande de cheval ...), attention accrue a sa santé ... Etc ne compense pas une pub pour le macdo.

Quand aux prix de la viande, il a augmenté de 21% en 10 ans. 

 

Euh, pour une agglomération comme Paris, ils se suffiraient à eux même ?
Je n'y crois pas un instant., faudra aller bien plus loin que 80km pour avoir du choix !
Ce que les jeunes Français éduqués ne mangent pas, les autres moins éduqués s'en occupent, et c'est un poil en contradiction avec le prix en augmentation de la viande !
Mais j'avais lu le contraire justement sur la consommation en France :
https://www.liberation.fr/france/2019/04/04/la-consommation-de-viande-a-re-augmente-en-2018-en-france_1719314

 

 

 

 


 

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C'est sur qu'à partir du pic de 1998  ça chute mais depuis les années 70/80  çc'est plutot au dessus de peu j'en conviens mais coté volailles ça reste sur une courbe ascendante.
Je te rejoins sur la qualité et la capacité à bien la préparer !

Ouf, je reste un bon élève loin des chiffres annoncés !:biggrin:

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https://www.n-tv.de/panorama/Klimahysterie-ist-Unwort-des-Jahres-article21507759.html (14 janvier 2020)

Le jury du prix "Unwort des Jahres" (in-mot de l'année, gros mot de l'année, concept scandaleux de l'année), ont décerné le prix de cette année au mot "Klimahysterie".

Le jury a déclaré que le mot "diffame les efforts de protection du climat et le mouvement de protection du climat et discrédite les débats".

 

 

https://www.welt.de/wirtschaft/article204987254/E10-Warum-Biosprit-ploetzlich-genauso-teuer-ist-wie-Superbenzin.html

Le bioéthanol passe au même prix que le super

Le Super E10 avait toujours été moins cher que le super E5 conventionnel pour encourager les conducteurs à acheter le carburant. Maintenant, l'avantage du prix est parti. La faute en revient à un prix plus élevé de l'éthanol - et à la politique climatique du gouvernement allemand.

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23 hours ago, MIC_A said:

 

Étonnant,  vu ton pseudo: kalligator,  je t'aurais classé comme un mangeur de viande !:biggrin:
Quand c'est possible, oui, à la campagne ou les petites villes mais dans les grandes métropoles ?

D'ailleurs, serait-on prêt à changer nos habitudes de consommer des produits hors saisons ou venant de l'autre bout du monde ?
J'ai comme un doute, et cela va à l’encontre du commerce mondial tel qu'il est organisé.
 Il n'y a qu'à regarder le comportement des gens en période de solde qui font les plantons devant le rideau du supermarché et à peine ouvert, se précipitent déjà sur le produit convoité comme des morts de faim !

Pour les poids lourds, ben on est servi chez nous !
Avec de belles boulettes de nos "dirigeants" d'une compétence rare: les portiques à péage, ou l'abandon en son temps du canal Rhin/Rhône qui aurait pu absorber une partie du trafic par voie fluviale. 

Ils étaient pas beaux nos verts ?

Je suis mangeur de "bonne" viande : pas du boeuf à 10 balles made in Brasil qui a bouffé des OGM, qui a subit plus de traitement dopant qu'Amstrong mais une vraie entrecôte de boeuf de la race d^Hérens de deux ans, qui mangé de l'herbe et du foin du coin. Bien sûr que j'en mange moins de cette bonne viande.

Maintenant on est plus dans une histoire de politique, d'écologie ou de Gretha on est dans une histoire de survie de l'espèce humaine qui si elle ne change pas radicalement ses habitudes va vers l'effondrement voire l'extinction.

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https://www.boursorama.com/bourse/actualites/calendrier-indemnites-l-allemagne-avance-vers-la-sortie-du-charbon-e300d8026212e2292c18d9fe588be71b (16 janvier 2020)

L'Allemagne s'est dotée jeudi d'un calendrier et a prévu des indemnités pour l'arrêt de ses centrales à charbon, étape importante vers l'abandon de cette énergie très polluante entre 2035 et 2038.

https://www.tagesspiegel.de/politik/trotz-kohleausstieg-nrw-bekommt-mit-datteln-4-neues-kohlekraftwerk/25438912.html (16 janvier 2020)

Comme l'a rapporté l'agence de presse allemande jeudi, cela ne signifie pas pour autant qu'aucune nouvelle centrale au charbon ne sera raccordée au réseau en Allemagne : la centrale à charbon controversée de Datteln 4 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie devrait bientôt entrer en service. La DPA l'a appris des cercles de négociation.

