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Vers l'indépendance de la Catalogne et la fin de l'Espagne ?


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Il y a 1 heure, Chronos a dit :

Je m'étonnais en revanche de l'impossibilité apparemment absolue de condamner quelqu'un par défaut

En droit espagnol ce n'est possible que pour la diffamation / calomnie ou pour des peines inférieures à deux ans. J'ignore pourquoi c'est ainsi en droit espagnol.  J'imagine qu'au sortir du franquisme les questions de protections des personnes étaient très prégnantes;  ils se sont pas mal inspirés du droit allemand, en particulier constitutionnel.  

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  • 3 weeks later...

Des nouvelles de la guerre civile entre indépendantistes catalans, épisode 17896bis (notez bien les noms d'oiseaux, ça a l'air super-ambiance dans le camp séparatiste):
 

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Catalogne: élections anticipées après le divorce entre séparatistes

Le président indépendantiste de la Catalogne a annoncé mercredi la convocation prochaine d'élections régionales anticipées en raison d'une crise ouverte au sein du mouvement séparatiste, qui va compliquer la stratégie de détente initiée par Pedro Sanchez.

"Cette législature n'a plus d'avenir (...). Les deux alliés au sein du gouvernement envisagent la voie vers l'indépendance d'une façon qui a entraîné une détérioration de la confiance mutuelle", a déclaré Quim Torra lors d'une allocution depuis le siège du gouvernement catalan à Barcelone.

Ce scrutin ne sera toutefois pas immédiat, le successeur et homme de confiance de Carles Puigdemont ayant indiqué que le budget de la région devra être approuvé avant qu'il n'"annonce la date" des élections. L'approbation du budget doit prendre environ deux mois. La Catalogne n'a plus adopté de budget depuis 2017.

La convocation de ces élections signe le divorce entre Ensemble pour la Catalogne (JxC), parti de MM. Torra et Puigdemont, et Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), qui gouvernent ensemble la région depuis 2016 mais se font concurrence parallèlement pour dominer le mouvement séparatiste.

Le point de non-retour a été atteint lundi lorsqu'ERC a lâché Quim Torra et JxC qui lui demandaient de désobéir à l'ordre de la commission électorale de priver le président catalan de son siège de député régional après sa condamnation en décembre à 18 mois d'inéligibilité.

M. Torra a été condamné pour avoir refusé de retirer des symboles séparatistes du siège du gouvernement régional durant une campagne électorale comme le lui ordonnait la commission.

"Aucun gouvernement ne peut fonctionner sans unité (...) et sans loyauté entre ses membres", a lancé M. Torra.

"Confrontation à mort"

Les divergences entre ces deux formations n'ont cessé de s'accroître depuis la tentative de sécession de la Catalogne en 2017 pour laquelle le chef d'ERC Oriol Junqueras a passé deux ans en détention préventive avant d'être condamné en octobre à 13 ans de prison. M. Puigdemont, lui, avait fui en Belgique pour échapper aux poursuites de la justice espagnole.

Depuis sa cellule, M. Junqueras a fait prendre un virage plus modéré à ERC au point que la formation a appuyé début janvier la reconduction au pouvoir à Madrid du socialiste Pedro Sanchez, contrairement à JxC qui prône une stratégie de confrontation avec le gouvernement central.

En échange, M. Sanchez, qui doit se rendre à Barcelone le 6 février pour rencontrer M. Torra, a accepté la tenue d'une négociation entre les gouvernements central et catalan destinée à trouver une solution au "conflit politique" dans la région. Mais JxC voyait cette détente d'un mauvais oeil.

Avec un gouvernement catalan proche de la dissolution et aussi divisé, cette négociation est de toute façon "terminée", selon Oriol Bartomeus de l'Université autonome de Barcelone. "Il n'y aura pas de réunion avant qu'un nouveau gouvernement catalan ne soit formé", souligne-t-il.

Et selon ce politologue, le prochain scrutin catalan va donner lieu à une "confrontation à mort" entre JxC et ERC durant laquelle les troupes de Carles Puigdemont se présenteront comme "les vrais indépendantistes". Une lutte qui va avoir "des répercussions sur la politique nationale espagnole".

Car, sous la pression de JxC et des séparatistes radicaux de la CUP, ERC pourrait avoir plus de difficultés "à agir de façon modérée à la chambre des députés espagnols", où M. Sanchez a besoin de la formation catalane pour avoir une majorité et faire approuver son budget.

