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il y a 6 minutes, Nec temere a dit :

Serons nous capable de nous payer tout ça si nous sommes condamné à autant de vecteurs de grandes valeurs pour avoir une solution qui marche et qui fait le taf ?

C'est l'une des dimensions du problèmes. Mais regardes le schéma que @Picdelamirand-oil avait proposé pour le SCAF. Exactement à l'inverse du rafale. On éclate les fonctions sur des plateformes low cost qui grâce au système central peuvent combiner leur actions. Le FCAS est un système européen. Mais rien n'empèche de créer des systèmes parallèles autonome franco-français en parallèle.

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il y a 8 minutes, herciv a dit :

C'est l'une des dimensions du problèmes. Mais regardes le schéma que @Picdelamirand-oil avait proposé pour le SCAF. Exactement à l'inverse du rafale. On éclate les fonctions sur des plateformes low cost qui grâce au système central peuvent combiner leur actions. Le FCAS est un système européen. Mais rien n'empèche de créer des systèmes parallèles autonome franco-français en parallèle.

Tu penses que c'est jouable d'avoir le vecteur long rayon d'action, le Rafale plus un 'tit vecteur spatial ? 

Si je dis pas de conneries l'éparpillement des fonctions c'était sur des vecteurs réutilisable de 2t, c'est ça ? Pour ca comment pourrais-je contre dire pic ?:laugh: Mais il me semble certain que les vecteurs déporté vont apporter du gras à pas cher et que ça c'est à notre porter budgétairement parlant.

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Il y a 13 heures, Paschi a dit :

Chers voisins français, il est temps de faire chauffer la platinum et d'augmenter votre budget de la défense à 3% du PIB !

L’accord de la future coalition allemande n’est pas très encourageant pour les projets d’armement menés avec la France

http://www.opex360.com/2021/11/24/laccord-de-la-future-coalition-allemande-nest-pas-tres-encourageant-pour-les-projets-darmement-menes-avec-la-france/

De l'article il ressort notamment

Au concept d’autonomie stratégique européenne, que défend la France, la nouvelle coalition gouvernementale allemande, appelée « tricolore » car formée par les sociaux-démocrates, les écologistes et les libéraux, préfére utiliser l’expression « souveraineté stratégique européenne » [ou « strategische Souveränität Europas »], laquelle figure à deux reprises dans le programme de 177 pages que celle-ci vient de publier, ce 24 novembre. 

il y est réaffirmé que l’Alliance atlantique est un « pilier central » et que « l’Otan est un élément indispensable » à la sécurité de l’Allemagne. Cependant, il est question que les forces allemandes « renforcent le pilier européen de l’Otan » et d’une « coopération plus intense entre l’Otan et l’UE [Union européenne] ».

« Tant que les armes nucléaires joueront un rôle dans le concept stratégique de l’Otan, l’Allemagne a intérêt à participer aux discussions stratégiques et aux processus de planification », lit-on dans le document.

l’accord gouvernemental confirme l’acquisition de nouveaux chasseurs-bombardiers américains pour remplacer les PANAVIA Tornado qui assurent actuellement la mission nucléaire au profit de l’Otan. Mais le type de ces futurs appareils n’est pas précisé

Dans le même registre, la prochaine coalition allemande a l’intention de durcir les règles en matière d’exportation d’équipements militaires… Y compris au niveau de l’UE, en cherchant à y associer les États membres. --> pas bon pour des programmes communs

l’accord gouvernemental parle de « renforcer la coopération dans le domaine des technologies de défense en Europe, en particulier avec des projets de haute qualité, en prenant en compte les technologies clés nationales et en permettant aux petites et moyennes entreprises d’y participer ». On n’y trouve aucun mot sur les programmes actuellement menés en partenariat avec la France

 

Pas encore mais le ministère revient aux sociaux-démocrates

Les sociaux-démocrates peuvent occuper sept postes ministériels : Les ministères de l'Intérieur, de la Défense, de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, de la Coopération économique et le nouveau portefeuille de la Construction et du Logement - ainsi que le poste de chef de la Chancellerie.

Les Verts devraient ainsi occuper le poste de vice-chancelier et assumer la responsabilité du ministère des Affaires étrangères, de l'économie et de la protection du climat, de l'environnement et de la protection des consommateurs, de la famille ainsi que de l'alimentation et de l'agriculture. Cela inclut entre autres le poste de ministre d'État de la Culture et des Médias.

Pour le FDP, les quatre ministères restants sont l'Éducation et la Recherche, les Finances, la Justice ainsi que les Transports et le Numérique.

https://www1.wdr.de/nachrichten/bundestagswahl-2021/ticker-koalition-bundestagswahl-100.html

C’est pour moi les éléments que j’attendais pour me faire mon opinion : eh bien c’est ré-arrimage aux USA, OTAN d’abord, intérêt commerciaux après, puis coopération industrielle européenne.

Couple franco-allemand en matière de defense : en dernier.

C’est problématique car cette politique finie d’isoler la France dans sa volonté d’acquérir collectivement plus d’autonomie.

La position allemande risque fort d’emporter avec elle l’europe centrale évidemment, mais aussi celle du nord ainsi que l’Italie et l’Espagne. Les Britanniques, je n’en parle même pas.

Il me semble qu’il n’y a plus trop de doutes possibles. La France devra s’aligner ou prendre le large.

C’est assez problématique même si ce n’est pas très surprenant.

Paradoxalement, un rapprochement avec la Turquie serait très utile à atteindre une masse critique stratégique et industrielle, avec l’Inde et l’Afrique. 

Pas glorieux, pas évident.