Selon les documents relatifs à l'élimination progressive, 19 centrales électriques seraient retirées du réseau au cours des dix prochaines années. Dans les années 2030, ce seraient onze centrales électriques.

Edited by Wallaby

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Angela Merkel warns EU: ‘Brexit is a wake-up call’

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Angela Merkel met en garde l'UE : " Le Brexit est un signal d'alarme ".

C'est une journée d'hiver sinistre à Berlin, et le climat politique est à la hauteur du temps. Partout où Angela Merkel regarde, il y a des nuages d'orage, car les valeurs qu'elle a défendues tout au long de sa carrière sont attaquées de manière soutenue. Au début d'une nouvelle décennie, la première femme d'État européenne semble soudain se trouver du mauvais côté de l'histoire.

Bientôt, le Royaume-Uni quittera l'UE. Un président américain instable snobe ses alliés et fait cavalier seul au Moyen-Orient. Vladimir Poutine modifie la constitution russe et s'immisce en Libye et en Afrique subsaharienne. Les tensions commerciales se poursuivent, menaçant les frontières ouvertes et les chaînes de valeur mondialisées qui sont les pierres angulaires de la prospérité de l'Allemagne.

Mme Merkel, une ancienne physicienne réputée pour son imperturbabilité et sa rationalité, est une politicienne programmée pour le compromis. Mais aujourd'hui, elle est confrontée à un monde sans compromis où les principes libéraux ont été mis de côté par la loi de la jungle.

Sa solution est de doubler l'Europe, l'ancre de l'Allemagne. "Je vois l'Union européenne comme notre assurance vie", dit-elle. "L'Allemagne est bien trop petite pour exercer une influence géopolitique à elle seule, et c'est pourquoi nous devons utiliser tous les avantages du marché unique."

S'exprimant dans la petite salle du Cabinet de la Chancellerie, une imposante salle aux panneaux de bois qui donne sur le parc du Tiergarten de Berlin, Mme Merkel ne semble pas être sous pression. Elle est calme, bien qu'un peu méfiante, pesant chaque mot et ne montrant que rarement de l'émotion.

Mais le message qu'elle transmet dans une rare interview est néanmoins urgent. Au crépuscule de sa carrière - son quatrième et dernier mandat se termine en 2021 - Mme Merkel est déterminée à préserver et à défendre le multilatéralisme, un concept qui, à l'époque de Trump, Brexit et d'une Russie renaissante, n'a jamais semblé aussi combattu.

C'est la " ferme conviction " qui la guide : la recherche des " meilleures situations gagnant-gagnant ". ... lorsque des partenariats bénéfiques pour les deux parties sont mis en pratique dans le monde entier".

Elle admet que cette idée est "de plus en plus sous pression". Le système d'institutions supranationales comme l'UE et les Nations unies a été, selon elle, "essentiellement une leçon tirée de la seconde guerre mondiale et des décennies précédentes". Maintenant, avec si peu de témoins de la guerre encore en vie, l'importance de cette leçon s'estompe.

Bien sûr, le président Donald Trump a raison de dire que des organismes comme l'Organisation mondiale du commerce et l'ONU doivent être réformés. "Il n'y a aucun doute à ce sujet", dit-elle. "Mais je ne remets pas en cause la structure multilatérale du monde."

L'Allemagne a été le grand bénéficiaire de l'OTAN, de l'élargissement de l'UE et de la mondialisation. Le libre-échange a ouvert de vastes nouveaux marchés pour ses voitures, ses machines et ses produits chimiques de classe mondiale. Abritée sous le parapluie nucléaire américain, l'Allemagne a à peine épargné une pensée pour sa propre sécurité. Mais la montée du nationalisme "Moi d'abord" menace de la laisser économiquement et politiquement sans ancrage. En ce sens, l'Europe est existentielle pour les intérêts allemands, ainsi que pour son identité.

C'est pourquoi Mme Merkel veut renforcer l'UE - une institution qu'elle personnifie, peut-être plus que tout autre politicien vivant. Elle a guidé l'Europe à travers la crise de la dette de la zone euro, bien que tardivement : elle a maintenu l'unité de l'Europe en imposant des sanctions à la Russie pour l'annexion de la Crimée ; elle a maintenu l'unité en réponse au traumatisme de Brexit.

