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Il y a 7 heures, g4lly a dit :

C'est une question bête ... limite populiste ...

... faisant feindre de ne pas savoir à quoi sert l'OTAN ...

C’est une réponse de quelqu’un qui n’a manifestement pas lu l’interview.
 

Il y a 9 heures, zx a dit :

Il pose la question, avons nous encore des intérêts commun à partager ?  entre les USA, La Turquie, La France t l'Allemagne

Personnellement, ce n’est pas ce que j’en ressors. Comme quoi, l’interprétation des textes...

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il y a 9 minutes, Wallaby a dit :

Le New York Times n'a pas pris position à ma connaissance.

L'article - il eût été souhaitable que tu en donnasses la référence - cite des experts qui ont des noms :

https://www.nytimes.com/2019/11/07/world/europe/macron-nato-brain-death.html

François Heisbourg, un expert français de la défense, a déclaré que M. Macron, qui aime parler, "parle comme un penseur détaché de l'action politique" et non comme le leader d'un allié clé de l'OTAN. M. Heisbourg a qualifié les propos de M. Macron de "bizarres" et de "dangereux" pour un chef d'État.

Les commentaires de M. Macron "seront vraiment dommageables pour l'OTAN et pourraient être saisis par ses opposants, y compris Trump", a écrit sur Twitter Thomas Wright, un chercheur principal à la Brookings Institution de Washington.

Il a qualifié l'entretien de "délibéré, provocateur et catastrophique" et a ajouté que M. Macron "agit de plus en plus unilatéralement sans coordination avec le reste de l'UE ni même sans informer ses propres fonctionnaires et collègues gouvernementaux".

François Heisbourg est quelqu'un de très intelligent qui avait dit dans Le Monde du 10 septembre 2002, au lendemain de la publication par l'IISS du dossier Iraq's Weapons of Mass Destruction: A Net Assessment, que « les armes biologiques et chimiques existent bel et bien » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Heisbourg ).

Quant à la Brookings, la réaction est assez logique, puisqu'elle est une émanation de la politique Wilsonienne d'intervention en Europe en 1917.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Danjean

effectue fin 2007 un séjour prolongé aux États-Unis dans le cadre d’un programme du German Marshall Fund, une fondation américaine dont le but est de créer des réseaux de décideurs et de journalistes entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique.

Voilà, il prend position de façon très claire en choisissant qui il cite.

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Il y a 1 heure, Wallaby a dit :

L'article - il eût été souhaitable que tu en donnasses la référence - cite des experts qui ont des noms :

https://www.nytimes.com/2019/11/07/world/europe/macron-nato-brain-death.html

François Heisbourg, un expert français de la défense, a déclaré que M. Macron, qui aime parler, "parle comme un penseur détaché de l'action politique" et non comme le leader d'un allié clé de l'OTAN. M. Heisbourg a qualifié les propos de M. Macron de "bizarres" et de "dangereux" pour un chef d'État.

On dirait du Alain Minc... "Surtout ne rien dire de précis ou de clair, vous pourriez avoir tort".

Citation

Les commentaires de M. Macron "seront vraiment dommageables pour l'OTAN et pourraient être saisis par ses opposants, y compris Trump", a écrit sur Twitter Thomas Wright, un chercheur principal à la Brookings Institution de Washington.

Celui-là confirme le diagnostic tout en le condamnant, puisque le chef de la composante majeure de l'OTAN est présenté comme un opposant de l'OTAN.

Citation

Il a qualifié l'entretien de "délibéré, provocateur et catastrophique" et a ajouté que M. Macron "agit de plus en plus unilatéralement sans coordination avec le reste de l'UE ni même sans informer ses propres fonctionnaires et collègues gouvernementaux".

C'est faux. L'expert militaire n'a donc pas fait ses devoirs ni lu le discours annuel aux ambassadeurs ni les dernières déclaration du Ministre des Affaires étrangères.

Citation

François Heisbourg est quelqu'un de très intelligent qui avait dit dans Le Monde du 10 septembre 2002, au lendemain de la publication par l'IISS du dossier Iraq's Weapons of Mass Destruction: A Net Assessment, que « les armes biologiques et chimiques existent bel et bien » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Heisbourg ).