La volonté de Pedro Sanchez de dialoguer avec les séparatistes suscite en Espagne les foudres de la droite et de l'extrême droite qui taxent le socialiste de "traître" et le somment de ne pas rencontrer M. Torra.

Source: AFP via https://www.rtbf.be/info/monde/detail_catalogne-elections-anticipees-apres-le-divorce-entre-separatistes?id=10419766

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  • 1 year later...

https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/les-independantismes-catalans-sont-ils-compatibles (18 février 2021)

Les élections de dimanche en Catalogne ont certes été remportées avec 23% des voix par le socialiste Salvador Illa, ancien ministre de la santé, qui avait démissionné de son poste pour reprendre la région aux indépendantistes.

Mais en face, les trois forces sécessionnistes ont, à elles trois, remporté à la fois une majorité de voix (plus de 50%) et une majorité de sièges (74 sur 135).

Loin d’affaiblir, comme l’espérait Salvador Illa, la coalition des partis indépendantistes - trois ans après le referendum d’auto détermination de 2017, déclaré illégal par la justice - ces élections l'ont donc renforcée. A condition que ces partis s’entendent entre eux pour conserver la tête de la région.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/septieme-nuit-de-manifestation-a-barcelone-en-faveur-d-un-rappeur-emprisonne-20210222

Pour la septième nuit consécutive, une manifestation à Barcelone en faveur du rappeur emprisonné Pablo Hasél a dégénéré lundi en affrontements avec la police.

Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir dans un tweet traité le roi Juan Carlos Ier de «mafieux», fait l'éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d'avoir tué et torturé des migrants et des manifestants.

Son arrestation a relancé le débat sur la liberté d'expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2021-02-23/extradition-vers-l-espagne/l-immunite-de-l-independantiste-catalan-puigdemont-pourrait-etre-levee.php

(Bruxelles) La levée de l’immunité de Carles Puigdemont et de deux autres députés européens indépendantistes catalans a été votée mardi par la Commission des affaires juridiques du Parlement européen et sera soumise à la session plénière en mars, a-t-on appris de sources parlementaires.

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  • 3 months later...

Bouleversement dans le monde politique catalan, le parti ERC au pouvoir (en coalition) et pourtant fervent partisans de l'indépendantisme, annonce renoncer à la voie unilatérale et opter pour un dialogue et une réencontre avec Madrid..

Gabriel Rufian, pourtant fer de lance dans la politique indépendantiste catalane annonce pour la première fois: "on ne peut pas imposer la république avec 50% de la population".

Le journal elmundo sort un article intitulé, "la republiquette se rend"

Si cet acte ne signifie en rien la mort de indépendantisme catalan, il lui porte toutefois un solide coup qui aura des grandes répercutions...

https://www.rtve.es/noticias/20210608/rufian-dice-junqueras-erc-hace-mucho-dialogo-no-se-puede-imponer-republica-50/2100282.shtml

https://www.elmundo.es/opinion/columnistas/2021/06/08/60bf86f921efa0ae7f8b4650.html

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https://www.france24.com/fr/europe/20210613-espagne-des-milliers-de-personnes-manifestent-contre-la-grâce-des-indépendantistes-catalans

Selon la police, 25 000 personnes se sont réunies à Madrid, dimanche, pour dénoncer le projet du Premier ministre, Pedro Sanchez, de gracier les indépendantistes catalans condamnés pour la tentative de sécession en 2017.

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  • 3 weeks later...

https://www.france24.com/fr/europe/20210623-espagne-les-neuf-indépendantistes-catalans-graciés-sortent-de-prison

Les dirigeants indépendantistes catalans incarcérés après la tentative de sécession de la région, en 2017, sont sortis de prison, mercredi. Il avaient été graciés par le gouvernement espagnol le 22 juin.

Parmi eux, Oriol Junqueras, ex-vice président du gouvernement régional indépendantiste de Carles Puigdemont qui avait écopé de la peine la plus lourde avec 13 ans de prison, et Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, dirigeants de puissantes associations indépendantistes lors de la tentative de sécession.

Les deux autres graciées, l'ex-présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, et l'ex-membre du gouvernement régional, Dolors Bassa, sont sorties à peu près au même moment de deux autres prisons de femmes où elles étaient incarcérées en Catalogne.

L'opposition de droite accuse, elle, Pedro Sanchez de "trahison" et l'a appelé mercredi à démissionner. "Vous sortez de prison neuf délinquants en échange de leur engagement à ne pas vous sortir, vous, de la Moncloa", le siège du gouvernement espagnol, a lancé le chef du Parti Populaire (PP), Pablo Casado.