Et les Russes ?

La peur de l’ogre russe est pour beaucoup dans cette acceptation d’un monde bipolaire organisé autour de la confrontation entre Etats-Unis et Chine, Russie dans le rôle de l'épouvantail à moineaux charger de rabattre les timides vers l’Oncle Sam.

L’alternative à l’alignement sur les USA, l’Allemagne et la GB serait donc à chercher, sous une forme lache, avec les russes, les turcs, les égyptiens, les africains, les indiens. C’est difficile, et la compagnie n’offre pas beaucoup de garanties d’honorabilité...

Sont chiants les allemands ! :pleurec:

 

 

 

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il y a 58 minutes, herciv a dit :

Je ne suis pas aussi optimiste que tu le penses. Mais j'observe la simultanéité de deux annonces. Les italiens qui ne sont plus contre un rapprochement des deux FCAS

Ils l'ont déjà été? Ils réclamaient de faire partie du FCAS franco-allemand dès le départ et on leur a dit "non parce que F-35"!
D'autre part c'est sympa de leur part de vouloir s'inviter chez les gens mais je mets ça sur le même plan que des responsables belges qui après avoir trashé le Rafale comme jamais il n'avait été trashé, ont déclaré qu'il "fallait qu'ils soient présents sur le FCAS"

il y a 58 minutes, herciv a dit :

et la DGA qui ouvre la porte sur un projet d'avion spatial porté par Dassault depuis un moment.

Je veux voir un contrat en bonne et due forme avec un financement validé et signé avant de croire à quoi que ce soit.

il y a 58 minutes, herciv a dit :

J'observe également que l'environnement stratégique et donc tactique est nettement plus compliqué au point qu'aucune solution n'est plus balayé de la main sans y avoir réfléchi longtemps. A mon sens la solution "avion de chasse" pour dominer les airs est possiblement challengée par des solutions plus hautes altitudes

C'est exactement ce que je me dis depuis 2 ans et je ne suis ni ingénieur ni spécialiste ni dans le secret des dieux.
Mais c'est simplement logique que faire la course à un ersatz de F-22 de J-20 ou de Su57 n'a strictement aucun sens. On a loupé le coche il y a 25 ans pour ça. Remarquez c'est un mal pour un bien puisque l'histoire a depuis prouvé qu'on en aurait pas eu besoin... Jusqu'à présent, bien entendu.
Il faut pouvoir dominer le champ de bataille d'en haut. En restant intouchables et en ayant de quoi voir ce qu'il se passe loin en dessous. Avec les armes nécessaires pour taper soit l'orbite basse (ne nous leurrons pas l'anti-satellite va se généraliser) soit les altitudes de croisière des avions classiques.

il y a 58 minutes, herciv a dit :

autant que par les essaims de drone

Alias le SCAF selon Pic'.

il y a 58 minutes, herciv a dit :

ou de satellites ou par les vecteurs hypersoniques ...

Ce sur quoi on rattrape notre retard avec des constellations (CERES) des planeurs hypersoniques (V-max) et l'ASN4G, avec ce fameux lancement d'un véhicule hypersonique depuis les USA qui est en soi un mauvais signal mais qui me conforte dans l'idée que quitte à se vendre, autant se vendre au plus offrant qui tient les européens par la peau des fesses, à savoir les USA.

il y a 58 minutes, herciv a dit :

Bref c'est le bordel. Et si la DGA ouvre sa reflexion à des auteur de romans d'anticipation c'est pas pour rien.

Oui ça j'avais bien compris.

La Chine elle a trouvé la parade: elle finance TOUT, absolument toutes les technologies, et en plusieurs exemplaires. Même les USA se retrouvent (ou bien est-ce du bluff?) largués dans certains domaines.
Mais la Chine a les moyens de faire ça. Nous non.

C'est bien pour ça qu'il faut qu'on opte pour des programmes qu'on va maîtriser de A à Z, sans avoir à subir les diktats de "partenaires" qui n'en sont pas et qui ont un pet qui passe de travers tous les 4 matins...

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https://www.politico.eu/article/germany-elections-government-europe-olaf-scholz-angela-merkel-sdp-fdp-greens-brussels/ (24 novembre 2021)

De manière significative, l'accord de la coalition appelle Bruxelles à adopter une position plus ferme dans ses combats pour l'État de droit avec des pays comme la Pologne et la Hongrie. La Commission européenne exprime depuis longtemps sa frustration à l'égard de ces deux pays pour avoir reculé dans l'application des normes démocratiques, mais elle n'a pas encore utilisé officiellement certains de ses pouvoirs les plus punitifs, comme un outil qui lui permettrait de retenir certains fonds de ses membres en cas de problèmes liés à l'État de droit.

"Nous demandons instamment à la Commission européenne (...) d'utiliser les instruments existants en matière d'État de droit de manière plus cohérente et en temps utile", indique le texte. Il ajoute que Berlin n'approuvera le versement des fonds européens de lutte contre la pandémie à ces pays que "si des conditions préalables, telles qu'un système judiciaire indépendant, sont remplies".

Le texte envisage également l'actuel fonds européen de lutte contre les pandémies comme "un instrument limité dans le temps et dans son montant", ce qui suggère un rejet de la mutualisation permanente des risques liés à la dette en Europe.

L'accord tourne autour d'un sujet délicat : La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Mme Von der Leyen est issue du futur parti d'opposition allemand, l'Union chrétienne-démocrate, ce qui soulève la question de savoir si le nouveau gouvernement la nommera pour un second mandat.