Bravo !

Citation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Danjean

effectue fin 2007 un séjour prolongé aux États-Unis dans le cadre d’un programme du German Marshall Fund, une fondation américaine dont le but est de créer des réseaux de décideurs et de journalistes entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique.

Oui mais non : pas disqualifiant par principe... Ca me fait penser au micro-débat sur les conflits d'intérêt : qu'on le déplore ou pas, si on veut employer des gens qui connaissent un sujet, il faut bien qu'ils aient eu des contacts avec le dit sujet !

 

Au final, 3 jours plus tard, je note que les seules rares critiques adressées au Président portent sur la forme, et pas sur le fond, et que le seul qui pourrait véritablement le démentir ne le fait pas.

Edited by Boule75
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il y a 44 minutes, Boule75 a dit :

Au final, 3 jours plus tard, je note que les seules rares critiques adressées au Président portent sur la forme, et pas sur le fond, et que le seul qui pourrait véritablement le démentir ne le fait pas.

trumpms015.jpg

Parce que vous pensez peut-être que je ne suis pas d'accord ?

Voir aussi cet article de janvier dernier rappelant les multiples suggestions de Trump en privé pour un retrait des Etats-Unis de l'Alliance atlantique

Le président Trump a indiqué en privé à plusieurs reprises en 2018 qu'il voulait que les États-Unis se retirent de l'alliance de l'OTAN, a rapporté le New York Times lundi soir.

De hauts responsables de l'administration ont déclaré au journal que M. Trump avait laissé entendre qu'il ne comprenait pas les avantages de l'OTAN et qu'il croyait qu'elle sapait les intérêts des États-Unis.

(...) Le secrétaire à la Défense de l'époque, James Mattis, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, ont travaillé au maintien de la stratégie actuelle des États-Unis à l'égard de l'OTAN, a rapporté le Times

Jusqu'ici, ses conseillers ont réussi à le "retenir". Jusqu'ici.

Ce qu'il en sera à l'avenir, avec ce président-là, qu'il reste encore en fonction un an ou bien cinq. Avec le président suivant, qui pourrait être davantage favorable à l'OTAN, ou bien encore moins... est naturellement imprévisible !

Reprocher à Macron d'ouvrir le débat est pour le moins inconséquent et irresponsable.

 

On peut aussi se rapporter à cet extrait de l'entretien de Macron

Dans les discussions que j’ai avec le Président Trump quand il me dit « C’est votre voisinage, pas le mien », quand il dit publiquement « Les terroristes, les djihadistes qui sont là-bas ce sont des européens, pas des américains », quand il dit « C’est leur problème, ce n’est pas le mien », il faut l’entendre. Il dit une chose qui est un état de fait. Cela veut simplement dire, ce qui était sous-jacent de l’OTAN jusqu’alors : je ne suis plus d’accord pour payer et réassurer un système qui est leur sécurité et donc juste « wake up ». L’OTAN, tel qu’on l’a vécu depuis le début, est en train de changer de logique. Quand vous avez le Président des Etats-Unis d’Amérique qui dit ça, nous ne pouvons pas, même si on ne veut pas l’entendre, ne pas en tirer les conséquences de manière responsable, en tout cas commencer à réfléchir. Est-ce que lui il l’activera, la solidarité ? Si ça se passe à nos frontières ? C’est une vraie question. Quand il dit ça, ce qui est tout à fait légitime d’un point de vue d’un président des Etats-Unis d’Amérique, cela veut dire peut-être que certaines alliances, ou la robustesse de ces liens est en train d’être revisitée. Je pense que beaucoup de partenaires l’ont vu, et qu’on est en train de bouger sur ce point.

La dernière phrase affiche l'optimisme. Je n'ai aucune idée de s'il s'agit d'un artifice visant à mieux emporter la conviction et entraîner, ou si ses entretiens particuliers avec les autres dirigeants européens ont convaincu Macron que derrière la façade pro-OTAN tout-va-très-bien-Madame-la-marquise les opinions évoluent vraiment. Même dans ce cas, il faut quand même dire que des politiciens qui diraient le contraire de ce qu'ils pensent "tout en n'en pensant pas moins"... ça ne fait guère avancer le schmilblick.