Le départ du Royaume-Uni continuera de peser sur Bruxelles et Berlin - le compte à rebours pour un accord commercial coïncidera avec la présidence allemande de l'UE au second semestre de cette année. Berlin s'inquiète qu'un Royaume-Uni de l'après-Brexit qui se réserve le droit de s'écarter des règles de l'UE sur les biens, les droits des travailleurs, les taxes et les normes environnementales puisse créer un concurrent économique sérieux à sa porte.

Mais Mme Merkel reste une optimiste prudente. Brexit est un "réveil" pour l'UE. L'Europe doit, selon elle, réagir en améliorant ses performances, en devenant "attrayante, innovante, créative, un bon endroit pour la recherche et l'éducation... La concurrence peut alors être très productive".

C'est pourquoi l'UE doit continuer à se réformer, en achevant le marché unique numérique, en progressant dans l'union bancaire - un plan visant à centraliser la surveillance et la gestion des crises des banques européennes - et en faisant progresser l'union des marchés des capitaux pour intégrer les marchés fragmentés des actions et de la dette en Europe.

Dans ce qui semble être une nouvelle politique industrielle européenne, Mme Merkel déclare également que l'UE devrait identifier les capacités technologiques qui lui manquent et agir rapidement pour combler les lacunes. " Je pense que les puces devraient être fabriquées dans l'Union européenne, que l'Europe devrait avoir ses propres hyperscalaires et qu'il devrait être possible de produire des cellules de batterie ", dit-elle.

Elle doit également avoir la confiance nécessaire pour établir les nouvelles normes numériques mondiales. Elle cite l'exemple du règlement général sur la protection des données, que les partisans considèrent comme une référence en matière de protection de la vie privée et la preuve que l'UE peut devenir un législateur, plutôt qu'un preneur de règles, en matière d'économie numérique.

L'Europe peut offrir une alternative à l'approche américaine et chinoise en matière de données. " Je crois fermement que les données personnelles n'appartiennent ni à l'Etat ni aux entreprises ", dit-elle. " Il faut s'assurer que l'individu a la souveraineté sur ses propres données et peut décider avec qui et dans quel but il les partage ".

L'échelle et la diversité du continent rendent également difficile l'obtention d'un consensus sur la réforme. L'Europe est profondément divisée : la crise migratoire de 2015 a ouvert un gouffre entre l'Occident libéral et des pays comme la Hongrie de Viktor Orban qui n'a pas guéri. Même des alliés proches comme l'Allemagne et la France se sont parfois enfermés : La réponse froide de Berlin aux initiatives de réforme d'Emmanuel Macron en 2017 a déclenché la colère à Paris, tandis que l'ouverture unilatérale du président français à M. Poutine l'année dernière a provoqué l'irritation à Berlin.

Et lorsqu'il s'agit de la réforme de la zone euro, des divisions subsistent entre les Européens du Sud, fiscalement contestés, et la nouvelle Ligue hanséatique, fiscalement orthodoxe, des pays du Nord. Mme Merkel reste, dans une certaine mesure, l'otage de l'opinion publique allemande.

L'Allemagne, admet-elle, est encore "légèrement hésitante" sur l'union bancaire, "car notre principe est que chacun doit d'abord réduire les risques dans son propre pays aujourd'hui avant que nous puissions mutualiser les risques". Et l'union des marchés de capitaux pourrait exiger des États membres qu'ils cherchent à s'aligner davantage sur des choses comme la loi sur l'insolvabilité.

Ces divisions ne sont rien en comparaison du fossé qui sépare l'Europe et les Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump. L'Allemagne est devenue le punching-ball préféré de l'administration, fustigée pour ses dépenses de défense relativement faibles, son important excédent de la balance courante et ses importations de gaz russe. Les entreprises allemandes redoutent que M. Trump ne donne suite à sa menace d'imposer des droits de douane sur les voitures européennes.

C'est douloureux pour Mme Merkel, dont la carrière a pris son envol après l'unification. Dans une interview accordée l'année dernière, elle a décrit comment, alors qu'elle atteignait sa majorité en Allemagne de l'Est communiste, elle aspirait à faire un voyage classique en Amérique : " Voir les montagnes Rocheuses, conduire et écouter Bruce Springsteen - c'était mon rêve ", a-t-elle dit à Der Spiegel.