Le texte stipule que les Verts auront le droit de nommer le prochain commissaire européen allemand, le rôle occupé par Mme von der Leyen alors qu'elle est également présidente de l'exécutif européen. Mais il ajoute également une réserve énigmatique : "à condition que le président de la Commission ne soit pas allemand."

Plus largement, les trois parties se sont fixé l'objectif très ambitieux de modifier les traités de l'UE. L'accord stipule que la conférence en cours sur l'avenir de l'Europe - un forum de discussion sur les réformes possibles de l'UE - "devrait conduire à une convention constitutionnelle et à la poursuite du développement d'un État européen fédéral."

Il va falloir qu'on ressuscite Valéry Giscard d'Estaing.

Il suggère que le bloc passe au vote à la majorité qualifiée en matière de politique étrangère, mais avec un mécanisme qui permettrait aux petits pays membres de "participer de manière appropriée". Ces pays ont résisté à l'abandon des décisions unanimes car ils craignent que leurs intérêts vitaux ne soient supplantés par des États plus grands.

Il appelle également à "une coopération accrue entre les armées nationales des membres de l'UE désireux de s'intégrer, notamment en matière de formation, de capacités, d'opérations et d'équipements" - une position qui touche au débat ravivé sur la manière dont l'UE peut renforcer ses propres capacités militaires. Ce qui manque, cependant, c'est un engagement envers l'objectif de l'OTAN de porter les dépenses de défense à 2 % de la production économique.

Si le Royaume-Uni avait des espoirs que la position de l'Allemagne sur les négociations post-Brexit puisse changer avec la nouvelle coalition, ces espoirs sont anéantis par le texte : Il souligne l'engagement de Berlin "en faveur d'une politique européenne commune" à l'égard du Royaume-Uni et insiste sur la nécessité de "respecter pleinement les accords adoptés", en particulier le protocole sur l'Irlande du Nord, qui régit la question controversée du commerce entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord.

Tout manquement de la part de la partie britannique, dit le texte, doit conduire à "l'application cohérente de toutes les mesures et contre-mesures convenues".

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il y a 24 minutes, Wallaby a dit :

A la lecture de cet accord de coalition, je me pose quelques questions sur la politique étrangère allemande. Avec quels pays au juste l'Allemagne envisage t elle de coopérer sérieusement :huh: ?

- La France ? Certainement pas : négligence complète des efforts de Macron en faveur d'une "autonomie européenne de défense", fin programmée des fonds de financement mutualisé chers à notre président...

- La Grande-Bretagne ? Non : aucun mouvement pour accorder des passe-droits à Londres en matière d'application des accords post-Brexit, et c'est tout ce qui intéresse le gouvernement Johnson en ce moment et pour longtemps encore

- L'Italie, l'Espagne ? Non : le financement européen mutualisé, avec un FDP aux Finances, ce sera un très gros Nein

- La Pologne, les autres pays d'Europe centrale ? Non : il s'agit de pousser la Commission à la confrontation avec Varsovie et Budapest ("Vas-y Médor !")

- La Russie ? Peu probable, vu l'alignement OTAN et surtout l'inflexion encore plus "vertueuse" déjà visible vis-à-vis de Pologne et Hongrie

- Les Etats-Unis ? Un peu plus oui, puisque l'alignement par exemple en matière nucléaire et OTAN est très soigné. Mais la déception de Washington est prévisible à terme, car chacun sait que les promesses de 2% du PIB pour la Défense ne sont que des promesses. D'ailleurs, qui sera élu (ou réélu :happy:) président en 2024 ?

Chacun de ces choix pris isolément peut se défendre du point de vue de la défense des intérêts allemands. Mais pris tous ensemble... ils révèlent une coalition gouvernementale qui ne s'est pas posée la question des coopérations nécessaires à tout pays, y compris à l'Allemagne

 

Quant à 

il y a 24 minutes, Wallaby a dit :

Plus largement, les trois parties se sont fixé l'objectif très ambitieux de modifier les traités de l'UE. L'accord stipule que la conférence en cours sur l'avenir de l'Europe - un forum de discussion sur les réformes possibles de l'UE - "devrait conduire à une convention constitutionnelle et à la poursuite du développement d'un État européen fédéral."

Dans pas mal de pays, en Europe centrale mais pas seulement, la réponse sera Nur über meine Leiche :laugh: !

(il faudra me passer sur le corps)

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Il y a 2 heures, Alberas a dit :

La comparaison de la coopération de x pays sur le SCAF avec le F35 ne tient pas. Dans le SCAF, comme auparavant dans l'EF, chaque pays participant intervient sur la définition et veut sa part industrielle à hauteur de son investissement. Dans le F35, les USA et LM n'ont rien partagé. Ils ont seulement distribué des parts de fabrication comme on ferait des offsets.

En Europe, l'industrie de la défense est morcelée, dans tous les domaines. Avec le SCAF, on voit arriver des pays qui n'ont qu'une très faible compétence dans ce domaine (l'Espagne en particulier) mais qui veulent y participer, au risque d'augmenter encore le morcèlement.

Ce qui fait que le f35 a plus de chance d’etre un succes que l’ef ! … c’est peut etre pour ca que le f35 pourrait etre vendu a l’integralite des membres du consortium ef …

Il y a 2 heures, herciv a dit :

C'est l'une des dimensions du problèmes. Mais regardes le schéma que @Picdelamirand-oil avait proposé pour le SCAF. Exactement à l'inverse du rafale. On éclate les fonctions sur des plateformes low cost qui grâce au système central peuvent combiner leur actions. Le FCAS est un système européen. Mais rien n'empèche de créer des systèmes parallèles autonome franco-français en parallèle.