Edited by Alexis

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il y a 51 minutes, Alexis a dit :

Georges Malbrunot - grand reporter au Figaro - a de son côté une "bonne question"

Mais poser cette question, n'est-ce pas... c'est déjà y répondre :laugh:

"Le Deep State" qui sont-ils ?  dans un problème d'ordre international : 

les grands patrons "faiseurs de rois"  qui tirent un profit immédiat de cette situation et craignent un retour de bâton des USA ? sinon qui ?

Edited by Lezard-vert

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J'irais même plus loin : est-ce que l'Etat profond français existe ? Autant je veux bien croire qu'aux USA ça existe autant en France, où le pouvoir est très centralisé, j'ai un doute... Ne serait-ce pas plutôt un procédé rhétorique ? Une manière de botter en touche en s'inventant un opposant ? Ou une manière de désigner un lobby atlantiste sans le nommer ? Je suis assez sceptique. Je me méfie de ces concepts anglo-saxons importés trop vite et transposés dans un nouveau cadre : très souvent ça ne veut plus rien dire...

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il y a 50 minutes, Lezard-vert a dit :

"Le Deep State" qui sont-ils ?  dans un problème d'ordre international : 

les grands patrons "faiseurs de rois"  qui tirent un profit immédiat de cette situation et craignent un retour de bâton des USA ? sinon qui ?

Ca peut tout simplement être une série de gens habitués à penser d'une certaine manière ("ce serait bien qu'on soit en phase avec les USA", "sans les USA on ne saura pas faire"), habitués à travailler selon cette manière ("on va demander aux USA, on va se coordonner avec eux d'abord") et organisés en conséquence ("le bureau USA est le plus prestigieux et le mieux doté des bureaux de tel Ministère, telle organisation").

il y a 45 minutes, Alexis a dit :

Un commentaire de Jean-Dominique Merchet au sujet de l'entretien présidentiel avec The Economist. Il l'interprète essentiellement comme une réaction de colère suite à l'affaire turco-américaine contre les Kurdes, ce qui me semble réducteur : elle a joué le rôle d'un déclencheur et d'un révélateur, mais la question est beaucoup plus large.

Je retiens en particulier

Un diplomate d’Europe de l’Est confiait récemment à l’Opinion que « Macron se comporte avec les autres Européens comme le fait Trump sur la scène mondiale. Il avance l’idée d’une architecture européenne avec la Russie sans nous en parler auparavant ». Et de constater que « quand les Français parlent de partenariat stratégique, c’est pour nous vendre des armes ou réclamer des soldats pour le Mali. Pas pour nous consulter sur la Russie ou envoyer des soldats français chez nous… » Ambiance. Le style du président Macron laisse nos partenaires de plus en plus dubitatifs : dans le long entretien à The Economist il utilise 170 fois «  je » ou « moi », dix fois plus que « la France ». Et lorsqu’il parle de la coopération avec les Allemands, il dit : « Je veux les faire venir à ma position. »

Tout cela est vrai, mais... c'est aussi se focaliser sur le doigt pour éviter de regarder la Lune que pointe ce doigt. Accuser les Français de faire leur propre jeu - leur propre "je" :happy: - c'est bien gentil, mais c'est avant tout un moyen de se boucher les oreilles et d'éviter de parler du fond. Et demander à des dirigeants étrangers - le dirigeant français du point de vue de ce "diplomate d'Europe de l'Est" - de ne rien dire ni proposer sans d'abord se consulter et s'édulcorer avec le troupeau, c'est se condamner justement à rester dans un comportement moutonnier, quand c'est plutôt un débat même vif qui serait utile.

Plus ça va plus JDM raconte n'importe quoi, non ? Le coup du diplomate (polonais ?) anonyme qui oublie quand on envoie des biffins chez lui, le coup du "il a oublié d'en parler" alors que c'est lui qui ne suit pas, l'analyse sémantique à 2 sous... :combatc:

Tiens : cadeau pour JDM et pour le soit-disant polonais, discours aux ambassadeurs, 27 août 2019.