La mauvaise chimie entre Mme Merkel et M. Trump a été largement rapportée. Mais les dernières tensions dans la relation germano-américaine sont-elles seulement personnelles - ou y a-t-il plus que cela ? "Je pense qu'il y a des causes structurelles ", dit-elle.

Depuis des années maintenant, l'Europe et l'Allemagne sont en train de glisser vers le bas de la liste des priorités des Etats-Unis. "Il y a eu un changement ", dit-elle. " Le président Obama a déjà parlé du siècle asiatique, vu du point de vue américain. Cela signifie également que l'Europe n'est plus, pour ainsi dire, au centre des événements mondiaux".

Elle ajoute : "L'intérêt des Etats-Unis pour l'Europe diminue - ce sera le cas sous n'importe quel président."

La réponse ? "Nous, en Europe, et surtout en Allemagne, devons prendre plus de responsabilités." L'Allemagne s'est engagée à atteindre l'objectif de l'OTAN de consacrer 2 % de son PIB à la défense d'ici le début des années 2030. Mme Merkel admet que pour les membres de l'Alliance qui ont déjà atteint l'objectif de 2 %, " naturellement, ce n'est pas suffisant ". Mais il est indéniable que l'Allemagne a fait des progrès substantiels sur cette question : son budget de la défense a augmenté de 40 % depuis 2015, ce qui constitue " un grand pas en avant pour l'Allemagne ".

Mme Merkel insiste sur le fait que la relation transatlantique "reste cruciale pour moi, notamment en ce qui concerne les questions fondamentales relatives aux valeurs et aux intérêts dans le monde". Mais l'Europe doit aussi développer sa propre capacité militaire. Il peut y avoir des régions en dehors de l'objectif premier de l'OTAN où " l'Europe doit - si nécessaire - être prête à s'engager ". Je vois l'Afrique comme un exemple ", dit-elle.

La défense n'est pas la seule pomme de discorde avec les Etats-Unis. Le commerce est une source d'irritation constante. Berlin a regardé avec inquiétude la guerre commerciale amère entre les Etats-Unis et la Chine en 2018 : elle craint toujours de devenir un dommage collatéral. "L'Union européenne peut-elle subir des pressions entre l'Amérique et la Chine ? Cela peut arriver, mais nous pouvons aussi essayer de l'empêcher".

L'Allemagne se fait peu d'illusions sur la Chine. Les fonctionnaires et les hommes d'affaires allemands sont tout aussi révoltés que leurs homologues américains par le vol de la propriété intellectuelle de la Chine, ses pratiques d'investissement déloyales, le cyberpiratage parrainé par l'État et les violations des droits de la personne dans des régions comme le Xinjiang. Autrefois considérée comme un partenaire stratégique, la Chine est de plus en plus considérée à Berlin comme un rival systémique.

Mais Berlin n'a pas l'intention d'imiter la politique américaine de " découplage " - en coupant ses liens diplomatiques, commerciaux et financiers avec la Chine. Au contraire, Mme Merkel a défendu avec acharnement les relations étroites de Berlin avec Pékin. Elle dit qu'elle "déconseille de considérer la Chine comme une menace simplement parce qu'elle est économiquement prospère".

"Comme en Allemagne, l'essor de la Chine repose en grande partie sur le travail, la créativité et les compétences techniques ", dit-elle. Bien sûr, il faut "s'assurer que les relations commerciales sont équitables". La puissance économique et les ambitions géopolitiques de la Chine en font un rival pour les Etats-Unis et l'Europe. Mais la question est de savoir si l'Allemagne et l'Europe veulent démanteler toutes les chaînes d'approvisionnement mondiales interconnectées... à cause de cette concurrence économique. Elle ajoute : "A mon avis, l'isolement complet de la Chine ne peut pas être la solution."

Son appel au dialogue et à la coopération l'a mise sur une trajectoire de collision avec certains membres de son propre parti. Les faucons de Chine de son Union chrétienne-démocrate partagent la méfiance des États-Unis à l'égard de Huawei, le groupe chinois d'équipement de télécommunications, craignant qu'il ne soit utilisé par Pékin pour mener des activités de cyber-espionnage ou de sabotage.

Mme Merkel a adopté une ligne plus conciliante. L'Allemagne devrait renforcer ses exigences de sécurité envers tous les fournisseurs de télécommunications et diversifier ses fournisseurs " afin de ne jamais se rendre dépendants d'une seule entreprise " en 5G. Mais " je pense qu'il est erroné de simplement exclure quelqu'un en soi ", dit-elle.