Deja la solution qui fait le taf pour tout le monde c’est un avion tempest ou ngf, personne ne discute encore de ca. 
 

personne ne prendra le risque de changer de systeme aussi drastiquement sans une periode ou les deux se chevauffe. La france dans le scaf a laché les drones aux allemands. C’est certainement pas pour faire doublon derriere avec un programme franco-fr pas dans la logique actuelle des dirigeants fr. 

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il y a 51 minutes, Alexis a dit :

La Pologne, les autres pays d'Europe centrale ? Non : il s'agit de pousser la Commission à la confrontation avec Varsovie et Budapest ("Vas-y Médor !")

De manière à obtenir un blocage et un échec, pour pouvoir ensuite rejeter la faute sur Von der Leyen et se débarrasser d'elle ?

 

il y a 53 minutes, Alexis a dit :

Mais pris tous ensemble... ils révèlent une coalition gouvernementale qui ne s'est pas posée la question des coopérations nécessaires à tout pays, y compris à l'Allemagne

« Plus d'Europe signifie plus d'Allemagne »

Hans Kundnani

Le 15/05/2018 à 19:11, Wallaby a dit :

https://berlinpolicyjournal.com/discipline-and-punish/ (27 avril 2018)

Hans Kundnani, toujours très mordant. Je résume : l'UE aujourd'hui est une Europe allemande (plus d'Europe signifierait plus d'Allemagne) et une Europe coercitive. C'est une Europe qui fait ce que l'Allemagne veut ( l'UE est de plus en plus considérée comme un moyen d'imposer les préférences allemandes ).

Ce n'est pas nouveau, mais ça s’aggrave : au  départ la coercition visait les pays candidats : on leur disait que s'ils ne se pliaient pas aux désidérata  de Bruxelles, ils n'entreraient pas, ne toucheraient pas leurs subventions.

Puis dans une deuxième phase, la coercition s'est retournée vers l'intérieur avec les critères de Maastricht et le pacte de stabilité. Au début ce n'était pas vraiment appliqué... jusqu'à l'affaire de la Grèce où l'Allemagne a fait plier la Grèce en la menaçant de l'éjecter de l'eurozone.

On est maintenant arrivé dans la troisième phase où il est question de mettre une "conditionnalité" sur les fonds structurels européens pour faire plier des pays comme la Pologne ou la Hongrie dont les politiques n'ont pas l'heur de plaire aux gouvernants de Bruxelles.

C'est donc une Europe foucaldienne, qui surveille et punit.

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https://www.politico.eu/article/5-takeaways-coalition-pact-germany/ (24 novembre 2021)

L'une des caractéristiques les plus frappantes du discours de vente de la coalition du feu de signalisation est la place qu'il consacre aux causes progressistes. Les partis disent vouloir abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans, légaliser le cannabis et permettre aux étrangers non seulement de devenir allemands, mais aussi d'avoir la double nationalité. Il s'agit là de questions très sensibles pour les conservateurs, en particulier le projet de citoyenneté, qui laisse penser que l'Allemagne pourrait bientôt renouer avec les débats sur les migrations qui avaient été déclenchés par la crise des réfugiés en 2015.

Si cela ne suffit pas à susciter la controverse, les partis ont également décidé de s'attaquer au terrain miné de l'identité sexuelle. Le chapitre du pacte sur la "vie queer" est presque trois fois plus long que la section sur les Juifs, un fait qui a fait sourciller certains milieux étant donné la récente flambée d'attaques antisémites en Allemagne.  

J'en connais une qui va adorer, c'est Sahra Wagenknecht : 

Le 19/04/2021 à 10:54, Wallaby a dit :

La "gauche-de-style-de-vie" (lifestyle-Linken) (en anglais dans le texte), par Sahra Wagenknecht (Die Linke)

https://www.t-online.de/nachrichten/deutschland/parteien/id_89811586/sahra-wagenknecht-lifestyle-linke-leben-in-einer-anderen-welt.html (12 avril 2021)

L'image publique de la gauche sociale est aujourd'hui dominée par un type de gauche que nous appellerons ci-après la gauche du style de vie, car pour elle, la politique de gauche ne se concentre plus sur les problèmes sociaux et politico-économiques, mais sur des questions de style de vie, d'habitudes de consommation et d'attitudes morales.

Le gauchiste de style de vie vit dans un monde différent du monde traditionnel et se définit sur la base d'autres questions. Par-dessus tout, il est cosmopolite et naturellement pro-européen, même si chacun peut comprendre quelque chose de différent par ces mots à la mode. Il se soucie du climat et soutient l'émancipation, l'immigration et les minorités sexuelles.

Parmi ses convictions, il considère que l'État-nation est un modèle obsolète et qu'il est lui-même un citoyen du monde qui a peu de liens avec son propre pays. En général, le gauchiste de style de vie valorise l'autonomie et la réalisation de soi plus que la tradition et la communauté.

Étant donné le rôle central des Verts dans la coalition proposée, il n'est pas surprenant que la politique climatique soit un thème dominant. Ce qui est surprenant, en revanche, c'est le manque de réalisme de certains de ces objectifs. Les partis ont déclaré qu'ils s'efforceraient d'arrêter de brûler du charbon d'ici 2030 et ont promis de porter à 80 % la part des énergies renouvelables dans l'approvisionnement en électricité de l'Allemagne d'ici la même année. Actuellement, les énergies renouvelables ne représentent que 35 % de la production d'électricité. Le pays devant arrêter sa dernière centrale nucléaire en 2022, ces nouveaux objectifs sont extrêmement ambitieux, d'autant plus que le prix du gaz naturel (la seule solution de rechange non renouvelable) s'envole.