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  • 2 months later...
  • 8 months later...

https://www.la-croix.com/Monde/Carles-Puigdemont-fin-parti-2022-06-04-1201218457

Jordi Turull, qui devait être officiellement désigné samedi 4 juin comme nouveau secrétaire général de Junts, faisait partie de ces dirigeants incarcérés. Il formera un tandem à la tête du parti avec la présidente du parlement régional catalan, Laura Borràs, représentante de l’aile dure, qui va prendre pour sa part la présidence de la formation à la place de Carles Puigdemont.

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  • 3 months later...
il y a 16 minutes, collectionneur a dit :

Manifestation indépendantistes le dimanche 11 septembre 2022 d'au moins 150 000 personnes à Barcelone contre le gvt catalan accusé d'être ''vendu'' a Madrid :

https://www.lindependant.fr/2022/09/11/a-barcelone-les-pro-independance-manifestent-contre-le-gouvernement-catalan-10537392.php

Sont marrants à l'Indépendant: "la rue manifeste contre..." :rolleyes:  C'est l'ANC et Junts qui manifestent...  Ils ont toujours été comme chien et chat entre Junts (CIU avant) et ERC.

Le courant politique issu de CIU, qui détenait le pouvoir depuis la transition(1) a conduit la Catalogne à une impasse et perdu le pouvoir aux dernières élections. Finalement, ces manifestants reprochent à ERC de faire ce que CIU a fait depuis le début de la démocratie, négocier (à Madrid) en échange du soutien à la majorité du moment; c'est comme ça que la Catalogne a acquis ses libertés et droits... 

(1) mis à part  1 ou 2 intermèdes socialistes

 

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Le 12/09/2022 à 07:10, collectionneur a dit :

Manifestation indépendantistes le dimanche 11 septembre 2022 d'au moins 150 000 personnes à Barcelone contre le gvt catalan accusé d'être ''vendu'' a Madrid :

https://www.lindependant.fr/2022/09/11/a-barcelone-les-pro-independance-manifestent-contre-le-gouvernement-catalan-10537392.php

Ils étaient 600.000 avant le covid...

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Le 12/09/2022 à 07:10, collectionneur a dit :

Manifestation indépendantistes le dimanche 11 septembre 2022 d'au moins 150 000 personnes à Barcelone contre le gvt catalan accusé d'être ''vendu'' a Madrid :

https://www.lindependant.fr/2022/09/11/a-barcelone-les-pro-independance-manifestent-contre-le-gouvernement-catalan-10537392.php

visca catalyuna :biggrin:

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  • 4 months later...

https://www.elnacional.cat/en/politics/ada-colau-barcelona-lost-its-way-financial-times_968079_102.html (10 février 2023)

"Comment Barcelone a perdu son chemin". C'est le titre d'un vaste reportage que vient de publier le Financial Times, le principal journal économique britannique, qui plonge dans la situation économique et même émotionnelle de la ville de Barcelone pour vérifier que la capitale catalane se trouve actuellement dans une situation de déliquescence causée, entre autres, par la gestion de la maire Ada Colau, mais aussi par l'instabilité politique et la fuite des entreprises provoquée, selon l'écrivain Barney Jopson, par le processus d'indépendance, avec pour principale destination, la ville de Madrid, qui a gagné la pole position économique au détriment de Barcelone.

Avec des déclarations d'hommes d'affaires, de politiciens - dont la maire Colau elle-même, ainsi que Xavier Trias, candidat à la mairie pour Ensemble pour la Catalogne, et Salvador Illa, leader des socialistes catalans - et aussi de résidents, le reportage de Jopson, qui est le correspondant du Financial Times en Espagne et au Portugal et basé à Madrid, explique comment Barcelone a perdu son élan par rapport à la capitale espagnole. "Elle a perdu sa voie, elle a perdu son énergie", déclare le journaliste, affirmant que c'est l'impression de nombreux résidents, qui "regrettent que quelque chose ne tourne pas rond", et énumérant la litanie bien connue des problèmes - "vols dans les rues, avenues jonchées de détritus et trafic congestionné, ou encore manque de nouvelles infrastructures et d'attractions culturelles". En fait, il rappelle comment les propres enquêtes de la mairie révèlent que le principal problème de la ville est "l'insécurité".