[...] l'ordre international est bousculé de manière inédite mais surtout avec, si je puis dire, un grand bouleversement qui se fait sans doute pour la première fois dans notre histoire à peu près dans tous les domaines, avec une magnitude profondément historique. C'est d'abord une transformation, une recomposition géopolitique et stratégique. Nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l'hégémonie occidentale sur le monde. Nous nous étions habitués à un ordre international qui depuis le 18ème siècle reposait sur une hégémonie occidentale, vraisemblablement française au 18ème siècle, par l'inspiration des Lumières ; sans doute britannique au 19ème grâce à la révolution industrielle et raisonnablement américaine au 20ème grâce aux 2 grands conflits et à la domination économique et politique de cette puissance. Les choses changent. Et elles sont profondément bousculées par les erreurs des Occidentaux dans certaines crises, par les choix aussi américains depuis plusieurs années et qui n'ont pas commencé avec cette administration mais qui conduisent à revisiter certaines implications dans des conflits au Proche et Moyen-Orient et ailleurs, et à repenser une stratégie profonde, diplomatique et militaire, et parfois des éléments de solidarité dont nous pensions qu'ils étaient des intangibles pour l'éternité même si nous avions constitué ensemble dans des moments géopolitiques qui pourtant aujourd'hui ont changé. Et puis c’est aussi l'émergence de nouvelles puissances dont nous avons sans doute longtemps sous-estimé l'impact.

[...] Je pense en plus que pousser la Russie loin de l'Europe est une profonde erreur stratégique parce que nous poussons la Russie soit à un isolement qui accroît les tensions, soit à s'allier avec d'autres grandes puissances comme la Chine, qui ne serait pas du tout notre intérêt. Dans le même temps il faut bien le dire nos relations se sont structurées et ont documenté la défiance. Les attaques sur le plan cyber, déstabilisation démocratique, un projet russe aujourd'hui qui est profondément conservateur et opposé au projet de l'Union européenne, assumé. Et tout ça au fond s'est noué dans les années 90 et 2000 lorsqu'une série de malentendus se sont joués et lorsque sans doute l'Europe n'a pas joué une stratégie propre et a donné le sentiment d'être le cheval de Troie d'un Occident dont le but final était de détruire la Russie et où la Russie a construit son imaginaire dans la destruction de l'Occident et donc l'affaiblissement de l'Union européenne. Nous en sommes là. On peut le déplorer, on peut rester dans cette guerre de position, ce n'est pas notre intérêt profond. Notre intérêt non plus n'est pas d'être d'une faiblesse coupable à l'égard de la Russie et de considérer qu’il faudrait oublier tous les désaccords, les conflits passés, et se mettre à se réembraser, non. Mais je pense qu'il nous faut repenser cette grammaire très profondément.

Je crois qu'il nous faut construire une nouvelle architecture de confiance et de sécurité en Europe, parce que le continent européen ne sera jamais stable, ne sera jamais en sécurité, si nous ne pacifions pas et ne clarifions pas nos relations avec la Russie.

 

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Je sais pas si les russes parleraient de "malentendus" par rapport à ce qu'il s'est passé dans les années 90 dans les relations entre la Russie et l'occident.

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il y a 49 minutes, nemo a dit :

Je sais pas si les russes parleraient de "malentendus" par rapport à ce qu'il s'est passé dans les années 90 dans les relations entre la Russie et l'occident.

Ça dépend.

Entre la Russie et l'Amérique ? C'est clair. Entre la Russie et l'Europe ? C'est plus ambigü.

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Moi en tous cas j'ai confirmation que la France a le plus grand mal a associer des moyens européens qu'en il s'agit de partir par exemple au Levant ...

Non franchement Macron met le pieds dans le plat et c'est le timing qui veut ça. De toute façon la position française est connue depuis longtemps. La seule chose qui change c'est que maintenant on peut montrer à nos partenaires qu'on avait raison et surtout qu'il est temps de prendre le taureau par les cornes.