Il ne faut pas oublier que l'effort de l'Allemagne en matière de renouvelables a déjà laissé le pays avec des prix de l'électricité parmi les plus élevés d'Europe. Avec une inflation déjà en hausse et des travailleurs qui se plaignent de leurs factures de chauffage, l'accélération du retrait du charbon pourrait bientôt s'avérer politiquement intenable.  

Le Bundesrat est la chambre haute fédérale de l'Allemagne, où les 16 États ont leur mot à dire sur les lois importantes. Sans elle, le programme du feu tricolore n'est rien de plus qu'une chimère. Le problème, c'est que les trois partis sont loin d'y avoir la majorité, ce qui signifie qu'ils auront besoin de l'appui des chrétiens-démocrates conservateurs (CDU) pour tous leurs grands projets. Ensemble, la CDU et son parti frère bavarois, la CSU, font partie de 10 des 16 gouvernements régionaux, ce qui leur donne une influence considérable sur le programme de la coalition gouvernementale.

S'il y a une chose que le mandat de Mme Merkel aurait dû apprendre à son successeur, c'est que dans la politique moderne de l'Allemagne, rien ne se passe comme prévu. Aucune des questions qui ont dominé le mandat de Mme Merkel, que ce soit la crise bancaire de 2008, la crise de la dette européenne, les réfugiés ou la pandémie, n'a été mentionnée dans les accords de coalition soigneusement préparés. Il y a peu de raisons de croire que Scholz aura plus de chance.

Et comme pour Merkel, il sera jugé non pas en fonction du nombre de chapitres de l'accord de coalition qu'il a réussi à faire passer, mais sur son leadership.

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Il y a 5 heures, herciv a dit :

Je ne suis pas aussi optimiste que tu le penses. Mais j'observe la simultanéité de deux annonces. Les italiens qui ne sont plus contre un rapprochement des deux FCAS et la DGA qui ouvre la porte sur un projet d'avion spatial porté par Dassault depuis un moment.

J'observe également que l'environnement stratégique et donc tactique est nettement plus compliqué au point qu'aucune solution n'est plus balayé de la main sans y avoir réfléchi longtemps. A mon sens la solution "avion de chasse" pour dominer les airs est possiblement challengée par des solutions plus hautes altitudes autant que par les essaims de drone ou de satellites ou par les vecteurs hypersoniques ... Bref c'est le bordel. Et si la DGA ouvre sa reflexion à des auteur de romans d'anticipation c'est pas pour rien.

Alors l’italien voit ce qu’il l’arrange avec des arguments qui peuvent tenir mais pas l’integralite du raisonnement. Sinon pourquoi ne pas faire un avion ultime pour tout l’otan ? Allons jusqu’au bout de la logique ! Hein le f35 ? … 

l’avion spatia de 2013 n’est pas forcement le meme d’aujourd’hui. En 2013 on cherchait un avion qui volerait tres haut pour echapper au sam. on en est plus du tout la aujourd’hui. 
on parle plus d’un satelite avec des capacites de kinetique lui permettant de se defendre, d’attaquer, de recuperation … 

ensuite oui, tu as raison c’est le bordel car on est encore en phase de defintions des systemes. Mais toutes les propositions n’iront pas jusqu’au bout ca va etre rationalisé,je pense que la france n’a pas les moyens de se lancer sur toutes les idees comme les usa, russe et chinois parlent mais se concentrent sur ce qui est realiste. Resultat on cherche a faire comme les usa mais avec l’ue et au final rien ne se fait. 
 

le fond du probleme c’est que tu vois trop de programmes, la realite c’est qu’il y en a pas assez mais qu’ils arrivent tous en meme temps. Le rafale a remplacé 7 avions donc dassault a diminuer ses prod par 7… en avoir 2 ou 3 ne serait pas de trop. Mais ca peut pas se faire au meme moment, tout en 2035-40 comme on est entrain de le faire. 

Il y a 4 heures, Patrick a dit :

faut pouvoir dominer le champ de bataille d'en haut. En restant intouchables et en ayant de quoi voir ce qu'il se passe loin en dessous. Avec les armes nécessaires pour taper soit l'orbite basse (ne nous leurrons pas l'anti-satellite va se généraliser) soit les altitudes de croisière des avions classiques.

Sauf qu’un missile ira toujours plus facilement a cette altitude que l’avion. 
que ce soit la furtivite, l’hypervitesse ou la tres haute altitude. Aucune de ces qualites a elles seules ne constinuera une solution (sauf sur un temps tres court). C’est toujours un compromis. 

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En fait il faut bien séparer deux concepts d'espace ...

- celui des 100km d'altitude et plus ... ou l'avion spatial est une petite navette polyvalente - inhabité - capable d'action offensive dans l'espace  ... typiquement s'en prendre aux satellite adverse ...

- celui des 60 000 pieds et plus ... ou l'avion reste un avion de combat assez classique dirigé vers le sol, mais ou les missile anti aérien à pilotage aérodynamique sont à la ramasse.

Or quand on entend parler d'avion spatial on a tendance à faire un gloubiboulga de ces deux notions.

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Il y a 12 heures, Patrick a dit :

On est même pas capables de leur commander un drone MALE qu'ils sauraient faire en 3 mois

Du niveau du MQ-9 ? En partant de (quasiment) zéro ? Je me marres ! :laugh:

Oui je sais, ils ont créés le saint Rafale, mais rattraper 28 ans de retards en 3 mois faut pas pousser mémé dans les orties quand même...