La montée en puissance de la Chine a suscité des inquiétudes quant à la compétitivité future de l'Allemagne. Et cette "angoisse" économique trouve des échos dans la politique fébrile du quatrième mandat de Mme Merkel. Sa "grande coalition" avec les sociaux-démocrates est en proie à des querelles. L'Alternative populiste pour l'Allemagne est maintenant établie dans les 16 parlements régionaux du pays. Une bataille a éclaté pour la succession de l'après-Merkel, avec une série de gros bonnets de la CDU qui auditionnent pour le poste le plus élevé. De nombreux membres de l'élite politique s'inquiètent de la diminution de l'influence internationale dans les derniers mois de l'ère Merkel.

Bien qu'elle reste l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays, les Allemands se demandent quel sera son héritage. Pour beaucoup de ses prédécesseurs, il est facile de répondre à cette question : Konrad Adenauer a ancré l'Allemagne de l'après-guerre à l'ouest ; Willy Brandt a inauguré la détente avec l'Union soviétique ; Helmut Kohl a été l'architecte de la réunification allemande. Comment se souviendra-t-on alors de Mme Merkel ?

Elle balaie la question. "Je ne pense pas à mon rôle dans l'histoire - je fais mon travail." Mais qu'en est-il des critiques qui affirment que l'ère Merkel n'était qu'une simple durchwurschteln - un embrouillamini ? Ce mot, dit-elle, dans un rare éclair d'irritation, "ne fait pas partie de mon vocabulaire".

Malgré sa réputation de gradualisme et de prudence, on se souviendra sans doute de Mme Merkel pour deux mesures audacieuses qui ont changé l'Allemagne - ordonner la fermeture de ses centrales nucléaires après la catastrophe de Fukushima en 2011, et maintenir les frontières du pays ouvertes au plus fort de la crise des réfugiés en 2015.

Cette décision a été la plus controversée, et certains en Allemagne ne lui pardonnent toujours pas. Mais les responsables disent que l'Allemagne a survécu à l'afflux et a intégré les plus d'un million de migrants qui sont arrivés en 2015-16.

Elle préfère mettre en évidence les changements moins visibles. L'Allemagne est beaucoup plus engagée dans le monde : il suffit de regarder, dit-elle, les missions de la Bundeswehr en Afrique et en Afghanistan. A l'époque de Kohl, même l'idée d'envoyer un bateau dans l'Adriatique pour observer la guerre en Yougoslavie était controversée.

Elle mentionne également les efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, son rôle dans l'accord nucléaire avec l'Iran, sa prise en charge d'une responsabilité toujours plus " diplomatique, et de plus en plus aussi militaire ". " Il se peut qu'elle le devienne davantage à l'avenir, mais nous sommes certainement sur la bonne voie ", dit-elle.

L'ère Merkel a été marquée par des crises, mais grâce à sa gestion, la plupart des Allemands ont rarement connu une telle réussite. Le problème, c'est que le monde attend encore plus d'une Allemagne puissante et prospère et de son prochain chancelier.

 

 

 

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il y a 19 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

Sa solution est de doubler l'Europe

Non, pas de "doubler l'Europe", mais de "mettre les bouchées doubles" pour la construction de l'Europe.

il y a 21 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

citant Lionel Barber et Guy Chazan : "En ce sens, l'Europe est existentielle pour les intérêts allemands, ainsi que pour son identité."

Peut-être que l'Europe est tout simplement une "Grande Allemagne" ?

il y a 23 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

citant Lionel Barber et Guy Chazan : "elle a maintenu l'unité de l'Europe en imposant des sanctions à la Russie pour l'annexion de la Crimée"

Comme si la Russie ne faisait pas partie de l'Europe...

il y a 25 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

citant Lionel Barber et Guy Chazan : "Elle ajoute : "L'intérêt des Etats-Unis pour l'Europe diminue - ce sera le cas sous n'importe quel président."

Réflexion très intelligente. Donc le problème n'est pas Trump. C'est beaucoup plus profond, et cela veut dire que les Européens doivent faire leur deuil de la "relation spéciale" (special relationship) si chère aux Anglais, Trump ou pas Trump.

Les Européens doivent faire leur deuil de l'OTAN.

 

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