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Une chose quand même : Macron dit que l'OTAN est en mort cérébrale. Ok, et ensuite ? On attend que les autres bougent pour faire quelque chose ou on se décide à agir de nous même ?

Je remarque la même attitude chez Macron : de grands discours à l'international, mais pas d'acte derrière. Si l'OTAN est un boulet, on la quitte dès maintenant. On attend pas qu'il y en ai 3 ou 4 derrières avec nous pour enfin réagir car sinon ce n'est pas près d'arriver.

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il y a 4 minutes, jean-françois a dit :

Une chose quand même : Macron dit que l'OTAN est en mort cérébrale. Ok, et ensuite ? On attend que les autres bougent pour faire quelque chose ou on se décide à agir de nous même ?

Je remarque la même attitude chez Macron : de grands discours à l'international, mais pas d'acte derrière. Si l'OTAN est un boulet, on la quitte dès maintenant. On attend pas qu'il y en ai 3 ou 4 derrières avec nous pour enfin réagir car sinon ce n'est pas près d'arriver.

tu penses au BREXIT encore reporté ?

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Pourquoi cette fixette sur les kurdes? ils ne sont pas membre de l'OTAN, les français et les européens les ont aussi jeté comme de vieille chaussette...

Les USA et L’OTAN fournissent toujours leurs soutiens au Mali, donc comment dire qu'un truc ne fonctionne plus quand il use et abuse?

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Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Il fait de belles déclarations, mais au final ou il recule ou il ne fait rien car il attend d'autres pays car il ne veut pas se lancer seul.

Il finit par faire plus de mal avec ce genre de déclaration sans acte que s'il ne disait rien.

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il y a 11 minutes, kotai a dit :

Pourquoi cette fixette sur les kurdes? ils ne sont pas membre de l'OTAN, les français et les européens les ont aussi jeté comme de vieille chaussette...

Les USA et L’OTAN fournissent toujours leurs soutiens au Mali, donc comment dire qu'un truc ne fonctionne plus quand il use et abuse?

Si je ne me trompe pas, l'OTAN n'a aucun role au Mali. Ce sont des éléments européens qui sont impliqués, pas du tout via la structure de l'alliance. Sans oublier la MISNUSMA donc l'ONU

Quant aux USA, ils ne sont pas au Mali et c'est plutot nous qui leur fournissons une aide quand ça part en couille pour eux (au Niger par exemple)

https://en.wikipedia.org/wiki/Tongo_Tongo_ambush

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L'OTAN ne nous aide pas au Mali? La France est seul au commande avec des pays européens?

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il y a une heure, jean-françois a dit :

Si l'OTAN est un boulet

Mais ce n'est pas ce qu'il dit.

Allez, je cite :

Citation

Mais cette situation, de fait, ne questionne pas selon moi l’interopérabilité de l’OTAN qui est efficiente entre nos armées, ça marche pour commander des opérations. Mais sur le plan stratégique et politique, force est de constater que nous avons un problème.

En résumé, l'OTAN reste utile au niveau tactique, mais ne remplit plus de fonction au niveau stratégique.

 

il y a 47 minutes, kotai a dit :

Pourquoi cette fixette sur les kurdes? ils ne sont pas membre de l'OTAN, les français et les européens les ont aussi jeté comme de vieille chaussette...

Parce qu'ils n'ont pas le choix. Et ils n'ont pas le choix parce qu'ils n'ont pas les moyens. Et ils n'ont pas les moyens parce qu'ils se reposent sur l'OTAN pour fournir les moyens. Et ils se reposent sur l'OTAN pour fournir les moyens parce qu'ils se disent que l'OTAN doit être l'alpha et l'oméga de la politique stratégique européenne et que si on remet ça en question c'est qu'on veut se débarrasser de l'OTAN parce qu'ils font le même absolutisme binaire que toi.

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Un scénario intéressant, rédigé en juillet dernier sur le site de The Economist

Il s'agit d'explorer et de proposer un scénario où l'Amérique décide brusquement de quitter l'OTAN - qu'arrive-t-il ensuite ?

L'Europe seule: juillet 2024, Et si l'Amérique quittait l'OTAN ?