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il y a 30 minutes, ascromis a dit :

Du niveau du MQ-9 ? En partant de (quasiment) zéro ? Je me marres ! :laugh:

Oui je sais, ils ont créés le saint Rafale, mais rattraper 28 ans de retards en 3 mois faut pas pousser mémé dans les orties quand même...

Qu'est ce qu'il y a de compliqué à mettre au point ? A part les phases d'atterrissage et décollage automatisé ou la liaison de de donné je vois pas. Rien qu'on ne développe pas en ce moment il me semble. 

On est pas en train de voir pour automatiser l'appontage sur Rafale ?

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il y a 8 minutes, Nec temere a dit :

Qu'est ce qu'il y a de compliqué à mettre au point ? A part les phases d'atterrissage et décollage automatisé ou la liaison de de donné je vois pas. Rien qu'on ne développe pas en ce moment il me semble. 

On est pas en train de voir pour automatiser l'appontage sur Rafale ?

On parle de la mise au point:

- Du vecteur, dont l'intégration de ou des charges utiles (boule optronique EO/IR/LLTV, radar SAR avec capacité de détection de mobiles, pod ROEM, armements...), de l'intégration des éléments "vitaux" (moteur(s) (lequel d'ailleurs ?), IFF, CdVe, génération électrique, circuit carburant, interface charges utiles)

- Du segment sol (interfaces de pilotage, logiciels d'exploitation des charges utiles, gestion des liaisons SAT ou LOS (Line Of Sight), interface satellitaire avec l'avion, logique de fonctionnement en cas de perte de liens...)

- Décider du volume de personnels nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle et à la maintenance des deux volets précédents

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Le 24/11/2021 à 21:25, Bechar06 a dit :

Connait on le "Ministre de  la Défense" de cette nouvelle coalition ?

https://www.zeit.de/news/2021-11/25/wer-wird-was-in-der-ampel-koalition

La défense : Ce ministère a été attribué de manière surprenante aux sociaux-démocrates lors des négociations de coalition. On prête à Klingbeil un intérêt pour la direction de la Bundeswehr. Il doit toutefois être élu chef de parti en décembre. Les deux en même temps pourraient être difficiles. D'autres candidats sont considérés comme le chef du groupe parlementaire du SPD, Carsten Schneider, mais aussi la déléguée à la défense du Bundestag, Eva Högl - surtout si le SPD a encore besoin d'une femme. [pour des raisons de parité ?]

https://www.faz.net/aktuell/politik/inland/ampel-koalition-spd-wird-verteidigungsminister-stellen-17650240.html

Un ministre SPD peut tout à fait réussir au ministère de la Défense, même pour son propre parti. La vieille formule selon laquelle les officiers votent pour la CDU et la CSU, tandis que les sous-officiers et les hommes de troupe votent pour le SPD, n'est peut-être plus valable. Il n'en reste pas moins vrai que sous les ministres SPD, il n'est pas rare que les soldats soient mieux équipés et mieux soignés. Des ministres de la Défense comme Helmut Schmidt, futur chancelier fédéral, Georg Leber et plus récemment Peter Struck étaient respectés, voire appréciés, au sein des troupes. Certains au-delà d'un bilan lucide de leurs réussites réelles.

A l'inverse, les politiciens de la CDU/CSU n'ont souvent pas eu de chance au ministère et n'étaient pas particulièrement respectés par la troupe, ni par les généraux. Ce n'est pas le cas de la ministre sortante Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU). Elle s'est forgé une bonne réputation au sein de la Bundeswehr. Surtout depuis qu'elle n'était plus présidente de la CDU et qu'elle a pu se concentrer sur son travail au ministère.

Ses projets pour un nouveau mandat occuperont celui ou celle qui lui succédera. Il aurait été encore mieux que le groupe parlementaire de l'Union lui fût loyal. Ces derniers temps, les relations étaient considérées comme très tendues. Mais c'était sans doute aussi dû à l'attitude quelque peu désinvolte de la ministre vis-à-vis des parlementaires.

Mais un successeur social-démocrate, homme ou femme, ne pourra de toute façon pas se permettre de mépriser son propre groupe parlementaire. Car contrairement à la CDU/CSU, où il y avait un large accord idéologique entre le bureau et le groupe parlementaire, le SPD est traversé par des fissures et des fossés sur les questions de défense et de politique de paix, de désarmement et d'équipement.

Les luttes internes au parti à ce sujet ont fait de nombreuses victimes au cours de la dernière législature, des députés ont été évincés, ont démissionné de leurs fonctions, le délégué à la défense, dont la popularité et la compétence sont unanimement reconnues, a été écarté.

Un ministre SPD doit donc toujours veiller à ce que son propre groupe parlementaire ou parti ne le poignarde pas dans le dos. Les luttes autour de l'armement des drones de reconnaissance et de la future participation de l'Allemagne à la dissuasion nucléaire ne sont que deux exemples parmi tant d'autres. En outre, la lutte contre la menace intérieure que représentent les aspirations de l'extrême droite est une tâche permanente. En même temps, il faut protéger les soldats contre les faux soupçons. Il pourrait également y avoir des points de vue controversés sur des questions politiques fondamentales, par exemple sur la menace militaire émanant de la Russie.

Le futur chancelier Olaf Scholz donnera le ton sur ces questions. Scholz apprécie aussi bien Helmut Schmidt que Peter Struck, il espère qu'un ministre social-démocrate pourra marquer des points politiques auprès des troupes elles-mêmes, mais aussi auprès de leurs proches.