L'auteur lui-même note que, pour les entrepreneurs, "la cause des maux de la ville" se trouve à la fois dans le mouvement indépendantiste et dans la gestion d'Ada Colau, définie comme "une ancienne militante de gauche qui se représente aux élections cette année" et qui a la réputation d'être "une ennemie de l'entreprise et de la croissance". Et que Barcelone conserve des "avantages intrinsèques" tels que le climat, les plages, les "montagnes skiables à proximité", l'architecture médiévale et le modernisme de Gaudí, mais que ces derniers temps, elle a cessé "d'atteindre son potentiel", avec des exemples tels que le rejet de l'expansion de l'aéroport ou le "non" à l'installation d'une succursale du célèbre musée russe de l'Ermitage. Le leader de l'opposition parlementaire, Salvador Illa, des socialistes, déclare au FT qu'il y a eu une "décennie perdue" en Catalogne.

La maire de Barcelone donne également son avis dans le reportage du Financial Times, affirmant que sa gestion a réussi à dompter le "capitalisme sauvage" dont elle a hérité en 2015 de Xavier Trias : "Nous ne sommes plus dans une ville qui ne mise que sur la spéculation immobilière, pleine de voitures et de pollution, avec un tourisme hors de contrôle", affirme la maire, ajoutant que son administration a "rétabli l'ordre". Le reportage, qui reprend les derniers résultats des sondages mais ne mentionne pas la dernière crise provoquée par le boycott de Tel Aviv, rappelle que Colau "occupe la deuxième ou troisième place dans la course à la mairie avec environ un cinquième des voix".

Quant à Trias, il est présenté comme un "candidat pro-business" à la tête de la municipalité et l'auteur le cite en disant qu'il y a "deux Barcelone", celle des touristes étrangers qui "visitent la ville, sont ravis et repartent" et celle des locaux, qui est un "désastre". "Ils se souviennent d'une Barcelone qui suscitait l'enthousiasme. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas", souligne le candidat de Junts, à l'image d'une Barcelone qui, selon cette analyse du Financial Times, "s'est perdue".

Edited by Wallaby
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  • 2 months later...

https://www.leparisien.fr/pyrenees-orientales-66/conseil-municipal-en-catalan-des-elus-des-pyrenees-orientales-comparaissent-devant-le-tribunal-administratif-18-04-2023-WNQBIBDXVVAGHKOUORNWUORZ4U.php

Citation

Conseil municipal en catalan : des élus des Pyrénées-Orientales comparaissent devant le tribunal administratif

Les communes d’Elne, Saint-André, Port-Vendres, Amélie-les-Bains-Palalda et Tarerach ont comparu devant le tribunal administratif de Montpellier ce 18 avril 2023. Le préfet des Pyrénées-Orientales a saisi en 2022 la justice pour contester la légalité de débattre en catalan en conseil municipal.

 

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  • 4 months later...
  • 2 weeks later...

https://www.euractiv.fr/section/elections/news/la-cour-supreme-espagnole-rejette-les-recours-contre-lamnistie-pour-les-independantistes-catalans/ (15 septembre 2023)

La Cour suprême espagnole a rejeté ce vendredi (15 septembre) les recours déposés par le parti d’extrême droite Vox (Conservateurs et Réformistes européens) et le parti de centre libéral Ciudadanos (Citoyens, Renew) contre l’amnistie accordée par le gouvernement à deux éminents indépendantistes catalans directement impliqués dans la tentative de sécession d’octobre 2017 en Catalogne.

Avec cette décision, la Cour suprême ouvre la voie à l’annulation d’autres appels déposés pour les mêmes faits contre des dirigeants indépendantistes.

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  • 1 month later...

A Madrid, manifestation contre la proposition de loi d'amnistie des indépendantistes catalans. Elle est initié par Pedro Sanchez pour avoir assez de députés pour tester au pouvoir :

https://www.sudouest.fr/international/espagne-plusieurs-milliers-de-personnes-dans-la-rue-contre-l-amnistie-des-independantistes-catalans-17262809.php

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https://www.rfi.fr/fr/europe/20231106-espagne-des-leaders-sécessionnistes-mis-en-examen-en-pleine-négociation-d-une-loi-d-amnistie

Alors que les socialistes semblent décidés à amnistier les indépendantistes catalans en échange de leur soutien à l'investiture de Pedro Sánchez, la justice a mis en examen lundi 6 novembre plusieurs sécessionnistes pour terrorisme.

Puigdemont a dénoncé un « coup d'État » en « robes noires » et la gauche indépendantiste y voit une « réponse prévisible des pouvoirs réactionnaires » pour, dit-elle, « saboter l'accord démocratique » quant à leur amnistie.