Bon ce n'est pas trop déflorer le texte que de le résumer ainsi : après une énième dispute commerciale, Donald Trump gazouille un beau jour d'avril 2023 que l'OTAN c'est terminé, pendant que son secrétaire d'Etat - qui est aussi son gendre - envoie des notifications dans les formes à tous les autres membres. Suite à quoi les Européens vivent moult aventures, qui se passent dans l'ensemble plutôt mal que bien - voire carrément pas bien du tout en fait - aboutissant à un autre gazouillis trumpien en 2024 sur un ton moqueur "L'Europe voulait sa propre armée plutôt que de payer à l'OTAN ce qu'elle devait. Et alors, comment ça a marché ?"

Bien évidemment, ce scénario n'est pas surprenant :happy: Nous parlons bien de The Economist, la Bible des milieux d'affaires britanniques comme-il-faut... est-ce que quelqu'un s'attendait vraiment à ce qu'ils ne répètent pas que sans l'Amérique les Européens ne sont que de pauvres petites choses :biggrin: ?

Mais il pose quand même quelques questions intéressantes.

Je commence par les moments artificiels dans le scénario où les Européens se noient dans un verre d'eau parce que... ben parce que le résultat doit être leur échec :happy: ça faisait partie de l'idée préconçue de l'auteur

(je conseille de lire le texte avant ce spoiler :smile:)

Révélation

- Le Pentagone déclare qu'il lui faut cinq ans pour rapatrier tous les soldats déployés en Europe

C'est n'importe quoi - même si peut-être quelque général pourrait essayer de faire ce coup-là à Trump. La raison : le retrait de toutes les bases américaines présentes en France, décidé en 1966, s'est achevé en 1967 donc environ un an - et il y en avait un paquet ! Sans parler du retrait des forces américaines à la frontière syrienne qui s'est fait très, très, mais alors vraiment très rapidement... Mais pour un retrait ordonné et tout, c'est donc un an max

- Les Européens ne peuvent pas simplement se couler dans la structure existante de l'OTAN, parce que la Turquie ne les laisse pas faire, ça amuse Mini-Sultan. Et ils ne savent pas quoi faire !

Alors qu'il leur est facile d'expulser simplement la Turquie : soit à la brutale en mettant dehors les militaires turcs et en créant une situation de fait, soit à la légale en démissionnant tous en même temps de l'OTAN pour reconstituer le même jour une structure qui en est le décalque exact, juste avec Ankara en moins, et en décrétant que l'héritage (bâtiments, etc.) est légué à la nouvelle structure Organisation du Traité Européen et en compensant financièrement la Turquie pour sa part

- Les Européens sont tout démunis quand ils se retrouvent avec une douloureuse estimée à 300 milliards de dollars pour remplacer les moyens de renseignement, d'observation, la logistique, les ravitailleurs, la défense antimissile, qui étaient fournis essentiellement par l'Amérique

Soyons sérieux. Le PIB de l'UE sans le RU est d'environ 16 000 milliards de dollars. Répartie sur dix ans, la somme de 300 milliards représenterait moins de 0,2% de ce PIB... Même répartie sur cinq ans, nous ne parlerions que de 0,4% du PIB. S'ils le décidaient, les Européens pourraient parfaitement investir cette somme.

- La situation est empirée par la défection du Royaume-Uni, dont le premier ministre Corbyn ne veut rien avoir à faire avec une alliance militaire. Ah là là ça se présente vraiment mal pour les Européens

Une défection du RU serait certes une perte sèche. Cependant, elle pourrait être compensée. Rappelons encore une fois le PIB de 16 T$ même sans le RU. Et puis, ce scénario a t il la moindre vraisemblance ? Londres aura tout intérêt au contraire à tenter de consolider son influence en Europe par ce biais. D'autant plus après le Brexit, les Britanniques s'accrocheront à tout ce qui peut les maintenir dans le jeu

- La question nucléaire est prouvée insoluble. Paris refuse de mettre sa dissuasion sous contrôle européen - même pour son très pro-européiste président Macron ce serait une trop grosse pilule à avaler - et les déclarations politiques comme quoi la force de dissuasion française protège l'Europe ne sont pas crues. Ici et là, des rumeurs de programme nucléaire clandestin apparaissent...