Le ministère de la Défense est le département qui emploie le plus grand nombre de personnes au sein du gouvernement, environ 180.000 soldats et 80.000 employés civils, et qui dispose habituellement du deuxième plus grand budget après le travail et les affaires sociales. La Bundeswehr a son importance non seulement en tant qu'armée au sein de l'alliance de l'OTAN, mais aussi en tant qu'instance ultime et fiable en cas de catastrophe, qu'il s'agisse d'inondations ou de Corona. La fonction est difficile, mais loin d'être aussi ingouvernable que le prétendent les contes et légendes.

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il y a 39 minutes, ascromis a dit :

On parle de la mise au point:

- Du vecteur, dont l'intégration de ou des charges utiles (boule optronique EO/IR/LLTV, radar SAR avec capacité de détection de mobiles, pod ROEM, armements...), de l'intégration des éléments "vitaux" (moteur(s) (lequel d'ailleurs ?), IFF, CdVe, génération électrique, circuit carburant, interface charges utiles)

- Du segment sol (interfaces de pilotage, logiciels d'exploitation des charges utiles, gestion des liaisons SAT ou LOS (Line Of Sight), interface satellitaire avec l'avion, logique de fonctionnement en cas de perte de liens...)

- Décider du volume de personnels nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle et à la maintenance des deux volets précédents

On doit avoir déjà pas mal les idées claires sur ces problématiques grâce aux retex des MQ-9. C'est l'avantage d'arriver après la guerre on peut dire :chirolp_iei:.

Après c'est sur ça va pas réglé en quelque mois mais probablement 10 ans quand même.

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Il y a 8 heures, g4lly a dit :

En fait il faut bien séparer deux concepts d'espace ...

- celui des 100km d'altitude et plus ... ou l'avion spatial est une petite navette polyvalente - inhabité - capable d'action offensive dans l'espace  ... typiquement s'en prendre aux satellite adverse ...

- celui des 60 000 pieds et plus ... ou l'avion reste un avion de combat assez classique dirigé vers le sol, mais ou les missile anti aérien à pilotage aérodynamique sont à la ramasse.

Or quand on entend parler d'avion spatial on a tendance à faire un gloubiboulga de ces deux notions.

Je considère bien qu'il y a une distinction entre THA et orbite basse. En revanche je pense qu'il est possible depuis la THA d'agir sur les deux milieux avec des armes dédiées.

il y a une heure, ascromis a dit :

On parle de la mise au point:

- Du vecteur, dont l'intégration de ou des charges utiles (boule optronique EO/IR/LLTV, radar SAR avec capacité de détection de mobiles, pod ROEM, armements...), de l'intégration des éléments "vitaux" (moteur(s) (lequel d'ailleurs ?), IFF, CdVe, génération électrique, circuit carburant, interface charges utiles)

- Du segment sol (interfaces de pilotage, logiciels d'exploitation des charges utiles, gestion des liaisons SAT ou LOS (Line Of Sight), interface satellitaire avec l'avion, logique de fonctionnement en cas de perte de liens...)

- Décider du volume de personnels nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle et à la maintenance des deux volets précédents

On a déjà fait tout ça avec Neuron, on était prêts à lancer un démonstrateur avec FCAS-DP pour la partie SAR et ROEM, et pour certaines autres capacités comme les liaisons sol et les boules optro, ça remonte même au Sperwer...
Les turcs y arrivent très bien. Je les ais pas encore vu faire un jet même au niveau de ce qu'on faisait en France il y a 60 ans...
Qui peut le plus, [...]

Donc je vois pas le problème.

...Ah, si, pardon, la volonté politique.

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31 minutes ago, Patrick said:

Je considère bien qu'il y a une distinction entre THA et orbite basse. En revanche je pense qu'il est possible depuis la THA d'agir sur les deux milieux avec des armes dédiées.

C'est pas le but de la petite navette ... faire exploser un truc en orbite c'est une merde noire.

La petite navette pleine de carburant peu "furtivement" manoeuvrer à sa guise et déployer des armes depuis l'orbite ... comme des laser ... pour désorbiter un satellite ... ou juste griller un peu d'électronique ... l'inspecter etc. etc.

Certes on peut le faire plus ou moins avec des micro satellite jetable ... mais ca demande d'effectuer tout un tas de capable de lancement.

La petite navette elle peut orbiter des mois, ou des dizaine de mois, avec ses charge utile en attendant d'etre employé immédiatement.

En gros c'est typiquement du X-37B ...

---

En parallèle du role offensif et ISR orbital ... l'engin peut assurer de la maintenance en orbite par exemple ... ou réénergiser un satellite ... faire son plein ...

---

Enfin rien que ne puisse faire un "avion" atmosphérique avec un missile.

---

Ce n'est pas le tout d'avoir des solutions ASAT ... il faut aussi avec des solutions de soutiens pour ses propres capacités orbitales. Soutiens qui pourrait devenir lors d'un conflit dans le lequel la domination orbital serait indispensable. Détruire les satellite ennemis sans être capable de garder en l'air les siens ... n'est pas vraiment intéressant si tes armées sont dépendantes de ce segment.

---

Si la solution d'envoyer en remplacement des nuées de micro satellite depuis la terre peu dépanner pour les communication et les interception EM orbite basse ... pour le reste ca ne fera jamais le job.

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il y a 14 minutes, g4lly a dit :

C'est pas le but de la petite navette ... faire exploser un truc en orbite c'est une merde noire.