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https://english.elpais.com/international/2023-11-09/spains-pm-and-catalan-separatists-close-amnesty-deal-clearing-his-way-to-power.html

Les pourparlers en cours entre les socialistes et les dirigeants séparatistes catalans ont été retardés d'une semaine supplémentaire, principalement parce que ces derniers craignaient qu'une formulation vague de la loi d'amnistie n'exclue certaines personnes du cercle de Carles Puigdemont, le dirigeant en exil de Junts qui a mené la tentative infructueuse de rupture avec l'Espagne en 2017 et s'est réfugié en Belgique pour éviter d'être jugé dans son pays d'origine.

Surtout, l'équipe de Puigdemont craignait que certains juges espagnols clairement opposés à l'amnistie ne trouvent des failles juridiques pour ne pas l'appliquer.

L'association conservatrice APM, la plus importante association de juristes, est allée jusqu'à dire que l'amnistie est "le début de la fin" de la démocratie. Pendant des années, Sánchez et ses ministres ont affirmé que l'amnistie n'était pas possible parce qu'elle n'était ni souhaitable ni constitutionnelle. Maintenant qu'ils l'ont adoptée, ils doivent peaufiner le texte pour éviter que la Cour constitutionnelle ne l'annule.

L'accord final doit être officiellement scellé à Bruxelles jeudi. La droite politique a cherché à montrer que M. Sánchez avait cédé aux séparatistes qui tentaient de briser l'Espagne afin de rester au pouvoir. La tentative de M. Sánchez de se faire réélire intervient après qu'Alberto Núñez Feijóo, chef du Parti populaire (PP), n'a pas réussi à obtenir suffisamment de soutien pour former son propre gouvernement à l'issue des élections de juillet, qui ont donné à son parti le plus grand nombre de voix, mais pas assez pour obtenir la majorité.

M. Sánchez, qui est arrivé en deuxième position, peut compter sur les votes de l'alliance de gauche Sumar, mais il a encore besoin du soutien de petits groupes tels que Junts et la Gauche républicaine catalane (ERC). La semaine dernière, le PSOE a conclu un accord avec l'ERC pour transférer le pouvoir sur les chemins de fer locaux au gouvernement catalan et pour effacer 20 % de la dette de la région, soit environ 15 milliards d'euros dus à un fonds régional espagnol. M. Sánchez a décrit l'accord global comme un moyen de ramener la paix sociale en Catalogne.

Núñez Feijóo a déclaré cette semaine que l'amnistie équivalait à de la "corruption". Le porte-parole du PSOE, Patxi López, a quant à lui adopté un ton dramatique : "Face à l'amnistie, qui était une décision courageuse, nous trouvons une campagne brutale de la droite, qui considère tous ceux qui ne pensent pas comme elle comme des ennemis de l'Espagne et qui déshumanise l'adversaire. Et nous nous retrouvons avec des maisons attaquées et peintes à la bombe, avec des dirigeants socialistes menacés et insultés dans les rues, avec des sympathisants socialistes montrés du doigt dans le plus pur style nazi. Il y a des choses qui sont très dangereuses parce qu'on ne sait pas comment elles vont se terminer".

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/espagne-un-accord-historique-entre-pedro-sanchez-et-les-independantistes-catalans-2870537.html (10 novembre 2023)

L'accord signé avec le PSOE stipule l'ouverture de négociations quant à "la reconnaissance de la Catalogne comme nation". Des négociations durant lesquelles Carles Puigdemont réclamera la tenue de nouvelles élections en Catalogne. Pere Aragonès, actuel président de la Generalitat et membre de la gauche républicaine ERC, avait déjà évoqué ce droit fondamental à l'autodétermination il y a quelques semaines. En tant que "nation" au sein de l'Union européenne, "La Catalogne tiendra un référendum" tôt ou tard avait déclaré le président catalan et contrairement à ce qu'affirme "la droite nationaliste espagnole" (Partido Popular et Vox), la Catalogne est "une nation européenne, citoyenne et démocratique" qui veut "pouvoir décider en paix, librement, parmi toutes les options de la démocratie". Une position également très clairement revendiquée par Carles Puigdemont : "Sans accords, sans respect, la législature n'aura pas d'avenir" a-t'il martelé. Un point de crispation qui fait grincer des dents dans les rangs même du PSOE mais surtout chez les partis d'opposition de droite et d'extrême droite tels que le PP et Vox qui s'insurgent littéralement à l'idée d'un nouveau référendum.

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