Personne ne pense au moyen évident de crédibiliser une garantie nucléaire française, c'est-à-dire la livraison d'ASMP-A aptes à être tirés par des Eurofighters allemands ou italiens modifiés en urgence pour cela, ainsi que des appareils polonais. Le tout sous "double clé" nationale et française. Mais avec un message discret aux autres puissances nucléaires comme quoi en cas de guerre généralisée, la France ne s'estimera plus liée par le TNP - autrement dit elle pourrait livrer la clé au pays qui lutterait pour sa survie. Et en attendant que tout cela soit prêt, le déploiement en urgence de détachements Rafale nucléaires en Allemagne à titre de signal politique fort

- Et puis tout tombe en sucette. L'Italie choisit de sortir de la faible alliance montée tant bien que mal par les Européens, suivie bientôt par d'autres. Chacun fait son truc dans son coin, craignant l'Ours russe et aussi - sans le dire - l'Aigle allemand revitalisé par la chancelière Kramp-Karrenbauer avec 2,5% du PIB pour la défense

C'est sûr, dans ce scénario où l'Amérique se barre et la Russie absorbe la Biélorussie et une partie de l'Ukraine pendant que la migration de masse reprend, tous les pays européens n'auraient rien de plus pressé que de courir dans tous les sens, plutôt que de devenir sérieux à mesure de l'aggravation de leur situation stratégique commune ! En voilà une hypothèse sensée et raisonnable ! Quant à l'idée que quelqu'un craindrait l'Allemagne à nouveau, rappelons d'une part que les Allemands sont conscients de ce risque et veulent éviter de faire peur - pour le moment, ils y réussissent plutôt bien, un peu trop bien même - d'autre part qu'en tout état de cause la clé de l'indépendance militaire européenne c'est-à-dire les armes nucléaires resterait dans des mains françaises - et je ne crois pas que l'on craigne tant que ça une invasion française à Varsovie

Maintenant... y a aussi quelques points à retenir à mon avis

Révélation

 

- Les Européens tombent de leur chaise quand ils voient le tweet de Trump et reçoivent les notifications de dénonciation de l'Alliance atlantique. Ils ont bien fait quelques petits trucs dans leur coin depuis 2017, pas tout à fait rien mais quand même pas grand chose

Ben oui. Pour l'instant, y a vraiment pas grand chose. Car "l'Amérique y pourvoira" reste la position par défaut pour les dirigeants allemands, italiens, polonais, néerlandais etc. C'est d'ailleurs précisément ce que Macron propose de changer. Pour éviter d'avoir à se rattraper aux branches en catastrophe, le mieux serait d'être en train de se préparer sérieusement depuis quelques années ===> Car nous ne savons pas quand l'Amérique décidera de rentrer à la maison - et ça pourrait être brusqué, demandez aux Kurdes ce qu'ils en pensent !

- Les Européens ont immédiatement des problèmes de partage de leurs renseignements, parce que l'Amérique contrôlait les réseaux sécurisés nécessaires, et que ni l'UE ni personne d'autre en Europe ne s'est jamais soucié de monter une alternative locale. Tout le monde sait que les réseaux de l'UE sont une plaisanterie et que les Russes et les autres y lisent comme à livre ouvert

Ça me paraît dangereusement crédible en effet. Sans en connaître les détails, il me semble bien avoir compris qu'à l'OTAN, Washington s'est réservé la maîtrise des réseaux... tandis que pour certaines choses, les réseaux civils ne suffisent pas ===> Combien de temps pour construire une alternative, si les Européens se laissent surprendre en slip ?

 

 

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Si les USA quittent l'otan, ca ne veut pas dire qu'ils quitteront l'Europe, la Pologne est prête à payer 2 milliards pour accueillir une base américaine, d'autres voudront aussi, le RU par exemple. du moment que ces pays payent. Trump veut de l'argent et vendre son matos.  Je mise un carambar qu'il annoncera le départ des US d'ici l'année prochaine.

Edited by zx

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