Et oui. Mais force est de constater que d'autres ne s'en privent pas. Les indiens ont essayé de limiter les effets de leur test ASAT, mais les chinois, pas trop. L'orbite des débris de leur dernier test croise même celle de l'ISS.

il y a 14 minutes, g4lly a dit :

La petite navette pleine de carburant peu "furtivement" manoeuvrer à sa guise et déployer des armes depuis l'orbite ... comme des laser ... pour désorbiter un satellite ... ou juste griller un peu d'électronique ... l'inspecter etc. etc.

Certes on peut le faire plus ou moins avec des micro satellite jetable ... mais ca demande d'effectuer tout un tas de capable de lancement.

La petite navette elle peut orbiter des mois, ou des dizaine de mois, avec ses charge utile en attendant d'etre employé immédiatement.

En gros c'est typiquement du X-37B ...

En parallèle du role offensif et ISR orbital ... l'engin peut assurer de la maintenance en orbite par exemple ... ou réénergiser un satellite ... faire son plein ...

---

Enfin rien que ne puisse faire un "avion" atmosphérique avec un missile.

---

Ce n'est pas le tout d'avoir des solutions ASAT ... il faut aussi avec des solutions de soutiens pour ses propres capacités orbitales. Soutiens qui pourrait devenir lors d'un conflit dans le lequel la domination orbital serait indispensable. Détruire les satellite ennemis sans être capable de garder en l'air les siens ... n'est pas vraiment intéressant si tes armées sont dépendantes de ce segment.

---

Si la solution d'envoyer en remplacement des nuées de micro satellite depuis la terre peu dépanner pour les communication et les interception EM orbite basse ... pour le reste ca ne fera jamais le job.

D'accord avec tout ça.

Je me demande si on envisagerait pas un MLA du programme aldébaran depuis un éventuel porteur NGF-like ou plus gros, en complément d'un X-37B like qui lui aurait besoin d'un lancement par fusée, pas discret et ne pouvant pas être réalisé sans préavis?

Parce que le souci du MLA c'était la charge utile, mais depuis un avion plus gros, le problème n'est peut-être plus le même.

Pour le coup ça pourrait peut-être même permettre d'émuler un avion SSTO, en lui collant un étage sous forme de mini-navette avec booster.

Mais ce serait très complexe.

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il y a 5 minutes, collectionneur a dit :

@Nec temere Il y a du retard pour le programme Vador lancé en 2016, deux avions légers perçus qui sont ''myopes''. Cela démontre que l'intégration de matos de pointe n'est pas si facile :

https://www.air-cosmos.com/article/dfense-vador-est-myope-25423

Ça c'est sûr c'est jamais simple. 3 mois on est d'accord c'est short. Mais si la volonté et surtout le budget suit on en aura pas pour 10 ans. 3 ou 5 ans c'est demain pour les armée.

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Le 26/11/2021 à 00:24, Patrick a dit :

On a déjà fait tout ça avec Neuron, on était prêts à lancer un démonstrateur avec FCAS-DP pour la partie SAR et ROEM, et pour certaines autres capacités comme les liaisons sol et les boules optro, ça remonte même au Sperwer...
Les turcs y arrivent très bien. Je les ais pas encore vu faire un jet même au niveau de ce qu'on faisait en France il y a 60 ans...

NEURON est et resteras un programme de démonstration. Entre développer un programme expérimental et le concrétiser de façon à être exploitable opérationnellement il y a un pas, voire une marche. C'est pas parce qu'on voit sur youtube un RPA furtivisé voler en formation avec un Falcon et Rafale (pas trop loin de Istres évidemment, liaison LOs vs SAT :happy:) que ça y est c'est ops et validé !

Perso avec le NEURON, je n'ai pas vu de vidéos (ou même de photos) restituant ses capteurs EO ou IR. Pour résumer une bête vidéo de la boule optronique embarquée. Peut-être que ce démonstrateur n'en est pas  équipé ?

Attention, je ne dénigrerais jamais NEURON qui reste une très belle démonstration du savoir faire des ingénieurs de chez Dassault pour de... L'expérimental. Mais de là à concrétiser cela pour un usage opérationnel, je demandes à voir.

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Il y a 5 heures, ascromis a dit :

NEURON est et resteras un programme de démonstration. Entre développer un programme expérimental et le concrétiser de façon à être exploitable opérationnellement il y a un pas, voire une marche. C'est pas parce qu'on voit sur youtube un RPA furtivisé voler en formation avec un Falcon et Rafale (pas trop loin de Istres évidemment, liaison LOs vs SAT :happy:) que ça y est c'est ops et validé !

Perso avec le NEURON, je n'ai pas vu de vidéos (ou même de photos) restituant ses capteurs EO ou IR. Pour résumer une bête vidéo de la boule optronique embarquée. Peut-être que ce démonstrateur n'en est pas  équipé ?

Attention, je ne dénigrerais jamais NEURON qui reste une très belle démonstration du savoir faire des ingénieurs de chez Dassault pour de... L'expérimental. Mais de là à concrétiser cela pour un usage opérationnel, je demandes à voir.

Il n'y avait pas des essaies sur le large de munitions ? Visiblement le programme a servi pour défricher pas mal de chose.

Edited by Nec temere
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Le 26/10/2021 à 19:55, loki a dit :

Autant pour moi : le pourri a survécu mais a été jugé l'année dernière en Allemagne.

Je n'ai pas réussi à trouver le résultat du procès....

Le mari de la dame a été condamné à la perpétuité pour participation à un génocide aujourd'hui.

C'est la première condamnation pour le génocide yazidi. 

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il y a 19 minutes, loki a dit :

Le mari de la dame a été condamné à la perpétuité pour participation à un génocide aujourd'hui.

C'est la première condamnation pour le génocide yazidi. 

La perpét' est assortie d'une période de sûreté ?

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